02/08/06 - Le Proche-Orient pour les nuls
par Eva MARTIN, journaliste indépendante, juillet 2006
On a tous « la rage ». Notamment quand on écoute
la radio ou quand on ouvre un journal. Les journalistes, le petit
doigt sur la couture, toute honte bue, nous prennent vraiment pour
des imbéciles. Je vous livre, en forme de satire, ma réactionde
journaliste.
Le Proche-Orient pour les nuls
Depuis près de six ans, le gouvernement israélien tue
par semaine entre 10 et 20 palestiniens, enlève les hommes
et les femmes par dizaines, détruit les habitations, les champs
et les infrastructures, enferme et empêche les habitants de
Gaza et de
Cisjordanie de circuler librement chez eux. Alors quand un groupe
de résistants, "terroristes" pour les israéliens,
"activistes" pour les autres, capture un soldat chargé
de surveiller la grande prison à ciel ouvert qu'est Gaza, l'occident,
l'Europe, la France et sa presse indépendante trouvent que
c'en est trop pour Israël. Cet état "seule démocratie
au Proche-Orient" est également le seul état à
avoir le droit de tuer des civils, d'enlever des ministres et des
députés élus démocratiquement, dans un
pays en lambeaux seule démocratie sous occupation dans le monde.
Il y a quelque chose d'irréel dans ce monde libre voulu par
Bush et Blair. On se frotte les yeux et on tend les oreilles pour
réaliser que c'est bien la réalité. Celle des
bombes puissantes qui pulvérise les réfugiés
libanais sur la route de l'exode. Celle d'une télévision
qui choisit de ne pas montrer ce qu'on ne doit pas voir. On se dit
alors, que nous n'avons rien compris. Le malaise qu'on éprouve
devant notre poste de télévision vient de notre incapacité
à comprendre les nouvelles règles du jeu. Ces règles
sont certainement écrites quelque part dans les cerveaux des
éditorialistes de Libération, du Monde ou de France
Inter.
Il n'y a qu'à écouter et regarder ces journalistes,
envoyés très spéciaux, tentant de nous vendre
la version d'un conflit dont les forces en présence seraient
symétriques, entre l'une des armées les mieux équipées
du monde, qui en plus est soutenue par la première puissance
mondiale et d'un pays dépourvu d'armée digne de ce nom.
Depuis le début de l'Intifada, les israéliens morts
suite à des tirs de roquettes palestiniennes se comptent sur
les doigts de la main. Autant dire qu'un Israélien a plus de
chance de mourir de la foudre que victime d'une roquette du Hamas.
Pourtant on a fini par croire que les roquettes Azedine Alquassam
mettaient en péril l'existence d'Israël, état dit
tantôt "hébreu", tantôt "démocratique,
surtout quand ça l'arrange.
On croyait, nous les naïfs, qu'un homme valait un autre. On
n'avait tort, preuve qu'on n'avait rien compris aux règles
du jeu. Ce sont ces règles qui font que la vie d'un soldat
israélien n'a pas de prix. Un soldat Israélien capturé,
justifie que 300 arabes soient assassinés et qu'un pays tout
entier soit dévasté, sans qu'on y trouve rien à
redire.
Voici, en exclusivité, ces règles que tout le monde
doit avoir à l'esprit lorsqu'il regarde le JT le soir, ou quand
il lit son journal le matin. Tout deviendra simple.
Règle numéro 1 : Au Proche Orient, ce sont toujours
les arabes qui attaquent les premiers et c'est toujours Israël
qui se défend. Cela s'appelle des représailles.
Règle numéro 2 : Les arabes, Palestiniens ou Libanais
n'ont pas le droit de tuer des civils de l'autre camp. Cela s'appelle
du terrorisme.
Règle numéro 3 : Israël a le droit de tuer les
civils arabes. Cela s'appelle de la légitime défense.
Règle numéro 4 : Quand Israël tue trop de civils,
les puissances occidentales l'appellent à la retenue. Cela
s'appelle la réaction de la communauté internationale.
