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Européens, encore un effort pour devenir indépendants !

Grande-Bretagne


17/04/04 -Le président de la mosquée de Luton au coeur de tensions
Haji Muhammad Sulaiman, président de la mosquée centrale de Luton, au nord de Londres, est au coeur des tensions que traverse la communauté de sa ville, entre une majorité qui vit un islam apaisé et une minorité radicale bien décidée à imposer sa loi.
" Depuis le 11 septembre 2001, tous les musulmans ont des problèmes", déplore Haji Muhammad Sulaiman, 75 ans, la barbe teinte et parfaitement taillée, et vêtu du traditionnel costume des Cachemiris, "Des jeunes de Luton sont partis pour l'Afghanistan, et deux ont été tués là-bas", ajoute-t-il.
Et aujourd'hui, c'est al-Mouhadjiroun (un groupe radical dirigé par Omar Bakri, lui-même soupçonné d'être lié au chef présumé d'al-Qaïda en Europe, Abou Qatada) qui lui pose problème, "même si ses membres ne sont pas nombreux". Fin mars, la police a perquisitionné plusieurs maisons de Luton, dans le cadre d'un vaste coup de filet antiterroriste effectué à Londres et ses environs. Les militants d'al-Mouhadjiroun, eux, continuent malgré tout de distribuer des tracts sur les trottoirs de Luton, soutenant al-Qaïda et prônant le jihad au nom de l'unité du monde musulman.
" Des gens comme Omar Bakri, Abou Hamza (un imam radical dont la mosquée, située à Finsbury Park dans la nord de Londres, a été fermée en janvier 2003 par la police) sont venus prêcher dans notre mosquée", raconte celui qui est à l'origine de la construction du premier lieu de prière musulman de la ville, en 1985. "On leur a dit de s'en aller, et on leur a interdit de prêcher dans notre mosquée", s'emporte-t-il. A la suite de cela, Haji Sulaiman a été la cible de tentatives d'intimidation. "Ma voiture a été endommagée à plusieurs reprises par al-Mouhadjiroun, indique-t-il, ils veulent me faire peur car je leur ai interdit de se servir de la mosquée".
" Ils s'en prennent aux musulmans éduqués car ils sont une menace pour eux", ajoute-t-il. "Al-Mouhadjiroun est un petit groupe, mais l'extrémisme va grandissant dans toute la communauté (musulmane) pour des raisons sociales", analyse Yasin Rehman, responsable du Conseil des mosquées de Luton. "Les jeunes musulmans se sentent marginalisés au sein de la société" britannique, ajoute-t-il, et dans ce cas, "certains peuvent être embrigadés et manipulés". Ils sont confrontés à des problèmes économiques et sociaux, et la situation politique internationale, que ce soit en Irak, en Palestine, en Afghanistan ou en Tchétchénie incite certains à se tourner vers les courants les plus extrémistes.
D'ailleurs, explique-t-il, la position adoptée par la France dans la crise irakienne "a été accueillie avec joie" par les jeunes musulmans en Grande-Bretagne. Haji Muhammad Sulaiman tente malgré cela de maintenir sa communauté loin de ce tumulte. Lui qui est né au Cachemire alors que l'Inde était encore une possession britannique, qui a contribué, une fois arrivé en Grande-Bretagne dans les années 50, à fonder la communauté musulmane de Luton, affirme que les musulmans "vivent pacifiquement dans cette région, entretiennent d'excellentes relations avec la police et le conseil" municipal.
Aujourd'hui, après mûre réflexion avec les responsables des autres mosquées de Luton, Haji Muhammad Sulaiman prévoit d'interdire définitivement aux militants d'al-Mouhadjiroun l'accès à tous les lieux de prière de la ville, car, dit-il, ce qu'ils font "n'est pas bon pour les musulmans".
Source : AFP, 16 avril 2004

27/03/04 - Des déclarations qui font scandale
Lord Carey, ancien archevêque de Cantorbery, c'est-à-dire ancien chef de l'Église anglicane d'Angleterre, a déclenché un scandale par des déclarations péremptoires et plutôt injurieuses contre les Musulmans et l'Islam. Dans un discours à Rome le 25 mars, Carey a dénoncé les "musulmans modérés" qui refusent de condamner les opérations-martyre, il a appelé les théologiens musulmans à avoir une approche "plus critique" du Coran et il a déploré qu' "aucune grande invention ne soit venue des pays musulmans depuis plusieurs centaines d'années". Il a constaté : « À travers le Moyen-Orient et l'Afrique du Nord, on trouve des régimes autoritaires avec des leaderships fortement barricadés, dont certains sont venus au pouvoir à la pointe des fusils et sont maintenus au pouvoir par des forces de sécurité massives. » Constat juste d'une situation de fait qu'il a le tort d'attribuer à l'Islam. Commentaire d'Iqbal Sacranie, secrétaire général du Conseil musulman de Grande-Bretagne : « On est surpris de voir Lord Carey recycler les mêmes vieux préjugés religieux au XXIème siècle.»
Source : The Guardian, BBC News, 26 mars 2004

 

20/03/04 - Profanations de tombes musulmanes à Londres
Une quarantaine de tombes musulmanes ont été profanées par des inconnus dans la nuit de mercredi à jeudi dans le cimetière de Charlton, dans le sud-est de Londres. La police a pris très au sérieux cette profanation, interprétée comme une possible réaction aux attentats de Madrid par le Conseil musulman de Grande-Bretagne.
Source : http://news.scotsman.com, 19 mars 2004

 

07/03/04 - 14 200 Britanniques convertis à l'islam   
Selon une étude menée par Yahya (Jonathan) Birt, fils de l'ancien PDG de la BBC, Lord Birt, 14 200 Britanniques se seraient, à ce jour, convertis à l'islam. Un chiffre confirmé par le Conseil des Musulmans de Grande-Bretagne qui vient de nommer à la tête de son comité de propagande Ahmed (Joe) Dobson, le fils de l'ancien ministre britannique de la Santé, Frank Dobson. Côté famille royale, le plus célèbre des convertis est le comte de Yarborough, désormais prénommé Abdul Mateen.

 

09/02/04 - Un « rap islamique » pro-Ben Laden fait un tabac chez les musulmans britanniques
La vidéo d'un clip d'un rappeur britannique à la gloire d'Oussama Ben Laden, contenant des images des attentats du 11 septembre 2001 et appelant à « brûler » Tony Blair et George Bush, connaît un vif succès auprès des jeunes musulmans extrémistes, a rapporté hier l'Observer.
Le clip, intitulé Dirty Kiffar (« sale non-croyant » en arabe) et chanté par un rappeur se faisant appeler Cheikh Terra, appelle à « combattre les infidèles ».
Plusieurs images violentes jalonnent cette vidéo de quatre minutes, notamment l'exécution à la kalachnikov d'un prisonnier russe par un combattant tchétchène.
« Cheikh Terra » s'y montre le visage masqué, brandissant un pistolet dans une main et le Coran dans l'autre. L'image du chef du réseau terroriste el-Qaëda, Oussama Ben Laden, apparaît à plusieurs reprises. « Je ne connais pas de jeune musulman qui n'ait vu ou qui ne possède cette vidéo », explique Mohammed al-Massari, un musulman extrémiste d'origine saoudienne installé en Grande-Bretagne depuis 1994, cité par le journal. « Elle se vend partout, tous ceux que je rencontre à la mosquée la demandent. »
Source : L'Orient-Le Jour, 9 février 2004

 

05/12/03 inculpation de Sajid Bajat Le Britannique Sajid Badat, arrêté la semaine dernière dans le sud-ouest de l'Angleterre, a été mis en examen mercredi pour complicité dans une entreprise terroriste avec Richard Reid, a annoncé la police. La police londonienne n'a fourni aucun détail sur les charges retenues contre Sajid Badat mais, selon les autorités, il a, entre le 1er septembre 2001 et le 28 novembre 2003, "conspiré avec Richard Reid et d'autres" pour provoquer une explosion "susceptible de mettre en danger des vies ou causer de graves blessures" au Royaume-Uni ou ailleurs. Sajid Badat doit être présenté jeudi à un tribunal londonien. Il faisait partie de plus d'une dizaine de personnes interpellées et placées en garde à vue la semaine dernière dans le cadre de la législation antiterroriste. Peu après son arrestation, le ministre britannique de l'Intérieur David Blunkett avait déclaré que les services de sécurité et la police soupçonnait ce suspect d'avoir des "connections avec le réseau Al-Qaïda". Des explosifs auraient été découverts à son domicile de Gloucester dans l'ouest de l'Angleterre où il avait été interpellé jeudi dernier.

