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La galaxie guantanamo

28/12/04 - À Rabat, le procès d’Abdallah Tabarak renvoyé au 3 janvier
Abdallah Tabarak, un Marocain de 49 ans, soupçonné d'avoir été un garde du corps d'Oussama Ben Laden, a comparu libre lundi devant la chambre criminelle de la cour d'appel de Rabat.
Tabarak fait partie d'un groupe de cinq Marocains transférés en août dernier de guantanamo vers le Maroc. Interpellés fin 2001 en Afghanistan, les cinq hommes, tous barbus et affichant leurs convictions religieuses, comparaissent notamment pour "appartenance à une bande criminelle en relation avec une entreprise terroriste" et "atteinte à la sûreté de l'Etat". Ils encourent théoriquement la peine de mort, qui n'est plus exécutée au Maroc depuis 1993.
A l'issue d'une audience d'une heure, placée sous haute surveillance policière, le procès a été renvoyé au 3 janvier.
Souriant, vêtu d'une djellabah bleue et coiffé d'un kemis (calotte traditionnelle marocaine portés par les plus religieux), Tabarak a caressé sa barbe en écoutant ses avocats plaider la remise en liberté de deux de ses complices présumés, lors d'une audience de procédure.
Présenté par les enquêteurs US et marocains comme "un proche de Ben Laden", Tabarak aurait couvert la fuite du chef d'Al Qaïda. Selon le journal US Washington Post, Tabarak aurait leurré les forces US en utilisant le téléphone satellite de Ben Laden, parti lui dans une direction opposée.
Le suspect avait été remis en liberté provisoire à la surprise générale lors d'une première audience, le 20 décembre. Depuis, "il vit chez sa mère dans le quartier de Sebatat à Casablanca", a expliqué son avocat, Me Abdelfettah Zarach.
"La cour a eu raison de remettre mon client en liberté", a-t-il ajouté: "il n'a aucun lien avec Ben Laden et il n'a jamais été son garde du corps". Anglophone et francophone, Tabarak, ancien receveur des transports publics de Casablanca, a voyagé en Arabie saoudite, au Soudan, au Pakistan, pour finalement s'établir en Afghanistan où il affirme avoir donné des cours de théologie islamique.
De petite carrure, en apparence difficilement compatible avec un travail de protection rapprochée, Abdallah Tabarak est père de huit enfants "qui vivent toujours avec leur mère en Afghanistan" a affirmé Me Zarach.
"Les liens personnels de Tabarak avec Ben Laden sont clairement établis, il les a lui-même reconnus lors de sa détention à guantanamo", a en revanche déclaré à l'AP une source proche de l'enquête.
Les quatre autres prévenus sont Mohamed Ouzar, Redouane Chekkouri (tous deux également remis en liberté), Brahim Benchekroun et Mohamed Mazzouz, détenus. Ils sont également soupçonnés de liens directs avec certains membres du Groupe islamique des combattants marocains (GICM) à qui la justice espagnole impute l'organisation des attentats du 11 mars dernier à Madrid.
Source : AP, 27 décembre 2004

 

2 nouveaux Marocains accusés en Espagne
Le juge d'instruction espagnol Fernando Andreu a accusé deux Marocains, Majid Bakkali et Mohamed Douha, d'appartenance à une organisation terroriste et de projet d'achat d'explosifs destinés à la préparation d'un attentat en Espagne ou au Maroc, a-t-on appris lundi de source judiciaire.
Les deux hommes ont été arrêtés dans le nord-est de l'Espagne mercredi. Ils n'ont pas été officiellement inculpés mais leur mise en accusation suggère que la justice dispose d'éléments solides contre eux. Un troisième Marocain détenu avec eux a été remis en liberté.
Selon le ministère de l'Intérieur, la police surveillait le groupe depuis septembre, lorsqu'il était entré en contact avec un intermédiaire présumé dans un pays d'Europe centrale pour acheter des explosifs.
Majid Bakkali et Mohamed Douha ont reconnu avoir rencontré un Tchèque pour affaires mais nient appartenir à une organisation terroriste ou avoir préparé des attentats, d'après la même source.
Des dizaines d'islamistes radicaux présumés ont été arrêtés en Espagne depuis les attentats du 11 septembre 2001 aux USA et ceux du 11 mars dernier à Madrid, qui ont fait 191 morts et plus de 1.800 blessés.
Source : AP, 27 décembre 2004

 

 

25/12/04 - Ottawa fait le black-out sur l’affaire Maher Arar
Le gouvernement fédéral canadien a été sévèrement critiqué par le juge Dennis O’Connor, qui dirige l’enquête publique sur l’affaire Maher Arar, pour avoir publié un résumé presque entièrement noirci (censuré) des témoignages de neuf membres des services de renseignement canadiens devant la commission d’enquête. Dans le communiqué ci-dessous, la Ligue des droits et libertés demande la divulgation des faits
La Ligue des droits et libertés dénonce le fait qu’un premier résumé, rédigé par la Commission, qui devait permettre au public de mieux comprendre les enjeux débattus lors des audiences à huis-clos, a été grossièrement expurgé par les avocats du gouvernement fédéral. Ce matin, la Commission devait rendre public un résumé de 10 pages de la preuve présentée à huis-clos. La Ligue des droits et libertés presse le gouvernement fédéral de rendre publique les éléments de preuve reliés à l’affaire Arar afin que le public sache véritablement ce qui est advenu à ce citoyen canadien qui a été déporté vers la Syrie pour y être interrogé et torturé. Le gouvernement fédéral doit cesser son obstruction systématique, via ses avocats, au bon déroulement de l’enquête publique de la Commission d’enquête sur les actions des responsables canadiens relativement à Maher Arar.
La Commission tient des audiences à huis-clos depuis juillet dernier suite aux objections répétées des avocats du gouvernement prétextant la protection de la sécurité nationale. En réalité, le comportement du Procureur général du Canada consiste en une stratégie d’obstruction au déroulement normal d’une commission d’enquête publique. Les services secrets ont un intérêt évident à cacher leur responsabilité dans cette affaire.
La Ligue des droits et libertés est consternée de constater que le gouvernement n’accepte pas que les réponses complètes données par le SCRS [Service canadien du renseignement de sécurité] et la GRC [gendarmerie royale du Canada] soient incluses dans le résumé expurgé. Nous trouvons inacceptable que le gouvernement retienne la divulgation d’informations qui pourraient être favorables à Maher Arar.
Pourtant, de l’avis du Juge O’Connor, ce résumé minimaliste des faits ne porte pas préjudice à la sécurité nationale. En agissant ainsi, non seulement le gouvernement renie-t-il sa décision de tenir une commission d’enquête publique mais de plus, il sape la crédibilité de la Commission.
La Ligue des droits et libertés enjoint le gouvernement fédéral, particulièrement madame Anne McLellan (Sécurité publique) et monsieur Geoff Regan (Procureur général désigné), à accorder une coopération complète et immédiate à l’enquête. De même, monsieur Paul Martin [Premier ministre] devra assumer la responsabilité ultime de cette tentative de camouflage. Ce gouvernement, qui a ordonné la tenue d’une enquête publique, se doit maintenant d’en garantir la transparence.
Pour tout renseignement : Denis Barrette, avocat conseil pour la Ligue des droits et libertés et la Coalition pour la surveillance internationale des libertés civiles
Téléphone : (514) 258-3945, courriel : dbarrette@vif.com
Source : Ligue des droits et libertés, Montréal, 20 décembre 2004

