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Vietnam

08/06/06 - Vietnam: pas d'indemnisation des victimes de l'Agent orange


Les USA ne compenseront pas les victimes de l'Agent orange mais sont prêts à donner des conseils sur les défoliants datant de la guerre du Vietnam (1964-75). Le sujet a été abordé durant la visite du secrétaire américain à la Défense, Donald Rumsfeld.
M. Rumsfeld, arrivé dimanche soir à Hanoi pour trois jours, a abordé le problème de la dioxine de l'Agent orange avec son homologue vietnamien, Pham Van Tra, et des responsables militaires. Mais les Etats-Unis ont opposé une nouvelle fin de non recevoir.
"Ce que nous pouvons faire, c'est fournir des informations scientifiques disponibles, des informations d'archives historiques que l'on pourrait avoir... et des conseils techniques sur la façon de traiter la question", a déclaré un responsable de la délégation américaine sous le couvert de l'anonymat.
Pendant la guerre du Vietnam, les troupes américaines avaient largement utilisé de l'Agent orange pour prévenir et éliminer les forces communistes basées dans le sud du pays. Les autorités de Hanoï estiment à des millions le nombre des personnes exposées directement ou indirectement aux conséquences des produits chimiques américains au Vietnam.
L'an dernier, un tribunal de New York avait rejeté une plainte vietnamienne contre deux géants fabriquants de produits chimiques américains, Monsanto et Dow Chemical. Le Vietnam a fait ensuite appel.
Les entretiens ont également porté sur la question des quelque 1380 militaires américains toujours considérés comme portés disparus pendant la guerre du Vietnam. "Ils ont assuré qu'ils essaieraient de faire plus", a indiqué le responsable américain. La guerre avait fait plus de 58'000 morts côté américain et plus de trois millions côté vietnamien.
Source : ats, 6 juin 2006

 

08/06/06 - Dioxine : Appel au soutien international aux victimes vietnamiennes


par Hèng Minh, Le Courrier du Vietnam, 29 mai 2006

À l'occasion de la visite au Vietnam, du 23 au 25 mai, du secrétaire général de l'ONU, Kofi Annan, l'Association vietnamienne des victimes de l'agent orange/dioxine (VAVA) lui a transmis l'"Appel" de la Conférence internationale en la matière, organisée en mars 2006 à Hanoi, et le recueil de photos Pour la douleur de l'agent orange.
Dans l'espoir que l'ONU, ainsi que la communauté internationale, s'intéressent à la question de l'agent orange et apportent un soutien et une aide efficace aux victimes vietnamiennes et à celles de plusieurs autres pays, VAVA a adressé une lettre à Kofi Annan. "La guerre est terminée depuis plus de 30 ans. Le Vietnam est en train de ressusciter, mais 4,8 millions de Vietnamiens ont été exposés à la dioxine, 3 millions en sont victimes de maladies graves et des dizaines de milliers de personnes en sont mortes dans la souffrance. D'innombrables femmes ont souffert de troubles de la reproduction et ont perdu toute chance de devenir mères. Et la douleur est encore plus poignante quand on sait que de nombreux enfants deviendront des victimes de la dioxine dè¨s leur naissance, quand ils souffriront de malformations congénitales et ne pourront jamais jouir de la joie d'avoir pu vivre, pour un seul instant minimum, comme des gens normaux," lit-on dans la lettre.
L'ONU doit être pleinement informée afin d'agir de manière appropriée, a déclaré le général Dang Vu Hièp, président de VAVA, dans sa lettre envoyée au secrétaire général Kofi Annan.
La Conférence internationale des victimes de l'agent orange, tenue les 28 et 29 mars à Hanoi, a lancé un "Appel" aux peuples du monde pour soutenir activement la lutte des victimes. Cette conférence a affirmé que les compagnies américaines, par la fabrication de produits chimiques toxiques dans un but lucratif, ont violé la loi internationale, les droits de l'homme et provoqué des conséquences terribles. Elles doivent donc indemniser les victimes.
Outre les Vietnamiens, nombreux sont les anciens combattants américains, sud-coréens, australiens, néo-zélandais... ayant participé à ce conflit, souffrent également de maladies graves en raison de leur exposition à la dioxine.
Source :
http://lecourrier.vnagency.com.vn/default.asp?CATEGORY_ID=16&NEWSPAPER_ID=37&TOPIC_ID=85&REPLY_ID=34544