28/11/03 arrestation d’un homme lié à Richard Reid L'homme arrêté jeudi matin à Gloucester (centre-ouest de l'Angleterre) aurait des liens avec Richard Reid, alias "Shoe bomber" ("l'homme aux chaussures piégées"), selon la chaîne de télévision britannique d'information en continu Sky News. Scotland Yard, interrogé, s'est refusé à confirmer cette information, se contentant de dire que cette arrestation "a un lien avec le terrorisme international". Richard Reid, accusé d'avoir tenté d'avoir tenté de faire sauter un avion qui effectuait la liaison Paris-Miami, en décembre 2001, avec des chaussures piégées, a été condamné à la prison à vie le 30 janvier 2003 à Boston, aux USA. "La conviction des enquêteurs de la branche antiterroriste de Scotland Yard est que cet homme a des liens avec le réseau A -Qaïda, c'est pourquoi il a été arrêté dans le cadre de la législation antiterroriste de 2000", a déclaré le ministre de l’Intérieur Blunkett, commentant l'arrestation effectuée jeudi matin à Gloucester.

appel d’Abou Qatada Abou Qatada, l’imam de la mosquée de Finsbury Park détenu depuis un an, a fait appel de sa détention. La Commission spéciale des appels d’immigration doit examiner son appel à partir d’aujourd’hui et cela, pendant 3 semaines. Accusé d’avoir inspiré les pirates du 11 septembre, Abou Qatada a toujours démenti les accusations. 18 cassettes vidéo de ses sermons avaient été trouvées dans un appartement de Hambourg utilisé par 3 des pirates. Abou Qatada est un citoyen jordanien d’origine palestinienne qui a obtenu l’asile en Grande-Bretagne en 1993. Il est détenu en application de la Loi conte le terrorisme et le crime et pour la sécurité de 2001. Cette loi permet de détenir des personnes qui représentent un danger pour la sécurité nationale mais ne peuvent être expulsés. Devant la commission d’appel, les représentants du gouvernement ont seulement à prouver qu’il existe des “motifs raisonnables de suspecter” les détenus de liens avec le terrorisme. La plupart des audiences de la Commission ont lieu à huis clos. Les intéressés n’ont pas le droit d’entendre toutes les preuves retenues contre eux et leurs avocats, commis d’office avec la bénédiction du MI5, n’ont pas accès à la plupart des documents fournis par le gouvernement pour justifier la détention. Le mois dernier, 10 suspects détenus en vertu de cette loi spéciale ont perdu leur appel et ont été maintenus en détention.

Londres camp retranché pour la visite de Bush Londres, où les forces de l'ordre ont été déployées en nombre au moment ou la menace terroriste est à nouveau dans tous les esprits, a pris des airs de forteresse, lundi, à la veille de la visite de George Bush. Redoutant une action de la part d'Al Qaïda, la Maison blanche a recommandé la mise en oeuvre de mesures de sécurité draconiennes et, en dépit de l'attachement britannique aux traditions, le déplacement dans les rues de la capitale à bord du carrosse royal n'a pas été inscrit au programme de la visite présidentielle. Le journal Al Qods al Arabi, publié à Londres, a fait savoir dimanche qu'une branche de l'organisation d'Oussama ben Laden avait revendiqué les attentats d'Istanbul et promis d'en commettre d'autres contre les Etats-Unis, l'Italie, l'Australie et le Japon, mais aussi la Grande-Bretagne. Samedi, les autorités britanniques avaient en outre renforcé l'état d'alerte des forces de l'ordre, faisant état d'une "menace terroriste" accrue. "Les mesures de sécurité sont sans précédent en raison, d'une part, du degré de menace terroriste, d'autre part, de la visite du président", a souligné John Stevens, chef de la police londonienne. Le dispositifs aux abords de la capitale a ainsi été renforcé et des barrages ont notamment été mis en place sur différentes artères. Ports et aéroports à travers tout le pays font également l'objet d'une surveillance accrue. Quelques heures avant l'arrivée de George W. Bush, les forces de réaction rapide ont en outre été placées en état d'alerte maximum et des tireurs d'élites seront positionnés tout le long du trajet qu'empruntera le chef de l'Etat. Au total, 5.000 agents de police, qui - une fois n'est pas coutume - porteront des armes, ont été mobilisés pour l'occasion et l'ensemble des permissions ont été annulées. En dépit de cette mobilisation sans précédent, plusieurs dizaines de milliers de personnes entendent exprimer aussi fort que possible leur désapprobation de la guerre menée en Irak. "Je pense que le plus important pour nous est de descendre dans la rue aussi nombreux que possible", a déclaré Guy Taylor, membre de l'association "Globalised Resistance". "Nous voulons paralyser Londres, nous voulons faire en sorte qu'on ne puisse l'ignorer, nous voulons que George W. Bush sente notre présence et cela implique que son cortège rencontre des difficultés à se déplacer dans Londres, qu'il ne se sente pas un homme libre ici", a-t-il insisté. "Nous devons saisir cette opportunité pour ne laisser aucun doute au président quant à l'inquiétude de l'opinion - pas seulement dans notre pays, mais dans toute l'Europe - sur la tournure tragique des événements". L'opinion britannique reste défavorable au président des USA. A en croire un sondage réalisé par l'institut Yougov quelques jours avant son arrivée, 60% des Britanniques le considèrent comme une menace pour la stabilité internationale et 37% le jugent tout bonnement "stupide". Programme officiel de la visite d'Etat de Bush : MARDI 18 - Arrivée à Londres en fin de journée du président et de la First Lady Laura Bush. Accueil en privé à Buckhingham Palace MERCREDI 19 - Réception formelle par la reine Elisabeth II. Dans l'après-midi, discours du président Bush sur l'alliance transatlantique et rencontre avec les familles des Britanniques tués dans les attentats du 11 septembre 2001 à New York. Le soir, banquet officiel. JEUDI 20 - Bush visite Londres et rencontre les soldats britanniques ayant combattu en Afghanistan et en Irak. Déjeuner de travail avec Tony Blair et table ronde sur le sida. VENDREDI 21 - Cérémonie officielle d'adieu avec la reine. George Bush retrouve Tony et Cherie Blair dans le nord de l'Angleterre. Départ pour Washington dans la soirée.

Hadi Soleimanpour ne sera pas extradé en Argentine La Grande-Bretagne a rejeté la demande d'extradition formulée par l'Argentine à l'encontre d'un ancien diplomate iranien accusé d'avoir participé à un attentat à la bombe en 1994 contre un centre communautaire juif de Buenos Aires, qui avait fait 85 morts, a annoncé mercredi une porte-parole du Home Office (ministère de l'Intérieur). "Nous avons mis fin à la procédure d'extradition. L'Argentine doit fournir des commencements de preuves, et nous avons estimé que nous n'avions pas de quoi continuer (la procédure)", a-t-elle expliqué. Elle a ajouté toutefois que les poursuites visant Hadi Soleimanpour pourraient être rouvertes si l'Argentine fournissait les preuves nécessaires. Soleimanpour, ancien ambassadeur d'Iran en Argentine, a été arrêté en septembre dernier puis relâché contre une caution de 1,22 millions de dollars après l'émission par l'Argentine d'un mandat d'arrêt international le visant pour son implication présumée dans l'attentat de 1994. Inscrit actuellement comme étudiant à l'université de Durham, dans le nord-est de l'Angleterre, Soleimanpour a toujours démenti les accusations pesant sur lui. L'Argentine avait eu dans un premier temps quatre semaines pour fournir des preuves justifiant la poursuite de la procédure à l'encontre de l'ancien diplomate. Buenos Aires s'est ensuite vu accorder un délai de deux semaines supplémentaires, qui expirait mercredi soir. L'affaire a empoisonné les relations - déjà tendues - entre l'Iran et la Grande-Bretagne, ainsi qu'entre l'Iran et l'Argentine, avec qui Téhéran a rompu ses relations économiques et culturelles. L'Iran, qui dénonce l'approche politique de l'affaire adoptée selon lui par la justice britannique, a également rappelé son ambassadeur à Londres. L'Argentine affirme que Soleimanpour a fourni un soutien matériel aux auteurs de l'attentat et qu'ils ont fréquenté l'ambassade d'Iran à Buenos Aires. L'Argentine compte une communauté juive de 300 000 membres, la plus importante de toute l'Amérique latine. Source : Reuters, 13/11/2003

La France et la Grande-Bretagne durcissent les lois sur l’immigration. Algériens, rentrez chez vous !
Sous ce titre, le quotidien algérien Liberté du 30 octobre 2003 publie un dossier que nous reproduisons ci-dessous :
La France et la Grande-Bretagne, sous couvert de lutte contre le terrorisme, renforcent considérablement leur législation contre l’immigration clandestine. Outre que ses dispositions rendent plus difficile l’intégration des immigrés en situation régulière, dont de très nombreux Algériens, elles favorisent un amalgame dangereux entre insécurité et étranger.suite

