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Prisons et avions secrets de la CIA : enquêtes, démentis et demandes d'explications en cascades


Plusieurs pays, dont la Norvège, la Suède, l'Espagne, le Maroc et la République tchèque, demandent des explications sur l'utilisation par la CIA de leur territoire pour le transport, la détention illégale et la torture de présumés terroristes islamistes.
Avions secrets pour transporter les islamistes, prisons secrètes pour les torturer sans complications : les soupçons sur les méthodes peu orthodoxes de la CIA s'étendent deux semaines après les révélations du «Washington Post». Citant de nombreuses sources au sein des services de renseignement aux Etats-Unis, le quotidien américain affirmait le 2 novembre que la CIA avait envoyé plus de 100 suspects détenus illégalement après le 11 septembre dans un réseau secret de prisons, les «sites noirs» (black sites), financés par l'agence américaine en Europe de l'Est et dans d'autres pays, notamment la Thaïlande et l'Afghanistan. Depuis, enquêtes et demandes d'explications se multiplient.
Le gouvernement norvégien a annoncé mercredi «une réunion avec l'ambassadeur américain pour déterminer les circonstances» de l'atterrissage à Oslo le 20 juillet d'un avion qui selon les médias locaux a été utilisé par la CIA pour convoyer des prisonniers islamistes.
En Suède, au moins deux avions-prison de la CIA se sont posés en 2002 et 2005, selon l'agence de presse suédoise TT. L'un de ces avions se serait rendu plusieurs fois à la base américaine de Guantanamo, à Cuba. Le gouvernement suédois a demandé «une information complète» aux autorités de l'aviation civile.
Au Maroc, Le Journal hebdomadaire a affirmé samedi, citant un ex-agent de la DST marocaine, que ce pays avait participé directement à un programme de sous-traitance de la torture mis en place par la CIA et que des appareils affrétés par l'agence américaine avaient effectué au moins dix déplacements au Maroc de décembre 2002 à février 2005.
En Espagne, quatre avions utilisés par la CIA pour transporter des prisonniers vers des prisons secrètes ont fait au moins dix escales à Palma de Majorque (Baléares), entre le 22 janvier 2004 et le 17 janvier 2005, selon le quotidien El Pais, citant un rapport de la garde civile. Le journal affirme aussi mercredi que les appareils ont fait au moins une escale à Ibiza, toujours aux Baléares, et quatre arrêts sur l'aéroport de Ténerife, aux Canaries.
Le ministre de l'Intérieur a fait état mardi d'une enquête de la justice espagnole sur ces faits éventuellement «gravissimes». A la demande de la coalition écolo-communiste IU, le ministre pourrait comparaître devant le Congrès, de même que le directeur du Centre national d'intelligence (CNI).
Au Portugal, Le ministre de la Défense, Luis Amado, a indiqué mercredi que le gouvernement ne disposait pas d'"éléments qui puissent étayer" des informations selon lesquelles des avions de la CIA auraient fait escale au Portugal comme la presse en a fait état.
"La question ne se pose pas. Mais si elle venait à se poser, vous seriez informé, en temps voulu, sur l'attitude qu'adopterait le gouvernement", a déclaré à la presse M. Amado.


Le ministre réagissait à des informations publiées par l'hebdomadaire Focus citant, photos à l'appui, les numéros d'immatriculation de trois avions de la CIA (Agence centrale de renseignement américaine) ayant fait escale dans les aéroports de Porto et de Tires (dans les environs de Lisbonne).
"Il y a un journal qui rapporte (cette information), mais je ne dispose d'aucun élément qui puisse l'étayer", a dit le ministre.
Par ailleurs, des députés du Bloc de Gauche (extrême gauche) et du Parti communiste portugais ont demandé au gouvernement d'enquêter sur ces informations et ont réclamé l'interdiction de l'espace aérien aux appareils de la CIA.
"Nous voulons une enquête approfondie de la part du gouvernement, qui détermine le nombre d'avions" qui ont fait escale sur le territoire portugais, a indiqué José Machado, député communiste, dont les propos étaient cités par la chaîne de télévision privée SIC.
"D'après les informations dont nous disposons il y a au moins deux appareils (...) qui se sont posés à l'aéroport Sa Carneiro (Porto), dont un qui y est resté stationné trois jours", a-t-il indiqué.
En Italie, le parquet de Milan a demandé vendredi l'extradition de 22 agents de la CIA soupçonnés d'avoir participé à l'enlèvement d'Abou Omar, un ex-imam qui aurait transité par la base américaine de Ramstein (sud-ouest de l'Allemagne) pour être conduit en Egypte. Le gouvernement italien a exigé «le plein respect de la souveraineté de l'Italie».
Les démentis officiels se sont succédé en Europe de l'Est sur l'existence de ces prisons secrètes pour responsables d'Al Qaeda, tant en Bulgarie qu'en Hongrie, Roumanie et Pologne. La République tchèque seule a admis avoir rejeté une demande américaine d'implantation d'une prison pour détenus issus de la base de Guantanamo.
Le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) a indiqué qu'il réclamait en vain à Washington depuis au moins deux ans un droit de visite aux personnes détenues secrètement à l'étranger «dans le contexte de la prétendue guerre contre le terrorisme».
Le rapporteur spécial de l'Onu sur la torture, Manfred Nowak, a appelé l'Union européenne et le Conseil de l'Europe à «mener des enquêtes de haut niveau» sur l'ensemble de ces allégations. Une enquête du Conseil de l'Europe dans les Etats membres a été annoncée.
Le Sénat américain a exigé que le chef du renseignement l'informe précisément sur les prisons secrètes gérées par la CIA, où qu'elles se trouvent.
Après l'article du «Post», l'agence de renseignement a demandé au département de la Justice d'enquêter sur «les fuites d'informations sur les prisons».
Source : AFP, 16 novembre 2005

 

Des détenus iraquiens ont été mis dans une cage à lions


Mohammed Sabar et Sherzad Khalid, faits prisonniers par ls forces d'occupation US en 2003, ont été enfermés dans une cage avec des lions par les agents qui les interrogeaient sur la cachette de Saddam Hussein et des "armes de destruction massive". Les deux hommes font partie d'un groupe de huit Iraquiens qui ont déposé une plainte contre l'armée US en mars dernier, avec l'appui de l'American Civil Liberties Union et de Human Rights First. L'armée US a annoncé qu'elle avait ouvert une enquête sur ces allégations.
Source : The New York Times, 15 novembre 2005

 

Le Sénat US, critiqué pour avoir restauré les "lettres de cachet", apporte un petit amendement reconnaissant un droit dappel pour des détenus de guantanamo condamnés par les commissions militaires


