Comme
on ne peut plus appeler les rues Staline, on les appelle...Bush
Une petite rue de Tbilissi où le président
américain George W.Bush est passé le 9 mai dernier en
sortant de l'aéroport de la capitale géorgienne porte
désormais son nom, a constaté jeudi l'AFP.
Un grand portrait du président américain a été
installé à l'entrée de la rue sur un panneau d'affichage,
à côté duquel plusieurs rosiers - la rose est le
symbole de la révolution géorgienne de 2004 - ont été
plantés. Les représentants de l'opposition, minoritaires
au conseil municipal de Tbilissi, ont protesté en vain contre
l'initiative du maire de la capitale Guigui Ougoulava. Ils ont affirmé
que le changement du nom de la rue pourrait favoriser des manipulations
électorales, une législative partielle étant attendue
prochainement dans le quartier. Selon le communiqué de la mairie,
l'attribution du nom de George W.Bush à une rue "doit rappeler
la visite du président américain des 9 et 10 mai 2005
et sa contribution au développement des relations d'amitié
entre les Etats-Unis et la Géorgie". Comme le dit le proverbe
ottoman, "baise la main que tu ne peux mordre"... Source :
AFP, 15 septembre 2005
03/02/05
- "Fuite de gaz" : le Premier ministre géorgien, Zourab
Jvania, a été trouvé mort à Tbilissi
M. Jvania,
âgé de 41 ans, père de 3 enfants, a été
retrouvé mort jeudi 3 février au matin, dans l'appartement
d'un ami. Le décès serait dû à un empoisonnement
accidentel au gaz. Selon les premiers éléments de l'enquête,
une fuite d'un appareil de chauffage serait à l'origine du drame.
Une réunion extraordinaire du gouvernement a été
convoquée par le président Mikhaïl Saakachvili.
Le premier
ministre géorgien, Zourab Jvania, a été découvert
mort, jeudi 3 février au matin, apparemment accidentellement
empoisonné au gaz, dans l'appartement d'un ami chez qui il se
trouvait, a annoncé le ministre de l'intérieur, Nano Merabichvili.
Le décès de cet homme politique extrêmement expérimenté
laisse un grand vide à la tête du gouvernement géorgien,
qui sera difficile à combler.
"A 5 heures du matin, les gardes du corps, inquiets du fait que
M. Jvania ne répondait pas au téléphone, ont cassé
la porte de l'appartement et ont découvert morts [le premier
ministre] et son ami", a déclaré M. Merabichvili.
"Il semble clair qu'il s'agisse d'un empoisonnement au gaz. Il
s'agit apparemment d'un accident", a-t-il ajouté, précisant
qu'un corps était dans la cuisine, l'autre dans une autre pièce.
EXPÉRIENCE, ENVERGURE, INTELLIGENCE
Selon les
premiers éléments de l'enquête, une fuite d'un appareil
de chauffage serait à l'origine du drame.
Les corps ont été transportés chez le médecin
légiste, et une réunion extraordinaire du gouvernement
a été convoquée par le président, Mikhaïl
Saakachvili.
M. Jvania, âgé de 41 ans, père de 3 enfants, avait
été l'un des principaux alliés de l'ex-président
Edouard Chevardnadzé avant de s'en détacher pour devenir
l'un des leaders de l'opposition lors de "la révolution
de la rose" qui a porté au pouvoir le réformateur
Saakachvili il y a un an. Il était très respecté,
même s'il comptait des ennemis politiques.
"Il n'y a pas d'homme politique de son envergure en Géorgie,
pas d'homme d'une telle expérience et d'une telle intelligence.
Ce sera extrêmement difficile de le remplacer", relève
Taata Zakareichvili, analyste du Centre pour le développement
et la coopération.
"Il ne faut rien exclure, car il avait des ennemis en politique.
Mais aucun qui puisse vouloir attenter à sa vie", estime-t-il.
Selon cet analyste, "dans un premier temps, le nouveau premier
ministre sera quelqu'un du camp de Saakachvili ou d'Irakli Okouachvili",
le très influent ministre de la défense.
