28/12/04 - À
Rabat, le procès d’Abdallah Tabarak renvoyé
au 3 janvier
Abdallah Tabarak, un Marocain de 49 ans, soupçonné
d'avoir été un garde du corps d'Oussama Ben Laden,
a comparu libre lundi devant la chambre criminelle de la cour d'appel
de Rabat.
Tabarak fait partie d'un groupe de cinq Marocains transférés
en août dernier de guantanamo vers le Maroc. Interpellés
fin 2001 en Afghanistan, les cinq hommes, tous barbus et affichant
leurs convictions religieuses, comparaissent notamment pour "appartenance
à une bande criminelle en relation avec une entreprise terroriste"
et "atteinte à la sûreté de l'Etat".
Ils encourent théoriquement la peine de mort, qui n'est plus
exécutée au Maroc depuis 1993.
A l'issue d'une audience d'une heure, placée sous haute surveillance
policière, le procès a été renvoyé
au 3 janvier.
Souriant, vêtu d'une djellabah bleue et coiffé d'un
kemis (calotte traditionnelle marocaine portés par les plus
religieux), Tabarak a caressé sa barbe en écoutant
ses avocats plaider la remise en liberté de deux de ses complices
présumés, lors d'une audience de procédure.
Présenté par les enquêteurs US et marocains
comme "un proche de Ben Laden", Tabarak aurait couvert
la fuite du chef d'Al Qaïda. Selon le journal US Washington
Post, Tabarak aurait leurré les forces US en utilisant le
téléphone satellite de Ben Laden, parti lui dans une
direction opposée.
Le suspect avait été remis en liberté provisoire
à la surprise générale lors d'une première
audience, le 20 décembre. Depuis, "il vit chez sa mère
dans le quartier de Sebatat à Casablanca", a expliqué
son avocat, Me Abdelfettah Zarach.
"La cour a eu raison de remettre mon client en liberté",
a-t-il ajouté: "il n'a aucun lien avec Ben Laden et
il n'a jamais été son garde du corps". Anglophone
et francophone, Tabarak, ancien receveur des transports publics
de Casablanca, a voyagé en Arabie saoudite, au Soudan, au
Pakistan, pour finalement s'établir en Afghanistan où
il affirme avoir donné des cours de théologie islamique.
De petite carrure, en apparence difficilement compatible avec un
travail de protection rapprochée, Abdallah Tabarak est père
de huit enfants "qui vivent toujours avec leur mère
en Afghanistan" a affirmé Me Zarach.
"Les liens personnels de Tabarak avec Ben Laden sont clairement
établis, il les a lui-même reconnus lors de sa détention
à guantanamo", a en revanche déclaré à
l'AP une source proche de l'enquête.
Les quatre autres prévenus sont Mohamed Ouzar, Redouane Chekkouri
(tous deux également remis en liberté), Brahim Benchekroun
et Mohamed Mazzouz, détenus. Ils sont également soupçonnés
de liens directs avec certains membres du Groupe islamique des combattants
marocains (GICM) à qui la justice espagnole impute l'organisation
des attentats du 11 mars dernier à Madrid.
Source : AP, 27 décembre 2004
2
nouveaux Marocains accusés en Espagne
Le juge d'instruction espagnol Fernando Andreu a accusé deux
Marocains, Majid Bakkali et Mohamed Douha, d'appartenance à
une organisation terroriste et de projet d'achat d'explosifs destinés
à la préparation d'un attentat en Espagne ou au Maroc,
a-t-on appris lundi de source judiciaire.
Les deux hommes ont été arrêtés dans le
nord-est de l'Espagne mercredi. Ils n'ont pas été officiellement
inculpés mais leur mise en accusation suggère que la
justice dispose d'éléments solides contre eux. Un troisième
Marocain détenu avec eux a été remis en liberté.
Selon le ministère de l'Intérieur, la police surveillait
le groupe depuis septembre, lorsqu'il était entré en
contact avec un intermédiaire présumé dans un
pays d'Europe centrale pour acheter des explosifs.
Majid Bakkali et Mohamed Douha ont reconnu avoir rencontré
un Tchèque pour affaires mais nient appartenir à une
organisation terroriste ou avoir préparé des attentats,
d'après la même source.
Des dizaines d'islamistes radicaux présumés ont été
arrêtés en Espagne depuis les attentats du 11 septembre
2001 aux USA et ceux du 11 mars dernier à Madrid, qui ont fait
191 morts et plus de 1.800 blessés.
Source : AP, 27 décembre 2004
25/12/04
- Ottawa fait le black-out sur l’affaire Maher Arar
Le gouvernement fédéral canadien a été
sévèrement critiqué par le juge Dennis O’Connor,
qui dirige l’enquête publique sur l’affaire Maher
Arar, pour avoir publié un résumé presque entièrement
noirci (censuré) des témoignages de neuf membres des
services de renseignement canadiens devant la commission d’enquête.
Dans le communiqué ci-dessous, la Ligue des droits et libertés
demande la divulgation des faits
La Ligue des droits et libertés dénonce le fait qu’un
premier résumé, rédigé par la Commission,
qui devait permettre au public de mieux comprendre les enjeux débattus
lors des audiences à huis-clos, a été grossièrement
expurgé par les avocats du gouvernement fédéral.
Ce matin, la Commission devait rendre public un résumé
de 10 pages de la preuve présentée à huis-clos.
La Ligue des droits et libertés presse le gouvernement fédéral
de rendre publique les éléments de preuve reliés
à l’affaire Arar afin que le public sache véritablement
ce qui est advenu à ce citoyen canadien qui a été
déporté vers la Syrie pour y être interrogé
et torturé. Le gouvernement fédéral doit cesser
son obstruction systématique, via ses avocats, au bon déroulement
de l’enquête publique de la Commission d’enquête
sur les actions des responsables canadiens relativement à Maher
Arar.
La Commission tient des audiences à huis-clos depuis juillet
dernier suite aux objections répétées des avocats
du gouvernement prétextant la protection de la sécurité
nationale. En réalité, le comportement du Procureur
général du Canada consiste en une stratégie d’obstruction
au déroulement normal d’une commission d’enquête
publique. Les services secrets ont un intérêt évident
à cacher leur responsabilité dans cette affaire.
La Ligue des droits et libertés est consternée de constater
que le gouvernement n’accepte pas que les réponses complètes
données par le SCRS [Service canadien du renseignement de sécurité]
et la GRC [gendarmerie royale du Canada] soient incluses dans le résumé
expurgé. Nous trouvons inacceptable que le gouvernement retienne
la divulgation d’informations qui pourraient être favorables
à Maher Arar.
Pourtant, de l’avis du Juge O’Connor, ce résumé
minimaliste des faits ne porte pas préjudice à la sécurité
nationale. En agissant ainsi, non seulement le gouvernement renie-t-il
sa décision de tenir une commission d’enquête publique
mais de plus, il sape la crédibilité de la Commission.
La Ligue des droits et libertés enjoint le gouvernement fédéral,
particulièrement madame Anne McLellan (Sécurité
publique) et monsieur Geoff Regan (Procureur général
désigné), à accorder une coopération complète
et immédiate à l’enquête. De même,
monsieur Paul Martin [Premier ministre] devra assumer la responsabilité
ultime de cette tentative de camouflage. Ce gouvernement, qui a ordonné
la tenue d’une enquête publique, se doit maintenant d’en
garantir la transparence.
