Londonistan

Huit d’un coup ou : comment les services secrets construisent un réseau terroriste de médecins de la mort
par  Pony HÜTCHEN, politblog.net, 5 juillet 2007
Traduit  de l’allemand par Michèle Mialane et révisé par Fausto Giudice, Tlaxcala

« Rapide et efficace »- voilà les adjectifs dont la presse britannique gratifie la chasse aux terroristes islamistes. En quelques jours un réseau entier  a pu être débusqué ; l’enquête sur les « attentats terroristes « perpétrés en Grande-Bretagne semble bouclée et l’opinion internationale manifeste son enthousiasme pour les exploits des forces de sécurité britannique. Huit arrestations en moins de quatre jours !
Comment est-ce possible ? « Nos gaillards nous ont légué une véritable mine d’indices,» explique un employé. « Les auteurs présumés des attentats n’ont pas pris la moindre peine pour effacer leurs traces. »
Cette mine d’indices, sur laquelle les enquêteurs britanniques ont prétendu être tombés, est en fin de cause une simple carte SIM.Des téléphones mobiles qui devaient servir de détonateurs pour les « voitures piégées » ont été découverts par la police dans les limousines Mercedes stationnées devant la boîte de nuit londonienne et près de Hyde Park. Les services secrets et la police se sont apparemment contentés d’identifier le propriétaire d’une des cartes et les numéros en mémoire - et le piège s’est refermé.

L’escadron de la mort d’Al Qaïda
Le Dr Mohammed Haneef
Les traces mènent au docteur Mohammed Haneef, un jeune médecin  indien respecté. C’est sur l’aéroport de Brisbane, dans le Queensland, qu’il a été arrêté lundi matin (heure australienne) alors qu’il s’apprêtait à prendre la fuite, selon les sources officielles. Il serait donc le cerveau des attentats terroristes.
Les indices qui feraient conclure à une fuite étaient évidents : Haneef avait acheté un aller simple pour Bangalore dans le Sud de l’Inde et en perquisitionnant à son domicile australien des policiers ont découvert du linge qui séchait et de la vaisselle sale dans l’évier.
Mohammed Haneef est bien le propriétaire de la carte SIM trouvée à Londres.
La biographie du terroriste type ? Après avoir terminé avec succès son cursus au Collège de médecine Ambedkar de Bangalore, Haneef se hâte d’émigrer en Grande-Bretagne où il occupe un poste de médecin dans une clinique ce Liverpool. L’an dernier il répond à une annonce parue dans le British Medical Journal et proposant un poste en Australie dans le Queensland, qu’il obtient.
C’était ce qu’il souhaitait, car le jeune médecin (27 ans) voulait fonder une famille et se fixer dans le Queensland. En quittant l’Angleterre il avait laissé sa carte SIM à un parent, car en Australie il ne pouvait rien en faire. Il n’emporte que son téléphone mobile. Les pérégrinations  de la carte durant les neuf derniers mois ne sont visiblement pas le problème de la police britannique.
Haneef et sa femme Firdous ont une petite fille âgée de dix jours. Firdous et l’enfant se trouvent chez les beaux-parents de Haneef, à Bangalore. Mohammed Haneef a donc demandé un congé à sa clinique à partir de lundi dernier pour aller voir sa femme et sa fille nouvelle-née à Bangalore avant de repartir avec elles en Australie.
L’enfant devait être inscrite sur son passeport à Bangalore et c’est seulement après qu’il pouvait acheter en Inde  les billets d’avion pour toute la famille, selon les déclarations de son beau-père. Les indices laissant conclure à une fuite s’écroulent comme un château de cartes. Un jeune actif de 27 ans qui laisse du linge à sécher et de la vaisselle sale dans l’évier- c’est si rare ? Ce sont les seules preuves de sa « fuite ».
La famille et les amis de Mohammed Haneef le décrivent comme un homme calme, responsable et attentionné. Pendant son long séjour à l’étranger il était toujours resté en contact étroit avec sa nombreuse famille à Bangalore. Pour ses collègues du Queensland c’est un médecin d’une grande conscience professionnelle et un collègue apprécié. 

