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TCHETCHENIE

Épopée moscovite d'un commando Tchétchène

Infos du mercredi 23/10/2002 - 17 chaban 1423

Mercredi 23 octobre - 19h GMT

40 Moudjahidines Tchétchènes ont pris
1000 personnes en otage dans un théâtre de Moscou.
Chaque combattants est entouré d' une ceinture explosive,
bien décidé à se sacrifier.
Le bâtiment à été entièrement piégé.

Les enfants et les Musulmans ont été autorisé à sortir du théâtre

Information rapportée par Kavkaz center traduite du russe par Quibla

Infos du jeudi 24/10/2002 - 18 chaban 1423

" Que les Russes arrêtent la guerre et quittent la Tchétchénie"

Comme nous l' avions annoncé hier soir en direct, après avoir traduit un article du site Kavkaz center qui reprenait un communiqué de Movsar Baraïev : un commando composé de plusieurs dizaines de résistants Tchétchènes en arme a investi mercredi un théâtre de Moscou. L' article ne précise cependant pas si le frère Movsar est l' organisateur de ce nouveau fait d' arme.

Depuis quelques semaines, la rumeur que les résistants Tchétchènes allaient attaquer les Russes sur leur sol, se répandait dans le Caucase. Mais personne n' imaginait une prise d' otage en plein coeur de Moscou. Selon des témoins, les Moudjahidines sont venu en tenu de combat et ont rapidement pris le contrôle de l' édifice. Les enfants et les Musulmans ont été prié de sortir du théâtre immédiatement. Dans son communiqué, Movsar Baraïev précisait que les membres du commando portaient tous une ceinture explosive et qu' ils étaient parti combattre sans espoir de retour. Leur seul revendication : " Que les Russes arrêtent la guerre en quittant la Tchétchénie".

La nouvelle de cette action spectaculaire venait à peine de se répandre, que les innombrables "chats" en langue russe ainsi que les émissions de radio incluant des appels téléphoniques d' auditeurs connaissaient une agitation inhabituelle. Les uns demandant l' expulsion de Moscou de tous les Musulmans, les autres annonçant un soulèvement des peuples du Caucase.

Poutine doit capituler

Le criminel de guerre Poutine doit nommer un médiateur pour négocier l' évacuation de son armée maudite du Caucase et se retirer de la vie politique. S' il reste en Occident un tant soit peu de justice, que ce tyran soit jugé et condamné.

Il n' y a aucun doute. Le FSB, ce service chargé de répandre la terreur en Russie comme le faisait le KGB, est à l' origine des attentats de Moscou où des centaines de civils avaient trouvé la mort. Bérésovski conseiller de Poutine à l' époque et réfugié depuis en Europe a révélé que ces massacres devaient justifier l' intervention militaire en Tchétchénie et permettre à Poutine, totalement inconnu du public, d' incarner la force et de remporter les élections présidentiel.

Le règne de Poutine s' est poursuivi comme il avait commencé : dans le sang.

En octobre 1999, Poutine était premier ministre, il envoie 800.000 soldats encercler la Tchétchénie indépendante et détruire la capitale Grozny.

Deux mois plus tard, la ville est rasée suite aux intenses bombardements. Mais les Moudjahidines, qui perdent la moitié de leurs effectifs (soit 3000 combattants ), décident de poursuivre le Jihad dans les montagnes du sud. Les prisonniers sont internés dans des centres de torture où les pires sévices sont pratiqués. Des centaines de victimes seront découvertes dans des charniers, les corps bourrés de chiffons après que les organes aient été retirés et vendu aux cliniques spécialisées d' Israël.

Après l' avènement du tyran Poutine, l' armée russe a l' ordre de procéder au génocide du peuple Tchétchène.

En 2001, le Conseil de l' Europe qui pendant quelques semaines avait réitéré ses mis en garde à la Russie pour ces pratiques d' un autre âge, allant même jusqu 'à retirer le droit de vote à la délégation russe, finit par déclarer que des progrès avaient été effectué en matière de droits de l' homme. La pleine réintégration de la fédération de Russie au Conseil de l' Europe a été interprété par les Russes comme un encouragement. Depuis ces jours funestes les opérations de nettoyage ethnique se sont succédées. 150 000 civils ont été tués ou ont disparu.

L' heure des comptes a sonner. le chef terroriste Poutine va payer, comme son homolgue américain payera les massacres de civils en Afghanistan tôt ou tard.

Infos du vendredi 25/10/2002 - 19 chaban 1423

" Nous ne sommes pas des terroristes"

Poutine veut que les troupes d'élite donnent l'assaut.

Movsar Baraïev, de l'intérieur du théatre où il est retranché à la tête de son commando, a repondu aux questions d'un journaliste anglais du Sunday time. Pendant plus de trente minutes le commandant Movsar a tenter de convaincre son interlocuteur, que sa démarche n'avait comme seul objectif, que l'arrêt de la guerre en Tchétchénie. "Nous ne sommes pas des terroriste" a t-il répété. L'anglais l'a t-il compris? On peut en douter. D'autre part, les articles et commentaires de la prémière journée avaient plutôt été cléments pour les Moudjahidines, les politiques ont annoncé l'hallali et soutiennent à fond Poutine dans son projet de donner l'assaut au Bâtiment.

50 otages contre Kadirov

Un porte parole du commando a annoncé que si Kadirov, la marionnette de Poutine en Tchétchénie, se présentait au théâtre, il libérerait 50 otages. Le traître Kadirov a répondu que cela était de la provocation et que le commando cherchait à gagner du temps.

Dans les pays musulmans la prise d'otage rencontre un large soutien.

La vidéo des soeurs voilées membres du commando de Moscou qu' Al-Jazira a diffusée hier a été reprise en terre d'Islam par un grand nombre de télévisions. L' image de ces jeunes femmes sobrement vétues expliquant calmement les raisons de leur acte à profondément ému la majorité des télespectateurs. Beaucoup ont du penser qu'elle auraient pu faire partie de leur famille. En tout les cas, vu la répréssion de plus en plus forte qui s'éxerce sur les femmes qui portent le foulard, un sentiment de compassion pour ne pas dire de soutien total était perceptible.

L'Autorité palestinienne du côté des Russes

Personne n'a demandé au membre de l' Autorité palestinienne ce qu' ils pensaient de la prise d' otage. Ces imbéciles auraient pu se taire. Ils ont choisi au contraire de s' exprimer. Dommage. L' Autorité palestinienne a annoncé sa solidarité avec le gouvernement russe. Ne croyez pas que cette position soit le résultat d' un savant calcul diplomatique. Les proches d'Arafat aiment les Russes, ils les ont toujours aimé. C' est pour cette raison que 4 millions de Palestiniens croupissent dans des bidonvilles et que des milliers de Musulmans sont torturés dans les geôles Israéliennes. Ils ont été vendus.

