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Tchétchénie
La résistance tchéchène
confirme que le Commandant Abou Hafs a trouvé le martyr
La
résistance tchétchène a confirmé ce
mardi 28 novembre 2006 que le Commandant Abou Hafs était
tombé martyr dans une bataille avec les forces d'occupation
russes au Daghestan. Selon le site "la Voix du Caucase",
une violente bataille a eu lieu le dimanche 26 novembre, entre
un groupe de résistants conduits par le commandant Abou
Hafs et des commandos de forces spéciales russes, qui s'est
soldée par la mort d'Abou Hafs et de deux moujahidine.
Les forces d'occupation russes ont annoncé
dimancghe la mort d'Abou Hafs, de son vrai nom Farès Youssef
Amiret, de nationalité jordanienne, né en 1973,
et ce à la suite d'une bataille féroce qui a duré
4 heures, dans le village de Makhachkala au Daghestan; après
avoir refusé de se rendre Abou Hafs, avait rejoint la résistance
tchétchène en 1995 et remplacé le commandant
Abou Walid Al Ghamghi en 2004; il était responsable de
la planification et de l'exécution de nombreuses opérations
contre les occupants russes en Tchétchénie.
Source : http://islammemo.cc/article1.aspx?id=21341/
Inna lillahi ve inna ilayhi rajiun |
Opérations spéciales
à Moscou et à Londres : la méthode Poutine-Kadyrov
pour se débarraser des gêneurs
Par Fausto Giudice,
19 novembre 2006
1-
Un transfuge du FSB empoisonné à Londres
Aleksander Litvinenko, qui a obtenu le mois dernier la citoyenneté britannique,
était lieutenan-colonel du FSB, l’ex-KGB, lorsqu’il s’enfuit en Turquie
en 2000 après s’être évadé de la prison de Lefortovo et de là, passe
à Londres. Dans un premier livre publié en 2002, « Le FSB fait
sauter la Russie » - dont fut tiré
un film et qui lui valut une condamnation par contumace par une cour
martiale russe - il expliquait comment, jeune idéaliste, chargé de la
lutte contre le crime organisé, il avait progressivement découvert que
le FSB n’était qu’une organisation criminelle, responsable entre autres
des attentats attribués à la résistance tchétchène, attentats qui permirent
la réélection de Vladimir Poutine et le déclenchement de la deuxième
guerre de Tchétchènie. Litvinenko venait de publier à la mi-octobre
un nouveau livre accablant le FSB de Poutine pour les nombreux crimes
commis par ses hommes, en particulier l’exécution de contrats.
Litvinenko, comme Politkovskaïa, était donc sur la
liste des personnes à abattre. Lui n’a pas eu droit à une rafale mais
à quelque chose de plus sophistiqué. Un inconnu lui avait donné un rendez-vous
dans un bar à sushi de Londres le 1er novembre 2006 et lui
avait remis des documents sur l’identité des assassins d’Ana Politkovskaïa.
Or les feuilles de papier étaient imprégnées de thalium, un métal toxique
qui entre dans la composition de la mort-aux-rats.
Depuis, Aleksander Litvinenko lutte entre la vie et la mort. Son état est « grave
mais stable ». Le Specialist Crime Directorate de Scotland Yard
mène l’enquête. On retrouvera évidemment jamais le coupable, qui a repris
l’avion pour Moscou aussitôt sa mission accomplie.
2 - Abattu comme un chien :
Movladi Baisarov est mort comme
il a vécu, en misérable
Movladi
Baisarov est mort trop tard pour avoir droit à un article d’Ana Politkovskaïa,
qui aurait été la seule journaliste russe capable d’expliquer ce qu’était
cet homme et ce qu’il représentait. Movladi Baisarov est mort samedi,
sur une avenue de Moscou, abattu par des policiers qui tentaient de
l’interpeller. Il aurait brandi une grenade et n’aurait pas eu le temps
de la dégoupiller. Movladi
Baisarov n’était pas un résistant, mais un criminel
de guerre, un trafiquant, en un mot un bandit de grand chemin. Au service
du FSB, l’ex-KGB russe depuis une douzaine d’années, il dirigeait la
brigade « Gorets » (les « Montagnards »), une centaine
de tueurs au service des occupants russes et dont les spécialités étaient :
-
le trafic d’essence
-
- l’organisation de kidnappings crapuleux
-
les exécutions extrajudiciaires.
Baisarov était recherché par la justice
russe pour l’exécution de sang-froid de dix membres d’une même famille,
exécutés avec un fusil muni d’un silencieux. Il était entré en conflit
avec Ramzan Kadyrov en avril dernier, après que ses hommes eurent arrêté
un parent du nouveau chef des collaborateurs tchétchènes, favori de
Poutine. Depuis, les hommes de Baisarov vivaient retranchés dans leur
village de Pedebonskoïe, attendant que leur chef convainque ses patrons
du FSB à Moscou de le reprendre à leur service. Malheureusement, il
n’a pas su les convaincre. Poutine a tout misé sur Kadyrov et donc,
tout concurrent doit être éliminé. De surcroît, Baisarov avait aggravé
son cas en donnant des interviews à la presse moscovite, où il laissait
clairement entendre que c’était Kadyrov qui avait ordonné et organisé
l’assassinat d’Ana Politkovskaïa. C’était assez pour lui faire connaître
le même sort.
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