![]() |
Résistance à l’Empire De
l’instrumentalisation de l’Islam comme arme de combat politique L’incendie de La mise à feu du Dôme de A ce titre, l’incendie du troisième
Haut Lieu Saint de l’Islam apparaît rétrospectivement comme l’acte
de naissance de l’islamisme politique, une date fondatrice de l’histoire
de la sphère arabo-musulmane, devenu au fil des jours un des défis
majeurs de l’histoire contemporaine. Au départ, cela devait être l’arme absolue,
à double détente, à l’effet, d’une part, de marginaliser, puis de
neutraliser le nationalisme arabe ainsi que son chef charismatique,
Gamal Abdel Nasser, déstabilisé par la défaite de 1967, servir, d’autre
part, de levier au combat anti-communiste, sous couvert de la lutte
contre l’athéisme, au plus fort de la guerre froide soviéto-américaine.
Mais trente huit ans après sa mise en
oeuvre à l’occasion de l’incendie d’Al-Aqsa, dont la commémoration
est célébrée le 21 Août dans une indifférence quasi-générale qui frise
l’oubli, l’islamisme politique, c’est à dire l’instrumentalisation
de la religion musulmane en tant qu’arme de guerre contre les ennemis
de l’Amérique et des pétromonarchies du Golfe, paraît, à en juger
par son bilan, s’être retourné contre ses promoteurs, tel un magistral
effet de boomerang. Israël, puissance occupante, s’est empressé
d’imputer la responsabilité de cet acte sacrilège à un illuminé, un
australien de confession juive, Michael Rosen, diagnostiqué comme
atteint de troubles mentaux. Le même diagnostic sera porté, 24 ans
plus tard, à l’encontre d’un autre illuminé, Baruch Goldstein, militant
intégriste juif, auteur d’une fusillade contre L’homme, Michael Rosen, son forfait
accompli, est tombé depuis lors dans l’oubli, mais les conséquences
de son acte se font sentir encore de nos jours, confirmant non seulement
le rôle détonateur de Jérusalem, comme en témoigne la provocation
d’Ariel Sharon sur l’esplanade de Le Forum islamique de Rabat qui avait
regroupé alors 35 pays devenus depuis 55, débouche sur une mutation
sémantique qui masque un réel bouleversement géostratégique: Le mot
d’ordre d’unité arabe, moteur de la revendication nationaliste pendant
un quart de siècle, cède le pas à la solidarité islamique et, au niveau
politique, Nasser, qui succombera un an plus tard de crise cardiaque,
cède la prééminence au gardien des Lieux Saints de l’Islam, le Roi
Faysal d’Arabie saoudite. Sous couvert de solidarité islamique,
un basculement s’opère. Le centre de gravité du Monde arabe se déplace
vers le Golfe, des Républiques prosoviétiques vers les pétromonarchies
proaméricaines, des zones de pénurie contestataires de Alors qu’en Amérique Latine, les Etats-Unis
combattaient avec fermeté le clergé se réclamant de la « théologie
de libération», qu’ils accusaient d’infecter le Christianisme du marxisme,
ils vont, sur le théâtre d’opération du Moyen-Orient, tourné résolument
le dos à la stratégie adoptée sur le continent sud américain. Sans
craindre la contradiction, ils vont parrainer la montée en puissance
de Alors que 277 membres religieux ou laïcs
se réclamant de la « théologie de Libération» tombaient sous les balles
des militaires latino-américains encadrés par les instructeurs nord-américains,
-faisant du martyrologue chrétien en Amérique latine l’un des plus
élevés de l’époque contemporaine -, Washington propulsait sur la scène
diplomatique internationale un des régimes les plus totalitaires du
Monde sous couvert du combat contre le totalitarisme. Sous couvert d’oecuménisme et de solidarité
religieuse, le Forum islamique constituait en fait une structure politique
d’obédience strictement américaine. Ainsi l’Inde, le plus grand pays
musulman avec trois cent millions de fidèles soit autant que la totalité
des pays arabes réunis, sera interdit d’accès pour cause de neutralisme,
de même que pour cause de communisme, l’Union soviétique, dont la
population des Républiques musulmanes d’Asie centrale dépassait largement
celle de bon nombre de pays arabes, ainsi que En revanche, tous les anciens membres
du CENTO (le pacte central) regroupant les grands pays musulmans non
arabes (Pakistan, Iran, Turquie) étaient fortement présents, notamment
Conclu en 1955 à Bagdad, à l’époque
fief britannique, le Pacte de Bagdad ou le Pacte du CENTO assurait