 

23/12/04 - De nouveaux cas de mauvais traitements infligés à des prisonniers iraquiens
Des documents internes de l'armée américaine dévoilent de nouveaux cas de mauvais traitements infligés par des soldats à des prisonniers irakiens. Ils font notamment état de la mort d'un détenu dans des circonstances suspectes et de vols d'argent lors de fouilles de maisons.
Ces rapports d'enquête, longs de plusieurs centaines de pages, ont été obtenus par l'Union américaine des droits civils (ACLU) en vertu de la loi américaine sur la liberté de l'information.
L'un d'entre eux affirme qu'un soldat américain a abattu en septembre 2003 un prisonnier irakien à Takrit (nord de l'Irak) qui, selon lui, tentait de s'enfuir. L'enquête a montré que le militaire n'avait pas procédé aux sommations d'usage. Il a été dégradé mais pas inquiété pénalement.
Dans un autre cas, un soldat a menacé de tuer un détenu lors d'un interrogatoire s'il ne coopérait pas. Selon les enquêteurs militaire, ce genre de pratiques peuvent être considérées comme une violation des conventions de Genève, mais l'ACLU n'a découvert aucune trace de poursuites à l'encontre du soldat concerné.
Enfin, des enquêteurs militaires affirment qu'un soldat s'est tiré délibérément une balle dans le pied gauche en mai 2003 après avoir fouillé les maisons d'insurgés irakiens. Selon eux, le soldat en question avait volé 180.000 dinars irakiens et s'était volontairement tiré dans le pied lorsqu'il a appris qu'une procédure disciplinaire serait engagée contre lui. L'argent a ensuite été découvert dans son gilet par-balles et rendu aux Irakiens.
Ces nouvelles révélations font suite à d'autres informations, dévoilées la semaine dernière, selon lesquelles des agents du FBI ont infligé des sévices à des prisonniers de Guantanamo (Cuba).
Le président américain George W. Bush exige que des enquêtes approfondies soient menées pour faire la lumière sur ces affaires, a affirmé mardi un porte-parole de la Maison Blanche. "Des gens doivent être tenus responsables et traînés en justice s'ils sont impliqués dans des méfaits et des mesures de punition et de prévention doivent être mises en place pour empêcher que cela ne se reproduise", a déclaré Scott McClellan.
Source : AP, 22 décembre 2004

 

Le scandale des abus sur des prisonniers rebondit à guantanamo
Après la prison d'Abou Ghraib en Irak, les conditions de détention des prisonniers étrangers par l'armée américaine sont à nouveau dénoncées avec la révélation d'abus sur la base militaire de Guantanamo (Cuba).
Un détenu laissé sur le sol, en position foetale, pendant plus de 24 heures sans manger ni boire est l'un des exemples décrits par les nouveaux documents divulgués lundi par la plus grande organisation de défense des libertés individuelles aux Etats-Unis, l'ACLU.
Ces témoignages proviennent de messages électroniques envoyés par des agents du FBI, la police fédérale, à leur hiérarchie dans lesquels ils témoignent de ce qu'ils ont vu et constaté à Guantanamo.
"Le président (George W. Bush) souhaite que toutes les accusations de tortures soient prises au sérieux, qu'une enquête complète soit menée et que des mesures soient prises pour s'assurer que tels abus ne se reproduisent pas", a dit le porte-parole de la Maison Blanche Scott McClellan au cours de son point de presse quotidien.
Il a indiqué que si des personnes s'étaient mal comportées, elles devaient être traduites en justice.
L'ACLU a obtenu auprès d'un tribunal fédéral la divulgation de ces courriels, écrits en 2003 et 2004, en vertu de la loi sur la liberté de l'information.
Dans l'un des e-mails, adressé en août au directeur du FBI, Robert Mueller, un agent de la police raconte avoir vu un détenu "laissé dans une pièce non ventilée, à une température probablement bien supérieure à 35 degrés". Il était "quasiment inconscient sur le sol, un tas de cheveux à côté. Il s'était apparemment arraché sa propre chevelure durant la nuit", témoigne l'agent, dont l'identité a été gommée.
En plus des abus et actes humiliants, les messages mettent en cause l'attitude des enquêteurs militaires. Selon l'un d'entre eux, des enquêteurs du département de la Défense (DoD) se sont fait passer auprès de détenus pour des agents du FBI, jugés mieux disposés. Ainsi, "si le détenu est relâché ou si son cas est révélé, les enquêteurs de la Défense ne seront pas tenus responsables car ces techniques auront été mises en oeuvre par des agents du FBI", témoigne-t-il.
"Les méthodes adoptées par le Pentagone sont illégales, amorales et contre-productives", a réagi Jameel Jaffer, un avocat de l'ACLU, en jugeant "incroyable" que de telles méthodes aient pu être approuvées aux plus hauts niveaux de l'Etat.
Ces révélations interviennent dans un contexte délicat pour le secrétaire à la Défense, Donald Rumsfeld, critiqué ces dernières semaines par des parlementaires et dont une majorité d'Américains souhaitent désormais le départ, selon deux sondages publiés lundi.
Les conditions de détention des quelque 550 prisonniers de Guantanamo, qui sont soupçonnés de liens présumés avec Al-Qaïda ou les talibans d'Afghanistan, restent entourées du plus grand secret.
Elles sont cependant régulièrement critiquées par les associations de défense de droits de l'Homme. Fin novembre, le New York Times avait ainsi dévoilé un rapport confidentiel du Comité international de la Croix Rouge (CICR) dénonçant un "système intentionnellement cruel et de traitements dégradants", notamment par l'utilisation "d'actes humiliants" à l'encontre de détenus ou leur mise "en isolement".
Le Pentagone a démenti toute maltraitance ou torture à Guantanamo et précisé que chaque cas soulevé faisait l'objet d'une enquête.
Il a également attribué la responsabilité des abus commis dans les prisons militaires, notamment celle d'Abou Ghraib en Irak, à un petit nombre de soldats américains n'ayant pas respecté les directives.
L'ACLU, qui indique avoir déjà reçu plus de 9.000 documents de différentes administrations américaines, cherche désormais à en obtenir de l'Agence Centrale du Renseignement (CIA), qui aurait disposé d'un centre de détention, jusqu'à présent inconnu, à Guantanamo, selon le Washington Post.
Source : AFP, 21 décembre 2004

 