L' occident soutien Poutine

Les occidentaux qui ferment les yeux depuis 1999 sur les exactions du criminel Poutine, ont annoncé qu 'ils le soutenaient dans cette nouvelle épreuve. Le danois Rasmussen, dont le pays occupe la présidence de l'UE, a présenté ses "condoléances" à Poutine après avoir appris la mort d' une des otages. Il lui a de plus confirmé que les Quinze soutenaient "tous les efforts de son gouvernement pour résoudre cette crise".

le ministre norvégien des Affaires étrangères Jan Peterse a déclaré en marge du sommet des quinze : "Aucune cause ne justifie un tel acte" et a exigé une libération des otages "sans conditions ni retard". Movsar Baraïev doit déjà réfléchir après une tel menace.

Gerhard Schröder s'est dit "profondément bouleversé".

Amnesty International a appelé les tchétchènes à libérer les otages immédiatement et sans condition. "Toute prise d'otage est tout simplement inacceptable quelles que soient les circonstances".

Nous sommes surpris que la Lycra n' est pas encore trouvé le moyen d' intervenir sur ce sujet, ou alors ont ne l' a pas su.

Insultes et mensonges sur la famille Baraiev au sommaire du torchons ex-maoiste, ex-baderiste, ex-de gauche, ex-journal, Libération.

Sous le titre "Movsar Baraïev, dernier rejeton d' un clan islamo-mafieux" le prétendu journaliste Didier François présente une rapide biographie de Movsar Baraïev l' organisateur de la prise d' otage de Moscou. En parcourant sa prose, un premier commentaire s' impose. Le sieur Didier ne connais pas le sujet. Certes ce n' est pas la première fois qu' un journaliste de Libé écrit sans savoir de quoi il parle. Mais cette fois, le ton est familier. On dirait qu' il en veut particulièrement au Clan Baraiev. Qu 'est ce qui peut être à l' origine de tant de haine? Une bagarre dans la cour de l' école quand il était petit? Une querelle amoureuse? Le Didier fait parti d' un clan adverse? Non pas!

Le brave journaliste a tout simplement adapté un texte préparé par un tiers. Le ton jeune et cynique sert simplement à convaincre les lecteurs Musulmans qui liraient encore ce torchon, que les vilains «wahhabites» sont derrière la prise d' otage et qu' il ne faut pas les soutenir.

On rassure tout de suite le Didier, on ne lit plus Libération depuis longtemps. On ne le ramasse même pas quand on le trouve prêt d' une poubelle, car l' encre de mauvaise qualité empêche de s' essuyer avec.

Extrait du texte préparé par le FSB et rajeuni par Didier François:

"les Baraïev n' ont jamais eu bonne réputation", "...Movsar Baraïev, jeune commandant de faible envergure", "Cette formation servira de tête de pont au courant dit «wahhabite» en Tchétchénie. Dès lors, les combattants de son clan ne manqueront plus jamais ni d' armes ni d' argent.", "envoyant l' une de ses cousines, Khala Baraïeva, se faire sauter contre un poste de contrôle russe en juin 2000", " .....Les plus grands chefs militaires tchétchènes trouvent la mort quand les islamistes, qui ne participaient pas à la défense de la ville, s' en sortent tous indemnes. Pour nombre de héros du premier conflit, les Baraïev portent la responsabilité de la plus grave défaite jamais subie par les indépendantistes." Libération le 25-10-2002

C' est en examinant les détails qu' on se rencontre de la supercherie.

- Contrairement à ce qu 'affirme cet ignorant, le groupe Baraiev à longtemps fait parti des plus pauvres. Le forçant régulièrement à demander une aide financière aux autre groupes.

- Khala Baraïeva est connu sous le nom d Eva Baraieva. Le fait qu' elle soit la cousine d'Arbi n' a en rien influé dans sa décision. La soeurs qui l' accompagnait dans le camion s' appelait Louisa et n' était pas de la famille Baraiev.

- Quant à ceux que Didier nomme " les grands chefs militaires tchétchènes" censé avoir trouvé la mort pendant l' évacuation de Grozny, on n' aimerait bien qu' il nous les cite. Alez Didier, Juste un nom !

- L' apprenti journaliste termine sa démonstration par cette subordonée : "quand les islamistes, qui ne participaient pas à la défense de la ville, s' en sortent tous indemnes". Trop c' est trop! 3000 Moudjahidines ont trouvé le martyre à la sortie de la ville et pendant les bombardements d' hôpitaux qui ont suivi. Tous Islamistes, tous intégristes, tous Musulmans. Des milliers ont été torturés, amputés, violés par ces chiens de Russes.

Que ce menteur aille répéter ces accusations au théâtre... à Moscou... devant Movsar Baraïev lui même... et devant les 25 veuves de Shéïdes qui l' accompagnent... et qui vont tout faire péter si Poutine s' entête et si les Didier François du monde entier continue de se moquer des victimes d' un génocide.


Infos du Samedi 26/10/2002 - 20chaban 1423

Fin tragique de la prise d'otage de Moscou

Les russes ont donné l'assaut :
130 morts, 350 blessés.

Le clan Poutine et les pro-russes crient victoire.

Pour les proches de Poutine et les Tchétchènes pro-russes, l' assaut sur le théâtre est une grande victoire. Pour ces assoiffés de sang, le simple fait d' avoir évité des négociations est suffisant. Peut importe que des dizaines d' enfants soient morts gazés par la force Alfa. le génocide des Tchétchènes continuera.

Les médias en dessous de tout.

Malgré les témoignages et la déclaration du Maire de Moscou, qui dès la fin de l' intervention affirmait qu' il y avait 130 morts, les médias ont pendant deux heures continué de dire qu' il n' y en avait que 30.

Un envoyé spéciale de la télévision turque NTV a même dit en directe, 3 heures après l' assaut, que le défilé incessant des corps enveloppés dans des pochettes en plastique noir avais duré près d' une heure et de conclure: "Il y a dix morts parmi les otages, une trentaine parmi les activistes. L' opération était si bien préparé que les forces spéciale ne déplore aucune perte."

youri vouskov le maire de Moscou a déclaré sur Radio Svoboda ( radio liberté) qu' au moins 130 victimes étaient à déplorer après l' assaut des forces russes. Les agences de presse ont été ensuite sommé de réduire le nombre de victimes et d'annoncer qu' une dizaine de victime avient trouvé la mort.