la jonction militaire entre l’OTAN (le front atlantique) à l’OTASE
(le front pacifique. Il a été neutralisé lors de la destitution de
L’Iran impériale, gendarme du Golfe
et principal ravitailleur énergétique d’Israël, le Pakistan, dont
les pilotes assuraient la protection de l’espace aérien saoudien ainsi
que l’Indonésie, dont le président Ahmad Suharto venait de noyer près
d’un million de communistes dans un bain de sang d’une terrible répression,
assistaient Au sein de cette architecture, l’ordre
américain et pétrolier, pensait-on alors, pouvait devoir régner sans
partage, sans souci majeur, permettant à l’Amérique de concilier des
intérêts contradictoires, qui déboucheront un quart de siècle plus
tard sur un choc frontal: son ravitaillement énergétique à bas prix
des pétromonarchies tout en conservant sa fonction de principal protecteur
d’Israël, le principal ennemi des Arabes. Trois évènements -l’éviction
du Chah d’Iran et l’assaut la même année contre le sanctuaire de Dans la foulée du sommet islamique et
du premier choc pétrolier consécutif à la guerre d’octobre 1973, une
période prodigieuse d’expansion politico-religieuse verra fleurir
partout en Europe occidentale et les autres continents, souvent avec
le consentement des pays d’accueil, des mosquées de rite wahhabite,
culminant avec la troisième guerre israélo-arabe «la guerre du Ramadan»
et la guerre d’Afghanistan (1980-1990). Il était de bon ton à l’époque pour
chaque pays européen d’avoir son «islamiste». Soixante dirigeants
islamistes résidaient alors en Europe occidentale dont quatorze disposant
du statut de «réfugié politique» notamment Talaat Fouad Kassem (Danemark),
ancien conjuré du complot anti-Sadate pour lequel il a été condamné
à sept ans de prison, promu par la suite porte-parole du mouvement
islamiste en Europe. L’homme a dû mettre en veilleuse les
activités de son bureau de Copenhague à la suite de l’attentat anti-Moubarak
en 1995, de même que Aymane Al-Zawahri, bras droit d’Oussama Ben Laden,
qui résidait à l’époque en Suisse en sa qualité de «commandeur des
croyants des groupements islamistes en Europe», ainsi que ses deux
plus proches collaborateurs Hani Al-Sibaï (Norvège), Adel Abdel Majid
(Grande-Bretagne). A cette époque, Londres était la capitale
mondiale de l’Islam contestataire, puisqu’elle comptait parmi ses
hôtes les principaux opposants islamistes tels le Tunisien Rachid
Ghannouchi, le Soudanais Moubarak Fadel Al-Mahdi, le Pakistanais Attaf
Hussein, Chef du parti d’opposition Muhajir Qawmi Movement (MQM) ainsi
que l’Algérien Kamar Eddine Katbane, vice-président du comité du FIS
(Front Islamique du Salut). Depuis sa participation à l’invasion
américaine de l’Irak, en 2003, le Royaume Uni, notamment Londres a
été touché, à son tour, par un attentat faisant 50 morts le 7 juillet
2005, le jour de la tenue du Sommet du G8 sur son territoire, au lendemain
de la décision du Comité Olympique Internationale de lui attribuer
l’organisation des Jeux Olympiques de 2012. Un prosélytisme tous
azimut se met en route. C’est l’époque où Siégeant à En Europe, L‘Arabie Saoudite répartira ses principales
institutions entre les grandes capitales européennes dans le souci
d’impliquer le plus grand nombre des pays de l’Union à sa politique
de sensibilisation islamique et de prévenir toute vacuité institutionnelle
qui profiterait à ses rivaux. Si le Conseil Continental des Mosquées
d’Europe choisira Bruxelles pour siège, l’Académie Européenne de Jurisprudence
Islamique sera basée à Londres. Ces deux instances seront doublées
d’une organisation internationale “World Assembly of Muslim Youth”
dont la vocation sera de faire contrepoint à l’organisation correspondante
des “Frères Musulmans”, The “International Islamic Fédération of students
Organization”. L’existence de Pour répondre à la demande, au plus
fort du Djihad Afghan, l’Arabie allouera une subvention annuelle de
près de 750.000 (sept cent cinquante mille) dollars à l’Université
islamique d’Islamabad dirigée à l’époque par un Recteur à sa dévotion
lui permettant ainsi de superviser la production de la jurisprudence
islamique de cette institution qui constituait avec le Centre Islamique
de Lahore (Pakistan) l’une des plus fécondes sources de jurisprudence
du monde musulman, loin devant l’Université égyptienne d’«Al Azhar».
