France

28/06/06 - Le programme du Pati socialiste pour 2007 : dominé par le social-libéralisme


par Raoul-Marc Jennar, 26 juin 2006
L'auteur est chercheur [URFIG], consultant du groupe de la Gauche Unie Européenne au parlement européen, militant pour le "non" au référendum sur le Traité consitutionnel européen du 29 mai 2005 et signataire de l'Appel du 11 mai 2006

Une lecture attentive de "Réussir le changement. Le projet socialiste pour la France" adopté par le Parti socialiste pour les échéances électorales de 2007 débouche sur un constat : ce programme est dominé par le social libéralisme. Il accompagne le modèle dominant. Il ne le change pas. Il l'ajuste. C'est un programme d'ajustement marginal d'un système politique, économique et social qu'on ne remet pas en cause.

Ce qui saute aux yeux à la lecture de ce document, c'est la facilité avec laquelle le PS s'accommode de la destruction du compromis social intervenu suite aux conquêtes du Front Populaire et de la Libération. Il ne remet pas en cause les avancées du néolibéralisme qui ont fait disparaître des dizaines de milliers d'emplois, qui ont appauvri la population, qui ont accentué massivement les inégalités, qui ont déstructuré le lien social et qui ont porté atteinte aux libertés fondamentales et aux valeurs républicaines :

- aucune remise en cause des privatisations Balladur-Juppé-Jospin ;

- aucune remise en cause des atteintes massives au droit du travail (au motif qu'il faut « repenser le système »);

- aucune remise en cause de la réforme Aillagon qui a démantelé le statut des intermittents du spectacle.

- aucune remise en cause des législations discriminatoires Pasqua-Chevènement;

- aucune remise en cause des lois liberticides Perben I et II;

- aucune remise en cause des décisions en faveur de l'enseignement privé confessionnel qui affectent la laïcité de la République;

- aucune remise en cause des traités et accords européens et internationaux qui ont été négociés avec l'appui des gouvernements français de droite et de gauche et qui sont à l'origine des dérégulations massives, de la précarité grandissante et des inégalités croissantes.

Sur des matières essentielles puisqu'elles conditionnent désormais les choix nationaux, le programme du PS présente un catalogue d'intentions :

- il constate que « le cours trop libéral imprimé à la construction européenne a obscurci le projet d'une intégration solidaire » et que l'Europe « souffre d'un déficit démocratique et social » ;

- il entend « réformer la gouvernance mondiale » et proposera des réformes de l'ONU, de l'OMC, du FMI et de la Banque Mondiale ;

- il proclame « la nécessité de combattre les effets de la mondialisation financière ».

Convenons que ces intentions répondent à une attente justifiée, même si les propositions du PS restent bien timides (il veut que l'OMC devienne plus transparente et plus démocratique, mais il ne propose pas de lui enlever sa capacité de contraindre les États à démanteler leur Constitution, leur législation, leurs réglementations).

Mais convenons également que ces objectifs s'inscrivent dans une perspective diamétralement opposée à celle inscrite dans le traité constitutionnel européen que la direction du PS a soutenu et que ses élus au Parlement européen continuent de soutenir puisqu'ils viennent, le 14 juin 2006, de rejeter un texte qui demandait le respect du choix démocratique exprimé par la France le 29 mai 2005. Dès lors, quelle confiance accorder à un parti qui formule aujourd'hui des intentions à l'opposé de ce qu'il soutenait l'an passé ?

A supposer qu'on prendrait le risque de faire confiance à des gens

- qui sont à l'origine de l'Acte unique européen (qui a permis de déroger à la règle de l'harmonisation et qui est la source juridique du principe du pays d'origine),

- qui furent les artisans du Traité de Maastricht (qui a programmé la privatisation des services dits «du secteur marchand » : transports aériens, ferroviaires, maritimes, routiers, poste, télécommunication,),

- qui ont négocié et soutiennent l'Accord Général sur le Commerce des Services de l'OMC (négocié entre 1988 et 1991, c'est-à-dire par le gouvernement Rocard), un accord contraignant qui entend imposer « la libéralisation [c'est-à-dire la mise en concurrence] progressive de tous les services de tous les secteurs »,

- qui n'ont jamais fait valoir au FMI une position européenne en usant, par exemple, de la minorité de blocage dont disposent les Européens dans cette institution et qui, donc, n'ont jamais remis en cause la politique de conditionnalité qu'ils proposent maintenant de revoir,

- qui, lors de sa nomination en 2005, ont exprimé un soutien sans faille au social démocrate Pascal Lamy, l'actuel directeur général de l'OMC, une institution dont la finalité, à travers des accords contraignants, est de déréguler massivement au profit des firmes transnationales,

il faut quand même poser une question : par quels actes concrets, par quelle procédure précise le PS entend-il engager la France dans la réalisation de ces objectifs, compte tenu des réalités juridiques actuelles, européennes et internationales ? Faute de fournir des réponses à ces questions, les intentions exprimées ne servent qu'à appâter l'électeur mal informé.