La facture est-elle moins chère à payé en plusieurs échéances?

C' est ce que semble penser les rédactions occidentales. l' assaut à eu lieu vers 6 h. plusieurs témoins ont entendu des explosions et disent que les échanges de tirs ont duré presque une heure. l'attaque des Russes avait donc échouée. Pour que la nouvelle de l'echec de l' assaut soit plus facile à digérer, les commentateurs ont martelé pendant deux heures qu' il n'y avait que dix morts parmi les otages. Les deux heures suivantes, les pros de l'info annoncent 30 morts, mais soulignent-ils "les enfants sont indemnes". Il faudra attendre les journaux de la mi-journée pour apprendre qu' il y a 68 morts et que plus de dix enfants sont morts gazés par les russes. Attendez encore quelques heures et vous verrez que le bilan annoncé par le Maire de Moscou à 7 h se révélera exact. Il y a vraisemblablement 130 morts et 350 blessés parmi les otages. Bravo Poutine et merci aux médias pour le soutien sans faille qu' elle apportent à ce criminel.

Movsar Baraïev et la plus part des membres de son groupe ont trouvé le Martyre.

Ils ont défié le Tsar Poutine sur ses terres. Des femmes et des hommes venu combattre à Moscou pour que le monde sache que dans le caucase un peuple est en train d' être exterminé. Sur le million d' habitants qui vivaient en Tchétchénie en 1994, 300.000 ont été massacrés et 400.000 ont été chassés par les russes.

"Plutôt combattre que de vivre sous le joug des tyrans." c' est la morale que nous retiendront de ce nouvel épisode du Djihad des Musulmans du Caucase pour conquérir leur liberté. L' Occident aussi doit être soulagé. Leur ami Poutine à remporté une petite bataille. Le business peut continuer.

Mais sachez que le Djihad continu. Comme ces courageux jeunes gens, des milliers de combattants sont prêt à donner leur vie pour vivre dignement et pratiquer leur religion comme il se doit.

La fin du génocide du peuple Tchétchène n' est pas encore au programme

Les négociations n' auront pas lieu et l'armée russe ne quittera pas demain le nord du Caucase. Quelques centaines de morts en plus ou en moins cela compte t-il pour le criminel de guerre Poutine? les corps évacués du théâtre de Moscou après l' assaut de la force Alfa sont là pour répondre. Dans chaque famille Tchétchène un parent a disparu ou a été torturé, violé, rançonné. Les opérations de nettoyage ethnique sont quotidiennes. Les centaines de milliers de réfugiés qui vivent dans des camps en Ingouchie, sont terrassés par la tuberculose.

Le théâtre aurait pu s'effondrer sur les 700 otages, que Poutine n' en aurait pas été plus inquiété. Les invitations au sommet des riches sont là pour le réconforter et l' encourager.

Après avoir gazé le théâtre, les forces de sécurité ont donné l' assaut.

Selon des témoins, une forte odeur de gaz était perceptible dans le théâtre avant l' assaut des commandos russes. Pour les circonstances exactes et le bilan définitif, nous préférons attendre des informations sûre plutôt que de recopier les dépêches d' agence mensongères. Le fait que le Maire de Moscou ait annoncé sur une radio que 130 personnes avaient trouvé la mort et que quinze minutes plus tard les agences de presse annonçaient qu' il n' y avait que 10 victimes est révélateur.


Infos du dimanche 27/10/2002 - 21chabane 1423

Fin tragique de la prise d'otage de Moscou

Bilan provisoire de l' assaut sur le théâtre:
50 martyres, 130 morts, 550 blessés dont 100 très gravement.

Les russes ont tué les otages

Le gaz neuroparalitique, utilisé par les forces spéciales avant l' assaut sur le théâtre, a provoqué le blocage du système nerveux des otages et des Moudjahidines présent dans la grande salle. Les plus faibles ont succombé des les premières secondes, de crise cardiaque ou d' étouffement.Pour les survivants un véritable calvaire a commencé. Les malades empoisonnés agonisent lentement le corps inerte. Les scènes sont insupportable, le Kremlin a donc interdit aux proches des victimes de les visiter.

Les autorités russes avaient annoncé que 350 personnes étaient hospitalisées, la vérité a été dévoilé se matin. 550 ex-otage croupissent dans les hôpitaux moscovites transformés en caserne. soit la quasi totalité des survivants.

Acharnement sur les femmes Tchétchènes

Malgré le fait qu' elles s' étaient évanouie, les forces spéciales ont achevé une à une les membres du commando de deux balles dans la tête. Qu'Allah accepte leur martyre.

La bataille a durée une heure

La force Alpha ressemble à la force Delta américaine. Beaucoup de cinéma et de matériel sophistiqué, mais une efficacité proche de zéro. Les centaines de commandos qui ont donné l' assaut ont mis une heure pour neutraliser les Moudjahidines.On peut en conclure que les Tchétchènes n' avaient plus de munitions et qu 'ils ont sciemment choisi de ne pas faire sauter le bâtiment pour que les civils soient préservés.

Pour la résistance tchétchène, l' opération est réussie

Le fait qu' un commando composé de 50 personnes armées jusqu' aux dents puissent investir un lieu public à quelques kilomètres du Kremlin est en soi déjà une réussite. Les Russes avaient mis 5 mois pour rentrer dans Grozny au début du conflit. Les combats ont duré une heure ce qui est une performance. De plus Les Moudjahidines ont trouvé le martyre, c' est ce qu 'ils souhaitaient. Les forces spéciales russes n' ont pas osé communiquer leurs pertes.

Poutine présente ses excuses

"Nous n'avons pas pu les sauver tous. Pardonnez-nous", a dit le criminel de guerre Poutine pour s'excuser."le terrorisme est un ennemi puissant et dangereux, inhumain et cruel".a t-il  ajouté.

Poutine aurait pu dire : "Excusez moi, je suis responsable de la mort du tiers des 700 otages" mais cela n' aurait pas été bon pour son image.