Source : Le Monde avec AFP, 3 février 2005
02/02/05
- 3 morts et 23 blessés dans l'explosion d'une voiture piégée
Trois personnes
ont été tuées et 23 autres blessées mardi
dans l'explosion d'une voiture piégée devant un immeuble
abritant les services de police en Géorgie, suscitant la crainte
d'un regain de violences dans la région séparatiste d'Ossétie
du Sud.
La déflagration a fait voler en éclats les vitres du bâtiment
de trois étages abritant le siège régional de la
police, dans la ville de Gori, centre le plus proche de l'Ossétie
du Sud en proie aux tensions.
Elle a également carbonisé plusieurs véhicules
situés à proximité, endommagé la façade
de l'immeuble des forces de police et creusé un cratère
d'environ trois mètres de diamètre dans la chaussée.
Trois policiers sont morts dans l'attentat, ont rapporté les
ministres de la Défense et de l'Intérieur qui se sont
rendus sur place. Vingt-trois autres personnes, dont des civils, ont
été blessées, dont sept gravement, selon le ministre
de la Santé Nikoloz Prouidze.
Il s'agit d'un "acte terroriste bien organisé", a souligné
le ministre de la Défense Irakly Okrouachvili. La responsabilité
de l'attentat n'a pas été revendiquée dans l'immédiat.
Le ministre de l'Intérieur Vano Merabichvili a précisé
que les autorités avaient déterminé à qui
appartenait la voiture Jigouli de fabrication russe, et qu'elles étudiaient
l'hypothèse d'une implication de groupes comprenant des individus
d'origine ossète dans l'explosion.
Il a estimé que l'attentat était dû en partie au
fait que la Géorgie n'avait pas le contrôle total de certaines
de ses zones frontalières, dont la frontière entre l'Ossétie
du Sud et la Russie.
Le président Mikhaïl Saakachvili, élu en janvier
2004, a de son côté accusé les "ennemis de
la paix" de vouloir "troubler le progrès économique
réalisé par la Géorgie". "Nous leur montrerons
qu'ils ne peuvent pas nous faire peur" et que personne "ne
mettra la Géorgie à genoux. Personne ne nous fera revenir
aux années 1991-1992", a-t-il dit, dans une allusion aux
conflits séparatistes du début des années 1990
en Ossétie du Sud et en Abkhazie qui a fait sécession
de la Géorgie.
Source : AP, 1er février 2005
28/01/05
- Le président Saakachvili présente une « initiative
de paix » pour l'Ossétie du Sud
Le président géorgien Mikhaïl Saakachvili a présenté
hier devant l'Assemblée parlementaire du Conseil de l'Europe
une « initiative de paix » pour l'Ossétie du Sud,
fondée sur une autonomie renforcée de cette région
séparatiste soutenue par Moscou. « Notre plan prévoit
une garantie constitutionnelle d'autonomie qui inclura le droit à
un gouvernement local librement et directement élu, qui comprendra
une branche exécutive et un Parlement », a-t-il affirmé.
Le président géorgien a précisé que ce Parlement
serait compétent dans les domaines de la culture, de l'éducation,
des politiques sociale et économique, de l'ordre public, de la
protection de l'environnement et de l'organisation administrative. L'Ossétie
du Sud bénéficiera d'une autonomie « plus large
» que celle dont elle jouissait au sein de l'ancienne URSS, a
assuré Mikhaïl Saakachvili.
Élu voici un an à l'issue d'une pacifique « révolution
des roses », cet avocat formé aux États-Unis a également
annoncé que l'Ossétie du Sud bénéficierait
d'une représentation spécifique au niveau du gouvernement
et du Parlement central. Mikhaïl Saakachvili a par ailleurs promis
un effort particulier en faveur d'une région dont il a estimé
qu'elle avait été « négligée ».
Il a annoncé des « fonds gouvernementaux pour la réhabilitation
de l'économie » ainsi qu'une loi spéciale destinée
à dédommager les victimes du conflit dans la région
entre 1990 et 1992, quand la Géorgie avait pris ses distances
avec la Russie, avant de proclamer son indépendance en 1991.