Le Sénat américain a légèrement modifié mardi son amendement sur les droits juridiques des terroristes présumés détenus à Guantanamo, leur reconnaissant tout juste le droit de faire appel en justice d'une condamnation prononcée par un tribunal militaire d'exception.
La modification apportée mardi à un amendement du républicain Lindsey Graham prévoit que la Cour d'appel fédérale de Washington sera compétente si elle est saisie par un détenu déjà condamné par un tribunal militaire d'exception, appelé "commission militaire" par le département de la Défense.
La Cour d'appel pourra alors déterminer si oui ou non le procès devant une commission militaire aura respecté les procédures fixées par le département de la Défense. L'amendement prévoit aussi qu'elle puisse déterminer "si soumettre un combattant ennemi étranger à ces procédures est conforme à la Constitution et au droit américains".
Suscitant le trouble parmi des experts, cette formulation, glissée dans le budget de la Défense, a également été vigoureusement dénoncée par le président républicain de la commission des Affaires judiciaires, le sénateur Arlen Specter.
"C'est un déni de justice flagrant (rédigé) de la façon la plus confuse possible", a affirmé M. Specter. Il a été le seul républicain à s'opposer à cette disposition, négociée par la majorité républicaine et l'opposition démocrate et massivement adoptée par 84 voix contre 14.
Le Sénat avait décidé jeudi, à l'initiative de M. Graham, de priver les terroristes présumés, s'ils sont étrangers, du droit de déposer des recours devant la justice civile, au nom de la nécessité d'empêcher l'encombrement des tribunaux.
"Nous allons avoir l'équivalent des +lettres de cachet+", avait alors commenté l'avocat Eugene Fidell, en référence au pouvoir des rois de France d'envoyer à leur gré leurs critiques dans la prison de la Bastille.
La proposition de M. Graham revenait à annuler une décision de la Cour suprême de l'été 2004, qui avait affirmé la compétence de la justice civile pour examiner les dossiers des prisonniers de Guantanamo (Cuba).
Elle devrait empêcher notamment la Cour suprême de se prononcer sur la légalité des tribunaux militaires d'exception, les "commissions militaires", mis en place par l'administration Bush pour juger ces prisonniers. La Cour suprême avait décidé le 7 novembre de trancher cette question en se saisissant du dossier du Yéménite Salim Ahmed Hamdan, ancien chauffeur d'Oussama ben Laden capturé en 2001 en Afghanistan.
Cette disposition devra pour avoir force de loi survivre à des négociations entre la Chambre des représentants et le Sénat sur la version finale du texte. Si c'est le cas, la Cour suprême ne pourra pas s'y opposer, selon des experts interrogés par l'AFP.
Mardi, M. Fidell a dénoncé une proposition qui, bien qu'amendée, reste "très grave et compliquée".
Source : AFP, 15 novembre 2005

 

Washington refuse tout ultimatum des experts de l'ONU


Les Etats-Unis ont refusé mardi tout ultimatum des experts des Nations unies souhaitant visiter la base américaine de Guantanamo, et estimé "suffisant" que l'Onu n'ait qu'un accès limité aux prisonniers.
"La façon de faire avec nous, ce n'est pas par ultimatum. Ce n'est pas vraiment utile, ce n'est pas vraiment coopératif", a déclaré un porte-parole du département d'Etat (Affaires étrangères), Adam Ereli. "Ce n'est certainement pas dans cet esprit que nous abordons cette question", a-t-il ajouté.
Le rapporteur spécial de l'Onu sur la torture, l'Autrichien Manfred Nowak, a donné à Washington jusqu'à jeudi minuit (23H00 GMT) pour autoriser les enquêteurs de l'Onu à rencontrer tous les détenus de Guantanamo.
"Nous sommes ouverts. Nous sommes transparents. Nous n'avons rien à cacher", a assuré le porte-parole américain, rappelant que le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) avait un accès permanent à tous les détenus de Guantanamo.
"Nous pensons que c'est suffisant", a-t-il ajouté.
Le CICR, qui est dépositaire des conventions de Genève sur la protection des prisonniers de guerre, est régi par des principes de neutralité et de confidentialité.
Les enquêteurs des Nations unies exigent de pouvoir s'entretenir librement avec tous les détenus, faute de quoi ils menacent de ne pas se rendre à Guantanamo. Ils doivent achever fin décembre un rapport sur les conditions de détention à Guantanamo, lequel sera présenté au commissaire des Nations unies pour les droits de l'Homme en mars.
"Je voudrais souligner le fait que nous offrons aux rapporteurs spéciaux un accès" à Guantanamo, a continué le porte-parole américain. "Nous pensons que nos propositions sont transparentes et appropriées. Et nous pensons qu'ils devraient accepter notre offre".
"Nous suivons certaines procédures en ce qui concerne l'accès à Guantanamo et l'accès aux détenus. (Celles-ci) suivent les directives de Conventions internationales. Nous considérons que ces directives sont adéquates et c'est sur cette base que nous abordons la visite des rapporteurs spéciaux de l'Onu", a poursuivi Adam Ereli.
"Nous pensons que notre ouverture et notre transparence vis-à-vis du CICR et des pays dont ces détenus sont des ressortissants, sont suffisantes", a-t-il conclu, visiblement agacé.
Source : AFP, 15 novembre 2005

 

Le combat de l'ancien prisonnier McCain contre Cheney et la torture


par Corinne Lesnes, Le Monde, 14 novembre 2005
JOHN MCCAIN est aussi ouvert que Dick Cheney est secret. Depuis quelques semaines, le sénateur républicain de l'Arizona court d'une télévision à l'autre pour défendre l'amendement qu'il a déposé au Sénat en juillet et qui vise à introduire dans le règlement militaire l'interdiction de toutes les formes de torture.
A chaque fois, le message est le même : "Les sévices infligés aux prisonniers nous font plus de tort qu'ils n'en font à nos ennemis." Alors que M. McCain mène un combat public, le vice-président - opposé à toute limitation du pouvoir exécutif dans la capacité d'ordonner des mesures particulières contre un détenu -, n'est jamais apparu pour défendre son point de vue. Simplement a-t-on vu paraître, samedi 12 novembre, un éditorial dans le Wall Street Journal, connu pour sa proximité avec les thèses du vice-président. "Une interdiction des interrogatoires agressifs équivaudrait à un désarmement unilatéral dans la guerre contre le terrorisme", indique le journal. Le quotidien établit des distinctions entre les "amputations et les électrocutions" commises sous Saddam Hussein à la prison d'Abou Ghraib - les sévices commis par les soldats américains l'an dernier - et les techniques d'interrogatoires autorisées. "Les positions de stress qui ont été permises (comme porter une cagoule, être exposé au chaud ou au froid et la technique - rarement autorisée - du waterboarding, qui suscite un sentiment de suffocation) sont des techniques psychologiques destinées à briser un détenu".
John McCain ne partage pas cet avis. Il a été prisonnier de guerre cinq ans et demi à Hanoï, torturé et gardé deux ans à l'isolement. Il décrit le waterboarding dans Newsweek. Dans ce supplice, le prisonnier est maintenu les yeux bandés pendant qu'on lui verse de l'eau sur le visage et dans la bouche, ce qui lui donne la sensation qu'il va se noyer.
"Entre un simulacre d'exécution et des coups, beaucoup d'anciens prisonniers, moi y compris, choisiraient les coups", indique M. McCain. "Les effets des coups généralement s'atténuent. Le souvenir d'une exécution hante pendant très longtemps et cause des torts psychologiques irréparables." Il poursuit : "Pour moi, c'est de la torture."
Le président Bush a évité de trancher. "Nous ne torturons pas", a-t-il affirmé la semaine dernière. Il a maintenu en même temps l'ambiguïté : "Notre gouvernement a obligation de protéger les Américains." A l'issue de cette bataille sur la torture, se mesurera l'influence du vice-président, et aussi celle de John McCain, qui prépare une possible candidature à l'élection présidentielle de 2008. S'il est nettement opposé à la torture, il apparaît comme un "super-faucon" sur l'Irak. Alors que John Kerry le démocrate a proposé une réduction des effectifs de 20 000 soldats dès Noël, John McCain a proposé au contraire d'envoyer 10 000 soldats supplémentaires. Il estime qu'au Vietnam, les Etats-Unis ont perdu par pusillanimité, faute d'avoir déployé assez de troupes pour gagner.