Grande-Bretagne : Le gouvernement durcit l’asile politique
La Grande-Bretagne : paradis des demandeurs d’asile. Dans quelques mois, cela risque de ne plus être le cas. Très critiqué par ses partenaires européens et par son opposition sur ses lois sur l’immigration, jugées trop souples, Londres s’apprête à emboîter le pas aux Français et aux Allemands en durcissant les conditions d’accueil et de séjour des étrangers en Grande-Bretagne. Depuis plusieurs années, des centaines de personnes qui viennent des zones en proie à des violences tentent quotidiennement de regagner l’Angleterre en passant notamment par le nord de la France. Sur place, les demandeurs d’asile sont en effet relativement bien accueillis par les autorités : aides financières, accès aux soins…
En 2002, 110 700 personnes ont introduit une demande d’asile politique auprès des autorités britanniques. Un record pour un pays d’Europe. Ces derniers mois, en Grande-Bretagne, l’immigration est devenue un véritable problème national qui suscite souvent de vifs débats entre le gouvernement et l’opposition. À plusieurs reprises, des journaux à grands tirages comme The Sun (4 millions d’exemplaires par jour !) ont fait leurs manchettes sur le thème des “immigrés qui nous envahissent”, ou “de ces immigrés qui plombent notre système de sécurité sociale” .
Pour mettre fin à cette situation, lundi dernier, le gouvernement de Tony Blair a confirmé son intention de durcir la législation actuel sur le droit d’asile. Officiellement, Londres veut empêcher les “faux” demandeurs d’asile de profiter du système actuel. Première cible des nouvelles lois : les demandeurs d’asile qui se présentent sans leurs papiers d’identité, après les avoirs “perdu” ou volontairement détruits. Les autorités britanniques les soupçonnent de vouloir rendre plus difficile et plus longue la détermination de leur nationalité. Ce qui complique toute procédure d’expulsion à leur égard. Autre catégorie de demandeurs d’asile visée : les personnes ayant déjà introduit une demande dans un autre pays. Le gouvernement envisage également la fin des aides sociales pour les personnes et les familles qui ont la possibilité de regagner leur pays d’origine mais qui refusent de le faire.
En annonçant sa volonté de durcir les conditions d’accueil des immigrés sur le sol britannique, le ministre de l’Intérieur, David Blunkett, s’est défendu en même temps de vouloir fermer les portes de son pays aux étrangers : “J’ai grandement élargi les possibilités de venir via les voies légales pour les immigrants qui travaillent dur. Mais le système du droit d’asile ne peut fonctionner au bénéfice des réfugiés authentiques si on en abuse par ailleurs”.

La France et la Grande-Bretagne durcissent les lois sur l’immigration. Algériens, rentrez chez vous !
Sous ce titre, le quotidien algérien Liberté du 30 octobre 2003 publie un dossier que nous reproduisons ci-dessous :
La France et la Grande-Bretagne, sous couvert de lutte contre le terrorisme, renforcent considérablement leur législation contre l’immigration clandestine. Outre que ses dispositions rendent plus difficile l’intégration des immigrés en situation régulière, dont de très nombreux Algériens, elles favorisent un amalgame dangereux entre insécurité et étranger.
Le Parlement français a adopté, mardi 28 octobre, le projet de loi du ministre de l’Intérieur, Nicolas Sarkozy, sur la “maîtrise de l”immigration”. Sans surprise, les groupes UMP et UDF (droite et centre-droit) ont voté pour, les groupes PS et PCR (gauche) contre. Désormais, à partir de 2004, date à laquelle les nouvelles dispositions entreront en application, il sera très difficile pour un étranger issu d’un pays considéré comme “à risque migratoire” (Afrique, Asie...) de venir en France ou d’y obtenir des papiers pour s’installer. Plus inquiétant, des dispositions du nouveau texte font de l’étranger qui tente de s’installer ou d’étudier en France un suspect permanent.
Les demandeurs de visas devraient, en effet, laisser leurs empreintes digitales aux consulats français qui seront intégrées à un fichier national qui servira plus tard dans la lutte contre l’immigration clandestine.
Avec ce procédé, il sera plus facile de connaître l’identité des sans-papiers arrêtés pour les reconduire ensuite dans leur pays d’origine. L’attestation d'hébergement sera également plus difficile à obtenir : non seulement elle devient payante (15 euros par personne accueillie), mais le maire peut la refuser en cas de mauvaises conditions d'hébergement ou s'il soupçonne une “fraude”. L'Office des migrations internationales et les “services sociaux des communes” seront dans ce contexte autorisés à visiter le domicile de l'hébergeant pour s’assurer que toutes les conditions d’accueil prévues par loi sont réunies.
Par ailleurs, l'hébergeant s’engage à prendre en charge les frais de séjour et de rapatriement en cas de manquement de son hôte. Autre mesure destinée à décourager les candidats à l’exil : la durée maximale de rétention administrative des étrangers en situation irrégulière est portée à 32 jours au lieu de 12 actuellement. En revanche, celle du recours contre un arrêté de reconduite à la frontière passe de 48 à 72 heures. Et, sans doute pour satisafire les associations de défense des droits de l’Homme, le texte prévoit également la création d'une commission nationale de contrôle des centres de rétention ou “zones d'attente”. La nouvelle loi renforce aussi les peines, déjà sévères, contre les “passeurs”.
À plusieurs reprises, Nicolas Sarkozy avait accusé les réseaux de passeurs d’exploiter la misère des gens en leur faisant miroiter une vie meilleure en Europe.
Une fois en France, l’étranger n’est pas au bout de ses peines. En cas de mariage avec un ressortissant français, l'étranger doit avoir un titre de séjour, faute de quoi, le maire peut informer le préfet et saisir le procureur de la République pour l’ouverture d’une information judiciaire pour séjour illégale en France.
Et pour obtenir un titre de séjour après un mariage avec ressortissant français, la durée de vie commune est portée de un à deux ans.
Si le mariage a eu lieu à l’étranger, la préfecture peut requérir la présence des deux époux. Seul élément positif de la nouvelle loi : la suppression de la double peine.

Les principaux points du projet de loi
Voici les principaux points du texte sur l'immigration, adopté définitivement mardi 28 octobre par le Parlement français.
Empreintes : création d'un fichier d'empreintes digitales et de photos à partir des demandes de visa et des contrôles à la frontière, sauf pour les ressortissants de l'UE, de l'Islande, du Liechtenstein, de la Norvège et de la Suisse.
Rétention : durée maximale de rétention administrative des étrangers en situation irrégulière portée à 32 jours au lieu de 12. Délai de recours contre un arrêté de reconduite à la frontière porté de 48 à 72 heures. Création d'une commission nationale de contrôle des centres de rétention ou “zones d'attente”. Possibilité pour les tribunaux d'audiences dans les ports, gares ou aéroports. Création dans les lieux de rétention d'un local pour s'entretenir en privé avec un avocat. Le transport des personnes en centre de rétention pourra être effectué par des entreprises, les chauffeurs pourront être armés.
Passeurs : renforcement des peines contre les passeurs avec circonstances aggravantes : bandes organisées, mise en danger de la vie d'autrui, atteinte à la dignité, trafic de mineurs isolés et usage abusif des badges de sécurité dans les aéroports ou ports. Frais de rapatriement d'un clandestin à la charge de son employeur en France.
Attestation d'hébergement : le maire peut la refuser en cas de mauvaises conditions d'hébergement ou s'il soupçonne une “fraude”. L'Office des migrations internationales (OMI) et les “services sociaux des communes” pourront visiter le domicile de l'hébergeant, qui devra verser 15 euros par personne hébergée. L'hébergeant doit prendre en charge les frais de séjour et de rapatriement en cas de manquement de son hôte (plafond à définir). Dispense possible d'attestation pour “maladie grave”, “obsèques d'un proche” ou “une cause médicale urgente”.
l Titre de séjour : supprimé pour l'UE, l'Islande, le Liechtenstein, la Norvège et la Suisse. Carte de résident de dix ans après cinq ans en France, au lieu de trois. Une bonne intégration est aussi nécessaire.
Regroupement familial : carte de résident soumise à conditions : intégration satisfaisante et deux ans de présence en France.
Mariage : durée de vie commune portée de un à deux ans pour accorder à un conjoint de Français la carte de résident.
En cas de mariage mixte à l'étranger, la présence des deux époux peut être requise pour les formalités devant les autorités françaises. En cas de mariage en France, l'étranger doit avoir un titre de séjour, sous peine de voir les maires informer le préfet et saisir le procureur.
Organiser, contracter ou tenter de contracter un mariage simulé est puni de cinq ans de prison et 15 000 euros d'amende (dix ans et 750 000 euros pour les bandes organisées).
Paternité : la carte de résident est attribuée à un étranger parent d'enfant français s'il exerce l'autorité parentale “et” (et non “ou”) subvient à ses besoins.
Double peine : l'éloignement du territoire ne pourra plus être prononcé contre les étrangers nés en France et y vivant depuis leur enfance (avant 13 ans), contre ceux y résidant depuis vingt ans ou dix s'ils y ont fondé une famille.
Exceptions : actes de terrorisme, atteinte aux intérêts de l'État et incitation à la haine raciale et religieuse.
Nationalité : une condamnation passée ne retire plus le droit de demander la nationalité française. Mais, des “faits de terrorisme” peuvent entraîner le retrait de la nationalité.