De ce programme d'ajustement marginal d'un capitalisme qui a retrouvé la sauvagerie d'avant 1936, examinons la crédibilité de quelques-unes des propositions :

a) le SMIC à 1.500 euros : oui, mais c'est un SMIC brut et octroyé d'ici à 2012 « (« avant la fin de la législature », dit le texte) ! Alors que le niveau des revenus est si bas qu'il faut un SMIC net à 1.500 euros immédiatement, on propose une hausse qui ne dépassera pas la valorisation automatique. Et après ça, le PS ose écrire que son projet « répond à l'urgence sociale » !

b) la réforme de l'impôt : elle conduit à une remise en cause de la progressivité de l'impôt sur le revenu et à une remise en cause du financement mutualisé de l'assurance sociale, à sa fiscalisation et à la déresponsabilisation des entreprises dans le financement de la sécurité sociale ; la réforme que propose le PS aura pour effets que les riches paieront moins et que les entreprises déjà tellement gâtées par Jospin-Raffarin-De Villepin le seront encore davantage. C'est sans doute cela que le PS appelle « renforcer la solidarité » ;

c) les services publics : ils seront, paraît-il, "confortés" Mais on ne dit pas lesquels. Ni comment. Rien n'est dit de la Poste ou de la SNCF. Rien n'est dit des activités de services où l'Etat détient encore une partie du capital (sauf EDF-GDF). On laisse le libre choix entre gestion privée et gestion publique de la distribution d'eau tout en promettant de soutenir cette dernière. Ce faisant, le PS renonce à instaurer la propriété publique de l'eau. Mais surtout, il fait comme si une véritable défense des services publics n'exigeait pas une remise en cause du droit européen actuel et donc une indispensable dénonciation par la France, des dispositions européennes qui tuent les services publics. On promet une directive cadre européenne sur les services d'intérêt général en omettant de préciser qu'une telle directive, pour protéger vraiment les services publics, réclamerait elle aussi une révision des traités existants qui n'est annoncée nulle part dans le programme socialiste. Ce qui manque dramatiquement, mais significativement dans le programme du PS, c'est l'affirmation pourtant simple d'un principe qui donne à la gauche son identité : les règles de la concurrence ne peuvent être imposées à la santé, à l'éducation, à la culture, ni aux autres activités de service qui permettent l'exercice par toutes et tous des droits collectifs fondamentaux tels qu'énumérés dans la Déclaration universelle des droits de l'Homme et le Pacte international relatif aux droits économiques, sociaux et culturels. Le discours socialiste sur les services, c'est du trompe l'¦il ;

d) le PS indique qu'il veut « privilégier les transports collectifs et économes en énergie », mais il n'entend pas remettre en question les politiques européennes de privatisation de toutes les formes de transport ; s'il annonce une « forte augmentation des crédits au ferroutage » (ne sera-t-elle pas considérée par la Commission européenne comme une distorsion à la concurrence commerciale ?), il est muet sur le transport fluvial ;

e) le PS promet la création d'un « pôle financier public autour de la Caisse des Dépôts et Consignations » sans indiquer que cela implique une renégociation des décisions adoptées en 1997 à l'OMC, avec le soutien du gouvernement Jospin, appliquant l'AGCS aux services financiers ;

f) le PS annonce « la mise en ¦uvre d'une politique industrielle » sans dire comment la France va remettre en cause les pouvoirs d'une Commission européenne qui bloque la constitution de groupes industriels parce qu'elle refuse, au nom d'une conception dogmatique de la concurrence qu'on ne trouve même pas aux USA, la constitution de « champions nationaux » et même de « champions européens » ;

g) le processus de Bologne, dont un des initiateurs fut Jack Lang, ouvre la voie au système américain où se juxtaposent des universités d'excellence accessibles aux étudiants de familles aisées, dont les diplômes sont très côtés, et des universités de second niveau accessibles aux étudiants de condition plus modeste dont les diplômes sont peu prisés par les employeurs. Le PS promet « une profonde rénovation de l'Université » sans indiquer nulle part ce qu'il entend faire du processus de Bologne décidé au niveau européen, qui organise la concurrence entre les universités et instaure ainsi une dualité contraire aux principes républicains ;

h) dans le domaine de l'audio-visuel public, les intentions du PS n'abordent pas les dangers que fait courir à l'indépendance de l'information le poids grandissants des annonceurs publicitaires ; aucune proposition sur une limitation, voire une suppression de la publicité dans les stations et chaînes publiques ; quant aux industries culturelles, on aurait pu, au moins, attendre du PS qu'il s'engage à ce que la France fasse prévaloir la prééminence de la Convention de l'UNESCO sur la diversité culturelle sur les accords de l'OMC. Rien à ce propos ;

i) rien non plus, dans le domaine agricole, sur le vin français. Le « projet socialiste pour la France » ignore totalement la situation dramatique du secteur viticole qui apporte tant à la France à la fois sur le plan économique, mais également sociétal et culturel ; comme si la viticulture était en France un secteur marginal, un détail qu'un programme de gouvernement ne devrait pas aborder ! Même sur ce point, le PS a cessé d'être le parti de Jaurès. Sans doute entend-il laisser, dans ce domaine comme dans les autres, jouer la loi du marché européen et international ;

