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La galaxie guantanamo |
Deux détenus yéménites ont passé 18 mois dans des prisons secrètes US
Mounir El Motassadeq condamné à 7 ans de prison
Les derniers chiffres officiels sur guantanamo
Le "déshonneur" des psys américains
Pour une commission d'enquête indépendante sur guantanamo et Abou Ghraïb
Une ex-engagée US parle de torture de prisonniers d'Iraq
Un ancien détenu russe de guantanamo enlevé en Kabardo-Balkarie
Les revendications des grévistes de la faim du Camp 5
Tout va bien à guantanamo
Grève de la faim à guantanamo
Le Pentagone pressé de juger une poignée de détenus
Huit détenus transférés
à l'étranger
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Huit personnes détenues à guantanamo ont
été transférées, jeudi 21 juillet,
par le Pentagone dans plusieurs pays. Un détenu a
été renvoyé au Soudan, deux en Afghanistan,
trois en Arabie saoudite, un en Jordanie et le huitième
a été envoyé en Espagne, après
une demande d'extradition.rève de la faim à
Guantanamo
Le Pentagone avait recommandé la libération
de six d'entre eux, qui ne sont pas qualifiés d'"ennemis
combattants". "Dans le cadre de la guerre contre
le terrorisme, le ministère prévoit d'autres
transferts ou libérations de détenus",
a aussi indiqué un communiqué du Pentagone.
ENCORE 510 DÉTENUS À GUANTANAMO
Ces transferts ramènent à 510 le nombre de
suspects de terrorisme détenus à guantanamo
depuis la chute du régime taliban en Afghanistan,
fin 2001. Le Pentagone avait annoncé, en début
de semaine, son projet de reprendre les procès de
quatre détenus devant des tribunaux militaires d'exception
baptisés"commissions militaires", et d'en
inculper huit autres. Les autres sont détenus sans
aucune inculpation.
L'Arabie saoudite a annoncé pour sa part, mercredi,
que trois Saoudiens détenus à guantanamo sont
arrivés dans le royaume. Des sources aéroportuaires
ont aussi indiqué dès lundi soir qu'un Marocain,
Lahcen Ikassrien, alias Cheikh Hassan, réclamé
par le juge espagnol Garzon pour appartenance présumée
à Al-Qaida, était arrivé à Madrid.
Enfin, le porte-parole du président afghan a également
confirmé, mardi, le retour de deux Afghans, après
plus de trois ans de détention. Ils ont dénoncé
"l'inhumanité" de leur détention.
"DU BON TRAVAIL" À GUANTANAMO
La Chambre des représentants US a toutefois formellement
exprimé, mercredi, son soutien à la détention
de terroristes présumés sur la base de guantanamo.
Un amendement au projet de budget des affaires étrangères,
adopté par 304 voix contre 124 et deux abstentions,
souligne notamment que "la détention et les
interrogatoires légaux et humains de détenus
à Guantanamo par [les autorités] américaines
sont essentiels à la défense des Etats-Unis
et des partenaires de la coalition" rassemblés
dans la "guerre contre le terrorisme".
"Il est toujours bénéfique de retirer
des criminels de nos rues", a fait valoir le républicain
Dana Rohrabacher à l'appui de son amendement, en
estimant que le camp de prisonniers de Guantanamo "fait
du bon travail". Le camp d'internement de Guantanamo,
qualifié de "goulag de notre époque"
par Amnesty International, compte de nombreux supporters
enthousiastes dans la majorité de la Chambre.
Source : le Monde, 22 juillet 2005
Lors d'interrogatoires menés à Guantanamo,
un terroriste présumé a été
contraint de porter un soutien-gorge, de danser avec un
autre homme et de faire le chien, ont rapporté mercredi
des enquêteurs militaires. Une série d'abus
qui justifient selon eux le blâme exigé à
l'encontre du général Geoffrey Miller, ancien
commandant du camp militaire.