« Le chemin de la paix ne sera pas facile », a reconnu le
président géorgien qui prévoit une période
de transition de trois ans durant laquelle les forces ossètes
et géorgiennes devraient travailler ensemble « sous les
auspices des organisations internationales ».
Source : L'Orient-Le Jour, 27 janvier 2005
27/12/04
- Les réfugiés tchétchènes des Gorges de
Pankisi n’ont aucune confiance dans les collabos de Grozny
Plusieurs milliers de Tchétchènes sont réfugiés
en Géorgie. Rien qu’en 2004, 2 610 Tchétchènes
ont obtenu des certificats de réfugiés dans la république
caucasienne. Parmi ces réfugiés, une partie vivent dans
les Gorges de Pankisi et ne veulent pas entendre parler de rapatriement
tant que l’armée russe occupera leur pays. Le 17 décembre,
des hauts responsables russes et des structrues de collaboration tchétchènes
ont visité le village de Duisi, mais les réfugiés
ont refusé de les rencontrer. « Ils savent que les Russes
ne leur donneront aucune garantie et ils ne peuvent donc prendre leurs
promesses au sérieux », a déclaré Aslanbek
Abdurzakov, président du Comité tchétchène
international des droits humains. La délégation officielle
entendait promettre aux réfugiés de les rapatrier en Tchétchénie
et de leur payer des compensations financières pour leurs pertes.
Le 19 décembre, une nouvelle délégation officielle
a fait une tentative de rencontrer les réfugiés, sans
plus de succès. Le président collabo Alu Alkhanov a déclaré
récemment qu’il était prêt à “accueillir”
les réfugiés des Gorges de Pankisi. mais ceux-ci ne sont
pas fous et savent ce qui les attend s’ils rentrent dans leurs
villages.
Source : Caucasian Knot, 18 décembre 2004
Vers
une solution du conflit entre la Géorgie et l’Ossétie
du Sud
Giorgi Khaindrava est satisfait : ce ministre géorgien qui co-préside
la Commission conjointe pour la solution du conflit entre la Géorgie
et l’Ossétie du Sud a rencontré le vendredi 24 décembre
le président de la république autoproclamée d’Ossétie
du Sud, Edouard Kokoity, à Tskhinvali. Celui-ci a présenté
un plan d’application des accords conclus à Sochi, au terme
duquel la zone en conflit entre les deux pays sera démilitarisée
et les barrages routiers seront levés. Les deux hommes ont décidé
de maintenir un contact permanent “pour résoudre les problèmes
qui pourraient apparaître”. Deux jours avant la rencontre,
Kokoity avait fait une déclaration fracassante accusant la Géorgie
de ne pas appliquer les accords de Sochi.
Source : Interfax, 24 décembre 2004
07/05/04
- Saakachvili triomphe en Adjarie après la fuite d'Aslan Abachidzé
à Moscou
Le président géorgien Mikhaïl Saakachvili a fait
une entrée triomphale jeudi matin à Batoumi, capitale
de la république autonome géorgienne d'Adjarie, après
la démission dramatique et le départ en exil de l'autoritaire
leader régional rebelle Aslan Abachidzé.
Les autorités géorgiennes ont annoncé de nouvelles
élections pour remplacer M. Abachidzé et ses collaborateurs,
et mettent en place une administration provisoire pour gérer
la région - siège du plus grand terminal pétrolier
de la région - d'ici là.
" Je vous félicite tous", a dit, radieux, à
ses ministres Mikhaïl Saakachvili qui a réussi ainsi à
porter dans cette région sur la mer Noire la "révolution
de la rose" à laquelle il doit son élection à
la présidence géorgienne en janvier.
" Nous avons montré au monde que nous sommes un grand peuple.
Nous seuls étions capables de faire deux révolutions pacifiques
en six mois", a-t-il ajouté, renouant avec son style de
tribun populaire.
Le départ d'Abachidzé au petit matin de jeudi est le dernier
acte des événements qui ont commencé à l'automne
dernier avec la démission forcée du président Edouard
Chevardnadzé.