Mohammed et Marwa Asha
Un deuxième médecin, ainsi que sa femme, ont été arrêtés en Angleterre. Il serait le principal suspect et le dirigeant du réseau : Mohammed Asha. Lui aussi a été « démasqué » grâce à la carte SIM : l’un des numéros en mémoire était le sien.
Asha est neurologue dans une clinique se Stoke-on-Trent, une petite ville située entre Birmingham et Liverpool. Sa femme Marwah et lui-même ainsi que leur fils, âgé de deux ans tout juste, ont été stoppés , puis arrêtés par une unité antiterroriste sur une autoroute au nord de Stoke-on-Trent suite à un contrôle radar  qui avait flashé sa plaque minéralogique. La famille a été emmenée à Londres dans un « centre d’interrogatoires pour terroristes ». Les médias britanniques ont jugé bon  de préciser qu’Asha porte la barbe et sa femme la tenue musulmane traditionnelle.
Parallèlement à l’arrestation la demeure d’Asha a été perquisitionnée. Les enquêteurs n’ont pas fourni à ce jour de preuves qu’ils auraient découvert un réseau terroriste et son « cerveau ». Ce seraient- dit la presse britannique- des conversations enregistrées sur son répondeur qui auraient «  mis la police sur la piste d’Asha ». Le journal n’explique pas comment des conversations téléphoniques découvertes chez un suspect potentiel ont pu les mettre sur sa trace. Sans doute ces techniques de recherches sont-elles  classées top secret par les services de sécurité britanniques.
On a d’autres renseignements sur Mohammed Asha :
Asha est d’origine palestinienne et sa famille vit en Jordanie. Il a grandi à Amman et passe pour très brillant. Il a été classé troisième à l’examen d’entrée aux études de médecine et ses études elles-mêmes ont été remarquables. Durant  ses années d’études il n’a jamais fait de politique, se consacrant entièrement à son travail. Asha vit en Angleterre depuis 2004. Ses excellents résultats en Jordanie lui ont valu d’obtenir une bourse pour  se spécialiser en neurologie à l’université de Birmingham. La médecine est sa passion, tout son amour va à sa famille. Ses collègues et ses parents  le décrivent comme un médecin brillant, qui n’a jamais eu de contact avec des organisations extrémistes. C’est un musulman convaincu, mais pas un pratiquant scrupuleux.
Mohammed Asha devait aller en Jordanie le 12 juillet pour rendre visite à sa famille et était en train d’acheter des cadeaux. Il avait appelé ses parents peu de temps auparavant pour s’enquérir de la taille de ses frères et sœurs. Il a six frères et deux sœurs à Amman, l’un d’entre eux est ingénieur, deux autres sont eux aussi médecins
Son frère aîné Ahmad, à qui l’on demandait quelle était la position de Mohammed vis-à-vis du fondamentalisme musulman a répondu que le  seul problème de son cadet était d’être un génie - mais qu’il n’avait jamais été un extrémiste.
Son père Abdel Qader Asha s’est adressé au roi de Jordanie pour lui demander son aide. C’est par les médias qu’il avait appris son arrestation.
Marwah, la femme de Mohammed, possède aussi un haut niveau d’instruction. Elle a fait des études à l’University of Science and Technology d’Irbid, la deuxième ville de Jordanie. Tous deux se connaissent depuis les bancs de l’école.
C’est exclusivement du personnel médical qui constitue le reste de la prétendue « bande de terroristes. »

 Bilal Abdullah
C’est un Irakien de 27 ans, médecin diabétologue à l’hôpital Royal Alexandra à Paisley près de Glasgow.  Il vit en Grande-Bretagne depuis 2006, date où il a terminé avec succès ses études de médecine à Bagdad.
Pour Daniel Gardiner, le logeur d’Abdullah, ce dernier donne une impression de grand professionnalisme. Des enquêtes approfondies à son sujet n’ont rien révélé de suspect. Bilal Abdullah était le passager du véhicule en feu qui a tenté de pénétrer dimanche dernier sur l’aéroport de Glasgow.   

Dr Khalil Ahmed
Lui aussi était médecin à l’hôpital Royal Alexandra. C’était le chauffeur de la jeep en feu de l’aéroport. On dit qu’il en serait descendu et se serait arrosé d’essence, ce qui serait la cause de ses graves brûlures.
Il est pour l’heure soigné à l’hôpital où il était médecin. Il est gardé par des hommes en armes pour prévenir une évasion. Mais il semble que la gravité de ses brûlures lui laisse peu de chances de survivre.
Khalid Ahmed  vient du Liban, il a 27 ans.
On lui reproche, outre l’« attentat »  de Glasgow, d’avoir conduit de Glasgow à Londres , dans la nuit du jeudi au vendredi précédents, une des deux Mercedes que l’on a découvertes ensuite chargées d’ «explosifs ». Les deux médecins seraient ensuite rentrés à Glasgow par les transports en commun.

Sabeel Ahmed
Nous avons encore affaire à un jeune médecin (26 ans), dont la presse et la police ne savent, de toute évidence, qu’une chose : il  était en contact avec Haneef, le prétendu « cerveau ». Ce qui  n’étonne d’ailleurs que les services de sécurité britanniques, car ils sont non seulement  proches parents, mais aussi bons amis. Tous deux sont originaires de Bangalore, où ils ont fait leurs études ensemble et partagé une chambre.
Sabeel Ahmed a été arrêté dimanche à Liverpool. Il y faisait une spécialisation à l’hôpital Halton - il habitait, nous dit-on, à Allerton et auparavant à Toxteh, près de Liverpool. Les deux appartements ont été perquisitionnés par un nombre impressionnant de policiers, et les deux rues sont barrées depuis et surveillées par des forces de sécurité.
Son « crime » : c’est à lui qu’ Haneef avait laissé sa carte SIM.Et c’est là-dessus que la police a découvert des photos et la trace des autres suspects. Des photos sur une carte SIM ? Rien de bien extraordinaire. Et un petit film réalisé lors d’une fête ; bien sûr il ne pouvait s’agir que d‘une grandiose célébration- de toute évidence prématurée- des attentats, car le mobile a été retrouvé dans l’auto qui devait servir pour l’ « attentat manqué ».
Cellphone records show photographic images of the suspects and the recording shows the suspects celebrating the plot.”(Source)