Attentats du 11 mars en Espagne: nouvelles mises en détention
Le chef présumé d'une cellule terroriste démantelée vendredi en Espagne, Hassan el Haski, a été placé en détention provisoire mardi pour sa participation présumée aux attentats du 11 mars à Madrid, par le juge Juan del Olmo, a-t-on appris de source judiciaire.
Ce marocain de 41 ans s'est vu signifier dans la soirée un second mandat de dépôt par un autre juge madrilène, Baltazar Garzon, pour appartenance présumée au Groupe islamique des combattants du Maroc (GICM), impliqué dans les attentats de mai 2003 à Casablanca (45 morts) et lié à Al Qaïda.
Le juge Baltazar Garzon a également placé en détention provisoire un imam marocain, Abdallah Mourib, interpellé en même temps que el Haski sur l'île de Lanzarote, dans l'archipel espagnol de Canaries.
Deux autres Marocains interpellés lors de la même opération de police ont été laissés en liberté par le magistrat, fautes de charges suffisantes.
El Haski "serait intervenu dans la conception, la préparation et aurait contribué de manière active à la réalisation des attentats", qui ont fait 191 morts et 1.900 blessés le 11 mars dernier à Madrid, selon l'acte de placement en détention du juge del Olmo dont l'AFP a obtenu copie.
Il a été mis en cause par trois membres du GICM aujourd'hui détenus en France, selon ce procès verbal.
El Haski a quitté l'Espagne quelques jours avant les attentats de Madrid pour la France où il a été accueilli par ces suspects quelques jours avant de se rendre probablement en Belgique.
L'un de ces suspects, Attila Turk, qui reconnaît son appartenance au GICM l'a décrit "comme responsable des attentats de Madrid et Casablanca".
El Haski lui aurait confié que c'était "son groupe de Marocains en Espagne qui avaient fait le coup" de Madrid. Devant le juge del Olmo, El Haski a nié toute participation à des attentats et à un groupe terroriste.
Mais dans la soirée, devant le juge Garzon, il a reconnu avoir tenu une réunion en mars à Mantes-la-Jolie, près de Paris, avec les trois suspects qui l'ont mis en cause, Bachir Ghoumid, Attila Turk et Fouad Charouali, selon le procès verbal rédigé par ce magistrat.
Selon le juge Garzon, "El Haski occupe un poste important dans la structure du GICM" depuis les arrestations de certains de ses cadres en Belgique, en mars et juillet 2004, et en France, les 4 et 5 avril 2004.
Son rôle dans la mouvance islamiste européenne a été signalé par la Direction de la surveillance du territoire (DST, contre-espionnage français) aux autorités belges qui l'ont ensuite localisé en Espagne, avait indiqué lundi à l'AFP une source policière française.
Le juge Garzon ne l'a toutefois pas impliqué directement dans les attentats de Casablanca ni dans l'assassinat du cinéaste néerlandais Theo Van Gogh, le 2 novembre à Amsterdam, comme l'avait suggéré ces derniers jours la presse espagnole.
L'implication du GICM dans l'assassinat du cinéaste et polémiste néerlandais est "une hypothèse de travail" en l'état des investigations menées en Europe, a indiqué lundi à l'AFP une source judiciaire française.
Ce mouvement a été créé dans les années 1990 par d'anciens marocains engagés dans la guerre sainte contre les troupes soviétiques en Afghanistan.
Selon les juges espagnols, el Haski tentait de créer une nouvelle structure logistique du GICM dans l'archipel des Canaries (ouest de la côte atlantique du Maroc), jugé plus sûr après les coups de filets policiers menés en Europe.
Dix-neuf personnes sont désormais détenues en Espagne pour les attentats de Madrid. Sept autres suspects se sont donné la mort le 3 avril près de Madrid et au moins six autres sont recherchés.
Source : AFP, 21 décembre 2004

 

La police espagnole démantèle une cellule islamiste qui cherchait à acheter des explosifs
La police espagnole a démantelé une cellule islamiste qui cherchait à acheter des explosifs en vue d'un attentat en Espagne, a annoncé le ministère de l'Intérieur, mercredi.
Trois Marocains, identifiés comme étant Majid Bakkali, Mohamed Douha et Abdelkader Farhaoui, ont été arrêtés dans différentes villes de la Catalogne, dans le nord-est de l'Espagne.
Les trois hommes appartenaient à une cellule islamiste "qui était engagé dans différentes activités conduisant à l'achat d'explosifs, avec pour objectif des attentats terroristes dans notre pays", précise le communiqué du ministère de l'Intérieur qui ajoute sans plus de détails que les suspects cherchaient également à obtenir des explosifs à l'étranger.
Des perquisitions sont en cours au domicile des suspects, dans une boutique de téléphone et une boucherie musulmane.
Au début du mois, l'Espagne avait en accord avec l'Italie et la France d'échanger des renseignements sur les vols d'explosifs.
Les autorités espagnoles pensent que la dynamite qui a servi dans les attentats de Madrid le 11 mars dernier avait été volée dans des mines espagnoles. Ces attentats qui avaient fait 191 morts ont été attribués aux islamistes dont les autorités espagnoles pensent qu'ils ont pu obtenir les explosifs en échange d'argent et de haschisch.
Source : AP, 22 décembre 2004

 

De sa prison, Abou Hamza Al Masry réclame ses allocations
L’imam radical Abou Hamza, actuellement détenu en Grande-Bretagne pour incitation au meurtre, va poursuivre l’Administration britannique pour le non-versement d’allocations d’un montant de plusieurs milliers de livres, a rapporté hier le quotidien Sun. Abou Hamza, dont le procès doit commencer en janvier prochain, affirme avoir été privé d’allocations d’une valeur de 200 livres (290 euros) par semaine pendant près de trois ans, indique le journal. Sa famille reçoit toutefois déjà des allocations de plus de 1 000 livres par semaine, précise le quotidien.
L’ancien imam londonien, détenu aux frais du contribuable britannique, a sa propre infirmière et s’est même vu offrir un nouveau crochet d’une valeur de 5 000 livres, qu’il porte à la main droite, selon la même source. Le religieux affirme avoir perdu ses deux mains – il n’a également plus qu’un moignon à la main gauche – et un œil en Afghanistan dans l’explosion d’une mine soviétique, pendant le « jihad » contre l’Armée rouge. Abou Hamza, 47 ans, un Britannique d’origine égyptienne, a été inculpé en octobre dernier d’incitation au meurtre et risque la prison à vie.
Source : L’Orient-Le Jour, 22 décembre 2004

 

22/12/04 - L'armée ordonne la libération d'un détenu de guantanamo
Un prisonnier détenu à guantanamo sera bientôt remis en liberté et renvoyé dans son pays, un tribunal militaire ayant estimé qu'il avait été injustement considéré comme un combattant ennemi des USA, a annoncé lundi un responsable du Pentagone. C'est le deuxième cas de ce type.
Le secrétaire à la Marine Gordon England a refusé de livrer l'identité de l'homme et sa nationalité ainsi que les circonstances de sa capture. Le ministère de la Défense a été informé de la décision et prendra les dispositions pour le renvoyer chez lui.
Le détenu sera le deuxième à retrouver la liberté dans le cadre du processus militaire lancé après que la Cour suprême eût autorisé cet été les prisonniers de Guantanamo à contester leur détention devant la justice américaine.
Source : AP, 20 décembre 2004

 

