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Zakaria, otage du
terroriste Bush
depuis 4 ans

La galaxie guantanamo

L’Amérique m'a kidnappé

 

La politique US de “transferts extraordinaires” a un visage humain, et c'est le mien

par Khaled El-Masri, Los Angeles Times, 19 décembre 2005.
Traduit de l’anglais pour Quibla par MB.


KHALED EL-MASRI, citoyen allemand, né au Liban, était vendeur de voitures avant son enlèvement en décembre 2003.

Je ne suis pas encore remis d'une expérience complètement hors des limites du tolérable, hors des limites de n'importe quel cadre légal, inadmissible dans n'importe quelle société civilisée. J'ai foi dans le système de justice US, c'est pourquoi j'ai déposé une plainte la semaine dernière contre George Tenet, l'ex-directeur de la CIA. Ce qui m'est arrivé ne doit plus jamais se produire.
Je suis né au Koweit et j'ai grandi au Liban. En 1985, alors que le Liban était déchiré par la guerre civile, j'ai fui vers l'Allemagne en quête d'une vie meilleure. Je suis devenu un citoyen de ce pays où j'ai fondé ma famille. J'ai cinq enfants.
Le 31 décembre 2003, j'ai voyagé par bus d'Allemagne pour la Macédoine. A notre arrivée, mon cauchemar a commencé. Des agents aacédoniens ont confiqué mon passeport et m'ont gardé en détention pendant 23 jours. Tout contact m'était interdit, même avec mon épouse.
Ensuite on m'a forcé à enregistrer une vidéo où je déclarais avoir été bien traité. Puis on m'a menotté, bandé les yeux et emmené dans un bâtiment où j'ai été durement frappé. Mes vêtements ont été découpés à l'aide d'une lame ou de ciseaux et mes sous-vêtements arrachés. On m'a jeté à terre, les mains maintenues en arrière et une botte faisant pression sur mon dos. J'étais humilié.
Parfois ils ôtaient mon bandeau, et je pouvais voir des hommes habillés en noir et portant des lunettes de ski noires. J'ignorais leur nationalité. Ils m'ont placé sur un matelas, enchaîné les poignets et les chevilles, mis un cache-oreilles, un bandeau aux yeux et une cagoule. On m'a jeté dans un avion, mains et jambes écartées et solidement arrimées au sol. J'ai senti qu'on me faisait deux injections puis j'ai pratiquement perdu conscience. J'ai senti l'avion décoller, atterrir puis décoller à nouveau. J'ai appris plus tard qu'on m'avait emmené en Afghanistan.
Dans ce pays on m'a encore frappé et placé dans une petite cellule froide en béton. J'avais très soif, mais il n'y avait qu'une bouteille d'eau croupie dans la cellule. L'eau fraîche m'était refusée.
Cette première nuit on m'a emmené dans la salle d'interrogatoire où j'ai vu un homme portant les mêmes vêtements noirs et les mêmes lunettes de ski que précédemment. Ils m'ont déshabillé et photographié, prélevé des échantillons de sang et d'urine. On m'a replacé dans la cellule où je suis resté à l'isolement pendant plus de quatre mois.
La nuit suivante, les interrogatoires ont commencé. Ils m'ont demandé si je savais pourquoi on m'avait arrêté. J'ai répondu que non. Ils m'ont dit que j'étais à présent dans un pays sans lois et demandé si je comprenais ce que cela signifiait.
Ils m'ont souvent demandé si je connaissais les hommes qui étaient responsables des attentats du 11 septembre, si j'avais séjourné dans des camps d'entraînement en Afghanistan, quels étaient mes liens avec certaines personnes à Ulm, la ville où je vis en Allemagne. J'ai dit la vérité : que je n'avais aucune relation avec aucun terroriste, que je n'étais jamais venu en Afghanistan et que je n'avais jamais été impliqué dans aucune forme d'extrémisme. J'ai demandé maintes fois à rencontrer un représentant des autorités allemandes, ou un avocat, ou encore d'être traduit en justice. À chaque fois mes demandes étaient ignorées.
Au désespoir, j'ai entamé une grève de la faim. Après 27 jours sans nourriture, on m'a emmené pour rencontrer deux Américains - le directeur de la prison et un autre homme qu'ils appelaient "le Boss". Je les ai suppliés de me relâcher ou de me traduire en justice, mais le directeur de la prison m'a répondu qu'il ne pouvait me libérer sans l'autorisation de Washington. Il a également dit qu'il pensait que je n'aurais pas dû me retrouver en prison.
Après 37 jours sans nourriture, on m'a traîné jusqu'à la salle d'interrogatoire où on m'a intubé de force pour me nourrir. J'ai été très très mal, endurant les pires souffrances de ma vie.
Trois mois plus tard, on m'a emmené voir un Américain qui disait revenir de Washington et m'a promis que je serais rapidement libéré. J'ai aussi reçu la visite de quelqu'un qui parlait allemand et m'a expliqué que je serai autorisé à rentrer chez moi mais m'a averti que je ne devrais jamais parler de ce qui s'était passé car les Américains tenaient à garder cette affaire secrète.
Le 28 mai 2004, près de cinq mois après mon enlèvement, on m'a bandé les yeux, menotté et enchaîné à un siège d'avion. On m'a dit que j'atterrirai dans un pays autre que l'Allemagne parce que les USA ne voulaient pas laisser de trace de leur implication, mais que je pourrais en fin de compte rentrer en Allemagne.
Après l'atterrissage on m'a emmené en voiture dans des montagnes, les yeux toujours bandés. Mes ravisseurs ont ôté mes menottes et mon bandeau puis ordonné d'avancer sur un sentier sombre et désert sans regarder derrière moi. J'avais peur qu'on me tire dans le dos.
A un tournant j'ai rencontré trois hommes qui m'ont demandé le pourquoi de ma présence illégale en Albanie. Ils m'ont conduit à l'aéroport où j'ai acheté un billet pour l'Allemagne (mon portefeuille m'avait été restitué). C'est seulement après le décollage que j'ai vraiment cru à mon retour à la maison. J 'avais les cheveux longs, ma barbe avait poussé et j'avais perdu 30 kilos. Ma femme et les enfants étaient partis au Liban, ils croyaient que je les avais abandonnés. Heureusement, nous sommes désormais tous ensemble en Allemagne.
J'ignore toujours ce qui m'est arrivé. On m'a dit que la Secrétaire d'Etat US, Condoleeza Rice, avait confirmé lors d'une rencontre avec la Chancelière allemande que mon affaire était une "erreur" - mais aussi que des officiels US ont démenti plus tard qu'elle ait tenu ces propos. Je n'étais pas présent à cette rencontre. Aucun membre du gouvernement US ne m'a jamais contacté pour me donner une explication ou s'excuser des souffrances qu'ils m'ont infligées.
Mme Rice a déclaré publiquement, au cours d'une discussion sur mon affaire, que "n'importe quelle politique peut déboucher parfois sur des erreurs." Mais c'est précisément pourquoi le “transfert extraordinaire” ("Extraordinary Rendition") est si dangereux. Si ceux qui m'interrogeaient m'ont dit clairement qu'on m'avait emmené dans un pays sans lois, c'est que le but premier du transfert extraordinaire est de soustraire les personnes à la protection de la loi.
J'ai supplié maintes fois mes ravisseurs de me déférer devant un tribunal, où je pourrais expliquer à un juge qu'une erreur avait été commise. A chaque fois ils ont refusé. Ainsi, une "erreur" qui aurait pu être rapidement corrigée a conduit à plusieurs mois d'un traitement cruel et de souffrances dépourvues de sens, pour ma famille et moi-même.
Mes ravisseurs ne voulaient pas me traduire en justice, alors, la semaine dernière c'est moi qui les ai traduits en justice. Avec l'aide de l' American Civil Liberties Union, j'ai déposé une plainte contre le gouvernement US parce que j'ai la certitude que ce qui m'est arrivé était illégal et ne devrait pas arriver à d'autres. Et je suis certain que le peuple US, quand il connaîtra mon histoire, sera d'accord avec moi.

