Nous ne voulons pas d'une nouvelle guerre
en Corée
par Cécile Chams, Solidaire, Bruxelles, 29 mars
2006. Source : http://www.ptb.be/scripts/article.phtml?lang=1&obid=30702
A Bruxelles, une centaine de Sud-Coréens manifestent pour le
retrait des bases US de leur pays. Au même moment, leurs compatriotes
du village de Pyongtaek défendent leurs rizières contre
une telle base.
Scènes inhabituelles devant la Bourse de Bruxelles, ce 21 mars.
De jeunes Coréens exécutent une danse traditionnelle très
dynamique avec des tambours. Puis ils entonnent des chants populaires
exprimant leur désir de paix. Le lendemain, ils manifestent devant
l'ambassade des États-Unis.
«Nous ne voulons pas d'une nouvelle guerre en Corée, explique
un de ces jeunes. Nous sommes venus dénoncer les États-Unis
qui préparent une nouvelle guerre en organisant de vastes exercices
militaires sur notre territoire et en réaménageant leurs
bases.»
Il y a une centaine de bases militaires US en Corée du Sud, qui
occupent près de 245 km2 de superficie. Près de 30000
soldats américains y sont actuellement déployés.
«A Pyongtaek, les paysans luttent contre la destruction de leur
village et de leurs rizières au profit d'une base américaine»,
ajoute une militante coréenne vivant aux États-Unis. Pyongtaek
est située à quelque cent kilomètres au Sud de
la capitale Séoul, sur la côte ouest, face à la
Chine. Elle abrite l'une des principales bases aériennes US au
monde: la base d'Osan. Les États-Unis veulent faire de leur base
de Osan-Pyongtaek un nouveau centre de commande militaire pour l'Asie
du Nord-Est. Cette base abritera des unités mobiles, prêtes
à des interventions rapides. L'extension de cette base s'inscrit
dans la logique américaine d'encerclement de la Chine et de menaces
contre la Corée du Nord.
Les quelque 200 familles qui vivent à proximité de la
base depuis des générations résistent farouchement
à l'expropriation de 2500 hectares de rizières. Ils ont
reçu le soutien de milliers de pacifistes et démocrates
qui font face à 5000 policiers antiémeute.
Pour en savoir plus: www.korea-is-one.org - fr.wikipedia.org/wiki/Pyongtaek
- antigizi.or.kr/english/
Un village fait de la résistance contre
un projet de base US
Le 6 mars 2006, la police sud-coréenne a démarré
une opération d’expulsion du village autonome de Daechuri.
Pendant plus de quatre ans, Daechuri et les communautés aux alentours
de Doduri ont résisté aux saisies de leurs maisons et
de leurs terrains par les forces de l’ordre. Le gouvernement coréen
désire y mettre en place une base militaire pour l’armée
américaine. Barricadé dans l’école primaire,
des cultivateurs de riz, des résidents âgés ainsi
que des militants pacifistes tentent de résister face aux nombreuses
attaques de la part des forces militaires sud-coréennes. Ce village
a besoin d’une aide internationale qui pourrait faire pression
sur le gouvernement coréen pour qu’il arrête cette
attaque brutale.
Les villageois utilisent ce qu’ils peuvent pour
arrêter cette expulsion : souvent des tracteurs pour bloquer les
routes. Ils s’enchaînent parfois eux-mêmes aux portes
des écoles. Ils ont, grâce à leur courage, réussit
à résister jusqu’à maintenant aux assauts
de la police de combat (CRS). Des résidents du village et des
militants pacifistes ont été arrêté et battus,
pendant qu’à l’intérieur de l’école,
d’autres personnes envoient des nouvelles via Internet et des
vidéos montrant les attaques qu’ils subissent. Ils envoient
aussi des appels à l’aide car ils sont épuisés
et déshydraté, ils ont besoin de renforts et de provisions.