Des enquêteurs du Pentagone se sont faits passer pour des agents du FBI
Des enquêteurs du Pentagone se sont fait passer pour des agents du FBI à la prison de Guantanamo afin de ne pas être tenus pour responsables d'actes de torture à l'encontre d'un détenu, montrent des e-mails du FBI divulgués lundi par l'union américaine des libertés civiles (ACLU).
Dans un autre courrier électronique du FBI, il est écrit que le président George Bush a émis un "executive order" autorisant l'emploi d'une série de méthodes "dures" dans les interrogatoires. La Maison blanche a démenti l'existence de cette directive.
L'ACLU a obtenu ces documents en vertu de la loi sur la liberté de l'information.
Dans une série d'e-mails envoyés de décembre 2003 à janvier 2004, des responsables du FBI se plaignent que des enquêteurs du DOD (département de la défense) se soient fait passer pour des agents spéciaux du FBI (Federal Bureau of Investigation).
"Ces tactiques n'ont fourni aucun renseignement susceptible de neutraliser une menace" et "ces techniques ont annihilé toute chance de poursuivre ce détenu", peut-on lire dans un message daté du 5 décembre 2003.
"Si ce détenu est relâché un jour, ou si son histoire est rendue publique, les enquêteurs du DOD ne seront pas tenus pour responsables car ces techniques de torture ont été officiellement mises en oeuvre par des enquêteurs du FBI."
La dissimulation a été "approuvée" par le secrétaire adjoint à la Défense Paul Wolfowitz, affirme un e-mail du 21 janvier 2004. Interrogé à ce sujet, le porte-parole du Pentagone Bryan Whitman a assuré que Wolfowitz n'approuvait pas les techniques d'interrogation en cause.
Un e-mail du 22 mai 2004 envoyé par un agent du FBI en Iraq à sa hiérarchie, fait par ailleurs allusion à plusieurs reprises à un "executive order" signé par George Bush et cite certaines des méthodes autorisées par ce décret.
Parmi elles figurent la privation de sommeil ou la privation sensorielle par le port de cagoules.
Un haut responsable de l'administration Bush a déclaré que l'agent du FBI s'était mépris sur l'existence d'un tel décret. "Aucun décret de la sorte n'existe et n'a jamais existé. C'est le département de la Défense qui détermine les méthodes d'interrogation des détenus militaires dans le conflit iraquien", a-t-il dit sous le sceau de l'anonymat.
Les noms figurant sur les e-mails ont été masqués pour la plupart.
Une note "urgente" datée du 25 juin et adressée au directeur du FBI fournit des descriptions "d'abus physiques graves à l'encontre de détenus civils", tels que strangulation et passages à tabac. Elle mentionne le fait que ces abus sont "couverts" par la hiérarchie.
Jameel Jaffer, un avocat de l'ACLU, estime que ces documents prouvent que les abus commis par des soldats US à l'encontre des prisonniers sont "le résultat de politiques adoptées aux plus hauts niveaux du gouvernement", ce que ce dernier dément.
Source : Reuters, 21 décembre 2004

 

Un avocat commis d'office dénonce les lois antiterroristes britanniques
Un avocat commis d'office à la défense de personnes incarcérées en Grande-Bretagne sans jugement préalable a renoncé hier à poursuivre sa tâche, estimant que les droits élémentaires de ses clients n'étaient pas respectés. Ian McDonald, qui faisait partie d'une équipe d'avocats nommés par le gouvernement pour assurer la défense de musulmans soupçonnés d'être liés à une entreprise terroriste, s'est justifié en disant que les lois antiterroristes britanniques allaient à l'encontre de sa conscience.
Jeudi dernier, la Chambre des lords a jugé que les pouvoirs attribués au gouvernement dans le cadre de ces lois représentaient une violation des droits de l'homme. Peu après les attentats du 11 septembre 2001 aux États-Unis, la Grande-Bretagne avait déclaré l'état d'urgence, qui, selon le gouvernement de Tony Blair, suspendait de facto le droit à un procès équitable garanti par le droit européen.
Source : L'Orient-Le Jour, 21 décembre 2004

 

Nouveau report du procès des cinq Marocains de guantanamo à Rabat
La chambre criminelle de la cour d'appel de Rabat a décidé lundi de reporter au 27 décembre le procès des cinq Marocains détenus pendant plus de deux ans à guantanamo. A la demande des avocats, elle a accepté une remise en liberté provisoire pour trois des prévenus.
En reportant le procès d'une semaine, la cour s'accorde un délai pour examiner la demande du procureur du roi de voir nommer un magistrat pour un complément d'information.
Le procureur souhaite que les cinq personnes inculpées soient confrontées à Noureddine Nafia, condamné à 20 ans de prison pour appartenance au GICM (Groupe islamiste combattant marocain), dans le cadre des attentats de Casablanca qui avaient fait 45 morts le 16 mai 2003.
Les avocats de la défense ont pour leur part demandé la comparution en tant que témoins du ministre marocain de la Justice, Mohammed Bouzoubâa, et de l'ambassadeur des USA au Maroc, Thomas T. Riley. Demande rejetée par la cour.
La défense voulait leur demander dans quel cadre, et à partir de quelle convention qui pourrait lier les USA et le Maroc, les cinq prévenus ont été transférés de guantanamo vers le Maroc.
Les avocats ont en revanche obtenu la liberté provisoire pour trois des cinq inculpés, demande qui avait pourtant été rejetée lors de la première audience du procès 15 jours auparavant. La cour n'a pas motivé sa décision sur le moment.
Parmi les cinq Marocains arrêtés fin 2001 au Pakistan et en Afghanistan figure Abdellah Tabarak, alias "Abou Omar", 49 ans, soupçonné d'avoir été l'un des gardes du corps d'Oussama ben Laden au Soudan et en Afghanistan. Il a obtenu la liberté provisoire.
Les cinq inculpés avaient été remis aux autorités marocaines à la fin du mois de juillet, après un séjour de deux ans et huit mois à guantanamo. Ils comparaissent pour "atteinte à la sûreté de l'Etat" et "appartenance à une bande criminelle".
La justice marocaine leur reproche notamment d'avoir participé à des stages d'entraînement au maniement d'armes et à la fabrication d'explosifs. Il leur est également reproché de ne pas avoir dénoncé l'appartenance de ressortissants marocains au GICM, un groupe radical qui veut créer un Etat islamiste au Maroc.
Source : AP, 20 décembre 2004

 

21/12/04 - À Guantanamo Bay, une prison dans la prison
"La CIA a maintenu, dans le plus grand secret, un centre de détention sur la base navale américaine de Guantanamo Bay, à Cuba", rapporte The Washington Post sur la base d'informations fournies par des responsables militaires et par d'anciens membres des services de renseignement. Situés à l'intérieur de la prison bien connue gérée par le ministère de la Défense, "les bâtiments utilisés par la CIA sont entourés de hautes barrières, couverts d'épaisses bâches en plastique vert et entourés de projecteurs", poursuit le quotidien, avant de préciser qu' "il n'est pas certain que ce centre soit encore opérationnel. La CIA et le ministère de la Défense se sont abstenus de tout commentaire."
Ce centre, dont l'existence n'avait jamais été mentionnée auparavant, servait à interroger des suspects du terrorisme. "Situé dans le complexe du Camp Echo, il a permis de détenir au secret des prisonniers du Pakistan, d'Afrique de l'Ouest, du Yémen et d'autres pays. Des gens entraient et sortaient constamment", signale le journal.
Le quotidien explique que "la CIA, en conformité avec des directives présidentielles, est autorisée à arrêter et à garder au secret certains suspects. La liste des personnes détenues par la CIA n'est pas connue. Mais d'anciens membres des services de renseignement ont déclaré que l'agence détenait plusieurs membres importants d'Al Qaida, ainsi que des éléments subalternes qui détiennent des informations sur la logistique du réseau terroriste et sur ses moyens de financement." Le centre aurait été mis en place l'année dernière, "pour répondre à un problème jusque-là imprévu : où garder des terroristes dont l'interrogatoire pouvait prendre des années ?"
Source : Courrier internationa, 17 décembre 2004

