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TCHETCHENIE

07/02/04 - A propos de l'opération du Daghestan (1) et de la récupération de l'événement par Zakaïev, Dupuis et leurs amis.

Parmi les nombreuses manoeuvres internationales pour casser la résistance tchétchène, la plus perverse vient des amis européens d'Ahmed Zakaïev (2). Au nom d'un obscur plan de paix, Olivier Dupuis a posé une question au Parlement Européen, le sommant de démentir que Shamil Bassaïev avait rencontré M. Voloshin, à l'époque chef de l'administration présidentielle russe et M. Surikov agent du GRU en juillet 1999 sur le territoire de l'Union européenne et, en l'occurrence, dans le sud de la France.(voir ci-dessous les documents joints)
Que Bassaïev ait rencontré des Russes en France, à Moscou ou à Tataouine, qu'est-ce que cela peut changer?
Que l'opération du Daghestan ait été une vaste manipulation, personne n'en doute. Les Moudjahidines eux même le savent. Ils s'étaient prononcés lors d'un "majlis ech choura" préparatoire pour une attaque de l'Ossétie du nord, région riche en bases militaires russes faciles a piller. Bassaiëv et Hatab avaient, eux, décidé de conduire leurs troupes et tous les membres des autres groupes armés au Daghestan.
Que Poutine ait profité pour son élection de cette opération est certain, Bérézovsky son conseiller à l'époque, avait même proposé un million de dollars à Bassaïev pour qu'il puisse s'équiper avant l'attaque. Les moudjahidines en ont également largement profité. Bassaïev a expliqué ses choix et confirmé le don de Bérézovsky à la télévision tchétchène peu de temps avant l'invasion russe.
Si certains lui ont reproché ses choix stratégiques lors des combats et la perte de 400 combattants au Daghestan, personne ne lui a contesté le fait d'avoir empoché les dollars, n'y même d'avoir utilisé les images du Daghestan à des fins de propagande. Tout le monde savait en Tchétchénie que les Russes allaient revenir. Qu'ils viennent avec Poutine ou avec un autre, qu'ils attaquent en 1999 ou en 2005, ne changeait rien. Il valait mieux commencer la guerre les poches bien pleines.
Pour ceux qui ont fuit le Jihad comme Zakaïev et consorts, l'histoire est différente. Leur avenir politique est compromis en Tchétchénie, alors Ils essayent de casser l'alliance entre le président Maskhadov, son groupe de résistants et les groupes qui veulent instaurer la "Charia" dans le Caucase. Ils essayent d'apparaitre comme des interlocuteurs propres et crédibles aux yeux des Occidentaux afin d'être choisis le temps venu pour négocier avec les Russes. Ils pensent bénéficier d'un plan de paix de l'ONU pour prendre le pouvoir à Grozny. Ils sont plus proche des instigateurs du plan de Genève pour la Palestine ou du plan "Karzaï" pour l'Afghanistan que de la population au nom de laquelle ils sont supposés agir. La population tchétchène soutient la résistance et déteste les fuyards plus que les collabos. Zakaïëv le sait bien. A chacune de ses intervention sur le "oueb", il reçoit des milliers de mails d'insultes.

Documents :

Opération au Daghestan : L'opération s'est déroulée en deux étapes. La première en juillet 1999 : Bassaïev et Hatab sont entrés au Daghestan à la tête de mille combattants. Pensaient-ils reproduire le coup d'éclat de Bassaïev lors de la première guerre et intimider le Kremlin? Quoi qu'il en soit, les Russes ont contre-attaqué et encerclé deux villages, karamahi et de chabanmahi.

La deuxième opération a eu lieu en août 1999 pour répondre à l'agression des Russes contre les villages Daghestanais et créer une diversion pour que les musulmans assiégés puissent sortir.

Il semble que les Moudjahidines aient surestimé à cette époque leurs forces. La victoire spectaculaire contre l'armée russe lors du conflit de 1994 en est la principale raison.

Fin août les russes commençaient les bombardements sur la Tchétchénie.