Et encore deux médecins…
Pour finir deux autres médecins sont « tombés dans les filets » des enquêteurs. Leur identité n’a pas encore été divulguée par les autorités, mais,  selon toute apparence, ils sont originaires d’Arabie saoudite, respectivement âgés de 25 et 28 ans ; l’un des deux est encore étudiant, l’autre achève ses études de médecine. Eux aussi travaillaient à l’hôpital Royal Alexandra où ils ont été arrêtés.
Quel est le chef d’accusation ? Probablement leurs photos figuraient-elles sur la carte SIM.
À l’exception du Docteur Mohammed Haneef, incarcéré en Australie, et de Khalid Ahmed, qui est à l’hôpital de Glasgow, tous les accusés ont été à l’heure actuelle transférés au Centre d’interrogatoires des terroristes la Paddington Green Police Station.

La Grande-Bretagne dans les serres des médecins terroristes
Les médias britanniques appellent  tous plus haut l’un que l’autre à rechercher les quatre « médecins de la mort » qui selon eux manquent encore à l’appel. Les mots qui font peur, et depuis des années servent à conditionner l’opinion publique, sont surexploités aussi bien par les politiciens que  la police : islam conservateur, charia, Zarqaoui, Abou Hamza le prêcheur de la haine, chiites, wahhabites, croisade, Al Qaïda, tentative de génocide.
Toutefois, pour l’instant, les accusations se concentrent essentiellement sur l’Irakien Bilal Abdullah. Brusquement les médias ont sorti de leur chapeau un « ami » qui révèle que Bilal ne faisait rien, hors prier et  surfer sur Internet, qu’il était issu d’une famille wahhabite ultraconservatrice, qu’il avait été endoctriné directement par Abou Moussab Al Zarqaoui, le chef  de la branche irakienne d’Al Qaïda et que son meilleur ami avait été tué en Irak par des chiites. Un exemple de la manière dont il s’était totalement discrédité lui-même : l’invasion de l’Irak l’avait rendu furieux  et il approuvait les attaques contre les troupes américaines et britanniques. En outre, il était convaincu que l’Occident menait une croisade visant à imposer son mode de vie aux pays musulmans.
Quelqu’un d’autre s’est employé à déclencher la panique dans les médias : le prêtre anglican Andrew White. Un membre haut placé d’Al Qaïda l’aurait en effet mis en garde dès avril dernier : «  Ceux qui vous soignent vous tueront. » Une mise en garde qu’il aurait transmise au Ministère des Affaires étrangères, ce à quoi celui-ci oppose un démenti formel.
Quant à Al Qaïda elle-même, on lui attribue ceci: Elle en était venue à cibler des médecins pour son recrutement, car il était plus facile à des membres de ce groupe de  haut niveau de s’implanter dans les pays occidentaux.
On peut aussi se demander pourquoi des scientifiques de haut niveau, disposant du simple fait de leurs études de bases suffisantes en physique et chimie, devraient se montrer aussi dilettantes lorsqu’ils fabriquent des charges explosives ??
Quant aux  médias anglais en tout cas, un seul sujet les agite désormais : peut-on encore faire confiance à son dentiste ou à son gynécologue musulman ?

 Campagne antiterroriste
Les conséquences et politiques  des récents  « attentats terroristes », en réalité une simple série de ratés  douteux, et les exigences qui en découlent , peuvent se résumer à :
 - renforcement de la sécurité intérieure
 - mise en réseau des services secrets au niveau international
 - institution d’un Conseil de sécurité national
 - nouvelles directives pour l’embauche de personnel médical dans les établissements de santé, contrôle plus sévère des étrangers.
En quoi la « guerre contre le terrorisme » franchit-elle un nouveau pas en intensité et en qualité ?
En raison, bien sûr, de la sévérité accrue promise aux  lois sur la sécurité, mais pas seulement. Si naguère les prétendus « terroristes » étaient plutôt présentés comme des marginaux, la focalisation sur les médecins accusés aujourd’hui frappe au cœur de la société, surtout en Grande-Bretagne.
Le passé colonial de l’Empire attire traditionnellement en Grande-Bretagne nombre d’immigrants- en partie présents depuis des générations. Et parmi eux beaucoup de musulmans. De vastes pans des classes moyennes musulmanes sont perçus comme bien intégrés et parmi eux, les universitaires jouissent d’un incontestable prestige social.