 

Arrivée à Madrid de 4 islamistes marocains arrêtés aux Canaries
Quatre militants présumés du Groupe islamique des combattants du Maroc (GICM), placés en détention à Lanzarote, dans l'archipel des Canaries, sont arrivés samedi soir à Madrid, ont indiqué à l'AFP des sources du ministère espagnol de l'Intérieur.
Un des quatre, Hassan El Haski, 41 ans, fait l'objet d'un avis de recherche et de mise en détention pour son implication présumée dans les attentats de Madrid du 11 mars, qui ont fait 191 morts et 1 900 blessés. La police espagnole considère Hassan El Haski comme l'actuel chef en Europe du Groupe islamique des combattants du Maroc, rapportaient hier les quotidiens ABC et El Mundo. Il pourrait également être impliqué dans l'assassinat du cinéaste néerlandais Theo Van Gogh, le 2 novembre à Amsterdam, selon ABC. Les trois autres sont Ali Fahimi, 31 ans, Abdallah Mourib, un imam de 36 ans, et Brahim Atia El Hammouchi, 40 ans. Les quatre devraient comparaître aujourd'hui devant l'Audience nationale, la plus haute instance pénale espagnole. Selon la police espagnole, les suspects cherchaient à créer une base logistique du GICM aux Canaries où ils se sentaient davantage en sécurité après l'arrestation d'autres membres du groupe en France et en Belgique. Le GICM, mouvement idéologique d'inspiration salafiste, a été créé par d'anciens combattants marocains en Afghanistan. Il ferait partie du réseau Al Qaïda et a revendiqué les attentats du 16 mai 2003 à Casablanca (ouest du Maroc), qui ont fait 45 morts.
Source : AFP, 20 décembre 2004

 

18/12/04 - La Chambre des Lords déclare illégal le "guantanamo britannique"
Une commission composée de 9 membres de la Chambre des lords, qui constitue la plus haute instance judicaire britannique, a jugé que la détention sans inculpation et au secret de musulmans étrangers supectés de terrorisme était llégale. 12 étrangers sont ainsi détenus depuis presque trois ans en vertu d'une loi antiterroriste spéciale adoptée après le 11 septembre, en dérogation à certaines dispositions de la Convention européenne sur les droits humains, et qui stipule que des étrangers supects de terrorisme peuvent être soit détenus indéfiniment sans inculpation soit expulsés. « La véritable menace à la vie de cette nation vient non pas du terrorisme, mais de lois de ce type », a asséné Leonard Hoffmann, l'un des neuf Law Lords, estimant qu'une telle législation était « une victoire des terroristes .» Les détenus ont donc finalement obtenu gain de cause. Mais ils restent en prison - ou, pour quatre d'entre eux, en hôpital psychiatrique pénal - jusqu'à ce que la loi soit modifiée en tenant compte des critiques des Lords, ce qui n'est pas encore acquis. En tout cas, le nouveau ministre de l'Intérieur, Charles Clarke, a affirmé aussitôt qu'il refusait de libérer les détenus incarcérés.
Source : BBC, AFP, 16 décembre 2004

 

Tentative d'évasion à Kaboul : 5 morts
Trois gardiens de prison afghans et deux prisonniers ont été tués vendredi au cours d'une tentative d'évasion de membres supposés d'Al Qaïda et une fusillade se poursuit avec deux autres détenus, a déclaré à Reuters le directeur de la prison Pul-i-Charki de Kaboul.
Les prisonniers tués par des gardiens étaient des membres pakistanais et irakien supposés d'Al Qaïda et ils avaient été arrêtés à Kaboul par les forces de sécurité afghanes, a dit le directeur de la prison, Abdul Salam Bakhshi.
Deux autres détenus, tous deux pakistanais, se sont retranchés dans une aile de la prison et ils étaient encerclés, vendredi, par les forces de l'ordre armées de mitrailleuses et de fusils RPG.
Quatre véhicules blindés appartenant à la Force internationale à la sécurité (Isaf, dominée par l'Otan) sont stationnés devant la prison, a rapporté un témoin.
Les troubles ont éclaté lorsque des prisonniers ont poignardé et tué un gardien, se sont emparés de son arme et ont ouvert le feu, tuant deux autres gardiens, a expliqué Bakhshi. Deux prisonniers ont ensuite été tués au cours d'une fusillade alors qu'ils tentaient de s'évader.
Source : Reuters, 17 décembre 2004

 

130 militaires US poursuivis ou punis pour abus contre des prisonniers
Selon le Pentagone, 130 militaires US ont été poursuivis ou sanctionnés pour des abus contre de prisonniers en Iraq, en Afghanistan et à guantanamo. Plus de 100 appartiennent à l'armée de terre et le reste aux Marines ou la Navy. 26 soldats de l'armée de terre ont été déférs devant des cours martiales, 46 ont reçu des sanctions non-judicaires ou administratives, 13 ont reçu des blâmes écrits et 17 ont été démis de l'armée. La générale de brigade Janis karpinski a été suspendue en mai dernier du commandement de la 800ème brigade de police militaire en poste à Abou Ghraïb.
18 Marines, tous rattachés à la Première force expéditionnaire basée à Camp Pendelton, près de San Diego, ont été punis pour avoir exercé des sévices contre des prisonniers en Iraq. Sur 27 autres marines identifiés au cours de 12 enquêtes sur des allégations de sévices, 14 ont été déférés aux cours martiales et 4 autres ont reçu des sanctions non-judiciaires ou administratives. un sergent et un major responsables de la mort d'un prisonnier iraquien en juin 2003 ont été condamnés en cour martial en septembre et novembre à Camp Pendelton.
Enfin, 9 membres des troupes d'élite de la Navy, les "Seals", ont été accusés d'abus sur des prisonniers en Iraq. plusieurs membres de l'Équipe Sept des Seals basée à Coronado ont été accusés d'avoir battu à mort un détenu un détenu à ABou Ghraïb en novembre 2003. Un des tortionnaires a reçu une sanction non-judicaire et les autres attendent les conclusions de l'enquête.
Source : AP, 16 décembre 2004

 

