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Grande-Bretagne


Contes et légendes du Londonistan

 

Le Hizb ut-Tahrir accuse Blair de censurer les musulmans


Le Hizb ut-Tahrir, un parti islamiste en ligne de mire à Londres depuis les attentats du 7 juillet et menacé d'interdiction a accusé Tony Blair dimanche de vouloir censurer la communauté musulmane britannique en la privant de son droit d'expression.
La décision annoncée par le Premier ministre britannique le 5 août d'interdire le Hizb ut-Tahrir et le groupe Al Mouhadjiroun est "un mouvement destiné à interdire toute opinion politique au sein de la communauté musulmane", a estimé dimanche Imran Waheed, le leader de ce parti en Grande-Bretagne, lors d'un meeting réunissant près de 800 personnes au centre de Londres.
"Il s'agirait d'une sérieuse erreur" a insisté M. Waheed, précisant que le Hizb ut-Tahrir entendait "poursuivre toutes les voies légales" pour lutter contre cette interdiction et s'estimant "confiant" dans l'issue de ce combat.
Le 5 août, dans un discours marquant un net changement de ton par rapport au "Londonistan", le label attribué aux militants islamistes extrémistes installés dans la capitale britannique depuis des années, Tony Blair avait annoncé un "changement des règles du jeu". Il avait notamment annoncé son intention de faire interdire le Hizb ut-Tahrir et l'organisation Al Mouhadjiroun.
Fondé en 1953 par un religieux palestinien de Jérusalem, Takieddine al-Nabahani, le Hizb ut-Tahrir ou Parti de la libération islamique (PLI) s'est développé dans plusieurs pays arabes et est la plus active des formations islamistes radicales en Asie centrale.
Sa branche britannique a été dirigée jusqu'en 1996 par cheikh Omar Bakri, avant que celui-ci parte pour divergences d'opinion et créé Al Mouhadjiroun.
Réaffirmant la totale opposition du Hizb ut-Tahrir à la violence et au terrorisme, Imran Waheed a souligné dimanche que son parti avait condamné les attentats du 11 septembre 2001 à New York, comme ceux du 11 mars 2004 à Madrid et du 7 juillet 2005 à Londres.
Lors de son meeting dimanche, le Hizb ut-Tahrir a également tenté d'expliquer en quoi "un Califat islamique serait le seul Etat capable de s'opposer aux injustices de l'impérialisme et du capitalisme global" dans le monde musulman.
Selon la définition de Imran Waheed, le Califat serait un régime politique différent des démocraties occidentales en ce sens que ce régime ne permettrait pas "aux politiques publiques d'être influencées ou dirigées par les élites du monde des affaires ou les multinationales".
Imran Waheed a insisté sur le fait que le PLI n'avait aucune intention d'imposer le Califat en occident.
Source : AFP, 4 septembre 2005
Lire aussi le Dossier Quibla " Hizb ut-Tahrir : la chasse est ouverte", à : http://quibla.net/islam/hisb.htm

Message vidéo d'Ayman Al Zawahri et de Mohamed Sidique Khan


Le numéro deux d'Al-Qaïda Ayman al-Zawahri affirme que le combat du réseau terroriste s'est déplacé "en terre ennemie", comme Londres, les Etats-Unis et l'Espagne, dans un enregistrement diffusé jeudi soir par la chaîne Al-Jazira.
Il explique que les attentats de Londres étaient une réponse à la politique britannique et à son rejet d'une proposition de trêve par Al-Qaïda. Les attaques avaient fait 56 morts. Ayman al-Zawahri a mis en garde les pays occidentaux contre de "nouvelles catastrophes" en réponse aux politiques américaines et britanniques.
Les attentats de Londres constituaient "une gifle" contre "l'arrogance tyrannique du Croisé britannique", précise le numéro deux d'Al-Qaïda. Ce combat "a porté, comme ses glorieux prédécesseurs à New York, Washington et Madrid, la bataille sur le territoire de l'ennemi, après plusieurs siècles de lutte sur notre terre et après que les troupes (occidentales) aient occupé notre terre en Tchétchénie, Afghanistan, Irak et Palestine".
La chaîne qatarie a précisé que l'enregistrement d'Al-Zawahri contenait une vidéo d'un des quatre kamikazes des attentats du 7 juillet. Dans ce testament, l'homme explique en anglais que les citoyens occidentaux sont directement responsables des injustices commises par leurs gouvernements contre les musulmans.
"Vos gouvernements démocratiquement élus continuent à perpétrer leurs injustices contre mon peuple à travers le monde, et votre soutien vous rend directement responsables, tout comme je suis directement responsable pour la protection et la vengeance de mes frères et mes soeurs musulmans", souligne Mohammed Sidique Khan. "Jusqu'à ce que nous soyons en sécurité, vous serez une cible", prévient-il.
Source : AP, 1er septembre 2005

Tariq Ramadan va conseiller...Tony Blair dans sa lutte contre le Londonistan !