Lors de son congrès du Mans, le PS a rejeté le principe d'une VIe République. Le « coup d'État permanent » va continuer. Le PS propose quelques réformes, mais pas la modification de l'article 15 de la Constitution qui fait du Président le chef des armées, ni de l'article 52 qui lui confère le pouvoir de négocier et de ratifier les traités. Ces deux articles sont la base juridique du domaine réservé du Chef de l'État et de la présidentialisation du régime, ainsi qu'on a pu le vérifier en période de cohabitation. Sans annoncer la modification de ces deux articles, la promesse du PS d'associer le Parlement à l'élaboration de la politique étrangère et de défense n'est que du vent.

Dans ce domaine, comme pour les questions économiques et sociales, le programme du PS propose des ajustements, pas une refondation démocratique de la République qui devrait nécessairement apporter une nouvelle répartition des pouvoirs à tous les niveaux afin de privilégier les institutions les plus proches du citoyen, qui devrait mettre en place une nouvelle conception de l'exercice du pouvoir afin qu'il soit davantage collégial et surtout davantage contrôlé, qui devrait créer un statut de l'élu impliquant sa révocabilité, qui devrait garantir aux citoyens les moyens de l'information, de l'interpellation et du contrôle sur tout acte de tout pouvoir exécutif. Rien de tout cela n'est prévu par le PS.

Il y aurait encore beaucoup à dire de ce programme du PS. D'autres le feront. Mais il me paraît que ce qui précède suffit pour se faire une opinion. D'autant que ce programme ne garantit rien. Bien téméraire celui qui penserait qu'il s'agit d'une sorte de contrat entre le parti et ses électeurs. Que valent en effet les engagements du PS, quand on entend Mme Royal déclarer que ce programme, c'est seulement « un socle avec des grandes orientations. Nous ferons des choix, nous discuterons des priorités» ?

Ce qui domine le programme du PS, c'est la pensée de la « deuxième gauche », celle des Rocard-Delors-Lamy : le capitalisme a gagné, atténuons-en les effets. On ne peut qu'être d'accord avec Jean-Luc Mélenchon lorsqu'il dénonce une "analyse complaisante du système économique mondial" et écrit que "le projet socialiste se démarque fortement de la critique de la mondialisation formulée par le mouvement altermondialiste et le reste de la gauche française. Il s'inscrit au contraire dans la thèse de la mondialisation heureuse." On ne peut qu'être d'accord avec Gérard Filoche lorsqu'il constate que ce projet, « c'est le projet le plus droitier présenté par une direction du Ps depuis plus de dix ans ; même par rapport au projet de Lionel Jospin de 2002, il est plus droitier.

Dans « L'Appel pour un rassemblement antilibéral de gauche et des candidatures communes » du 11 mai 2006, nous avons très précisément indiqué : « Nous ne participerons pas à un gouvernement qui serait dominé par le social-libéralisme ». Les choses sont maintenant tout à fait claires : impossible d'envisager une quelconque participation gouvernementale avec le PS ; mais beaucoup plus : impossible de conclure avec le PS, sur la base de son programme dominé par le social libéralisme, le moindre accord gouvernemental ou parlementaire.

Nous devons tous en convenir.

 

28/06/06 - Mohamed Garne continue son combat contre les crimes coloniaux de l'Etat français !


par le Mouvement pour l'égalité, 23 juin 2006. Source : http://www.mouvement-egalite.org

Visitez le site de Mohamed Garne : http://www.garnemohamed.org/


En 1959, à 200 km au sud-est d'Alger, la jeune Keira fut violée à l'âge de 15 ans pendant des nuits entières et à plusieurs reprises par des soldats français. De ce viol collectif - malgré les tortures que lui ont infligées les soldats violeurs afin de la faire avorter - est né Mohamed Garne. Séparé de sa mère six mois après sa naissance et hospitalisé suite aux séquelles causées par les coups reçus par cette dernière, il passera les plus belles années de sa vie en perpétuel déplacement d'un orphelinat à un autre. Il ne verra sa mère qu'à l'âge de 28 ans !