À Paris, lourdes peines de prison pour les membres du "groupe de Francfort"
L'attentat contre le marché de Noël de Strasbourg était prévu pour la fin de l'année 2000. Quatre ans plus tard, dix membres du "groupe de Francfort", qui préparait cette attaque, ont été condamnés jeudi par le tribunal correctionnel de Paris à des peines de prison ferme, comprises entre un et dix ans.
Slimane Khalfaoui et Mohamed Bensakria, présentés comme des instigateurs du projet, ont écopé de la peine maximale de dix ans de prison, assortis d'une peine de sûreté de six ans et huit mois. Une interdiction définitive du territoire français a été prononcée contre Mohamed Bensakria.
Rabah Kadri, détenu à Londres depuis son arrestation et jugé en son absence, et Yacine Aknouche ont été condamnés respectivement à six et huit ans d'emprisonnement. Pour Yacine Aknouche, la peine est assortie d'une mesure de sûreté de cinq ans et quatre mois. Kadri est définitivement interdit de séjour en France.
"C'est une preuve supplémentaire que les institutions françaises, et en particulier la justice, sont racistes, anti-arabes et islamophobes", s'est insurgée Me Isabelle Coutant-Peyre, l'avocate de Khalfaoui. "On n'a rien de concret et les débats ont montré que dès le début le tribunal avait rédigé son jugement".
L'avocat d'Aknouche, Me Karim Beylouni, s'est pour sa part étonné du raisonnement du tribunal qui a jugé d'une part que son client "en détention en Allemagne au moment des préparatifs de l'attentat n'a pas pu participer à ceux-ci". Pour estimer ensuite qu'"il est tout à fait probable que si (Aknouche) n'avait pas été incarcéré au moment des préparatifs de l'attentat, il aurait pris part d'une manière ou d'une autre à ceux-ci".
Les six autres prévenus ont été condamnés à des peines entre un an et six ans ferme, notamment pour avoir fourni une aide logistique au groupe qui préparait l'attentat depuis l'Allemagne. Deux d'entre eux ont comparu libre.
Les familles des prévenus, présentes dans la salle, ont vivement réagi après l'énoncé du jugement. Le frère de Slimane Khalfaoui a claqué le porte de la salle d'audience, tandis qu'une femme a dénoncé une justice "gratuite" qui "condamne sans preuves".
Le 19 novembre dernier, le procureur Christophe Tessier avait requis dix ans de prison contre les trois principaux suspects -Slimane Khalfaoui, Mohamed Bensakria et Rabah Kadri- et des peines comprises entre deux et huit années de prison contre les sept autres prévenus.
"L'attentat a été évité d'un cheveu", avait insisté Christophe Tessier rappelant qu'il était programmé pour "avant le 30 décembre 2000", soit quelques jours seulement après le démantèlement du groupe en Allemagne fin décembre.
Le volet allemand du dossier a été jugé début 2003 à Francfort. Quatre hommes arrêtés en décembre 2000 ont écopé de peines allant de dix à douze ans d'emprisonnement.
Les dix hommes jugés à Paris étaient notamment poursuivis pour "association de malfaiteurs en relation avec une entreprise terroriste". Ils ont la possibilité de faire appel de leurs condamnations.
Source : AP, 16 décembre 2004

 

16/12/04 - Seconde phase de l'"évaluation" des détenus de guantanamo
L'armée US a ouvert mardi 14 décembre ses premières audiences visant à déterminer si les détenus de la base de guantanamo considérés comme des "combattants ennemis" peuvent ou non être autorisés à rentrer chez eux, a déclaré un porte-parole du Pentagone.
Ces audiences, qui s'apparentent à des audiences de mise en liberté conditionnelle, marquent le début de la seconde phase du processus d'évaluation des prisonniers de guantanamo.
Ce processus a été dénoncée par de nombreux juristes, par des responsables étrangers et par des organisations de défense des droits de l'homme comme fondamentalement injuste.
Plus de 550 membres présumés de l'organisation Al Qaïda et des milices taliban sont détenus, pour certains depuis trois ans, sur la base militaire américaine de guantanamo, située sur l'île de Cuba. Ils ont pour la plupart été capturés lors de la guerre en Afghanistan.
La Cour suprême US a décidé en juin dernier que ces prisonniers pouvaient contester les conditions de leur détention, qui échappent jusqu'à présent aux standards du droit international.
A la suite de cette décision, le Pentagone a mis en place un processus d'évaluation en deux phases, qui est lui-même contesté devant des tribunaux américains.
Lors de la première phase, des commissions militaires formées de trois officiers US ont eu pour mission d'évaluer si chaque prisonnier méritait son statut de "combattant ennemi".
A ce stade, 493 détenus ont été entendus, et 207 jugements ont été rendus par les commissions. Celles-ci n'ont décidé qu'une seule fois qu'un détenu ne méritait pas d'être considéré comme un "combattant ennemi". Le prisonnier en question, un Pakistanais, a été autorisé en septembre à rentrer chez lui.
"Toutes les évaluations devraient être terminées à la mi-janvier", a déclaré Daryl Borgquist, porte-parole du Pentagone.
Dans le cadre de la seconde phase du processus d'évaluation, d'autres commissions militaires doivent désormais décider si les personnes reconnues comme des "combattants ennemis" constituent une menace.
Elles devront évaluer si ces derniers risquent de reprendre les armes. Borgquist a précisé que, pour se faire leur opinion, elles prendraient en compte des paramètres propres au détenu, comme son âge et son état de santé, et des informations recueillies auprès du prisonnier, de ses co-détenus ou encore de sa famille.
"Le fait qu'ils sont des combattants ne signifie nécessairement pas qu'ils constituent une menace pour les USA", a dit Borgquist.
Les détracteurs du processus amorcé par le Pentagone affirment que la seconde phase présente les mêmes lacunes juridiques que la première. La principale étant le fait que les détenus ne peuvent être aidés d'un avocat et qu'ils ne peuvent avoir accès à toutes les informations concernant leur dossier. Par ailleurs, ils ne peuvent obtenir une aide extérieure.
"Il aurait été bien que ces évaluations soient menées au bon moment et au bon endroit", a déclaré l'avocat de Washington Eugene Fidell. "Elles ont lieu avec trois ans de retard et à 13 000 km du lieu des arrestations. Cette procédure est une comédie".
Source : Reuters, 15 décembre 2004

 