Observateurs internationaux, journalistes ou n’importe qui avec
un téléphone ou un ordinateur peut aider et prendre action
maintenant. (la page est en anglais, il y a une pétition à
signer en bas…)
L’expansion de la base américaine “Camp
Humphreys (K-6)” fait partie du « Projet de Repositionnement
Global » (Global Repositioning Plan) dont les grandes lignes ont
été exposée dans le rapport « Projet pour
un nouveau siècle américain» (Project for a New
American Century PNAC) puis plus tard repris dans la stratégie
du gouvernement Bush afin de consolider son hégémonie
militaire dans l’Asie du Nord-Est.
L’opposition à l’expansion de la
base américaine vient de différents milieux de la société
sud-coréenne. Lors de la création de ces bases américaines,
les résistants dénoncent plusieurs choses : non seulement
des communautés sont déplacés, mais beaucoup soulignent
aussi la destruction environnementale de ces bases militaires, les crimes
commis à l’intérieur même de ces bases, la
prostitution qui se déroule aux alentours de ces bases qui entraîne
un trafic humain assez conséquent, et une potentielle nouvelle
course aux armements qui pourrait déstabiliser l’Asie toute
entière.
Vidéo > http://video.indymedia.org/download/%5BIndymedia%5D_(2006-03-08)_060306_SKorea_Daechuri_mpeg.avi
http://www.archive.org/download/Daechuri/01_myhometown_eng.wmv Audio
> http://radio.portland.indymedia.org:8000/content/Special/Special1-03-07-2006.pls
Source : http://www.indymedia.org/fr/
Dans un document confidentiel de 2002, les USA
donnaient toute latitude à la Corée du Sud pour conduire
le processus de réunification
par Jin Dae Wong <davidpooh@heraldm.com>, Korea
Herald, 16 février 2006.
Original : http://www.koreaherald.co.kr/SITE/data/html_dir/2006/02/16/200602160040.asp
Tradut de l'anglais en français par Fausto Giudice, membre de
Tlaxcala, le réseau de traducteurs pour la diversité linguistique
(transtlaxcala@yahoo.com). Cette traduction est en Copyleft
Alors que l'ancien ministre de l'Unification sud-coréen vient
d'annoncer que les présidents des deux Corées sont tombés
d'accord pour tenir une seconde rencontre au sommet en 2006 - la première
avait eu lieu en 2000 -, une fuite providentielle semble indiquer un
début de tentative de Séoul d'avoir les coudés
franches dans ses négociations avec Pyongyang.
La Corée du Sud et les USA ont passé en accord en 2002
selon lequel Séoul prendrait al direction des négociations
avec la Corée du Nord pour la réunification du pays, a
déclaré une source militaire hier.
Après deux ans de négociations concernant l'avenir de
leur alliance, les deux parties (USA et Corée du Sud) ont adopté
un projet de rapport de défense qui établit trois étapes
pour la réunification des deux Corées : réconciliation
et coopération, coexistence pacifique et unification et stipule
que ce serait au gouvernement de Séoul de prendre l"initiative
de conduire ce processus, selon la source.
Dans le document les deux parties se sont mises d'accord sur l'objectif
commun de contenir la prolifération d'armes de destruction massive
en Corée du Nord. Elles se sont aussi accordées sur la
prévention du trafic de drogues et du faux-monnayage comme des
objectifs partagés dans la première phase de la réunification.
Durant cette phase, la Corée du Nord et la Corée du Sud
doivent aussi étendre les échanges bilatéraux et
élargir la construction d'une base de confiance militaire mutuelle.
Durant la période de coexistence pacifique, les alliés
doivent maintenir un état d'alerte conjoint contre les possibles
menaces de diffusion par la Corée du Nord d'AMD, d'agression
militaire et d'attaques terroristes. Ils doivent aussi préparer
la Corée du Sud à assumer un rôle croissant dans
sa propre défense et à trasnformer l'accord d'armistice
qui mit fin en 1953 à la guerre avec la Corée du Nord
en traité de paix.