Madrid enquête sur des escales d'avions de la CIA en Espagne
Le ministre espagnol de l'Intérieur José Antonio Alonso a annoncé mardi que l'Espagne enquêtait sur l'affaire potentiellement "gravissime" d'avions utilisés par la CIA pour transporter des prisonniers islamistes vers des prisons clandestines, qui auraient fait au moins dix escales aux Baléares.
La CIA a refusé de commenter l'information.
"Quand on dénonce une irrégularité, on enquête et c'est ce qu'ont fait les forces de sécurité de l'Etat, la garde civile et ensuite l'enquête passe dans le domaine judiciaire. Elle est à présent entre les mains d'un juge et nous verrons quelles sont les conclusions du juge", a dit M. Alonso sur la chaîne privée Telecinco.
Si l'affaire se confirmait, "nous serions en présence de fait gravissimes et tolérables en aucun cas", et cela appellerait "évidemment une réponse au niveau des gouvernements" des deux pays, a-t-il averti.
Le porte-parole de l'ambassade des Etats-Unis à Madrid n'a souhaité faire aucun commentaire sur un sujet "aussi sensible".
Le ministre de la Défense José Bono a tempéré les propos de son collègue: "Je ne suis pas en mesure de mettre sur la sellette les Etats-Unis, un pays ami et allié, sur de simples suppositions à propos desquelles nous n'avons pas la moindre preuve, ni le moindre indice".
Le quotidien El Pais, citant un rapport de la garde civile, a affirmé mardi que quatre avions utilisés par la CIA pour transporter des prisonniers accusés d'être liés au terrorisme islamiste vers des prisons secrètes ont fait au moins dix escales à Palma de Majorque (Baléares), entre le 22 janvier 2004 et le 17 janvier 2005.
Le Centre national d'investigation (CNI, espionnage espagnol) a demandé à l'agence de renseignement américaine de ne pas utiliser des aéroports espagnols pour transporter des prisonniers, assure El Pais en citant des sources gouvernementales.
Les relations de Washington et Madrid ont connu un refroidissement brutal depuis le retrait du contingent espagnol d'Irak, appliqué selon leur promesse électorale par les socialistes espagnols dès leur arrivée au pouvoir, juste après les attentats islamistes de mars 2004 à Madrid (191 morts).
Selon El Pais, le rapport de la garde civile comporte l'identité des occupants, dotés du "statut diplomatique" de vols "privés" ayant atterri aux Baléares. Le journal publie l'immatriculation des appareils.
La première escale a été effectuée par un Boeing 747 en provenance d'Alger qui a redécollé le lendemain de Palma de Majorque vers la Macédoine où il aurait chargé le ressortissant allemand Khaled el Masri "pour le transporter vers une prison de Kaboul sans aucun contrôle judiciaire".
El Pais souligne que l'un des avions identifiés "coïncide avec l'appareil utilisé par les Etats-Unis pour transporter des prisonniers de Libye vers la base américaine de Guantanamo", sur l'île de Cuba, et un "autre appareil avec celui qui a atterri à Bagdad le jour de l'arrestation de Saddam Hussein".
Les appareils de la CIA auraient également fait escale dans l'archipel des Canaries, selon la coalition écolo-communiste espagnole Izquierda Unida (IU), qui a sollicité la comparution au parlement du ministre de l'Intérieur et du chef du CNI.
Le rapport de la garde civile a été commandé par un juge d'instruction des Baléares, Antonio Garcia Sansaloni, saisi d'une plainte de citoyens espagnols.
Ce rapport conclut toutefois qu'aucune activité illicite de ses occupants n'a été démontrée et le procureur des Baléares a réclamé le classement du dossier.
Selon El Pais, le juge Sansaloni s'est désaisi du dossier au profit de l'Audience nationale, la principale juridiction pénale espagnole. Cette dernière a indiqué à l'AFP ne pas encore avoir reçu la procédure.
Début novembre, le Washington Post a affirmé que la CIA aurait envoyé plus de 100 suspects détenus illégalement dans un réseau secret de prisons créé après les attentats du 11 septembre 2001, notamment en Europe de l'Est.
Source : AFP, 15 novembre 2005

 

Polémique en Thaïlande sur l'existence d'une prison secrète de la CIA


D'après The Washington Post, la Thaïlande fait partie des pays qui abritent un centre de détension secret de la CIA. Cette prison existe-t-elle vraiment ? Et, dans l'affirmative, où se trouve-t-elle ? Ces questions ont besoin de réponses pour éclairer l'ambiance grise qui règne sur le pays actuellement. Certes, le chef du gouvernement, Thaksin Shinawatra, affirme qu'il n'existe aucune prison secrète sur le territoire thaïlandais, mais est-ce vrai ? Le quotidien Phujadkan affirme en effet qu'elle pourrait se trouver "dans la province d'Udonthani", dans le nord-est de la Thaïlande.
Cette hypothèse agace le chef du gouvernement, qui, lui, déclare à ceux qui ont des doutes que toutes les vérifications sont possibles auprès de l'ambassade des Etats-Unis. Le gouvernement thaïlandais a en effet loué aux Etats-Unis un immense terrain situé dans cette province, surveillé en permanence et sous haute sécurité. L'objectif de cette location serait l'installation d'une station de la radio américaine. Mais ce qui semble très étonnant dans cette affaire, c'est la taille démesurée du terrain et le système de sécurité inhabituel pour une simple station de radio.
A Bangkok, le feu vert donné par le gouvernement thaïlandais à une puissance étrangère pour occuper ce terrain, est perçu comme un non-respect de la démocratie. En effet, le Parlement n'a pas donné son avis et les Américains n'ont reçu aucune autorisation légale pour installer une station de radio sur le territoire thaïlandais.
Source : Courrier international, 16 novembre 2005

 

Trois des cinq ex-détenus marocains de guantanamo à nouveau arrêtés


Trois des cinq ex-détenus marocains de la prison de Guantanamo, qui ne s'étaient pas présentés le 11 novembre devant un tribunal antiterroriste, ont été placés en détention pour avoir aidé à l'infiltration d'un membre d'Al-Qaïda au Maroc, a affirmé mardi une source policière.
Il s'agit de Brahim Benchekroun 26 ans, Mohamed Mazouz 32 ans et Redouane Chekkouri, 33 ans, précise la source, citée par l'agence marocaine Map.
"Ils ont été interpellés dans le cadre des investigations menées suite aux informations faisant état de l'entrée clandestinement en territoire marocain d'un membre dangereux de l'organisation terroriste Al-Qaida", assure la police.
Les cinq ex-détenus marocains de la prison de Guantanamo, qui ne s'étaient pas présentés devant le tribunal antiterroriste de Salé, n'ont plus donné de leurs nouvelles depuis le 11 novembre, avait affirmé lundi à l'AFP l'avocat de deux d'entre eux, Me Abdelfettah Zahrach.
"Je considère que les deux autres (Abdallah Tabarak, 50 ans, et Mohamed Ouzar, 26 ans) sont également arrétés car nous sommes sans nouvelles d'eux et la famille de Tabarak m'a affirmé qu'il avait été enlevé", a affirmé cet avocat qui défend Abdallah Tabarak et Mohamed Mazouz.
"J'ai écrit au ministère de la Justice à ce propos mais n'ai toujours rien reçu", a-t-il ajouté.
Lundi, une source sécuritaire marocaine avait "évoqué la possibilité que les cinq aient été arrêtés pour complément d'enquête sur leurs activités qui pourraient être liées à la Salafiya Jihadiya", principale mouvance islamiste violente au Maroc.
Leur procès, qui devait se tenir vendredi, avait été reporté au 30 décembre car les prévenus, qui auraient dû comparaître libres, ne se s'étaient pas présentés.
Me Zahrach avait alors estimé que "leur absence était due à une confusion sur le lieu du procès".
Jusqu'à présent les audiences s'était déroulées au siège de la Cour d'appel dans le quartier de Hay al Ryad, un quartier huppé de Rabat. Mais depuis peu, la Chambre antiterroriste, qui les juge, a ses propres locaux à Salé, ville jumelle de Rabat.
Outre les trois interpellés, figurent également Abdallah Tabarak, 50 ans, et Mohamed Ouzar, 26 ans.
Ils avaient été remis au Maroc par les Etats-Unis le 1er août 2004. Leur procès, reporté à plusieurs reprises pour complément de l'enquête, s'était ouvert le 6 décembre 2004.
Incarcérés à la prison civile de Salé, les cinq prévenus ont comparu d'abord en état d'arrestation avant de bénéficier de la liberté provisoire - trois en décembre 2004 et les deux autres en février 2005. Depuis cette date, ils comparaissent libres.
Selon l'acte d'accusation, les cinq Marocains avaient une "relation avec le Groupement islamique des combattants marocains (GICM) et avec Al-Qaïda" et étaient au "courant du projet visant à instaurer par la violence un Etat islamique au Maroc".
Source : AFP, 15 novembre 2005

