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| L'Empire contre
l'Iran |
En direct de « Je peux dire avec
certitude que Ces phrases sans queue ni tête ont été prononcées le mercredi 14
février par le président de la première puissance militaire du monde,
le même qui, après quatre ans d’occupation, n’a toujours pas trouvé
d’armes de destruction massive en Iraq. À la question d’un reporter de savoir s’il pensait que l’Iraq était
en proie à la guerre civile, le dangereux crétin de
Par Michel Chossudovsky, 21 février 2007 Dubaï, Émirats
arabes unis, 21 février 2007 – Baptisé
du nom de code TIRANNT, "Theater Iran Near Term"
(« Échéance proche théâtre Iran »), par ses planificateurs
militaires US, ce plan a déjà identifié des milliers de cibles en Iran
dans le cadre d’un Blitzkrieg (guerre-éclair) du type « Shock and
Awe » (« choc et effroi ») qui en est à
sa phase finale de préparation.
"Début
2003, alors même que les forces US étaient sur le pied de guerre contre
l’Iraq, l’armée de terre avait déjà commencé à mener une analyse pour
une guerre de grande envergure contre l’Iran.
L’analyse, appelée TIRANNT, pour "theater Iran near term"
(« Échéance proche théâtre Iran »), était couplée avec un
scénario de simulation d’une invasion par le corps des Marines et d’une
réplique de l’Iran avec des missiles. Les planificateurs US et britanniques
conduisaient simultanément un jeu de stratégie sur "Les intérêts
généraux et les objectifs de sécurité nationale exprimés dans (USCENTCOM, http://www.milnet.com/milnet/pentagon/centcom/chap1/stratgic.htm#USPolicy, souligné par nous) En accord avec
le séquençage des opérations établi par le CENTCOM en1995, les plans
pour cibler l’Iran ont été activés dans le cadre de TIRANNT immédiatement
après l’invasion de l’Iraq. Confirmée par Arkin, la composante opérationnelle
de l’agenda militaire concernant l’Iran a été lancée en mai 2003 « quand
les concepteurs de modèles et les spécialistes du renseignement ont
assemblé les données nécessaires pour une analyse de scénario à grande
échelle en vue d’une guerre contre l’Iran. » (Arkin, op cit). En
octobre 2003, divers scénarios pour une guerre contre l’Iran ont été
envisagés.
"L’Armée
de terre, Simultanément,
les diverses composantes parallèles de TIRANNT ont été mises en place,
notamment le "Concept d’opérations" des Marines. "Les Marines,
entre-temps, ont été non seulement engagés dans les plans de guerre
du CENTCOM, mais se sont concentrés sur leur propre spécialité, l’ « entrée
forcée ». En avril 2003,
le Corps des Marines a publié son "Concept d’opérations" pour
une manœuvre contre un pays fictif, qui explore la possibilité de déplacer
des forces de navires vers la terre ferme, contre un ennemi donné, sans
établir auparavant une tête de pont sur la côte. Bien que l’ennemi du
Corps des Marines soit décrit seulement comme un pays révolutionnaire
profondément religieux nommé Karona, il s’agit indubitablement de l’Iran
– avec ses Gardiens de la révolution, ses armes de destruction massive
et ses ressources pétrolières. Divers scénarios
impliquant les missiles iraniens ont aussi été examinés dans une autre
étude, démarrée en 2004 et connue sous le nom de BMD-I (défense de missiles
balistiques – Iran). Dans cette étude, le Centre d’analyse de l’armée
de terre a modélisé les performances
des systèmes d’armement US et iraniens pour déterminer le nombre de
missiles iraniens dont on pourrait s’attendre à ce qu’ils percent les
défenses de la coalition (occidentale).
La planification
au jour le jour du traitement de l’équipement en missiles de l’Iran
échoit au Commandement stratégique US à Omaha. En juin 2004, Rumsfeld
a alerté le commandement pour qu’il se prépare à appliquer le CONPLAN
8022, un plan global d’attaque qui inclut l’Iran. Le CONPLAN 8022 prévoit
que les bombardiers et les missiles soient prêts à entrer en action
dans les douze heures suivant un ordre présidentiel. La nouvelle force
d’intervention, m’ont dit mes sources, est surtout préoccupée par le
fait que, dans le cas où elle serait appelée à procéder à des frappes
globales rapides contre certaines cibles en Iran en cas d’urgence, il
faudrait faire savoir au Président que la seule option possible est
nucléaire. » (William Arkin,
Washington Post, 16 avril 2006).
"Choc et effroi" La planification
militaire US prévoit que l’OTAN et Israël auront des tâches spécifiques
dans le cas d’une attaque contre l’Iran. La marine allemande est déployée
formellement sous mandat de l’ONU dans Comme cela a
été documenté par Global Research, des manœuvres militaires de grande
envergure ont été conduites depuis l’été dernier par l’Iran et ses alliés
de l’Organisation de coopération de Shanghai, dont Ce qui est maintenant
envisagé par Washington, c’est un recours à une force militaire écrasante
en représailles pour une non-obéissance iranienne alléguée. C’est là
évidemment le prétexte, la justification pour déclencher une guerre.