Après les attentats de juillet, les services de sa Majesté ont dépêché des émissaires aux quatre coins de l’Europe pour consulter toutes sortes de musulmans et leur demander leur aide pour comprendre ce qui se passait en Grande-Bretagne. Résultat de ces consultations : ils ont recruté 13 “conseillers”, dont Tariq Ramadan.
Voici l’information diffusée par l’AFP :
L'intellectuel musulman Tariq Ramadan, interdit de séjour aux Etats-Unis, a été recruté pour conseiller le gouvernement britannique dans sa lutte contre l'extrémisme islamique, rapporte mercredi le quotidien The Guardian. Tariq Ramadan, de nationalité suisse, fait partie d'un groupe de 13 personnes appelées à faire des propositions pour empêcher les musulmans de Grande-Bretagne de glisser dans l'extrémisme, précise le journal. Le groupe doit rendre son rapport au Premier ministre Tony Blair et au ministre de l'Intérieur Charles Clarke à la fin du mois de septembre. La mise en place de ce groupe intervient moins de deux mois après les attentats-suicide du 7 juillet à Londres, qui ont fait 56 morts, dont les quatre poseurs de bombes --des Britanniques musulmans--, et 700 blessés. Trois des quatre kamikazes étaient d'origine pakistanaise et le quatrième d'origine jamaïcaine. Tariq Ramadan vient d'être nommé universitaire-invité du prestigieux Saint Antony's College d'Oxford pour l'année académique 2005-2006 qui débute en octobre. L'établissement d'enseignement supérieur a rappelé qu'il est un intellectuel internationalement reconnu qui a été classé par le magazine Time parmi les cent innovateurs du XXIe siècle pour ses travaux sur la création d'un islam européen indépendant. En juillet 2004, les autorités américaines avaient retiré à M. Ramadan son visa, ce qui l'avait obligé à démissionner de l'université américaine Notre-Dame, qui lui avait confié une chaire, et à retourner à Genève. Ce petit-fils de Hassan al-Banna, fondateur des Frères musulmans égyptiens, a croisé le fer à de nombreuses reprises avec des personnalités officielles françaises, au sujet de la place de l'Islam en France. Il avait été interdit d'entrée en France durant quelques mois en 1995. Source : AFP, 30 août

Il était physiquement impossible pour les « kamikazes » de Londres d’effectuer les déplacements qui leur ont été attribués !

Nos amis de la British 9/11 Truth Campaign ont eu l’idée simple de comparer la chronologie officielle des faits avec les temps de transit et les horaires réels des trains du 7 juillet 2005, gracieusement fournis par la société qui gère le réseau ferré londonien. Une incohérence apparaît immédiatement.
La police britannique a affirmé que les « kamikazes » étaient montés à bord du train de 7 h 40, à Luton, en direction de King’s Cross, où ils seraient arrivés vers 8 h 20. Or le seul train qui en réalité est arrivé à 8 h 20 à King’s Cross était celui de 7 h 24. C’est donc à bord de ce dernier qu’ils seraient montés… Cependant, si l’on se reporte à la photographie diffusée par Scotland Yard, l’horloge de la caméra de sécurité qui a les filmés à l’entrée de la station de Luton indique 7 h 21 (voir photo) et il est absolument impossible qu’ils aient atteint le quai en deux minutes, compte-tenu de l’agencement de la station.
Souce : www.voltairenet.org, 30 août 2005

Un Algérien recherché par Londres inculpé à Bangkok


Un Algérien soupçonné par la police britannique de liens avec les auteurs des attentats du 7 juillet à Londres et arrêté mercredi à Bangkok en possession de 180 faux passeports a été inculpé, a-t-on appris dimanche de source policière.
Atamnia Yachine, 33 ans, a été inculpé pour séjour irrégulier et détention de faux documents. "Les autorités britanniques sont en train de vérifier s'il a un lien avec les poseurs de bombes", a déclaré Suwat Thamrongsrisakul, responsable de la police de l'immigration thaïlandaise.
Un porte-parole de Scotland Yard a indiqué samedi que Londres avait réclamé son extradition sans toutefois confirmer les informations, publiées par le journal thaïlandais The Nation, selon lesquelles cet Algérien aurait fourni de faux documents aux auteurs des attentats du 7 juillet à Londres. "Nous coopérons avec les autorités thaïlandaises pour obtenir son extradition au Royaume-Uni", a également confirmé un porte-parole du Foreign Office, qui n'a pas confirmé non plus s'il était lié aux attentats du 7 juillet.
Les allégations selon lesquelles il aurait fourni des papiers aux auteurs des attentats londoniens ne sont que de la spéculation, a toutefois indiqué une source officielle britannique sous couvert de l'anonymat. Atamnia Yachine est soupçonné d'avoir fourni de faux documents de voyage aux terroristes impliqués dans les attentats de Londres, affirmait samedi le journal thaïlandais The Nation.
Source : AFP, 28 août 2005

