Turquie
Assassinat de Hrant Dink : la Turquie, choquée,
perd l’un de ses fils
NDLR Quibla : environ 100 000 personnes ont participé
aux funérailles, mardi à Istanbul, de Hrant Dink, le journaliste
turc d’origine arménienne, assassiné par un jeune
homme de 17 ans vendredi dernier. Voici ce qu’écrit sur
cette affaire le site des amis de la Turquie www.tetedeturc.com
(Tête de Turc, 21.01.07) - L’assassinat,
vendredi 19 janvier, à Istanbul, du journaliste et essayiste
turc d’origine arménienne, Hrant Dink, a mis la Turquie
en état de choc. Dans un même élan d’indignation
et de colère, de peine et de tristesse, l’ensemble des
médias et de la classe politique turcs, gouvernement en tête,
ont condamné avec force ce crime odieux. La Turquie, en deuil,
fait aujourd’hui corps avec sa communauté arménienne,
dont Hrant Dink était l’un des représentants.
38 heures à peine après le meurtre, son auteur présumé,
un jeune désoeuvré de 17 ans originaire de la région
de Trabzon (mer Noire), Ogün Samast, a été arrêté
à Samsun (mer Noire) puis transféré à Istanbul
par les forces de sécurité turques, à l’issue
d’une enquête minutieusement menée. Vraisemblablement
dénoncé par son propre père, qui a reconnu son
fils sur les photos diffusées par les médias et obtenues
grâce à des caméras de surveillance sur le lieu
du crime, Ogün Samast a rapidement reconnu les faits. L’enquête
judiciaire devra désormais établir si l’assassin
a agi de sa propre initiative ou dans le cadre d’une opération
commandée. Six autres personnes, des complices présumés
du meurtrier, sont actuellement entendus par la police.
Hrant Dink, 53 ans, a été abattu de plusieurs balles devant
le siège du journal turco-arménien Agos dont il était
le fondateur et le rédacteur en chef. Dans la nuit du 19 au 20
janvier, environ 1500 personnes ont manifesté devant les locaux
du quotidien à l’initiative d’organisations anarchistes
et d’extrême gauche, au sein desquelles Dink a longtemps
milité. Depuis, de nombreux passants, dans un flux régulier,
viennent sur place se recueillir et manifester leur solidarité.
Le chef de l’Etat, Ahmet Necdet Sezer et le numéro deux
du gouvernement, le ministre des Affaires étrangères,
Abdullah Gül, ont présenté leurs condoléances
"tout particulièrement à la communauté arménienne
et à la famille de Hrant Dink". Le second devrait assister
aux funérailles prévues mardi prochain dans une église
arménienne d’Istanbul.
Lire la suite sur http://www.tetedeturc.com/home/spip.php?article6367
Lire aussi le texte de l’écrivain français Pierre
Loti sur les massacres de 1915-1916, extrait de son livre Les Massacres
d’Arménie, paru en 1918 http://www.tetedeturc.com/home/spip.php?article89&var_recherche=Pierre%20Loti
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