un “âge sombre d’injustice” “C’est un âge sombre d’injustice qui s’ouvre”, ont déclaré 8 des 10 étrangers détenus en vertu de la loi spéciale anti-terroriste dont l’appel vient d’etre rejeté par la Commission spéciale d’appel. Cette décision a provoqué une vague de protestations de la part d’organisations de défense des droits humains. Les détenus ont 28 jours pour faire une nouvelle fois appel.

rejet de l’appel de détenus pour “terrorisme” 16 suspects de terrorisme détenus en vertu de la loi spéciale anti-terroriste adoptée en novembre 2001 ont fait appel de la décision de les maintenir en détention. La Commission spéciale d’appel d’immigration a rejeté 5 de ces appels, convaincue par les arguments du représentant du ministère de l’Intérieur, selon lequel le gouvernement avait “suffisamment de motifs raisonnables” de suspecter les détenus. Deux d’entre eux sont l’interprète Djamel Ajouaou, ancien manager de l’hôtel Waldorf et Mahmoud Abou Rideh, un demandeur d’asile palestinien. l’identité des autres détenus n’est pas connue. Commentaire de Shami Chakrabarti, directrice du groupe de défense des droits humains Liberty : « J’ai deux questions pour le ministère de l’Intérieur. S’ils sont si convaincus que ces hommes, maintenus en prison pendant presque deux ans, sont engagés dans le terrorisme, pourquoi ne veulent-ils pas les juger ? Parce qu’ils savent que les soi-disant preuves ont été obtenues de prisonniers torturés par la police secrète de pays considérés comme amis par la Grande-Bretagne mais dont il est prouvé qu’ils violent les droits humains ? Le fait est que nous sommes en train de suivre l’exemple des USA et de permettre que notre sale travail soit effectué dans les chambres de torture de pays étrangers. On nous a dit que la guerre conte le terrorisme est menée pour protéger nos libertés. Qu’est-ce que la torture et l’emprisonnement indéfini sans inculpation ni droit à un procès équitable ont à voir avec la liberté ? » La plupart des audiences de la Commission d’Appel sont inaccessibles au public et à la presse. Les prévenus n’ont pas le droit d’entendre toutes les preuves retenus contre eux et leurs avocats n’ont pas accès à tous les documents et témoignages “top secret” invoqués par le gouvernement pour justifier la détention. De plus, le procureur général a désigné des “avocats spéciaux”, soumis à un contrôle du MI5, pour les défendre. Ces mesures sont une violation de l’article 5 de la Convention européenne sur les droits humains qui interdit la détention sans jugement, justifiée par le gouvernement par “l’état d’urgence” dans lequel est censé se trouver le pays.

05/10/03

polémique autour de l’ouverture du lieu de prière "Baitul Futhu" L'une des plus grandes "mosquées" d'Europe, pouvant accueillir jusqu'à 10 000 fidèles et dont l'inauguration est prévue vendredi dans la banlieue de Londres, suscite une polémique dans le monde musulman, qui rejette le mouvement Ahmadiyya à l'origine de cette construction. Gigantesque bâtisse de marbre blanc construite sur un site de deux hectares, la mosquée Baitul Futuh se dresse au coeur de Morden. Alliant architecture traditionnelle et technologie de pointe, elle tranche avec les maisons ternes de cette banlieue modeste au sud-ouest de Londres. Les deux principales salles de prière superposées et de même taille pour les hommes et les femmes peuvent accueillir entre 3 000 et 4 000 personnes, sous un dôme de 23 mètres de hauteur. Entre 6 000 et 7 000 personnes sont attendues pour l'inauguration de la mosquée par Hadhrat Mirza Masroor Ahmad, cinquième chef spirituel de la communauté ahmadiyya. Celle-ci a été fondée en 1889 à Qadian (Penjab, ouest de l'Inde) par Hadhrat Mirza Ghulam Ahmad, qui incarne selon ses fidèles le retour du Messie et du Madhi, envoyé par Allah pour compléter l'oeuvre de Mohamed. "Nous avons construit la première mosquée à Londres en 1924. 80 ans plus tard, nous avons bâti la mosquée la plus grande et la plus sophistiquée en Grande-Bretagne afin de servir de repère pour le prochain siècle", affirme le président des Ahmadis en Grande-Bretagne, Rafiq Ahmed Hayat. "Le projet est le symbole de notre mouvement grandissant au sein de la communauté musulmane", souligne Basharat Nazir, porte-parole de l'association des musulmans Ahmadiyya de Grande-Bretagne. Son coût, évalué à 10 millions de livres (14 M d'euros), a été financé entièrement par des dons individuels, assure-t-il, citant par exemple les 3 600 m2 de moquettes offertes et installées par un entrepreneur américain. Le projet est cependant loin de faire l'unanimité et a suscité de nombreuses manifestations hostiles de la part de la minorité d'extrême-droite britannique mais également des musulmans orthodoxes. "Les Ahmadis ne sont pas musulmans. Ce n'est pas une mosquée mais un lieu de prière. Ces personnes sont interdites sur les lieux saints en Arabie saoudite", déclare Iqbal Sacranie, chef du Conseil musulman de Grande-Bretagne, qui rassemble 350 associations musulmanes. "Ils ont le soutien de personnes qui veulent créer la confusion dans le monde musulman", poursuit-il. Le chef du "parlement" musulman britannique Ghayasuddin Siddiqui -qui regroupe d'autres associations musulmanes - estime lui qu'il "s'agit d'un conflit politique qui a été tourné en conflit religieux". "Au Pakistan, il existe des religieux très puissants (...) qui utilisent leur pouvoir pour marginaliser ceux qui sont en désaccord avec eux", explique M. Siddiqui. Les Ahmadis sont considérés comme des hérétiques au Pakistan depuis le vote d'un texte constitutionnel par le parlement pakistanais en 1974 et ne peuvent prétendre être de confession musulmane. Résolument pacifistes, les Ahmadis sont notamment contre l'interprétation militaire du Jihad (guerre sainte). "Nous ne pensons pas qu'il faille étendre l'islam par la force. Nous devons utiliser nos coeurs et nos stylos, affirme M. Nazir. Loin de ces subtilités, les riverains et commerçants semblent indifférents, parfois circonspects voire hostiles à la nouvelle mosquée. "Je suis contre, dit une commerçante. Ils ne nous laisseraient pas construire des églises chez eux, n'est-ce pas?" Même sentiment chez Scott Spillman, un chef d'équipe du métro londonien, âgé de 20 ans. "On ne nous a pas demandé notre avis. C'est dégueulasse. Pour moi, il y a trop d'étrangers et c'est la faute du gouvernement qui laisse entrer trop de demandeurs d'asile". Source : AFP, 3/10/2003

20/09/03

Hazel Dick, un prof de sciences de 42 ans, doit comparaître aujourd’hui devant un tribunal pour avoir arraché son foulard à une élève musulmane d’origine pakstanaise de 15 ans à l’école de Bretton Woods à Peterborough, dans le Cambridgeshire, dont 40% des 900 élèves appartiennent à des minorités ethniques. L’école autorise les élèves musulmanes à porter des jijebs gris mais l’élève en question en portait un de couleur noire orné d’un bijou. Elle a été blessée au menton par l’épingle qui retenait le foulard lorsque celui-ci a été arraché. Le prof n’a pas été suspendu. Il est accusé d’agression pour causes religieuses aggravantes (“religiously aggravated assault”).

“Nous serons implacables” Les terroristes seront poursuivis avec une "vigueur exceptionnelle" par les procureurs britanniques, a averti leur nouveau chef dans une interview publiée le 26 août. "Nous serons absolument implacables", souligne Ken Macdonald, directeur des services du procureur de la Couronne, dans une interview publiée par le "Times". "Quiconque est persuadé du contraire doit s'attendre à un choc". Macdonald a requis formellement contre un des premiers suspects inculpés pour appartenance au réseau Al Qaïda. Baghdad Meziane, un immigrant clandestin âgé de 38 ans, a été condamné à une peine de onze ans d'emprisonnement en avril dernier après avoir été reconnu coupable de collecter de l'argent et recruter des gens pour le réseau de Ben Laden.

Pour ou contre le test VIH pour les candidats à l'immigration
Il faut suivre l'exemple australien et soumettre les candidats à l'immigration à des tests pour voir s'ils sont séropositifs. Cette proposition du parti connservateur, qui a annoncé qu'il la mettrait en oeuvre s'il parvenait au pouvoir, suscite une violente polémique au Royaume-Uni. Le parti libéral démocrate estime cette mesure "extrémiste, contraire à l'éthique et inapplicable". Alors que les organisations de défense des droits humains s'insurgent, le Times, fleuron de l'empire de Rupert Murdoch, écrit dans un éditorial : « Il n'est pas raciste de proposer de tels tests médicaux. Au contraire, c'est l'importation de VIH et de sida dans ce pays, par le biais de l'immigration, qui profite aux racistes.» Le gouvernement travailliste n'a pas encore pris position mais on apprend qu'il est en train de "repenser" sa politique de contrôles médicaux...

