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Ossétie du Nord

L'évêque de Stavropol et le président nord-ossète discutent de la construction d'une église dédiée à la mémoire des otages de Beslan

L'évêque Théophane de Stavropol et de Vladikavkaz et le président nord-ossète Taïmouraz Mamssourov ont discuté mercredi de la construction d'une église dédiée à la mémoire des otages de Beslan, selon le service de presse du diocèse de Stavropol et de Vladikavkaz.

"Un climat de compréhension mutuelle et de coopération entre l'Eglise orthodoxe russe, les organes du pouvoir d'Etat et les associations publiques règne dans la république d'Ossétie du Nord", a souligné le service de presse.
L'évêque Théophane a souligné le courage personnel de M.Mamssourov. "Vos fils et fille se trouvaient aussi à l'école pendant la prise d'otages. Ils ont été grièvement blessés. Le fait que vous ne vous êtes pas laissé guider par vos émotions constitue un exemple pour les autres", a-t-il indiqué.
L'évêque avait proposé de construire une église à la place de l'école N°1 de Beslan à l'automne dernier.
Source : http://www.chretiente.info, 29 août 2005

 

Commémoration du massacre de Beslan : colère des survivants, qui veulent émigrer


Beslan, un an après la prise d'otages de l'école numéro un. Plusieurs milliers de Russes en deuil se sont rassemblés jeudi dans le gymnase éventré de l'École n° 1 de Beslan, en Ossétie du Nord, où 331 des leurs ont perdu la vie après un calvaire de trois jours, avant de gagner un cimetière où ils se sont recueillis devant les rangées de tombes portant les noms et les photos des disparus.
Vendredi, le président russe Vladimir Poutine devait recevoir pour la première fois une délégation des mères des victimes, une rencontre au cours de laquelle celles-ci entendaient exiger de savoir toute la vérité sur la tragédie. Pour elles, les autorités portent une très lourde responsabilité dans le dénouement sanglant de l'événement.
Les rues de la petite ville d'Ossétie du Nord étaient quadrillées par la police et les personnes venues rendre hommage aux morts devaient passer à travers des portiques de détection de métaux pour accéder à la cour de l'école. Des popes orthodoxes en soutane noire disaient des prières tandis que certains participants posaient de minces bougies de cire et des animaux en peluche sur les ruines du gymnase.
Depuis l'extérieur, on pouvait entendre les gens sangloter en ce lieu où ont été détenus plus de 1.100 otages pendant trois jours dans une chaleur étouffante, avec pratiquement rien à boire ou à manger. L'assaut des forces russes, qui avaient notamment utilisé des lance-flammes, avait entraîné l'incendie du toit du gymnase qui s'était effondré sur ses occupants.
Le président Poutine a appelé solennellement la population à "se souvenir des enfants", au nombre de 190, morts dans la tragédie.
Ces mots risquent de ne pas suffire à calmer la population locale qui accuse les autorités d'insensibilité, d'incompétence et de tromperie. Une question, sans réponse convaincante jusque-là, hante tout un chacun: comment un commando de 30 personnes lourdement armé a-t-il pu franchir les barrages sur les routes de la Tchétchénie voisine et d'Ossétie? Le procès, actuellement en cours, du seul survivant du commando n'a pas apporté de réponse à ce mystère, ni aux autres questions qui taraudent les parents des victimes.
Plusieurs centaines d'habitants de Beslan ont signé une pétition dans laquelle ils demandent l'asile politique à l'étranger, geste symbolique par lequel ils expriment leur dégoût envers l'insensibilité des autorités à leur égard et par lequel ils dénoncent l'opacité entourant l'enquête.
"Nous, parents et proches des victimes de l'acte terroriste du 3 septembre à l'Ecole numéro un de Beslan, avons perdu tout espoir en une enquête juste concernant les raisons et les parties coupables de notre tragédie et nous ne désirons plus vivre dans ce pays où la vie humaine ne signifie rien", écrivent-ils.
Les signataires, qui sont plus de 400 si l'on se fie au nombre de paraphes, demandent l'asile "dans tout pays où les droits de l'homme sont respectés"
Source : AP, 1er septembre 2005

 

29/01/05 - Des militaires de haut rang complices de la prise d'otages de Beslan, selon la commission d'enquête
Des militaires de haut rang ont aidé les preneurs d'otages de l'école de Beslan, en Ossétie du Nord, a affirmé jeudi Alexandre Torchine, qui dirige la commission d'enquête sur cette tragédie qui avait causé la mort début septembre de 344 otages (selon les chiffres officiels), dont près de la moitié étaient des enfants.
Deux complices des 32 preneurs d'otages ont été arrêtés et les autorités en recherchent trois autres, rapportent les agences de presse russes.
"Sans complices, il serait impossible de perpétrer une attaque terroriste de cette ampleur", a déclaré Alexandre Torchine à Interfax. Parmi les cinq complices présumés, plusieurs ont un rang "plus élevé que celui de commandant".
D'après les médias russes, les terroristes auraient pu corrompre des hauts responsables afin de pouvoir parvenir à l'école avec toutes leurs armes. Plusieurs responsables de la police locale ont déjà été inculpés.
Source : AP, 28 janvier 2004