 

Un juge fédéral US suspend le procès contre David Hicks


Un juge fédéral a ordonné lundi soir la suspension du procès du "taliban australien" David Hicks, qui devait commencer vendredi, en attendant que la Cour suprême des Etats-Unis se prononce sur la validité des tribunaux militaires d'exception mis en place à Guantanamo.
La juge Colleen Kollar-Kotelly a ainsi accédé à la requête de M. Hicks de geler son procès, enjoignant le gouvernement américain "de cesser toute procédure judiciaire dans le cadre des tribunaux militaires d'exception" jusqu'à ce que la Cour suprême se soit prononcée "de manière définitive" sur cette procédure.
David Hicks, Australien de 30 ans interpellé en 2001 aux côtés des talibans, a été inculpé de tentative d'assassinat, collaboration avec l'ennemi et complicité d'attentats. Il est le premier prisonnier de Guantanamo désigné pour être jugé par une "commission militaire". La Cour suprême avait annoncé la semaine dernière qu'elle examinerait la validité de ces "commissions" mises en place pour juger des détenus de Guantanamo, et vivement contestées par de nombreux juristes. Une décision prise après plusieurs semaines d'hésitation, le président de la Cour, John Roberts ­ favorable à ces "commission militaire" ­, s'étant récusé. Ce sont donc les huit autres juges qui entendront l'affaire, probablement en mars, et se prononceront avant l'été.

"ENNEMIS COMBATTANTS"
Le Pentagone avait réaffirmé lundi son intention de juger M. Hicks sans attendre la décision de la Cour suprême, tout en laissant entendre que son action pourrait être stoppée par une décision de justice. Interrogé dans la soirée, le département de la défense a indiqué ne pas être en mesure de commenter dans l'immédiat la décision de la juge Kollar-Kotelly.
L'avocat militaire commis d'office pour défendre M. Hicks, le commandant des marines Michael Mori, avait affirmé de son côté qu'il serait "irresponsable de commencer un procès devant une commission militaire alors qu'au même moment la Cour suprême doit se déterminer sur la légalité même de la procédure".
Une cour d'appel fédérale avait donné son feu vert le 15 juillet aux procès devant les "commissions militaires", estimant qu'elles étaient en mesure de juger les détenus de Guantanamo, considérés par le gouvernement américain comme des "ennemis combattants" et non comme des prisonniers de guerre bénéficiant des garanties des conventions de Genève.
Sur les quelque 500 prisonniers de Guantanamo, centre de détention très contesté, seuls neuf, dont David Hicks, ont été inculpés de terrorisme à ce jour.
Source : AFP, 15 novembre 2005

 

Le Sénat US va voter sur un texte permettant aux détenus de faire appel des jugements militaires


Une commission sénatoriale mixte (composée de républicains et de démocrates) est parvenue lundi à un compromis sur un texte qui permettra aux détenus de la prison spéciale américaine de Guantanamo Bay à Cuba de faire appel des jugements rendus par les tribunaux militaires.
Selon ce compromis, les prisonniers condamnés à des peines allant de dix années de prison à la peine capitale bénéficieront automatiquement d'un appel auprès de la Cour d'appel du District de Columbia. Cette disposition ne s'appliquera pas aux détenus condamnés à des peines plus légères, mais ceux-ci pourront toujours adresser une pétition pour demander à cette cour d'étudier leur cas.
Les quelque 500 détenus de Guantanamo pourront également contester auprès de tribunaux fédéraux la procédure en vertu de laquelle ils ont été désignés "combattants ennemis".
Jusqu'ici, ces prisonniers avaient comme seul droit la possibilité de contester la légalité de leur détention en invoquant devant la justice fédérale l'habeas corpus, censé protéger des détentions arbitraires. La Cour suprême des Etats-Unis leur avait octroyé ce droit en 2004.
"En lieu et place de poursuites sans limites, les tribunaux examineront désormais si vous avez été désigné combattant ennemi à juste titre et, si vous êtes jugé, si votre condamnation a respecté les procédures militaires en place", a expliqué lundi le sénateur républicain Lindsey Graham.
Le Sénat se prononcera sur ce compromis mardi. Son accord signifierait qu'il reconnaît les tribunaux militaires mis en place par l'administration Bush pour juger les personnes suspectées de terrorisme détenues à Guantanamo. La Cour suprême a accepté la semaine dernière d'étudier un recours constitutionnel sur la légalité de ces tribunaux. Source : AP, 15 novembre 2005

 

Disparition mystérieuse des cinq ex-détenus marocains de guantanamo


Les cinq ex-détenus marocains de la prison de Guantanamo, qui ne s'étaient pas présentés vendredi devant le tribunal antiterroriste de Salé, n'ont plus donné de leurs nouvelles depuis cette date, a affirmé lundi à l'AFP l'avocat de deux d'entre eux, Me Abdelfettah Zahrach.
"Je suis sans nouvelles depuis vendredi de mes deux clients, Abdallah Tabarak et Brahim Benchekroun. Je ne sais pas s'ils sont arrêtés ou ont disparu", a-t-il déclaré.
"Mais, a-t-il ajouté, leurs familles m'ont informé qu'ils (les cinq ex-détenus) ont tous été interpellés, elles ne savent pas par qui", a ajouté cet avocat.
Interrogé par l'AFP, un porte parole du ministère de la Justice a indiqué qu'il "enquêtait sur cette information".
Mais, une source sécuritaire marocaine a "évoqué la possibilité que les cinq aient été arrêtés pour complément d'enquête sur leurs activités qui pourraient être liées à la Salafiya Jihadiya", principale mouvance islamiste violente au Maroc.
Un cadre de l'Association marocaine des droits humains (AMDH) a précisé que "les familles l'avaient informé de la situation et qu'elle se renseignait sur cette affaire". Le responsable d'Annassir, association de soutien aux prisonniers islamistes, Abderrahmane Mahatade, a lui aussi annoncé avoir été contacté par la femme de Mohamed Mazouz qui cherche à avoir des nouvelles de son mari.
Leur procès, qui devait se tenir vendredi, avait été reporté au 30 décembre car les prévenus, qui comparaissent libres, ne se s'étaient pas présentés.
Me Zahrach avait alors estimé que "leur absence était due à une confusion sur le lieu du procès".
Jusqu'à présent les audiences s'était déroulées au siège de la Cour d'appel dans le quartier de Hay al Ryad, un quartier huppé de Rabat. Mais depuis peu, la Chambre antiterroriste, qui les juge, a ses propres locaux à Salé, ville jumelle de Rabat.
Les cinq anciens de la prison de Guantanamo sont Abdallah Tabarak, 50 ans, Mohamed Ouzar, 26 ans, Redouane Chekkouri, 33 ans, Mohamed Mazouz 32 ans et Brahim Benchekroun 26 ans.
Ils avaient été remis au Maroc par les Etats-Unis en août 2004. Leur procès, reporté à plusieurs reprises pour complément de l'enquête, s'était ouvert le 6 décembre 2004.
Incarcérés à la prison civile de Salé, les cinq prévenus ont comparu d'abord en état d'arrestation avant de bénéficier de la liberté provisoire - trois en décembre 2004 et les deux autres en février 2005. Depuis cette date, ils comparaissent libres.
Selon l'acte d'accusation, les cinq Marocains avaient une "relation avec le Groupement islamique des combattants marocains (GICM) et avec Al-Qaïda" et étaient au "courant du projet visant à instaurer par la violence un Etat islamique au Maroc".
Le GICM est un groupe islamiste radical impliqué dans les attentats terroristes du 16 mai 2003 qui ont fait 33 morts à Casablanca et ceux de Madrid le 11 mars 2005 qui ont fait 191 tués et 1.900 blessées.
Les inculpés sont également poursuivis pour "soutien à un groupe criminel par le transfert d'argent au profit de Marocains pour créer une bande menaçant les intérêts du Maroc", et pour "participation à la falsification de passeport".
Abdallah Tabarak, est accusé d'avoir été un ancien garde du corps d'Oussama ben Laden, chef d'al Qaïda.
Source : AFP, 14 novembre 2005

