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Edito
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Gaza : la révolte contre Arafat et le piège de la guerre civile |
| Éditorial
n° 29 - 19 juillet 2004 La journée du vendredi 16 juillet a été marquée par une série d'actions de protestation de groupes de résistants et de policiers palestiniens contre la corruption régnant au sein de l'Autorité palestinienne. Ces événements semblent évidemment à première vue donner raison à ceux des sionistes qui sont opposés au plan de désengagement de Gaza promu par Ariel Sharon. Ces opposants invoquent l'argument que ce désengagement créerait le chaos à Gaza. Il faut remarquer plusieurs particularités de ces "incidents": l'enlèvement du chef de la police palestinienne et de deux autres hauts officiers, celui de cinq travailleurs sociaux français ainsi que l'incendie du siège des services de police palestiniens près de Khan Younès, tous ces actes ont été commis par des hommes issus des rangs mêmes du Fatah de Yasser Arafat et non des groupes Hamas ou Jihad islamique. Il s'agit donc de conflits de pouvoir au sein même de la "famille" du chef. Pour ce qui est des "islamistes", les responsables du Hamas répondent toujours la même chose à la question de savoir s'ils veulent être associés au pouvoir à Gaza après le retrait sioniste : «Ce sera aux élections d'en décider. » Malgré toutes les provocations, les résistants islamiques ne sont jamais tombés dans le piège tendu par les sionistes consistant à faire s'entretuer les membres d'organisations palestiniennes. Ils ont su garder leur sang-froid et ne pas se tromper d'ennemi, malgré la répression exercée à leur égard par les forces de l'Autorité palestinienne à l'époque de l'idylle post-Oslo entre Arafat et les sionistes. L'objectif de Sharon et de ses conseillers est clair : il entend "palestiniser" le conflit et amener les Palestiniens à une guerre civile. Face à ce projet criminel, les groupes armés palestiniens nationalistes, dont on peut comprendre le désespoir et l'exaspération, doivent cependant faire preuve d'intelligence stratégique et tactique. Leur intérêt vital est de choisir la voie de la concertation et de la consultation démocratique des masses pour résoudre les conflits avec la nomenklatura bureaucratique et militaire. Sinon, ils risquent fort d'être tout simplement liquidés physiquement par les sionistes et leurs agents palestiniens. La rédaction de Quibla |
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