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TCHETCHENIE
Le 23 février 1944, Staline décidait de punir les Tchétchènes pour leur collaboration supposé avec l’ armée allemande. La déportation au Kazakhstan dans des conditions effroyables entraînera la mort de 60% des Tchétchènes.

Liste des peuples déportés en 1944

Tchétchènes-Ingouches ( Musulmans)
Tatars et Ahiskalis ( Musulmans)
Karatchai-Balkar Turcs( Musulmans)
Kalmuk ( Boudistes)
Allemand de la volga( Chrétiens)
Polonais( Chrétiens)
Lituaniens( Chrétiens)

 

Nbr.

1.200.000
1.127,000
200.000
200.000
605.000
200.000
60.000

3.593.000

60.000 Tchétchènes ont combattu au sein de l’ armée rouge contre l’ Allemagne nazi. Au retour de la guerre, pour les remercier Staline a ordonné leur déportation en Sibérie. Les peuples deportés ne reverront leurs terres qu’ en 1957.

A-H. Tchapayev a combattu les allemands et a été gravement blesse durant la seconde guerre mondiale. Voici son témoignage:
Je suis parti au front avec beaucoup de jeunes gens du village de Saadi-kotar. Nous avons arrêté les ennemis à Smolensk, c’ est durant cette bataille que j’ ai été blessé. Je suis resté à l’ hôpital. Je n’ avais pas encore fais le service militaire, mais j’ ai été réformé. Un officier a découvert que j’ étais Tchétchène et m’ a dit que l’armée russe viendrait bientôt dans notre République. Quand je suis retourné à Grozny, tout était normal. Mais quatre jours plus tard, le 23 février 1944, les arrestations ont commencé. Je pense que les dirigeants Tchétchènes de l’ époque ont une part de responsabilité. Ils non pas voulu organiser une résistance dans les montagnes. cette année là, ma mère, mon père, mon oncle et ma tante ont été exécutés.
Et les villages ont été complètement vidés.

A.Magamadov a été blessé au combat pendant la deuxième guerre mondiale. Voici son témoignage.

J’ai combattu avec le 255ème régiment de cavalerie Tchétchène-Ingouche contre les Allemands. Après avoir été blessé au front, j’ ai passé cinq moi à l’ hôpital. Le 4 janvier 1944, je suis rentré chez moi pour une permission d’ un mois. J’ ai bénéficié d’ un mois supplémentaire car ma santé n’ était pas bonne. Le 23 février, je me trouvais donc à la maison. Je suis parti voir un officier pour l’ informer que je ne pouvais pas aller au front, il a déchiré mes papiers, et m’ a crié: “les gens comme toi, on en a pas besoin au front!”.

Si seulement j’ étais mort comme mon grand frère à Stalingrad, je n’ aurais pas su ce qu’ ils feraient à mon peuple et à moi même.


Ils nous ont réuni à Semipolatinsk, nous somme descendu à la station de Belitchag. Ils nous ont emmené dans deux Kolkhoz. Nous avions faim et froid, c’était très difficile de survivre. Le peuple autochtone était déjà très pauvre. nous les avons aidés avec les vivres que nous avions apporté des villages.
Durant les premiers mois, mon père et mes deux frères sont morts. J’ ai été intégré en 1945 dans une équipe de bûcherons. Nous somme parti à Volgodonskaya.

Quand je suis rentré après la guerre, au printemps, des centaines de Tchétchènes étaient morts de faim et du typhus. les survivant étaient très affaiblis. Je n’ai pas trouvé de membre de ma famille en bonne santé.