Contes et légendes du
Londonistan
Le gouvernement interdit à la presse
de publier des informations sur le projet de Bush de bombarder Al Jazira
La presse britannique s'est vue prier par le gouvernement de ne publier
aucune information sur le contenu d'un mémorandum officiel concernant
sur une conversation dans laquelle le président américain
George W. Bush aurait envisagé de bombarder la télévision
Al Jazira, a-t-elle affirmé mercredi.
Le Daily Mirror qui le premier a rapporté l'affaire mardi, a
affirmé dans son édition mercredi que le conseiller du
gouvernement pour la Justice, Lord Goldsmith, l'a menacé de poursuites
s'il publiait la moindre nouvelle information sur le sujet.
Lord Goldsmith a invoqué la section cinq de la loi sur les secrets
officiels, a affirmé le Daily Mirror, et prévenu qu'il
traînerait le journal devant la haute cour de justice s'il passait
outre.
"Nous avons essentiellement accepté de nous y soumettre",
a déclaré le journal mercredi.
Le Guardian et le Times ont également affirmé mercredi
qu'ils avaient été menacés de poursuites s'ils
révélaient le contenu de ce mémorandum "top
secret".
Dans son édition mardi, le Daily Mirror avait fait état
d'un mémorandum de Downing Street, rapportant en cinq pages une
conversation entre le Premier ministre britannique Tony Blair et le
président américain George W. Bush qui aurait exprimé
le souhait d'attaquer le siège de la chaîne satellitaire,
basée au Qatar. M. Blair s'y serait opposé.
La couverture de la guerre en Irak par Al Jazira a fait l'objet de
vives critiques de Washington.
La Maison Blanche a démenti mardi cette information, qualifiant
de "farfelu" et d'"inconcevable" l'article du Daily
Mirror.
"Nous n'allons pas crédibiliser quelque chose de si farfelu
et d'inconcevable en apportant une réponse" à un
tel article, a déclaré le porte-parole de la Maison Blanche
Scott McClellan, dans un courrier électronique adressé
à l'AFP. Source : AFP, 23 novembre 2005
Londres prêt à extrader Rachid
Ramda vers la France
Le «financier» des attentats parisiens de 1995 est écroué
outre-Manche depuis dix ans.
par Armelle THORAVAL, Libération, 18 novembre 2005
Dix ans de bataille judiciaire entre la France et la Grande-Bretagne
autour du cas de Rachid Ramda sont en passe de s'achever par sa probable
extradition vers Paris. Rédacteur d'Al-Ansar, le bulletin clandestin
du GIA algérien publié alors à Londres, Ramda,
35 ans aujourd'hui, est «le» terroriste manquant des attentats
de 1995. Il est mis en cause pour l'explosion du RER Saint-Michel en
juillet et les attentats du métro Maison-Blanche et du RER Musée-d'Orsay
en octobre.
Présenté d'abord comme le cerveau de la vague d'attentats
qui terrorisa la France jusqu'en novembre 1995, il serait à tout
le moins le «financier» de l'opération. Placé
sous écrou extraditionnel le 10 novembre 1995, Ramda est détenu
depuis dans la prison londonienne de haute sécurité de
Belmarsh. Il y aura eu, au total, neuf procédures et tentatives
d'obtenir son extradition.
Arguments. Hier, les juges Keene et Poole de la Haute Cour de justice
de Londres ont estimé qu'il n'y avait plus d'obstacle à
son extradition, qui avait été ordonnée de nouveau
par le ministre de l'Intérieur, Charles Clarke, en avril. Les
deux magistrats ont examiné le recours contre la décision
du ministre de l'Intérieur le 15 octobre. Les arguments plaidés
par ses avocats étaient en substance identiques à ceux
déjà avancés en juin 2002, et qui avaient conduit
au blocage de l'extradition. Pour les avocats de Rachid Ramda, il ne
reste désormais plus qu'une infime possibilité de contrer
cette procédure en recourant aux Law Lords, équivalent
de la Cour de cassation en France. Il faudrait démontrer qu'une
règle de droit général n'a pas été
respectée. Mais ces recours sont filtrés : les Law Lords
n'examinent que ceux qui comportent une base juridique solide. Et les
chances de succès apparaissaient minces hier soir.
Le blocage britannique a souvent fait l'objet de critiques. Examiné
depuis Londres, ce retard doit aussi beaucoup au fonctionnement judiciaire
français. Rachid Ramda est mis en cause sur la base de versements
de fonds (un peu moins de 40 000 francs) adressés à Boualem
Bensaïd, mais également du fait des aveux de ce dernier
à l'occasion de sa garde à vue.
