Un
an jour pour jour après le début de l'attaque militaire
US contre l'Iraq, le bilan de l'occupation de ce pays est catastrophique.
Pas plus qu'en Afghanistan ou au Kosovo, l'Ocident "démocratique" n'a
pu ni rétablir la paix ni instaurer la démocratie
dans ces pays occupés. L'Iraq est bien devenu un nouveau
Vietnam pour l'Empire yankee. Et le bilan catastrophique de cette
occupation militaire injuste pourrait bien coûter son fauteuil à George
Bush. Les électeurs US pourraient bien faire payer à Bush
ses mensonges sur les "armes de destruction massive",
introuvables en Iraq, tout comme les électeurs espagnols
ont fait payer à Aznar ses mensonges sur le 11 mars à Madrid.
Un an après, le peuple iraquien n'a toujours pas accepté l'occupation
démocratique et même s'il n'est pas arrivé à surmonter
les divisions - tribales, ethniques, religieuses, politiques -, il
a somme toute fait preuve d'une capacité de résistance
assez remarquable. Bien sûr, tous les attentats qui ont lieu
tous les jours ne sont pas le fait de groupes de résistants.
Il faut prendre en compte que les agents secrets de toute la planète
s'agitent et s'activent sur le territoire iraquien. L'objectif principal
des occupants yankees est d'empêcher l'émergence d'un
front patriotique uni regroupant toutes les factions et tous les mouvements
iraquiens. C'est le but non seulement des distributions d'argent à des
groupes et personnes prêts à se mettre au service de l'occupant
mais aussi des bombes de l'Achoura contre la population chiite, attribuées
sans preuves à Al Qaïda.
Pour se désengluer du bourbier iraquien, l'Empire yankee n'a
d'autre issue que la fuite en avant. Il prépare désormais
activement une intervention contre la Syrie, où les affrontements
entre Kurdes et Arabes des derniers jours sont sans aucun doute le
fruit des activités des agents kurdes des services US. Au nom
de la "démocratie", l'Empire yankee cherche à détruire
toute résistance à son ordre anarchique. Mais plus il
avance dans sa course folle et plus il perd des alliés. D'où la
visite quelque peu désespérée de Colin Powell
au Pakistan, soudain proclamé le plus "important allié" de
l'OTAN. Verra-t-on bientôt des soldats pakistanais remplacer
les soldats espagnols et peut-être polonais en Iraq ? On peut
s'attendre à tout. Mais pas plus que Aznar, Bush ou Blair, Musharraf
n'est éternel et sa marge de manoeuvre est plutôt étroite
: il doit prendre garde aux sentiments de ses officiers et soldats
qui, après tout, sont des Musulmans.