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Edito

Éditorial n° 4


Le Fatah est devenu fou : s'il continue dans cette voie, il sera défintivement foutu


par la rédaction de quibla.net, 13 juin 2006

Le 27 février 1933, à Berlin, le Reichstag, le Parlement impérial, est incendié. Un jeune communiste conseilliste néerlandais et chômeur, Marinus van der Lubbe, est arrêté. Les nazis, qui viennent d'être élus et sont donc au pouvoir, décrètent que c'est un "coup des communistes". Ils en arrêtent 4 000. Le procès qu'ils intenteront au communiste bulgare George Dimitrov, agent de l'Internationale communiste, sera une défaite pour eux.
Le 12 juin 2006, à Ramallah, des policiers partisans de Mahmoud Abbas et des membres des Brigades des Martyrs d'Al Aqsa ont ouvert le feu sur le siège du Conseil législatif palestinien et un bâtiment hébergeant le gouvernement Hamas, puis les ont incendiés.
On ne peut évidemment comparer ces deux événements, mais il nous semble utile de rappeler ce précédent à tous ceux qui, à gauche et à l'etrême-gauche - les "laïcs", les "progressistes" - répètent comme des perroquets que le Hamas, c'est le "fascisme". Qui sont les vrais fascistes, aujourd'hui en Palestine ?
Les hommes du Fatah ont dit vouloir, par cet acte insensé, riposter à l'opération menée la semaine dernière par des militants du Hamas contre le siège de la télévision de l'Autorité palestinienne à Gaza. "Chaque fois qu'ils toucheront à un des nôtres à Gaza, nous nous en prendrons à dix des leurs en Cisjordanie", a déclaré un membre de la force de sécurité préventive, suppôt de Mahmoud Abbas. Déjà, la semaine dernière, les habituels "inconnus" avaient mis le feu à trois véhicules de la chaîne de télévision Al Jazeera, qui e cache pas ses sympathies pour le Hamas.
Selon des témoignages fiables, les brigades des Martyrs d'Al Aqsa se sont transformées en gangs de voyous armés qui sèment la terreur parmi la population palestinienne, se livrant aux pires exactions.
Rien ne peut justifier l'acte infâme de Ramallah. En persévérant dans leur "politique", Abou Mazen et ses hommes entreront dans l'histoire comme des collabos et des traîtres. Se rendent-ils compte qu'ils sont en train d'appliquer exactement le plan sioniste, visant à les transformer en "Judenrat" et "Judenpolizei" ?
Les "Judenrat", les "Conseils de juifs" étaient les organes créés par les nazis dans les ghettos constitués dans la Pologne occupée pour les administrer. C'était eux qui étaient chargés de désigner les juifs à déporter vers les camps. Les décisions étaient exécutées par la "Police juive", qui était universellement haïe et redoutée par les habitants des ghettos.
Nous assistons en Palestine aux derniers feux des Accords corrupteurs d'Oslo.
La guerre civile est un luxe que le peuple palestinien n'a pas les moyens de se payer.