Le général Bantz Craddock, du commandement
sud, dont dépend la base de Guantanamo, a cependant
refusé d'appliquer cette sanction et a transmis le
dossier à l'inspecteur général de l'Armée.
Le général Craddock a conclu que le général
Miller n'avait violé aucune loi américaine
ni règlement de l'armée, selon des sources
qui ont eu connaissance du rapport.
Les enquêteurs ont présenté leurs conclusions
mercredi devant la Commission des services armés
du Sénat, après avoir cherché à
vérifier les dires d'agents du FBI qui affirmaient
avoir assisté à des abus lors des interrogatoires
menés à la prison pour terroristes présumés
de Guantanamo.
L'enquêteur en chef, Randall Schmidt, a décrit
les abus qui ont marqué l'interrogatoire de Mohamed
al-Qahtani, un Saoudien capturé en décembre
2001 à la frontière afghano-pakistanaise.
Pour le faire parler, les interrogateurs ont notamment traité
sa mère et ses soeurs de prostituées, l'ont
forcé à enfiler un soutien-gorge puis à
mettre un string sur sa tête et l'ont traité
d'homosexuel, a-t-il détaillé.
Il a également dû danser avec un homme, se
déshabiller devant une femme et faire le chien, selon
l'enquêteur.
Néanmoins, "aucune torture n'a été
pratiquée", a-t-il ajouté, mais ces techniques
d'interrogatoires sont dégradantes et abusives.
Les agents du FBI s'étaient inquiétés
de ces techniques auprès du général
Miller mais celui n'a apparemment rien fait en réaction,
a expliqué Randall Schmidt.
Le général Bantz Craddock et les enquêteurs
ont été entendus mercredi par la commission
des services du sénat sur le rapport d'enquête
qui conclut que la convention de Genève sur le traitement
des prisonniers et les règles de l'armée à
trois reprises.
En cas de blâme, le général Miller serait
le plus haut gradé américain sanctionné
pour des sévices infligés à des prisonniers.
Il avait pris le commandement du camp de Guantanamo fin
2002 afin d'être envoyé en Irak.
Source : AP, 14 juillet 2005
C¹est le capitaine de Marine Lawrence Cotton qui a été
désigné pour assurer l¹intérim du
commandement de la base navalae de guantanamo. Il remplace
le capitaine Leslie McCoy, qui a été relevé
de ses fonctions par l¹amiral Annette Brown, chef de
la région sud-est de la Marine, suite à une
enquête sur des ³allégations de pratiques
de gestion inappropriée du personnel et de l¹administration².
L¹amiral aurait perdu toute confiance dans les capacités
de McCoy à diriger effectivement la base, a déclaré
un porte-parole de la Marine.
Source : Australian Broadcasting Corporation, 13 juillet 2005
Le juge d'instruction Jean-Louis Bruguière a remis en
liberté sous contrôle judiciaire, jeudi 7 juillet,
Imad Achhab Kanouni, l'un des sept anciens prisonniers français
de la base américaine de Guantanamo (Cuba). Cette décision
fait suite à une demande déposée, le 30
juin, par Me Félix de Belloy, conseil du prévenu.
L'avocat y estimait que le maintien en détention de son
client n'était plus nécessaire à la poursuite
de l'information judiciaire. Il faisait aussi état d'une
promesse d'embauche et soulignait la stabilité de la
cellule familiale, prête à contribuer à
sa réinsertion.
Agé de 28 ans, Imad Achhab Kanouni avait été
incarcéré à son retour en France, en juillet
2004, avec trois autres détenus de Guantanamo, Mourad
Benchellali, Nizar Sassi et Brahim Yadel. Il a été
mis en examen pour "association de malfaiteurs en relation
avec une entreprise terroriste". Dans sa demande de mise
en liberté, l'avocat a insisté sur l'incapacité
des enquêteurs à le rattacher à un groupe
terroriste, malgré les suspicions policières éveillées
par les quatre années passées au contact d'extrémistes
islamistes, entre 1997 et 2001.