Organisation Mondiale de la Terreur

Poutine, Bush, Saddam sur la même longueur d' onde

Les propos de Saddam concernant la prise d' otage de Moscou sont suffisamment scandaleux pour que les Musulmans cessent de le soutenir bêtement. "Les chrétiens orthodoxes n' ont jamais fait de mal aux Musulmans, contrairement au américains et aux sionistes" a t-il fait savoir dans un communiqué. Parlant de l' intervention Tchétchène le tyran d' ajouter "Cela va donner au sionisme et à l' Amérique l' occasion de saper l' Islam et les musulmans"

Que Saddam compte sur Poutine pour sauver sa peau, cela le regarde. Mais qu' il efface en deux phrases les millions de victimes de Staline en Asie Centrale et dans le caucase est inquiétant. Qu'il ai oublié la colonisation raté de l' Afghanistan et les massacres à grandes échelles des armées russes est impardonnable et qu' il ferme les yeux sur les 150 000 victimes de Poutine dans le Caucase nous amène à souhaiter sa disparition proche.

Il est révélateur que les deux principaux soutien de poutine dans cette crise ont été le Président, mal élu, Bush et le Président, super star des bureaux de vote, Saddam Hussein. Chacun espère gagner les faveurs de Poutine pour justifier ses propres actions. Les pogromes et les tortures d' innocents font partie des contingences et des pertes collatérales pour ces trois despotes. Le Monde ne trouvera pas la paix tant que l' un des trois sera encore en place.

Chirac se démarque

Rompant avec la tradition coloniale française, le Président Chirac a établi un rapport virtuel entre entre la prise d' otage de Moscou et la guerre en préparation contre l'Iraq. "J' ai une conviction bien ancrée, que j' exprime en toute occasion, c' est que la guerre ne peut être que l' ultime solution lorsque vraiment tout a été essayé" a t-il déclaré en marge du Conseil européen de Bruxelles.

Reste au président Chirac à appliquer cette belle conviction aux conflits africains et je prendrais ma carte à l' UMP.


Lundi 28/10/2002 - 22 chabane 1423

Le Gaz utilisé à Moscou avait déjà été testé à Grozny

Bilan officiel provisoire : 117 otages morts, 650 blessés dont 200 dans un état grave. Bilan officieux : 200 otages + un nombre non communiqué de soldats russes sont morts.
Éditorial

Les félins marquent leur territoire avec leurs urines, Poutine avec le sang de ses sujets
Qu' attendiez vous d' un homme qui s' est fait connaître en profitant de faux attentats meurtriers. Qui a construit sa réputation en menant une guerre injuste et qui a fait massacrer 150 000 civils innocents pour, disait-il, neutraliser 5000 terroristes?
Il était sûre, qu' un jours ou l' autre, ce criminel retournerai l' arme contre son peuple. Le fait qu' il ai utilisé une arme de destruction massive pour libérer des centaines d' otages en dit long sur la mentalité du personnage. Ce n' est pas un tueur en série, c' est un criminel de guerre. Il a muselé la presse, pris le contrôle des télévisions et contraint à l' exile les opposants. Il incarne la tradition slave du tyran sanguinaire.

Où sont Tony Blair et Alexandre Adler qui meuglaient qu' il fallait soutenir "le démocrate Poutine"?
Nous ne regrettons qu 'une chose, c' est qu'Adler et Blair n' aient pas été au théâtre ce soir là.

Un monde où les femmes sont plus courageuses que les hommes.
La propagande russe pensait nous effrayer en diffusant les images des femmes martyres dans les fauteuils du théâtre après l' assaut. Il n' en est rien. Ces images ont provoqué chez beaucoup de Musulmans un sentiment d' admiration pour leur courage et l' ont aussitôt comparé à la lâcheté de beaucoup de nos contemporains.

Des femmes ont choisi d' aller défier les Russes chez eux, sachant qu' elles n' en reviendraient pas. S' il est certain que cette fin est préférable à la vie d' esclaves que leurs promettaient les russes, leurs sacrifices n' en est pas moins exceptionnel.

Combien de Musulmans en France ne consultent pas Quibla ou des sites réputés "proches des Moudjahidines" de peur que le GIGN n' enfonce leur porte? Quel courage!
Ce sont les même qui puisent leurs arguments dans la prose antiwahabbite pour justifier leurs angoisses et leur inaction. Ne vous mentez pas.

Soyez des hommes!
soyez Musulman!
C' est le message des Soeurs Tchétchènes tombées à Moscou.

Qu'Allah accepte leur sacrifice et leur donne une place dans le Firdaousse

Armes de destruction massives

La lutte anti terroriste justifie t-elle l' emploie d' armes de destruction massive? Ce que nous affirmions depuis 48 heures est maintenant officiel, les russes ont tué les otages avec du gaz neuroparalitique dont l' emploie est interdit par les conventions de Genève. Le résultat est sans appel. Des centaines de morts et des blessés qui resteront sans doute handicapé à vie. Le mépris des autorités russes pour le genre humain est légendaire, mais ce que le monde découvre aujourd'hui avec effroi, n' est que la réplique des massacres commis par les forces Alpha à Grozny. Le même gaz a été utilisé contre des civils dans plusieurs villes de Tchétchénie. Quand les organisations humanitaires tiraient la sonnette d' alarme, l' Europe n' entendait pas. Privilégiant les contrats juteux aux respect des droit de l' homme.

Les forces spéciales russes à l'école israélienne

La boucherie du théâtre de Moscou a été menée par les Spetsnatz et le groupe Alpha. Les Spetsnatz, une unité d'élite des forces spéciales constituée en 1930, étaient rattachés au GRU, le service de renseignements militaire. Le groupe Alpha était, lui, rattaché au KGB. Après l'écroulement de l'URSS, Alpha est passé sous la tutelle du ministère de l'Intérieur et les deux groupes ont été transformées en forces de réaction rapides pour des missions telles que celle du 26 octobre à Moscou. Ils ont développé des relations avec les forces spéciales israéliennes, en particulier l'unité anti-terroriste de la police israélienne, Yamam. Des officiers d'Alpha se sont rendus en israël pour étudier les méthodes de Yamam. Dès 1988, avant même l'établissement de relations diplomatiques entre les deux pays, Israël avait autorisé la venue d'une équipe d'Alpha en Israël après qu'un avion russe y avait été détourné.

Censure "anti-terroriste"

La veille de l'assaut contre le théâtre de Moscou, le ministère russe de l'Information a ordonné la fermeture de la chaîne de télévision régionale Moskovia pour "violation de la loi antiterroriste et de la loi sur l'information". Il a également menacé de fermer le site internet de la radio d'opposition Écho de Moscou pour avoir diffusé une interview des preneurs d'otages tchétchènes. Le texte ayant été retiré du site, cette menace n'a pas été mise en application.
Le ministre de l'Information, Mikhaïl Lessine, aurait, par ailleurs, mis son veto à la diffusion sur la chaîne de télévision NTV d'une interview d'un des membres du commando tchétchène.