Environ 1,6 million de musulmans vivent à l’heure actuelle en Grande-Bretagne. Ils représentent à peine 3% de la population totale des Iles britanniques.
La plupart des musulmans britanniques sont originaires de l’Inde, du Pakistan et du Bangladesh, mais beaucoup descendent de coreligionnaires issus d’autres ex-colonies britanniques. La plus grande partie vit en Angleterre (60 000 seulement en Écosse, au Pays de Galles et en Ulster). Dans beaucoup de villes du Nord de l’Angleterre l’Islam est la première religion; à Londres, un habitant sur dix environ est musulman
(Source, décembre 2005).

La prétendue « conjuration des médecins de la mort islamistes » accentuera les divisions dans la population - pas seulement au plan social ; la coupure traversera la société en profondeur, attisant fortement la méfiance et l’hostilité envers les musulmans. Ajoutons que les médecins sont en règle générale des personnes à qui l’on fait confiance et que la santé personnelle est l’un des sujets les plus sensibles. Quel meilleur moyen d’attiser les sentiments de haine que de coupler un domaine aussi sensible avec la peur du terrorisme ?
Ce n’est plus le « réseau dormant » anonyme qui vous menace désormais, mais la classe moyenne musulmane, aucun médecin, aucun universitaire quel qu’il soit, n’est plus protégé contre le  virus de l’extrémisme et du terrorisme. Ne fais plus confiance à aucun musulman !

Pourquoi justement des médecins ?
Peu importe de quoi sont effectivement accusés les médecins impliqués dans cette affaire et quels procès leur seront intentés ; d’ores et déjà une chose est sûre, leur carrière est totalement ruinée, en Grande-Bretagne  ils sont définitivement discrédités.
Supposons que les accusations portées contre eux soient arbitraires, qu’ils soient innocents ou tout au moins de simples instruments : il faut se demander pourquoi ce sont précisément à des médecins que l’on impute la  responsabilité de ces attentats.
La réponse exige de se pencher une fois de plus sur les conséquences politiques de ces prétendus attentats.
Louise Ellman, députée à la Chambre des Communes et présidente du Mouvement travailliste juif ainsi que des Amis travaillistes d’Israël a pris la parole dès l’arrestation des prétendus »médecins de la mort » : « Tout ceci montre la nécessité d’une vigilance accrue et  d’un haut niveau de sécurité et de surveillance à l’échelon international. Je suis heureuse qu’on n’ait pas eu à déplorer la perte de vies humaines, mais les dégâts matériels auraient pu être considérables.
Il est important que tout le monde soit conscient que ces hommes sont animés d’une haine sans bornes, qui réduit à néant les repères que le reste de leur vie leur donne. Nous devrions renforcer les contrôles de sécurité dans les hôpitaux, le terrorisme exige un contrôle effectué par les services secrets et une surveillance à l’échelon  international. »
Tiens tiens, faut-il s’attendre désormais à voir les hôpitaux transformés en quartiers de haute sécurité ?
Le système de santé britannique, le NHS (National Health System) , à la différence du système allemand , repose sur un réseau de polycliniques et de services ambulants. Les médecins de ville sont rares et en règle générale il s’agit de généralistes dispensant les soins de base.
Toute ingérence de type politique dans les hôpitaux peut donc recéler le danger d’un contrôle des patients par l’État qui en définitive concernera toute la population britannique.
D’ores et déjà  des ordinateurs ont été confisqués dans le cadre de perquisitions effectuées dans les hôpitaux et ils contiennent selon toute  vraisemblance des données protégées concernant les patients.
L’exploration des données se justifiait par la possibilité pour les « terroristes » présumés d’avoir utilisé ces ordinateurs pour leurs contacts. À l’avenir la circulation des données risque d’être soumise à un maillage plus fin, conséquence politique d’une meilleure  prévention des « attentats ».
Si tout le système de santé en venait à être mis sous surveillance, ce serait  la totalité des données concernant les patients qui cesserait à l’avenir d’être couverte par le secret médical.
L’État et les services secrets seraient autorisés, si l’on suivait Louise Ellman, à s’immiscer dans les sphères les plus sensibles de la vie humaine - la confiance qui lie le patient à son médecin. Les domaines les plus intimes pourraient être dévoilés, puisque des tiers y auraient accès. Couplés avec une loi sur la sécurité nationale, de tels aspects de la soi-disant sécurité de l’État pourraient vider de leur contenu les droits personnels.
Tout ce qu’il est possible de faire au nom de la sécurité et quelles mesures celle-ci autorise à prendre, les individus concernés ne l’apprendront peut-être jamais, ou beaucoup trop tard, car l’exemple des USA montre que les intérêts de sécurité nationale ont priorité sur les principes constitutionnels et les droits humains.
Au fait, qu’en est-il des expériences sur le contrôle des consciences menées aux USA par la CIA ? « Des expériences , en majorité dangereuses pour la santé, voire présentant des risques mortels, ont été effectuées à l’insu des cobayes humains ou sans leur consentement, souvent même contre leur volonté expresse. Parmi ces cobayes il y avait des milliers de citoyens usaméricains choisis au hasard et aussi des patients soignés en hôpital ». Y a-t-on mis fin de manière totale et définitive, conformément à la promesse solennelle faite  en 1995 par Bill  Clinton ?