Homme clé des attentats de 1995, Bensaïd a été
condamné à perpétuité pour sa participation
comme auteur ou complice des attentats de Saint-Michel, Maison Blanche,
Musée d'Orsay, et de la tentative dans le TGV Paris-Lyon. Placé
en garde à vue dans les locaux de la Division nationale antiterroriste
(DNAT), Bensaïd en était ressorti passablement abîmé.
Son avocate de l'époque avait signalé les faits au juge
Jean-Louis Bruguière. En pure perte.
Pressions. En 2002, les avocats de Ramda ont soutenu que leur client
était mis en cause sur la base d'aveux extorqués par la
force. Ces arguments, ajoutés à des contradictions dans
le dossier tel qu'il était exposé par la France, avaient
conduit la Haute Cour à refuser son feu vert. Le 15 octobre,
l'avocat représentant la France s'est employé à
assurer les juges que Rachid Ramda ne passerait pas «dans une
prison de la police française»... Surtout, le vent a tourné
à Londres depuis les attentats du 7 juillet, et l'ensemble des
magistrats a subi une intense pression du gouvernement Blair. Les Law
Lords devraient dire très rapidement, peut-être dès
aujourd'hui, s'ils acceptent d'examiner le cas Ramda.
Blair prend une claque : la Chambre des Communes
rejette le projet d'internement de 90 jours pour les suspects de terrorisme
PAR 322 VOIX contre 291, les députés britanniques ont
repoussé, hier à la Chambre des communes, l'article du
projet de loi de lutte contre le terrorisme prévoyant l'internement
sans inculpation d'un suspect durant 90 jours. Il s'agit d'un véritable
camouflet infligé à Tony Blair, qui faisait de cette disposition
l'élément central du texte législatif. Le premier
ministre avait pourtant insisté longuement sur l'importance de
porter de quatorze jours, aujourd'hui, à trois mois, la période
de garde à vue. Il avait adjuré la Chambre de faire preuve
«de responsabilité» en considérant la gravité
des périls qui pèsent sur le pays. Pour bien étayer
son propos, il révélait que depuis les attentats du 7
juillet, les services de sécurité avaient déjoué
deux tentatives d'opérations meurtrières. «C'est
le devoir de chaque élu de cette Chambre de soutenir le projet
de loi», expliquait-il.
L'opposition, conservateurs et libéraux, et une partie des députés
travaillistes se sont opposées à une mesure jugée
excessive, contraire à la tradition britannique de justice et
de respect des libertés de la personne et contre-productive.
Une disposition semblable, au début des années 70 en Irlande
du Nord, avait attisé le ressentiment des républicains
irlandais contre le pouvoir britannique et servi de «sergent recruteur»
à l'Armée républicaine irlandaise (IRA).
A plusieurs reprises, Charles Clarke, le ministre de l'Intérieur,
avait suggéré la possibilité d'un compromis. Tony
Blair a refusé de céder. Ce n'est pas lui qui exigeait
ce renforcement du dispositif de détention, arguait-il, mais
la police et les services de sécurité, confrontés
à des investigations de plus en plus sophistiquées et
nécessitant une prolongation substantielle de la garde à
vue. Conscient de la difficulté de faire adopter une mesure à
laquelle 64% de la population, pourtant, se ralliait selon un sondage
du Times, le premier ministre consentait à limiter la validité
de la loi à une année. Après quoi, sa prorogation
aurait été soumise à un nouveau scrutin parlementaire.
Rébellion de députés travaillistes
A un député conservateur qui lui reprochait de vouloir
créer un «Etat policier», Blair a répondu,
blême et rageur, que le royaume n'était pas et ne serait
jamais un Etat policier. «Mais nous vivons dans un pays qui fait
face à une menace terroriste réelle et très grave.
Un terrorisme qui se propose de détruire notre manière
d'être et qui n'hésitera pas pour cela à infliger
des morts en nombre infini.»
Les députés n'ont pas été convaincus. Pour
la première fois depuis qu'il est premier ministre, Blair enregistre
une cinglante défaite aux Communes. Il avait pourtant battu le
rappel de tous les députés et ministres. Gordon Brown,
le chancelier de l'Echiquier, en voyage officiel au Proche-Orient, avait
dû regagner Londres de toute urgence, à peine arrivé
à Tel-Aviv, pour venir voter à la Chambre. Jack Straw,
le chef de la diplomatie, avait dû, lui aussi, interrompre une
visite à Moscou, toutes affaires cessantes. Ce renfort électoral
n'aura pas pesé lourd face à la rébellion de 41
élus travaillistes. Dans un second vote, la Chambre a adopté
un amendement portant à 28 jours la détention de suspects,
sans inculpation.