Le document déclare aussi que le gouvernement de Séoul
devra exercer son leadership en matière de sécurité
dans la péninsule coréenne, avec une poursuite de la présence
militaire US juqu'au moment d'une éventuelle réunification.
Selon le document, les deux parties présupposaient que le régime
nord-coréen pourrait s'écrouler à ce stade et exprimaient
leur inquiétude quant au chaos social que pourrait provoquer
une résistance du régime communiste et un afflux de réfugiés
au Sud.
Toutefois, des représentants militaires ont déclaré
que le projet de rapport n'envisageait pas une absoprtion par les alliés
du Nord suite à un effondrement du régime de Pyongyang.
Mais certains groupes de citoyens estiment que ce document est contraire
aux principes de base énoncés par la déclaration
conjointe faite en juin 2000 lors de la rencontre au sommet entre les
présidents sud-coréen Kim Dae Jung et nord-coréen
Kim Jong Il.
La déclaration conjointe du 15 juin excluait l'absorption par
une ds deux parties de l'autre en cas de chute de régime.
Le document de 2002 déclare aussi que Washington maintiendra
ses troupes dans la péninsule coréenne après la
réuification des deux pays sur initiative sud-coréenne.
Le projet de rapport visait à servir de base aux discussions
au sein de l'alliance pour remodeler l'alliance vieille de 50 ans en
accord avec les modifications de l'environnement sécuritaire
à l'échelle mondiale.
Le Ministère de la Défense a déclaré que
le document était confidentiel et n'avait pas été
présenté à la rencontre mnistérielle consultative,
annuelle sur la sécurité de 2002.
« Il s'agisait d'une ébauche écrite par des fonctionnaires
des deux pays, faisant partie des études menées en vue
de la restructuration de l'alliance», a déclaré
un porte-parole du Mnistère de la Défense, ajoutant :
« Cela n'a joué aucun rôle et n'a eu aucune influence
sur les discussions pour remodeler l'alliance qui ont commencé
plus tard. »
Le porte-parole a refusé d'en dire plus, invoquant la confidentialité.
Depuis 2003 Séoul et Washington ont discuté des moyens
de restructure leur alliance afin que Séoul puisse prendre de
plus grandes responsabilités dans sa défense nationale
et que Washington puisse bénéficier d'une plus grande
flexibilité pour les opérations de ses forces présentes
dans la péninsule coréenne.
Les USA doivent nettoyer leurs bases militaires
!
par Green Korea United, 25 janvier 2006. Source : www.greenkorea.org/english.
Courriel : antikone@greenkorea.org
Traduit de l'anglais par Fausto Giudice, membre de Tlaxcala, le réseau
de traducteurs pour la diversité linguistique (transtlaxcala@yahoo.com).
Cette traduction est en Copyleft.
Au terme d'un accord conclu entre les USA et la République de
Corée en 2004, en tout 34 bases militaires US dans ce pays devraient
être rétrocédées au gouvernement coréen
d'ici 2011. En 2005, ce sont formellement 32 bases qui ont été
restituées. Mais le gouvernement coréen se heurte à
un problème : l'état de pollution des sols et des eaux
des terrains où sont situées ces bases militaires. Une
inspection du ministère sud-coréen de l'Environnement
a établi que 14 des 15 bases examinées étaient
gravement polluées par de très nombreux produits chimiques,
du benzène au plomb en passant par le cadmium, le zinc, le cuivre
et le TPH. Un rapport a révélé qu'au moins 100
millions de $ seraient nécessaires pour nettoyer le site de la
garnison de Yonsan à Séoul.
la question est donc maintenant de savoir qui va payer pour les travaux
de nettoyage : les USA ou la Corée du Sud ? Au terme d'un accord
conclu entre les deux pays en 2003, c'est aux USA que reviennent ces
dépenses. Green Korea United, qui est la section coréenne
de Greenpeace, exige que ce soit le gouvernement US qui engage les frais
de dépollution.