Manfred Novak sermonne Charles Clarke


Les projets du ministre de l'Intérieur britannique de déporter des "prêcheurs de haine" vers des pays où ils risquent la torture et même la mort fait grincer des dents à Genève. Le rapporteur spécial des Nations unies sur la torture, Manfred Novak, vient d'annoncer son intention de se rendre à Londres pour faire part de ses inquiétudes à Clarke. Novak estime que les "mémorandums d'accord" que Londres veut signer avec les 10 pays concernés par les déportations, dans lesquels ceux-ci s'engageraient à ne pas torturer ni condamner à mort les personnes expulsées par la Grande-Bretagne, ne sont pas un outil approprié. Clarke a répondu avec brutalité aux critiques des Nations unies, mais il va devoir mettre de l'eau dans sa bière s'il ne veut pas voir son gouvernement épinglé par Novak dans le rapport qu'il fera à l'assemblée générale des Nations unies en octobre...
Source : The Guardian, 26 août 2005

 

Les nouvelles « règles du jeu » risquent d'aggraver la menace terroriste en Grande-Bretagne


par Sélim SAHEB ETTABA, AFP, 25 août 2005
Le danger terroriste en Grande-Bretagne persiste malgré les nouvelles « règles du jeu » imposées après les attentats de Londres par le gouvernement, et celles-ci risquent même de l'aggraver à court terme, estiment des experts.
La publication mercredi de la liste des « comportements inacceptables » susceptibles de légitimer l'expulsion d'étrangers marque la première modification des « règles du jeu » promises par le Premier ministre Tony Blair début août. Mais un spécialiste des questions de sécurité au centre de recherche de Chatham House, Robert Ayers, reproche à la Grande-Bretagne d'en faire trop peu, trop tard. « En 2003, les services de renseignements ont révélé que plus de 1 200 citoyens britanniques étaient passés par les camps terroristes en Afghanistan », a-t-il indiqué. « Or, ce que le gouvernement britannique a fait jusqu'à présent a été de dire qu'il allait essayer d'expulser 10 ressortissants étrangers. Compte tenu de la magnitude de la question terroriste en Grande-Bretagne aujourd'hui, je ne crois pas qu'expulser dix personnes fera une différence significative », a-t-il ajouté.
Dix étrangers, arabes pour la plupart, dont l'idéologue islamiste radical Abou Qatada, ont été arrêtés le 11 août en vue de leur expulsion.
« L'idéologie a déjà été diffusée et des gens l'ont adoptée. Ce à quoi aboutira l'exclusion des gens qui essayent de propager cette idéologie, c'est empêcher à l'avenir d'autres personnes d'y adhérer. Cela ne résoudra pas du tout le problème immédiat », a expliqué M. Ayers.
À l'image de l'indignation provoquée dans la communauté musulmane par les conditions de détention dans les prisons américaines de Guantanamo, à Cuba, et d'Abou Ghraib, en Irak, l'extradition de suspects vers des pays où ils risquent la torture, voire la mort, pourrait même ulcérer des jeunes travaillés par la propagande jihadiste. « L'imprécision et l'ampleur de la définition des "comportements inacceptables" et du "terrorisme" peuvent conduire à de nouvelles injustices et risquent d'affaiblir encore la protection des droits de l'homme au Royaume-Uni. Au lieu de renforcer la sécurité, elle aliénera davantage des secteurs vulnérables de la société », a affirmé Amnesty International.
Un dissident islamiste saoudien basé à Londres, Saad al-Faqih, qui dirige le Mouvement islamique pour la réforme en Arabie saoudite (MIRA), a même reproché au gouvernement britannique d'être tombé dans le piège d'el-Qaëda. « Ben Laden a dit que le monde se divisait en deux camps : les musulmans sans les kouffar (mécréants) et les kouffar sans les musulmans », a-t-il précisé. « Plus la Grande-Bretagne irrite les musulmans, plus il y a une atmosphère de "nous ne voulons pas de vous en Europe", plus ils poussent les musulmans vers la stratégie des deux camps de Ben Laden », a-t-il estimé. M. Faqih, animateur d'un site Internet qui pourrait lui valoir une expulsion du territoire, selon la presse britannique, a récusé tout lien entre les attentats de Londres et la propagande islamiste radicale.
Le ministre de l'Intérieur Charles Clarke a justifié la liste des « comportements inacceptables » par « l'obligation d'empêcher des gens de venir dans ce pays pour amener des jeunes, en particulier, à se conduire de la manière épouvantable que nous avons vue en juillet ».
Mais M. Ayers a accusé le gouvernement de chercher à masquer son inertie passée face à la diffusion du discours extrémiste. « Ce que le gouvernement est en train de faire est assez cynique. Les pouvoirs d'agir contre les éléments radicaux au Royaume-Uni ont toujours existé, a-t-il affirmé. Je crois que le gouvernement aurait pu agir avant, il avait simplement décidé de ne pas le faire. »

 

L'accord sur l'extradition entre Londres et Rabat traîne


par Mohamed Boudarham, Aujourd'hui Le Maroc, 26 août 2005

L'accord que devaient signer Londres et Rabat pour l'extradition de personnes suspectées de terrorisme traîne encore. Le Royaume fait partie des dix pays qui se sont vu demander des garanties pour le respect des droits des personnes extradées.