Pour tout renseignement : Denis Barrette, avocat conseil pour la Ligue
des droits et libertés et la Coalition pour la surveillance
internationale des libertés civiles
Téléphone : (514) 258-3945, courriel : dbarrette@vif.com
Source : Ligue des droits et libertés, Montréal, 20
décembre 2004
23/12/04
- De nouveaux cas de mauvais traitements infligés à
des prisonniers iraquiens
Des documents internes de l'armée américaine dévoilent
de nouveaux cas de mauvais traitements infligés par des soldats
à des prisonniers irakiens. Ils font notamment état
de la mort d'un détenu dans des circonstances suspectes et
de vols d'argent lors de fouilles de maisons.
Ces rapports d'enquête, longs de plusieurs centaines de pages,
ont été obtenus par l'Union américaine des droits
civils (ACLU) en vertu de la loi américaine sur la liberté
de l'information.
L'un d'entre eux affirme qu'un soldat américain a abattu en
septembre 2003 un prisonnier irakien à Takrit (nord de l'Irak)
qui, selon lui, tentait de s'enfuir. L'enquête a montré
que le militaire n'avait pas procédé aux sommations
d'usage. Il a été dégradé mais pas inquiété
pénalement.
Dans un autre cas, un soldat a menacé de tuer un détenu
lors d'un interrogatoire s'il ne coopérait pas. Selon les enquêteurs
militaire, ce genre de pratiques peuvent être considérées
comme une violation des conventions de Genève, mais l'ACLU
n'a découvert aucune trace de poursuites à l'encontre
du soldat concerné.
Enfin, des enquêteurs militaires affirment qu'un soldat s'est
tiré délibérément une balle dans le pied
gauche en mai 2003 après avoir fouillé les maisons d'insurgés
irakiens. Selon eux, le soldat en question avait volé 180.000
dinars irakiens et s'était volontairement tiré dans
le pied lorsqu'il a appris qu'une procédure disciplinaire serait
engagée contre lui. L'argent a ensuite été découvert
dans son gilet par-balles et rendu aux Irakiens.
Ces nouvelles révélations font suite à d'autres
informations, dévoilées la semaine dernière,
selon lesquelles des agents du FBI ont infligé des sévices
à des prisonniers de Guantanamo (Cuba).
Le président américain George W. Bush exige que des
enquêtes approfondies soient menées pour faire la lumière
sur ces affaires, a affirmé mardi un porte-parole de la Maison
Blanche. "Des gens doivent être tenus responsables et traînés
en justice s'ils sont impliqués dans des méfaits et
des mesures de punition et de prévention doivent être
mises en place pour empêcher que cela ne se reproduise",
a déclaré Scott McClellan.
Source : AP, 22 décembre 2004
Le
scandale des abus sur des prisonniers rebondit à guantanamo
Après la prison d'Abou Ghraib en Irak, les conditions de détention
des prisonniers étrangers par l'armée américaine
sont à nouveau dénoncées avec la révélation
d'abus sur la base militaire de Guantanamo (Cuba).
Un détenu laissé sur le sol, en position foetale, pendant
plus de 24 heures sans manger ni boire est l'un des exemples décrits
par les nouveaux documents divulgués lundi par la plus grande
organisation de défense des libertés individuelles aux
Etats-Unis, l'ACLU.
Ces témoignages proviennent de messages électroniques
envoyés par des agents du FBI, la police fédérale,
à leur hiérarchie dans lesquels ils témoignent
de ce qu'ils ont vu et constaté à Guantanamo.
"Le président (George W. Bush) souhaite que toutes les
accusations de tortures soient prises au sérieux, qu'une enquête
complète soit menée et que des mesures soient prises
pour s'assurer que tels abus ne se reproduisent pas", a dit le
porte-parole de la Maison Blanche Scott McClellan au cours de son
point de presse quotidien.
Il a indiqué que si des personnes s'étaient mal comportées,
elles devaient être traduites en justice.
L'ACLU a obtenu auprès d'un tribunal fédéral
la divulgation de ces courriels, écrits en 2003 et 2004, en
vertu de la loi sur la liberté de l'information.
Dans l'un des e-mails, adressé en août au directeur du
FBI, Robert Mueller, un agent de la police raconte avoir vu un détenu
"laissé dans une pièce non ventilée, à
une température probablement bien supérieure à
35 degrés". Il était "quasiment inconscient
sur le sol, un tas de cheveux à côté. Il s'était
apparemment arraché sa propre chevelure durant la nuit",
témoigne l'agent, dont l'identité a été
gommée.
En plus des abus et actes humiliants, les messages mettent en cause
l'attitude des enquêteurs militaires. Selon l'un d'entre eux,
des enquêteurs du département de la Défense (DoD)
se sont fait passer auprès de détenus pour des agents
du FBI, jugés mieux disposés. Ainsi, "si le détenu
est relâché ou si son cas est révélé,
les enquêteurs de la Défense ne seront pas tenus responsables
car ces techniques auront été mises en oeuvre par des
agents du FBI", témoigne-t-il.
"Les méthodes adoptées par le Pentagone sont illégales,
amorales et contre-productives", a réagi Jameel Jaffer,
un avocat de l'ACLU, en jugeant "incroyable" que de telles
méthodes aient pu être approuvées aux plus hauts
niveaux de l'Etat.
Ces révélations interviennent dans un contexte délicat
pour le secrétaire à la Défense, Donald Rumsfeld,
critiqué ces dernières semaines par des parlementaires
et dont une majorité d'Américains souhaitent désormais
le départ, selon deux sondages publiés lundi.
Les conditions de détention des quelque 550 prisonniers de
Guantanamo, qui sont soupçonnés de liens présumés
avec Al-Qaïda ou les talibans d'Afghanistan, restent entourées
du plus grand secret.
Elles sont cependant régulièrement critiquées
par les associations de défense de droits de l'Homme. Fin novembre,
le New York Times avait ainsi dévoilé un rapport confidentiel
du Comité international de la Croix Rouge (CICR) dénonçant
un "système intentionnellement cruel et de traitements
dégradants", notamment par l'utilisation "d'actes
humiliants" à l'encontre de détenus ou leur mise
"en isolement".
Le Pentagone a démenti toute maltraitance ou torture à
Guantanamo et précisé que chaque cas soulevé
faisait l'objet d'une enquête.
Il a également attribué la responsabilité des
abus commis dans les prisons militaires, notamment celle d'Abou Ghraib
en Irak, à un petit nombre de soldats américains n'ayant
pas respecté les directives.
L'ACLU, qui indique avoir déjà reçu plus de 9.000
documents de différentes administrations américaines,
cherche désormais à en obtenir de l'Agence Centrale
du Renseignement (CIA), qui aurait disposé d'un centre de détention,
jusqu'à présent inconnu, à Guantanamo, selon
le Washington Post.
Source : AFP, 21 décembre 2004
Attentats
du 11 mars en Espagne: nouvelles mises en détention
Le chef présumé d'une cellule terroriste démantelée
vendredi en Espagne, Hassan el Haski, a été placé
en détention provisoire mardi pour sa participation présumée
aux attentats du 11 mars à Madrid, par le juge Juan del Olmo,
a-t-on appris de source judiciaire.
Ce marocain de 41 ans s'est vu signifier dans la soirée un
second mandat de dépôt par un autre juge madrilène,
Baltazar Garzon, pour appartenance présumée au Groupe
islamique des combattants du Maroc (GICM), impliqué dans les
attentats de mai 2003 à Casablanca (45 morts) et lié
à Al Qaïda.
