Pour une poignée de dollars...
Éditorial
n° 4 - 3 février 2005
Le 8 février, à Charm El Cheikh, Mahmoud Abbas, alias
Abou Mazen, président de l'Autorité palestinienne, doit
annoncer la "fin de l'Intifada". En échange, George
Bush a demandé au Congrès US de débloquer d'urgence
350 millions de dollars.
Est-il concevable que les droits du peuple palestinien - et en premier
lieu ceux de ses réfugiés, qui constituent la majorité
- soient bradés pour une somme aussi ridicule, correspondant
au prix de 8 heures de guerre en Iraq ?
Abou Mazen, à peine élu, s'est engouffré dans
le tourbillon de la "solution négociée" qui
risque de l'emporter avec armes et bagages. On a du mal à croire
que le peuple palestinien acceptera de céder sur tous les points
fondamentaux de son programme historique de combat, comme semble le
faire Mahmoud Abbas.
Désormais, les jours de Mahmoud Abbas sont comptés.
Pour sa trahison, il aura sans doute à payer le prix fort.
Celui de la vie. Et le souvenir de ce kamikaze s'effacera très
rapidement.
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