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Tadjikistan

 

Fiche pays


République du Tadjikistan

Nom officiel : Jumhurii Tojikiston

Président :
Emomali RAKHMONOV (depuis 1992)
Premier Ministre: Akil Akilov (depuis 1999)

Superficie :
142 100 km2
Population (estimation juillet 2004) : 7 011 556
Taux de croissance : 2,14%
Taux de naissances : 32,63/1000
Taux de mortalité : 8,42/1000
Taux de mortalité infantile : 112,1/1000
Espérance de vie : 64,47 ans
Capitale et ville principale : Douchanbé, 817 100 hab. (estimation 2003 )
Autres grandes villes : Khoudjand (ex-Leninabad), 156 500 hab.
Monnaie: le somoni (depuis 2000)
Langues: tadjik et russe


Des jeunes filles: Photo Stéphane Herbert

Groupes ethniques : Tadjiks 64,9%, Ouzbeks 25%, Russes 3,5%, Kirghizes et autres 6,6%


une mosquée

Religions: Islam sunnite 85%, Islam chiite 5%, autres 10%
Taux d'alphabétisation : 99%

Interdiction du hijab pour les petites filles et de mosquée pour les élèves durant les heures de cours


Le président tadjik Rakhmonov et son ministre de l’Éducation...Rakhmonov viennent de donner des instructions secrètes qui feront plaisir aux laïcards français échevelés : ils viennent d’interdire le port du hijab par les petites filles et d’autre part, que les enfants des écoles fréquentent les mosquées durant les heures de cours. Explications : “le port du hijab est une atteinte à la laïcité et à la Constitution” (la Constitution tadjike ne fait aucune mention du hijab) et “beaucoup d’enfants passent leurs soirées dans les mosquées au lieu de faire leurs devoirs scolaires”. Kemal Atatürk en frémit d’aise dans sa tombe.
Source : www.forum18.org, 31 octobre 2005

Rumsfeld décerne des bons points au régime de Douchanmbé

De passage mardi 26 juillet à Douchambé, entre une esacle à Bichkek et une autre à bagdad, Donald Rumsfeld s’est félicité de la coopération du Tadjikistan avec les USA pour la “guerre contre le terrorisme” menée en Afghanistan. Il a précisé que cette coopération ne concerne pas seulement la chasse aux Talibans afghans, mais aussi la lutte contre les narcotrafiquants, la prolifération d’armes dangereuses (sic ! Il existe donc des armes non-dangereuses...) et la croissance économique. Les nombreuses violations des droits humains par le régime du président Rakhmonov ne gênent apparemment pas Mister Rumsfeld, que le ministre tadjik des Affaires étrangères a remercié chaleureusement pour l’aide US apportée à la construction pour 28 millions de $ du pont sur la rivière Pyandj, permettant de passer de Tadjikistan en Afghanistan, inauguré le 18 juin dernier. Pour permettre aux forces de sécurité tadjikes de patrouiller le long des 1 400 kms de frontière avec l’Afghanistan et empêcher ainsi [c’est tout à fait théorique et virtuel] le passage de “terroristes” ou de “narcotrafiquants”, les USA ont généreusement donné au tadjikistan 14 millions de dollars, ce qui fait out de même 10 000 $ du kilomètre...
Source : Big News Network.com , 27 juillet 2005

01/02/05 - Voiture piégée à Douchanbé : un mort
Une personne, sans doute le conducteur, est morte dans l’explosion d’une voiture piégée devant le siège du ministère des Situations d’urgence, lundi matn 31 janvier, à Douchanbé, capitale du Tadjikistan. Le ministre n’a pas exclu un acte terroriste, mais a confié aux enquêteurs le soin de répondre à cette question.
Source : Big News Network.com, 31 janvier 2005

25/01/05 - Élections le 27 février
L’enregistrement des candidats aux élections législatives du 27 février prochain sera clos le 7 février. Six partis poltiques ont présenté leurs listes à la Commission électroale centrale : Parti démocratique populaire, parti communiste, parti démocratique, parti social-démocrate, parti socialiste et parti islamique de la renaissance.
Source : Parlamentskaya Gazeta, 20 janvier 2005

25/12/04 - 40 conscrits manquaient à l’appel dans la province de Sughd
Le Colonel Bahrom Usmonov avait l’air plus que satisfait lors de sa conférence de presse tenue à Khoujand le 21 décembre 2004 où il fait le bilan de la campagne d’automne pour l’enrôlement des conscrits dans l’armée nationale. 1 097 jeunes gens ont répondu à l’appel, ce qui correspond à 100,3% des objectifs. Seul ombre au tableau : plus de 40 jeunes ont tenté d’échapper au service militaire. Le procureur de la république a donc engagé des poursuites contre eux.
Source : www.asiaplus.tj, 23 décembre 2004