Par-delà l'affront personnel, l'autorité du premier ministre,
malmenée ces dernières semaines, est ébranlée.
S'il n'a pas à démissionner après cette mise en
minorité, les semaines qui viennent s'annoncent périlleuses,
avec des projets de loi sur l'éducation et le service de santé
tout aussi controversés que le texte sur le terrorisme. D'autres
défaites parlementaires pourraient accélérer la
relève. Gordon Brown, éternel candidat à la succession
de Tony Blair, se tient prêt.
Source : Le Figaro, 10 novembre 2005
La politique étrangère britannique
explique le terrorisme, mais ne doit quand même pas le justifier
!
La politique étrangère britannique est un "facteur
clé de contribution" poussant certains musulmans de Grande-Bretagne
vers la radicalisation, a estimé jeudi le groupe de travail pour
lutter contre l'extrémisme islamique, mis en place après
les attentats de Londres. Dans son rapport, le groupe de travail affirme
que "la politique étrangère britannique - particulièrement
au Moyen-Orient - ne peut être considérée comme
étant un facteur sans importance dans les motivations des radicaux
extrémistes criminels".
"Nous pensons que c'est un facteur de contribution clé",
affirme-t-il. Toutefois, "alors que nous sommes d'accord sur le
fait que certains (aspects) de notre politique étrangère
- particulièrement au Moyen-Orient - ont contribué à
l'augmentation de l'extrémisme, tout recours à la violence
contre des personnes innocentes ne pourra jamais être accepté",
précise-t-il.
"Nous sommes absolument clairs sur le fait qu'il n'y a pas de
politique étrangère qui puisse justifier des actes de
terreur", insiste-t-il. Le "désaccord pacifique est
un signe d'une démocratie saine (et) ne doit pas être confondu
avec 'terrorisme', 'violence' ou considéré comme étant
hostile aux valeurs britanniques", poursuivent ses auteurs.
Le "groupe de travail" pour lutter contre l'extrémisme
islamique a été mis en place par le gouvernement britannique
après les attentats suicide du 7 juillet à Londres, qui
ont fait 56 morts et plus de 700 blessés. Trois des quatre kamikazes
étaient d'origine pakistanaise et le quatrième d'origine
jamaïcaine.
Il est composé d'une centaine de représentant de la
communauté musulmane de Grande-Bretagne, parmi lesquels Yusuf
Islam, alias Cat Stevens, et étrangère, dont l'intellectuel
musulman controversé Tariq Ramadan. Source : AFP, 10 novembre
2005
La liste des organisations musulmanes interdites
Depuis le vendredi 14 octobre, 15 nouvelles organisations musulmanes
sont interdites au Royaume-Uni, en vertu d’une décision
du parlement sur proposition du gouvernement. Ces 15 organisations s’ajoutent
aux 25 interdites précédemment en application de la loi
antiterroriste adoptée en 2000. Les 15 organisations interdites,
toutes associées au réseau Al Qaïda selon la ministre
de l’Intérieur Hazel Blears, sont pakistanaises, afghanes,
libyennes, bangladeshies ou iraquiennes. On peut s’interroger
sur l’existence réelle de certaines d’entre elles.
Voici la liste officielle des 15 groupes bannis : Al Ittihad Al Islamia,
Ansar Al Sunna, Harakat-ut-Jihad-ul-Islami, Harakat-ut-Jihad-ul-Islami
(Bangladesh), Harakat-ut-Mujahideen/Alami, Hezb-e Islami Gulbuddin,
Islamic Jihad Union, Jamaat ul-Furquan, Jundallah, Khuddam ul-Islam,
Lashkar-e Jhangvi, Groupe de combat islamique libyen, et Sipah-e Sahaba
Pakistan.
Source : News 24, 14 octobre 2005
Le gouvernement de Londres veut interdire 15
groupes islamiques internationaux
Le gouvernement britannique envisage l'interdiction de 15 organisations
islamiques internationales dans le cadre de sa législation anti-terrorisme,
a annoncé lundi le ministère de l'Intérieur.
Parmi les groupes concernés figurent notamment Ansar al-Islam
et Ansar al-Sunnah, responsables d'attaques meurtrières contre
les troupes de la coalition en Irak, le Groupe Islamique Combattant
Marocain et plusieurs organisations au Pakistan.