Londres et Rabat n'ont pas encore signé l'accord encadrant l'extradition de personnes soupçonnées de terrorisme en Grande-Bretagne. La signature dudit accord était annoncée comme imminente il y a près de deux semaines dans le cadre d'une série d'accords avec 10 pays sous l'appellation « Pas de peine de mort, pas de torture ».
Le Maroc avait été cité sur une liste de dix pays avec qui Londres espérait conclure, au plus vite, des accords pour faciliter l'expulsion vers leurs pays d'origine des personnes soupçonnées de terrorisme.
D'ailleurs, la visite, en juillet dernier de Kim Howelles, ministre délégué des Affaires étrangères, et ses entretiens avec le ministre de la Justice, Mohamed Bouzoubaâ auraient été dédiés à cette question et plus particulièrement à l'extradition de Mohamed El Guerbouzi. Ce dernier, condamné au Maroc, par contumace, à 20 ans de prison, est toujours demandé par Rabat pour son éventuelle implication dans les attentats du 16 mai à Casablanca. Le nom de ce dernier, alias « Abu Issa », surgit d'ailleurs dans une récente enquête lancée par les services de police marocains en relation avec l'arrestation de plusieurs jeunes présumés terroristes et dont six avaient été refoulés d'Algérie.
Le seul accord de la série à avoir été conclu a été signé le 10 août avec la Jordanie. Une mesure pour faciliter, entre autres, l'extradition de Abu Qatada. Cet accord a été sévèrement critiqué par les ONGs des droits de l'Homme qui insistent sur le fait que Amman pourrait ne pas tenir ses engagements, surtout après la fin des procès. Selon la presse britannique, le gouvernement Blair n'a pas atteint l'objectif escompté au début pour la conclusion desdits accords. Des difficultés se posent toujours à propos de plusieurs pays dont l'Algérie, mais aussi le Liban, la Tunisie et le Pakistan. Pour l'Algérie, une organisation comme Amnesty International déclare dans son dernier rapport que les personnes poursuivies pour terrorisme sont systématiquement torturées.
Mercredi 24 août, Charles Clarke, ministre britannique de l'Intérieur, a décliné une liste de « comportements inacceptables » justifiant des mesures d'expulsion ou d'interdiction de territoire applicables même aux ressortissants d'autres pays qui seraient jugés « à risques ». Parmi les motifs pouvant justifier ces mesures, figurent le fait de préparer des actes terroristes, mais aussi celui d'apologie du terrorisme ou de discours haineux susceptibles de déboucher sur des violences. La liste de Charles Clarke, qui devra d'abord emporter l'adhésion des parlementaires, est déjà critiquée de manière des plus virulentes, que ce soit de la part des ONGs des droits de l'Homme ou de la part des associations et organismes représentant les musulmans en Grande-Bretagne.

Paranoïa à Hambourg


La police allemande diffuse des photos de trois personnes soupçonnées de mener des activités terroristes qu'elle recherche activement depuis jeudi à Hambourg.
Plus d'un millier de policiers ont été déployés dans la nuit à travers la deuxième plus grande ville d'Allemagne après qu'un témoin eut entendu mercredi trois hommes à un arrêt de bus dire qu'ils allaient devenir des "héros devant Allah". L'un des trois transportait un sac à dos.
Les images floues des trois hommes, prises par des caméras de vidéosurveillance à bord d'un bus bondé, ont été publiées sur internet et à la une des journaux, et diffusées à la télévision.
La police espère ainsi obtenir des indices de la part de la population.
Le ministre de l'Intérieur du Land de Hambourg a déclaré que rien n'indiquait l'imminence d'un attentat terroriste.
Hambourg a été la ville de résidence d'un groupe d'étudiants islamistes emmenés par Mohamed Atta, un des pirates du 11 septembre 2001.
C'est également à Hambourg que le Marocain Mounir el Motassadek a été condamné vendredi dernier à sept ans de prison par un tribunal qui l'a jugé coupable d'appartenance à une organisation terroriste mais non coupable de complicité dans les attentats du 11 septembre 2001 aux Etats-Unis.
Source : Reuters, 26 août 2005

Hamdi Isaac fait appel contre son extradition


Un suspect dans les attentats avortés du 21 juillet à Londres arrêté à Rome a fait appel de la décision de la justice italienne de l'extrader vers la Grande-Bretagne, a annoncé son avocat, vendredi.
Un tribunal romain avait au début du mois ordonné l'extradition de Hamdi Isaac, un Britannique d'origine éthiopienne également connu sous le nom de Osam Hussain. Son avocate, Antonietta Sonnessa, a précisé que l'appel avait été interjeté devant la Cour de Cassation, la plus haute juridiction italienne.
Source : AP, 26 août 2005

La liste élastique du Home Office

Le Home Office - le ministère de l'Intérieur britannique - a publié mercredi 24 août une liste des "comportements inacceptables" qui entraîneront l'expulsion de ressortissants étrangers du Royaume-Uni. Selon le ministre Clarke, cette liste est "indicative" et "non-exhaustive", en d'autres termes, elle est élastique : elle pourra être étendue à d'autres "comportements".