22/12/04 - L’opposant Mahmadruzi Iskandarov, arrêté à Moscou, est menacé d’extradition au Tadjikistan
Mahmadruzi Iskandarov, le leader du Parti démocratique du Tadjikistan, opposant au président Rakhmonov, a été arrêté à Moscou le 9 décembre à la demande du procureur général de Douchanbé et risque l’extradition vers le Tadjikistan, où il est poursuivi pour une série de crimes et délits plus ou moins imaginaires. Le but de l’opération est de fait de l’empêcher de se présenter aux élections législatives de février 2005. Les responsables du PDT ont donc demandé à Moscou de ne pas extrader Iskandarov et de lui accorder l’asile politique. Moscou va-t-il entendre cet appel ? Il est probable que non. Déjà, en février dernier, Moscou avait livré à Douchanbé un autre opposant, l’ancien ministre de l’Intérieur Yakub Salimov.
Qui est Iskandarov ? Il était commandant militaire des forces de l’opposition démocratique musulmane durant la guerre civile de 1992-1997. Après les accords de paix de Moscou en 1997, qui garantissaient 30% des postes de responsables aux opposants, il devint le chef de Tadjikgaz. Il a démissionné de son poste à l’automne 2003, pour protester contre le référendum organisé par Rakhmonov et qui permet à celui-ci de rester au pouvoir jusqu’en ... 2020. Pour se débarrasser de lui, le régime a monté un dossier d’inculpation “bétonné” : il est ainsi accusé d’avoir détourné 40 millions de dollars, mais aussi de “terrorisme”, de tentative de “meurtre”, de possession illégale d’armes et d’avoir eu 11 gardes du corps dont 5 étaient déclarés comme salariés de Tadjikgaz. Bref, de quoi l’envoyer en prison pour de longues années.
Source : www.asiaplus.tj, 17 décembre 200

16/12/04 - Des étudiants arrêtés pour distribution de tracts du Hizb ut-Tahrir
Deux étudiants ont été arrêtés le 13 décembre à l'Université de Khujand pour distribution de tracts du Hizb ut-Tahrir. Ils ont été inculpés d'incitation à la haine raciale et religieuse et d'appel au renversement de l'ordre constitutionnel. Selon la police, quatre autres jeunes gens sont actuellement poursuivis dans la province de Soghd pour activités liées au Hizb ut-Tahrir.
Source : RFE/RL, 13 décembre 2004

Élections législatives en février et mars 2005
Le président Imomali Rakhmonov a fixé les dates des élections législatives : 27 février 2005 pour les élections au Majlisi Namoyandagon (chambre basse) e 24 mars 2005 pour celles au Majlisi Milli (chambre haute).
Source : RFE/RL, 13 décembre 2004

04/12/04 - Introduction de la réclusion criminelle à perpétuité
Après le moratoire sur la peine capitale décidé en avril dernier, la peine maximale prévue par le Codé pénal tadjik était de 25 ans. Considérant que ce n'était aps assez, la chambre basse du parlement vient d'introduire la réclusion criminelle à perpétuité pour les crimes graves. En seront exclus les femmes, les enfants et les homes âgés de plus de 63 ans.
Source : www.irinnews.org, 3 décembre 2004

27/11/04 - Un décret controversé
Un décret signé le 6 novembre par le président tadjik Emomali Rahmonov suscite un débat intense au Tadjikistan. Au terme de ce décret, il est interdit aux femmes de se rendre dans les mosquées pour prier. L’argument invoqué par le président est que, selon la tradition, il est recommandé aux femmes de “prier dans la solitude”, c’est-à-dire chez elles. Alors que certains groupes et mouvements voient là une atteinte insupportable aux droits des femmes, d’autres ne voient là aucune raison de se scandaliser, invoquant l’oppression séculaire des femmes.
Source : www.irinnews.org, 25 novembre 2004

20/11/04 - L'hebdomadaire Ruzi Nav saisi
La police financière tadjike a saisi l'ensemble des exemplaires de l'hebdomadaire indépendant Ruzi Nav lors de leur arrivée à l'aéroport de Doujambé en provenance de Bickek, au Kirghizistan, où ce journal est imprimé depuis que son impression au Tadjikistan a été rendue impossible. L'arguent invoqué pour la saisie a été une "évasion fiscale". Les régimes issus de l'ex-Union soviétique sont pleins de ressources quand il s'agit de faire taire des voix gênantes.
Source : http://www.irinnews.org, 16 novembre 2004