Après avoir été d'abord débouté en première instance, il va néanmoins être reconnu en appel devant la Cour régionale des pensions en 2001 en tant qu'enfant né d'un viol commis par l'armée française durant la Guerre d'Algérie. Mais la Cour a baissé son taux d'invalidité à 30% (alors que l'expert-psychologue des armées l'avait évalué à 60%) et ne lui a accordé qu'une pension de misère pour une durée de 3 ans !

Aujourd'hui, Mohamed Garne continue son combat pour obtenir des dommages et intérêts devant le Conseil d'Etat qui jugera son affaire le 28 juin 2006. Mohamed Garne a également écrit à tous les députés et leurs familles politiques, mais à ce jour sans réponse ! Il est bien conscient qu'aucune indemnisation matérielle ne serait en mesure de réparer les crimes coloniaux odieux tels que le viol collectif (ce qu'on appelle de nos jours les « tournantes ») dont sa mère a été victime, ni les séquelles de ce passé sombre de la France dont lui-même et sa mère sont les témoins vivants - survivants - parmi des milliers d'autres à travers le monde.

Et ce n'est pas en votant une loi rétablissant « le rôle positif de la colonisation » (celle du 23 février 2005) que la France éludera ses responsabilités. Des traces restent indélébiles parce que des milliers de femmes et d'hommes les portent encore au plus profond d'eux-mêmes. Tant que cette page de l'histoire française n'est pas ouverte et lue, qu'il n'y a pas eu reconnaissance de tous les crimes coloniaux, que les archives ne seront pas ouvertes et la mémoire ne sera pas restituée, le présent continuera à interroger le passé.

Lisez la lettre de Mohamed Garne à sa mère :
http://www.mouvement-egalite.org/IMG/pdf/lettre_garnemohamed.pdf

 

28/06/06 - Qu'on le pende haut et court !


Le jeune homme qui avait entarté le 16 juin Ségolène Royal, devant la gare
SNCF de La Rochelle, sera jugé le 27 juillet par le tribunal correctionnel
de la ville, a-t-on appris mardi de source judiciaire.

Le jeune homme, un étudiant de 22 ans, est poursuivi pour "violences
volontaires avec préméditation n'ayant pas entraîné d'ITT", a indiqué à
l'AFP le procureur de la République de La Rochelle, Guy Etienne.

Membre d'un "groupuscule anarcho-libertaire", agissant pour des motifs
politiques, selon une source policière, l'étudiant avait jeté au visage de
la présidente (PS) du conseil régional Poitou-Charentes une tarte aux
fraises nappée de chantilly.

Vêtue d'un tailleur blanc à rayures marron, Mme Royal semblait avoir "pris
la chose à la rigolade", avait raconté un membre de son entourage, précisant
toutefois qu'elle s'était dirigée vers le jeune homme pour lui dire: +Je ne
sais pas qui vous êtes, mais ce que vous avez fait, ça n'est pas un acte de
courage, c'est une agression+".

Interpellé au moment des faits, l'entarteur avait été relâché par la police
après quelques heures de garde à vue.

Le maire (PS) de La Rochelle, Maxime Bono, éclaboussé par des bouts de
tarte, avait immédiatement porté plainte. La candidate préférée des
Français, selon les derniers sondages, a finalement attendu une semaine
avant de faire de même.
Source : AFP, 27 juin 2006

 

27/07/06 - Après la remise en liberté de Dhaou Meskine


Communiqué du Conseil des Imams de France, 24 juin 2006


Le Conseil des Imams de France remercie toutes les personnes ayant soutenu dans l'épreuve de l'arrestation notre frère Dhaou Meskine et plus particulièrement Monsieur le Préfet de la Seine Saint-Denis et Monsieur le Maire d'Aubervilliers.
L'arrestation du Secrétaire Général du Conseil des Imams de France n'était fondée sur aucune preuve tangible et a été orchestrée selon un scénario hollywoodien. En effet, l'armada de policiers venus arrêter Monsieur Dhaou était accompagnée d'un journaliste qui avait déjà préparé un article nourri de renseignements fournis par « les scénaristes » pour d'une part, justifier l'arrestation et d'autre part la médiatiser autant que faire se peut.
Pour le Conseil des Imams de France cette finalité est parfaitement claire. Il existe dans notre pays des forces obscures qui veulent diaboliser l'islam et les musulmans de France ; elles ont fait du 11 septembre un tremplin et sur leurs traces, on retrouve tous les charognards populistes qui instrumentalisent cette diabolisation à des fins bassement électorales. Nous savons bien que la campagne pour les présidentielles est déclenchée : l'action politico-médiatico-policière a déjà abouti et malgré l'absence totale du moindre élément pouvant établir un quelconque lien avec le terrorisme, notre frère est interdit de poursuivre ou d'exercer des responsabilités dans trois axes vitaux pour la communauté musulmane de France :

1°) Il ne peut plus assurer sa fonction de Secrétaire Général du Conseil des Imams de France. Ce n'est pas anodin ! Le Conseil des Imams de France est une institution libre et indépendante qui refuse les commandements et l'instrumentalisation des politiques, en deux mots la non-intervention de l'Etat dans et au non de la religion.