 

08/06/06 - Deux rapports sur l'agent Orange à Gagetown (Canada) attendus


par Presse Canadienne, FREDERICTON, 31 mai 2006
Le chef d'une mission d'enquête sur l'utilisation de l'agent Orange et d'autres puissants défoliants à la base des Forces armées canadiennes de Gagetown, au Nouveau-Brunswick, soutient que deux rapports qui doivent être rendus publics ce jeudi dissiperont les mythes et la confusion entourant ces agents chimiques.
Dennis Furlong, coordonnateur de la mission du gouvernement fédéral chargée de recueillir les faits sur l'épandage d'herbicides à la base, affirme que l'un des rapports fera l'historique des épandages d'herbicides à Gagetown et précisera ce qui a été pulvérisé, quand, et en quelles quantités.
L'autre rapport présentera les résultats de tests sur les sols et la végétation de la base de Gagetown, a-t-il dit.
Selon M. Furlong, la controverse sur l'agent Orange a donné lieu à des informations erronées et des conjectures. Les rapports rétabliront les faits, a-t-il soutenu.
Des années 1950 jusqu'aux années 1980, des herbicides contenant de la dioxine - aujourd'hui interdite - ont été pulvérisés sur le terrain de la base.
Les agents Orange et Pourpre, largement utilisés pendant la guerre du Vietnam et reconnus pour causer des cancers et d'autres maladies, ont été testés à Gagetown en 1966 et 1967.
Source : http://www.cyberpresse.ca/article/20060531/CPACTUALITES/605311712/5293/CPSOLEIL


L'Agent Orange au Vietnam : une histoire qui n'est pas finie


Des millions de Vietnamiens ont été frappés par l'Agent Orange, une arme chimique de destruction massive utilisée par l'US Army durant la guerre du Vietnam.
La plainte des victimes vietnamiennes déposée au Tribunal de Premiére Instance de New York a été rejetée le 10 mars 2005. Les victimes vietnamiennes ont fait appel. Le monde entier attend avec impatience la décision de la Cour d'Appel de New York au mois de mars 2006.
André Bouny, pére d'enfants vietnamiens, est le président du Comité International de Soutien aux victimes vietnamiennes de l'Agent Orange et au procés de New York (CIS).
Il fait le point sur cette affaire dans les deux articles ci-dessous.

La justice de Corée du Sud ouvre le bal


par André Bouny, 29 janvier 2006
Source : http://www.anti-imperialism.net/lai/texte.phtml?section=CL&object_id=24299

La justice sud-coréenne condamne les deux principaux fabricants, Monsanto et Dow Chemical, à verser des dommages et intérêts à ses vétérans de la Guerre du Viêt Nam qui ont combattu aux côtés des Américains. Ils sont 20 615 vétérans Sud-Coréens à avoir porté plainte.

A Séoul, le jeudi 26 janvier 2006, le juge Choi Byung-deok de la Haute Cour révéle que les deux géants américains de la chimie, Dow Chemical et Monsanto, devront verser à 6 800 plaignants des dédommagements allant de 6 200$ à 47 500$ pour chacun. En justice, la difficulté est de prouver le lien de cause à effet car la défense se défausse invariablement là-dessus. Sur un nombre incalculable de maladies liées à l'Agent Orange par l'indéniable faisceau de présomptions que permet d'établir la similitude des maux des différents groupes humains exposés à ce poison, seulement treize maladies sont pour l'instant reconnues comme étant liées à l'Agent Orange. Comme l'Agent Orange attaque tout ce qui est vivant, chaque année la liste s'allonge. La derniére en date : le diabéte.