Si aucun de ces groupes n'est représenté officiellement
ou actif en Grande-Bretagne, reconnaît le gouvernement, des membres
et partisans sont présents sur le sol britannique.
Selon le Terrorism Act 2000, qui interdit notamment al-Qaïda, le
Hamas, et l'Armée république irlandaise, tout membre d'une
organisation interdite est passible d'une peine de prison de 10 ans.
Est potentiellement concernée par la loi, toute organisation
"impliqué dans le terrorisme" en Grande-Bretagne ou
à l'étranger, une définition qui englobe la préparation,
l'encouragement, la promotion et la perpétration d'un acte terroriste.
AP
Source : AP, 11 octobre 2005
Expulsions d’Algériens «indésirables»
: Londres se tourne vers la Cour européenne
par Z.M., Le Jeune Indépendant, Alger, 8 octobre 2005
Le gouvernement britannique envisage de recourir à la Cour européenne
de justice pour arriver à expulser des ressortissants algériens
après le refus de la justice britannique. Cette dernière,
ainsi que des organisations des droits de l’homme, et plus récemment
la commission des droits de l’homme de l’ONU, s’opposent
à l’expulsion d’au moins huit ressortissants algériens
sous le motif que leur sécurité serait mise en danger
ou qu’ils soient soumis à des abus dans leurs pays.
Cela d’autant que le mémorandum d’entente entre Alger
et Londres, garantissant aux éventuels expulsés un respect
de leurs droits civiques, n’a pas encore été signé
et risque, à l’évidence, d’être renvoyée
aux calendes grecques depuis que le gouvernement algérien a exigé
des excuses officielles du gouvernement britannique pour les Algériens
incarcérés à tort dans les prisons du Royaume-Uni
dans le cadre de la lutte contre le terrorisme, notamment Lotfi Raïssi.
Dans l’espoir d’arriver à s’extirper de ce
bourbier, le ministère britannique de l’Intérieur
envisage d’amener la Cour européenne de justice à
Strasbourg à modifier quelques articles de la Convention européenne,
a rapporté mercredi passé The Guardian.
Pour ce faire, Londres a reçu l’autorisation d’intervenir
dans le cas d’un Algérien de 22 ans, qui a saisi la Cour
européenne contre une mesure d’expulsion émise à
son encontre par les autorités néerlandaises, révèle
le quotidien londonien.
L’affaire de l’Algérien Mohamed Ramzy, accusé
à tort d’implication dans une cellule terroriste puis acquitté
par la justice hollandaise, sera examinée le 17 octobre. Blanchi
des charges retenus contre lui, Ramzy a toutefois été
reconnu coupable de séjour irrégulier.
Une demande d’asile lui a été refusée par
les autorités hollandaises qui ont prononcé à son
encontre une décision d’expulsion, mais ses avocats ont
saisi la Cour européenne arguant que sa vie serait en danger
en Algérie et que les autorités néerlandaises lui
doivent avant tout des réparations.
Mais le verdict de l’affaire ne devrait pas être rendu avant
la fin de l’année 2006, a reconnu le ministre de la justice
lord Goldsmith, tandis que l’examen par la justice britannique
des cas des Algériens prendrait plusieurs années.
Par ailleurs, cinq autres ressortissants étrangers dont un Algérien
ont été interpellés mardi passé dans les
régions de West Midlands, Londres et Cardiff par la police d’immigration
alors que neuf Algériens, libérés en février
dernier puis arrêté à nouveau il y a 20 jours, croupissent
en prison sous le coup de mesures d’expulsion.
Coup de filet antiterroriste à Londres
Dix hommes soupçonnés de préparer des attentats
à la voiture piégée ont été arrêtés.
par Sonia Stolper, Le Figaro, 10 octobre 2005
LES RAIDS ont eu lieu simultanément, samedi à l'aube.
Trois hommes ont été arrêtés dans le quartier
londonien de Croydon, trois à Derby et quatre à Wolverhampton,
deux villes du centre de l'Angleterre. Scotland Yard a qualifié
les interpellations des dix hommes, dont ni les identités ni
les nationalités n'ont été communiquées,
de «significatives». Mais elles n'entrent pas dans le cadre
de l'enquête sur les attentats du 7 juillet (52 morts plus 4 kamikazes)
ou sur ceux, avortés, du 21 juillet dans les transports publics
de la capitale britannique, mais plutôt dans celui d'une vaste
opération contre le terrorisme international en Grande-Bretagne,
a précisé Scotland Yard.