2°) Il ne peut plus assurer sa fonction de responsable de l'association qui gère le premier collège musulman de France. C'est très loin d'être innocent ! En effet, les autorités traînent les pieds depuis cinq ans pour donner l'agrément à cet établissement qui lui est dû au même titre qu'aux milliers de collèges et lycées chrétiens et juifs de France. En agissant de la sorte, ils pensent trouver par ces accusations fallacieuses des arguments pour motiver leur énième refus injuste et injustifié d'accorder un droit à une centaine d'élèves français musulmans au moment où ce même droit profite à plus de deux millions et demi denfants chrétiens ou juifs.

3°) Il ne peut plus continuer son action auprès des jeunes ( action au demeurant louée par les autorités locales et départementales).

Le Conseil des Imams de France prend acte tout en renouvelant par la présente son entière confiance à Monsieur Dhaou Meskine et continue donc son action avec un bureau restreint.
Nous faisons entière confiance à la justice de notre pays pour rétablir le droit et la justice et nous appelons les plus hautes autorités à la vigilance quant aux dérives qu'une telle diabolisation ne peut manquer d'engendrer. Le climat d'islamophobie qu'elles attisent ne peut en aucun cas contribuer à assainir le vivre ensemble dans notre pays et cela nous semble commencer à représenter un véritable danger pour la France.
Paris, le 24 juin 2005
Pour le Conseil des Imams de France, BRAÏK Zouhaïr et SEFRIOUI Abdelhakim

27/06/06 - Marche silencieuse en hommage à Fethi Traoré, noyé sous les yeux de la police


par Ginette Hess Skandrani, 25 juin 2006
Nous étions une centaine à marcher ce dimanche 25 Juin 2006 sous une pluie battante de Belleville à Bastille en passant par la place de la République derrière la maman, loncle, la tante et les amis de la victime. les parapluies étaient tout aussi nombreux qu les marcheurs.

Fethi Traoré est mort poursuivi par la police qui a commis un acte de
" non-assistance à personne en danger " dans la nuit du 7 au 8 mai
2006.

Nous avons répondu à lappel de la famille : " Notre fils, notre frère,
notre ami surnommé Mimi, âgé de 31 ans est décédé dans des
circonstances incompréhensibles et cela sous les yeux de la police.
Les versions données à la famille ne concordent pas.
Il aurait abandonné la voiture alors que la police ne le poursuivait
plus ?
Il se serait jeté à leau alors quil avait une phobie de leau ?

Les policiers seraient restés à le regarder se noyer pendant 8 à 10
minutes selon les versions, et la police fluviale aurait récupéré le
corps au bout de 30 minutes ?
Que sest-il vraiment passé ?
Nous avons besoin de comprendre.

Ce nest pas le premier et si nous restons sans agir ce ne sera
certainement pas le dernier !
Rappelez vous de Mickaël " mort pour un tag " le 10 avril 2004, dans
le même périmètre, et de Bouna et Zied, morts électrocutés le 27
octobre 2005. Tous ont un point commun : poursuivis par la police".

Où étaient nos politiques, nos personnalités, les représentants des
associations ?
La famille et les amis inconsolables étaient bien seuls.
Seraient-ce les effets de la pluie, de la coupe du monde ou bien ce
jeune homme victime de la police, serait-il un peu trop foncé ou bien
pas assez respectable pour soulever les foules ?.

La famille a porté plainte contre la police pour " non-assistance à
personne en danger ".
Jespère que nous serons plus nombreux à les soutenir
PS : Un militant de la CNT a bien essayé de convaincre les jeunes Noirs
présents que je n'avais pas ma place dans cette marche, vu que
j'avais été exclue des Verts pour "antisémitisme" (ce qui est faux, car
l'exclusion ne m'a toujours pas été signifiée). Il n'a pas réussi à faire son travail de sape, car j'avais des soutiens.


27/06/06 - Un député grec brutalisé par des policiers à l'aéroport dOrly


Le petit parti grec de gauche Syn a accusé lundi la police française d'avoir
brutalisé un de ses députés, Georges Dragasakis, suite à une confusion sur
son identité lors d'un embarquement dimanche à l'aéroport parisien d'Orly.

L'ambassadeur de France à Athènes, Bruno Delaye, a présenté au député les
excuses des autorités françaises pour cet incident, a indiqué l'ambassade.

Suite à une erreur dans la distribution des cartes d'embarquement, M.
Dragasakis a embarqué à bord d'un vol Air France pour Strasbourg (est) avec
une carte qui n'était pas établie à son nom, selon l'ambassade.

L'équipage a alors fait appel à la police, qui est intervenue en jetant le
député au sol, le frappant avec une matraque avant de le menotter et de le
traîner hors de l'appareil, affirme le parti.