 

20/10/04 - Poutine reprend pied en Asie centrale
Désireuse de retrouver son influence perdue sur l'Asie centrale, la Russie a adhéré à une organisation de coopération entre pays de la région après avoir ouvert dimanche au Tadjikistan sa plus importante base militaire à l'étranger.
Vladimir Poutine a expliqué à ses homologues tadjik, kazak, ouzbek et kirghiz que son pays allait adhérer à la Coopération d'Asie centrale (CAC) afin d'avoir plus d'emprise sur les questions régionales, dont certaines ont des implications importantes en Russie.
"Avec l'aide de cette organisation, nous espérons augmenter fortement notre capacité à neutraliser des menaces telles que l'extrémisme religieux et à lutter contre le trafic de drogue", a déclaré Poutine à Douchanbe, capitale du Tadjikistan.
La Russie, dont la politique étrangère s'est concentrée lors de la première décennie post-soviétique sur l'établissement de relations solides avec les USA et l'Europe, a perdu beaucoup de son influence en Asie centrale.
Les États de la région ont en effet cherché de leur côté à construire de nouvelles alliances afin de se débarrasser de leur héritage soviétique après l'effondrement de l'Urss.
Dans les années 1990, plusieurs pays d'Asie centrale ont ainsi renforcé leurs relations avec certains pays proches d'un point de vue ethnique ou religieux, comme la Turquie, l'Iran et les pays du Golfe.
En 2001, ils sont ensuite devenus les alliés de Washington dans le cadre de l'intervention militaire US en Afghanistan.

Une importante base militaire russe au Tadjikistan
Mais le développement de l'extrémisme islamiste dans le Nord-Caucase et du trafic de drogue en provenance d'Afghanistan dans toute la région sont autant d'éléments qui ont fini par pousser Poutine à tenter de se rapprocher de ses voisins d'Asie centrale.
Pour leur part, les entreprises russes espèrent également avoir un rôle majeur à jouer dans une région riche en ressources et courtisée par d'autres investisseurs tels que la Chine.
Enfin, les dirigeants des pays de la région, dont certains sont confrontés à de graves troubles au plan intérieur, sont de plus en plus enclins à développer leur coopération en matière de sécurité avec Moscou, tout en obtenant un accès plus large au marché russe.
"Nous avons toujours reconnu et nous continuons à reconnaître les intérêts historiques et stratégiques de la Russie dans la région", a déclaré lundi lors de la réunion de la CAC le président ouzbek Islam Karimov, cité par l'agence de presse russe Itar-Tass.
Autre symbole du retour en force de Moscou en Asie centrale, Poutine a hissé dimanche le drapeau russe sur une nouvelle base militaire au Tadjikistan, qui sera la plus grande base russe à l'étranger.
La Russie dispose déjà d'une autre base, de moindre importance, en Kirghizie.
En contrepartie de l'installation de cette base russe, Poutine a promis des investissements à hauteur de deux milliards de dollars au Tadjikistan.
"Notre présence militaire au Tadjikistan ne sera pas uniquement garante de notre investissement mais sera aussi garante de la stabilité de la région", s'est réjoui Poutine lors d'une conférence de presse dimanche avec son homologue tadjik Imomali Rakhmonov.
Source : Reuters, 18 octobre 2004

 

25/09/04 - Condamnation de membres du Hizb ut-Tahrir
Le procès de 20 membres supposés du Parti de la libération islamique, le Hizb ut-Tahrir, interdit, s'est conclu le 22 septembre dans la province méridionale de Kulyab. 9 d'entre eux ont été condamnés à des peines de 13 à 15 ans de prison et le reste à des peines légères pour non-dénonciation de crimes. Plus de 70 personnes ont été arrêtées au tajikistan depuis le début de l'année et accusées d'appartenir au parti. Selon certains 3experts2, le parti compterait de 1 500 à 2 000 membres dans le pays.
Source  : www.irinnews.org, 24 septembre 2004

10/07/04 - Le flux d’émigrants en Russie ne tarit pas
Pour essayer de contrôler les flux de migrations du Tadjikistan vers la Russie, le gouvernement tadjik a introduit le 1er janvier dernier l’obligation pour les émigrants de remplir des fiches. 50 000 d’entre eux ont signalé ainsi leur émigration vers la Russie pour y chercher du travail. Mais le nombre d’émigrants a été bien plus important, car la plupart émigrent clandestinement à travers l’Ouzbékistan et le Kazakhstan. Les autorités tajikes s’attendent à ce que ce flux ne tarisse pas de sitôt et disent vouloir arriver à des accords avec le gouvernement russe pour garantir un minimum de droits à ces émigrants, qui sont exploités de manière éhontée en Russie.
Source : Asia-Plus Blitz, 7 juillet 2004