Green Korea United rappelle deux cas graves de pollution : les centaines
de travailleurs philippins des bases militaires US morts de leucémie
et de cancer et le taux élevé de cancers chez les résidents
de la zone de Vieques à Porto-Rico, près de la base militaire
US, aujourd'hui fermée (28% de plus que la moyenne portoricaine).
les experts estiment qu'il faudra de 20 à 30 ans pour dépolluer
les sites militaires US en Corée. il a fallu dix ans pour éliminer
70% des déchets abandonnés par les US lorsqu'ils ont fermé
leur site de lancement de Kaho'olawe aux îles Hawaï.
récemment, le général LaPorte, ancien commandant
des forces armées US en Corée, a proposé que les
USA ne s'engagent qu'à nettoyer huit types de pollution, selon
les critères définis par le protocole KISE (Known, Imminent,
Substantial Endangerment to Human Health : Danger connu, imminent et
substantiel pour la santé humaine).
pour combattre le secret dans lequel sont tenues les négociations
entre les gouvernement US et coréen sur ce thème, Green
Korea United a mené un sondage d'opinion dont les résultats
sont clairs : 79,1% des sondés estiment que c'est aux USA de
dépolluer les sites des bases qu'ils abandonnent.
Contre les accords visant à rendre permanente
la présence de troupes US en Corée du Sud
par SPARK, Séoul et Guam, 13 février 2006
Traduit de l'anglais par Fausto Giudice, membre de Tlaxcala, le réseau
de traducteurs pour la diversité linguistique (transtlaxcala@yahoo.com).
Cette traduction est en Copyleft.
Dans ce communiqué, l'ONG SPARK [Solidarity for Peace and Reunification
of Korea = Solidarité pour la Paix et la Réunification
de la Corée] prend position contre les négociations menées
du 13 au 15 février entre les USA et la Corée du Sud (RC)à
Guam et connues sous le nom de Security Policy Initiative (SPI = Initiative
de politique sécuritaire).
L'ordre du jour de la sixième réunion de l' Initiative
de politique sécuritaire, tenue du 13 au 15 février à
Guam, inclut une analyse de la vision future de l'alliance RC-US, le
nettoyage des bases contaminées qui doivent être rétrocédées
à la Corée, le redéploiement des forces US (USFK)
en Corée et le retour à un contrôle opérationnel
en temps de guerre sur les forces coréennes.
Nous sommes particulièrement inquiets de cette réunion
var nous savons que les autorités US-RC vont se mettre d'accord
sur le premier projet de la vision future de l'alliance US-RC.
Nous sommes fermement opposés à cet accord sur la vision
future de l'alliance car il va justifier le stationnement permanent
de forces US en Corée et constituer un sérieux obstacle
à l'indépendance, la paix et la réunification de
la Corée.
L'alliance US-RC est menacée de s'effondrer depuis la fin de
la guerre froide et l'amélioration des relations entre les deux
Corées.
C'est pourquoi les autorités US-RC sont en train d'essayer de
trouver une justification pour le stationnement permanent de forces
US dans la péninsule coréenne. On dit ainsi que l'alliance
US-RC est nécessaire pour soutenir des valeurs comme l'économie
de marché, l'amélioration de la démocratie et des
droits humains.
Ils veulent aussi étendre les objectifs de l'alliance au combat
contre le terrorisme et contre la prolifération d'armes de destruction
massive et élargir l'aire géographique touchée
par des opérations de l'alliance, appelant cela une "alliance
régionale" ou une "alliance globale".
Nous sommes profondément inquiets du fait que ces changements
entraînent une prolongation de l'alliance US-RC et visent à
rendre permanent le stationnement de forces US en Corée.
En stationnant leurs forces en permanence en Corée, les USA entendent
maintenir leur contrôle sur l'établissement d'un régime
de paix et d'un processus de réunification de la péninsule.
Les USA entendent faire de la péninsule coréenne une base
à partir de laquelle ils puissent exercer leur hégémonie
sur la région Asie-Pacifique.