Selon le Syn, les policiers ont refusé d'expliquer au député les raisons de
leur intervention et ignoré les papiers d'identité qu'il brandissait, qui
établissaient son statut. Conduit à la direction de l'aéroport, M.
Dragasakis y a été relâché, sur des excuses, une fois le malentendu
éclairci.

Dans un communiqué, le Syn s'émeut du sort pouvant être réservé par la
police française "à un simple citoyen grec ou étranger" au vu du traitement
réservé à un député.
Source : AFP, 26 juin 2006

26/06/06 - Audrey Pulvar évente un acte criminel anti-noir à Compiègne : La classe politique française se tait


19h33 dans le journal de France 3, le 19/20 du 19 juin 2006, la brillante présentatrice martiniquaise Audrey Pulvar lance un sujet que bizarrement aucun autre journal de la même chaîne et du paysage audiovisuel français ne reprendra ni ne développera : un homme a délibérément ouvert le feu à deux reprises le 18 juin sur des personnes dont la seule caractéristique et particularité est qu'elles étaient toutes noires. Une des personnes a été blessée et le tireur a été vite appréhendé par la police ; qui mène l'enquête.

Dans une France qui dit haut et fort combattre la xénophobie et dont les actions et médiatisations autour de l'antisémitisme laissent de plus en plus penser à une hiérarchie de facto dans l'antiracisme républicain, un tel acte est passé sous silence par la presse grand public et les politiques de tous bords.

Il est donc notable, que Mme Audrey Pulvar qui présente le journal de France 3 désormais toute seule «comme une grande», est la seule à avoir annoncé cette information capitale. Ce qui confirme son talent d'objectivité journalistique que l'on avait déjà vu à l'¦uvre dans une des rares interviews sereinement contradictoires qu'un(e) journaliste ait osé faire à M. Nicolas Sarkozy.

Ce fait, loin d'être banal d'occultation d'informations sur les actes criminels, racistes frappant une population à la citoyenneté intermittente selon certains, pose un problème d'égalité devant la loi, les pouvoirs de la république. Et relance la question de la diversité au sein des médias qui pourrait peut-être apporter davantage de richesse et de vérité dans les contenus informationnels racialement corrects.

Le 19 juin 2006, Mme Pulvar annonçait dans ses termes l'acte raciste de Compiègne :

Un homme a été arrêté et placé en garde à vue, hier à Compiègne, après qu'il avait tiré dans la rue sur deux personnes en raison, apparemment, de leur couleur de peau... L'une de ses victimes a été blessée à l'épaule et les enquêteurs tentent de déterminer s'il y a un lien entre cet évènement et d'autres faits similaires survenus dans les environs...

On apprend par la suite dans le reportage que le tireur, a commis des actes froids, venant à bord d'une voiture et faisant feu sur des jeunes noirs qui étaient au bas d'un immeuble. Son arme, un fusil 22 long rifle à lunette et canon scié servirait plus tard contre d'autres Noirs d'un autre quartier.

Le raciste disposait d'une centaine de munition, 14 ont été utilisées et 8 tirs recensés par la police. Reste donc à connaître l'origine et le contexte d'usage des 6 cartouches restantes. Les choses étant particulièrement compliquées [?] le reportage se termine par l'hypothèse d'un acte raciste qui serait sous le coup d'une sanction judiciaire de perpétuité. En toute hypothèse seulement.
Aller sur le journal 19/20 de France 3 le 19.06.06 : http://le1920.france3.fr/

Source : Akam Akamayong http://www.afrikara.com

 

26/06/06 - Lancement d'un nouveau collectif : le RUSF (Réseau universités dans frontière)


La conférence de presse pour lancer cet appel aura lieu le 29/06 à Censier
(Paris III) à 11h30 salle 331.

ÉTUDIANTS ÉTRANGERS : NI SÉLECTION, NI EXPULSIONS!

Depuis la rentrée de 2004, un large mouvement de défense des jeunes sans-papiers scolarisés et leur famille a vu le jour. Le Réseau éducation sans frontières a permis à de nombreux élèves de sortir de l'isolement et de mener une lutte pour leur régularisation et celle de leur famille, pour gagner le droit de vivre en France.

Le risque pour un jeune d'être éloigné de force du territoire français ne s'arrête pas aux portes des établissements scolaires. Dans l'enseignement supérieur, nous assistons depuis plusieurs années à la dégradation de la situation des étudiants étrangers : conditions d'accueil déplorables, difficultés sociales et précarité administrative.

Etre étudiant sans-papiers c'est d'abord encourir le risque de se voir refuser une inscription dans un établissement d'enseignement supérieur malgré une inscription pédagogique en raison du défaut de papiers ou de visas long séjour. Mais même pour ceux qui réussissent à s'inscrire, les difficultés restent considérables : peur permanente de l'interpellation et de la reconduite à la frontière, difficultés pour se loger, se soigner, travailler, vivre. Réussir ses études dans ces conditions relève de l'exploit et les échecs sont nombreux.

