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Européens,
encore un effort pour devenir indépendants !
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Italie |
Requiem pour le CavaliereSi en France, les campagnes électorales commencent par des émeutes, en Italie, elles commencent par des grèves générales... De Venise à Palerme, des millions de salariés italiens se sont mis en grève vendredi pour dénoncer les coupes budgétaires prévues en 2006 par le gouvernement de Silvio Berlusconi et les grands orchestres se sont associés au mouvement en interprétant des messes de requiem. Les arrêts de travail d'une durée de quatre à huit heures ont touché les transports, les administrations, les hôpitaux, les banques et les postes. Il s'agit de la cinquième grève générale organisée contre la politique de M. Berlusconi depuis la formation de son gouvernement en juin 2001. Une grève générale de deux heures avait par ailleurs été organisée en mars 2003 contre la guerre en Irak. Le mouvement a commencé à 09H00 (08H00 GMT) par un arrêt de travail de quatre heures dans les chemins de fer, mais la grève générale s'appliquait à la carte, selon les régions et les secteurs. Les Romains ont ainsi été privés de transports publics de 09H30 à 13H30, les Vénitiens de 10H0O à 13HOO, les Napolitains de 10H00 à 12H00 et les Milanais de 18H00 à 22H00. Un service minimum prévu par la loi était cependant assuré. Les plus grosses perturbations ont affecté le transport aérien avec un arrêt de travail de 12H00 à 16H00. La compagnie nationale Alitalia a annulé 230 vols, dont 125 internationaux. Les trois grandes confédérations syndicales qui revendiquent 12 millions d'adhérents avaient appelé à de grandes manifestations. Le secrétaire général de la CGIL (gauche), Guglielmo Epifani, a conduit un cortège à Rome, son homologue de la CISL (catholique) Savino Pezzotta était à Milan et le patron de l'UIL (modéré) Luigi Angeletti à Palerme (Sicile). La vague de froid et de mauvais temps qui frappe la péninsule des Alpes à la Sicile a cependant tempéré les ardeurs. Les interventions ont été brèves et les places se sont très rapidement vidées à l'annonce de la fin de la manifestation. Le secrétaire général de la CGIL s'est néanmoins félicité de la mobilisation. "C'est une grève importante, avec une forte participation, une belle réponse du pays contre les choix du gouvernement", a-t-il affirmé. Les premières estimations syndicales en fin de matinée ont fait état de plusieurs centaines de milliers de manifestants et d'un taux d'adhésion de 80% des employés de la fonction publique. Le ministre du Travail Roberto Maroni a dénoncé un mouvement "idéologique". Des élections législatives sont prévues le 9 avril 2006 et le vainqueur dirigera l'Italie pendant les cinq prochaines années. "La grève générale organisée aujourd'hui est une protestation contre la désastreuse politique économique et financière de ce gouvernement", a commenté le chef de l'opposition et ancien président de la commission européenne Romano Prodi. "Les syndicats font leur métier et je suis certain que quand nous gouvernerons, ils se retourneront contre nous si nous les décevons, mais ce ne sera pas le cas", a-t-il ajouté. Confronté à une situation économique difficile avec une croissance nulle pour l'année 2005, une envolée du déficit public à 4,3% du PIB et de la dette publique à 106% du PIB, le gouvernement italien a difficilement élaboré un projet de budget prévoyant environ 20 milliards d'euros de réduction de dépenses. Le projet doit être définitivement approuvé avant la fin de l'année. Il prévoit des coupes notables dans les transferts financiers vers régions et communes, qui assurent d'importants services à la population, mais aussi pour les ministères. Les coupes touchent également la culture. Les théâtres lyriques d'Italie ont décidé de marquer leur mécontentement par l'exécution simultanée d'une messe de Requiem. Les orchestres des opéras de Naples, Turin, et Vérone ont choisi la messe de Requiem de Mozart, ceux de Florence, Palerme, Rome, Trieste et Venise joueront le requiem de Verdi, tandis que le théâtre municipal de Bologne interprétera le "Requiem allemand" de Johannes Brahms. Source : AFP, 25 novembre 2005 Le consulat de France à Venise occupé en solidarité avec la jeunesse des banlieues françaises
La révolte, parfois, se revèle comme l'unique moyen pour se défendre de la violence que L'Etat exerce au quotidien sur la multitude des précaires. Pour cela, nous pensons que les mésures draconiennes que l'Etat français vient d'appliquer dans ces derniers jours ne soient que la réaction effrayée d'une classe politique desormais aliénée de la vie réelle des citoyens qu'elle prétend de répresenter et de la société. Mais la société dans son ensemble a démontré sa maturité et sa capacité d'autonomie et d'autogestion. Les jeunes 'banlieusards' ont defendu la société contre l'Etat. Nous, précaires d'Europe lançons un appel pour que des actions, des occupations et des initiatives soient organisées afin de ne pas lâcher la pression sur les institutions qui répresentent le gouvernement français à l'étranger. Nous démandons : - la suppression immediate de l'état d'urgence en France - une amnistie générale pour tous ceux et celles qui ont lutté et luttent pour défendre leur dignité et la justice sociale - la suspension de toutes les expulsions indiscriminées des citoyens, avec ou sans permis de séjour. Enfin, nous soutenons les démissions du ministre français Sarkozy, raciste et xénophobe au pouvoir, puisque son oeuvre de provocation est intolérable. Plus d'informations sur le site www.globalproject.info Source: http://ww2.carta.org/notizieinmovimento/articles/art_4853.html
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