Les dix hommes, selon des voisins, ne seraient pas britanniques, auraient
entre 20 et 30 ans et un physique de type asiatique. Ils faisaient l'objet
d'une surveillance poussée de la police et des services secrets
(MI5) depuis plusieurs semaines, a indiqué la police de Londres.
Les maisons dans lesquelles ont eu lieu les arrestations font l'objet
de recherches et d'analyses, même si, jusqu'à présent,
il semble qu'aucune trace d'explosifs n'ait été découverte.
Selon un porte-parole de Scotland Yard, les dix hommes ont été
arrêtés dans le cadre de la loi antiterroriste de 2000
et sont soupçonnés d'avoir «planifié, préparé
et incité à des actes terroristes». La police a
refusé de donner plus de détails. Mais l'hebdomadaire
The Sunday Times, citant des sources haut placées dans les services
du contre-terrorisme, a affirmé que les dix suspects préparaient
une série d'attentats à la voiture piégée,
visant les centres de plusieurs villes britanniques. «Nous avions
des informations selon lesquelles ils se disposaient à perpétrer
une nouvelle attaque terroriste au Royaume-Uni», a indiqué
la source du journal. «Les choses ont changé depuis le
7 juillet. Avec les informations dont nous disposons désormais,
il était hors de question de laisser ces personnes accomplir
ce que nous soupçonnons qu'elles s'apprêtaient à
faire.»
Le Sunday Times affirme que les dix hommes seraient liés à
Abou Moussab al-Zarqaoui, le dirigeant de la branche d'al-Qaida en Irak.
Le Jordanien de 37 ans, dont la tête a été mise
à prix pour 25 millions de dollars par les Etats-Unis, est tenu
pour responsable par Londres et Washington des attentats les plus sanglants
contre leurs troupes et aurait été impliqué dans
l'exécution de plusieurs otages britanniques et américains.
Selon des membres des services secrets cités par le Sunday Times,
une des missions des suspects arrêtés, outre la préparation
d'attentats, aurait pu être de recruter des jeunes Britanniques
prêts à aller combattre en Irak contre les troupes de la
coalition. «La menace était imminente et il nous fallait
agir rapidement», a également indiqué une source
des services secrets à l'hebdomadaire News of the World.
Selon la loi antiterroriste, les dix hommes peuvent être interrogés
et maintenus en détention sans inculpation pendant 14 jours.
Le ministre de l'Intérieur Charles Clarke vient d'indiquer qu'il
comptait bien faire adopter au Parlement une prolongation de ce délai,
réclamée par la police, pour le porter à trois
mois.
Un rapport officiel critique la gestion privée
de centres de rétention
Un rapport publié par Anne Owers, inspectrice en chef des prisons
britanniques, critique durement le fonctionnement et la gestion de 12
centres de rétention et de triage d’étrangers par
la société Global Solutions Limited (GSL), anciennement
connue comme Group4, l'une des principles sociétés de
prisons privées en Grande Bretagne. Ces critiques ne font que
confirmer des informations parues dans la presse, notamment sur les
brutalités exercées contre les étrangers “retenus”
dans ces centres et amènenent une fois de plus l’organisation
National Coalition of Anti-Deportation Campaigns (NCADC : Coalition
nationale des campagnes contre les déportations) à réclamer
la fermeture de ces centres. En mars dernier, la BBC avait diffusé
un reportage en caméra cachée montrant des employés
de GSL brutalisant des détenus à Oakington, ce qui avait
conduit l’Ombudsman (Médiateur) à ouvrir une enquête.
Dans son rapport, Anne Owers constate notamment que les centres de détention
des aéroports de Gatwick et de London City ainsi que le cCntre
de triage des demandeurs d’asile de Douvres ne sont pas équipés
pour pemettre un hébergement décent des personnes retenues.
Global Solutions, qui gère aussi deux prisons, a notamment gagné
le North West Business Excellence Award, pour sa gestion, depuis 1997,
de la prison de Altcourse, à Liverpool.
Source : NCADC, 1 Delaunays Road, Manchester, M8 4QS, Tél. 0121
554 6947.
Courriel : ncadc@ncadc.org.uk.
URL : http://www.ncadc.org.uk/
Grande Bretagne 2005 - Contes et légendes
de Londonistan III
Grande Bretagne 2005 - Contes et légendes
de Londonistan II
Grande Bretagne 2005 - Contes
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