Source : http://politblog.net/krieg-terrorismus/geheimdienste-konstruieren-terrornetzwerk-der-todesaerzte.htm

Pony Hütchen (littéralement Poney Petit Chapeau), le nom de la cousine d’Emil dans le roman d’Erich Kästner Emil et les détectives (1928), est le pseudonyme choisi par une  documentariste berlinoise qui a longtemps travaillé dans la télévision d’État allemande. Après le 11 septembre 2001, elle dit avoir découvert la valeur d’Internet comme source cruciale d’information politique. Elle rêve d’une télévision indépendante et informative sur le Net. En attendant, elle écrit, sur le site http://politblog.net

Cette traduction est libre de reproduction, à condition d'en respecter l’intégrité et d’en mentionner l’auteur, le traducteur, le réviseur et la source.
URL de cet article sur Tlaxcala : http://www.tlaxcala.es/pp.asp?reference=3227&lg=fr

 

Le nouveau complot des blouses blanches (suite)

Par Jean-Michel Vernochet, 8 juillet 2007

Comme il fallait s’y attendre les arrestations fracassantes de six médecins australiens ont fait flop. Ceux-ci ont été relâchés hier samedi 7 juillet malgré leur appartenance supposée à un super-réseau terroriste, présenté comme l’un des noyaux durs de la fantomatique Al Qaïda. Reste l’effet d’annonce et l’idée maintenant bien imprimée dans les esprit qu’il y aurait eu un “complot des blouses blanches” !  

Le comble de l’horreur puisque les médecins, avec ou sans serment d’Hippocrate, sont censés préserver la vie et non la détruire. L’image inscrite désormais en creux dans les opinions occidentales restera celle de la capacité du fanatisme islamiste d’inverser toutes les valeurs et de convertir les médecins en assassins.

La similitude des matériels informatiques et les impressionnantes listes de correspondants trouvées chez les praticiens australiens correspondent cependant bien à la définition d’Al Qaïda, autrement dit “La Base” puisqu’il s’agissait originellement d’une “base de données” informatiques et non de la mythique base de Tora Bora (située dans les contreforts de l’Hindu Koush) et sortie tout droit de l’imagination enfiévrée de Ian Fleming, le créateur l’agent 007 dit James Bond.

On se souviendra à ce propos des plans abondamment diffusés (sans vergogne) par une presse qui perdu depuis longtemps tout sens éthique, et des extraordinaires schémas représentant ces cavernes ensevelies à flanc de montagne où était censé se concocter l’assaut final contre l’Occident “décadent et corrompu”. En fin de compte les soldats de la coalition ne trouvèrent pour toute “Base” que de misérables trous aménagés au marteau piqueur et pour toute arme de destruction massives, que des nattes élimées et des théières cabossées...

Les générations futures ne sauraient ici manquer de s’émerveiller devant le génie des marionnettistes, manipulateurs en tout genre, du théâtre d’ombre qu’est devenue la guerre moderne. Une guerre qui se construit patiemment au sein des chancelleries et par le travail effectué sur l’imaginaire collectif. Surtout s’il s’agit de la guerre qui nous est promise, la guerre civile planétaire mieux connue sous le vocable de “choc des civilisations” !  Or, à présent, la guerre des mots et des images précède l’assaut final, et le pilonnage de l’opinion correspond aux préparations d’artillerie à longue portée d’antan. Les foules une fois terrorisées et sidérées, les opérations peuvent alors commencer sans rouspétance...

Dans la nouvelle affaire des “blouses blanches”, la chose était pourtant entendue dès le premier instant sachant que ceux-ci étaient membres d’une confrérie missionnaire le “Tabligh”,mouvement apostolique, a priori pacifique, fondé en Inde dans les années 1920.

Si des enquêteurs malintentionnés voulaient d’ailleurs s’en donner la peine, ils devraient trouver sans difficulté de semblables bases de données informatiques à deux pas du Stade de France, à la mosquée Al Rahma, "la mosquée miséricorde”, centre français du Tabligh.

Ce pourquoi les ci-devant médecins australiens réputés al-qaïdistes furent vite renvoyés dans leurs foyers. Reste que
pour l’opinion, le “mal” était fait, et bien fait...

 


Le nouveau complot des blouses blanches
Grand dérangement climatique et coup de zouzguef* !