Les USFK ont sérieusement porté atteinte à l'indépendance
politico-militaire de la Corée du Sud et ont mis sérieusement
en danger l paix dans la péninsule par le menace de guerre avec
la Corée du Nord.
C'est pourquoi nous appelons de toute urgence les autorités US-RC
à abroger l'accord sur la vision future de l'alliance.
Nous sommes aussi absolument opposés à cet accord car
il viole la clause de paix de la constitution coréenne ainsi
que le Traité mutuel de défense RC-US et servira à
légaliser le réalignement agressif de l'alliance.
Les autorités militaires US-RC ont panifié ce réalignement
agressif depuis longtemps.
L'alliance, qui a été établie sur la base du régime
de cessez-le-feu après la fin de l guerre de Corée, est
une alliance défensive contre la Corée du Nord, aux termes
du Traité mutuel de défense.
L'alliance aurait donc du être logiquement abolie après
la fin de la guerre froide et le développement de relations inter-coréennes.
mais au contraire, au nom de la vision future de l'alliance, les autorités
militaires US-RC entendent la transformer en alliance agressive pour
intervenir dans le conflit Taiwan-Chine (conflit de haute intensité);
pour exercer des pressions sur des pays qui soutiennent le terrorisme
régional, pour prévenir la prolifération d'armes
de destruction massive (conflit de moyenne intensité); pour protéger
la liberté de mouvement en haute mer et pour livrer d l'aide
humanitaire dans des zones frappées par des catastrophes (action
de basse intensité).
ce genre de réalignement de l'alliance viole non seulement l'article
5 de la Constitution coréenne, qui prohibe l'agression, mais
il est aussi contraire au Traité mutuel de défense, qui
limite les objectifs des opérations des USFK au sol coréen
et à la défense contre une attaque visant la Corée
du Sud.
Si les autorités militaires US-RC concluent cet accord, nous
déclarons qu'il sera défintivement bloqué par la
lutte de masse de la nation coréenne et des peuples épris
de paix à travers le monde.
En outre, nous demandons aux autorités des deux pays de :
- suspendre la réunion de la SPI
- s'accorder sur un retour immédiat de l'autorité de contrôle
opérationnel aux forces coréennes
- stopper l'extension des bases de Pyongtaek
- reconnaître la responsabilité des USA dans le paiement
de la dépollution et de la restitution des bases des USFK
- tout faire pour établir une relation égalitaire entre
les USA et la RC, qui contribue à la création d'un régime
de paix dans la péninsule coréenne.
€ Solidarity for Peace and Reunification of Korea
3rd Floor, Sungwoo Building
18-4 Shin-Gongdeok Dong, Mapoku, Seoul 121-851, Republic of Korea
Tel. 82-2-711-7292
Fax: 82-2-712-8445
Courriel : spark946@chol.com
URL : www.spark946.org (comporte une section en anglais
Qu’est-ce que SPARK ?
Source : SPARK 2006. Traduit de l’anglais par Fausto
Giudice, membre de Tlaxcala, le réseau de traducteurs pour la
diversité linguistique (transtlaxcala@yahoo.com). cette rtaduction
est en Copyleft.
SPARK [Solidarity for Peace and Reunification of Korea = Solidarité
pour la Paix et la Réunification de la Corée] est une
ONG pour la paix et le désarmement née en Corée
du Sud en 1994. Ses objectifs sont l’autodétermination
et la réunification pacifique de la Corée.
SPARK compte 9 bureaux régionaux et 900 membres, répartis
dans tout le pays.
SPARK mène plusieurs activités pour atteindre ses objectifs,
qui sont :
- la révision ou l’abolition des traités injustes
tels que le Traité de défense mutuelle Corée-USA
et l’Accord Corée-USA sur le Statut des Forces US stationnées
en Corée;
- le retrait progressif des forces US de Corée;
- l’opposition à l’agrandissement de la base militaire
US de Pyongtaek, au sud de Séoul.