Le juge Baltazar Garzon a également placé en détention
provisoire un imam marocain, Abdallah Mourib, interpellé en
même temps que el Haski sur l'île de Lanzarote, dans l'archipel
espagnol de Canaries.
Deux autres Marocains interpellés lors de la même opération
de police ont été laissés en liberté par
le magistrat, fautes de charges suffisantes.
El Haski "serait intervenu dans la conception, la préparation
et aurait contribué de manière active à la réalisation
des attentats", qui ont fait 191 morts et 1.900 blessés
le 11 mars dernier à Madrid, selon l'acte de placement en détention
du juge del Olmo dont l'AFP a obtenu copie.
Il a été mis en cause par trois membres du GICM aujourd'hui
détenus en France, selon ce procès verbal.
El Haski a quitté l'Espagne quelques jours avant les attentats
de Madrid pour la France où il a été accueilli
par ces suspects quelques jours avant de se rendre probablement en
Belgique.
L'un de ces suspects, Attila Turk, qui reconnaît son appartenance
au GICM l'a décrit "comme responsable des attentats de
Madrid et Casablanca".
El Haski lui aurait confié que c'était "son groupe
de Marocains en Espagne qui avaient fait le coup" de Madrid.
Devant le juge del Olmo, El Haski a nié toute participation
à des attentats et à un groupe terroriste.
Mais dans la soirée, devant le juge Garzon, il a reconnu avoir
tenu une réunion en mars à Mantes-la-Jolie, près
de Paris, avec les trois suspects qui l'ont mis en cause, Bachir Ghoumid,
Attila Turk et Fouad Charouali, selon le procès verbal rédigé
par ce magistrat.
Selon le juge Garzon, "El Haski occupe un poste important dans
la structure du GICM" depuis les arrestations de certains de
ses cadres en Belgique, en mars et juillet 2004, et en France, les
4 et 5 avril 2004.
Son rôle dans la mouvance islamiste européenne a été
signalé par la Direction de la surveillance du territoire (DST,
contre-espionnage français) aux autorités belges qui
l'ont ensuite localisé en Espagne, avait indiqué lundi
à l'AFP une source policière française.
Le juge Garzon ne l'a toutefois pas impliqué directement dans
les attentats de Casablanca ni dans l'assassinat du cinéaste
néerlandais Theo Van Gogh, le 2 novembre à Amsterdam,
comme l'avait suggéré ces derniers jours la presse espagnole.
L'implication du GICM dans l'assassinat du cinéaste et polémiste
néerlandais est "une hypothèse de travail"
en l'état des investigations menées en Europe, a indiqué
lundi à l'AFP une source judiciaire française.
Ce mouvement a été créé dans les années
1990 par d'anciens marocains engagés dans la guerre sainte
contre les troupes soviétiques en Afghanistan.
Selon les juges espagnols, el Haski tentait de créer une nouvelle
structure logistique du GICM dans l'archipel des Canaries (ouest de
la côte atlantique du Maroc), jugé plus sûr après
les coups de filets policiers menés en Europe.
Dix-neuf personnes sont désormais détenues en Espagne
pour les attentats de Madrid. Sept autres suspects se sont donné
la mort le 3 avril près de Madrid et au moins six autres sont
recherchés.
Source : AFP, 21 décembre 2004
La
police espagnole démantèle une cellule islamiste qui
cherchait à acheter des explosifs
La police espagnole a démantelé une cellule islamiste
qui cherchait à acheter des explosifs en vue d'un attentat
en Espagne, a annoncé le ministère de l'Intérieur,
mercredi.
Trois Marocains, identifiés comme étant Majid Bakkali,
Mohamed Douha et Abdelkader Farhaoui, ont été arrêtés
dans différentes villes de la Catalogne, dans le nord-est de
l'Espagne.
Les trois hommes appartenaient à une cellule islamiste "qui
était engagé dans différentes activités
conduisant à l'achat d'explosifs, avec pour objectif des attentats
terroristes dans notre pays", précise le communiqué
du ministère de l'Intérieur qui ajoute sans plus de
détails que les suspects cherchaient également à
obtenir des explosifs à l'étranger.
Des perquisitions sont en cours au domicile des suspects, dans une
boutique de téléphone et une boucherie musulmane.
Au début du mois, l'Espagne avait en accord avec l'Italie et
la France d'échanger des renseignements sur les vols d'explosifs.
Les autorités espagnoles pensent que la dynamite qui a servi
dans les attentats de Madrid le 11 mars dernier avait été
volée dans des mines espagnoles. Ces attentats qui avaient
fait 191 morts ont été attribués aux islamistes
dont les autorités espagnoles pensent qu'ils ont pu obtenir
les explosifs en échange d'argent et de haschisch.
Source : AP, 22 décembre 2004
De
sa prison, Abou Hamza Al Masry réclame ses allocations
L’imam radical Abou Hamza, actuellement détenu en Grande-Bretagne
pour incitation au meurtre, va poursuivre l’Administration britannique
pour le non-versement d’allocations d’un montant de plusieurs
milliers de livres, a rapporté hier le quotidien Sun. Abou
Hamza, dont le procès doit commencer en janvier prochain, affirme
avoir été privé d’allocations d’une
valeur de 200 livres (290 euros) par semaine pendant près de
trois ans, indique le journal. Sa famille reçoit toutefois
déjà des allocations de plus de 1 000 livres par semaine,
précise le quotidien.
L’ancien imam londonien, détenu aux frais du contribuable
britannique, a sa propre infirmière et s’est même
vu offrir un nouveau crochet d’une valeur de 5 000 livres, qu’il
porte à la main droite, selon la même source. Le religieux
affirme avoir perdu ses deux mains – il n’a également
plus qu’un moignon à la main gauche – et un œil
en Afghanistan dans l’explosion d’une mine soviétique,
pendant le « jihad » contre l’Armée rouge.
Abou Hamza, 47 ans, un Britannique d’origine égyptienne,
a été inculpé en octobre dernier d’incitation
au meurtre et risque la prison à vie.
Source : L’Orient-Le Jour, 22 décembre 2004
22/12/04
- L'armée ordonne la libération d'un détenu de
guantanamo
Un prisonnier détenu à guantanamo sera bientôt
remis en liberté et renvoyé dans son pays, un tribunal
militaire ayant estimé qu'il avait été injustement
considéré comme un combattant ennemi des USA, a annoncé
lundi un responsable du Pentagone. C'est le deuxième cas de
ce type.
Le secrétaire à la Marine Gordon England a refusé
de livrer l'identité de l'homme et sa nationalité ainsi
que les circonstances de sa capture. Le ministère de la Défense
a été informé de la décision et prendra
les dispositions pour le renvoyer chez lui.
Le détenu sera le deuxième à retrouver la liberté
dans le cadre du processus militaire lancé après que
la Cour suprême eût autorisé cet été
les prisonniers de Guantanamo à contester leur détention
devant la justice américaine.
Source : AP, 20 décembre 2004
Des
enquêteurs du Pentagone se sont faits passer pour des agents
du FBI
Des enquêteurs du Pentagone se sont fait passer pour des agents
du FBI à la prison de Guantanamo afin de ne pas être
tenus pour responsables d'actes de torture à l'encontre d'un
détenu, montrent des e-mails du FBI divulgués lundi
par l'union américaine des libertés civiles (ACLU).