Par Jean-Michel Vernochet, 4 juillet 2007


George Orwell écrivit un jour: « En ce temps de duperie universelle, dire la vérité est un acte révolutionnaire ». Or il suffit de parcourir les journaux - de gauche ou de droite, si on en distingue encore la différence - pour se rendre compte qu'il s'agit sans vergogne de proxénétisme médiatique. Et les télévisions ? Des lupanars qui turbinent sur le trottoir de la globalisation. Les sacro-saints journaux télévisés sont avalés, ruminés et digérés sans scrupule! La masse s'engraisse en liesse des bassesses, mensonges et vulgarités proférés par tous les mass médias. Et tout semble bien aller vers le pire !
Jacqueline Amidi, Beyrouth 31 mai 2007.


En ces temps de perturbations atmosphériques chroniques, un rayon de soleil chauffe la nuée qui nous inondera (comme vache qui pisse), la minute suivante. Août est en avril et le joli mois de mai se mue en Toussaint lugubre. Pareillement, les crises se suivent avec une infernale régularité… Crise du camp de réfugiés de Nahr el-Bared au Liban (des réfugiés à perpétuité : quarante années de confinement depuis la guerre dite des Six jours ; des exilés venus grossir les contingents de déportés de la Naqba, la « Catastrophe » de 1948) durant laquelle l’armée libanaise, beaucoup moins présente pendant la drôle de guerre unilatérale de juillet dernier, a nettoyé le ghetto de ses éléments armés du Fatah el-Islam ; une étrange milice islamiste que certains experts s’entêtent à présenter comme sponsorisée par le clan Hariri pour faire pièce au Hezbollah… Comprenne qui pourra !

Crise de Gaza, autre ghetto et camp de concentration où s’entasse un million et demi d’humains dans des conditions d’une grande précarité, des conditions que dénoncent avec beaucoup de constances (et parfois même de courage) les représentants des Nations Unies et les humanitaires, avertissements et sonnettes d’alarmes qui ne trouvent que peu ou pas d’écho dans la grande presse ou en tout cas infiniment moins que celle du Darfour (priorités des priorités pour la diplomatie française cornaquée par M. Kouchener, ci-devant médecin), cette province soudanaise où des enjeux géoénergétiques (pétrole et uranium) et géostratégiques d’importance mettent aux prises les Titans de la scène internationale : Chine versus États-Unis.

Gaza où les cadres du gouvernement élu du Hamas (élu avec la bénédiction de la Communauté Internationale et plus encore de l’Union européenne), las d’être l’objet d’assassinats ciblés, d’enlèvements et de tortures et de détentions arbitraires de la part des milices du Fatah, le parti présidentiel, las de voir bafouer les accords de la Mecque sur le partage des pouvoir et des compétences, ont fini par restaurer un peu d’ordre dans l’anarchie civile qui croissait de manière alarmante ces dernières semaines à la grande joie des hommes de Tel-Aviv ravis de voir s’entretuer leurs ennemis intimes.

La libération hier du journaliste britannique Allan Johnston détenu par un groupe salafiste, l’Armée de l’Islam, se réclamant plus ou moins d’Al Qaïda*** en témoigne (quoique ce matin 4 juillet 2007, la grande presse rechigne à rendre justice à la vérité et à en attribuer le mérite au seul Hamas), que la paix civile, ou ce qui s’en approche le plus, est de retour à Gaza. Reste qu’une fois de plus nous assistons au festival de la mauvaise foi : si le Hamas est parvenu à mettre un terme aux affrontements fratricides opposants les factions (cela en expulsant manu militari les quasi mercenaires du Fatah, formés et payés par l’Administration états-unienne pour faire le ménage au lieu et place des F16 et des drones de combats qui arrosent régulièrement, et en toute impunité internationale cette prison à ciel ouvert qu’est aujourd’hui la bande (maudite) de Gaza), il reste l’éternel et irrédimable coupable… Coupable et repoussoir idéal, du sur mesure, que jamais l’on ne reconnaîtra sous peine, horresco referens, de se voir reconnaître par lui**!

Toutes ces crises, incompréhensibles pour le citoyen lambda qui n’a d’autres sources d’information et d’intellection que la presse « gratuite » et le « vingt heure », se succèdent maintenant comme une mauvaise houle à lames sèches tambourinant sur la coque sonore du navire, risée annonciatrice de la nuée d’orage…

Et Londres, et Glasgow dans tout ça ?