 


 

Deutsche Fassung


Khaled El-Masri : Amerika hat mich gekidnappt


Die amerikanische Politik der „ausserordentlichen Überstellungen“ hat eine menschliche Form und zwar meine
Von Khaled El-Masri, Los Angeles Times, 19. Dezember 2005. Übersetzt vom Englischen ins Deutsche von Eva, einem Mitglied von Tlaxcala, dem Übersetzernetzwerk für sprachliche Vielfalt (transtlaxcala@yahoo.com). Diese Übersetzung unterliegt dem Copyleft.
Khaled El-Masri, ein im Libanon geborener deutscher Staatsbürger, war vor seiner Entführung im Dezember 2003 Autoverkäufer.
Ich habe mich noch nicht von dem erholt was mir widerfahren ist. Ein Erlebnis, das die Grenzen des Erträglichen überschreitet und sich ausserhalb jedes gesetzlichen Rahmens befindet, etwas das in einer zivilisierten Gesellschaft völlig unzulässig ist. Ich glaube an das amerikanische Rechtssystem und daher habe ich letzte Woche eine Klage gegen George Tenet eingereicht, den ehemaligen Chef der CIA. Was mit mir geschehen ist darf sich einfach nicht wiederholen.
Ich bin in Kuweit geboren und im Libanon aufgewachsen. Im Jahre 1985, als der Libanon vom Bürgerkrieg zerrüttet war, flüchtete ich nach Deutschland auf der Suche nach einem besseren Leben. Ich wurde Staatsbürger dieses Landes in dem ich meine Familie gegründet habe. Ich habe fünf Kinder.
Am 31. Dezember 2003 reiste ich per Autobus von Deutschland nach Mazedonien. Bei meiner Ankunft begann der Alptraum. Mazedonische Agenten haben meinen Pass beschlagnahmt und mich 23 Tage lang inhaftiert. Jeglicher Kontakt war mir verboten, sogar mit meiner Frau.
Danach zwang man mich zu einer Videoaufnahme bei der ich erklären musste, dass ich gut behandelt würde. Dann hat man mir Handschellen angelegt, mir die Augen verbunden und mich in ein Gebäude geführt in dem ich schwer zusammengeschlagen wurde. Man zerschnitt meine Kleidung mit Hilfe einer Klinge oder einer Schere und riss mir meine Unterwäsche vom Leib. Man warf mich zu Boden mit den Armen hinter dem Körper und drückte meinen Rücken mit einem Stiefel nieder. Ich war erniedrigt.
Manchmal nahmen sie mir die Augenbinde ab und dann konnte ich schwarz gekleidete Männer mit schwarzen Skibrillen sehen. Ich kannte ihre Staatszugehörigkeit nicht. Sie legten mich auf eine Matratze, fesselten mich an den Handgelenken und an den Knöcheln, setzten mir Ohrenschützer auf, verbanden mir die Augen und zogen mir eine Kapuze über. Man warf mich in ein Flugzeug, Arme und Beine gespreizt und am Boden festgezurrt. Ich fühlte, dass man mir zwei Spritzen gab, dann verlor ich fast völlig das Bewusstsein. Ich fühlte wie das Flugzeug abhob, landete und dann wieder abhob. Ich erfuhr später, dass man mich nach Afghanistan gebracht hatte.
Dort hat man mich wieder geschlagen und mich in eine kleine kalte Betonzelle gesteckt. Ich war sehr durstig doch in der Zelle gab es nur eine Flasche mit moderigem Wasser. Frisches Wasser wurde mir verweigert.
In dieser ersten Nacht brachte man mich in einen Befragungsraum wo ich einen Mann in ebenfalls schwarzer Kleidung und mit derselben Art von Skibrille sah wie zuvor. Sie zogen mich aus, fotografierten mich und entnahmen mir Blut-und Urinproben. Sie brachten mich in die Zelle zurück, in der ich mehr als vier Monate lang in Isolationshaft blieb.
In der folgenden Nacht begannen die Befragungen. Sie fragten mich, ob ich wisse, warum man mich verhaftet habe. Ich antwortete mit nein. Sie sagten mir, dass ich nun in einem Land ohne Gesetze sei und fragten mich, ob ich verstünde, was das bedeutete.
Sie fragten mich oft, ob ich die Personen kenne, die für die Attentate am 11. September verantwortlich sind, ob ich in den Trainingslagern in Afghanistan gewesen sei, was für Verbindungen ich zu gewissen Personen in Ulm, meinem Wohnort in Deutschland, hätte. Ich sagte die Wahrheit: dass ich keine Verbindung zu irgendeinem Terroristen habe, dass ich niemals in Afghanistan war und dass ich noch nie in irgendeiner Form mit Extremismus zu tun hatte. Ich verlangte unzählige Male einen Vertreter der deutschen Behörden zu treffen, oder einen Anwalt, oder einem Gericht vorgeführt zu werden. Jedes Mal wurden meine Bitten ignoriert.