Une deuxième erreur stratégique sera commise quand l' état major des moudjahidines laissera la quasi intégralité de ses troupes s'enfermer dans grozny alors que les Russes pénétraient en terre tchétchène. Personne ne pensait que Poutine ferait raser la ville en la bombardant et qu'il tenterait d'anéantir les résistants en donnant l'ordre d'attaquer les hopitaux. 3000 combattants sont tombés avant que la tactique de la guérilla ne soit enfin adoptée.

RENCONTRE BASSAIEV/SERVICES SECRETS RUSSE EN 1999 (Documents reçus sur la email Redaction@quibla.net)
Bruxelles, le 21 janvier 2004. Selon une étude du chercheur, spécialiste de la Russie, John B. Dunlop, publiée le 8 janvier dernier sur RFE/RL, un certain nombre de journalistes et d'analystes politiques russes ont manifesté leur conviction que M. Shamil Basaev, chef d'une aile extrémiste et terroriste de la résistance tchétchène, et M. Anton Surikov, agent du GRU, les services secrets des forces armées russes, se soient rencontrés à nouveau, quelques années après les rencontres fréquentes qu'ils avaient lorsque M. Basaev était vice-ministre de la Défense dans le gouvernement des indépendantistes abkhazes. Lors de cette rencontre qui avait lieu dans le sud de la France en juillet 1999, dans la propriété d'un saoudien, trafiquant international d'armes de son état, ils se trouvaient en compagnie du chef de l'administration présidentielle russe, M. Aleksandr Voloshin, afin de sceller un accord qui donna lieu le mois suivant à l'invasion du Daghestan par M. Basaev. Immédiate ment après, les forces armées russe réoccupaient la Tchétchénie. Durant l'été 2000, après que le journal " Versija" ait publié un article sur la dite réunion accompagné d'une photo du groupe Voloshin, Basaev et Surikov, et alors qu'un journaliste de " Versija" demandait à M. Surikov confirmation de la rencontre, celui-ci répliqua "plutôt brutalement" de le laisser tranquille sans pour autant ne jamais démentir que la réunion ait bien eu lieu.