Dans un autre courrier électronique du FBI, il est écrit
que le président George Bush a émis un "executive
order" autorisant l'emploi d'une série de méthodes
"dures" dans les interrogatoires. La Maison blanche a démenti
l'existence de cette directive.
L'ACLU a obtenu ces documents en vertu de la loi sur la liberté
de l'information.
Dans une série d'e-mails envoyés de décembre
2003 à janvier 2004, des responsables du FBI se plaignent que
des enquêteurs du DOD (département de la défense)
se soient fait passer pour des agents spéciaux du FBI (Federal
Bureau of Investigation).
"Ces tactiques n'ont fourni aucun renseignement susceptible de
neutraliser une menace" et "ces techniques ont annihilé
toute chance de poursuivre ce détenu", peut-on lire dans
un message daté du 5 décembre 2003.
"Si ce détenu est relâché un jour, ou si
son histoire est rendue publique, les enquêteurs du DOD ne seront
pas tenus pour responsables car ces techniques de torture ont été
officiellement mises en oeuvre par des enquêteurs du FBI."
La dissimulation a été "approuvée"
par le secrétaire adjoint à la Défense Paul Wolfowitz,
affirme un e-mail du 21 janvier 2004. Interrogé à ce
sujet, le porte-parole du Pentagone Bryan Whitman a assuré
que Wolfowitz n'approuvait pas les techniques d'interrogation en cause.
Un e-mail du 22 mai 2004 envoyé par un agent du FBI en Iraq
à sa hiérarchie, fait par ailleurs allusion à
plusieurs reprises à un "executive order" signé
par George Bush et cite certaines des méthodes autorisées
par ce décret.
Parmi elles figurent la privation de sommeil ou la privation sensorielle
par le port de cagoules.
Un haut responsable de l'administration Bush a déclaré
que l'agent du FBI s'était mépris sur l'existence d'un
tel décret. "Aucun décret de la sorte n'existe
et n'a jamais existé. C'est le département de la Défense
qui détermine les méthodes d'interrogation des détenus
militaires dans le conflit iraquien", a-t-il dit sous le sceau
de l'anonymat.
Les noms figurant sur les e-mails ont été masqués
pour la plupart.
Une note "urgente" datée du 25 juin et adressée
au directeur du FBI fournit des descriptions "d'abus physiques
graves à l'encontre de détenus civils", tels que
strangulation et passages à tabac. Elle mentionne le fait que
ces abus sont "couverts" par la hiérarchie.
Jameel Jaffer, un avocat de l'ACLU, estime que ces documents prouvent
que les abus commis par des soldats US à l'encontre des prisonniers
sont "le résultat de politiques adoptées aux plus
hauts niveaux du gouvernement", ce que ce dernier dément.
Source : Reuters, 21 décembre 2004
Un
avocat commis d'office dénonce les lois antiterroristes britanniques
Un avocat commis d'office à la défense de personnes
incarcérées en Grande-Bretagne sans jugement préalable
a renoncé hier à poursuivre sa tâche, estimant
que les droits élémentaires de ses clients n'étaient
pas respectés. Ian McDonald, qui faisait partie d'une équipe
d'avocats nommés par le gouvernement pour assurer la défense
de musulmans soupçonnés d'être liés à
une entreprise terroriste, s'est justifié en disant que les
lois antiterroristes britanniques allaient à l'encontre de
sa conscience.
Jeudi dernier, la Chambre des lords a jugé que les pouvoirs
attribués au gouvernement dans le cadre de ces lois représentaient
une violation des droits de l'homme. Peu après les attentats
du 11 septembre 2001 aux États-Unis, la Grande-Bretagne avait
déclaré l'état d'urgence, qui, selon le gouvernement
de Tony Blair, suspendait de facto le droit à un procès
équitable garanti par le droit européen.
Source : L'Orient-Le Jour, 21 décembre 2004
Nouveau
report du procès des cinq Marocains de guantanamo à
Rabat
La chambre criminelle de la cour d'appel de Rabat a décidé
lundi de reporter au 27 décembre le procès des cinq
Marocains détenus pendant plus de deux ans à guantanamo.
A la demande des avocats, elle a accepté une remise en liberté
provisoire pour trois des prévenus.
En reportant le procès d'une semaine, la cour s'accorde un
délai pour examiner la demande du procureur du roi de voir
nommer un magistrat pour un complément d'information.
Le procureur souhaite que les cinq personnes inculpées soient
confrontées à Noureddine Nafia, condamné à
20 ans de prison pour appartenance au GICM (Groupe islamiste combattant
marocain), dans le cadre des attentats de Casablanca qui avaient fait
45 morts le 16 mai 2003.
Les avocats de la défense ont pour leur part demandé
la comparution en tant que témoins du ministre marocain de
la Justice, Mohammed Bouzoubâa, et de l'ambassadeur des USA
au Maroc, Thomas T. Riley. Demande rejetée par la cour.
La défense voulait leur demander dans quel cadre, et à
partir de quelle convention qui pourrait lier les USA et le Maroc,
les cinq prévenus ont été transférés
de guantanamo vers le Maroc.
Les avocats ont en revanche obtenu la liberté provisoire pour
trois des cinq inculpés, demande qui avait pourtant été
rejetée lors de la première audience du procès
15 jours auparavant. La cour n'a pas motivé sa décision
sur le moment.
Parmi les cinq Marocains arrêtés fin 2001 au Pakistan
et en Afghanistan figure Abdellah Tabarak, alias "Abou Omar",
49 ans, soupçonné d'avoir été l'un des
gardes du corps d'Oussama ben Laden au Soudan et en Afghanistan. Il
a obtenu la liberté provisoire.
Les cinq inculpés avaient été remis aux autorités
marocaines à la fin du mois de juillet, après un séjour
de deux ans et huit mois à guantanamo. Ils comparaissent pour
"atteinte à la sûreté de l'Etat" et
"appartenance à une bande criminelle".
La justice marocaine leur reproche notamment d'avoir participé
à des stages d'entraînement au maniement d'armes et à
la fabrication d'explosifs. Il leur est également reproché
de ne pas avoir dénoncé l'appartenance de ressortissants
marocains au GICM, un groupe radical qui veut créer un Etat
islamiste au Maroc.
Source : AP, 20 décembre 2004
21/12/04
- À Guantanamo Bay, une prison dans la prison
"La CIA a maintenu, dans le plus grand secret, un centre de détention
sur la base navale américaine de Guantanamo Bay, à Cuba",
rapporte The Washington Post sur la base d'informations fournies par
des responsables militaires et par d'anciens membres des services
de renseignement. Situés à l'intérieur de la
prison bien connue gérée par le ministère de
la Défense, "les bâtiments utilisés par la
CIA sont entourés de hautes barrières, couverts d'épaisses
bâches en plastique vert et entourés de projecteurs",
poursuit le quotidien, avant de préciser qu' "il n'est
pas certain que ce centre soit encore opérationnel. La CIA
et le ministère de la Défense se sont abstenus de tout
commentaire."
Ce centre, dont l'existence n'avait jamais été mentionnée
auparavant, servait à interroger des suspects du terrorisme.
"Situé dans le complexe du Camp Echo, il a permis de détenir
au secret des prisonniers du Pakistan, d'Afrique de l'Ouest, du Yémen
et d'autres pays. Des gens entraient et sortaient constamment",
signale le journal.