Aus Verzweiflung trat ich in einen Hungerstreik. Nach 27 Tagen ohne Nahrung durfte ich zwei Amerikaner treffen, den Gefängnisdirektor und einen anderen Mann, den sie den „Boss“ nannten. Ich flehte sie an mich freizulassen oder mich vor Gericht zu bringen, doch der Gefängnisdirektor antwortete mir, dass er mich nicht ohne eine Erlaubnis aus Washington freilassen dürfe. Er sagte auch, dass er der Meinung sei, ich gehöre nicht ins Gefängnis.
Nach 37 Tagen ohne Nahrung schleppte man mich ins Befragungszimmer um mich dort mit Hilfe eines Schlauches unter Zwang zu ernähren. Es ging mir sehr schlecht und ich ertrug die schlimmsten Leiden meines Lebens.
Drei Monate später brachte man mich zu einem Amerikaner, der sagte, er käme aus Washington und er versprach mir, dass ich rasch freigelassen würde. Ich bekam auch Besuch von jemandem, der deutsch sprach und der mir erklärte, dass ich nach Hause dürfte, aber er warnte mich, dass ich niemals von dem was geschehen sei sprechen dürfe, da die Amerikaner diese Affäre geheimhalten wollten.
Am 28. Mai 2004, ungefähr 5 Monate nach meiner Entführung, verband man mir die Augen, legte man mir Handschellen an und kettete mich an einen Flugzeugsitz. Man sagte mir, ich würde nicht in Deutschland ankommen, da die USA keine Spuren ihrer Verwicklung in diese Angelegenheit hinterlassen wollten, doch ich könne endlich nach Deutschland zurückkehren.
Nach der Landung brachte man mich per Auto, immer noch mit verbundenen Augen, in die Berge. Meine Entführer nahmen mir die Handschellen und die Augenbinde ab und befahlen mir, auf einem dunklen, verlassenen Weg weiterzugehen, ohne mich umzudrehen. Ich hatte Angst, dass man mir in den Rücken schiessen würde.
Als der Weg eine Biegung machte traf ich auf drei Männer, die mich fragten, warum ich mich illegal in Albanien aufhielte. Sie brachten mich zum Flughafen, wo ich ein Ticket nach Deutschland kaufte (man hatte mir meine Geldbörse zurückerstattet). Erst nachdem das Flugzeug abgehoben hatte, glaubte ich wirklich an meine Heimkehr. Ich hatte lange Haare und einen langen Bart und ich wog 30 Kilo weniger. Meine Frau und meine Kinder waren in den Libanon gegangen, weil sie glaubten, ich hätte sie verlassen. Glücklicherweise sind wir alle jetzt wieder in Deutschland vereint.
Ich weiss immer noch nicht, was eigentlich passiert ist. Man hat mir erzählt, dass die amerikanische Staatssekretärin Condoleeza Rice bei einem Treffen mit der deutschen Kanzlerin bestätigt hat, dass es sich in meinem Fall um einen „Irrtum“ handle. Man sagte mir jedoch auch, dass amerikanische Beamte später dementiert haben, dass sie dies gesagt hatte. Ich selbst war bei diesem Treffen nicht anwesend. Kein Mitglied der amerikanischen Regierung hat mich jemals kontaktiert, um mir eine Erklärung zu geben oder sich für das mir angetane Leid zu entschuldigen.
Frau Rice hat im Laufe einer Diskussion über meinen Fall öffentlich erklärt, dass „jede Politik manchmal einem Irrtum erliegen kann“. Aber gerade deswegen sind diese „ausserordentlichen Überstellungen“ („Extraordinary Renditions“) so gefährlich. Diejenigen, die mich befragt haben, sagten mir klar und deutlich, dass man mich in ein Land ohne Gesetze gebracht habe und das beweist, dass es das hauptsächliche Ziel dieser ausserordentlichen Überstellungen ist, Personen den gesetzlichen Schutz zu entziehen.
Ich flehte unzählige Male meine Entführer an mich vor ein Gericht zu bringen, wo ich einem Richter erklären könnte, dass es sich um einen Irrtum handelt. Jedes Mal weigerten sie sich. So führte ein „Irrtum“, der sich schnell aufgeklärt hätte, zu einer mehrmonatigen grausamen Behandlung und sinnlosem Leid für mich und meine Familie.
Meine Entführer wollten mich nicht der Justiz aushändigen und so habe ich nun letzte Woche meinen Fall selbst in die Hände der Justiz gelegt. Mit Hilfe der American Civil Liberties Union habe ich eine Klage gegen die amerikanische Regierung eingereicht, da ich mir sicher bin dass das, was mir widerfahren ist, illegal ist und sich niemals wiederholen darf. Und ich bin überzeugt, dass das amerikanische Volk, sobald es meine Geschichte kennt, derselben Meinung sein wird.