Les cas d'étudiants sans-papiers se multiplient également pour ceux qui sont régulièrement inscrits au sein d'établissements d'enseignement supérieur et disposaient de papiers. En effet, l'étudiant étranger est sans cesse menacé par l'intrusion des préfectures dans son cursus universitaire et dans sa vie privée. Les préfectures refusent ainsi de renouveler les titres de séjour des étudiants prétextant l'insuffisance de ressources, l'absence de logement ou s'arrogeant un droit de regard sur leur parcours universitaire. Elles jugent seules, de façon arbitraire et sans aucune compétence ni légitimité pédagogique du « sérieux » et de la « réalité » des études suivies et décident ainsi que tel ou tel étudiant n'aura plus droit à un titre de séjour pour étudier en France.

Au-delà des questions de séjour, les inégalités de traitement entre étudiants français et étrangers ne sont pas acceptables. L'étudiant étranger subit sans cesse des restrictions et discriminations en matière d'aides sociales, d'ouvres sociales universitaires, d'accès au logement et à l'emploi. Et s'il veut, à l'issue de ses études, acquérir une première expérience professionnelle, l'étudiant étranger se voit refuser quasi systématiquement un changement de son statut d'étudiant vers un titre de séjour de travailleur du fait de l'opposabilité de la situation de l'emploi ou de l'inadéquation de l'emploi avec son niveau d'études (moins de 4 000 changements de statut accordés sur 200 000 étudiants étrangers en France).

Comment accepter que des lois injustes imposent de telles contraintes et de telles conditions de vie à nos voisins d'amphi, nos étudiants, nos amis ? Pouvons-nous laisser des camarades isolés jusqu'à ce que la décision d'un préfet les prive du droit d'étudier et les pousse ligotés dans un avion, les faisant ainsi disparaître de notre vue ?

Nous pensons qu'il faut en finir avec ces différences de traitement. L'égalité des droits entre tous les étudiants doit prévaloir : chaque étudiant quelle que soit sa nationalité doit pouvoir étudier en France dans des conditions satisfaisantes avec le même accès au travail, aux aides sociales, aux logements (système de cautionnement) etc. Les étudiants étrangers doivent pouvoir s'inscrire à l'université dans les mêmes conditions que les autres étudiants, selon le seul critère de leurs acquis pédagogiques ou professionnels évalués par des commissions universitaires.

Alors que la législation renforce sans cesse depuis une décennie une vision utilitariste de l'immigration et accentue la sélection des étudiants étrangers selon les « besoins » de l'économie française, nous voulons réaffirmer la vocation « universelle » des établissements d'enseignement supérieur qui doivent rester ouverts à tous. Leur mission d'enseignement, d'échange et de réflexion ne peut s'accommoder d'inégalités entre étudiants ou de l'exclusion de certains.

C'est pourquoi nous appelons à la constitution d'un réseau de solidarité avec les étudiants étrangers à l'échelle nationale qui aura vocation à briser l'isolement des étudiants sans-papiers et fera échec à ces réglementations absurdes. Ainsi, nous appelons l'ensemble des acteurs de l'enseignement supérieur mais aussi tous ceux, individus, syndicats, associations, partis, qui rejettent l'injustice et l'oppression :

a.. à signer, reproduire et faire circuler cet appel ;
b.. à constituer des collectifs locaux pour se faire connaître et pouvoir
créer des réseaux de solidarités avec les étudiants étrangers.
c.. à se battre pour l'égalité des droits entre étudiants français et
étrangers et pour la régularisation de tous les étudiants sans-papiers afin que
la seule possession d'une carte d'étudiant donne accès au titre de séjour et que
la seule signature d'un contrat de travail permette d'accéder à l'emploi.

Réseau Universités Sans Frontières
* Rusf@rezo.net
* abonnement/desabonnement via le web a
http://listes.rezo.net/mailman/listinfo/rusf/
* abonnement par mail : ecrire a rusf-on@rezo.net
* desabonnement par mail : ecrire a rusf-off@rezo.net

 

23/06/06 - Jeux de fiction et enjeux occultes autour du match France-Togo du 23 juin

par Comi Toulabor, letogolais.com, 19 juin 2006

Lauteur est Togolais, enseignant-chercheur au centre détudes de lAfrique noire (Sciences Politiques) à Bordeaux et membre d elassciation Survie.