AUCUN LIEN ÉTABLI
Ces suspicions ont d'abord porté sur un éventuel
recrutement dans les rangs d'Al-Qaida, en Afghanistan. Imad
Achhab Kanouni a passé deux ans à Kaboul, sous
le régime taliban, avant d'être capturé
et livré aux forces américaines. Il y a suivi
les cours d'Abou Walid, référent religieux fondamentaliste,
et fréquenté la Maison des Algériens, par
laquelle sont passés de nombreux djihadistes venus de
France. Pourtant, il n'a suivi aucune formation dans un camp
d'entraînement, affirme son avocat.
Deuxième période, antérieure, étudiée
à la loupe : les deux années passées en
Allemagne, essentiellement à Francfort, pendant lesquelles
il se serait radicalisé. En mars 1999, il a notamment
participé à un périple vers l'Albanie afin
de se battre au Kosovo, aux côtés de l'UCK. Or
l'organisateur du voyage a été, semble-t-il, l'un
des chefs de la cellule dite "de Francfort", démantelée
par les services français et allemands. Toutefois, aucun
lien n'a été établi entre Achhab Kanouni
et ce groupe.
Enfin, les policiers se sont penchés sur un lien éventuel
avec le Groupe islamique combattant marocain (GICM). L'ancien
prisonnier de Guantanamo a côtoyé, à Kaboul,
deux Marocains importants dans l'organigramme du GICM. "S'ils
pouvaient être intéressés à l'i dée
de recruter des activistes formés militairement , écrit
Me de Belloy, ils n'avaient aucun intérêt à
intégrer un garçon qui ne suivait pas une formation
religieuse." Que reste-t-il au final ? Un engagement fondamentaliste
évident, puisque le jeune homme a voulu vivre dans un
pays régi par la charia, la loi islamique ; de mauvaises
fréquentations, reconnues sur procès-verbal ;
mais pas de projet terroriste identifié.
Cinq Français anciennement détenus à Guantanamo
demeurent incarcérés à ce jour. Seul Mustaq
Ali Patel avait été libéré, le 7
mars, sans même être mis en examen. Le 11 mars,
un juge des libertés et de la détention avait
élargi Redouane Khalid. La chambre de l'instruction de
la cour d'appel de Paris était revenue sur cette décision.
"Le dossier se fragilise de plus en plus, s ouligne toutefois
Me de Belloy. On sent un assouplissement de la justice."
Une instruction a d'ailleurs été ouverte début
juin, suite à la plainte de deux des sept Français
pour "détention arbitraire" .
Source : Le Monde, 10 juillet 2005
Le capitaine Leslie McCoy, commandant opérationnel de
la base navale de guantanamo depuis mars 2003, vient dΐtre
relevé de ses fonctions et réassigné au
QG régional de la Marine de Jacksonville en Floride.
Selon la Marine, cette mesure n'a rien à voir avec la
gestion du centre de détention situé sur la base,
dont la direction continue d'être assurée par le
général de brigade Jay Hood depuis avril 2004.
4 libérations à guantanamo
Le Pentagone a décidé de libérer 4 nouveaux
détenus du camp de guantanamo, considérant qu'ils
ne constituaient plus un danger. On ignore l'identité
des quatre chanceux. Il reste environ 520 détenus à
guantanamo. 234 autres ont été soit libérés
soit remis aux autorités de leurs pays d'origine.
Mangez
comme un détenu de Guantanamo !
par Angélique Cléret, www.marianne-en-ligne.fr,
12 juillet 2005
Comble du cynisme, des conservateurs américains sortent
un livre de recettes pour manger comme à Guantanamo.
Marianne-en-ligne, qui ne mange pas de ce pain là, s'est
penché sur l'ouvrage.
« Si vous êtes fatigués de toutes les allégations
de torture, d'entendre les médias impliquer que toucher
au Coran sans gants est l'équivalent moral d'une décapitation
humaine, et de toute l'hystérie au sujet des combattants
ennemis, vous allez aimer The Gitmo Cookbook» .