Le Royaume se dotera même en 1984 d’une imprimerie spéciale «le complexe
du Roi Fahd pour l’impression du Livre sacré», éditant annuellement
huit millions d’exemplaires dans les principales langues de la sphère
musulmane (français, anglais, arabe, espagnol, haoussa, urdu, turc),
se hissant au rang de principal pourvoyeur du Livre Saint dans le
monde. Au total durant la décennie 1980, l’Arabie éditera cinquante
trois (53) millions d’exemplaires du Coran offrant gracieusement trente
six (36) millions d’exemplaires aux fidèles de 78 pays à l’occasion
du Ramadan . Vingt six millions d’exemplaires ont été offerts aux
fidèles des pays d’Asie, cinq millions pour l’Afrique, un million
pour l’Europe, autant pour l’Australie et pour l’Amérique et le reliquat
aux pèlerins à l’occasion du pèlerinage de L’Arabie Saoudite qui a consacré durant
la décennie 1980 près d’un milliard de dollars (10 milliards de FF
au taux de l’époque) à l’entretien des lieux de culte, compte trente
mille (30.000) mosquées, 90 Universités et Facultés théologiques,
record mondial absolu par rapport à la densité de la population. Durant
cette même décennie, le Roi Fahd va également procéder à l’expansion
des sites situés dans l’enceinte du périmètre sacré des lieux Saints
de l’Islam, décuplant leur superficie et leur capacité d’accueil,
respectivement de 730.000 fidèles pour Certes, l’usage par l’Arabie saoudite,
le plus gros détenteur des réserves énergétiques du monde, de l’arme
du pétrole, en appui aux Egyptiens et aux Syriens, dans leur combat
pour la reconquête de leurs territoires occupés par Israël en Certes aussi, en Afghanistan, l’alliance
saoudo américaine dans la guerre contre l’URSS, par combattants islamistes
interposés (1980-1989), a précipité la chute de l’Empire soviétique
et l’implosion du bloc communiste, entraînant un bouleversement en
profondeur de la donne planétaire en faveur des deux grands dogmes
de la diplomatie américaine, l’unilatéralisme et le libre accès aux
ressources énergétiques. Mais, à l’exception de ces deux faits
d’armes, le bilan trente huit ans après le lancement de l’Islamisme
politique apparaît toutefois globalement calamiteux pour ses promoteurs,
comme si la dynamique initiée par les Saoudiens et les Américains
avait échappé à ses tuteurs, les commandités se retournant contre
leurs commanditaires dans un classique exercice d’apprenti sorcier.