Règle numéro 5 : Les Palestiniens et les libanais n'ont
pas le droit de capturer des militaires israéliens, même
si leur nombre est très limité et ne dépassent
pas trois soldats.
Règle numéro 6 : Les israéliens ont le droit
d'enlever autant de palestiniens qu'ils le souhaitent (environ 10000
prisonniers à ce jours dont près de 300 enfants). Il
n'y a aucune limite et n'ont besoin d'apporter aucune preuve de la
culpabilité des personnes enlevées. Il suffit juste
de dire le mot magique "terroriste".
Règle numéro 7 : Quand vous dites "Hezbollah",
il faut toujours rajouter l'_expression « soutenu par la Syrie
et l'Iran ».
Règle numéro 8 : Quand vous dites "Israël",
Il ne faut surtout pas rajouter après : « soutenu par
les Etats-Unis, la France et l'Europe », car on pourrait croire
qu'il s'agit d'un conflit déséquilibré.
Règle numéro 9 : Ne jamais parler de "Territoires
occupés ", ni de résolutions de l'ONU, ni de violations
du droit international, ni des conventions de Genève. Cela
risque de perturber le téléspectateur et l'auditeur
de France Info.
Règle numéro 10 : Les israéliens parlent mieux
le français que les arabes. C'est ce qui explique qu'on leur
donne, ainsi qu'à leurs partisans, aussi souvent que possible
la parole. Ainsi, ils peuvent nous expliquer les règles précédentes
(de 1 à 9). Cela s'appelle de la neutralité journalistique.
Règle numéro 11 : Si vous n'êtes pas d'accord
avec ses règles ou si vous trouvez qu'elles favorisent une
partie dans le conflit contre une autre, c'est que vous êtes
un dangereux antisémite.
Sites à consulter : www.whylebanon.net et http://www.lebanonunderattack.com
27/07/06 - La fuite en avant désespérée
- Comment comprendre cette folie meurtrière qui s’empare
d’Israël
par Robert Bibeau,
25 juillet 2006
Qu’y a-t-il de nouveau dans la plus récente agression
israélienne contre le Liban ? Est-ce l’intensité
des bombardements ? Est-ce le nombre de victimes civiles ? Est-ce
la sauvagerie des destructions ou la nouveauté de l’argumentaire
justifiant l’agression ? Non. Rien de tout cela n’est
nouveau. En 1982, la sauvagerie des destructions fut la même,
le nombre de morts civils encore plus importants et l’argumentaire
similaire, sauf qu’aujourd’hui le Hezbollah a remplacé
l’OLP. Rien de neuf sous le soleil.
Ce qui a changé c’est qu’Israël est pressé,
pressé d’attaquer pressé d’intimider le
peuple libanais et tous les peuples des pays environnants en déployant
la force de frappe maximum dans le minimum de temps. Il faut toutefois
constater que l’armée israélienne est moins pressée
d’envahir le Liban. L’expérience de 1982 à
2000 porte fruit.
Massacrer des civils est plus facile que de détruire le Hezbollah.
Israël est tellement pressé que leur allié américain
a dû annoncer la semaine dernière une livraison urgente,
non pas de médicaments pour les hôpitaux libanais démunis,
mais une livraison de bombes à téléguidage de
précision laser (1)…les stocks s’épuisent
vite à ce rythme endiablé et il faut bien aider Israël
à « finir le travail » comme le proclament Sarkozy
et Condolleeza Rice.
Cet empressement dans le massacre place leurs alliés européens
dans l’embarras. En effet, comment soutenir l’antienne
du « droit d’Israël à se défendre »
quand tout ce que l’on voit à la télévision
ce sont quelques briques éclatées et quelques trous
dans la chaussée à Haïfa, sous les roquettes du
Hezbollah, opposés à des pâtés complets
de maisons effondrées, des quartiers complètement rasés
à Beyrouth sous les bombes américano-israéliennes
de 23 tonnes ?