Non, ça n'a rien d'une blague. Voulant démontrer
« comment les soldats américains travaillent tous
les jours pour traiter humainement les prisonniers » du
camp de Guantanamo (surnommé Gitmo), sur l'île
de Cuba, un groupe de militants conservateurs américains,
les Dummocrats, a réuni dans un livre une centaine de
recettes préparées pour les 540 suspectsdétenus.
Poulet tandoori, riz pilaf, ¦ufs au curry, champignons
cuits à la vapeurŠ Autant de plats que l'on trouve
dans The Gitmo Cookbook. Et les auteurs du livre d'assurer :
« Nous les avons goûtés. Ils sont peu chers,
faciles à réaliser et délicieux »
!
Récemment, Amnesty International qualifiait la base de
Guantanamo Bay de « goulag de notre époque ».
Faut-il rappeler que les prisonniers y vivent hors du droit
international, séquestrés, dans le plus grand
secret, derrière des barbelés ? Qu'ils y subissent
chaque jourdes tortures, au nom de la « lutte américaine
contre le terrorisme mondial », attendant des années
avant d'être entendus par la justice ?
C'est sur ces points que l'on voudrait des explications, et
la seule recette qui préoccupe est celle du mépris
américain de la convention de Genève.
Quatre prisonniers arabes jugés dangereux par l'armée
américaine se sont évadés d'un centre de
détention situé sur la principale base militaire
américaine en Afghanistan, a rapporté un porte-parole
de l'armée.
Le lieutenant colonel Jerry O'Hara a qualifié les fugitifs,
présumés appartenir à Al Qaïda, de
"dangereux combattants ennemis" mais il s'est refusé
à donner leur identité.
Kabir Ahmad, le chef du district de Bagram, a affirmé
qu'il s'agissait d'un Syrien, nommé Abdoullah Hachimi,
d'un Koweïtien, Mahmoud Ahmad Mohamed, d'un Saoudien, Mahmoud
Alfatahni et d'un Libyen, Mohamed Hassan.
Les évadés ont quitté la base aérienne
de Bagram, au nord de Kaboul, à environ 5 heures du matin
(03h00 GMT), a dit O'Hara à Reuters.
C'est la première évasion connue de ce centre
de détention extrêmement surveillé, au coeur
même de l'immense base de Bagram.
O'Hara a affirmé qu'il n'y avait eu aucun blessé
américain durant l'évasion et qu'aucune disparition
ne lui avait été signalée.
"UN DANGER POUR LE MONDE"
"Je ne peux pas donner les détails de leur évasion",
a-t-il déclaré. "Les circonstances de l'évasion
sont actuellement en cours d'investigation."
"Nous prenons cette affaire très au sérieux",
a-t-il ajouté. "Ces gens ne représentent
pas seulement un danger pour l'Afghanistan, mais aussi pour
le monde".
Il a précisé que les évadés, qui
portent en théorie une tenue orange, étaient peut-être
toujours sur la base de Bagram, qui faisait l'objet d'une fouille
minutieuse.
Ahmad a quant à lui affirmé avoir entendu que
les prisonniers s'étaient échappés en voiture.
"S'ils sont dans la zone, nous avons de grandes chances
de les arrêter".
Les autorités américaines ont diffusé des
photos des quatre fugitifs, qui sont tous barbus et qui ont
tous le crâne rasé. Leur âge va de 20 à
40 ans.
Le centre de détention de la base de Bagram a vu passer
des centaines d'islamistes présumés depuis le
renversement du régime des taliban par l'armée
américaine à la fin de l'année 2001.
Des dirigeants présumés d'Al Qaïda, parfois
arrêtés au Pakistan voisin, y ont également
séjourné.
Un porte-parole de l'armée américaine a déclaré
ce week-end que 450 activistes présumés étaient
détenus à Bagram.
Source : AP, 11 juillet 2005
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