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Edito

Cinq jours de célébrité

Éditorial n° 28 - 13 juillet 2004
Marie-Léonie L. a eu droit à plus que le quart d'heure rituel de célébrité puisqu'on a parlé d'elle sur tous les médias français et internationaux pendant 3 jours. Marie-Léonie L. est une mythomane. Elle a inventé une histoire à faire se dresser les cheveux de tout citoyen. Selon son récit, vendredi 9 juillet, alors qu'elle se trouvait dans un train de la ligne de RER D, en banlieue parisienne, une bande constituée de 4 Arabes et de 2 Noirs l'a torturée pendant un quart d'heure et l'a abandonnée avec les vêtements déchirés, les cheveux tailladés et 3 croix gammées dessinées sur le ventre. Ayant découvert qu'elle était domiciliée dans le XVIème arrondissement de Paris, le groupe en aurait conclu qu'elle était juive et l'aurait donc maltraitée en conséquence. La vingtaine de passagers présents dans la même voiture n'auraient pas du tout réagi.

Aussitôt l'histoire rendue publique, on a assisté à un déferlement de déclarations et de manifestations contre l'intolérable "agression antisémite". Chacun, de Chirac au Parti communiste français, y est allé de sa phrase de condamnation. La palme d'argent revient au Parti communiste français qui, oubliant toute prudence, a même organisé un rassemblement de protestation samedi 10 juillet à la station de métro Belleville, à Paris. Mais la palme d'or revient, de nouveau, au locataire de l'Elysée qui a réagi en proclamant son "effroi" à peine 15 petites minutes après la diffusion de la première dépêche AFP rapportant l'affaire, samedi soir. C'est ce qui s'appelle tirer plus vite que son ombre. Décidément, le grand Jacques est vraiment un très grand imprudent. Il devrait prendre des vacances et se relaxer.
Quatre jours après les "faits", une évidence s'impose : Marie-Léonie L. a inventé cette agression, qu'aucun témoignage, aucune bande vidéo n'est venue confirmer. Mardi après-midi, elle a enfin avoué son mensonge aux policiers. Après le rabbin libéral Farhi, qui s'était auto-poignardé, après Alex Moïse, qui s'était adressé à lui-même des "menaces de mort antisémites" et a été condamné pour cela par un tribunal, voici donc Marie-Léonie L., la mythomane du RER D, qui entre dans la galerie des fausses victimes.

Il faut le dire et le répéter haut et fort : non, la France n'est pas devenue un enfer pour les juifs, non, les hordes d'Arabes et de Noirs des banlieues ne passent pas leur temps à faire la chasse aux juifs, non, la seule solution, pour les Français juifs, n'est pas de devenir colons en Cisjordanie.
Aux citoyens français de confession juive, il faut dire et répéter qu'ils ont la possibilité d'échapper à la prise d'otages que les sionistes organisés effectuent sur eux, en prenant position clairement contre l'injustice historique commise en leur nom contre un peuple spolié de sa terre. Il faut qu'ils surmontent leurs émotions et affirment haut et fort qu'ils ne sont pas des réservistes de l'armée d'occupation israélienne, mais tout simplement des citoyens de l'Europe démocratique. C'est seulement à ce prix qu'ils pourront éviter l'amalgame, entretenu par les sionistes, entre sionisme et judaïsme.
Aux hommes politiques qui gouvernent ou veulent gouverner la France, il faut dire et répéter qu'ils doivent trouver le courage et avoir l'intelligence de ne pas tomber à pieds joints dans les panneaux qui leur sont sans cesse tendus par les sionistes. C'est le "service minimum" que nous leur demandons. Et ce n'est pas trop demander.
La rédaction de Quibla

Dominique de Villepin récidive : Après ses déboires lors de la chasse aux imams , Dominique de Villepin, le ministre français de l'intérieur, commet une nouvelle gaffe. En effet, selon le quotidien Le Monde, de Villepin serait l'initiateur du scandale politico-médiatique qui a suivie la plainte de Marie-Léonie L.
Lire l'article du Monde sur ce sujet : http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0@2-3226,36-372533,0.html