Comment maintenir l’exigence de la libération immédiate
des soldats israéliens capturés quand l’armée
israélienne elle-même s’en soucie si peu ? Comment
pleurer exclusivement les morts israéliens quand ils sont des
dizaines de fois plus nombreux au Liban ? (2) D’autant plus,
que ce sont parfois des ressortissants occidentaux, notamment canadiens,
ces morts au Liban.
Les alliés d’Israël, à la suite des «
modérateurs et des pacifistes de l’ONU » (3) sont
bien contraints d’admettre que la riposte n’a aucune mesure
avec l’action de la résistance libanaise. Bref, l’empressement
d’Israël à détruire le Liban les embarrasse
car elle les discrédite. La ministre française de la
défense Michèle Alliot-Marie ne déclarait-elle
pas récemment « Il y a un certain nombre de frappes dont
on ne voit pas le sens (sic) ». Elles ont pourtant un sens ces
destructions sauvages madame la ministre.
Elles ont un « sens » ces attaques israéliennes,
ces « frappes », ces « incursions », ces «
ripostes » pour reprendre le vocabulaire aseptisé de
l’État major israélien dont nous abreuvent chaque
jour les journalistes occidentaux. (4) Si Israël veut obtenir
qu’une force d’interposition, commandée par l’OTAN
(Israël ne peut se fier à l’ONU pour ce travail
d’espionnage et de soutien militaire à sa frontière,
il faut une force alliée qui, comme à Jéricho
récemment, sache se retirer quelques heures avant l’offensive
israélienne)... Nous disions donc, que pour que s’établisse
au Sud Liban une force « d’interposition » de l’OTAN
la situation doit paraître suffisamment sérieuse –
sanglante – pour justifier une telle occupation militaire.
Alors Israël contribue de son mieux à créer cette
situation d’urgence, cette situation sanglante –tragique–
afin d’obtenir cette force auxiliaire de l’OTAN d’autant
que ce ne sont pas les quelques roquettes du Hezbollah avec les trous
dans la chaussée et les murs égratignés de Haïfa
qui pourront justifier une telle force d’interposition. C’est
un peu comme si l’armée israélienne déclarait
chaque jour… «Je massacrerai des civils libanais et je
détruirai les infrastructures libanaises tant et aussi longtemps
que vous n’accepterez pas de placer une force d’interposition
de l’OTAN à la frontière Sud et tant mieux si
en plus vous désarmez le Hezbollah»…ce qu’Israël
ne saurait faire.
Ces destructions sauvages sont les gestes désespérés
d’une puissance impérialiste régionale en déclin.
Une puissance nucléaire régionale à qui les gouvernements
occidentaux demandent de policer le Proche-Orient, à qui ils
demandent de mettre les Arabes au pas, de montrer aux musulmans à
courber l’échine, une puissance nucléaire qui
perçoit bien que le temps pour ce faire lui est compté.
C’est ce temps compté qui oblige le gouvernement israélien
à accélérer la construction du Mur d’apartheid
(ceux qui laissaient croire que ce Mur était un caprice de
Sharon voit bien aujourd’hui que le Mur est une nécessité
pour les sionistes et que sa construction honteuse se poursuit à
toute allure sans Sharon). Ce Mur d’apartheid qui deviendra
de l’aveu même du premier ministre Olmert la frontière
définitive entre les bantoustans palestiniens de Cisjordanie
et l’État hébreu colonialiste. (5)
C’est ce temps compté qui oblige l’armée
israélienne à lancer de nouvelles attaques destructrices
et immorales contre la population palestinienne à Gaza et en
Cisjordanie occupée pour écraser le gouvernement de
résistance du Hamas. (6) C’est ce temps compté
qui oblige Israël à promouvoir au plus vite la création
d’un autre gouvernement palestinien de collaboration, un gouvernement
Quisling à sa solde, qui pleurnichera pour une relance de la
fumisterie du « processus de paix » avorté. Un
gouvernement palestinien fantoche qui lancera des appels au secours
à l’impérialisme américain allié
d’Israël. (7) C’est ce temps compté qui oblige
Israël à lancer de nouvelles offensives et à détruire
le Liban sous prétexte de libérer deux soldats capturés
dont on parle si peu à l’État major israélien.