SPARK s’oppose à :
- l’invasion sous commandement US de l’Iraq et le déploiement
de troupes coréennes en Iraq;
- des manœuvres militaires conjointes USA-Corée qui entravent
le processus de paix;
- la politique hostile des USA à l’égard de la Corée
du Nord, et les plans d’attaques nucléaires préventives
contre le Nord.
SPARK est en faveur de :
- la résolution pacifique de la question nucléaire nord-coréenne;
- la création d’une péninsule coréenne dénucléarisée;
- une paix durable dans la péninsule grâce à un
traité de paix.
SPARK travaille pour obtenir une réduction du budget de défense,
afin d’augmenter les fonds alloués à la politique
sociale.
SPARK a participé à une campagne victorieuse pour éliminer
du budget des hélicoptères d’attaque en 2001 et
des missiles Patriot en 2004 et continue ses campagnes sur le budget
chaque année.
SPARK s’oppose à l’achat de jouets de guerre.
SPARK participe à des événements culturels et sportifs
qui favorisent la coopération inter-coréenne.
En 2004, SPARK a établi un institut de recherche pour étudier
les questions liées à la paix, au désarmement et
à la réunification et pour proposer des alternatives.
Les membres de l’organisation
- participent régulièrement à des rallies, des
manifestations et des marches pour s’opposer à la présence
de bases militaires US;
- tiennent des conférences de presse pour présenter des
informations sur des crimes commis par du personnel militaire US et
informer les médias et le public sur d’autres développements
importants dans ce domaine;
- confèrent avec des membres du gouvernement et de l’Assemblée
nationale pour promouvoir la paix et la réunification;
- interviennent à des conférences;
- publient des articles, des livres et un périodique.
Actuellement, la question la plus urgente pour les militants coréens
de la paix est l’extension prévue de la base militaire
US de Pyongtaek.
Les militaires US sont en train de subir un processus de restructuration,
déplaçant des troupes à travers le monde, agrandissant
certaines bases, ouvrant de nouvelles installations et en fermant d’autres.
Pour ce qui est de la Corée, l’application de ce processus
est appelée politique de “flexibilité stratégique”.
Les forces US en Corée du Sud (USFK) prévoient d’agrandir
leurs bases de Pyongtaek pour y installer des troupes déplacées
des bases proches de la zone démilitarisée (DMZ), pour
rendre leur déploiement plus facile en cas d’attaque contre
la Corée du Nord ou d’intervention dans d’autres
conflits potentiels en Asie du Nord.
les forces US au Japon et en corée du Sud sont des composantes
importantes dans la planification d’une poursuite de la domination
US dans la zone Asie-Pacifique et dans les efforts visant à contenir
la Chine.
Au terme des accords en vigueur actuellement, le rôle des USFK
est limité à l’aide à la défense de
la Corée du Sud en cas d’attaque nord-coréenne.
Les USA veulent étendre leur politique de “flexibilité
stratégique” pour permettre à leurs troupes d’utiliser
la péninsule comme base pour des interventions militaires agressives
non seulement contre la Corée du Nord mais potentiellement n’importe
où dans la région.
SPARK et d’autres organisations pacifistes s’opposent à
la saisie de terres agricoles près de Pyongtaek pour agrandir
la base.
La situation est similaire à celle de l’Allemagne, où,
après la fermeture de la base US Rhin-Main, les bases de Ramstein
et Spangdahlem ont été agrandies. des terres agricoles
ont alors été expropriées pour permettre un allongement
des pistes aériennes et faire de la place pour plus de troupes
et d’équipements.
L’Allemagne, la Corée du Sud et le Japon restent des pays-clés
pour le dispositif impérial de bases militaires.
Pour en savoir plus :
• Solidarity for Peace and Reunification of Korea
3rd Floor, Sungwoo Building
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Tel. 82-2-711-7292
Fax: 82-2-712-8445
Courriel : spark946@chol.com
URL : www.spark946.org (comporte une section en anglais
• Écrire à nousbases-info@lists.riseup.net pour
être tenus au courant des activités contre la présence
des bases militaires US à travers le monde, à travers
la liste de diffusion.
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