Nouveau document militaire sur les sévices contre des détenus iraquiens
Un document militaire US rendu public mardi fait état de nouveaux sévices pratiqués par des "marines" US contre des détenus iraquiens, comme l'utilisation de la torture à l'électricité ou la mise en scène de simulacres d'exécutions.
Ce document de la Navy daté du 16 juin dresse la liste de dix incidents remontant pour les plus anciens à mai 2003 et concernant des sévices pratiqués contre des Iraquiens. Au total, 24 "marines" sont mis en cause. Le Corps des "marines" précise que 13 militaires ont été traduits en Cour martiale et condamnés à des peines allant jusqu'à 15 mois d'emprisonnement.
Ce document a été rédigé sept semaines après la publication des photos qui ont déclenché le scandale des sévices pratiqués à la prison d'Abou Ghraïb.
Le document a été diffusé par l'Union américaine des libertés civiles (ACLU) qui l'a obtenu grâce au Freedom of Information Act. Dans un email daté du 14 juin, un enquêteur de la Navy affirme que le "nombre de dossiers iraquiens à traiter explose".
"Le département de la Défense a indiqué dès le début qu'il considérait ces sévices aberrants, s'ils existaient", a déclaré Jameel Jaffer, un avocat de l'ACLU. "Nous avons désormais les preuves évidentes que ce n'est pas vrai, que les sévices ont été généralisés et systématiques parce qu'ils étaient le résultat de politiques décidées au Département de la Défense".
Le colonel John Skinner, porte-parole du Pentagone, a déclaré: "Nous n'avons jamais nié que des fautes pouvaient être commises. Mais dans tous les cas, nous menons une enquête pour déterminer les faits et établir les responsabilités."
Le document diffusé évoque notamment un incident survenu en avril dernier à Al Mahmoudia lors duquel des "marines" ont infligé à l'aide d'un transformateur des décharges électriques à un détenu iraquien, notant que ce dernier "dansait lorsqu'il recevait les secousses".
Le Corps des "marines" a annoncé que quatre "marines" avaient été reconnus coupables d'agression, acte de cruauté, mauvais traitement et fausse déclaration. Ils ont été condamnés à des peines allant de 60 jours à 15 mois d'emprisonnement. Un cinquième militaire a reçu des sanctions administratives.
Le document évoque par ailleurs des incidents survenus en juin et juillet 2003 à Adiouaniah.
Des "marines" ont "ordonné à quatre jeunes Iraquiens accusés de pillage de se mettre à genou devant des trous et un pistolet a été entièrement déchargé pour faire croire à une exécution". Des "marines" ont également été accusés d'avoir enfermé des pillards présumés dans un conteneur avant de les asperger à l'aide d'un extincteur.
Trois "marines" ont été inculpés pour sévices contre des prisonniers et manquement au devoir. Tous ont été dégradés. Deux ont été condamnés à 30 jours de travaux forcés.
Source : Reuters, 15 décembre 2004

 

15/12/04 - Azmat Begg : « Mon fils est poussé à la folie »
Azmat Begg a lancé lundi un cri d'alarme sur les ondes de la radio BBC sur le sort de son fils Moazzam, enlevé au pakistan en février 2002 et enfermé depuis lors à l'isolement total à guantanamo. Selon lui, l'isolement total ne peut que rendre fou son fils. Le but de l'opération serait de le rendre incapable de se défendre au cas où il comparaîtrait devant un tribunal.
Source : The News, 14 décembre 2004

 

Washington reconnaît huit décès dans des prisons US en Afghanistan

L'un des cas évoqués par Human Rights Watch pour 2004 concerne notamment Sher Mohammad, décédé alors qu'il était détenu sur la base américaine de Salerno. L'armée avait reconnu cette mort mais indiqué que l'autopsie ne faisait pas état de blessures ni d'agressions.

Le Pentagone a admis, lundi 13 décembre, que huit personnes étaient décédées dans des prisons américaines en Afghanistan depuis la chute du régime taliban dans ce pays.
Cette reconnaissance du ministère américain de la défense intervient alors que l'organisation de défense des droits humains Human Rights Watch (HRW) a adressé une lettre ouverte au secrétaire à la défense, Donald Rumsfeld, demandant aux Etats-Unis "de faire preuve de transparence sur les crimes commis par les forces américaines en Afghanistan".
Des enquêtes sont encore ouvertes pour déterminer les causes d'au moins trois décès, a indiqué Chris Grey, porte-parole du commandement d'enquêtes criminelles de l'armée américaine (CID).
HRW a affirmé avoir identifié trois morts suspectes remontant à septembre 2004, mars 2003 et 2002. Dans un précédent rapport, elle avait dénoncé trois autres décès.


Affaires classées

Le cas évoqué par HRW pour 2004 concerne Sher Mohammad, décédé alors qu'il était détenu sur la base américaine de Salerno, dans la province de Khost (sud-est). Ce décès avait été rapporté par les autorités locales. Il s'agissait de la quatrième affaire répertoriée. L'armée américaine avait reconnu cette mort mais indiqué que l'autopsie ne faisait pas état de blessures ou d'agressions.
En mars 2003, ajoute HRW, Jamal Naseer, un soldat de l'armée régulière afghane capturé par erreur, a également péri à Gardez, dans l'est du pays. Selon HRW, une enquête de l'armée a été ouverte en mars 2004 mais l'organisation affirme n'avoir pas connaissance de poursuites.
Concernant le décès remontant à l'année 2002, HRW affirme disposer de documents internes au département de la défense américain, faisant état de l'ouverture d'une enquête notamment pour "meurtre" et "obstruction à la justice".
Toujours d'après ces documents, l'affaire a ensuite été classée, après prise de "mesures disciplinaires" dont HRW n'a pas trace.
Source : Le Monde avec AFP, 14 décembre 2004

 

3 Algériens et 1 Marocain arrêtés en Espagne
La police espagnole a interpellé mardi quatre personnes dans le cadre d'une enquête sur les cellules islamistes en Espagne, ont annoncé les autorités.
Les suspects, trois Algériens et un Marocain, ont été interpellés tôt mardi à Victoria et Teruel dans le nord de l'Espagne ainsi qu'à Madrid, a précisé un porte-parole de la police.
Le Marocain, identifié comme étant Khalid Zeimi Pardo, 27 ans, est soupçonné d'avoir des liens avec un autre Marocain en fuite, Amer el Azizi, recherché dans l'enquête sur les attentats du 11 mars dernier à Madrid.
Les autorités espagnoles estiment qu'Azizi a servi d'intermédiaire entre les cellules espagnoles composées essentiellement d'immigrés nord-africains et Al Qaïda, le réseau terroriste d'Oussama ben Laden.
Au total, 17 personnes marocaines pour la plupart, sont écrouées en Espagne pour les attentats de Madrid qui ont fait 191 morts et plus de 1.800 blessés.
L'arrestation des trois Algériens intervient, elle, dans le cadre d'une enquête sur une cellule islamiste soupçonnée d'avoir préparé un attentat contre le service antiterroriste espagnol.
Pour l'heure, 33 personnes, Marocaines et Algériennes, ont été inculpées et écrouées depuis la fin octobre dans le cadre d'une enquête sur un attentat-suicide qui devait lancer un camion bourré de 500 kilos d'explosif sur l'Audience nationale à Madrid, la plus haute autorité judiciaire espagnole.
Source : AP, 14 décembre 2004

 

Un enseignant musulman algérien arrêté au Kenya
Ahmed Mohammed Haji, 50 ans, enseignant au Centre islamique du Tawhid, dans le distrcit de Kwale, sur la côte kényane, a été arrêté le 7 décembre par la police antiterroriste kényane. il serait suspecté de liens avec des groupes teroristes. Arrivé au Kenya il y a dix ans, Haji, qui a épousé une femme kényane, dirige l'école musulmane de Waa, qui compte 250 élèves.
Source : www.news24.com, 14 décembre 2004

 

 

14/12/04 - Rififi à Kamunting
Kamunting est un camp de détention situé dans l'État de Perak, au nord de la Malaysie, où sont détenus 80 suspects de terrorisme depuis 3 ans, sans inculpation, en application de la Loi de sécurité interne. Mercredi 8 décembre, des affrontements ont eu lieu entre détenus et gardiens au cours d'une opération de fouilles à la recherche d'une cache d'"armes" bricolées par les détenus. Au cours des affrontements, 12 détenues - 4 Malaysiens, 6 Indonésiens et 2 Philippins - ont été blessés, ainsi que 18 gardiens. Samedi 11 décembre, Hamdan Adnan et 3 autres membres de la Commission nationale des droits humains (Suhakam) ont effectué une visite de 4 heures au camp pour enquêter sur les allégations de violences contre les détenus. Adnan a déclaré à l'issue de sa visite que les détenus devaient être soit inculpés soit remis en liberté.
Source : Manila Times, 13 décembre 2004