Le leader adjar, ancien allié de Chevardnadzé, n'a pas
suivi le mouvement et a défié, jusqu'à ces dernières
heures, l'autorité de Tbilissi, allant jusqu'à dynamiter
dimanche les ponts à la frontière administrative de sa
région avec le reste du pays.
Jeudi matin, il est arrivé à Moscou en compagnie du secrétaire
du Conseil de sécurité russe, l'ancien ministre des Affaires
étrangères Igor Ivanov, qui s'était rendu mercredi
soir en Adjarie pour aider à régler le différend.
Le départ d'Abachidzé a permis d'éviter le risque
d'un nouveau conflit séparatiste sanglant, comme les deux qu'a
connu la Géorgie dans les années 90, au moment où
des compagnies pétrolières occidentales, encouragées
par Washington, construisent un oléoduc stratégique à
travers le pays pour exporter le pétrole de la Caspienne.
Le Premier ministre Zourab Jvania a annoncé à la télévision
adjare que le statut d'autonomie de l'Adjarie au sein de la Géorgie,
inscrit dans la loi depuis le début du XXe siècle, serait
préservé.
" Les nouvelles élections se dérouleront en tenant
compte de ce statut spécial, qui sera maintenant clarifié
dans une loi constitutionnelle spéciale", a-t-il souligné.
Source : AFP, 6 mai 2004
08/04/04
- Attentat
contre un général russe
Le chef des forces russes en Géorgie a été blessé par
l'explosion d'une bombe mardi soir, ont annoncé les autorités.
Le général Alexandre Stoudenikine a été transporté à l'hôpital.
Sa vie ne serait toutefois pas en danger, a précisé à Tbilissi
un substitut du procureur, Kakha Koberidze.
Kakha Koberidze a affirmé que l'explosion s'était produite alors
que le général, qui venait du siège des troupes russes à Tbilissi,
marchait vers son domicile. La déflagration, qui s'est produite dans une
zone sous contrôle russe, semble avoir été déclenchée
par télécommande, a-t-il ajouté.
La Russie a conservé deux bases et plus de 5.000 hommes en Géorgie.
Elle dispose également de 150 chars, de 240 véhicules blindés
et de 140 pièces d'artillerie sur ces bases.
Source : L'Orient-Le Jour, Beyrouth, 7 avril 2004
11/03/04-
L'ambassadeur de France à Tbilissi nommée ministre
de Géorgie
Le président Mikhaïl Saakachvili a chargé jeudi l'actuel ambassadeur
de France en Géorgie, Salomé Zourabichvili, de devenir la nouvelle
ministre géorgienne des Affaires étrangères après
avoir évoqué la question avec le président Jacques Chirac.
Agée de 51 ans, Zourabichvili est la descendante d'un écrivain
géorgien du XIXe siècle, Niko Nikoladzé. La famille de cette
diplomate a émigré en France au début du XXe siècle.
Une telle nomination, a déclaré Saakachvili, est probablement sans
précédent dans l'histoire de la diplomatie. On attend d'ordinaire
des diplomates qu'ils restent fidèles à leur propre pays et ne
prennent pas en charge des postes offerts par des gouvernements étrangers.
Le chef de l'Etat géorgien a indiqué qu'il accorderait la nationalité géorgienne à la
nouvelle ministre tout en lui permettant de garder son passeport français,
ce que la Constitution autorise dans des circonstances exceptionnelles, même
si la Géorgie interdit la double nationalité.
Zourabichvili a travaillé aux USA, au sein de l'Union européenne
et auprès de l'Otan.
Après la chute du communisme en 1991, de nombreuses personnes dont les
familles avaient émigré en Europe de l'Ouest et aux Etats-Unis
sont revenues dans leurs pays d'origine en Europe de l'Est ou dans le Caucase.
Saakachvili a remporté haut la main l'élection présidentielle
de janvier, qui a fait suite à la "révolution des roses" en
novembre, au terme de laquelle Edouard Chevardnadze, très contesté par
des manifestations quotidiennes, a accepté de renoncer au pouvoir.
Source : Reuters, 11 mars 2004 |