Poutine menace l'Europe

Vladimir Poutine a menacé d'annuler sa visite officielle au Danemark, prévue du 11 au 13 novembre pour un sommet UE-Russie, si les autorités danoises n'interdisaient pas la tenue du Congrès mondial sur la Tchétchénie, qui doit s'ouvrir aujourd'hui à Copenhague. A ce congrès, organisé par le Comité danois de soutien à la Tchétchénie et le Centre danois d'études sur l'Holocauste, sont attendues des personnalités tchétchènes dont le vice-Premier ministre Ahmed Sakajev et des parlementaires russes.

Maskhadov accuse la Russie

Un des adjoint du président Tchétchène, toujours en opération dans le maquis, a déclaré que la Russie devait endosser toutes la responsabilité du déroulement tragique de la prise d' otage. Les Russes ont prouvé une fois de plus qu 'ils ne voulaient pas négocier. "Nous avons la possibilité de résister 15 ans et nous ne renonceront jamais." a t-il déclaré.

Azedine Bineau : n' oubliez pas les enfants Tchétchènes

Représentant du gouvernement tchétchène, Azedine Bineau a déclaré sur Jézira que Maskhadov n' était pas au courant de la préparation d' une telle opération, mais que des actions du même genre risquaient d' avoir lieu tant le peuple Tchétchènes était éprouvé.
Soulignant qu' il était normal de demandé la justice pour tous et de compatir pour les victimes du théâtre, il ne fallait pas oublier pour autant la souffrance du peuple Tchétchène et des enfants en particulier, qui s' endorment en pleurant quotidiennement après avoir vu non pas des images à la télé, mais des scènes réelles de terreur.


Mardi 29/10/2002 - 23 chabane 1423

Hécatombe de Moscou

Bilan officiel provisoire : 117 otages morts dont 9 étrangers, 650 blessés. Bilan officieux : 200 otages + un nombre non communiqué de soldats russes sont morts.

- Flah info - 15h 30 - (heure de Grozny)

La guerre total contre le terrorisme, qu'annonçait hier Poutine, commence bien.

La résistance vient de descendre un hélicoptère russe qui survolait la Tchétchénie.

Éditorial

Un monde où les femmes sont plus courageuses que les hommes.
La propagande russe pensait nous effrayer en diffusant les images des femmes martyres dans les fauteuils du théâtre après l' assaut. Il n' en est rien. Ces images ont provoqué chez beaucoup de Musulmans un sentiment d' admiration pour leur courage et l' ont aussitôt comparé à la lâcheté de beaucoup de nos contemporains.

Des femmes ont choisi d' aller défier les Russes chez eux, sachant qu' elles n' en reviendraient pas. S' il est certain que cette fin est préférable à la vie d' esclaves que leurs promettaient les russes, leurs sacrifices n' en est pas moins exceptionnel.

Combien de Musulmans en France ne consultent pas Quibla ou des sites réputés "proches des Moudjahidines" de peur que le GIGN n' enfonce leur porte? Quel courage!
Ce sont les même qui puisent leurs arguments dans la prose antiwahabbite pour justifier leurs angoisses et leur inaction. Ne vous mentez pas.

Soyez des hommes!
soyez Musulman!
C' est le message des Soeurs Tchétchènes tombées à Moscou.


Qu'Allah accepte leur sacrifice et leur donne une place dans le Firdaousse

Zoura Baraieva, veuve du martyre Arbi Baraiev, ansi que les veuves des martyres Ramazan et Ridvan Ahmadov faisaient partie du commando.

Un criminel satisfait

Voici ce qu'a déclaré un policier russe au journal Moskowski Komsomolez: "Toute l'action était conçue comme dans un manuel. Nous leur avons fait croire que nous attaquerions à 3 heures. Les rebelles étaient avertis, mais il ne s'est rien passé. Ils ont commencé à tirer. Après, ils ont eu une réaction naturelle, ils sont devenus négligents. A 5 heures, nous avons commencé l'assaut. On a introduit du gaz soporifique dans les conduits de ventilation et on a jeté plusieurs grenades dans la salle. Le plus important: nous avons liquidé les femmes terroristes kamikazes. Nos spécialistes ont tué les terroristes en leur tirant dans la nuque ou dans la tempe... Puis il y a eu une panique. Il y a eu une faute dans le plan, notre faiblesse éternelle: les unités n'ont pas coordonné leur action. Comme note, je nous donnerais un 2+. C'était la première opération réussie depuis plusieurs années, c'est pour ça que nos gars sont maintenant assez satisfaits." Sans commentaires. L'histoire et les peuples les jugeront.

L'Europe fait les yeux doux à Poutine

Il a des années, le politicien populiste Mogens Glistrup avait proposé de supprimer l'armée danoise et de la remplacer par un répondeur téléphonique disant en russe: "Nous nous rendons, nous nous rendons." Le gouvernement danois, chargé de la présidence tournante de l'UE, a trouvé une forme de soumission élégante au diktat du boucher du Kremlin. Celui-ci menaçait de ne pas se rendre au sommet UE-Russie du 11 novembre si le gouvernement danois n'interdisait pas le Congrès mondial sur la Tchétchénie qui s'est ouvert hier à Copenhague. Le gouvernement danois, ne pouvant interdire ce congrès, a donc proposé au Russe de déplacer le sommet 'en terrain neutre', c'est-à -dire à Bruxelles, ce qui a été accepté. Et le gouvernement danois en a rajouté: si le gouvernement russe a des informations permettant d'établir des liens entre des participants à la conférence de Copenhague et le commando tchétchène de Moscou, il faut vite qu'il les transmette et la police danoise se fera un plaisir d'intervenir. C'est manifeste, le gaz BZ fait peur aux chancelleries européennes.

Les témoins parlent

Ce que redoutaient le plus les Russes se produit maintenant. Les témoins sont libérés au compte goutte des hôpitaux dans lesquels ils étaient retenu contre leurs gré et expliquent ce qui s'est réellement passé.

Une femme a dit que les preneurs d'otage avaient eu largement le temps de déclencher les bombes qu'ils portaient. Quand le gaz a commencé à se répandre, un Tchétchène assis sur une chaise s'est levé et à rejoint les autres à la porte pour tirer sur les russes. Il n'a pas visé les otages pourtant proches de lui. Les femmes Tchétchènes ont de leurs côté tiré au pistolet sur les Russes qui pénétraient dans la grande salle. A aucun moment, elles n'ont voulu déclencher les bombes pour tuer les otages. Quand elles se sont évanouis sous l'effet du gaz, les Spénaz leurs ont tiré deux balles dans la tête.