 

La CIA interroge des détenus dans la prison jordanienne d'Al Jafr, baptisée «Al Qaida's Desert Inn»


par Ian BRUCE, correspondant militaire, The Herald (Rouyaume-Uni), 11 novembre 2005. Traduit de l'anglais par MB
La prison jordanienne d'Al Jafr, au fin fond du désert du sud, tient une place essentielle dans la recherche par la CIA de renseignements sur les chefs d'Al Qaida encore vivants.
Cet ensembe médiéval, surnommé «Al Qaida's Desert Inn» a hébergé depuis 2001 la plupart des chefs terroristes capturés en Afghanistan, au Pakistan et en Iraq.
Le Royaume-Uni a signé un protocole d'accord avec la Jordanie le 10 août en vue de l'expulsion vers cet endroit des personnes arrêtées pour terrorisme en Grande-Bretagne.
Alors que les suspicions d'utilisation par la CIA de prisons de l'ex-bloc soviétique pour obtenir des renseignements ont provoqué l'indignation des militants des droits de l'homme, Al Jafr a largement échappé à l'attention.
Al Jafr a été un choix logique quand la CIA a commencé à chercher des sites où les prisonniers importants pourraient être interrogés à l'abri du droit international.


La Jordanie, pro-occidentale et opposée à l'extrémisme, a en retour reçu plusieurs milliards d'aide US.


Plus de 100 membres d'Al Qaida sont passés par le centre d'interrogatoire d'Al Jafr. Parmi eux, Khalid Sheikh Mohammed, responsable des opérations militaires, Abu Zubaydeh, recruteur pour le réseau et numéro trois sur la liste des personnes les plus recherchées par les USA et Riduan Isamuddin, alias Hanbali, chef de la Jemaa Islamiya, le groupe indonésien qui a exécuté les attentats de Bali. Si la plupart des détenus ont été transférés ailleurs, on pense qu'une douzaine de prisonniers importants sont restés à Al Jafr, bouclés dans des cellules souterraines.
Un porte-parole de Human Rights Watch a déclaré que la Jordanie figurait toujours sur la liste des pays coupables de tortures et autres mauvais traitements.

Report du procès des 5 anciens détenus marocains de guantanamo
La Chambre criminelle (1er degré) de l'annexe de la Cour d'appel à Salé a décidé, vendredi 11 novembre, de reporter au 30 décembre prochain l'examen de l'affaire des cinq ex-détenus marocains de guantanamo. Cet ajournement a été décidé par la Cour en raison de l'absence à l'audience des cinq prévenus, actuellement en liberté provisoire. Ils sont poursuivis, chacun en ce qui le concerne, pour "appartenance à une bande criminelle, non dénonciation de crime d'atteinte à la sûreté de l'Etat, soutien à une bande de malfaiteurs à travers le transfert et la remise de fonds à des Marocains agissant contre les intérêts du Maroc et falsification et usage d'un passeport".
Leurs avocats des cinq ex-détenus marocains de la prison de Guantanamo ont plaidé jeudi devant la chambre antiterroriste de Rabat l'acquittement de leurs clients, dont l'un est pourtant soupçonné d'avoir été le garde du corps d'Oussama ben Laden. «Les dossiers des cinq prévenus sont vides, totalement vides et l'accusation ne repose sur aucune preuve concrète. Aussi, nous réclamerons leur acquittement», a déclaré jeudi à l'AFP M. Abdelafettah Zahrach, l'avocat de Abdellah Tabarak, qu'un juge a présenté au début de l'instruction au Maroc comme l'ancien garde du corps du chef d'Al Qaïda.
«Ce procès est un scandale», a ajouté M. Zahrach, avant de menacer d'intenter un procès contre les Etats-Unis, sans toutefois préciser comment il s'y prendrait, ni sur quel motif il le poursuivrait.
«Bush a menti une nouvelle fois à son peuple, je réfléchis à la possibilité de lui intenter un procès aux Etats-Unis» a-t-il dit.
Selon l'acte d'accusation, les cinq Marocains avaient une «relation avec le Groupement islamique des combattants marocains (GICM) et avec Al-Qaïda" et étaient au "courant du projet visant à instaurer par la violence un Etat islamique au Maroc».
Le GICM est un groupe islamiste radical impliqué dans les attentats terroristes du 16 mai 2003 qui ont fait 33 morts à Casablanca et ceux de Madrid le 11 mars 2005 qui ont fait 191 tués et 1.900 blessées.
Les inculpés sont également poursuivis pour «soutien à un groupe criminel par le transfert d'argent au profit de Marocains pour créer une bande menaçant les intérêts du Maroc», et pour «participation à la falsification de passeport». Les cinq anciens de la prison de Guantanamo sont Abdallah Tabarak, 50 ans, Mohamed Ouzar, 26 ans, Redouane Chekkouri, 33 ans, Mohamed Mazouz 32 ans et Brahim Benchekroun 26 ans.
Jeudi, la défense «dira au tribunal qu'elle est prête à débattre du fond de l'affaire qui n'a que trop traîné», a poursuivi M. Zahrach, connu pour avoir défendu des islamistes, dont ceux impliqués dans les attentats-suicide du 16 mai à Casablanca qui ont fait 33 morts et des dizaines de blessés.
Les cinq anciens prisonniers marocains de la base américaine de Guantanamo (sud de Cuba) avaient été remis au Maroc par les USA en août 2004. Leur procès, reporté à plusieurs reprises pour complément de l'enquête, s'était ouvert le 6 décembre 2004.
Incarcérés à la prison civile de Salé (ville jumelle de Rabat), les cinq prévenus ont comparu en état d'arrestation avant de bénéficier de la liberté provisoire - trois en décembre 2004 et les deux autres en février 2005. Depuis cette date, ils comparaissent libres. «Le procès des ex-détenus marocains de Guantanamo, qui a été reporté au 30 décembre 2005, a été fabriqué de toute pièce, c'est un fardeau remis au Maroc par les Etats-Unis qui veulent étouffer leur crime commis en Afghanistan et en Irak», a estimé M. Zahraj, indiquant que Tabarek et son second client sont poursuivis pour le «simple fait d'avoir séjourné tous les deux en Afghanistan». «Une enquête demandée par cette même chambre criminelle n'a pas révélé de liens entre les cinq de Guantanamo et le Groupe islamique marocain combattant», a-t-il assuré.
En février 2005, la cour avait refusé que les avocats posent aux inculpés des questions sur des tortures qu'ils auraient subies à Guantanamo, estimant que les questions posées devaient avoir «un lien» avec les chefs d'inculpation retenus au Maroc.
Les détenus avaient en revanche affirmé ne pas avoir été torturés au Maroc. Les cinq inculpés avaient évoqué devant le tribunal «les mauvais traitements» auxquels ils avaient été soumis à Guantanamo.
Source : AFP et MAP, 10/11 novembre 2005