À Londres, une voiture piégée, mais tellement mal qu’elle ne pouvait exploser faute de détonateur pertinent, une grotesque bagnole en flammes jetée contre la façade de l’aéroport de Glasgow et quelques autres épisodes aussi rocambolesque que pataphysiques, et pour comble, cet invraisemblable complot des blouses blanches [prétendu complot de médecins soviétiques, presque tous juifs, qui auraient assassiné deux dirigeants soviétiques et auraient prévu d'en assassiner d'autres. Il s’agissait d’une machination montée de toute pièce par le régime stalinien, et l’affaire fut abandonnée en 1953 après la mort de Staline, NDLR Quibla].
… ! Soit dit en passant le Royaume-Uni est à ce point à bout de souffle, hors de ressources, qu’il doit à présent, sans vergogne, importer ses médecins de ses anciennes colonies, cela malgré dix ans passé sous la férule blairiste, une quasi-dictature soft prétendument d’une inoxydable efficacité libérale ? Car existe-t-il un autre qualificatif pour désigner un système qui s’est prolongé à coup de mensonges et a conduit, volens nolens, l’orgueilleuse Angleterre sur les sentiers de la guerre sans limites ? Guerres de conquêtes fondées sur le mensonge et la désinformation extensifs : Yougoslavie en 1999, Afghanistan en 2001, Irak en 2003 ; ceci en allant jusqu’à faire, très vraisemblablement, assassiner certains témoins gênants tels le Dr Lily****, expert en armes de destruction massive qui avait dénoncé le trucage éhonté du dossier irakien ! D’éternels mensonges qui sont devenus de nos jours la voie habituelle de la gouvernance dans nos démocraties libérales-avancées et dans le travaillisme sauce libérale mis à la mode par M. Blair dont a su s’inspirer notre brillant nouveau et hyperactif Président de cette « Cinquième » cacochyme !

Pour les sceptiques, vite requalifiés en conspirationnistes, tout cela ne tient guère la route. Qu’on se souvienne : cet autre épisode abracadabrantesque du passager de British Airways, Richard Reed, doux débile qui en décembre 2001 projetait, paraît-il, de faire exploser l’avion où il était embarqué, avec ses semelles explosives ! Si c’est cela Al Qaïda, c’est évidemment sinistre, mais c’est aussi tout à fait grotesque et de ce point de vue, en définitive, totalement risible.

Et les attentats de Londres et de Madrid me direz-vous ? Certes, d’authentiques tragédies, mais qui en sont les auteurs véritables au-delà de protagonistes trop visibles et trop vite « logés » ? En tout cas, ils n’appartiennent pas à Al Qaïda comme le répètent à l’envi les perroquets médiatiques, c’est en effet ce qu’ont établi les rapports des brigades anti-terroristes de Scotland Yard et de Madrid. Cela est sans appel !

Le cas Richard Reed, à l’instar du mélange explosif qu’aurait pu réaliser, à la mi-août 2007, des islamistes candidats au martyr dans les toilettes des aéronefs américains assurant les liaisons transatlantiques (complot hypothétique déjoué avec maestria ! qui paralysa et désorganisa pour un temps le trafic aérien de la Grande-Bretagne). On sait à l’heure actuelle, de l’avis autorisé de spécialistes, que la fabrication d’explosifs liquides est chose ardue, en tout cas laborieuse et qu’enfin les toilettes des longs courriers ne sont pas des laboratoires de chimie particulièrement propices ou confortables pour ce genre d’opération.

Peut importe, le résultat atteint (et visé ?), de toute évidence, était, est d’entretenir et de renforcer un état de psychose permanent de la population britannique. Comme cela existe déjà (mais aucun « Envoyé spécial » de nos services publics télévisuels ne documente cela) aux États-Unis où le niveau d’alerte est annoncé quotidiennement en une sorte de météo morbide relatif à une « terreur » largement fabriquée.

Les populations ainsi conditionnées acceptent mieux les lois et les dispositions de contrôle social universel (Patriot Act aux É-U), les mises en fiches générales, non plus des populations potentiellement délinquantes, mais de toute la société sans exception (par exemple, passeports biométriques permettant l’identification à distance au sein d’une foule) et, pour l’anecdote, les quelque 400 000 caméras de surveillance de Londres intra muros qui ne s’intéressent sans doute que très marginalement à la délinquance ordinaire...

Exit M. Blair, bienvenu M. Brown, un clou chasse l’autre, et le monde poursuit sa course folle. Une course à l’abîme peut-être car que cache cette soudaine éruption de tentatives avortées, mais prodigieux spectacle médiatique ? Que nous concoctent les brillantes cervelles du « 10, Downing street » associées à leurs homologues washingtoniennes ? Quel coup de zouzguef imminent se prépare-t-il à l’ombre de Big Ben pour justifier un tel conditionnement de l’opinion britannique, en premier lieu, européenne et occidentale ensuite ? Quelle pilule ou quel calice d’amertume veut-on nous faire in fine ingurgiter ? En un mot quelle nouvelle crise d’envergure ou quelle nouvelle guerre, ces pseudos attentats montés en neige annoncent-ils ? La réception, danse du ventre, offerte à Vladimir Poutine dans la résidence familiale des ogres bushistes, ne vaut rien qui vaille. Quel bluff et quel marchandage auront été évoqués au cours de cette rencontre du Troisième type ? Qui aura été sacrifié sur l’autel de la stabilité de l’hémisphère nord ? une question que nous aurions préféré ne pas poser…

L’Iran est toujours « le » bon candidat à l’holocauste. Téhéran est trop souvent cité, et pas en bien ces jours-ci, pour son soutien aux résistances chiites irakiennes, pour son influence nouvelle au sein du Londonistan, ou pour le réarmement du Hezbollah libanais, voire du Hamas palestinien… La liste des reproches s’allonge tous les jours et tout cela n’est pas de bon augure !