Certes, l’Arabie saoudite et ses alliés
monarchiques tireront profit, à tout le moins indirectement, de la
neutralisation du Liban et de l’Algérie, les deux plates-formes territoriales
des mouvements de libération du tiers monde dans les années 1960-70,
qui imploseront dans la guerre civile dans le dernier quart du XX
me siècle, le premier au Machreq (1975-1990), le second au Maghreb
(1990). Mais le triomphe de Faysal et de ses alliés aura été de courte
durée. Le Monarque wahabite ne survivra pas longtemps à son rival
égyptien. Cinq ans après Nasser, le Roi Faysal tombait sous le feu
d’un de ses neveux, en mars 1975 dans un acte de vengeance relevant
de la grande tradition de la vendetta des systèmes claniques. Son collègue iranien, le Chah d’Iran,
perdra, lui, son trône, quatre ans plus tard, en 1979, remplacé par
des islamistes d’un genre nouveau, instaurant, sous la conduite de
leur chef spirituel, l’Ayatollah Ruhollah Khomeiny, une «République
islamique», premier état ouvertement théocratique du monde, de surcroît,
résolument anti-américain. Leur compère égyptien, Anouar El-Sadate,
qui représentait l’Egypte en tant que vice-président de Nasser au
premier sommet islamique de Rabat, tombera, lui, deux ans plus tard
sous les balles des islamistes égyptiens au cours d’un attentat hautement
médiatisé, le jour anniversaire de la destruction de la ligne de défense
israélienne sur le Canal de Suez, «la ligne Bar Lev». Quant au Maroc, durablement affligé
par les conséquences désastreuses du règne calamiteux de Hassan II,
il est désormais le principal foyer d’exportation des volontaires
islamistes à destination de l’Europe occidentale, le plus gros pourvoyeur
de drogue aussi vers cette destination, de l’ordre de douze milliards
de dollars par an . L’Afghanistan, libéré, coup sur coup,
du joug communiste et de l’obscurantisme des wahhabites afghans, les
Talibans, sert désormais de poste de commandement virtuel à la plus
grande organisation clandestine islamiste trans-nationale aux ramifications
planétaires, «Al-Qaîda», dirigée symboliquement par un ancien protégé
des Saoudiens et des Américains, leur intermédiaire auprès des Taliban,
Oussama Ben Laden, coexistant avec un pouvoir proaméricain exercé
par Hamid Karzai sur une portion congrue du territoire. L’Irak, fer de lance de la guerre contre
l’Iran et sa «Révolution islamique», s’est transformé
en principal champ de confrontation entre Islamistes et Américains,
le principal champ de bataille contre l’hégémonie militaire américaine.
Saddam Hussein, son président d’alors, l’allié souterrain des Américains
et des Saoudiens dans la guerre contre l’expansionnisme iranien, destitué
par ses anciens mentors, a été pendu au terme d’une cérémonie odieusement
macabre, terme ultime d’une mascarade de procès qui aura durablement
terni la justice américaine et Le Liban, destiné à devenir le cimetière
du mouvement national palestinien à l’occasion de l’invasion israélienne
de Beyrouth, en juin Forcé à se retirer du Liban sous les
coups de butoir de ce mouvement chiite libanais, Israël, subit, de
plein fouet, avec 960 victimes en quatre ans d’Intifada (2000-2004),
les retombées de la flambée islamiste dont il avait favorisé la montée
en puissance en vue de faire pièce à Yasser Arafat, le chef historique
du mouvement national palestinien. Un revers réitéré, en 2006, avec
la guerre menée contre le Liban avec, pour la première fois dans l’histoire
du conflit israélo-arabe, le bombardement balistique des agglomérations
israéliennes du nord d’Israël, notamment de Haïfa. L’Arabie saoudite,
enfin, profondément déstabilisée par des attentats meurtriers périodiques,
révélant de nombreuses complicités au sein même des cercles du pouvoir
monarchique, se pose désormais à son égard la question de la pérennité
de la dynastie wahhabite. L’Amérique, doublement victorieuse tant
en Afghanistan (2001) qu’en Irak (2003), mais discréditée moralement
par ses abus et ses mensonges sur les buts de guerre d’Irak, fait
l’objet d’une détestation quasi-générale dans le monde arabo-musulman,
en butte à une guérilla permanente et sanglante, qui suscite, même
au sein des alliés occidentaux, une suspicion quant à l’efficacité
de la politique de la première puissance planétaire. Sur les débris
du colonialisme français et anglais, l’Amérique, soutenant les indépendances