 

38 personnes détenues, dont Rassoul Koudaïev, suite à l'opération de Naltchik du 13 octobre


Selon les données les plus récentes, 38 participants à l'attaque contre la capitale de la république nord-caucasienne de Kabardino-Balkarie le 13 octobre dernier ont été arrêtés, a annoncé aux journalistes vendredi le procureur général adjoint de la Fédération de Russie Nikolaï Chepel.
"A ce jour, 38 suspects sont arrêtés", a-t-il dit.
La question de l'arrestation de trois autres personnes est encore étudiée, a ajouté le procureur adjoint.
"Mais je pense que nous aurons prochainement l'autorisation nécessaire", a-t-il noté.
Le procureur général adjoint a aussi confirmé que l'ancien détenu de la prison américaine de Guantanamo, Rassoul Koudaiev, fait partie des personnes arrêtées dans le cadre de cette affaire.
"Nous avons les preuves de sa culpabilité. C'est son aveu partiel, ainsi que les dépositions de cinq témoins qui ont déclaré qu'il faisait non seulement partie du groupe qui projetait de dynamiter la résidence du président (de la Kabardino-Balkarie) et une maison de repos pour les policiers locaux mais était aussi leader de ce groupe", a encore indiqué Nikolaï Chepel.
Source : RIA Novosti, 11 novembre 2005

 

Le Sénat US interdit les recours en justice de terroristes présumés


Le Sénat US a décidé jeudi par 49 voix contre 42 d'interdire aux terroristes présumés détenus par les USA, notamment sur la base de guantanamo, de défendre leurs droits devant la justice civile.
"Si nous ne maîtrisons pas les abus commis contre les prisonniers, nous allons perdre la guerre" contre le terrorisme, avait fait valoir en séance le républicain Lindsey Graham, "mais si nous ne maîtrisons pas les abus juridiques commis par les prisonniers, nous allons nuire à notre capacité à nous protéger".
"Ne donnons pas aux terroristes, aux combattants ennemis, aux gens qui font sauter les mariages et lancent des avions contre les tours (du World Trade Center) la capacité de poursuivre en justice nos propres troupes pour tout et n'importe quoi", a ajouté M. Graham, dont l'amendement ne s'appliquera qu'à des étrangers.
Le président républicain de la commission des Affaires judiciaires, Arlen Specter, s'est opposé à l'amendement, n'y trouvant pas la réponse satisfaisante à l'imbroglio juridique entourant le statut des terroristes présumés détenus par les USA. Une poignée d'autres républicains centristes l'ont imité.
"Je ne suis pas prêt à soutenir un texte qui appelle à la suppression de l'habeas corpus", a expliqué M. Specter, en référence au droit reconnu à tout prévenu d'être présenté devant un juge.
Si cet amendement est adopté, "les détenus de Guantanamo n'auront aucun recours en justice pour se protéger de la torture, d'abus ou de violations de leurs droits", avait fait valoir pour sa part Christopher Anders, un responsable de l'association de défense des libertés civiles ACLU.
Le républicain John McCain, fervent partisan d'interdire explicitement la torture contre les prisonniers, fussent-ils terroristes présumés, a soutenu l'amendement de M. Graham, sans avoir pris part aux débats.
Cette disposition a été incluse dans le budget de la défense, qui devra être harmonisé avec la version déjà adoptée par la Chambre des représentants.
Le démocrate Carl Levin, numéro deux de la commission de la défense, a souligné que l'amendement de M. Graham allait à l'encontre d'une décision de la Cour suprême datant de l'été 2004.
Les sages de la Cour avaient alors affirmé le droit des détenus de guantanamo à un avocat et à une audience devant un tribunal civil, où le gouvernement américain sera appelé à justifier leur incarcération.
"Cette décision de la Cour suprême sera annulée", a estimé M. Levin.
Le recours devant la Cour de Salim Ahmed Hamdan, ancien chauffeur d'Oussama ben Laden, devrait également échouer aux termes de cet amendement.
La Cour suprême avait pourtant annoncé lundi qu'elle se saisissait de cette affaire, ce qui doit la conduire à se prononcer sur la validité des tribunaux militaires d'exception mis en place par l'administration Bush pour juger les terroristes présumés.
Source : AFP, 11 novembre 2005

 

Prisons secrètes : la CIA saisit la justice


La CIA a saisi le département US de la Justice concernant la fuite d'informations sur l'existence de prisons clandestines.
La CIA a saisi le département américain de la Justice concernant la fuite à destination de journalistes du "Washington Post" d'informations potentiellement classées secrètes sur l'existence de prisons clandestines dirigées par l'agence de renseignements, a affirmé mardi 8 novembre un responsable US.
La CIA a adressé un rapport au département de la Justice sur un article du "Washington Post" paru le 2 novembre révélant l'existence de prisons secrètes de la CIA à travers le monde dans lesquelles l'agence détiendrait des suspects dans des affaires de terrorisme, selon ce responsable ayant requis l'anonymat.
Le département de la Justice peut désormais décider de l'ouverture d'une enquête criminelle en bonne et due forme. Le "Washington Post" n'a fait aucun commentaire.
Selon ce responsable, le rapport de la CIA a été adressé au département de la Justice peu après la parution de l'article du 2 novembre.

 

Silence de la Maison blanche


L'enquête sur "l'affaire Valerie Plame" -du nom de cet agent de la CIA dont la couverture avait été dévoilée - avait débuté suite à une procédure similaire et avait notamment conduit à l'inculpation et à la démission de Lewis Libby, directeur de cabinet du vice-président américain Dick Cheney.
Au Congrès, le chef de la majorité républicaine au Sénat Bill Frist et le président de la Chambre des représentants Dennis Hastert, républicain lui aussi, ont appelé mardi à l'ouverture d'une enquête parlementaire sur cette affaire.
La secrétaire d'Etat Condoleezza Rice a, quant à elle, évité de répondre aux questions sur ce dossier, affirmant que les USA étaient engagés dans "une guerre différente" et avaient l'obligation de se défendre.
Le "Washington Post" a rapporté que la CIA interrogeait certains des responsables d'Al Qaïda dans une prison secrète datant de l'époque soviétique en Europe de l'Est. Selon le quotidien, ce centre de détention fait partie d'un système carcéral clandestin créé par la CIA, qui a compté à certains moments des sites dans huit pays, dont la Thaïlande, l'Afghanistan, plusieurs États d'Europe de l'Est.
Source : AP, 9 novembre 2005

 