 

Une plainte déposée en France sur les vols secrets de la CIA


La Fédération internationale des ligues des droits de l'Homme (FIDH) et la Ligue des droits de l'Homme (LDH) ont déposé mercredi pour la première fois une plainte visant le transit présumé par la France d'avions de la CIA transportant des détenus soupçonnés de terrorisme.
"La plainte a été déposée dans l'après-midi" auprès du procureur de la République de Bobigny, une première en France, a indiqué Patrick Baudouin, avocat de la FIDH, soulignant qu'il appartenait à celui-ci d'ouvrir une information judiciaire. Le parquet de Bobigny indiquait mercredi en fin de journée ne pas avoir encore eu connaissance de cette plainte.
"A deux reprises au moins, des avions se seraient posés sur des aéroports français (Brest-Guipavas et Paris-Le Bourget), dans des circonstances suspectes, sans que les destinations n'aient été clairement explicitées. Les plus grandes craintes peuvent être formulées quant au transport de prisonniers de la CIA à l'occasion de ces vols", selon un communiqué des deux associations.
"La FIDH et la LDH ont déposé leur plainte près le procureur du tribunal de grande instance de Bobigny, dans le ressort duquel se trouve l'aéroport de Paris-Le Bourget. Elles entendent souligner la responsabilité première des autorités françaises, d'enquêter sur ces faits et de poursuivre leurs auteurs", expliquent-elles.
Selon le libellé de la plainte, dont l'AFP a obtenu copie, "le 31 mars 2002, un avion Learjet N221SG s'est posé à l'aéroport de Brest-Guipavas, en provenance de Saint Jean de Terre Neuve, Canada, et Keflavik, Islande et à destination de la Turquie".
En outre, "le 20 juillet 2005, un avion Gulfstream III, immatriculé N50BH, venant d'Oslo-Gardemoen, Norvège, s'est posé à l'aéroport de Paris-Le Bourget (...) Cet avion s'est posé, par ailleurs, dix fois au Canada et six fois à Guantanamo".
"Selon toute vraisemblance, ces avions ont eu, à leur bord, des +détenus+ dont on ne sait à ce jour s'ils ont été extraits ou acheminés de la base de Guantanamo, ou s'il s'agit de personnes purement et simplement enlevées et séquestrées sur le territoire européen ou ailleurs et acheminées vers des centres de détention tenus secrets sur le territoire européen ou ailleurs", selon le texte.
Début décembre, Le Figaro avait fait état de ces deux vols affrétés par la CIA, susceptibles d'avoir convoyé des prisonniers islamistes.
La ministre de la Défense, Michèle Alliot-Marie, avait affirmé le 7 décembre que les aéroports français n'avaient "vraisemblablement pas" été utilisés par la CIA pour le transit de détenus.
Le lendemain, le ministre des Affaires étrangères, Philippe Douste-Blazy, confirmait que deux "plans de vols civils" correspondant à ces avions avaient été déposés, tout en assurant que les autorités françaises ne disposaient d'"aucune information" sur la nature de ces vols.
"Ces avions auraient pu être utilisés comme des centre +d'interrogatoires poussés+", selon la formule employée par Washington, soulignent les auteurs de la plainte, estimant "improbable que l'ambassade des Etats-Unis en France, les ministères de l'Intérieur et des Affaires étrangères français n'aient pas été avertis de ces déplacements, ce qui nécessitera que les personnes compétentes au sein de ces entités soient entendues par l'autorité judiciaire".
Des enquêtes judiciaires sur ces vols suspects ont déjà été ouvertes en Espagne et en Suisse.
Source : AFP, 21 décembre 2005

 

Colin Powell : “Les Européens étaient au courant des transferts de la CIA”


