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Caucase

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Le Premier ministre Malsagov grièvement blessé dans un attentat


Le Premier ministre de la république d'Ingouchie, Ibrahim Malsagov, a été grièvement blessé jeudi dans un attentat et hospitalisé, tandis qu'un de ses gardes a été tué, selon le ministère russe des Situations d'urgence et la police locale.
"Un attentat a été perpétré contre la voiture du Premier ministre ingouche. Il a été hospitalisé", a annoncé Marina Kostioukova, porte-parole de l'antenne du ministère pour le sud de la Russie.
Deux bombes placées sur la chaussée ont été actionnées au passage du cortège officiel à Nazran, la grande ville de l'Ingouchie, voisine de la Tchétchénie, à 14H35 locales (10H35 GMT), a-t-elle précisé.
Le chef du gouvernement "a été grièvement blessé par des éclats et hospitalisé à Nazran. Mais compte tenu de la gravité de son état, les médecins n'excluent pas son transfert vers un hôpital russe, en dehors de l'Ingouchie", a précisé un porte-parole du ministère ingouche de l'Intérieur.
"Un de ses gardes du corps a été tué et deux autres blessés, dont un est dans un état grave", a ajouté ce responsable. La porte-parole du ministère fait état quant à elle d'un garde du corps tué et d'un seul autre hospitalisé.
Cette nouvelle attaque intervient à une semaine de l'anniversaire de la prise d'otages dans une école de Beslan, le 1er septembre 2004, en Ossétie du Nord voisine, par un commando pro-tchétchène, comprenant des Ingouches. Voisine de la Tchétchénie, l'Ingouchie formait avec celle-ci une seule république du temps de l'URSS.
La république ingouche est en proie, comme l'ensemble du Caucase russe, à des attentats et des attaques fréquents, imputés généralement aux séparatistes tchétchènes.
Deux Ingouches sont encore morts lundi dernier après l'explosion d'une bombe au passage d'un véhicule de police dans le centre de Nazran. Et le 15 août, une bombe avait explosé au passage de la voiture du chef de la police de Nazran, Djabraïl Kostoïev, lequel avait été blessé, ainsi que son chauffeur.
La dernière grande attaque de la rébellion tchétchène en Ingouchie remonte au 22 juin 2004 quand plusieurs centaines de séparatistes avaient attaqué des bâtiments gouvernementaux et des postes de police à Nazran, tuant 88 personnes, notamment des membres des forces de l'ordre et de l'appareil judiciaire.
Et le 6 avril 2004, une voiture piégée avait été lancée contre le cortège du président Mourat Ziazikov, qui avait été légèrement blessé. L'attentat avait été revendiqué par le chef de guerre tchétchène radical Chamil Bassaïev.

Source : AFP, 25 août 2005

 

28/12/04 - 3 militants assassinés par les troupes russes à Nazran
Le Général major russe Ilya Chabalkine a annoncé lundi que les troupes fédérales russes avaient tué trois membres présumés du groupe “Le Califat” à Nazran. Selon la version officielle, les militants ont commencé à tirer lorsqu’ils se sesont retrouvés encerclés par les services de sécurité, qui n’ont eu d ‘autre choix que de répondre au feu et de les abattre tous les trois. Évidemment.
Source : Interfax, 27 décembre 2004

Rafle dans le camp de réfugiés tchétchènes de Rassvet
Le vendredi 24 décembre, les services de sécurité fédéraux et locaux ont opéré une rafle, baptisée “opération spéciale”, contre le camp de réfugiés tchétchènes de Rassvet, dans le village ingouche de Ordzhonikidzevskaya. des hommes en tenue s de camouflage ont bouclé tousles accès au camp à 5 heures du matin et ont procédé à une vérifiacation générale d’identité. Une vingtaine de réfugiés ont été embarqués au poste de police de Sunzha. une fois identifiés, ils devraient être relâchés. c’est du moins ce qu’ont promis les policiers russo-ingouches.
Source : Caucasian Knot , 24 décembre 2004

Maisky, un “lieu oublié de Dieu” : la tragédie des réfugiés ingouches d’Ossétie du Nord
L’association russe des droits humains Memorial a tenu une conférence de presse le 9 décembre à Moscou pour attirer l’attention sur la situation des Ingouches qui ont fui à partir de 1992 le district de Prigorodny en Ossétie du Nord et se sont réfugiés de l’autre côté de la frontière, en Ingouchie, suite aux conflits armés entre Ingouchie et Ossétie du Nord. Une partie d’entre eux sont réfugiés dans le camp pour personnes déplacées de Maisky, ouvert en 1994 sur ordre du président ingouche Ruslan Auchev. Ce camp, dénoncent les militants de Memorial, est “un lieu oublié de Dieu”: « Les autorités ne leur accordent aucune attention et les gens n’y reçoivent aucune aide humanitaire. »
Selon Memorial, 235 familles survivent à Maisky, soit 1 235 personnes originaires de 15 localités d’Ossétie du Nord, dont 584 enfants. 387 enfants sont en âge scolaire, 66 sont avec un seul parent, 11 ont perdu leurs deux parents. 62 réfugiés sont des personnes âgées. Les gens vivent dans des baraques de bois et de fer, situées sous des câbles à haute tension. L’électricité, l’eau et le gaz sont souvent coupés. Les environs du campement sont devenus une immense décharge publique depuis dix ans, puisqu’il n’y a ni containers ni collecte d’ordures. Il n’y a pas de douches, pas d’école, pas de cantine, pas de poste de premier secours. Les gens sont atteints de toutes sortes de maladies et n’ont pas les moyens de consulter des médecins. 98% vivent en-dessous du seuil de pauvreté, leurs seules sources de revenus sont de maigres aides sociales et retraites. En tout et pour tout, ils reçoivent des autorités ingouches 10 kilos de farine et 10 kilos de sucre par...an ! Encore un bel exemple de civilisation russe au coeur du Caucase ...
Source : Caucasian Knot, 9 décembre 2004