Et voilà que le Gouvernement de Nouvelle-Zélande vient de reconnaître depuis quelques mois la relation entre certaines maladies dont souffrent ses vétérans ayant combattu au Viêt Nam aux côtés des Américains et l'Agent Orange !

Quand viendra le tour des Laotiens, des Cambodgiens, des Australiens ayant aussi combattu aux côtés des Américains, des Philippins vivants autours des « points chauds » de stockage, et peut-être même de certains Canadiens qui ont travaillé et qui vivent autour de lieux où auraient été accomplis des essais d'Agent Orange au début des années 60?

Trois cents mille Sud-Coréens ont combattu au Viêt Nam entre 1965 et 1973 (officiellement, les défoliants ont été sprayés entre 1961 et 1971 par les Américains, en réalité, ils ont été épandus jusqu'en 1975 par l'armée sud-vietnamienne guidée par les USA).

Pour la premiére fois des juges établissent une « relation épidémiologique entre le défoliant et les maladies ». Car n'oublions pas que des vétérans américains ont reçu un « dédommagement » de 180 millions de dollars en 1984 par 7 compagnies chimiques américaines pour ne pas qu'ils déposent une plainte devant des tribunaux ! Quand on pense que ce sont 4,2 millions de combattants américains qui ont été exposés aux défoliants, non seulement le « dédommagement » est obscéne mais l'affaire va certainement rebondir avec la décision de la Haute Cour de Séoul.

Alors nous pensons aux millions et millions de victimes vietnamiennes de cette arme de destruction massive chimique. Les 300 000 Sud-Coréens ayant servi au Viêt Nam ne sont pas restés longtemps exposés au poison, ils ont été relevés par d'autres et beaucoup ne portent pas plainte, sans compter que depuis bon nombre sont morts en partie pour les mêmes raisons et, malgré cela, prés de 10% d'entre eux sont atteints de maladies et sont plaignants ! Quand est-il des vietnamiens qui étaient sous l'ouragan chimique et qui vivent et mangent sur le poison depuis 45 ans ?

La plainte des victimes vietnamiennes déposée au Tribunal de Premiére Instance de New York a été rejetée le 10 mars 2005. Les victimes vietnamiennes ont fait appel. Le monde entier attend avec impatience la décision de la Cour d'Appel de New York au mois de mars 2006.


Maintenant que la guerre est finie, elle continue. En silence.


par André Bouny, 7 février 2006
Source : http://www.anti-imperialism.net/lai/texte.phtml?section=&object_id=24323


C'est au Xéme siécle que le «Viêt Nam en devenir» avait connu sa derniére Indépendance. Depuis, ce «Viêt Nam en devenir» a connu divers envahisseurs, mongols, chinois, japonais, chinois de nouveau, portugais, français, américains..mille ans de guerre sans repos. Et, au terme d'un immense sacrifice national, une nouvelle Indépendance. La paix.

Mais maintenant que la guerre est finie elle continue. Une guerre silencieuse, si laide qu'elle n'a pas l'honneur des écrans. Bien sûr on la rencontre au « Village de l'Amitié » de Van Canh à Hanoi ou dans le « Village de la Paix » de Tu Du à Ho Chi Minh-Ville, deux lieux qu'on peut qualifier d'établissements pilotes du pays. Elles sont là les victimes visibles de l'Agent Orange. Les écrans du monde n'en veulent pas. Elles font peur. Certaines le savent. Elles souffrent d'être. Elles vous fouillent la pupille et demandent : « Qu'ai-je fait pour être comme ça ? » Et vous devenez l'accusé du monde entier. Celles-là ne sont que l'infime partie apparente d'un iceberg qui fait froid dans le dos.

Les autres victimes sont essaimaient sur deux mille kilométres du Sud au Nord. Elles sont en ville au détour d'une rue, en campagne au fond d'un chemin poussiéreux de terre rouge qui méne à un hameau de paillotes, quelque part dans la montagne ou bien dans un de ces innombrables bateaux-maison.