L'ancien secrétaire d'Etat Colin Powell a affirmé à la BBC, dimanche 18 décembre, que les Européens étaient au courant du transfert de prisonniers de la CIA via des aéroports européens. "Le fait que nous avons, depuis des années, mis en place des procédures concernant les personnes responsables de terrorisme ou soupçonnées d'activités terroristes, ce n'est pas quelque chose de nouveau ou d'inconnu de nos amis européens", et ceux-ci "ne peuvent pas être choqués que ce genre de chose ait lieu", a-t-il déclaré.
A Varsovie, l'ancien président polonais Aleksander Kwasniewski a implicitement confirmé ces propos, indiquant que la lutte contre le terrorisme demandait une coopération des services spéciaux. "Il y a probablement eu des vols" de la CIA, a-t-il dit, tout en assurant qu'il n'y a "ni prisons ni prisonniers" de la CIA en Pologne. — Source : AFP, 19 décembre 2005

 

Alors que six autres prisonniers réclament leur libération de Guantanamo, un Algérien sera jugé par un tribunal d’exception


par Zouaoui Mouloud, le Jeune Indépendant, Alger, 21 décembre 2005
Incarcéré depuis plus de trois ans dans le centre de détention de Guantanamo bay à Cuba, un ressortissant algérien va être jugé par des commissions militaires nommées par le Pentagone. C’est ce qu’a annoncé, avant-hier, le secrétariat américain à la défense qui a fait savoir que l’Algérien Sofiane Barhoum sera jugé aux côtés d’un ressortissant saoudien, Jabran Saïd ben Al-Qahtani.
Aucune date n’a cependant encore été fixée pour le procès de ces détenus par le Pentagone qui s’est contenté d’indiquer dans un communiqué que «les cas d’Al-Qahtani et Barhoum ont été soumis à un panel composé de six membres et de deux suppléants».
Le texte précise que les deux hommes «ne risquent pas la peine de mort» même si le tribunal les juge coupable. Les commissions militaires chargées de les juger seront toutes les deux présidées par le capitaine de la Marine Daniel O’Toole, qui a 21 ans d’expérience comme juge militaire, a ajouté le Pentagone.
Sur les quelque 550 détenus qui croupissent dans la sinistre prison américaine, neuf seulement ont été inculpés pour «activités terroristes» depuis décembre 2001 et seront déférés devant ces tribunaux d’exception. Barhoum a été inculpé en novembre dernier pour terrorisme.
Selon le dossier d’accusation soumis par le Pentagone, il lui est reproché d’avoir fomenté «un complot visant des civils, des cibles civiles et la destruction de biens». Il est aussi accusé d’avoir «reçu une formation en électronique et en maniement d’explosifs dans un camp d’entraînement en Afghanistan».
Bahrhoum a été arrêté le 28 mars 2002 à Faisalabad, au Pakistan, après avoir quitté l’Afghanistan en compagnie de deux ressortissants saoudiens, Bhassam Abdullah al Sharbi et Jabran Saïd ben al Qahtani, auxquels il a été signifié les mêmes accusations.
Six autres Algériens, Bensayah Belkacem, Hadj Boudellaâ, Saber Lahmar, Mustapha Aït Idir, Boumediène Lakhdar et Mohamed Nechal sont détenus à Guantanamo sans inculpation depuis janvier 2002. Les six Algériens avaient été kidnappés par des agents de la CIA de Sarajevo le 20 janvier 2002 après avoir été blanchis par la cour suprême bosniaque de l’accusation de terrorisme.
Leurs avocats, et leurs familles ainsi que des associations de défense des droits de l’homme réclament depuis, leur libération.

 

 

 

Sami Al Arian veut que les accusations contre lui soient levées


par MEG LAUGHLIN, St. Petersburg Times (USA) 20 décembre 2005.
Original : http://www.sptimes.com/2005/12/20/news_pf/Tampabay/Al_Arian_wants_charge.shtml
Traduit de l’anglais pour Quibla par MB.

 

Selon les avocats d'Al Arian, Il est inutile que les procureurs fédéraux le rejugent pour des accusations au sujet desquelles le jury n'a pu trancher