Voici les termes de la liste :
- Violence terroriste : la fomenter, justifier ou glorifier en fonction de croyances particulières
- Actes terroristes : provoquer d'autres personnes à en commettre
- Actes criminels : les fomenter ou provoquer d'autres personnes à en commettre
- Violence intercommunautaire : propager une haine qui pourrait conduire à de la violence intercommunautaire au Royaume-Uni.
- Moyens utilisés : écrire, produire, publier ou distribuer du matériel; discours publics, prêches compris; sites Internet; utilisation de postes à responsabilité (enseignant, leader communautaire ou de jeunes).

Une base de données informatiques sera distribuée aux officiers d'immigration à tous les points d'entrée dans le royaume afin qu'ils refusent l'accès au territoire aux personnes fichées.
L'oppostion conservatrice a salué bruyamment ces nouvelles mesures, tandis que les Libéraux-démocrates ont mis un bémol à leur appui, à savoir la possibilité pour les personnes menacées d'expulsion de faire appel.
Cette liste, adoptée par Charles Clarke après 3 semaines de consultations avec des notables et des organisations musulmans, est pratiquement identique à la liste initiale soumise à consultation, ce qui transforme le processus de consultation en une "totale moquerie", a commenté le président de la Commission islamique des droits humains, Massoud Shadjareh.
Source : The Times & The Guardian, 24 août 2005

 

Le gouvernement Blair s'apprête à déporter vers la torture des détenus musulmans - Campagne en Grande-Bretagne


par le Collectif guantanamo, 22 août 2005
Une trentaine de détenus musulmans sont menacés depuis le 11 août d'être déportés par le gouvernement britannique vers leurs pays d'origine au nom de la lutte contre le terrorisme. Londres a conclu un "accord" avec la Jordanie, en aurait conclu d'autres avec l'Algérie et le Liban et serait sur le point d'en conclure un avec le Pakistan. Des accords sont envisagés avec 6 autres pays. Selon ces accords, les gouvernements de ces pays s'engageraient à ne pas torturer les hommes rapatriés. On ne peut accorder aucune foi à ce genre d'engagements de la part de gouvernements qui violent allègrement les droits humains.


Qui sont les détenus concernés ?

- Il y a d'abord le groupe des dix hommes détenus au secret depuis 3 ans en application de la nouvelle loi antiterroriste adoptée après le 11 septembre. La plupart d'entre eux avaient été libérés de prison et assignés à résidence ou internés en hôpital psychiatrique il y a quelques mois. Parmi eux le Jordanien Abu Qatada, réfugié en Grande-Bretagne depuis 1993. Les autres détenus ne sont connus que par des initiales, la justice britannique ayant interdit de rendre leurs noms publics.
- Il ya ensuite les sept hommes acquittés dans le "procès de la ricine" en avril 2005. 6 d'entre eux sont Algériens - Sidali Feddag, David Khalef, Mouloud Sihali et Mustapha Taleb, Kamel Merzoug, Samir Asli,
Mouloud Bouhrama - et le septième, Khalid Alwerfeli, est Libyen. Ils ont tous été acquittés. Taleb et Merzoug avaient obtenu l'asile en 2001.
- Viennent ensuite les 9 Algériens résidant en Écosse. Arrêtés en 2002, ils ont un an plus tard été blanchis de toutes les accusations portées contre eux [soutien à Al Qaïda]. Une précédente tentative de les déporter a échoué. Quatre d'entre eux - Karim Benamghar, Salah Moullef, Abdellah Abdelhafid et Fouad Lasnami - ont obtenu un titre de résidence en Grande-Bretagne cette année.
- Enfin le cas Rachid Ramda : cet Algérien est emprisonné depuis 10 ans, à la demande des autorités françaises. Bien que la Cour suprême ait rejeté la demande française d'extradition pour manque de preuves, le ministre de l'Intérieur Charles Clarke a autorisé son extraditon en juin 2005. Pour l'instant, aucune charge n'est retenue contre lui. Tony Blair a déclaré explicitement que Ramda aurait du être déporté en Algérie ou extradé en France depuis longtemps.
Les organisations britanniques Cage Prisoners et Sto Political terror ont lancé une campagne en faveur des détenus menacés de déportation vers la torture et la mort. La campagne consiste à écrire aux députés britanniques pour leur demander d'intervenir auprès du ministre de l'Intérieur et d'autre part, à écrire aux détenus pour leur faire savoir qu'ils ne sont pas seuls dans leur combat.
Cage Prisoners est une organisation islamique non-sectaire de défense des droits humains dont le seul but est d'éveiller les consciences sur le sort des prisonniers de guantanamo et des autres détenus au nom de la Guerre contre le terrorisme.
Stop Political terror est une coalition d'organisations musulmanes et non-musulmanes qui combat les récentes lois antiterroristes car elles ciblent la communauté musulmane de manière injuste et sont contre-producrives.
Les personnes qui vivent en dehors de Grande-Bretagne peuvent s'associer à cette campagne. Il suffit pour cela d'aller à http://www.cageprisoners.com/campaigns.php?PHPSESSID=27e5cf54df52d69b5cb908d22b08da09