Le quotidien explique que "la CIA, en conformité avec
des directives présidentielles, est autorisée à
arrêter et à garder au secret certains suspects. La liste
des personnes détenues par la CIA n'est pas connue. Mais d'anciens
membres des services de renseignement ont déclaré que
l'agence détenait plusieurs membres importants d'Al Qaida,
ainsi que des éléments subalternes qui détiennent
des informations sur la logistique du réseau terroriste et
sur ses moyens de financement." Le centre aurait été
mis en place l'année dernière, "pour répondre
à un problème jusque-là imprévu : où
garder des terroristes dont l'interrogatoire pouvait prendre des années
?"
Source : Courrier internationa, 17 décembre 2004
Arrivée
à Madrid de 4 islamistes marocains arrêtés aux
Canaries
Quatre militants présumés du Groupe islamique des combattants
du Maroc (GICM), placés en détention à Lanzarote,
dans l'archipel des Canaries, sont arrivés samedi soir à
Madrid, ont indiqué à l'AFP des sources du ministère
espagnol de l'Intérieur.
Un des quatre, Hassan El Haski, 41 ans, fait l'objet d'un avis de
recherche et de mise en détention pour son implication présumée
dans les attentats de Madrid du 11 mars, qui ont fait 191 morts et
1 900 blessés. La police espagnole considère Hassan
El Haski comme l'actuel chef en Europe du Groupe islamique des combattants
du Maroc, rapportaient hier les quotidiens ABC et El Mundo. Il pourrait
également être impliqué dans l'assassinat du cinéaste
néerlandais Theo Van Gogh, le 2 novembre à Amsterdam,
selon ABC. Les trois autres sont Ali Fahimi, 31 ans, Abdallah Mourib,
un imam de 36 ans, et Brahim Atia El Hammouchi, 40 ans. Les quatre
devraient comparaître aujourd'hui devant l'Audience nationale,
la plus haute instance pénale espagnole. Selon la police espagnole,
les suspects cherchaient à créer une base logistique
du GICM aux Canaries où ils se sentaient davantage en sécurité
après l'arrestation d'autres membres du groupe en France et
en Belgique. Le GICM, mouvement idéologique d'inspiration salafiste,
a été créé par d'anciens combattants marocains
en Afghanistan. Il ferait partie du réseau Al Qaïda et
a revendiqué les attentats du 16 mai 2003 à Casablanca
(ouest du Maroc), qui ont fait 45 morts.
Source : AFP, 20 décembre 2004
18/12/04
- La Chambre des Lords déclare illégal le "guantanamo
britannique"
Une commission composée de 9 membres de la Chambre des lords,
qui constitue la plus haute instance judicaire britannique, a jugé
que la détention sans inculpation et au secret de musulmans
étrangers supectés de terrorisme était llégale.
12 étrangers sont ainsi détenus depuis presque trois
ans en vertu d'une loi antiterroriste spéciale adoptée
après le 11 septembre, en dérogation à certaines
dispositions de la Convention européenne sur les droits humains,
et qui stipule que des étrangers supects de terrorisme peuvent
être soit détenus indéfiniment sans inculpation
soit expulsés. « La véritable menace à
la vie de cette nation vient non pas du terrorisme, mais de lois de
ce type », a asséné Leonard Hoffmann, l'un des
neuf Law Lords, estimant qu'une telle législation était
« une victoire des terroristes .» Les détenus ont
donc finalement obtenu gain de cause. Mais ils restent en prison -
ou, pour quatre d'entre eux, en hôpital psychiatrique pénal
- jusqu'à ce que la loi soit modifiée en tenant compte
des critiques des Lords, ce qui n'est pas encore acquis. En tout cas,
le nouveau ministre de l'Intérieur, Charles Clarke, a affirmé
aussitôt qu'il refusait de libérer les détenus
incarcérés.
Source : BBC, AFP, 16 décembre 2004
Tentative
d'évasion à Kaboul : 5 morts
Trois gardiens de prison afghans et deux prisonniers ont été
tués vendredi au cours d'une tentative d'évasion de
membres supposés d'Al Qaïda et une fusillade se poursuit
avec deux autres détenus, a déclaré à
Reuters le directeur de la prison Pul-i-Charki de Kaboul.
Les prisonniers tués par des gardiens étaient des membres
pakistanais et irakien supposés d'Al Qaïda et ils avaient
été arrêtés à Kaboul par les forces
de sécurité afghanes, a dit le directeur de la prison,
Abdul Salam Bakhshi.
Deux autres détenus, tous deux pakistanais, se sont retranchés
dans une aile de la prison et ils étaient encerclés,
vendredi, par les forces de l'ordre armées de mitrailleuses
et de fusils RPG.
Quatre véhicules blindés appartenant à la Force
internationale à la sécurité (Isaf, dominée
par l'Otan) sont stationnés devant la prison, a rapporté
un témoin.
Les troubles ont éclaté lorsque des prisonniers ont
poignardé et tué un gardien, se sont emparés
de son arme et ont ouvert le feu, tuant deux autres gardiens, a expliqué
Bakhshi. Deux prisonniers ont ensuite été tués
au cours d'une fusillade alors qu'ils tentaient de s'évader.
Source : Reuters, 17 décembre 2004
130
militaires US poursuivis ou punis pour abus contre des prisonniers
Selon le Pentagone, 130 militaires US ont été poursuivis
ou sanctionnés pour des abus contre de prisonniers en Iraq,
en Afghanistan et à guantanamo. Plus de 100 appartiennent à
l'armée de terre et le reste aux Marines ou la Navy. 26 soldats
de l'armée de terre ont été déférs
devant des cours martiales, 46 ont reçu des sanctions non-judicaires
ou administratives, 13 ont reçu des blâmes écrits
et 17 ont été démis de l'armée. La générale
de brigade Janis karpinski a été suspendue en mai dernier
du commandement de la 800ème brigade de police militaire en
poste à Abou Ghraïb.
18 Marines, tous rattachés à la Première force
expéditionnaire basée à Camp Pendelton, près
de San Diego, ont été punis pour avoir exercé
des sévices contre des prisonniers en Iraq. Sur 27 autres marines
identifiés au cours de 12 enquêtes sur des allégations
de sévices, 14 ont été déférés
aux cours martiales et 4 autres ont reçu des sanctions non-judiciaires
ou administratives. un sergent et un major responsables de la mort
d'un prisonnier iraquien en juin 2003 ont été condamnés
en cour martial en septembre et novembre à Camp Pendelton.
Enfin, 9 membres des troupes d'élite de la Navy, les "Seals",
ont été accusés d'abus sur des prisonniers en
Iraq. plusieurs membres de l'Équipe Sept des Seals basée
à Coronado ont été accusés d'avoir battu
à mort un détenu un détenu à ABou Ghraïb
en novembre 2003. Un des tortionnaires a reçu une sanction
non-judicaire et les autres attendent les conclusions de l'enquête.
Source : AP, 16 décembre 2004
À
Paris, lourdes peines de prison pour les membres du "groupe de
Francfort"
L'attentat contre le marché de Noël de Strasbourg était
prévu pour la fin de l'année 2000. Quatre ans plus tard,
dix membres du "groupe de Francfort", qui préparait
cette attaque, ont été condamnés jeudi par le
tribunal correctionnel de Paris à des peines de prison ferme,
comprises entre un et dix ans.
Slimane Khalfaoui et Mohamed Bensakria, présentés comme
des instigateurs du projet, ont écopé de la peine maximale
de dix ans de prison, assortis d'une peine de sûreté
de six ans et huit mois. Une interdiction définitive du territoire
français a été prononcée contre Mohamed
Bensakria.