(8)
Mais pourquoi Israël court-il ainsi après la guerre ?
C’est que leur allié américain en difficulté
en Irak, en difficulté en Afghanistan, incapable de mettre
à exécution leurs menaces d’agression contre l’Iran,
ou contre la Corée du Nord, connaissant de plus en plus de
difficultés à recruter des mercenaires pour faire ses
guerres, au point que l’armée américaine doit
maintenant assigner les réservistes aux tâches d’agression
et d’occupation extérieures au pays, leur allié
américain sera en élection sous peu, puis ce seront
les élections à la présidence, le prochain président,
Républicain ou Démocrate ne sera pas un homme de paix
et de justice rassurez-vous, mais il risque de devoir promettre le
retrait des troupes américaines d’Irak afin d’être
élue. Ceci ne présage rien de bon pour les israéliens.
De plus, les réserves des pays pétroliers de la région
ne sont pas inépuisables, déjà l’Iran se
prépare à faire face et poursuit avec détermination
ses travaux pour le développement de sa filière nucléaire,
ce qui est son droit inaliénable. Les autres pays pétroliers
de la région verront peu à peu leur rente pétrolière
s’amenuiser, les tensions sociales et politiques ne pourront
que s’accentuer. C’est à la faveur de ces tensions
montantes que les mouvements de résistance, islamistes et non
islamistes, connaissent habituellement un regain de popularité
dans la population Arabe et musulmane. Comme l’écrivait
récemment l’ancien ministre libanais Georges Corm, les
gouvernements fantoches des pays limitrophes d’Israël auront
de plus en plus de mal à se maintenir au pouvoir tout en soutenant
inconditionnellement les agressions israéliennes. (9)
Tout cela est extrêmement préoccupant pour Israël
qui sait bien que les réserves de pétrole s’épuisant
les puissances occidentales n’auront plus grand intérêt
à intervenir dans cette région des états pétroliers
sans pétrole. Que faire d’un état policier paria
dans cette partie du monde relativement pauvre (quand il n’y
aura plus de rente pétrolière à verser), au marché
peu développé, sans autres ressources naturelles ? Pourquoi
verser une assistance militaire de trois milliards de dollars annuellement
à une puissance nucléaire (Israël) quasi inutile
et sur son déclin ? Que feront 7 millions de représentants
acrimonieux et esseulés du « peuple élu »
sur la « terre promise par Yaveh au peuple juif » au milieu
de centaines de millions d’arabes en crise sociale et politique
à la mémoire encore vive des atrocités de Tsahal
au Liban, en Palestine et ailleurs ? (10)
Pas étonnant que le gouvernement israélien batte le
rappel de ses alliés Occidentaux pour s’embarricader
derrière des frontières, des murs, des no man lands,
des zones de sécurité, des champs de ruines, avant la
grande débâcle. Pas étonnant que l’armée
israélienne tente de compromettre ses alliés Occidentaux,
via L’OTAN, dans l’établissement et la protection
de ces champs de ruines à ses frontières. Ce pauvre
Israël oublie qu’aussi vite implantée, aussi vite
retirée les troupes de L’OTAN qui ont déjà
beaucoup à faire au Kosovo, en Afghanistan et ailleurs…
C’est une fuite en avant pathétique, tragique, un processus
d’autodestruction où chaque agression soulevant encore
plus de résistance de la part des opprimés, commande
une nouvelle agression plus meurtrière dans un autodafé
immoral, futile et désespéré. De plus en plus,
ceux qui critiquent Israël notent qu’Israël est devenu
autodestructeur, proche d’une catastrophe qu’il provoquera
de sa propre main. Le journaliste israélien, Gidéon
Lévy, parle d’une société en cours d’«
effondrement moral ». (11)
Pour notre part soutenons la lutte de résistance des peuples
palestiniens et libanais.