Pour écrire aux détenus [en anglais, en français ou en arabe] :

Les détenus à la Full Sutton Prison:

> Detainee A, MX8754
> Abu Qatada, MX8756
> Detainee H, MX8758
Adresse : HMP Full Sutton, York, England, YO41 1PS


Les détenus à la Long Lartin Prison:

> Detainee G, MX8759
> Detainee K, MX8762
> Detainee B, MX8757
> Detainee P, MX8763
Adresse : HMP Long Lartin, South Littleton, Evesham, Worcestershire, England, WR11 8TZ


Document : Une réponse de la communauté musulmane britannique à certaines des mesures anti-terroristes envisagées par le gouvernement Blair

Londres, 15 Août 2005.

Traduit de l'anglais par Marcel Charbonnier pour Quibla

Au nom de Dieu, Clément et Miséricordieux Nous, membres et associations de la communauté musulmane vivant en Grande-Bretagne, souhaitons faire connaître notre position sur certaines des mesures anti-terroristes envisagées, à la suite des attentats à la bombe de Londres, et réagir aux déclarations du Premier Ministre (Tony Blair), au cours des semaines écoulées. La communauté musulmane britannique est, depuis toujours, une communauté respectueuse de la loi, et toutes ses entreprises, visant à créer une société plus juste, ont toujours été pacifiques. Nous redoutons que les événements récents ne soient exploités par certains secteurs de la société afin de diaboliser des valeurs et des croyances musulmanes légitimes, et nous considérons, par conséquent, qu'il est approprié de faire les observations suivantes :

1 - Le terme « extrémisme », fréquemment utilisé dans le discours public, au sujet de la religion et du terrorisme, n'a pas de définition ni de signification légale tangible, elle n'aide par conséquent en rien, et relève de l'émotivité. Assimiler à l' « extrémisme » les aspiration des musulmans aux lois de la Shari'a dans le monde musulman, ou au désir d'une unification en vue de l'instauration d'un Califat sur les terres musulmanes, telles que semble les concevoir erronément le Premier ministre, est une attitude inexacte et malhonnête. Elle traduit l'ignorance de ce que sont, en réalité, la Shari'a et le Califat, et elle ne pourra qu'aliéner et victimiser la communauté musulmane, qui n'a absolument pas besoin de cela.

2 - La communauté musulmane en Grande-Bretagne a dénoncé de manière non équivoque les actes de terrorisme. Toutefois, le droit des gens, partout dans le monde, à résister à l'invasion et à l'occupation, est légitime. Par conséquent, la proposition visant à criminaliser la « justification » ou la « validation » de cette autodéfense légitime semble viser en fait à étouffer tout débat autour de cette résistance, et tout soutien à son égard. Ainsi, quiconque s'opposerait, fût-ce verbalement, à l'invasion illégale de l'Irak, par exemple, pourrait, à l'avenir, se voir accuser de justifier et de soutenir des « actes terroristes », et poursuivi pénalement. Nous craignons que ces mesures proposées ne visent à contrer l'opposition populaire à laquelle nous avons assisté lors de la préparation de la guerre contre l' Irak, au cas où les Etats-Unis décideraient d'attaquer l'Iran, la Syrie ou tout autre pays souverain dans un proche avenir.

3 - Il est naturel, pour des musulmans, de ressentir de la sympathie envers des coreligionnaires musulmans ailleurs dans le monde et de désirer la justice pour ceux d'entre eux qui vivent sous l'oppression. Beaucoup de personnes comparent la réalité israélienne avec l'apartheid sud-africain, et réclament une solution analogue. La dénonciation de quiconque interroge la légitimité d'Israël sera perçue comme une tentative de faire terre la pensée académique et l'_expression politique légitime. Si le gouvernement espère céder aux pressions sionistes en condamnant et en excluant de ce pays les personnes qui dénoncent l'apartheid israélien, il ne fait en réalité que soutenir un apartheid.

4 - La proposition d'interdire l'organisation non-violente Hizb ut-Tahrir [Parti de la Libération] est, de notre point de vue, injuste, inutile et peu avisée. Elle contredit tous les principes que les démocraties occidentales s 'efforcent aujourd'hui de promouvoir au-delà de leurs frontières. Tout désaccord avec une organisation politique doit être exprimé à travers un débat, et non au moyen de la censure. Quelles que soient les objections qu' on puisse faire au point de vue d'autrui, nous devons défendre leur droit à avoir ces opinions et à les exprimer. Si ce qu'on veut suggérer est que des lois ont été violées par des individus ou des organisations, cela doit être prouvé au moyen d'un procès juridique en bonne et due forme. La criminalisation du simple fait d'entretenir telle ou telle opinion est la marque de fabrique des dictatures, pas d'une démocratie.