Cette maman nous présente son deuxiéme enfant flasque comme un linge sous le regard indicible de sa soeur et de la grand-mére qui n'y croit pas... © photo Alexis Duclos.

C'est cet homme d'une trentaine d'années qui, du haut de ses soixante centimétres, s'affaire autour d'une bouteille de gaz (le gaz en bouteille est apparu depuis peu de temps au Viêt Nam) qu'il a transformé en cuve à air comprimé à laquelle il a fixé un moteur récupéré sur un vieux ventilateur pour faire un compresseur. Il n'a ni jambe ni cuisse, il se déplace en pivotant sur son tronc grâce à des mouvements brusques d'épaules d'un côté à l'autre et, avec ses moignons de bras, il refait la pression d'air des roues de vélos, cyclopousse et cyclomoteurs, avec une étonnante rapidité. Il ne sait pas qui l'a conçu. Il n'a pas d'âge. Son adresse est ici, à l'angle de cette rue, au milieu de ferrailles rouillées et d'une circulation hallucinante. Dans ses déplacements mécaniques de manchot, tronc culotté d'un sac et visage bleui par les gaz d'échappements, ses moignons trient les billets avec l'aide de la bouche qui rend la monnaie. Celui-là s'en sort.

C'est cette fille de vingt-quatre ans, allongée sur son lit de planche depuis sa naissance. Paralysée, elle est aveugle et sourde. Elle grogne. A ses côtés gît un petit corps lesté à une tête énorme. C'est un garçon. Il gémit. Ses membres minuscules bougent autour de cette énorme tête qu'il ne peut pas tourner ni soulever. La mére exténuée est assise à côté d'eux. L'intérieur de la paillote est d'une pauvreté inimaginable. Sur la terre battue, le plus vieux des fréres frappe le sol avec les bras et la tête. Puis il se calme et fixe sa mére. Bouche ouverte sur des dents désordonnées, il bave et crie. Ensuite, il rampe et vient pleurer aux pieds de sa mére. Parfois, il la bat. La mére n'en peut plus, elle doit s'occuper d'eux jour et nuit jusqu'à la fin du dernier d'entre eux. Elle met à manger dans leur bouche et lave sur eux leurs besoins. C'est plus dur que la guerre, d'ailleurs le mari a déserté la famille. Seule, elle ne peut rien faire d'autre pour gagner sa vie. De la même maniére que ses voisins, elle se demande ce qu'elle a fait de mal dans cette vie ou dans une autre pour endurer cet enfer ? Maintenant que les autorités du pays ont expliqué l'origine du mal, elle reçoit un peu d'aide et de réconfort. Cette année, le village a fait une collecte pour les familles comme la sienne et ses voisins ont réparé son toit en paille de riz emporté par le dernier typhon. La mére répéte : « Que vont-ils devenir quand je ne serais plus là et qui va s'occuper d'eux ? Bien que trois de mes enfants soient déjà morts, j'ai peur que ceux-là me survivent et qu'ils soient mal traités. »
Deux paillotes plus loin, c'est la même situation.

Sur les Hauts plateaux, on est loin de tout. Ici, jadis, c'était la forêt primitive. Elle a disparu. Il n'y a plus rien. Ses habitants ont perdu leur représentation du monde. Il faut une semaine à pieds pour descendre au marché vers la plaine. Ce couple a construit une cabane avec, autour, deux cochons et quelques poules. Il cultive des patates douces et cueille des tubercules. La fille aînée était normale en venant au monde, juste une petite boule sous l'¦il. Mais la boule a augmenté, grossi. La grosse masse a emporté avec elle l'¦il et la joue et puis le menton qui, maintenant, reposent sur l'épaule. La mére a eu cinq enfants, deux sont morts à la naissance. Puis elle est morte à son tour d'étrange maladie. La grand-mére est si fatiguée qu'elle a le tour des yeux violet. Sa deuxiéme petite fille, jolie et intelligente, est aveugle. Ses yeux semblent avoir été brûlés. « Souvent, elle me dit qu'elle veut supporter sa souffrance toute seule », raconte la vieille dame. « Quand mon petit-fils encore vivant est né, sa mére n'a pas demandé si c'était un garçon ou une fille, elle a seulement voulu savoir si le bébé était normal ? » Maintenant, il est sur une planche à roulettes. Il se propulse de sa seule main et tourne en rond. Le pére, petit homme frêle, parle de ses enfants : « Ce serait une chance pour eux de mourir avant nous. »