 

13/12/04 - Le Pentagone "enquête" sur les abus à quantanamo
Le Pentagone a déclaré vendredi qu'une enquête est en cours sur les allégations d'abus formulées par un prisonnier australien de la base de Guantanamo, alors qu'un sénateur US a demandé au secrétaire US de la Défense, Donald Rumsfeld, de s'expliquer sur les abus.
Dans une déclaration écrite sous serment rendue publique jeudi, le détenu australien David Hicks a rapporté que des prisonniers détenus sur la base US de guantanamo à Cuba ont été frappés, terrorisés par des chiens d'attaque et forcés de prendre des médicaments.
David Hicks, 29 ans, est l'un des premiers prisonniers à arriver dans la base en janvier 2002. Il fait partie des quatre détenus à avoir été officiellement inculpés, sur 550 prisonniers que les USA accusent de liens avec l'ancien régime fondamentaliste des talibans en Afghanistan ou le réseau terroriste Al-Qaïda. Il doit comparaître en mars devant une commission militaire.
Vendredi, un porte-parole du Pentagone, le major Michael Shavers, a déclaré qu'une investigation était en cours sur les allégations d'abus de David Hicks.
De son côté, le sénateur démocrate du Nouveau-Mexique, Jeff Bingaman, a appelé Donald Rumsfeld à s'expliquer sur des informations selon lesquelles l'administration US aurait tenté de faire taire les allégations d'abus dans les camps de détention US en Afghanistan, en Iraq et à guantanamo.
Plusieurs documents publiés cette semaine montrent que des agents du FBI envoyés à guantanamo avaient averti le gouvernement au sujet des abus et des mauvais traitements subis par les détenus dès le début de leur incarcération en 2002, soit plus d'un an avant le scandale de la prison d'Abou Ghraïb en Iraq.
Une lettre, écrite par un haut responsable du département de Justice et obtenue par l'Associated Press, suggère que le Pentagone n'a pas réagi malgré les plaintes du FBI.
D'autres documents obtenus par l'Union américaine des droits civils (ACLU) montrent qu'un groupe des opérations spéciales en Irak a même cherché à faire taire le personnel des services de renseignements de la Défense qui pouvaient avoir assisté à des abus lors des interrogatoires des prisonniers.
Source : Reuters, 11 décembre 2004

 

Vers une prison permanente à guantanamo
Le Pentagone envisage la construction d'une nouvelle prison permanente à guantanamo pour remplacer les installations "provisoires" dans lesquelles les 550 détenus sont enfermés depuis 35 mois. Baptisée ""Camp 6", cette prison en ciment devrait pouvoir héberger 200 détenus et coûter 25 millions de $. Selon un porte-parole du Pentagone, il ne s'agit pour le moment que d'une "proposition" et aucune adjudication n'a encore été lancée. D'autre part, le Pentagone a demandé au Congrès des financements pour créer une unité de gardiennage de 324 militaires pour remplacer les personnels actuellement en fonction au camp, dont la plupart sont des réservistes de divers corps, dont la Garde nationale.
Source : The Miami Herald, 9 décembre 2004

 

Deux nouveaux détenus du "guantanamo britannique" transférés en psychiatrie
Les douze détenus musulmans du "guantanamo britannique" - la prison de Belmarsh - sont menacés de folie. Ainsi, deux nouveaux détenus, des Maghrébins d'une trentaine d'années, viennent d'être transférés dans l'hôpital péntentiaire psychiatrique de Broadmoor, où se trouvaient déjà deux détenus. Selon l'avocate gareth pierce, qui a révélé ce transfert, « Les deux hommes ont atteint à Belmarsh des conditions où leur vie est en danger et ont été poussés à des troubles mentaux graves. »
Source : The Independent, 12 décembre 2004

 

Téhéran reconnaît pour la première fois avoir condamné des Iraniens liés à Al Qaïda
L'Iran a reconnu dimanche pour la première fois que plusieurs ressortissants iraniens avaient été condamnés pour leur soutien au réseau Al Qaïda, précisant cependant qu'ils étaient moins de cinq.
"Quelques Iraniens pro-Al Qaïda ont été jugés et condamnés", a déclaré le porte-parole du ministère des Affaires étrangères Hamid Reza Asefi lors de son point de presse hebdomadaire. Leur nombre est "inférieur aux doigts de la main", a-t-il ajouté, dans des propos rapportés par l'agence de presse officielle iranienne.
Hamid Reza Asefi n'a fourni aucune autre précision, ni sur la date des procès ou condamnations, les sentences infligées, ou la nature de leurs relations avec le réseau d'Oussama Ben Laden.
Les USA ont à maintes reprises accusé l'Iran d'héberger des terroristes d'Al Qaïda, ce que le gouvernement de Téhéran dément. Selon des responsables US de la lutte anti-terroriste, des "durs" du régime iranien pourraient même avoir développé des relations de travail avec de hauts responsables d'Al Qaïda ayant fui l'Afghanistan pour l'Iran après la chute des talibans.
Quant aux cas de ressortissants étrangers en Iran ayant des liens présumés avec Al Qaïda, ils sont toujours en cours d'investigation, et aucune date n'a été fixée pour un quelconque procès, a ajouté M. Asefi, toujours cité par IRNA.
Téhéran affirme collaborer pleinement à la lutte contre Al Qaïda. L'année dernière, le régime a annoncé détenir un nombre important de membres du réseau, dont plusieurs d'importance, et avoir remis plus de 500 suspects, principalement saoudiens, à leurs pays respectifs.
Téhéran, qui n'a pas d'accord d'extradition avec les USA, a fait savoir que l'Iran jugerait les membres présumés d'Al Qaïda non réclamés par un autre pays, ainsi que ceux accusés de crimes commis en Iran.
Source : AP, 12 décembre 2004

 

Le chef présumé des ravisseurs présumés des 3 employés de l'ONU en Afghanistan arrêté au Pakistan
Les forces de sécurité pakistanaises ont arrêté le chef présumé d'un groupe islamique soupçonné d'avoir participé en octobre dernier à l'enlèvement de trois employés des Nations unies en Afghanistan, a-t-on appris samedi de source officielle.
Syed Akbar Agha, présenté comme chef du Jaish-al Muslimeen (Armée des musulmans), a été capturé cette semaine dans la ville de Quetta, dans le sud-ouest du pays, a précisé à l'Associated Press le ministre pakistanais de l'Information Sheikh Rashid Ahmed.
Des hommes armés avaient enlevé la ressortissante irlandaise Annetta Flanigan, le diplomate philippin Angelito Nayan et le Kosovar Shqipe Hebibi le 28 octobre. Ils ont été libérés à Kaboul le 23 novembre et ont pu regagner leur domicile.
Agha, qui avait utilisé un téléphone portable pour revendiquer la responsabilité de cet enlèvement auprès de certains médias, était activement recherché.
Source : AP, 11 décembre 2004