Arrestation de l'ex-ambassadeur iranien en Argentine
Hade Soleimanpour, 47 ans, a été arrêté jeudi 21 août à son domicile de Durham, dans le Nord-est de l'Angleterre, à la demande d'un juge argentin enquêtant sur l'attentat qui fit 85 morts en 1994 au siège de l'organisation juive AMIA à Buenos Aires. Soleimanpour, inscrit comme assistant de recherche à l'Université de Durham depuis février 2002, était ambassadeur d'Iran en Argentine au moment de l'attentat. 12 citoyens iraniens font l'objet d'un mandat d'arrêt dans cette affaire. Le porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères a déclaré que cette arrestation constitue "un acte politique, aux motivations politiques, accompli sous la pression du régime sioniste et pour lui complaire". L'Iran a toujours démenti toute implication dans cet attentat, qui aurait pu être le fait d'un groupe argentin d'extrême-droite.

20/08/03 "Britanniques ou Musulmans?"
C'est l'intitulé d'une grande conférence organisée par le Hizb Ut Tahrir (Parti de la libération le 24 août prochain) à la National Indoor Arena de Birmingham. Plus de 10 000 délégués, hommes et femmes, participeront aux débats. À cette occasion sera lancé un livre intitulé "Le mythe occidental de la beauté" qui examine si l'image et l'identité de la femme occidentale correspondent vraiment aux aspirations des femmes, qu'elles soient musulmanes ou non. les autres thèmes débattus par la conférence seront le mariage, les relations de couple, l'accès à la propriété ou l'éducation des enfants.

Une demandeuse d'asile victime de viol menacée de mort
L'association Legal Action for Women (Tel: +44 20 7482 2496 minicom/voice Fax: +44 20 7209 4761 E-mail: law@crossroadswomen.net)
communique en date du 27 juin 2003 :
Suite à la conférence de presse du 20 juin, intitulée Le financement  des ONG en immigration: défense des droits humains ou extension du  Home Office (Ministère de l'intérieur)?

La BBC TV de Londres a diffusé des informations sur les conditions de vie dangereuses dans lesquelles se trouvent les femmes dans l'infâme centre d'hébergement Eurotower au sud de Londres. Grâce à des informations fournies par l'organisation Women Against Rape, les journalistes ont interviewé une femme qui a été violée dans ces lieux ainsi que d'autres femmes (parmi lesquelles plusieurs sont des victimes de viol) qui sont si terrifiées qu'elles sont incapables de quitter leur chambre la nuit, même pour utiliser les salles de bains qui sont ouvertes aux hommes et aux femmes.
Margaret Lally du Refugee Council, un ONG qui gère ce centre d'hébegement pour le compte du National Asylum Support Service  (NASS), organisme gouvernemental, a été obligée de concéder que les conditions à Eurotower sont inacceptables. Le Home Office a déclaré que "s'il y avait des femmes qui se sentaient menacées, tous les efforts seraient faits pour les retirer de là".
Mais au lieu de d'être protégées, les femmes qui ont rapporté un viol  à Eurotower font face à encore plus de violence. Ce matin, la femme  victime de viol qui a été interviewée a découvert des menaces de morts racistes et sexistes sur la porte de sa chambre. A l'heure actuelle, Margaret Lally n'a offert à Mme Z qu'une autre chambre à Eurotower où elle continue à être menacée d'attaques. Mme Z a rapporté le viol et les graffiti racistes à la police.
Contact: Niki Adams +44 7956 316 899 Legal Action for Women ou Sian Evans +44 7929 138 554 Women Against Rape.

Dormir dans la rue est maintenant une politique d'hébergement officielle
Six femmes demandeuses d'asile et deux hommes demandeurs d'asile ont  été expulsés d'Eurotower en vertu de l'acticle 55 (qui prive  d'hébergement les personnes accusées de ne pas avoir fait une demande  d'asile immédiatement au moment où elles sont entrées dans le pays). Hier soir, ces personnes ont été forcées de dormir dans les rues, car le  Refugee Council les a référées à la station de police qui les a renvoyées en soutenant que c'était une décision du Home Office d'en faire des sans-abris. Quand les femmes ont dit avoir peur pour leur sécurité, la police a répondu que "les citoyens aussi étaient forcés de dormir dehors".
Nous venons d'apprendre que ces personnes sont retournées au Refugee  Council One Stop Shop à Brixton ce matin et ont entrepris un sit-in  revendiquant d'être logées. A 19h45, le Refugee Council les a  expulsées, leur donnant un peu de nourriture et une couverture pour qu'elles dorment dans la rue.
Fax ou mail de protestation demandant au Refugee Council de fournir  un hébergement et autres services convenables aux demandeuses et demandeurs d'asile. A envoyer à : margaret.lally@refugeecouncil.org.uk. Fax +44 20 7582 9929. Envoyer une copie à Legal Action for Women.

14/05/03 - durcissement de la législation antiterroriste : Le gouvernement britannique a annoncé lundi 12 mai un nouveau durcissement de sa législation antiterroriste et anticriminalité, notamment en portant, dans certains cas, de sept à  14 jours la détention sans inculpation de suspects terroristes.
Parmi les nouvelles dispositions, annoncées dans un communiqué par le ministre de l'Intérieur David Blunkett et qui seront débattues le 20 mai au parlement, figurent également une extension de la peine pour les personnes coupables de fraude dans le but d'obtenir un faux permis de conduire. Ces personnes seraient passibles de deux ans de prison contre une amende maximale de 2 500 livres (3 495 €) auparavant. Cette peine serait alors la même que pour les personnes coupables de fraudes pour obtenir un faux passeport.
Le ministre de l'Intérieur a tenu à  justifier l'amendement à  la loi antiterroriste, déjà  renforcée après les attentats du 11 septembre 2001 au grand dam de nombreuses associations de défense de droits humains. "Pour suivre les terroristes, la police a de plus en plus besoin d'analyser des outils complexes. Lors de son enquête, elle peut avoir besoin d'examiner des disques durs d'ordinateurs, se rendre dans plusieurs pays ou faire analyser des substances chimiques", a-t-il expliqué.

08/04/03- l'imam Abou Hamza déchu de sa nationalité : Abou Hamza Al Masri, démis de ses fonctions à la mosquée londonienne de Finsbury Park à cause de ses sermons radicaux et recherché au Yémen pour terrorisme, a été déchu de sa nationalité britannique, a annoncé samedi 5 avril le ministre de l'Intérieur. L'imam conteste cette mesure. David Blunkett a précisé qu'elle avait été prise en vertu de la loi entrée en vigueur mardi 1er avril, qui autorise les autorités à retirer la nationalité britannique à un immigré portant "gravement préjudice" aux intérêts du pays. Jusqu'à présent, la nationalité britannique d'Abou Hamza Al-Masri empêchait son extradition vers le Yémen. L'homme a perdu les deux mains et un oeil dans les combats contre les forces soviétiques en Afghanistan.
David Blunkett a laissé entendre à la BBC que les autorités détenaient des éléments montrant que l'imam avait incité d'autres musulmans à se battre contre la Grande-Bretagne dans les guerres en Afghanistan et en Iraq.
Les autorités yéménites ont officiellement demandé son extradition à la Grande-Bretagne dans la journée. Un responsable de la sécurité du Yémen a indiqué que la requête incluait des documents prouvant l'implication d'Al Masri dans un certain nombre d'attentats, dont l'enlèvement et l'assassinat, en 1998, de 4 touristes occidentaux.
L'avocat d'Al Masri, Me Maddrassar Arani, estime que le gouvernement n'avait pas le droit de faire de son client un apatride, extradable, au surplus, vers un pays qui pratique la peine de mort. Depuis son limogeage de la mosquée, Al Masri continuait néanmoins de prêcher.
Le gouvernement US estime qu'Al-Masri appartient à l'Armée islamique d'Aden, qui a revendiqué l'attentat contre le contre-torpilleur US USS Cole en octobre 2000 à Aden (17 morts). L'intéressé dément toute implication dans des actes de violence.

05/04/03 - ordre d'extradition pour Rachid Ramda : La justice britannique a ordonné vendredi 4 avril l'extradition vers la France de Rachid Ramda, l'un des principaux suspects des attentats de 1995 à Paris. Ramda, ressortissant algérien, avait été arrêté à Londres en 1997. Il a quinze jours pour faire appel de cette décision annoncée par le Home Office. Son extradition avait été refusée dans un premier temps par la justice britannique qui avait dit craindre qu'il ne subisse en France des "traitements inhumains et dégradants". Paris avait alors présenté une nouvelle demande.