Notes :
(1) New York Times du samedi 22 juillet 2006.
(2) Les évaluations récentes de quelques centaines
de morts au Liban sont approximatives et ne tiennent pas compte des
cadavres qui seront trouvés sous les décombres
des édifices quand ils seront déblayés.
(3) http://www.ledevoir.com/2006/07/24/index.html Et s’ils
ne savent pas respecter la main qui les nourrit ces pacifistes de
l’ONU on les démissionne…
http://www.ledevoir.com/cgi-bin/imprimer?path=/2006/07/24/114332.html
(4) Tous les jours la plupart des reporters occidentaux nous transmettent
soit intégralement, soit légèrement modifiés,
les communiqués de guerre de l’armée israélienne.
Tous les jours il y a « conflit » entre des « belligérants
au Proche-Orient». Tous les jours l’armée israélienne
effectue des « frappes » en riposte aux lancés
de missiles par le
Hamas ou le Hezbollah. Tous les jours Israël n’agresse
pas, n’attaque pas, il se « défend » contre
une agression extérieure. Le journaliste ne peut nous expliqué
comment il
se fait qu’autant Olmert que Peretz ont annoncé il y
a déjà quelques jours que l’offensive israélienne
au Liban et à Gaza se poursuivrait encore pour des semaines
peu
importe que des roquettes soient lancées ou non sur Israël…Où
est la « riposte » ?
(5) Le Mur d’apartheid et de séparation est déjà
construit depuis longtemps autour du bagne de Gaza.
(6) « Cette société israélienne ne reconnaît
plus aucune frontière, géographique ou morale »
écrit l’intellectuel israélien et activiste antisioniste
Michel Warschawski dans
son livre « A tombeau ouvert : la crise de la société
israélienne » ( 2003). « Israël ne connaît
plus aucune limite ; il s’enfonce dans la violence quand il
constate que sa
tentative de faire plier par la manière forte les Palestiniens,
et une Palestine ténue, est contrariée par ce peuple
déterminé, empreint de dignité, qui refuse simplement
de se
soumettre et d’abandonner la résistance à l’arrogance
d’Israël ». Counter Punch 17 juillet 2006.
(7) http://www.aloufok.net/article.php3?id_article=3262 http://www.aloufok.net/article.php3?id_article=3261
(8) Israël a déjà, à plusieurs reprises
dans le passé, procéder à l’échange
de prisonniers avec la résistance palestinienne notamment,
prisonniers qu’Israël tentait de
capturer à nouveau aussitôt relaxer. C’est ce qui
explique en partie qu’il y ait toujours 9000 prisonniers palestiniens
dans les geôles israéliennes et quelques centaines de
prisonniers libanais.
(9) « Il n’y aura jamais de mots assez forts pour dénoncer
l’attitude des trois pays arabes (Égypte, Arabie Saoudite
et Jordanie) qui, au lieu de condamner l’agression
criminelle israélienne, ont condamné l’enlèvement
des deux soldats israéliens par le Hezbollah. Ce faisant, ils
ont facilité le travail de la diplomatie américaine
qui pousse Israël
à toutes les extrémités. Ils œuvrent de
plus pour semer la discorde entre sunnites et chiites au Machreq arabe.
Je pense qu’à terme, cela risque de leur coûter
cher, car nous
savons très bien que les opinions publiques dans ces trois
pays sont de cœur avec le Hezbollah. »
(10) Agressions israéliennes répétées
contre la Tunisie, l’Irak, l’Égypte, la Jordanie,
la Libye, etc.
(11) Counter Punch, 17 juillet 2006.
Robert Bibeau bibeau.robert@videotron.net - http://www.robertbibeau.ca