Le dérèglement climatique est aujourd’hui quelque chose de tangible. N’en déplaise aux Panglossiens qui vivront éternellement dans le meilleur des mondes capitalistiques, à notre humble avis les désordres météorologiques, désordres cosmiques s’il en est, accompagnent ou reflètent les désordres humains. De ce point de vue, l’horizon devient, hélas, couleur de plomb…

Notes
* Coup de zouzguef: faire un mauvais coup à quelqu'un (expression oranaise)
** Cf. Le Courrier (Genève) 22 février 2006 - Entretien avec le chef du bureau politique du Hamas en exil à Damas : «L’Occident doit accepter le dialogue »…
*** Tout comme le Fatah al-Islam au Liban créé apparemment pour déconsidérer le Hezbollah (Parti de Dieu peut-être mais aussi parti de gouvernement), et pour justifier « le désarmement des milices » (autrement dit de toutes forces d’opposition ou de résistance armée au Liban contre les ingérences récurrentes du voisin israélien) ; un désarmement unilatéral et inconditionnel réclamé à corps et à cri au Conseil de sécurité par le parti dominant des éternels plaignants ! Dal même façon, l’armée de l’Islam et d’autres groupuscules du même acabit, semblent jouer à Gaza des rôles analogues à celui du Fatah al-Islam, ceci afin de brouiller les cartes, faciliter les amalgames et entretenir la confusion dans l’esprit du public. À ce titre et jusqu’à ce jour, quasiment aucune mention n’a été faite dans les médias sur « qui » étaient les ravisseurs de journaliste de la BBC ou ceux du soldat Gilad Shalit ; cela permettant d’en imputer implicitement et tacitement la responsabilité au gouvernement légal de la Palestine, à savoir le Hamas !
**** En 1999, Tony Blair préside, sans l’aval du Conseil de Sécurité, à la « déclaration » du guerre (en fait les guerres modernes se présentent sans déclaration du tout) contre la Fédération yougoslave, ultime verrou de souveraineté en Europe orientale, à propos de la province serbe du Kossovo.
Dans cette logique, il apporte en 2003 un soutien inconditionnel à George Bush dans sa guerre d’agression contre l’Irak baasiste. Porte-parole de la Maison-Blanche, il est chargé au niveau européen de contrer le couple franco-germanique hostile à une guerre injustifiable. Blair apporte de l’eau au moulin de la propagande belliciste en produisant des argumentaires particulièrement grossiers (comme le mémoire de maîtrise d’un étudiant, mémoire scolaire repris aux fautes près le Secrétaire d’État Colin Powell) prétendant démontrer en Irak la présence d’arme de destruction massive en Irak en violation de Résolutions des Nations Unies. Le Dr. David Christopher Kelly fonctionnaire du ministère de la Défense britannique, expert en guerre biologique et membre de la Commission spéciale des Nations unies (Onuscom) pour le désarmement de l’Irak où il s’est rendu à 37 reprises au cours de sept années d’inspections. Kelly est retrouvé « suicidé » le 17 juillet 2003 après ses révélations à la BBC relatives aux falsifications de l’administration blairiste quant aux ADM irakiennes. Une commission parlementaire blanchira le Premier britannique dans cette sinistre affaire comme dans tant d’autres.
Dans son rapport final rendu public le 29 juin 2007, la Cocovinu, commission d’inspection de l’Onu, conclut : "Aucune arme de destruction massive n’a été trouvée en Irak". Avant l’invasion de l’Irak, la Cocovinu aura conduit 731 missions d’inspection sur 411 sites différents.
Le Suédois Hans Blix, chef de la Commission des N-U, défiant les formes contraignantes de la diplomatie, n’avait pas hésité à déclarer en 2005 que les États-Unis et le Royaume-Uni avaient choisi délibérément d’ignorer les rapports de la mission onusienne. On ne saurait mieux dire !
Le rapport précise par ailleurs que "par ses informations fausses et fallacieuses, notamment dans les premières années du processus d’inspection (après la Guerre du Golfe en 1991), il était devenu pratiquement impossible pour l’Irak de fournir des preuves convaincantes qui auraient balayé les doutes ». Enfin, plus de 200 fournisseurs étrangers, entre 1970 et 1990, ont livré à l’Irak des équipements de haute technologie et des matériaux pouvant entrer dans les programmes d’armement interdits [aux pays non-membres du club des élus ou des éligibles, faut-il le préciser]. L’ «Onu » a officieusement précisé que les rapporteurs avaient « décidé » (on ignore si c’est de façon autonome) de garder un silence pudique quant aux noms des dits fournisseurs ! Pour la petite histoire l’on sait que M. le Secrétaire à la Défense américain, M.Donald Rumsfeld, fut un habile voyageur de commerce au cours de ces années fastes…