 04/04/03 - Berezovski se moque de Poutine : L'homme d'affaires russe Boris Berezovski, qui fait l'objet d'une demande d'extradition de la Russie, a quitté mercredi 2 avril une audience à Londres en portant un masque à l'effigie du président russe Vladimir Poutine. Berezovski, qui faisait partie du cercle des intimes de Boris Eltsine, a été arrêté fin mars en Grande-Bretagne. Moscou l'estime coupable d'escroqueries pour la coquette somme de 1,9 milliard de dollars. L'homme d'affaires a été libéré sous caution, la justice britannique ayant fixé le prochain examen de la demande d'extradition au 13 mai. Le représentant de Berezovski, Alan Jones, a estimé que la demande d'extradition formulée par Moscou était fondée sur des motivations purement politiques, ajoutant que la vie de son client serait en danger s'il remettait un pied sur le sol russe.

03/04/03 - 11 ans de prison pour 2 Algériens : Le tribunal de Leicester, dans le centre de l'Angleterre, a reconnu Baghdad Meziane, 38 ans, et Brahim Benmerzouga, 31 ans, coupables d'avoir collecté des fonds destinés à financer des activités terroristes. Les 2 Algériens ont été condamnés à 11 ans de prison. Le juge a recommandé leur maintien en détention pendant cinq ans et demi au moins et leur expulsion de Grande-Bretagne, une fois leur peine purgée. Les deux hommes avaient été appréhendés le 26 septembre 2001 à Leicester en possession de documents attestant de leur soutien à la cause de Ben Laden. La police a dit avoir procédé à leur arrestation au cours d'une opération dirigée contre le Français Kamel Daoudi. Ce dernier a été extradé peu après vers la France où la justice le soupçonne d'avoir été mêlé à un complot en vue d'un attentat contre l'ambassade des USA à Paris. Meziane et Benmerzouga avaient été les premiers suspects inculpés par la justice britannique pour leur appartenance présumée à Al Qaïda. Ce chef d'inculpation a par la suite été abandonné.

03/04/03 - Nadhmi Auchi arrêté : La police britannique a arrêté et inculpé l'homme d'affaires britannique d'origine iraqienne, Nadhmi Auchi, recherché par la justice française dans le cadre de l'affaire Elf. Selon Scotland Yard, Nadhmi Auchi a été arrêté par les officiers de police lundi après s'être présenté volontairement au commissariat central de la police de Londres. Sous le coup d'un mandat d'arrêt international, l'homme d'affaires a été inculpé, puis relâché sous caution, et reçu l'ordre de se présenter le 8 avril devant le tribunal.
L'homme d'affaires britannique, âgé de 65 ans, est accusé d'avoir touché des commissions occultes de Elf, après avoir vendu au géant pétrolier français le réseau espagnol de distribution Ertoil. Cette raffinerie espagnole avait été achetée par la compagnie de Nadhmi Auchi, General Mediterranean Holding (GMH), pour être ensuite revendue en 1991 à Elf (aujourd'hui TotalFinaElf). Les enquêteurs français cherchent à déterminer si la vente d'Ertoil à Elf a inclus des pots-de-vin, notamment entre le 1er décembre 1990 et le 11 août 1994. Des intermédiaires, dont Nadhmi Auchi, pourraient avoir touché jusqu'à 54 millions de dollars (50 millions d'euros) de commissions occultes lors de cette opération. L'homme d'affaires a toujours nié avoir reçu des commissions pour la vente d'Ertoil.

26/03/03 - Boris Berezovski interpellé à  Londres : La police britannique a annoncé mardi 25 mars avoir interpellé le magnat russe Boris Berezovski à  Londres à  la demande des autorités russes. Le suspect a été libéré sous caution dans l'attente d'une comparution la semaine prochaine devant un tribunal londonien.
Dans leur demande d'extradition, les autorités russes accusent Berezovski d'avoir escroqué de 60 milliards de roubles (13 millions d'€) l'administration de la région russe de Samara durant les deux années (1994 et 1995) où il était directeur de l'entreprise LogoVaz.
Berezovski a été interpellé lundi en compagnie de Iouli Doubov, un ancien associé de LogoVaz. Les deux hommes ont été libérés sous caution mais ont été convoqués pour le 2 avril devant le tribunal de Bow Street, selon la police. 

08/03/03 - 9 ans de prison pour Cheikh Abdullah Al Fayçal : Cheikh Abdullah el Faiçal, un prédicateur musulman installé à Londres, a été condamné à neuf ans de prison pour avoir appelé au meurtre d'"infidèles" et à la guerre sainte. L'homme âgé de 39 ans et d'origine jamaïcaine, que le tribunal central d'Old Bailey avait reconnu coupable le mois dernier de six chefs d'inculpation - trois pour incitation au meurtre et autant pour incitation à la haine raciale -, sera en outre expulsé de Grande-Bretagne après avoir purgé sa peine.
Arrêté l'an dernier par la brigade antiterroriste de la police britannique, Fayçal a été accusé lors de son procès d'avoir lancé des appels au "Jihad" à l'aide d'armes chimiques et nucléaires.
"Il a encouragé son auditoire à faire la guerre aux infidèles, hindous, juifs et citoyens des USA en particulier", a expliqué le procureur David Perry.
Outre ses prêches, Fayçal réalisait des enregistrements intitulés par exemple "Jihad" ou "Non à la paix avec les juifs" disponibles dans diverses librairies islamistes de Grande-Bretagne. L'une de ces cassettes, illustrée d'un portrait d'Oussama ben Laden, contenait un enregistrement de la voix de l'instigateur présumé des attentats du 11 septembre 2001.
Expliquant n'avoir jamais prêché autre chose que ce qu'il avait appris dans le Coran, Fayçal a reconnu avoir considéré Ben Laden comme un héros de l'islam, jusqu'au 11 septembre, date à laquelle, a-t-il expliqué, le dirigeant d'Al Qaïda a "quitté le droit chemin".
D'abord chrétien convaincu, Fayçal s'est converti à l'islam dans son adolescence avant d'aller étudier le Coran en Arabie saoudite. Il a gagné la Grande-Bretagne dans les années 1990, puis est devenu imam de la mosquée de Brixton, dans le sud de l'Angleterre.
Selon les autorités britanniques, il y aurait rencontré Richard Reid, auteur d'une tentative d'attentat à la "chaussure piégée" sur un vol Paris-Miami en décembre 2001, et Zacarias Moussaoui, le Français d'origine marocaine, inculpé par la justice américaine pour son rôle présumé dans les attentats du 11 septembre. Fayçal a assuré n'avoir jamais eu de contact avec eux.

02/03/03 - tour de vis pour les demandeurs d'asile - En 2002, il y a eu 110 700 demandes d'asile au Royaume-Uni, soit 20% de plus qu'en 2001. Soit un peu plus de 9 000 demandes par mois, pour la plupart de réfugiés d'Iraq, du Zimbabwe, d'Afghanistan, de Somalie et de Chine. Commentant ces chiffres, le ministre de l'Intérieur David Blunkette s'est dit "très insatisfait" mais "pas surpris". La moitié des demandes ont été accueillies favorablement. Blunkett : "L'année 2002 a été dure, marquée par les milliers d'immigrants illégaux qui ont réussi à traverser le Tunnel sous la Manche". Mais la "ligne dure" adoptée par le gouvernement commence à "porter ses fruits" et, d'ici septembre, "je suis sûr que nous réussirons à réduire de moitié les demandes d'asile". La nouvelle loi sur l'immigration prévoit une série de mesures très répressives et restrictives. Mais elle se heurte à la Haute Cour, qui a par exemple déclarée illégale la mesure prévoyant la suppression de tout subside pour les demandeurs n'ayant pas dépaosé leur demande d'asile immédiatement après leur entrée dans le pays. Blunkette a annoncé qu'il ferait appel de ce jugement, mais la loi fait eau de toutes parts, tant elle viole des droits fondamentaux. Ainsi, à partir d'avril, le "permis de séjour exceptionnel" sera remplacé par des règles "beaucoup plus rigides", concernant la "protection humanitaire". Le gouvernement examine en effet la possibilité de renvoyer des milliers de demandeurs d'asile vers des zones dites "sûres" dans les pays d'origine, qui seraient sous la protection des Nations unies. Le gouvernement envisage d'examiner les demandes d'asile non plus en Grande-Bretagne mais dans ces "zones sûres", vers lesquelles les demandeurs d'asile seraient renvoyés après un séjour maximal au Royaume-Uni de six mois. Alors qu'il semble que le HCR soit d'accord avec cette proposition, elle suscite la critique des associations qui défendent le droit d'asile et les réfugiés.

07/02/03 - arrestation de 7 suspects de terrorisme : La police britannique a annoncé l'arrestation de sept personnes - 6 hommes et une femme - dans le cadre de son plan de lutte contre le terrorisme. Les suspects ont été arrêtés dans la matinée du jeudi 6 février lors d'opérations menées en Angleterre et en Écosse, a indiqué une porte-parole de la police, ajoutant que ces arrestations étaient liées à l'interpellation de sept hommes à Londres et Edimbourg en décembre dernier. Depuis le 11 septembre 2001, les services de sécurité britanniques ont arrêté près de 300 personnes dans le cadre de la lutte contre le terrorisme.