Cinq nouveaux détenus de Guantanamo inculpés pour terrorisme


Cinq nouveaux prisonniers de la base US de Guantanamo (Cuba) ont été inculpés pour terrorisme, a annoncé lundi le Pentagone. Il a précisé que qu'ils devraient être jugés par un tribunal militaire d'exception.
Jusqu'à présent, quatre détenus de Guantanamo sur les 500 que compte le camp ont été inculpés. Les dernières inculpations concernent deux Saoudiens, un Algérien, un Ethiopien et un Canadien, a précisé le Pentagone.
Dans la matinée, la Cour suprême US avait annoncé qu'elle allait examiner début 2006 la légalité des tribunaux militaires d'exception créés par l'administration de George W. Bush pour juger des détenus de la "guerre contre le terrorisme".
Parmi les accusés figure le ressortissant canadien Omar Khadr, accusé de complot et de meurtre.
Les USA l'ont désigné comme un « ennemi de la nation » pour avoir présumément tué un militaire américain en Afghanistan en 2002.
Le jeune homme de 19 ans a été arrêté par les forces américaines il y a trois ans lors d'une opération menée contre des extrémistes. Emprisonné en juillet 2002, il n'était sous le coup d'aucune accusation formelle depuis.
Plus tôt cette année, le Globe and Mail affirmait que les USA refusaient de s'engager à ne pas lui imposer la peine de mort, même s'il était mineur lors de son arrestation.
Comme tous les prisonniers détenus à Guantanamo sont considérés comme des « combattants ennemis », leur statut les exclut de la protection des Conventions de Genève sur les prisonniers de guerre.
Les avocats d'Omar Khadr ont déjà qualifié de « honteuse » l'attitude du Canada dans ce dossier, estimant qu'Ottawa ne faisait absolument rien pour aider son jeune ressortissant.
Des membres de la famille Khadr ont déjà publiquement admis avoir eu des liens avec Oussama ben Laden, chef du réseau Al-Qaïda, dans le passé.
Le père, Ahmed Said Khadr, considéré comme l'un des dirigeants du réseau terroriste, a été tué en octobre 2003 en Afghanistan lors d'un assaut donné par l'armée pakistanaise contre des combattants d'Al-Qaïda.
Au pays, des voix se sont déjà élevées pour que la nationalité canadienne soit retirée aux membres de la famille Khadr.
Par ailleurs, la Cour suprême des USA a fait savoir plus tôt qu'elle examinerait au début de l'an prochain la légalité des tribunaux militaires créés par l'administration Bush pour juger des détenus de la guerre contre le terrorisme.
Environ 500 personnes sont emprisonnées à Guantanamo.
Source : radio-canada.ca, 8 novembre 2005

 

3 experts de l'ONU iront à Guantanamo à condition de voir les détenus


Une équipe d'experts de l'Onu chargés des droits de l'Homme se rendra le 6 décembre à la base américaine de Guantanamo à Cuba, "à condition d'avoir l'assurance de s'entretenir" librement avec les détenus et les gardiens, a déclaré samedi le rapporteur spécial des Nations unies sur la torture.
Après un an et demi d'attente, les Etats-Unis ont finalement répondu favorablement à la demande de visite de ces experts, mais en fixant la durée à une seule journée et en refusant par la voie du secrétaire à la Défense Donald Rumsfeld, de les autoriser à voir des prisonniers, a expliqué à l'AFP Manfred Nowak à l'AFP, en marge d'un séminaire sur la torture à Elseneur (nord de Copenhague).
"Cela relève du bon sens que dans toute demande d'enquête objective, vous puissiez parler en privé, c'est-à-dire sans aucune supervision avec les détenus", a-t-il estimé.
"Je pense que M. Rumsfeld comprendra que nous n'avons aucune possibilité de renoncer à cette exigence", a-t-il poursuivi.
"Et si nous ne reçevons pas des assurances claires que le gouvernement américain se conforme pleinement aux critères généraux de l'Onu pour les missions d'enquête, nous n'irons pas" à Guantanamo, a-t-il affirmé.
Mais "nous ferons néanmoins notre rapport au commissaire de l'Onu pour les droits de l'homme sur la situation à Guantanamo", a-t-il précisé.
"Nous ne pouvons faire une exception pour les Etats-Unis, sinon on adresserait un dangereux message aux autres gouvernements dans le monde que nous visitons un camp de prisonniers sans parler aux détenus. Nous ne sommes pas des hommes du Congrès (américain) ou des touristes, et nous n'acceptons pas une visite guidée", a-t-il affirmé.
Les rapporteurs invités sont, selon M. Nowak, la présidente du groupe de travail sur la détention arbitraire, le rapporteur sur la liberté de religion, et lui-même. L'équipe sera accompagnée de médecins et d'interprètes.
"Nous avons fait preuve de compromis et accepté deux conditions américaines: une visite d'un jour et 3 rapporteurs invités seulement" au lieu de 5, a-t-il précisé.
"Nous espérons dans cette seule journée interroger un échantillon représentatif d'une vingtaine de prisonniers", a-t-il indiqué.
Les experts de l'Onu, compte tenu de la gravité des accusations sur les conditions de détention des 520 prisonniers détenus sans procès à Guantanamo, mènent actuellement une enquête conjointe sur la base de sources extérieures, et souhaitent soumettre leurs conclusions à la prochaine session de la Commission des droits de l'Homme de l'ONU, prévue au printemps 2006.
Source : AFP, 5 novembre 2005

 

 

Incroyable : Rafil Dhafir condamné à 22 ans de prison par un tribunal US pour avoir envoyé de l’aide humanitaire en Iraq !


par Katherine Hughes, 3 novembre 2005
L’auteure est une citoyenne concernée, potière et lectrice vorace. Ce texte est un résumé par la rédaction de Quibla de son article paru le 3 novembre sur le site www.dhafirtrial.net.

Peut-on appeler cela de la justice ? Le Docteur Rafil A. Dhafir a été condamné le 27 octobre 2005 à 22 ans de prison fédérale pour avoir envoyé de l’aide humanitaire à des civils iraquiens affamés par le biais de son ONG Help the Needy (Aider les nécessiteux). Le Dr. Dhafir est un membre éminent de la communauté musulmane de Syracuse, dans l’État de New York, et il est respecté à l’échelle nationale et internationale. Sa condamnation faisait suite à 31 mois de détention et à un procès de 17 semaines. Le gouvernement a présenté le cas avec minutie : 7 agences gouvernementales ont enquête sur Rafil Dhafir pendant 5 ans. La défense a appelé un témoin pendant 15 minutes. L’un des défenseurs de Dhafir a fait le commentaire que la seule agence gouvernementale non-représentée était le Service du poisson et du gibier. L’acte d’accusation comportait 60 charges, dont une seule n’a pas été retenue, à cause d’une erreur sur une banque.
Le message envoyé par cette condamnation à la communauté musulmane est clair : « Si nous pouvons avoir Rafil Dhafir, nous pouvons avoir n’importe qui. » Bien plus, elle signifie que de telles choses peuvent advenir sans réaction des non-Musulmans. N’étant ni arabe ni musulmane, je suis épouvantée par ces messages. J’ai cru toute ma vie que mes droits civiques seraient respectés mais après avoir suivi ce procès, je ne le crois plus.
Le jour de l’arrestation du Dr. Dhafir, le 26 février 2003, le procureur général Ashcroft annonçait que des supporters du terrorisme avaient été appréhendés. En août 2004, juste avant le démarrage du procès, le Gouverneur de New York Pataki a réitéré cette accusation. Les procureurs locaux ont réussi par un lobbying intense à convaincre le juge de refuser le droit au Dr. Dhafir de se défendre lui-même contre cette charge, puis ils l’ont présentée à nouveau au procès pour qu’il soit condamné.
J’ai suivi tout le procès pendant 17 semaines, prenant des notes 5 heures par jour. Je suis extrêmement troublée par la détention du Dr. Dhafir, par la présentation du cas par le gouvernement pendant le procès et par le fait que le jury a émis un verdict unanime, sur la base de ce que j’ai perçu comme étant un dossier très faible. Je pense que d’autres gens devraient se sentir concernés non seulement par cette affaire, mais par d’autres afffaires similaires à travers le pays. Je suis en train de revoir l’acte d’accusation afin de démontrer pourquoi je ne crois pas que le gouvernement a fourni des preuves pour ses accusations.
Je ne connaissais par le Dr. Dhafir avant le procès. Tout ce que je sais de lui provient directement de la procédure. Ce procès évoque pour moi les procès ubuesques de Moscou dans les années Trente.
Trois des coaccusés dans l’affaire Help the Needy sont des diplômés de l’Université de Syracuse et beaucoup des 150 familles, principalement musulmanes, interrogées entre 6 h et 10 h le matin de l’arrestation du Dr. Dhafir, ont des liens avec l’Université de Syracuse J’ai entendu l’un de ces hommes raconter comment les agents du gouvernement étaient remontés 20 ans en arrière dans ses relevés bancaires, car il avait fait une donation de 150 000 dollars à Help the Needy. Et comme il rembourse un emprunt-logement chaque mois, un agent lui a demandé si ses enfants avaient assez à manger. Pendant une année, j’ai tenté en vain de faire bouger la communauté universitaire pour au moins discuter ce qui se passait sous nos yeux. Rien, aucune réaction.
Le cas du Dr. Dhafir crée un précédent juridique. Il pose la question de la persécution sélective et de la liberté d’_expression. Il était un critique virulent de la politique US en Iraq. Je pense que c’est la raison principale des poursuites contre lui.
Nos nous inquiétons des journalistes “embarqués” (embedded) dans les zones de guerre comme l’Iraq, mais nous devrions aussi nous préoccuper des journalistes “embarqués” dans les bâtiments fédéraux. Les articles de journaux publiés par la presse sur l’affaire n’auraient pas pu être mieux écrits par les procureurs eux-mêmes.
Je crois maintenant savoir exactement comment l’Holocauste a pu se réaliser en Allemagne : des médias complices et un public délibérément ignorant suffisent, et nous avons, ici aussi, les deux.
Pour en savoir plus et contacter l’auteur : www.dhafirtrial.net