TAMPA - Tandis que Sami Al Arian est en prison dans l'attente de la prochaine décision du gouvernement, ses avocats ont déposé une requête lundi pour demander aux autoruités d'abandonner les neuf chefs d'accusation qui restent contre leur client.
Les derniers six mois du procès portant sur 17 inculpations fédérales ont vu l'ex-professeur de l'université de South Florida acquitté de huit d'entre elles, le jury ne s'étant pas prononcé sur les 9 autres, faute de preuves suffisantes.
Les procureurs fédéraux doivent décider d'un nouveau procès, mais les avocats de la défense avancent que ça n'aurait guère de sens.
"Le Dr Al Arian a été acquitté du chef de conspiration en vue d'assassinats et d'agressions hors des USA" a déclaré son avocate, Linda Moreno. "Dans cette affaire, c'est cette accusation principale de conspiration qui sous-tendait toutes les autres qui, de ce fait tombent d'elles-mêmes."
Après près de trois ans de détention, Al Arian a été jugé du 6 juin au 6 décembre, inculpé de conspiration pour lever des fonds utilisés pour les actes de violence du Jihad Islamique Palestinien en Israël et dans les Territoires Occupés.
Quoi qu'il en soit, il risque l'expulsion des USA
A côté des charges de conspiration, le jury s'est penché sur une accusation d'entrée frauduleuse dans le territoire, accusation basée sur l'affirmation du procureur fédéral selon laquelle Al Arian aurait évité d'indiquer, sur les formulaires des services d'immigration, ses liens avec le Jihad islamique palestinien et d'autres organisations.
Les responsables fédéraux de l'Immigration expliquent que même si toutes les accusations contre Al Arian sont levées, même celle relative à l'immigration, il sera de toutes façons expulsé après une audience auprès des services de l'Immigration.
"Pour prendre ce genre de décisions, nous avons plus de latitude en matière de charge de la preuve que les tribunaux. Notre recherche de la culpabilité en vue de l'expulsion n'ira pas au-delà des présomptions raisonnables" explique Pam McCullough, porte parole des services de l'immigration et des Douanes.
Al Arian reste dans la prison d'Orient Road, Comté d'Hillsborough.
Entre temps, Sammeh Hammoudeh, un universitaire palestinien jugé en même temps qu'Al Arian et acquitté de toutes les charges criminelles a été transféré de cette pris n vers un centre de rétention de l'immigration à Bradenton dans l'attente de son expulsion.
Hammoudeh, âgé de 44 ans, et son épouse, Nadia Ibrahim Hammoudeh avaient été placés en juin en liberté surveillée pour emprunt frauduleux, fraude à l'immigration et fraude fiscale. En conséquence, ils seront expulsés vers Ramallah en Palestine maintenant que le procès distinct pour terrorisme est terminé.
Les fonctionnaires de l'Immigration n'expliquent pas pourquoi Hammoudeh reste en détention mais pas sa femme, sauf pour dire que la détention dans les affaires d'immigration se décide "au cas par cas."
Le défenseur d'Hammoudeh, Stephen Bernstein, tente d'obtenir une audience afin de plaider sa libération.
"Nous sommes coincés. J'ai rempli les formulaires et parlé avec cinq responsables, mais personne à l'Immigration et aux Douanes ne veut dire ce qui se trame" déclare Bernstein.
Les fonctionnaire de l'Immigration ont rejeté la semaine dernière une demande écrite du St. Petersburg Times d'interview d'Hammoudeh. Barbara Gonzalez, porte-parole de l'Immigration à Miami, a indiqué qu'elle ne pouvait pas fournir de détails sur le motif de la détention d'Hammoudeh et de son interdiction d'accès aux médias, se bornant à déclarer que c'était "pour des problèmes de sécurité."
Depuis son acquittement la famille d'Hammoudeh n'a pas été autorisée à lui rendre visite. Mais ses proches espèrent le voir en fin de semaine.
"Nous ne savons rien - seulement qu'on fait tourner mon père en bourrique" a déclaré Weeam Hammoudeh, 19 ans.

 

Abdullah, aîné d'une famille djihadiste du Canada


Deux semaines après son retour du Pakistan, où il a passé plus d'un an en prison sans faire face à aucune accusation, Abdullah Khadr a été arrêté, samedi 17 décembre à Toronto, par la police canadienne. Les Etats-Unis demandent l'extradition de celui que les Américains soupçonnent d'avoir fourni des armes au réseau terroriste Al-Qaida en 2003 en Afghanistan.
Selon le mandat d'extradition, Abdullah Khadr, aujourd'hui âgé de 24 ans, aurait admis les faits lors d'un interrogatoire du FBI, mais il aurait déclaré avoir agi sur les ordres de son père, lequel est soupçonné de liens avec Oussama Ben Laden, le chef d'Al-Qaida.
Son arrestation est le plus récent épisode d'une saga familiale. Ahmed Said Khadr, le père d'Abdullah, est mort en octobre 2003 durant une attaque à la frontière entre le Pakistan et l'Afghanistan. Présent à ses côtés, son fils cadet, Abdul Karim, est blessé. Paralysé, il a attendu jusqu'en 2004 son transfert d'un hôpital pakistanais vers le Canada, où il vit désormais avec sa mère, ses soeurs et un autre frère, Abdurhaman. Ce dernier a passé près de quinze mois en prison à Kaboul entre 2001 et 2003, avant d'être envoyé par les Américains à Guantanamo, puis libéré et renvoyé à Kaboul, d'où il a rejoint le Canada, il y a un an. Son frère Omar est, lui, toujours détenu à Guantanamo, où il attend d'être jugé pour le meurtre d'un soldat américain en Afghanistan.
Le père avait quitté l'Egypte dans les années 1970 pour émigrer au Canada. Installé en Ontario avec sa femme et ses six enfants, il a fait pendant vingt ans la navette entre le Canada, le Pakistan et l'Afghanistan. Officiellement, il gère des camps de réfugiés et des orphelinats au nom d'une ONG musulmane, Human Concern International. De retour chaque hiver au Canada, il y recueille des fonds qu'on le soupçonnera plus tard d'avoir détournés au profit d'Al-Qaida. Surnommé le "Canadien" en Afghanistan, il serait devenu l'un des hommes de confiance d'Oussama Ben Laden. Après le Pakistan, où le père a des démêlées avec la police, la famille se replie sur Kaboul en 1996 avant l'arrivée des talibans. A cette époque, l'aîné des enfants, Abdullah, aurait rejoint un camp d'entraînement au djihad, encouragé par son père. Il aurait même dirigé l'un de ces camps. De Toronto, aujourd'hui, il clame son innocence. Il nie avoir eu un lien avec Al-Qaida et réclame le droit à une "vie normale".
Source : Le Monde, 21 décembre 2005

 

USA: la loi anti-torture adoptée à la Chambre des Représentants US

 

La Chambre américaine des Représentants a adopté lundi une loi interdisant de torturer des détenus. Elle a aussi voté une avance de 50 milliards de dollars (= 32,2 milliards d’€) au Pentagone pour les guerres en Irak et en Afghanistan.