06/02/03 procès du Cheikh Abdullah Al Faysal : Le Cheikh Abdullah Al Faysal, un imam d'origine jamaïcaine de 39 ans qui officiait à la mosquée de Brixton, dans le sud de Londres, a comparu mardi devant le tribunal d'Old Bailey pour répondre de cinq inculpations d' "appel au meurtre" et d'incitation à la haine raciale durant les 4 années qui ont précédé son arrestation l'année dernière. Il risque la réclusion à perpétuité. Abdullah a déclaré qu'Oussama Ben Laden, après avoir été considéré comme un héros par les Musulmans pour sa lutte contre l'occupation soviétique de l'Afghanistan, ne l'était plus. Il a déclaré que son arrestation était due à ce que la police croyait qu'il connaissait Richard Reid et Zakarias Moussaoui, ce qu'il a nié catégoriquement. Interrogé par son défenseur pour savoir s'il avait appelé au meurtre d'Américains et de Juifs, il a répondu : « Ça n'a jamais été mon intention de solliciter le meurtre. Mon unique intention était de prêcher la compréhension du Saint Coran, d'autant plus qu'appeler au meurtre entraîne l'emprisonnement à vie et seul un fou ferait cela, pas quelqu'un qui a des responsabilités vis-à-vis de sa famille. » Il a nié haïr le peuple britannique: « J'ai vécu ici une décennie et j'ai été bien accueilli par le peuple britannique. Ma femme est britannique, mes trois enfants le sont, mes voisins et étudiants le sont et je n'ai jamais eu de problèmes avec le peuple britannique. » Mais il a ajouté, devant la Cour, que le Royaume-Uni devrait être appelé "The United Killers" (Les Meurtriers Unis) à cause de son soutien aux USA, qu'il appelle The United Snakes of America (Les Serpents Unis d'Amérique). « Je suis consterné par l'empressement du gouvernement britannique à courir derrière les Américains... Je suis consterné par le gouvernement US et le soutien qu'il apporte à l'État violent d'Israël et à son occupation illégale. » Auparavant, le procureur avait déclaré que Faysal avait appelé ses disciples à tuer des mécréants, si nécessaire en recourant à des armes chimiques ou nucléaires, à travers des bandes vidéo intitulées "Pas de paix avec les Juifs", "Déclaration de guerre" et "Jihad".

06/02/03 actions contre la guerre à l'Iraq : Depuis deux semaines, les militants de Greenpeace tentent de bloquer le départ vers le Golfe de cargos chargés de tanks et de soldats britanniques depuis les ports de Southampton et de Portsmouth. Tandis que la navire de l'organisation, Rainbow Warrior, fait le blocus du port, des militants à terre ont réussi à s'enchaîner à des tanks avant leur embarquement. D'autres actions de résistance sont signalées dans tout le pays. En Écosse, deux machinistes ont refusé de conduire des trains transportant du matériel militaire vers une base de l'OTAN. Des sit-ins sont en train de s'organiser dans toute le pays devant les bases de l'OTAN et les ports militaires.

05/02/03 - Abou Hamza Al Masri révoqué : Abou Hamza el-Masri, l'imam  de la mosquée de Finsbury Park à Londres, a été révoqué de son poste par les autorités britanniques. Égyptien, marié à une Britannique, il s'était illustré en soutenant ouvertement les attentats du 11 septembre 2001 et en saluant  l'accident, le week-end dernier, de la navette Columbia.
Dans un communiqué, la Commission britannique des ONG a expliqué que le dignitaire religieux "a usé de sa position au sein de cet organisme pour faire des déclarations politiques déplacées".
En janvier, Scotland Yard avait perquisitionné la mosquée de Finsbury Park dans le cadre d'une enquête de police sur la découverte dans un appartement londonien de ricine.
L'imam, un orateur enflammé surnommé "Capitaine Crochet" par la presse de boulevard londonienne pour avoir perdu ses deux mains et un þil lors, semble-t-il, d'un séjour en Afghanistan, a fait savoir qu'il ne tiendrait pas compte de sa révocation.
"On m'interdit en raison de mes prises de position politiques hostiles à l'Amérique et à Israël", a-t-il affirmé.
La Commission a précisé que le religieux restait libre de prier à la mosquée, qui est actuellement fermée après le raid de la police britannique.

22/01/03 - Shocking! Des talibans demandent l'asile : Le leader des Conservateurs gallois, Nick Bourne, a poussé des cris d'orfraie et crié au scandale lorsqu'il a appris qu'un ex-combattant taliban avait fait appel au député travailliste de Cardiff Jon Owen Jones pour qu'il l'aide à faire accélérer la procédure d'examen de sa demande d'asile. Du coup, il y a eu un débat public et la presse a révélé que, selon un avocat de Cardiff, Hanif Bhamjee, du cabinet Crowley & Co, un autre ex-taliban avait reçu l'asile il y a huit mois et qu'un troisième avait déposé une demande. Une porte-parole du ministère de l'intérieur a déclaré que les demandeurs d'asile afghans déboutés de leur demande avaient été renvoyés dans leur pays du fait de "considérables améliorations" de la situation en Afghanistan, mais que les demandes d'asile continueraient à être examinées au cas par cas.

22/01/03 - Sale ambiance après le coup de couteau de Manchester : Le coup de couteau à la poitrine a été mortel pour le Detective Constable Stephen Oake, de la Special Branch. la scène se passe à Manchester, dans le quartier de Crumpsall, le soir du mardi 14 janvier. Une unité spéciale de la police vient de procéder à l'interpellation de trois suspects algériens et s'apprête à les remettre entre les mains des hommes de la Special Branch, la branche renseignements de la police, dont les membres ne sont pas armés. Un des 3 suspects s'empare alors d'un couteau de cuisine et frappe Oake. Évidemment, des voix se sont immédiatement levées, d'abord pour critiquer le fait que les suspects n'avaient pas été menottés. il semble que les policiers, paniqués à l'idée d'avoir pu entrer en contact avec de la ricine - puisque désormais, en Angleterre, Algérien rime avec ricine - se soient un peu mélangés les pinceaux. En tout cas, ils tous fini à l'hôpital, qui a été fermé au public, pour être examinés sous toutes les coutures: on n'a trouvé aucune trace de ce foudroyant poison, qui serait la nouvelle arme secrète de ces pervers de terroristes islamistes. Mais au-delà des détails, les critiques, notamment de l'opposition conservatrice, se sont dirigées vers la priorité donnée par Blair à la préparation de la guerre contre l'Iraq, soi-disant au détriment de la lutte contre le terrorisme. Mais les raids et arrestations opérées ces derniers jours par la police britannique principalement contre des Algériens devraient faire ces critiques. Selon la presse britannique, les policiers opèrent sur la foi de renseignements fournis par deux sources: "les pays d'origine", lisez la sécurité militaire (DRS) algérienne et les services de renseignement de divers pays arabes et les interrogatoires des prisonniers de Guantanamo.

21/01/03 - Raffle dans la mosquée de Finsbury Park : La police britannique a arrêté sept personnes lundi lors d'une rafle dans la mosquée de Finsbury Park à Londres. 150 policiers ont attaqué la mosquée, alors que deux hélicoptères assurait la couverture aérienne.
La perquisition a duré toute la journée. Malgré le maigre butin (un pistolet à grenailles inoffensif), la police a saisi le matériel informatique et les archives.
Selon l'AFP, Six des sept personnes arrêtées sont âgées de 23 à 48 ans et sont originaires d'Afrique du Nord, la septième personne, âgée de 22 ans, vient d'Europe de l'Est.
Abou Hamza l'imam de la mosquée s'est dit peu étonné de cette perquisition lors d'un entretien téléphonique diffusé par la radio BBC. Il a dénoncé la "guerre" du Premier ministre Tony Blair contre les musulmans britanniques et une opération à la "Rambo" à l'effet "provocateur".

21/01/03 -81% des Britanniques contre la guerre en Irak : L'opinion britannique n'a jamais été aussi défavorable à une guerre en Irak, selon un sondage de l'institut ICM paru aujourd'hui dans le quotidien "Guardian". Selon l'enquête d'ICM réalisée du 17 au 19 janvier, 81% des Britaniques sont opposés à une guerre sans mandat de l' ONU.

21/01/03 - 26000 soldats supplémentaire dans le golfe : Pour bien montré se que Blair fait avec l'opinion de son peuple, il envoi 26000 soldats supplémentaire dans le golfe. Soit comme le précisent les observateurs, un quart de l'armée britannique. 120 chars Challenger et 150 véhicules de transport de troupes Warrior seront du voyage.

Mais le Ministre de la défense, Geoff Hoon, a tout de même précisé que ce fait ne signifiait en aucun cas qu' un engagement des forces britanniques dans une action militaire était iminent. Selon lui, "la décision d'employer la force n'a pas été prise et elle n'est ni imminente ni inévitable". Plus menteur tu meurs!