Rabah Kadri, détenu à Londres depuis son arrestation
et jugé en son absence, et Yacine Aknouche ont été
condamnés respectivement à six et huit ans d'emprisonnement.
Pour Yacine Aknouche, la peine est assortie d'une mesure de sûreté
de cinq ans et quatre mois. Kadri est définitivement interdit
de séjour en France.
"C'est une preuve supplémentaire que les institutions
françaises, et en particulier la justice, sont racistes, anti-arabes
et islamophobes", s'est insurgée Me Isabelle Coutant-Peyre,
l'avocate de Khalfaoui. "On n'a rien de concret et les débats
ont montré que dès le début le tribunal avait
rédigé son jugement".
L'avocat d'Aknouche, Me Karim Beylouni, s'est pour sa part étonné
du raisonnement du tribunal qui a jugé d'une part que son client
"en détention en Allemagne au moment des préparatifs
de l'attentat n'a pas pu participer à ceux-ci". Pour estimer
ensuite qu'"il est tout à fait probable que si (Aknouche)
n'avait pas été incarcéré au moment des
préparatifs de l'attentat, il aurait pris part d'une manière
ou d'une autre à ceux-ci".
Les six autres prévenus ont été condamnés
à des peines entre un an et six ans ferme, notamment pour avoir
fourni une aide logistique au groupe qui préparait l'attentat
depuis l'Allemagne. Deux d'entre eux ont comparu libre.
Les familles des prévenus, présentes dans la salle,
ont vivement réagi après l'énoncé du jugement.
Le frère de Slimane Khalfaoui a claqué le porte de la
salle d'audience, tandis qu'une femme a dénoncé une
justice "gratuite" qui "condamne sans preuves".
Le 19 novembre dernier, le procureur Christophe Tessier avait requis
dix ans de prison contre les trois principaux suspects -Slimane Khalfaoui,
Mohamed Bensakria et Rabah Kadri- et des peines comprises entre deux
et huit années de prison contre les sept autres prévenus.
"L'attentat a été évité d'un cheveu",
avait insisté Christophe Tessier rappelant qu'il était
programmé pour "avant le 30 décembre 2000",
soit quelques jours seulement après le démantèlement
du groupe en Allemagne fin décembre.
Le volet allemand du dossier a été jugé début
2003 à Francfort. Quatre hommes arrêtés en décembre
2000 ont écopé de peines allant de dix à douze
ans d'emprisonnement.
Les dix hommes jugés à Paris étaient notamment
poursuivis pour "association de malfaiteurs en relation avec
une entreprise terroriste". Ils ont la possibilité de
faire appel de leurs condamnations.
Source : AP, 16 décembre 2004
16/12/04
- Seconde phase de l'"évaluation" des détenus
de guantanamo
L'armée US a ouvert mardi 14 décembre ses premières
audiences visant à déterminer si les détenus
de la base de guantanamo considérés comme des "combattants
ennemis" peuvent ou non être autorisés à
rentrer chez eux, a déclaré un porte-parole du Pentagone.
Ces audiences, qui s'apparentent à des audiences de mise en
liberté conditionnelle, marquent le début de la seconde
phase du processus d'évaluation des prisonniers de guantanamo.
Ce processus a été dénoncée par de nombreux
juristes, par des responsables étrangers et par des organisations
de défense des droits de l'homme comme fondamentalement injuste.
Plus de 550 membres présumés de l'organisation Al Qaïda
et des milices taliban sont détenus, pour certains depuis trois
ans, sur la base militaire américaine de guantanamo, située
sur l'île de Cuba. Ils ont pour la plupart été
capturés lors de la guerre en Afghanistan.
La Cour suprême US a décidé en juin dernier que
ces prisonniers pouvaient contester les conditions de leur détention,
qui échappent jusqu'à présent aux standards du
droit international.
A la suite de cette décision, le Pentagone a mis en place un
processus d'évaluation en deux phases, qui est lui-même
contesté devant des tribunaux américains.
Lors de la première phase, des commissions militaires formées
de trois officiers US ont eu pour mission d'évaluer si chaque
prisonnier méritait son statut de "combattant ennemi".
A ce stade, 493 détenus ont été entendus, et
207 jugements ont été rendus par les commissions. Celles-ci
n'ont décidé qu'une seule fois qu'un détenu ne
méritait pas d'être considéré comme un
"combattant ennemi". Le prisonnier en question, un Pakistanais,
a été autorisé en septembre à rentrer
chez lui.
"Toutes les évaluations devraient être terminées
à la mi-janvier", a déclaré Daryl Borgquist,
porte-parole du Pentagone.
Dans le cadre de la seconde phase du processus d'évaluation,
d'autres commissions militaires doivent désormais décider
si les personnes reconnues comme des "combattants ennemis"
constituent une menace.
Elles devront évaluer si ces derniers risquent de reprendre
les armes. Borgquist a précisé que, pour se faire leur
opinion, elles prendraient en compte des paramètres propres
au détenu, comme son âge et son état de santé,
et des informations recueillies auprès du prisonnier, de ses
co-détenus ou encore de sa famille.
"Le fait qu'ils sont des combattants ne signifie nécessairement
pas qu'ils constituent une menace pour les USA", a dit Borgquist.
Les détracteurs du processus amorcé par le Pentagone
affirment que la seconde phase présente les mêmes lacunes
juridiques que la première. La principale étant le fait
que les détenus ne peuvent être aidés d'un avocat
et qu'ils ne peuvent avoir accès à toutes les informations
concernant leur dossier. Par ailleurs, ils ne peuvent obtenir une
aide extérieure.
"Il aurait été bien que ces évaluations
soient menées au bon moment et au bon endroit", a déclaré
l'avocat de Washington Eugene Fidell. "Elles ont lieu avec trois
ans de retard et à 13 000 km du lieu des arrestations. Cette
procédure est une comédie".
Source : Reuters, 15 décembre 2004
Nouveau
document militaire sur les sévices contre des détenus
iraquiens
Un document militaire US rendu public mardi fait état de nouveaux
sévices pratiqués par des "marines" US contre
des détenus iraquiens, comme l'utilisation de la torture à
l'électricité ou la mise en scène de simulacres
d'exécutions.
Ce document de la Navy daté du 16 juin dresse la liste de dix
incidents remontant pour les plus anciens à mai 2003 et concernant
des sévices pratiqués contre des Iraquiens. Au total,
24 "marines" sont mis en cause. Le Corps des "marines"
précise que 13 militaires ont été traduits en
Cour martiale et condamnés à des peines allant jusqu'à
15 mois d'emprisonnement.
Ce document a été rédigé sept semaines
après la publication des photos qui ont déclenché
le scandale des sévices pratiqués à la prison
d'Abou Ghraïb.
Le document a été diffusé par l'Union américaine
des libertés civiles (ACLU) qui l'a obtenu grâce au Freedom
of Information Act. Dans un email daté du 14 juin, un enquêteur
de la Navy affirme que le "nombre de dossiers iraquiens à
traiter explose".
"Le département de la Défense a indiqué
dès le début qu'il considérait ces sévices
aberrants, s'ils existaient", a déclaré Jameel
Jaffer, un avocat de l'ACLU. "Nous avons désormais les
preuves évidentes que ce n'est pas vrai, que les sévices
ont été généralisés et systématiques
parce qu'ils étaient le résultat de politiques décidées
au Département de la Défense".