La QUESTION A ÉTÉ POSÉE AU PARLEMENT EUROPÉEN de confirmer ou non cette information: LE CONSEIL PEUT-IL DEMENTIR QUE M. VOLOSHIN, BASAEV ET SURIKOV SE SOIENT BIEN REUNIS SUR LE TERRITOIRE DE L'UNION EN JUILLET 1999 ? Question posée par Olivier Dupuis, député européen, radical: « Le Conseil peut-il démentir qu'une réunion entre M. Voloshin, à l'époque chef de l'administration présidentielle russe, M. Basaev et M. Surikov ait eu lieu en juillet 1999 sur le territoire de l'Union et, en l'occurrence, dans le sud de la France ? »
Olivier Dupuis, A DÉS LORS ÉTÉ VIOLEMMENT ATTAQUÉ PAR DES PARTISANS DE M. CHAMIL BASSAIEV: Bruxelles, le 28 janvier 2004. L'Agence de presse "Kavkaz", proche de M. Chamil Bassaiev, a durement attaqué Olivier Dupuis, député européen, radical, qui a entamé il y a 10° jour une grève de la faim pour la Tchétchénie. Dans un éditorial elle l'accuse notamment de provocation contre " les rangs de la résistance" pour avoir demandé dans une question parlementaire au Conseil s'il apparaissait que M. Chamil Bassaiev avait rencontré en France l'ex chef de l'administration présidentielle russe Aleksandr Voloshin et un officier des services d'information militaire (Gru) en juillet 1999, autrement dit un mois avant l'invasion réalisée par M. Bassaiev au Daghestan. REPONSE d'Olivier Dupuis: " Ces attaques que m'adressent les proches de M. Bassaiev sont non seulement extrêmement significatives mais aussi particulièrement bienvenues. Elles sont significatives de la nervosité croissante qui s'est emparée des partisans de M. Bassaiev, de ceux qui soutiennent son combat politique et militaire. Ces attaques font suites à celles qui avaient pour cible le Plan de Paix présenté par M. Ilyas Akhmadov, le ministre des Affaires Etrangères du gouvernement de M. Maskhadov. Le plan de paix de M. Akhmadov propose l'établissement d'une administration provisoire des Nations unies en Tchétchénie, à partir du retrait de l'ensemble des forces militaires et civiles russes et du désarmement de ... l'ensemble des forces de la résistance tchétchène. Ce qui n'est sans doute pas pour plaire à M. Bassaiev. Mais ces attaques sont également les bienvenues en ce qu'elles pourraient ê tre l'occasion pour tous les Tchétchènes de lancer un grand débat sur la résistance tchétchène et, en particulier, sur les différences radicales qui continuent à séparer le combat du Président Maskhadov et de ses partisans de celui de M. Bassaiev et des siens. Ces différences ne sont pas nouvelles. Elles s'étaient déjà clairement manifestées lors des élections présidentielles tchétchènes de 1997 où M. Maskhadov avait été é lu par plus de 60% des votants tandis que l'option « djihadiste » ou « whahabite » représentée par M. Bassaiev recueillait 20% des suffrages. Ce débat est indispensable et urgent. Inutile de se cacher qu'il est aussi extrêmement difficile. Pour des raisons qui renvoient au devoir d'"Union sacrée" face à l'ennemi, à des contingences militaires et, sans doute aussi, pour certains, à l'image de combattant héroïque de la première guerre qui continue à auréoler M. Bassaiev, la plupart des Tchétchènes continuent à se refuser à toute attaque publique contre "l'allié Bassaiev". A l'heure où la question qui doit se poser à tous les Tchétchènes est à nouveau celle, dramatique, de leur survie en tant que personnes et en tant que peuple, ils doivent trouver le courage de condamner sans ambiguïté le romantisme fou, l'irresponsabilité absolue ou la présomption délirante d'un leader po litique et militaire qui croit ou qui feint de croire qu'il réussi depuis sa triste expérience en Abkhazie, il y a dix ans, à manipuler les services secrets d'un pays comme la Russie. La réalité est que M. Bassaiev est l'agent le plus prévisible et donc le plus utile d'une association criminelle qui utilise, depuis Moscou, la Tchétchénie, pour continuer à occuper le pouvoir."


PRECISONS QU'OLIVIER DUPUIS EST EN GREVE DE LA FAIM DEPUIS LE 16 JANVIER POUR PROTESTER CONTRE L'INACTION SUR LA GUERRE EN TCHETCHENIE ET SOUTENIR LE PLAN DE PAIX en faveur de l'établissement d'une administration provisoire des Nations unies sur la Tchétchénie PROPOSÉ PAR LE GOUVERNEMENT TCHETCHENE MASKHADOV. (l'Appel de soutien au Plan de Paix se trouve sur le site www.radicalparty.org <http://www.radicalparty.org> )
PLAN SOUTENU PAR: 145 DEPUTES EUROPEENS Bruxelles, le 2 février 2004. Jens-Peter Bonde, président du groupe Europe des Différences (Danemark), Emma Bonino, ancienne commissaire européenne (Radical, Italie), Daniel Cohn-Bendit, coprésident du groupe des Verts (France), Gerard Collins, ancien Ministre des Affaires Etrangères (UEN, Irlande), Ciriaco De Mita, ancien Premier Ministre (PPE, Italie), Monica Frassoni, coprésidente du groupe des Verts (Belgique), Vitaliano Gemelli, président de la Commission Pétitions (PPE, Italie), Renzo Imbeni, viceprésident du Parlement Européen (PSE, Italie), David Martin, viceprésident du Parlement Européen (PSE, Royaume-Uni), Gérard Onesta, viceprésident du Parlement Européen (Verts, France), Doris Pack, présidente de la Délégation pour les relations avec les pays de l'Europe du sud est (PPE-DE, Allemagne), Marco Pannella (Radical, Italie), Michel Rocard, ancien Premier Ministre (PSE, France), Ursula Schleicher, présidente de la Délégation avec les pays du Caucase méridional (PPE, Allemagne), Bart Staes, président de la Délégation parlementaire de coopération UE-Russie (Verts, Belgique), Walter Veltroni, Maire de Rome (PSE, Italie), Graham R. Watson, président du groupe Libéral (Royaume Uni) ainsi que 128 parlementaires européens de tous les groupes politiques et de tous les Etats membres de l'UE.