Concession à la Maison blanche, les projets de loi limitent la possibilité pour les détenus de la prison militaire américaine de Guantanamo de contester leur détention devant un tribunal fédéral. Ils permettent aussi d'utiliser contre des détenus de Guantanamo des informations extorquées par la contrainte.
Le projet de loi de financement prévoit 453,3 milliards de dollars (= 383 milliards d’€) pour la défense, dont 50 milliards de dollars pour les guerres en Afghanistan et en Irak, selon des membres de la Chambre. Le Congrès se prononcera ensuite au début de l'an prochain, sur un projet de loi supplémentaire de financement de la guerre de 80 à 100 milliards de dollars.
La Chambre a en outre voté deux projets de loi relatifs à la Défense, l'un sur le financement et l'autre sur la politique de défense, qui contiennent tous deux des dispositions imposant un traitement humain des détenus aux mains des Etats-Unis. Le président George W. Bush s'était initialement opposé à ces dispositions.
Un différend sur une mesure sans aucun rapport, attachée au projet de loi sur le budget de la défense, pourrait retarder jusqu'à la fin de la semaine l'adoption par le Sénat. Cette mesure ouvrirait aux forages pétroliers et gaziers une zone naturelle protégée de l'Alaska.
Source : ATS, 19 décembre 2005

 

 

Une “prison de l’ombre” à Kaboul

 

Des Américains auraient géré une prison secrète où des prisonniers étaient torturés entre 2002 et 2004, selon le groupe de défense des droits de l'Homme Human Rights Watch (HRW). Celui-ci cite les témoignages d'avocats d'anciens prisonniers.

Huit terroristes présumés, actuellement détenus sur la base américaine de Guantanamo (Cuba), ont décrit à leurs avocats leur conditions de détention dans cette prison proche de Kaboul qu'ils nomment la "prison de l'ombre", indique HRW dans un communiqué publié lundi.
Les prisonniers, qui y ont été détenus pour des périodes de six semaines entre 2002 et 2004, ont raconté avoir été enchaînés à des anneaux dans le mur dans des positions qui empêchaient certains de s'allonger et de dormir, avoir été privés de nourriture et de boisson pendant des jours, maintenus dans une totale obscurité avec une musique ou des bruits assourdissants, et abreuvés d'eau sale.
Ils étaient giflés et battus durant les interrogatoires, voire menacés de viol. Les gardes américains et afghans, et les Américains menant les interrogatoires ne portaient pas d'uniforme, ce qui pourrait laisser penser que ce centre était géré par des agents de la CIA, selon HRW.
"Le gouvernement américain doit faire la lumière sur cette 'prison de l'ombre' de Kaboul", a déclaré John Sifton, un expert du terrorisme à HRW. "Personne, quel que soit le crime dont il est accusé, en doit être détenu dans des prisons secrètes ou soumis à la torture"
HRW précise tenir ses informations non des détenus directement, mais de leurs avocats, les organisations de défense des droits de l'Homme n'ayant pas été autorisées à se rendre à Guantanamo ni dans d'autres sites à l'étranger.

Source : ATS, 19 décembre 2005

 

Abdullah Khadr arrêté au Canada suite à une demande d’extradition US


Abdullah Khadr, un Canadien de 23 ans dont la famille est considérée comme proche d'Al-Qaïda, a été arrêté à Toronto à la suite d'une demande des autorités américaines, a indiqué dimanche son avocat.
L'arrestation d'Abdullah Khadr est intervenue samedi soir, une semaine après son retour au Canada du Pakistan, où il a été détenu pendant un an.
"Il est accusé de possession et d'usage d'un engin explosif et de conspiration dans le but de tuer des citoyens américains à l'étranger", a expliqué à l'AFP son avocat Dennis Edney, précisant que ces accusations sont portées par le gouvernement américain.
Abdullah Khadr est le fils aîné d'Ahmed Khadr, un Canadien né en Egypte qui a été tué au Pakistan en 2003 par les forces de sécurité de ce pays.
Un de ses frères, Omar, aujourd'hui âgé de 19 ans, est emprisonné à Guantanamo. Il est accusé d'avoir tué un soldat américain en Afghanistan alors qu'il avait 15 ans.
Les Khadr ont vécu plusieurs années en Afghanistan où ils ont habité le même bâtiment qu'Oussama Ben Laden.
"Il va y avoir une procédure de demande d'extradition" a indiqué l'avocat de la famille, précisant qu'aucune date n'avait encore été fixée.
Lors de son retour au Canada, Abdhullah Khadr avait nié tout lien avec le réseau terroriste Al-Qaïda.
Les deux autres fils d'Ahmed Khadr ont aussi été reliés aux activités terroristes de leur père.
Abdul Khadr, 15 ans, a été blessé lors de l'affrontement armé qui a coûté la vie à son père et vit maintenant dans la région de Toronto.
Paraplégique, il avait réussi à revenir au Canada, accompagné de sa mère Maha Elsamnah, grâce à un passeport provisoire délivré par les autorités.
Quant à Abdurahman Khadr, 22 ans, il a été emprisonné en Afghanistan et à Guantanamo où il dit avoir travaillé comme informateur pour la CIA.
Il vit aussi dans la région de Toronto et le gouvernement canadien lui a retiré son passeport, une mesure qu'il conteste devant les tribunaux.
Ahmed Khadr est arrivé au Canada en 1975, pays dont il a ensuite obtenu la nationalité.
Dans les années 90, il a déménagé en Afghanistan avec son épouse, ses 4 fils et deux filles, dans le cadre d'activités humanitaires qui, selon les autorités, n'étaient qu'un paravent pour camoufler des opérations liées au terrorisme d'Al Qaïda.
Source : AFP, 18 déembre 2005