Les Russes s' interrogent

Pourquoi les membres des forces spéciales ont-ils achevé les femmes Tchétchènes alors qu'elles étaient endormies? Dans la perspective d'une lutte contre le terrorisme, les interroger n'aurait-il pas été plus judicieux?

Dans plusieurs villes des provinces du sud de la fédération de Russie, des personnalités se sont dit satisfait que Moscou connaisse enfin ce qu'il vivent depuis des années.

Le bilan s'alourdi d'heure en heure. 9 étrangers parmi les victimes.

Le sites russes Isvestia.ru et outro.ru ont annoncé que le bilan atteindra 200 morts et que 9 étrangers avaient été tués dans la prise d'otage. Pays d'origine des victimes étrangères : USA - Hollande - Autriche - Biélorussie - Kazakistan - Arménie.

Pendant le deuil les affaires continuent

Le Mufti et le grand Rabin de Russie ont ouvert un compte commun pour récolter de l'argent qu'ils verseront à la lutte antiterroriste.

Jérinowski en bon démago récupère l'évenement

Le leader du LDP (le Parti Libéral Démocrate ), Jérinowski, veut organiser un rassemblement de soutien aux commandos qui ont donné l'assaut sur le théâtre. " La force Alpha a bien travaillé" s'est-il exclamé. "Dégagez vos main de nos Spésnaz! Vive les héros Spésnazs! " gueulait-il devant une assistance dubitative.


Mercredi 30/10/2002 - 24 chabane 1423

Hécatombe de Moscou

Bilan officiel provisoire : 117 otages morts dont 9 étrangers, 650 blessés. Bilan officieux : 200 otages + un nombre non communiqué de soldats russes sont morts.

Pourquoi les Russes ont-ils donné l'assaut?

Menteurs invétérés, les russes affirment que les Tchétchènes commençaient à tuer des otages et qu'ils ont donc été contraint d'intervenir. Ce fait a été démenti par plusieurs témoins.

Une information importante, qui pourrait expliquer la précipitation des russes, nous est parvenue. Zélim Han Iandarbiev, qui avait assuré l'interime de la présidence à la mort de Doudaiev, avait demandé par téléphone au chef du commando de Moscou de relâché les otages samedi matin et d'accepter d'être évacué vers un pays tiers, comme le proposaient les négociateurs russes. Iandarbiev, qui est réfugié au Qatar, joui d'une grande influence auprès des résistants. Certains affirment que le commandant Baraiev avait accepté ses conseils.

Bien déterminé à prouver qu'il était supérieur a ceux qu' il nomme "les terroristes", Poutine a ordonné que l'assaut soit donné avant que la décision des Tchétchènes soit connue. Le résultat, tout le monde le connaît.

Un témoignage capital

Le directeur du Théâtre nort-ost, qui se trouvait dans la salle au moment de l'assaut, a affirmé que les Tchétchènes avaient aidé les otages pour qu'ils ne soient pas intoxiqués par les gaz, leur conseillant de se coucher au sol et de ne pas paniquer. Cette présence d'esprit a sauvé de nombreuses vies.

France 2 donne la parole aux minorités

Des dizaines d' otages libérés ont exprimé leurs mécontentements face à l'intervention des forces spéciales et disent que les Tchétchènes ne voulaient pas les tuer. Les dizaines de familles encore sans nouvelles de leurs proches et ne se gênent pas pour critiquer Poutine. Mais France 2 a choisi au contraire de donner la parole à la seule otage qui défend l'armée et qui affirme être contente du déroulement de l'opération. Allant jusqu'à leurs domicile, l'équipe du JT a interrogé une mère et sa fille sorti de l'hôpital. " L'armée a bienfait d'intervenir, les terroriste voulaient nous tuer, ce n'était pas de la blague" a expliqué la fille. Quand la mère plus septique à reconnue que son état était précaire et qu'elle souffrait encore de vertiges.

Le procureur général de Moscou veut de l'avancement sur le dos des victimes

Contre disant tous les rapports médicaux, Mikhaïl Avdioukov a déclaré mardi que 45 des otages du théâtre étaient morts suite à des blessures par balles. Le Tzar Poutine sera sûrement reconnaissant un jour pour ce beau mensonge.


jeudi 31/10/2002 - 25 chabane 1423

Epilogue heureux pour les responsables du massacre de Moscou

Le FSB est responsable de la mort de 200 otages et de l'exécutions de certains membres du commando tchétchène alors qu'ils étaient dans le comas. Les associations de protection des droits de l'homme crient au scandale et dénoncent l'impunité dont bénéficient les Russes. Si les médias émettent quelques réserves sur les circonstances de la morts des otages, les communiqués russes sont néanmoins repris et diffusés à grande échelle. Aucune condamnation officielle n'est venu ternir les bonnes relations qu'entretient la Russie et le pays occidentaux. Pire, la justice danoise a obtempéré aux ordres de Moscou arrêtant Ahmed Zakaïev, pourtant opposant à toute solution violente sur le sol russe, durant le congrès mondial Tchétchène de Copenhague.

Poutine fait une rafle à Copenhague

Ahmed Zakaïev, vice-Premier ministre tchétchène et émissaire du président Maskhadov au Congrès mondial sur la Tchétchénie, a été arrêté dans la nuit de mardi à mercredi par la police de Copenhague, à la demande des autorités russes. D'après la police danoise, Zakaïev est soupçonné par la Russie d'avoir planifié la prise d'otages dans un théâtre de Moscou et d'avoir participé à plusieurs actions terroristes de 1996 à 1999. D'après un porte-parole des autorités judiciaires à Moscou, Zakaïev est accusé de "participation à insurrection armée" (article 279 du Code pénal russe), "organisation de groupes armés illégaux" (article 208, § 1) et de "tentative de meurtre sur des fonctionnaires russes" (article 317). Les autorités danoises ne craignent pas la contradiction: alors que l'ambassadeur danois à Moscou a déclaré qu'il n'y avait pas d'accord d'extradition entre la Russie et le Danemark et que même s'il y en avait un, il était exclu que le Danemark extrade une personne vers un pays appliquant la peine de mort, la directrice de la police de Copenhague a déclaré, pour sa part: « Les autorités russes doivent envoyer une demande officielle d'extradition dans un délai de 30 jours suivant cette arrestation. Et c'est le ministère de la Justice, en coopération avec la police de Copenhague, qui prendra une décision sur cette extradition. Une décision sur une éventuelle extradition peut être portée devant les tribunaux.» Saluée par le président de la Douma Seleznev et par le collabo en chef Kadirov, cette arrestation a été qualifiée de "ridicule" par l'ex-président du Parlement russe, Rouslan Khasboulatov, qui participait au Congrès de Copenhague.