5 - La même chose vaut pour la proposition de fermer des mosquées que l'on déclarerait arbitrairement « extrémistes » ou de tenter d'influence politiquement ce qui peut ou non être dit durant un sermon religieux. Ceci s 'assimilerait à une punition collective infligée à la communauté et ne saurait que créer une crainte latente et empêcher tout débat politique légitime à l'intérieur des mosquées. La répression pourrait conduire à la sub-culture très radicale à laquelle nous cherchons tous à nous opposer.

6 - La proposition de déporter et/ou d'extrader des étrangers vers des pays connus pour leurs violations grossières des droits humains est repoussante pour toute nation civilisée, et peu importe qu'une assurance que ces extradés ne seront pas maltraités ait ou non été obtenue. Cette mesure récente apparaît comme une tentative cynique de résoudre le problème posé par les personnes actuellement « sous contrôle » après que la justice ait trouvé leur détention toujours en cours, sans procès, illégale. Etant donné que tous les terroristes allégués des attentats du 7 juillet, à Londres, étaient des citoyens britanniques, une telle exploitation des événements afin de s'en prendre à des citoyens étrangers, ainsi qu'à des demandeurs d' asile politique jugés indésirables, est carrément honteuse.

Cette liste de nos préoccupations n'est pas définitive. Mais nous les mettons en exergue afin d'aider à éviter une réaction épidermique à des événements récents, qui pourrait introduire un coin entre les communautés vivant au Royaume-Uni et entraîner la politique britannique sur la pente savonneuse de la censure intellectuelle et du totalitarisme.

Signatures:

1. 1990 Trust
2. Al-Ikhlas Foundation
3. An-Nisa Society
4. Algerian Community in Britain - Supporters of FIS
5. Association of Muslim Lawyers
6. Bangla 2000
7. Cageprisoners
8. Centre of Muslim Affairs
9. Comparative eligious Centre Ltd
10. Crescent International
11. Dr Usama Hasan
12. Forum Against Islamophobia & Racism (FAI ) .
13. Federation of Student Islamic So ieties (FOSIS)
14. Friends of al-Aqsa
15. Hasan al-Thaqafi - Islam Channel
16. Hizb ut-Tahrir Britain
17. Imam Shakeel Begg - Kent & Lewisham Islami Centre
18. Innovative Minds
19. International Muslims Organisation
20. Islam Channel
21. Islamic Forum Europe
22. Islamic Human Rights Commission (IH C)
23. Islamic Observatory Centre
24. Islamic Party of Britain
25. Mindsprings
26. Muslim Association of Britain (MAB)
27. Muslim Directory
28. New Civilization Foundation
29. Party for Islami Renewal
30. Prisoners of the West
31. Q-News
32. Racial Attacks & Harassment Monitoring Association ( AHMA)
33. Salam Magazine
34. Sheykh Haitham al-Haddad - Shariah Council UK
35. Sheykh Suliman Gani
36. Stop Political Terror
37. World Islamic Propagation Establishment UK
38. Yvonne Ridley - Political Editor, Islam Channel


Éditorial 22 août 2005


Sir Ian Blair must go !


Sir Ian Blair, le préfet de la Police métropolitaine de Londres, s’est rendu coupable de forfaiture (felony) à propos de l’assassinat, le 22 juillet dernier, du jeune Brésilien Jean Charles de Menezes. En effet :
1° - Il a menti pendant un mois sur les circonstances de cet assassinat afin de justifier la méthode appelée “tirer pour tuer”;
2° - Il a tenté de bloquer l’enquête menée par la Commission indépendante des plaintes contre la police;
3° - Il a proposé aux parents de Jean Charles, Matozinho et Maria de Menezes, la somme d’un million de $ (=822 000 €) pour acheter leur silence. À cet effet, il a envoyé son assistant John Yates au Brésil. Les parents de Jean Charles ont refusé de se faire acheter.
Pour ces raisons, Sir Ian Blair n’a qu’une chose à faire : remettre sa démission au plus vite.