Léquipe de France, constellée de ses stars, qui pensait, comme un tsunami, tout ravager sur son passage dans son groupe G, se retrouve dos au mur, devancée par la Corée du Sud dont elle vendait la peau avant même débuter le Mondial. Ne la-t-elle pas toujours battue dans leurs différentes confrontations ? Avec son match nul du 18 juin, la France ne compte que 2 points au lieu de 6 comme ses autres consoeurs têtes de série. Sa qualification étant sérieusement hypothéquée pour les huitièmes de finale, il est alors question de voir du côté des Eperviers du Togo, si une « solution françafricaine » est envisageable pour éviter à Zidane et sa bande de passer sous les fourches caudines dune sortie prématurée et humiliante. Dindon de la farce qui se joue depuis ce Mondial avec des histoires confuses et honteuses de primes, dentraîneur revenant ou fantôme, de vol déquipement, de détournement, les Eperviers seront invités à lever le pied lors du match du 23 juin afin de donner à la France sa qualification. Des émissaires de Tonton Jacques, ainsi que Faure aime à donner à Chirac, grand amateur de football, sont à pied duvre pour travailler le Clan qui contrôle le pouvoir politique et sportif au Togo. Tous les ingrédients sont réunis pour que fonctionne à plein régime une solution françafricaine du match du 23 juin. En effet, on mettra la défaite des Eperviers par plus de deux buts décart sur le compte de leurs histoires de primes, de la mal- gouvernance de la FTF [Fédératin togolaise de football] et du refus psychologique des joueurs togolais de jouer.

Les émissaires de Tonton Jacques n hésiteront pas à mettre dans la balance la prise en charge des primes appelées à dépasser de très loin celles initialement réclamées par les joueurs et à arroser tout le petit monde de la FTF, déjà confortablement couché sur les matelas dEuros de la FIFA et de Puma, le sponsor des Eperviers. Tonton Jacques lui-même, après des mois de bouderie à la suite de laffaire Bolloré/Dupuydauby, a fini par décrocher son téléphone pour converser avec son poulain émerveillé, à qui est promise une invitation à lElysée avant louverture officielle des présidentielles davril-mai 2007. Le prisonnier en cavale le Français Charles Debbasch, agent trouble de la Françafrique, est mis à contribution (sonnante et trébuchante ?). Le Somnambule Premier ministre Edem Kodjo, lui aussi agent trouble de la Françafrique, est mis à contribution. John Kuffuor du Ghana et Blaise Compaoré du Burkina Faso, sont mis à contribution. Louis Michel, commissaire européen, grand faussaire de rapports sur le Togo, est mis à contribution. ATT du Mali et Mamadou Tandja du Niger sont mis à contribution. Le Sénégalais Abdoulaye Wade est aussi mis à contribution, qui veut venger l élimination que les Onze Togolais ont infligée à ses Lions de la Teranga. La FIFA, Michel Platini et Franck Beckenbauer ferment les yeux tandis que lentraîneur-revenant des Eperviers Otto Pfister et les responsables de Puma haussent les épaules. Il y a toute une cabale autour des Eperviers d autant que leur qualification pour le Mondial voire pour la CAN n était pas du tout du goût de tout le monde, même à la FTF où Rock Ganssingbé, son président, avait conscience quelle risquait d exposer au monde la nature et le vrai visage du Clan qui régente le Togo. Quant à la France, elle découvre aujourdhui quelle pourrait exploiter françafricainement cette qualification pour aller en huitièmes de finale. Et on ne négligea dailleurs rien, puisque la Miss Coupe Monde, la Togolaise Edwige Badakou, ce non événement que le Clan célèbre pour l« image du pays », est mise aussi à contribution. Pauvres Eperviers ! Ils se sont battus comme des lions pour arracher leur place, mais les voilà réduits au rang de dindon que tout le monde veut plumer pour faire son beurre.

Personnellement je napprécie pas les Eperviers à travers la pauvreté de leur jeu, de la vantardise dEmmanuel Adebayor, de leurs revendications légitimes mais peu politisées (j aimerais les voir profiter de cette occasion exceptionnelle pour réclamer une véritable politique sportive avec équipement et centres de formation, sans aller jusquà revendiquer le nettoyage à la FTF et le limogeage du ministre du Sport, ce qui serait le bienvenu !). Mais vendredi 23 juin, je serai à mon poste télé pour les soutenir de toutes mes tripes afin quils fassent au moins match nul de sorte que cette France orgueilleuse et égoïste, qui aime bâtir sa grandeur sur le dos des plus faibles, soit éliminée comme lors du Mondial 2002. Je leur souhaite de prendre lexemple sur la brave Corée de Sud en cassant le jeu tricolore par la tactique appropriée. Pour l éthique et contre la magouille françafricaine dans laquelle on cherche à les enfermer, je soutiens résolument les Eperviers. Cette victoire des Bleus sur le Togo est finalement une déplorable magouille consubstantielle à la Françafrique. Elle nhonore pas, même en labsence de toute magouille, la France, contrainte de battre sans panache, avec deux buts décart, léquipe la plus problématique de ce Mondial.