Le colonel John Skinner, porte-parole du Pentagone, a déclaré:
"Nous n'avons jamais nié que des fautes pouvaient être
commises. Mais dans tous les cas, nous menons une enquête pour
déterminer les faits et établir les responsabilités."
Le document diffusé évoque notamment un incident survenu
en avril dernier à Al Mahmoudia lors duquel des "marines"
ont infligé à l'aide d'un transformateur des décharges
électriques à un détenu iraquien, notant que
ce dernier "dansait lorsqu'il recevait les secousses".
Le Corps des "marines" a annoncé que quatre "marines"
avaient été reconnus coupables d'agression, acte de
cruauté, mauvais traitement et fausse déclaration. Ils
ont été condamnés à des peines allant
de 60 jours à 15 mois d'emprisonnement. Un cinquième
militaire a reçu des sanctions administratives.
Le document évoque par ailleurs des incidents survenus en juin
et juillet 2003 à Adiouaniah.
Des "marines" ont "ordonné à quatre jeunes
Iraquiens accusés de pillage de se mettre à genou devant
des trous et un pistolet a été entièrement déchargé
pour faire croire à une exécution". Des "marines"
ont également été accusés d'avoir enfermé
des pillards présumés dans un conteneur avant de les
asperger à l'aide d'un extincteur.
Trois "marines" ont été inculpés pour
sévices contre des prisonniers et manquement au devoir. Tous
ont été dégradés. Deux ont été
condamnés à 30 jours de travaux forcés.
Source : Reuters, 15 décembre 2004
15/12/04
- Azmat Begg : « Mon fils est poussé à la folie
»
Azmat Begg a lancé lundi un cri d'alarme sur les ondes de la
radio BBC sur le sort de son fils Moazzam, enlevé au pakistan
en février 2002 et enfermé depuis lors à l'isolement
total à guantanamo. Selon lui, l'isolement total ne peut que
rendre fou son fils. Le but de l'opération serait de le rendre
incapable de se défendre au cas où il comparaîtrait
devant un tribunal.
Source : The News, 14 décembre 2004
Washington
reconnaît huit décès dans des prisons US en Afghanistan
L'un des
cas évoqués par Human Rights Watch pour 2004 concerne
notamment Sher Mohammad, décédé alors qu'il était
détenu sur la base américaine de Salerno. L'armée
avait reconnu cette mort mais indiqué que l'autopsie ne faisait
pas état de blessures ni d'agressions.
Le Pentagone
a admis, lundi 13 décembre, que huit personnes étaient
décédées dans des prisons américaines
en Afghanistan depuis la chute du régime taliban dans ce pays.
Cette reconnaissance du ministère américain de la défense
intervient alors que l'organisation de défense des droits humains
Human Rights Watch (HRW) a adressé une lettre ouverte au secrétaire
à la défense, Donald Rumsfeld, demandant aux Etats-Unis
"de faire preuve de transparence sur les crimes commis par les
forces américaines en Afghanistan".
Des enquêtes sont encore ouvertes pour déterminer les
causes d'au moins trois décès, a indiqué Chris
Grey, porte-parole du commandement d'enquêtes criminelles de
l'armée américaine (CID).
HRW a affirmé avoir identifié trois morts suspectes
remontant à septembre 2004, mars 2003 et 2002. Dans un précédent
rapport, elle avait dénoncé trois autres décès.
Affaires classées
Le cas
évoqué par HRW pour 2004 concerne Sher Mohammad, décédé
alors qu'il était détenu sur la base américaine
de Salerno, dans la province de Khost (sud-est). Ce décès
avait été rapporté par les autorités locales.
Il s'agissait de la quatrième affaire répertoriée.
L'armée américaine avait reconnu cette mort mais indiqué
que l'autopsie ne faisait pas état de blessures ou d'agressions.
En mars 2003, ajoute HRW, Jamal Naseer, un soldat de l'armée
régulière afghane capturé par erreur, a également
péri à Gardez, dans l'est du pays. Selon HRW, une enquête
de l'armée a été ouverte en mars 2004 mais l'organisation
affirme n'avoir pas connaissance de poursuites.
Concernant le décès remontant à l'année
2002, HRW affirme disposer de documents internes au département
de la défense américain, faisant état de l'ouverture
d'une enquête notamment pour "meurtre" et "obstruction
à la justice".
Toujours d'après ces documents, l'affaire a ensuite été
classée, après prise de "mesures disciplinaires"
dont HRW n'a pas trace.
Source : Le Monde avec AFP, 14 décembre 2004
3
Algériens et 1 Marocain arrêtés en Espagne
La police espagnole a interpellé mardi quatre personnes dans
le cadre d'une enquête sur les cellules islamistes en Espagne,
ont annoncé les autorités.
Les suspects, trois Algériens et un Marocain, ont été
interpellés tôt mardi à Victoria et Teruel dans
le nord de l'Espagne ainsi qu'à Madrid, a précisé
un porte-parole de la police.
Le Marocain, identifié comme étant Khalid Zeimi Pardo,
27 ans, est soupçonné d'avoir des liens avec un autre
Marocain en fuite, Amer el Azizi, recherché dans l'enquête
sur les attentats du 11 mars dernier à Madrid.
Les autorités espagnoles estiment qu'Azizi a servi d'intermédiaire
entre les cellules espagnoles composées essentiellement d'immigrés
nord-africains et Al Qaïda, le réseau terroriste d'Oussama
ben Laden.
Au total, 17 personnes marocaines pour la plupart, sont écrouées
en Espagne pour les attentats de Madrid qui ont fait 191 morts et
plus de 1.800 blessés.
L'arrestation des trois Algériens intervient, elle, dans le
cadre d'une enquête sur une cellule islamiste soupçonnée
d'avoir préparé un attentat contre le service antiterroriste
espagnol.
Pour l'heure, 33 personnes, Marocaines et Algériennes, ont
été inculpées et écrouées depuis
la fin octobre dans le cadre d'une enquête sur un attentat-suicide
qui devait lancer un camion bourré de 500 kilos d'explosif
sur l'Audience nationale à Madrid, la plus haute autorité
judiciaire espagnole.
Source : AP, 14 décembre 2004
Un
enseignant musulman algérien arrêté au Kenya
Ahmed Mohammed Haji, 50 ans, enseignant au Centre islamique du Tawhid,
dans le distrcit de Kwale, sur la côte kényane, a été
arrêté le 7 décembre par la police antiterroriste
kényane. il serait suspecté de liens avec des groupes
teroristes. Arrivé au Kenya il y a dix ans, Haji, qui a épousé
une femme kényane, dirige l'école musulmane de Waa,
qui compte 250 élèves.
Source : www.news24.com, 14 décembre 2004
14/12/04
- Rififi à Kamunting
Kamunting est un camp de détention situé dans l'État
de Perak, au nord de la Malaysie, où sont détenus 80
suspects de terrorisme depuis 3 ans, sans inculpation, en application
de la Loi de sécurité interne. Mercredi 8 décembre,
des affrontements ont eu lieu entre détenus et gardiens au
cours d'une opération de fouilles à la recherche d'une
cache d'"armes" bricolées par les détenus.
