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Edito
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Tourisme néocolonial : passé le deuil des familles et connu les résultats des expertises sur les causes de la chute du Boing de Flash Air, la société française ne devrait pas se soustraire à un examen de conscience. Voyager comporte toujours un risque. Prendre un tel risque dans le but de faire la fête ou de sombrer dans la débauche l'espace d'un soir est-il raisonnable?
Surtout quand les teufers choisissent comme destination un pays qui ne partage pas les mêmes coutumes et dont les habitants trouvent choquant ce qu'ils considèrent eux comme normal. Aller s'éclater pour la Saint Sylvestre en Égypte, au Maroc, en Tunisie ou en Turquie, ce n'est pas seulement rechercher de l'exotisme, c'est marquer son territoire. C'est prouver aux Musulmans à quel point leurs pays sont colonisés.
A t-on vu des charters pour Paris, déversant la veille de l'aid el-kébir des centaines d'Egyptiens venu égorger un bélier sur le Champ de Mars? Alors pourquoi des Français vont-ils en terre d'Islam réveillonner, danser la Lambada et la danse des canard complètement ivres ?
Le tourisme colonial moderne a été inventé par Gilbert Trigano fondateur du Club Med. En misant sur le tourisme sexuel et sur l'installation dans des pays pauvres de maisons closes à ciel ouvert, appelé par euphémisme "villages de vacances", destinées aux seuls riches occidentaux et interdit aux indigènes, Trigano leur permettait de s'éclater à moindre frais, à l'abris des lois, et en contribuant au pourrissement des régions d'accueil. Trigano était un vrais raciste. Il n'acceptait dans les bureaux du siège social du Club Med, place de la Bourse, qu'exclusivement des employés juifs. Et encore, pas tous les juifs, seulement ceux de son clan. Trigano a inventé les "vacances apartheid". Son entreprise est restée leader sur le marché du tourisme pendant plusieurs décennies.
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