Cette barque de pêcheurs a un toit arrondi sur sa partie centrale et des yeux peints de part et d'autre de la proue pour éloigner les crocodiles et les mauvais esprits. Sur la partie arriére, la mére cuisine sur un petit foyer en terre cuite dans lequel elle a pilé du charbon de bois. Le pére répare le filet. Son corps est couvert de boules grosses comme des oranges. Leurs deux enfants sont nés dans le bateau, sur le delta. La fillette a neuf ans. Elle est magnifique, intelligente, vive et douce. Son frére, sept ans, est arrivé dans la vie avec des poils sur tout le corps. Un docteur a dit qu'il s'agissait d'une hyper pigmentation appelée hirsutisme. L'enfant est d'intelligence normale mais il souffre d'une grande anxiété. Il est poilu comme un marcassin. Il se roule sans arrêt dans l'eau qui reste au fond du bateau. « Ca sent le poil mouillé », dit sa s¦ur qui en a peur. Elle préfére jouer avec le python qui vit à bord. « Nous allons manger ce serpent, et nous n'en aurons plus dans l'avenir, car mon fils en a raisonnablement peur », dit le pére. « Nous n'aurons plus d'enfant », ajoute la mére.

Loin de ceux-là, qui ne sont pas des cas extrêmes, l'actualité joue aux dés leur destin.

GENEVE, le 16 janvier 2006, le nouveau Président de la Commission des droits de l'homme de l'Onu pour la session 2006, le diplomate péruvien Manuel Rodriguez Cuadros a choisi de changer cette instance vieille de 58 ans et trés critiquée. Le nouvel organisme serait un Conseil des droits de l'homme. Louise Arbour, haut commissaire de l'Onu aux droits de l'homme approuve le projet et y voit un moyen de garantir une réaction plus prompte aux violations commises dans le monde. Le nouveau président soutenu dans ce projet par le secrétaire général de l'Onu, Kofi Annan, émet l'espoir que ce Conseil « renforcerait le systéme de protection des droits de l'homme » et « l'écarterait de toute forme de manipulation politique ». Contrairement à la Commission le Conseil serait actif toute l'année. Les critiques de la Commission disent que le systéme consistant à laisser nommer les pays membres par des organismes régionaux avait pour conséquence que des pays commettant des violations graves des droits de l'homme se voient souvent attribuer des siéges dont ils se servent pour se protéger des critiques qui les visent, eux et leurs alliés. Pour Louise Arbour, ancien juge canadien ayant siégé au tribunal pénal de l'Onu pour les crimes de guerre, le « Conseil » « doit pouvoir traiter des violations des droits de l'homme quel que soit l'endroit où elles ont lieu. »
Il est grand temps de parler des victimes de l'Agent Orange à l'Onu.

WASHINGTON, le 31 janvier 2006, le Sénat des Etats-Unis d'Amérique a confirmé la nomination par George W. Bush du juge Samuel Alito à la Cour suprême par 58 voix contre 42. Aprés celle de John Roberts, la plus haute juridiction des Etats-Unis, qui pourrait bien avoir à juger la recevabilité de la plainte des victimes vietnamienne de l'Agent Orange, vient de basculer côté ultra conservateur pour des décennies.

PARIS, revenons à ce 17 janvier 1973 : « Accords de Paix de Paris », signés entre les Etats-Unis d'Amérique et le Viêt Nam. Le Chapitre VIII, qui traite des relations à venir entre les deux pays, contient l'Article 21. Cet article prévoit que les Etats-Unis contribueront à la reconstruction du Viêt Nam et à cicatriser les blessures de la guerre...