Aslambek Aslakhanov, l'unique député tchétchène à la Douma, a déclaré quant à lui: « Zakaïev ne semble pas être un faucon. Il donne l'impression d'un homme qui aspire à la paix. Ou bien il est trop bon acteur, ou bien les preuves avancées par les Russes sont fausses.» En attendant, Zakaïev a été placé en détention provisoire pour 13 jours jusqu'au 12 novembre. Son avocat commis d'office envisage de faire appel de cette décision

Tchétchène = terroriste

Ahmed Zakaïev est contre le Djihad mais pour la guerre d'indépendance. Il représente selon ses dires, le Président Maskhadov. Mais celui ci n'a jamais eu de position aussi tranché et dans la perspective de nouvelles élections présidentielles, Maskhadov a un avantage sur le probable candidat Zakaiev, il est lui sur le terrain et combat à la tête de tous les moudjahidines.

Mais le Kremlin ne s'embarrassent pas avec ces subtilités. Zakaiev représente Maskhadov, Maskhadov est un terroriste, donc Zakaiev est un terroriste. Demander son extradition au Danemark répond à cette logique. Dans la mesure où ce pays n'a pas condamné fermement les exactions russes dans le Caucase, pourquoi ne répondrait-il pas aux injonctions de Moscou?

Être Tchétchène et refuser de vivre sous le joug des Russes, qui ont en depuis 6 ans décimer un tiers de ses compatriotes, est assimilé à du terrorisme. Si telle est la définition du terrorisme, alors ceux qui soutiennent la cause Tchétchènes sont des terroristes et nous en acceptons le titre avec fierté.


Vendredi 01/11/2002 - 26 chabane 1423

La chasse aux Tchétchènes est ouverte

Moscou profite de la confusion pour lancer une campagne internationale de chasse contre les Tchétchènes. Outre l' arrestation d'Ahmed Zakaiev, les Russes demandent l'extradition de Zelim han Iandarbiev, réfugié au Qatar et lancent par l'intermédiaire d'Interpole un mandat d'arrêt international contre le Président Maskhadov.

Nous présentons la traduction d'un interview d'Ahmed Zakaïev suivi de son portrait publié par le quotidien allemand die Tageszeitung. Nous avons ajouté quelques remarques personnelles toujours utiles dans un monde où propagande et information sont intimement imbriqués.

Interview d'Ahmed Zakaïev

Peu avant d'être arrêté par la police danoise à la demande des autorités russes, Ahmed Zakaïev avait donné une interview auc, qui l'a publiée dans son édition du 31 octobre 2002. Traduction par Quibla.

Monsieur Zakaïev, aurait-il été possible d'éviter l'assaut contre le théâtre Musicel et le recours au gaz toxique?
A. Zakaïev: Absolument. Le recours a la force était prématuré. L'affirmation selon laquelle deux otages auraient été abattus le matin était fausse. Des négociations étaient prévues pour le lendemain avec Kazantsev (Victor Kazantsev, négociateur de Poutine pour le Nord-Caucase), c'est-à-dire que toutes les possibilités d'une solution pacifique n'étaient pas épuisées.

Comment expliquez-vous alors l'attitude dure des autorités russes?
Nous avons l'impression que la direction russe voulait empêcher une conclusion pacifique. Le soir vers 18 heures, Selimhan Iandarbiyev, le président par intérim de la Tchétchénie de 1996 à février 1997, avait téléphoné aux preneurs d'otages pour les convaincre de se rendre. Son offre de parler personnellement avec eux a été rejetée par la direction russe. Des actions terroristes similaires visant à obtenir par la force une fin de la guerre en Tchétchénie se sont conclues pacifiquement. Je suis convaincu que Movsar Baréyev, après un accord sur des négociations, aurait relâché les otages. Poutine avait la chance de mettre fin à la guerre de Tchétchénie et de sauver les otages.

Avez-vous une idée du type de gaz qui a été utilisé?
Le 9 avril 1989, les troupes Omon ont combattu une grande manifestation à Tbilissi. Elles ont utilisé non seulement des pelles aiguisées pour taper sur les manifestants, mais aussi un gaz de combat, dont de nombreuses personnes sont mortes aussitôt et d'autres après quelques mois. Je ne peux qu'espérer que ce gaz dangereux n'a pas été utilisé. A l'époque aussi, la direction soviétique avait gardé secrète la nature du gaz et empêché un traitement correct des victimes.

Que dites-vous de l'affirmation selon laquelle trois des terroristes ont pu prendre la fuite?
C'est sans doute aussi un mensonge, pour avoir un prétexte pour s'en prendre aux Tchétchènes vivant à Moscou. En Tchétchénie aussi, il y a eu aussitôt des ratissages, au cours desquels de nombreux civils ont sans doute été torturés à mort. Si trois des terroristes ont pu prendre la fuite, ils auraient aussi bien pu activer les charges explosives.

La Tchétchénie, un nid du terrorisme international?
Nous combattons pour notre indépendance contre un agresseur barbare. L'ennemi que nous combattons est dans notre propre pays. Nous n'avons rien à voir avec le terrorisme ou le terrorisme international. Nous, gouvernement tchétchène, condamnons l'attentat de Moscou. Les crimes des forces armées russes en tchétchénie ne justifient pas une attaque contre des femmes et des enfants. La prise d'otages de Moscou est l'acte de désespoir de personnes très jeunes. La guerre des Russes ne combat pas le terrorisme, elle le produit.

Que voulez-vous dire?
La guerre rend les gens désespérés, ils éprouvent tant de souffrance qu'ils peuvent réagir de manière imprévisible. Les vrais terroristes, les terroristes d'État, ce sont les forces armées russes, qui bombardent des objectifs civils, qui utilisent des armes de destruction massive prohibées, qui ouvrent des camps de concentration, qui pratiquent les arrestations arbitraires, la torture, le meurtre, qui prennent des milliers d'otages, qui vendent les victimes mutilées ou mortes à leurs parents, violant ainsi toutes les conventions.