Au cours des affrontements, 12 détenues - 4 Malaysiens, 6 Indonésiens
et 2 Philippins - ont été blessés, ainsi que
18 gardiens. Samedi 11 décembre, Hamdan Adnan et 3 autres membres
de la Commission nationale des droits humains (Suhakam) ont effectué
une visite de 4 heures au camp pour enquêter sur les allégations
de violences contre les détenus. Adnan a déclaré
à l'issue de sa visite que les détenus devaient être
soit inculpés soit remis en liberté.
Source : Manila Times, 13 décembre 2004
13/12/04
- Le Pentagone "enquête" sur les abus à quantanamo
Le Pentagone a déclaré vendredi qu'une enquête
est en cours sur les allégations d'abus formulées par
un prisonnier australien de la base de Guantanamo, alors qu'un sénateur
US a demandé au secrétaire US de la Défense,
Donald Rumsfeld, de s'expliquer sur les abus.
Dans une déclaration écrite sous serment rendue publique
jeudi, le détenu australien David Hicks a rapporté que
des prisonniers détenus sur la base US de guantanamo à
Cuba ont été frappés, terrorisés par des
chiens d'attaque et forcés de prendre des médicaments.
David Hicks, 29 ans, est l'un des premiers prisonniers à arriver
dans la base en janvier 2002. Il fait partie des quatre détenus
à avoir été officiellement inculpés, sur
550 prisonniers que les USA accusent de liens avec l'ancien régime
fondamentaliste des talibans en Afghanistan ou le réseau terroriste
Al-Qaïda. Il doit comparaître en mars devant une commission
militaire.
Vendredi, un porte-parole du Pentagone, le major Michael Shavers,
a déclaré qu'une investigation était en cours
sur les allégations d'abus de David Hicks.
De son côté, le sénateur démocrate du Nouveau-Mexique,
Jeff Bingaman, a appelé Donald Rumsfeld à s'expliquer
sur des informations selon lesquelles l'administration US aurait tenté
de faire taire les allégations d'abus dans les camps de détention
US en Afghanistan, en Iraq et à guantanamo.
Plusieurs documents publiés cette semaine montrent que des
agents du FBI envoyés à guantanamo avaient averti le
gouvernement au sujet des abus et des mauvais traitements subis par
les détenus dès le début de leur incarcération
en 2002, soit plus d'un an avant le scandale de la prison d'Abou Ghraïb
en Iraq.
Une lettre, écrite par un haut responsable du département
de Justice et obtenue par l'Associated Press, suggère que le
Pentagone n'a pas réagi malgré les plaintes du FBI.
D'autres documents obtenus par l'Union américaine des droits
civils (ACLU) montrent qu'un groupe des opérations spéciales
en Irak a même cherché à faire taire le personnel
des services de renseignements de la Défense qui pouvaient
avoir assisté à des abus lors des interrogatoires des
prisonniers.
Source : Reuters, 11 décembre 2004
Vers
une prison permanente à guantanamo
Le Pentagone envisage la construction d'une nouvelle prison permanente
à guantanamo pour remplacer les installations "provisoires"
dans lesquelles les 550 détenus sont enfermés depuis
35 mois. Baptisée ""Camp 6", cette prison en
ciment devrait pouvoir héberger 200 détenus et coûter
25 millions de $. Selon un porte-parole du Pentagone, il ne s'agit
pour le moment que d'une "proposition" et aucune adjudication
n'a encore été lancée. D'autre part, le Pentagone
a demandé au Congrès des financements pour créer
une unité de gardiennage de 324 militaires pour remplacer les
personnels actuellement en fonction au camp, dont la plupart sont
des réservistes de divers corps, dont la Garde nationale.
Source : The Miami Herald, 9 décembre 2004
Deux
nouveaux détenus du "guantanamo britannique" transférés
en psychiatrie
Les douze détenus musulmans du "guantanamo britannique"
- la prison de Belmarsh - sont menacés de folie. Ainsi, deux
nouveaux détenus, des Maghrébins d'une trentaine d'années,
viennent d'être transférés dans l'hôpital
péntentiaire psychiatrique de Broadmoor, où se trouvaient
déjà deux détenus. Selon l'avocate gareth pierce,
qui a révélé ce transfert, « Les deux hommes
ont atteint à Belmarsh des conditions où leur vie est
en danger et ont été poussés à des troubles
mentaux graves. »
Source : The Independent, 12 décembre 2004
Téhéran
reconnaît pour la première fois avoir condamné
des Iraniens liés à Al Qaïda
L'Iran a reconnu dimanche pour la première fois que plusieurs
ressortissants iraniens avaient été condamnés
pour leur soutien au réseau Al Qaïda, précisant
cependant qu'ils étaient moins de cinq.
"Quelques Iraniens pro-Al Qaïda ont été jugés
et condamnés", a déclaré le porte-parole
du ministère des Affaires étrangères Hamid Reza
Asefi lors de son point de presse hebdomadaire. Leur nombre est "inférieur
aux doigts de la main", a-t-il ajouté, dans des propos
rapportés par l'agence de presse officielle iranienne.
Hamid Reza Asefi n'a fourni aucune autre précision, ni sur
la date des procès ou condamnations, les sentences infligées,
ou la nature de leurs relations avec le réseau d'Oussama Ben
Laden.
Les USA ont à maintes reprises accusé l'Iran d'héberger
des terroristes d'Al Qaïda, ce que le gouvernement de Téhéran
dément. Selon des responsables US de la lutte anti-terroriste,
des "durs" du régime iranien pourraient même
avoir développé des relations de travail avec de hauts
responsables d'Al Qaïda ayant fui l'Afghanistan pour l'Iran après
la chute des talibans.
Quant aux cas de ressortissants étrangers en Iran ayant des
liens présumés avec Al Qaïda, ils sont toujours
en cours d'investigation, et aucune date n'a été fixée
pour un quelconque procès, a ajouté M. Asefi, toujours
cité par IRNA.
Téhéran affirme collaborer pleinement à la lutte
contre Al Qaïda. L'année dernière, le régime
a annoncé détenir un nombre important de membres du
réseau, dont plusieurs d'importance, et avoir remis plus de
500 suspects, principalement saoudiens, à leurs pays respectifs.
Téhéran, qui n'a pas d'accord d'extradition avec les
USA, a fait savoir que l'Iran jugerait les membres présumés
d'Al Qaïda non réclamés par un autre pays, ainsi
que ceux accusés de crimes commis en Iran.
Source : AP, 12 décembre 2004
Le
chef présumé des ravisseurs présumés des
3 employés de l'ONU en Afghanistan arrêté au Pakistan
Les forces de sécurité pakistanaises ont arrêté
le chef présumé d'un groupe islamique soupçonné
d'avoir participé en octobre dernier à l'enlèvement
de trois employés des Nations unies en Afghanistan, a-t-on
appris samedi de source officielle.
Syed Akbar Agha, présenté comme chef du Jaish-al Muslimeen
(Armée des musulmans), a été capturé cette
semaine dans la ville de Quetta, dans le sud-ouest du pays, a précisé
à l'Associated Press le ministre pakistanais de l'Information
Sheikh Rashid Ahmed.
Des hommes armés avaient enlevé la ressortissante irlandaise
Annetta Flanigan, le diplomate philippin Angelito Nayan et le Kosovar
Shqipe Hebibi le 28 octobre. Ils ont été libérés
à Kaboul le 23 novembre et ont pu regagner leur domicile.
Agha, qui avait utilisé un téléphone portable
pour revendiquer la responsabilité de cet enlèvement
auprès de certains médias, était activement recherché.
Source : AP, 11 décembre 2004