Le Pentagone a également envisagé des représailles contre l’Iran dans
le cas d’une novelle attaque du type 11 septembre : "Un troisième
plan a été établi pour arrêter et répondre militairement à une autre
attaque terroriste majeure contre les USA. Il inclut des longues annexes
qui offrent toute une série d’options de représailles militaires rapides
contre des groupes terroristes, des individus ou des commanditaires
étatiques, selon ceux que l’on croit être derrière les attaques. Une
nouvelle attaque (du type 11 septembre) pourrait fournir à la fois une
justification et une opportunité – qui manque aujourd’hui – pour s’en
prendre à certaines cibles connues, à en croire des responsables actuels
ou passés de Ce document
militaire présume qu’une seconde attaque du type 11 septembre – « qui
n’existe pas pour le moment » - pourrait utilement fournir à la
fois « la justification et l’opportunité » pour déclencher
une guerre contre « certaines cibles connues [l’Iran et
Cibles civiles Des informations
parues dans la presse du Moyen-Orient confirment que les frappes aériennes
prévues ne seraient nullement limitées aux installations nucléaires
iraniennes. Le QG du commandement
central en Floride Florida (CENTCOM)
a déjà sélectionné une liste complète de cibles militaires et civiles.
Des sites industriels, des infrastructures civiles – routes, systèmes
d’adduction d’eau, ponts, centrales électriques, tours de télécommunications,
bâtiments gouvernementaux – sont désignés pour ce Blitzkrieg. «
Un simple raid pourrait voir frappées 10 000 cibles par des avions
décollant des USA et de Diego Garcia » (Gulf News, 21 février 2007). Guerre nucléaire Les planificateurs
militaires sont censés être favorables à l’usage d’armes conventionnelles.
Le recours à des armes nucléaires tactiques, qui font désormais partie
de l’arsenal opérationnel au Moyen-Orient, n’est pas envisagé, du moins
dans la première étape du Blitzkrieg parrainé par les USA. Il n’en reste
pas moins que le fait que l’on fasse savoir que les armes nucléaires
sont une option possible dans le théâtre de la guerre conventionnelle
indique que leur usage fait partie intégrante de la planification militaire. En novembre 2004, le Commandement stratégique US a conduit une importante manoeuvre
d’application d’un « plan de frappe globale » baptisé « Éclairage global
». Cette opération comprenait une simulation d ‘attaque contre un «
ennemi fictif » (l’Iran) avec des armes conventionnelles et nucléaires.
Suite à cette manœuvre, le Commandement
stratégique a déclaré être en état de préparation avancé. Dans ce contexte, CONPLAN est l plan opérationnel découlant du
Plan de frappe globale. Il est décrit comme » un plan à proprement parler
que « CONPLAN 8022 est le plan général chapeautant l’ensemble des scénarios
stratégiques prévus incluant des armes nucléaires et parmi lesquels
un choix sera fait. » Il est particulièrement concentré sur ces nouveaux types de menaces
– Iran, Corée du nord -, les proliférateurs ainsi que les terroristes
», a-t-il dit. « Rien ne dit qu’ils ne peuvent recourir au CONPLAN 8022
pour des scénarios limités contre des cibles russes et chinoises » (Selon Hans Kristensen, du Nuclear Information Project, cité
dans le Fil d’informations économiques japonais, op cit) Le recours à des armés nucléaires tactiques est envisagé dans le
CONPLAN 8022 à côté de celui à des armes conventionnelles, et fait aprtie
de la doctrine de la guerre préventive de l’administration Bush. En
mai 2004, (Pour plus de détails sur
l’option nucléaire
US, voir Michel Chossudovsky, Nuclear War against Iran, January 2006, The Dangers of a Middle East Nuclear War, February 2006, Is the Bush Administration Planning a Nuclear Holocaust , February 2006) Israël est prêt Les préparatifs de guerre en Israël ont été en cours depuis la
fin 2004. L’aviation israélienne attaquerait l’installation
nucléaire iranienne de Bushehr en utilisant des bombes anti-bunker
de fabrication Us et israélienne. Les attaques devraient avoir lieu
en trois vagues séparées « avec une protection contre les brouillages
de radar et de communications fournie par des AWACS et autres avions
US volant dans la région » (Voir W Madsen, http://www.globalresearch.ca/articles/MAD410A.html ). Les bombes anti-bunker
peuvent aussi être utilisées avec des charges nucléaires tactiques.
Déploiement naval Trois groupes
navals d’attaque, comprenant le Stennis,
l’ Eisenhower et le Nimitz, ont été déployés dans le Golfe
arabo-persique, selon Gulf News.
"Le groupe d’attaque Stennis
porte désormais la présence navale US dans le Golfe à un haut niveau.
Le Stennis et le porte-avions Dwight D. Eisenhower, qui sont déjà dans
la région, vont être bientôt rejoints par le porte-avions Nimitz. (Gulf News, 21 février 2007). Selon des sources militaires
britanniques, De septembre à décembre 2006, les USA
ont mené un nouveau scénario de guerre froide dirigé contre l’Iran et
leurs ennemis de l’époque de la guerre froide : baptisées « Bouclier
Vigilant 07 » , ses manoeurves n’étaient pas limitées au seul théâtre
moyen-oriental mais incluaient aussi Les détails
de ces manœuvres sont contenus dans un briefing du Commandement Nord
US (NORTHCOM) daté d’août 2006 (révélé par William Arkin
dans son article du Washington Post) . Redéploiement
de troupes US Comme confirmé
par des sources militaires, des milliers de soldats US ont été redéployés
des bases militaires US en Allemagne et en Italie vers des destinations
inconnues. On peut supposer qu’ils ont été dispatchés sur le théâtre
de guerre moyen-oriental dans l’éventualité où les frappes aériennes
entraîneraient une guerre au
sol avec l’Iran. Le Pentagone,
contredisant ses propres déclarations, a réfuté comme « ridicules »
les informations de la presse faisant état des préparatifs pour une
attaque tout azimut contre l’Iran « à court terme ». Original : Global Research |
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