TANDIS QUE: 11 DEPUTES EUROPEENS DEMANDENT A INTERPOL DE CONSIDERER COMME NUL ET NON AVENU LE MANDAT D'ARRET CONTRE LE MINISTRE TCHETCHENE AKHMED ZAKAIEV Bruxelles, le 29 janvier 2004. Catherine Lalumière, vice-présidente du PE (France, PSE), Daniel Cohn-Bendit, co-président du Groupe Vert (France), Francis Wurtz, président du Groupe GUE (France), Ari Vatanen (Finlande, PPE-DE), Glyn Ford (Royaume Unit, PSE), Fodé Sylla (France, GUE/NGL), Geneviève Fraisse (France, GUE/NGL), Giuseppe Di Lello (Italie, GUE), Harlem Désir (France, PSE), Gianfranco Dell'Alba et Olivier Dupuis (Italie, Radicaux), ont envoyé aujourd'hui une lettre au Secrétaire Général d'INTERPOL, Ronald K. Noble, dans laquelle ils lui demandent des assurances quant au fait qu'à la lumière des décisions judiciaires du Danemark et du Royaume-Uni, le mandat d'arrêt international concernant le ministre tchétchène soit considéré comme nul et non-avenu. Rappelons qu'en février dernier, des parlementaires européens avaient remis le "passeport pour la liberté" à Akhmed Zakayev, ministre de la culture du Gouvernement tchétchène du Président Maskhadov, à un moment où il se trouvait, après un premier refus opposé par les autorités danoises à une requête d'extradition de la Fédération russe, objet d'une nouvelle demande d'extradition qui fut un an plus tard rejetée par les autorités judiciaires britanniques.

01/2004 - Promesse de Shamil Bassaiev pour 2004

Le commandant Shamil Bassaiev s'engage pour l'année 2004 à ne plus commettre d'attaque en Russie contre les citoyens désarmer, si Poutine s'engage de son coté à respecter les conventions de Genève concernant l'art de la guerre.( Les attaques contre des cibles militaires, ne sont pas comprise dans la trêve proposée par le commandant Shamil

Bilan des pertes russes en 2003

Bassaiev a complété sa déclaration par un bilan des pertes russes en Tchétchénie pour l'année 2003.
8000 russes sont morts. 31 hélicoptères ont été descendus.
1100 blindés ont été détruits.

Appel à l’ opinion publique mondiale de Shamil Bassaiev.

Les massacres, le génocide de notre peuple continue. Les personnes âgées, les femmes, les enfants sont tués et tout notre environnement est souillé de nouveau par les russes. Les politiciens russes coupables de la mort de 100 000 innocents ne sont toujours pas jugés. Le terrorisme d’ état a détruit notre vie, nos maisons nous laissant affamés dans le froid.
Nous en appelons à tous ceux qui refusent de cautionner ces massacres et qui souhaitent comme nous, que les choses changent durablement.
L’ opinion internationale peu influencer la politique de l’ état russe, malheureusement les faibles voix qui se sont élevées, jusque a présent, nous ont obligé à combattre dans des conditions très difficiles. Je suis Musulman, je ne suis pas fanatique ou fondamentaliste, je n’ aime pas les extrémistes, qui veulent toujours résoudre les problèmes en trouvant des solutions radicales. Mais je combattrai jusque à mon dernier souffle pour que mon peuple vive en paix et libre.
Je serai toujours opposé à la politique russe et ses relais mafieux qui impose leur terreurs sur notre sol. Leur seul but est, à terme, l’ épuration ethnique, l’ élimination complète des musulmans du Caucase.
Il n’ y a pas d’ autre choix, pour que la prospérité revienne dans nos régions, il faut que tous les russes et tous leurs amis s’ en aillent.
Toutes les preuves ont été réunies, il faut condamner les responsables de ces crimes contre l’ humanité.