 

 

Les premiers témoignages de tortionnaires US en Iraq


Human Right Watch a pour la première fois rendu publics des témoignages de soldats états-uniens ayant pratiqué la torture en Iraq.
Dans un rapport récemment publié par l’organisation, trois soldats de la 82ème division de l’armée US de la base aéroportée de Falloujah décrivent, de détails scabreux en repentirs hypocrites, les traitements qu’ils ont eux-mêmes infligé aux détenus iraquiens :
« La torture était un moyen de les maintenir sous pression avant les interrogatoires ».
« Certains jours, on était juste fatigué de ces interrogatoires, alors nous les faisions tous asseoir près d’un coin pour qu’ils forment une pyramide. On faisait cela pour s’amuser ».
« Tout le monde dans le camps savait que si on voulait se défaire de sa frustration, on se rendait à la tente des PUC (Personne Sous Contrôle, sobriquet attribué aux prisonniers).
D’une certains manière, c’était du sport ».
Les tortionnaires ont plusieurs fois affirmé que les ordres de tortures émanaient directement des membres de la section « du Renseignement Militaire » avant les interrogatoires, tout en soulignant la connivence de leurs officiers supérieurs, très aux faits de ces abus largement répandus.
Source : Réseau Voltaire, 2 novembre 2005

 

AVEZ-VOUS ENTENDU PARLER DE GUANTANAMO ?
BIEN SÛR, DIREZ-VOUS. MAIS QU'EN SAVEZ-VOUS EXACTEMENT ?

 

Présentation de la Chronique de guantanamo, publiée par le Collectif guantanamo France


« Nul ne peut être arbitrairement arrêté, détenu ou exilé »

Article 9 de la Déclaration universelle des Droits de l'Homme.

 

La CHRONIQUE DE GUANTANAMO est une "newsletter" électronique publiée par le Collectif guantanamo, lancée en février 2003. Depuis avril 2004, elle paraît 2 fois par mois, le 1er et le 15 du mois. Elle entre aujourd'hui dans sa troisième année. En 23 mois, nous avons constitué la plus importante base de données en langue française sur guantanamo, soit l'équivalent d'une dizaine de livres de 220 pages, accessible à tous ceux qui savent lire sur 2 sites web. Nous entendons continuer, élargir et approfondir ce travail. Mais cela ne sera pas possible sans vous.

Le 10 janvier 2005, cela fera 3 ans que 545 hommes de 40 pays sont détenus illégalement par les USA. 202 autres ont été libérés, dont une partie ont été emprisonnés dans leur pays. Exiger qu'ils soient libérés ou jugés équitablement nous semble naturel. Ce n'est pas l'avis de la Maison blanche et du Pentagone, qui ignorent depuis 6 mois un verdict de la Cour suprême US ordonnant que ces prisonniers aient la possibilité de remettre en cause leur détention devant une juridiction ordinaire.

Le Collectif guantanamo a été créé en France en février 2003. Cette association a pour but d'organiser une campagne mondiale d'information et de solidarité pour défendre les droits de toutes les personnes détenues par les USA comme "combattants ennemis illégaux" à Guantanamo, Bagram et ailleurs.

Son appel fondateur, "guantanamo : premier camp de concentration off shore de l'Empire !", peut être lu en 9 langues [ allemand, anglais, arabe, créole, danois, espagnol, français, russe, suédois ] en allant à : http://www.gwadaoka.org/guantanamo_appel_fr.htm

Son outil principal est le travail d'information. Le Collectif publie des informations sur la "galaxie guantanamo" à un rythme quasi-quotidien sur deux sites internet. Ces informations sont reprises et diffusées tous les 15 jours dans une lettre électronique appelée CHRONIQUE DE GUANTANAMO. Si vous voulez lire, puis vous abonner à cette CHRONIQUE , il suffit de nous envoyer un mail à collectifguantanamo@yahoo.fr

Cette Chronique contient donc toutes les informations publiées au jour le jour sur les sites http://quibla.net et http://www.gwadaoka.org/guantanamo.htm

 

POUR RECEVOIR CETTE CHRONIQUE LE 1er et LE 15 DE CHAQUE MOIS, ENVOYEZ UN MAIL INTITULÉ : "OUI, JE M'ABONNE !" À : collectifguantanamo@yahoo.fr. Signalez-nous si vous souhaitez apporter une contribution financière. Nous vous indiquerons coment procéder.

Nos v¦ux pour 2005 sont simples, clairs et nets : le Pentagone et la Maison blanche doivent libérer les 545 otages détenus illégalement sur la base yankee de guantanamo depuis le 10 janvier 2002. Ou au moins, ils doivent respecter la sentence émise en juin 2004 par la Cour suprême US, stipulant que les détenus ont le droit de remettre en cause leur détention devant une juridiction ordinaire. Le martyre des hommes enfermés dans le premier camp de concentration off shore de l'Empire, entrera le 10 janvier dans sa quatrième année. C'est une insulte à l'humanité. Pensez à eux !

Merci de votre attention
pour le Collectif guantanamo,
le président
Fausto Giudice
1er janvier 2005 /20 Dhul Qa'dah 1425

 

PS : NOTRE TRAVAIL ÉTANT TOTALEMENT BÉNÉVOLE, TOUTE CONTRIBUTION FINANCIÈRE VOLONTAIRE EST LA BIENVENUE. EN NOUS SIGNALANT VOTRE ABONNEMENT, INDIQUEZ-NOUS ÉVENTUELLEMENT SI VOUS SOUHAITER VERSER UNE CONTRIBUTION. NOUS VOUS INDIQUERONS ALORS COMMENT PROCÉDER. MERCI D'AVANCE.

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