Qu'attendez-vous des gouvernements occidentaux?
Des gouvernements occidentaux, nous attendons qu'ils cessent de répéter la propagande russe, selon laquelle la guerre de Tchétchénie relève de la lutte contre le terrorisme. Bombarder et massacrer la population civile, ce n'est pas combattre le terrorisme. Nous attendons qu'ils ne suivent pas la logique raciste russe, selon laquelle tous les Tchétchènes sont des terroristes et doivent être anéantis. Nous attendons qu'ils nous reconnaissent comme une partie combattante pour l'indépendance et nous incluent dans le dialogue politique. Nous attendons que les gouvernements occidentaux cessent d'éviter de nommer par leur nom les crimes de la Russie contre les droits des peuples et de l'homme. Nous attendons que la communauté internationale s'engage enfin résolument pour une solution de paix en tchétchénie et élabore des plans de reconstruction de la Tchétchénie. Seule la construction de structures civiles efficaces peut garantir que des personnes désespérées ne recourront pas à la terreur. Et il faut comprendre qu'il est immoral, après la violence de deux guerres terribles, d'exiger des tchétchènes qu'ils continuent d'appartenir à la Fédération de Russie.
Interview: Ekkehard Maass, die Tageszeitung, 31.10.02, Traduction : Quibla

Qui est Ahmed Zakaïev?
Ahmed Zakaïev, émissaire spécial du président en clandestinité Maskhadov, est né au Kazakhstan en 1959. Il a suivi la formation de chorégraphie de l'Institut Voronezh de Grozny. De 1981 à 1990, il a été acteur au théâtre Khanpashi Nouradilov de Grozny. En 1991, il devient secrétaire du syndicat tchétchène des travailleurs théâtraux et, à ce titre, membre du Conseil du syndicat national russe des acteurs. En 1994, il est nommé ministre de la Culture dans le premier gouvernement tchétchène. Lorsque la guerre éclate en 1995, il rejoint l'armée où il est commandant. Il fera partie de la délégation tchétchène aux négociations de Khassav-Yourt, qui mettent fin à la première guerre. En 1997, il est candidat à l'élection présidentielle. La deuxième guerre de Tchétchénie le voit commandant d'une brigade des forces spéciales. Il est blessé au combat en mars 2000. A partir de 2001, il est nommé émissaire spécial du président Maskhadov. A ce titre, il avait rencontré en novembre dernier le représentant de Poutine, Kazantsev, à l'aéroport Sheremetyevo de Moscou. Cette rencontre n'avait rien donné, Kazantsev n'ayant aucun pouvoir de décision. En mars dernier, il avait rencontré Carla del Ponte, procureur au Tribunal international pour l'ex-Yougoslavie, pour la convaincre d'ouvrir une enquête sur les crimes russes en Tchétchénie. Il avait activement participé à la préparation du Congrès mondial sur la Tchétchénie, initialement prévu en Turquie mais transféré à Copenhague suite aux pressions russes sur le gouvernement d'Ankara.


Une personnalité contestée en Tchétchénie
Les partisans de Zakaïev ne sont pas nombreux. Contrairement à ce qu'il prétend, il n'a pas de relais sur le terrain et il n'y a pas de groupe de combattants l'ayant reconnu comme chef. De plus ses déclarations contre le Djihad au profit d'une guerre d'indépendance choquent la plus part des Moudjahidines. Vu la disproportion des forces en présence, les 3000 Moudjahidines engagés dans les combats quotidiens n'ont que peu de chance de voir un jour la Tchétchénie indépendante. Tomber Chéïde est leur unique espoir. Ils luttent pour défendre les Musulmans du Caucase contre l' attaque sauvage des Russes. Zakaïev qui n'entend rien à ces questions aimerait remplacer la Jamaat par une armée du type FLN. Il apparaît surtout comme celui qui amène des dissensions au moment où les Tchétchènes ont le plus besoin d' unité.

Longtemps soupçonné de travailler pour Moscou, il paye maintenant ses ambiguïtés. Il n'a pas obtenu la reconnaissance internationale qu' il espérait en condamnant le Djihad et les siens s'en méfient.

Le cas Chechenpress
Présenté comme le site officiel du gouvernement Tchétchène, Chechenpress est en fait préparé par deux personnes qui recopient inlassablement des informations récoltées sur d'autres sites, y intégrant de temps en temps des messages de leur principal sponsor : Ahmed Zakaïev. C'est par l'intermédiaire de Chechenpress que le scandale avait notamment éclaté. Outre ses propos inadmissibles sur le Djihad, Zakaïev à un jour écrit qu'il ne fallait pas attaquer les Russes sur leur sol, pour que la Kneset garde une bonne image des Tchétchènes. Tant d'immaturité politique pourrait faire sourire si 300.000 civils n'avaient pas déjà succombé sous les coups des barbares Russes.


Moscou: des tueurs parlent
Des officiers du groupe Alpha, l'unité antiterroriste du service fédéral de sécurité, ont raconté au quotidien Gazeta les détails de leur opération contre le commando tchétchène de Moscou. «Nous sommes arrivés au théâtre quinze minutes après la prise d'otages. Le plan de l'assaut a été discuté en route. Nous sommes entrés dans le théâtre par un club gay situé à proximité et avons pris position. Pendant les trois jours, nous contrôlions tout le bâtiment sauf la salle de spectacle. Nous avons vu les terroristes accompagner des femmes aux toilettes, les insulter, et frapper des hommes. (...) Les négociations ont été brusquement interrompues. Le commando a menacé de fusiller les otages. Nous avons compris que l'assaut aurait lieu d'une minute à l'autre. (...) Un général du ministère de l'Intérieur, ivre, a failli tout gâcher. Il a voulu nous arracher un fusil, criant qu'il irait les achever tout seul. Nous l'avons frappé. Il a perdu connaissance. (...) Nous avons insufflé le gaz. (...) Les experts qui étaient là nous ont dit que ce n'était pas un gaz de combat. Le gaz a commencé à agir. Le groupe d'assaut est entré dans la salle. Nous portions un brassard blanc. (...) Pour achever les terroristes, nous avons enlevé nos masques qui nous gênaient. Dès qu'on se sentait mal, on se mettait deux doigts dans la gorge pour vomir. On les a tous achevés, sauf deux. (...) Un quart d'heure plus tard, les policiers sont arrivés. L'un d'eux a pris le portefeuille d'une otage. Comme elle reprenait conscience, il l'a frappée au visage. Nous l'avons battu. (...) Les secours étaient en retard. Nous avons sorti les otages sur nos épaules. Ils étaient vivants.»