Menezes: un mois après, la thèse de Scotland Yard balayée par les faits
Un mois après, tout indique que Jean Charles de Menezes, tué le 22 juillet dans le métro de Londres par des policiers qui le prenaient pour un kamikaze, n'a pas eu le comportement suspect que lui prêtait Scotland Yard et que sa mort est due à une série d'erreurs tragiques.
Malgré les nouvelles révélations de la presse dimanche, qui ont encore un peu plus mis à mal la thèse officielle présentée initialement par Scotland Yard, le patron de la police britannique, Ian Blair, a reçu le soutien appuyé de Downing Street.
Le patron de Scotland Yard a l'entière confiance du Premier ministre Tony Blair, a souligné le vice-Premier ministre John Prescott, sans écarter la possibilité d'une enquête publique sur cette bavure.
Citant des sources policières, The Observer affirme pourtant que les trois officiers chargés de la surveillance du jeune Brésilien n'avaient pas eu le sentiment qu'il était armé ou sur le point de faire exploser une bombe.
"Rien de ce qu'il a fait n'a donné à l'équipe de surveillance l'impression qu'il transportait un engin explosif", a déclaré au journal une source policière.
Jean Charles de Menezes a été abattu de huit balles, dont sept dans la tête.
Les agents chargés de sa surveillance voulaient l'interpeller mais ils ont reçu l'ordre de confier l'opération aux hommes d'une unité spéciale de la police autorisée à "tirer pour tuer" dans le cadre de la stratégie "Kratos", mise en place en Grande-Bretagne après les attentats du 11 septembre 2001 aux Etats-Unis.
"Ces trois hommes (de l'équipe de surveillance) ne seraient en aucun cas entrés dans la rame de métro avec lui s'ils avaient pensé qu'il portait une bombe", a précisé la même source à l'Observer.
Après le drame, la police avait indiqué que le jeune homme était "sorti d'une maison à Tulse Hill (sud de Londres) sous surveillance policière" dans le cadre de l'enquête sur les attentats manqués du 21 juillet.
"Il a ensuite été suivi par des policiers jusqu'à la station de métro. Ses vêtements et son comportement ont renforcé les soupçons", avait ajouté Scotland Yard.
Selon des documents diffusés mardi par la chaîne ITV et obtenus auprès de la commission indépendante chargée d'enquêter sur la mort du jeune homme (IPCC), rien ne laissait en fait penser qu'il était un kamikaze.
Ce matin-là, Jean Charles de Menezes était vêtu d'un léger blouson en jean. Selon les images de caméras de surveillance obtenues par ITV, il a pris peu avant 08h30 GMT un bus en direction de la station de métro de Stockwell (sud de Londres).
A 09h00 GMT, le Brésilien est entré en marchant normalement dans la station de métro. Il a pris un journal gratuit, emprunté l'escalator puis s'est précipité pour prendre un métro qui était à quai. Il est monté à bord et s'est assis sur le premier siège disponible.
Menezes a ensuite été maîtrisé par un policier dans la rame avant d'être abattu par un autre, indique ITV. Ce premier policier a raconté qu'après avoir ceinturé le jeune homme, il l'avait "rejeté sur le siège où il était assis auparavant". "J'ai ensuite entendu un coup de feu très près de mon oreille gauche et on m'a précipité sur le sol de la voiture", a-t-il ajouté.
La famille de Menezes dénonce un "meurtre". Les policiers "qui ont fait ça doivent être envoyés en prison à vie, car c'est un meurtre", a déclaré son cousin, Alessandro Pereira.
Au Brésil, les autorités suivent l'enquête de près et une délégation officielle doit rencontrer lundi des représentants de la commission d'enquête indépendante (IPCC) et de Scotland Yard, afin d'obtenir "de plus amples éclaircissements".
Source : AFP, 21 août 2005


Bavure ou vengeance aveugle ?

Nous savons maintenant que le jeune Jean Charles ne portait ni manteau ni sac à dos, qu'il n'a jamais cherché à s'échapper en courant et qu'il avait les mains bloquées par un policier quand un autre super-flic lui tirait 5 balles en pleine tête.
Bravo Scotland Yard ! Pour le courage de vos hommes et la franchise de vos chefs!

Rubans verts pour la police de Nottingham, "solidaire des musulmans"

Les 4.000 policiers de Nottingham, au centre de l'Angleterre, vont porter des rubans verts pour exprimer leur solidarité avec les musulmans de la région, indiquent vendredi plusieurs journaux britanniques. Ils entendent ainsi protester contre la montée des actes de racisme qui ont progressé de 50% (une cinquantaine de cas), depuis les attentats suicide de Londres en juillet. L'un des responsables de la police, Steve Green, a commandé 20.000 rubans du vert islamique traditionnel pour un montant de 2.000 livres (2.900 euros, 3.600 dollars) en signe de "solidarité". "Beaucoup de parents d'Asie (du sud) ne laissent plus leurs enfants jouer à l'extérieur et de nombreuses femmes restent derrière leurs portes fermées, par peur", selon M. Green. "De nombreuses personnes blanches voudraient adresser un message à la communauté musulmane, mais elles ne savent pas comment faire", a-t-il ajouté. Musharraf Hussain, imam de la plus grande mosquée de Nottingham, s'est félicité de cette manifestation de solidarité. "Je pense que c'est une idée fantastique et que cela va rassurer les musulmans", a-t-il dit dans un entretien au quotidien The Sun. Source : AFP, 12 août 2005
Quibla : Et pour les brésiliens en danger, les poulets vont-ils porter des maillots jaunes bordés de vert ?

 

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