 

AVEZ-VOUS ENTENDU PARLER DE GUANTANAMO ?
BIEN SÛR, DIREZ-VOUS. MAIS QU'EN SAVEZ-VOUS EXACTEMENT ?

 

Présentation de la Chronique de guantanamo, publiée par le Collectif guantanamo France


« Nul ne peut être arbitrairement arrêté, détenu ou exilé »

Article 9 de la Déclaration universelle des Droits de l'Homme.

 

La CHRONIQUE DE GUANTANAMO est une "newsletter" électronique publiée par le Collectif guantanamo, lancée en février 2003. Depuis avril 2004, elle paraît 2 fois par mois, le 1er et le 15 du mois. Elle entre aujourd'hui dans sa troisième année. En 23 mois, nous avons constitué la plus importante base de données en langue française sur guantanamo, soit l'équivalent d'une dizaine de livres de 220 pages, accessible à tous ceux qui savent lire sur 2 sites web. Nous entendons continuer, élargir et approfondir ce travail. Mais cela ne sera pas possible sans vous.

Le 10 janvier 2005, cela fera 3 ans que 545 hommes de 40 pays sont détenus illégalement par les USA. 202 autres ont été libérés, dont une partie ont été emprisonnés dans leur pays. Exiger qu'ils soient libérés ou jugés équitablement nous semble naturel. Ce n'est pas l'avis de la Maison blanche et du Pentagone, qui ignorent depuis 6 mois un verdict de la Cour suprême US ordonnant que ces prisonniers aient la possibilité de remettre en cause leur détention devant une juridiction ordinaire.

Le Collectif guantanamo a été créé en France en février 2003. Cette association a pour but d'organiser une campagne mondiale d'information et de solidarité pour défendre les droits de toutes les personnes détenues par les USA comme "combattants ennemis illégaux" à Guantanamo, Bagram et ailleurs.

Son appel fondateur, "guantanamo : premier camp de concentration off shore de l'Empire !", peut être lu en 9 langues [ allemand, anglais, arabe, créole, danois, espagnol, français, russe, suédois ] en allant à : http://www.gwadaoka.org/guantanamo_appel_fr.htm

Son outil principal est le travail d'information. Le Collectif publie des informations sur la "galaxie guantanamo" à un rythme quasi-quotidien sur deux sites internet. Ces informations sont reprises et diffusées tous les 15 jours dans une lettre électronique appelée CHRONIQUE DE GUANTANAMO. Si vous voulez lire, puis vous abonner à cette CHRONIQUE , il suffit de nous envoyer un mail à collectifguantanamo@yahoo.fr

Cette Chronique contient donc toutes les informations publiées au jour le jour sur les sites http://quibla.net et http://www.gwadaoka.org/guantanamo.htm

 

POUR RECEVOIR CETTE CHRONIQUE LE 1er et LE 15 DE CHAQUE MOIS, ENVOYEZ UN MAIL INTITULÉ : "OUI, JE M'ABONNE !" À : collectifguantanamo@yahoo.fr. Signalez-nous si vous souhaitez apporter une contribution financière. Nous vous indiquerons coment procéder.

Nos v¦ux pour 2005 sont simples, clairs et nets : le Pentagone et la Maison blanche doivent libérer les 545 otages détenus illégalement sur la base yankee de guantanamo depuis le 10 janvier 2002. Ou au moins, ils doivent respecter la sentence émise en juin 2004 par la Cour suprême US, stipulant que les détenus ont le droit de remettre en cause leur détention devant une juridiction ordinaire. Le martyre des hommes enfermés dans le premier camp de concentration off shore de l'Empire, entrera le 10 janvier dans sa quatrième année. C'est une insulte à l'humanité. Pensez à eux !

Merci de votre attention
pour le Collectif guantanamo,
le président
Fausto Giudice
1er janvier 2005 /20 Dhul Qa'dah 1425

 

PS : NOTRE TRAVAIL ÉTANT TOTALEMENT BÉNÉVOLE, TOUTE CONTRIBUTION FINANCIÈRE VOLONTAIRE EST LA BIENVENUE. EN NOUS SIGNALANT VOTRE ABONNEMENT, INDIQUEZ-NOUS ÉVENTUELLEMENT SI VOUS SOUHAITER VERSER UNE CONTRIBUTION. NOUS VOUS INDIQUERONS ALORS COMMENT PROCÉDER. MERCI D'AVANCE.

-> Collectif guantanamo, 5 rue de Douai, F-75009 Paris - Tél. 00 33 (0)6 13 99 28 86,
Courriel : collectifguantanamo@yahoo.fr
Sites web : http://quibla.net et http://www.gwadaoka.org/guantanamo.htm