21/01/03 - Blair n'a pas de preuve qu'il n' y a pas de liens entre Al-Qaïda et des gens en Irak.
Après avoir affirmé que l'existence de liens entre Al-Qaïda et des personnes en Irak avait été mise en évidence par les services de renseignement, Blair a déclaré devant une commission parlementaire."Je ne suggère pas qu'il y a des preuves liant des membres du régime iraquienà des membres d'Al-Qaïda, Mais dire qu'il n'y a aucun lien entre Al-Qaïda et l' Iraq serait également faux".

Après le "s'il n'y a rien cela ne veut pas dire qu'il n'y a rien" et le "rien caché derrière le rien" que les inspecteurs de l'ONU réclament aux Iraquiens. La démonstration de Blair fait un peu plagia, mais Tony pourra toujours postuler pour une place de comique troupier pour remonter le moral des troupes harcelées dans les marais de Bassora.

18/01/03 - La chasse aux réfugiés algériens est ouverte : Après la découverte d'une "cellule" fabriquant  de la ricine dans le nord de Londres, la police et les services de renseignement britanniques ont lancé une chasse à  l'homme sur tout le territoire. Cible: les demandeurs d'asile algériens déboutés de leur demande et se maintenant sur le territoire. 18 Algériens ont déjà  été arrêtés à  Edinburgh, Leicester, Bournemouth, Manchester et Londres. 15 d'entre eux sont soupçonnés d'être des demandeurs d'asile. Selon la police, plus de 9 000 Algériens sont restés sur le territoire britannique après le rejet de leur demande d'asile. Les évaluations sur le nombre totale de réfugiés algériens en Grande-Bretagne varient de 10 000 à  40 000. Une des raisons de la suspicion des policiers britanniques respose sur le fait qu'ils ont constaté qu'un certain nombre de demandes d'asile étaient rédigées exactement dans les mêmes termes. Une autre raison est la pression exercée sur eux par les services français de renseignement, qui surveillent étroitement les milieux algériens en Grande-Bretagne, et par le juge Jean-François Bruguière

13/01/03 -Des bunkers dans les châteaux royaux anglais : Ils ont déjà  été construits au Château de Windsor et à  Buckingham Palace et le seront aussi à  Clarence House, l'ancienne résidence de la Reine-Mère, où le prince Charles s'installera une fois les travaux terminés. Ce sont les "panic rooms": il s'agit de pièces blindées - avec des murs d'acier et de fibre de carbone de 45 cm d'épaisseur - pouvant résister au feu, à  l'explosif, au tir de mortier et même à  la chute d'avions légers. Selon les endroits, les pièces prévues pour servir de refuges à  la famille royale en cas d'attaque terroriste font 18 m X 18 m ou 36 m x 36 m. La plaisanterie a coûté au moins 2,7 millions € . au contribuable. Tout cela a été déclenché après le 11 septembre lorsque quelqu'un s'est avisé que le château de Windsor se trouvait sur les parcours de vol des avions décollant de ou se posant à  l'aéroport de Heathrow. Reste un problème de taille pour les services de sécurité royaux: comment convaincre le prince Philip, le royal époux, de rentrer dans un de ces "bunkers panique" sans se faire envoyer sur les roses par un vigoureux "fuck off!".

04/01/03 - Le plan secret de 1972 pour l'Irlande du Nord : Un plan classé "secret défense", remis au Premier ministre britannique Edward Heath le 23 juillet 1972, fait partie des documents d'archive rendus publics le 1er janvier. Ce plan, établi après le "dimanche sanglant" - 14 catholiques désarmés avaient été assassinés par les paras britanniques le 30 janvier 1972 à  Derry - prévoyait d'envoyer en Irlande du Nord 47 bataillons, de déclarer l'état d'urgence et procéder à  des arrestations de masse dans les rangs républicains et loyalistes. En cas d'échec de la solution militaire, le plan prévoyait une séparation physique des communautés catholique et protestante. Cela aurait entraîné le déplacement d'un tiers de la population et le transfert à  la République d'Irlande de la ville de Derry et des comtés de Tyrone et d'Armagh. Les auteurs du plan, jamais mis à  exécution, prévoyaient une "grande résistance" à  son éventuelle mise en œuvre.

28/12/02 L'archevêque de Canterbury contre la guerre : Récemment élu à son poste, le nouvel archevêque de Canterbury et chef de l'Église anglicane, Rowan Williams, a, sur les ondes de la BBC, condamné avec des paroles très dures le projet de guerre contre l'Iraq. Comparant les stratèges Us et britanniques aux 3 sages qui, en route vers Bethléem, informèrent le roi Hérode de la naissance de Jésus, provoquant ainsi le massacre de centaines d'enfants, l'archevêque a dit qu'on "est en train de commettre la plus grande erreur". Il a abjuré les gouvernements US et britannique de trouver une solution diplomatique pour éviter une guerre "dont le prix à payer serait immense pour toute l'humanité".
D'autre part, selon la Catholic Agency for Overseas Development, une guerre contre l'Iraq provoquerait entre 10 000 et 100 000 morts de civils iraquiens.

19/12/02 Sept arrestations : La police anti-terroriste britannique a arrêté mercredi matin 4 hommes à Londres et 3 à Edimbourg. Tous âgés d'une trentaine d'années, ils seraient originaires du Maghreb. Interpellés en vertu de la loi sur le terrorisme de l'an 2000, ils seront détenus dans un lieu sûr le temps de leur interrogatoire. On ignore si cette opération est liée à celle qui a conduit à 4 interpellations lundi à La Courneuve, en région parisienne.

18/12/02 La misère des prisons de Sa Majesté : 72 400 détenus: jamais les prisons de Sa Majesté n'ont été aussi pleines. Et surpeuplées: 330 détenus sont hébergés dans des cellules de commissariats de police. La prison de Preston, avec 356 places, héberge 661 détenus. La prison de Birmingham, construite en 1849, compte 920 détenus, soit 205 de plus que prévu. Et selon son directeur, 80% des détenus souffrent de problèmes mentaux. Une situation à laquelle il est impossible de remédier, vu le manque de personnel et d'équipements. Les détenus sont donc enfermés dans leurs cellules 23 heures sur 24, même quand ils ne sont pas soumis à un régime d'isolement.
Résultat: les suicides augmentent. De 31 en 2001, ils sont passés à 44 dans les 6 premiers mois de 2002. Et les tentatives de suicide ou les automutilations ont augmenté d'un tiers, passant à 5 000. Cette surpopulation est due à une montée du recours à la prison comme forme de répression - tout comme aux USA et en France - et notamment, à l'adoption de lois antiterroristes, qui ont réintroduit l'internement sans procès. Face à cette situation, les associations qui militent pour des réformes demandent l'adoption de peines alternatives à la prison et la dépénalisation de certains délits. Le corps des inspecteurs pénitentiaires propose, lui, qu'on remettre en liberté sous caution des prévenus en attente de procès et qu'on les dote d'un bracelet électronique.

16/12/02 Six inculpés de terrorisme
5 Turcs et 1 Britannique ont été inculpés de terrorisme en raison de leur appartenance présumée au Parti révolutionnaire pour la libération du Peuple (DHKP-C), un mouvement marxiste-léniniste interdit en Turquie, a annoncé dimanche la police. Ces 3 hommes et 3 femmes ont été interpellés mercredi à différentes adresses à Londres et Cheshire, dans le nord-ouest. Inculpés samedi en vertu de la loi de 2000 sur le terrorisme, ils devaient comparaître dimanche devant un tribunal londonien. Le DHKP-C, à l'origine de nombreuses actions violentes et de grèves de la faim ds détenus en Turquie, fait partie des 25 organisations internationales interdites par les autorités britanniques qui les accusent d'activités terroristes.

15/12/02 Londres: 5 ans de prison pour un fils de bonne famille israélien - Dan Mazar menait la grande vie jusqu'au jour où il est tombé. Ce neveu du président israélien Yitzhak Ben-Zvi, qui fut en fonction de 1952 à 1963, a été condamné vendredi par un tribunal londonien à 5 ans de prison pour escroquerie à la carte bancaire à grande échelle. Cette "brebis galeuse" d'une "bonne famille" israélienne avait utilisé 300 fausses cartes de crédit et une série de fausses identités pour s'acheter cash un appartement à 350 000 €, qu'il avait meublé entre autres d'un lit à 6 000 € et d'une télévision à 5 500 €. La fraude a duré trois ans. Mazar, 33 ans, a été arrêté en avril à la sortie d'un drugstore du centre de londres et trouvé en possession de 15 cartes de crédit à des noms différents et d'un mémo pour se souvenir des détails de ses diverses identités. Selon la police, Mazar aurait, à côté des escroqueries commises en Grande-Bretagne pour une somme de 450 000 €, commis des fraudes aux USA et en Israël pour un montant de 2,5 millions d'euros. Il a été condamné à payer 60 000 € de frais de justice et de rembourser 450 000 € dans un laps de 18 mois, faute de quoi il restera derrière les barreaux 3 ans de plus. Selon son avocat, il a été amené à cette escroquerie après être tombé entre les griffes d'un usurier. Encore un qui ne connaissait pas ses classiques...