du Maroc et de l’Algérie dans la foulée de l’ équipée de Suez, en
Une diplomatie de la canonnière et la
négation des profondes aspirations des peuples autochtones, dans la
plus pure tradition coloniale européenne, ont fini par générer une
réplique matérialisée par l’usage de l’arme de la terreur dans un
combat asymétrique développant à son paroxysme une culture de la mort
avec pour objectif, tant à New York, qu’à Washington, qu’en Israël
Palestine, qu’à Ryad, à Kaboul, Ankara, Casablanca, Madrid, Londres,
Falloujah, Nadjaf, ou ailleurs, une déstructuration de l’adversaire
à défaut de sa destruction. La géostratégie tectonique impulsée
par les attentats anti-américains du 11 septembre 2001 et la collusion
frontale qui s’est ensuivie en Afghanistan et en Irak contre les deux
plus importants foyers de percussion de la stratégie régionale de
l’axe saoudo américain dans la sphère arabo musulmane a constitué
un acte fondateur d’une nouvelle forme de subversion transnationale
anti-occidentale tout autant qu’un acte de rupture avec l’ordre arabe
ancien, Le «Mardi Noir» américain- l’implosion
de bombes humaines volantes contre les symboles économiques et militaires
de la puissance américaine, le Pentagone à Washington et les tours
jumelles du World Trade Center de New York- a modifié radicalement
les formes du combat politico-militaire. Cette première irruption brutale en
temps de paix sur le territoire d’un état occidental de crimes de
masses indifférents à la qualité sociopolitique des victimes (5) constitue
la première illustration à l’échelle planétaire des guerres asymétriques
de l’ère post-communiste. Mais cette stratégie cathartique entre
d’anciens partenaires essentiels de l’époque de la guerre froide soviéto-américaine,
-les islamistes de la mouvance saoudienne anti-soviétique et leur
parrain américain- a surtout révélé la corrosivité de l’instrumentalisation
abusive de la religion comme arme du combat politique, en même temps
qu’elle mettait à nu la cécité politique américaine, la vulnérabilité
de l’espace national des Etats-Unis, l’impéritie des dirigeants arabes,
la vacuité intellectuelle de leurs élites et l’inanité d’un ravalement
de façade d’édifices lézardés du système politique arabe tel qu’il
a fonctionné depuis l’indépendance des pays arabes au lendemain de
L’Amérique, embourbée en Afghanistan
et en Irak, devrait songer à se reformer elle même, réformer sa conception
du monde et son approche des relations internationales, parallèlement
aux réformes qu’elle recommande au monde arabe. Au vu du bilan de
la stratégie saoudo américaine, la réforme ne saurait être à sens
unique. Tel pourrait être le principal enseignement d’une diplomatie
à la cohérence problématique menée tout au long de ses trente huit
dernières années, si préjudiciable à l’Amérique elle même autant qu’aux
autres peuples jadis se considérant comme ses amis. Notes: 1- «La période la plus noire de l’histoire des Arabes» par
Abdel Wahhab Meddeb, in N°272 «l’Histoire»: «Les Arabes de 2- Le martyrologue chrétien en Amérique latine, de 1966 à 1992,
s’élève à quatre évêques, 85 prêtres, 19 religieuses catholiques,
10 religieux non prêtres, 9 pasteurs et 150 laïcs membres du mouvement
catholique et coopérants étrangers, tués pour motif politique, alors
que plusieurs théologiens seront réduits au silence, notamment Hans
Kung (Suisse) et le prêtre brésilien franciscain Leonardo Boff), in
«Guerre froide et Eglise catholique en Amérique Latine» Editions du
Cerf 1999-Charles Antoine. 3- Un membre de la confrérie saoudienne d’«Al-Ikhwane» Jouneib
Al-Oteiba, soutiendra un siège de 18 jours dans les sous-sol et les
étages supérieurs du sanctuaire de 4- Déclaration de M. Mohamad Ben Abdel Rahman Ben Salman, vice-ministre
saoudien des biens religieux lors de la première guerre contre l’Irak
à la revue saoudienne «AL-Majallah» N° 593, en date du 19-25 juin
1991. 5- Le Roi Fayçal a été assassiné par Fahd Ben Massaede, frère
d‘un prince tué par la police saoudienne dix ans plus tôt, en 1965,
lors d’une manifestation contre la mise en route du système audiovisuel
dans le royaume. 6- Rapport du Drug Enforcement Administration (DEA) daté de
2002 cité dans «Comment 7- Laurent Bonelli, chercheur en science politique à l’Université
Paris X (Nanterre), in le Monde diplomatique N° Avril 2005 «Quand
les services de renseignement construisent un nouvel ennemi». |
|
|