 

07/07/04 - L'Université du bout du monde
L'Aga Khan, le richissime guide spirituel des musulmans ismaélites, vient d'inaugurer au coeur des montagnes du Pamir, le chantier de la première université du monde réservée aux montagnards. Cette université accueillera à parti de 2007 des étudiants tadjiks, afghans, chinois, pakistanais, kirghizes, ouzbeks, iraniens et turcs. Conçue par l'architecte japonais post-moderne Arata Isozaki, elle dipsosera des dernières ressources technolgiques, qui lui permettront des échanges par satellite avec d'autres centres universitaires, comme par exemple l'École médicale de Harvard, aux USA.
Source : BBC News, 5 juillet 2004

21/06/04 - Amendements du code électoral
Le parlement tadjik a adopté une série d’amendements au code électoral et supposés améliorer les conditions des élections. Désormais, les bulletins de vote seront imprimés dans une seule imprimerie centrale. de même, la présence d’hommes en armes près des bureaux de vote sera bannie. Enfin, la garantie déposée par chaque candidat s’élèvera à 500 $ et non pas, comme proposé initialement, à 3 000 $. Les prochaines élections législatives au Tadjikistan sont prévues pour février 2005.

17/06/04 - Refus d'enregistrer un parti
Sulton Quvvatov, président du parti d'opposition Taraqqiyot (progrès) a annoncé le 15 juin uue le ministère de la justice continuait de refuser d'enregistrer ce parti, fondé en mai 2001. Il a ajouté que si le ministère s'achranait dans son refus, il ferait appel à la Cour internationale de justice de la Haye.
Source : http://www.EurasiaNet.org, 16 juin 2004

01/06/04 - 600 000 travailleurs émigrés en Russie
600 000 Tadjiks, soit 10% de la population, sont émigrés en Russie, dont une partie sont sans papiers. Le montant des sommes d’argent qu’ils envoyent au pays est supérieur au budget annuel de l’État. Selon une récente étude de l’Organisation internationale du travail, un grand nombre des Tadjiks sans-papiers en Russie sont soumis à des formes de travail forcé proches de l’esclavage. Un responsable des services d’immigration russes vient de se rendre à Douchanbé pour demander aux autorités tadjikes de mieux contrôler leurs frontières pour faire diminuer le nombre d’émigrants clandestins. Facile à dire, plus difficile à réaliser.
Source : www.irinnews.org

25/03/04 - Manoeuvres militaires russo-tadjikes
Des manoeuvres militaires conjointes de 3 jours ont commencé dans le sud du Tadjikistan le 22 mars. Associant des régiments russes de la 201ème Division d'infanterie motorisée et des unités tadjikes, ces manoeuvres doivent simuler une "incursion terroriste" à la frontière avec l'Afghanistan. Elles sont dirigées par Nikolai Tkachev, commandant du district militaire russe Volga-Oural et Abdunazar Abdulhasanov, commandant des forces terrestres tadjikes.
Source : Itar-Tass, 22 mars 2004

17/03/04 - Grève de la faim de membres du Taraqquiyot
Le 12 mars, quatre membres du Parti du développement, Taraqqiyot, ont entamé une grève de la faim à Duchanbé pour protester contre le refus du ministère de la Justice d'enregistrer leur parti. les grévistes de la faim sont Rustam Fayziev, vice-président du parti, Shodikhon Kenjaev, Zafar Turdiev et Muhammadsho Quvvatov. Dans une lettre ouverte au président Rakhmonov, les grévistes écrivent qu'ils ont abandonné l'espoir de voir leurs difficultés d'enregistrement être résolues ³d'une manière civilisée². Fayziev a déclaré qu'ils poursuivront leur grève de la faim ³aussi longtemps que possible². Dans leur lettre ouverte, ils signalent qu'ils ont déposé leur demande d'enregistrement le 18 décembre 2003 et qu'ils n'ont reçu aucune réponse, alors que la loi tadjik stipule que le ministère de la Justice doit donner une réponse dans le mois suivant la demande.
Source : Asia Plus-Blitz, 12 mars 2004

16/03/04 - Grève de la faim pour la reconnaissance du Taraqqiyot
Le Parti du développement, Taraqqiyot, qui revendique 30 000 adhérents, essaye sans succès d'obtenir sa reconnaissance légale depuis 3 ans. Il n'est pas question pour le régime de Douchanbé de permettre à l'opposition d'agir légalement. C'est ainsi que seul un des six partis reconnus officiellement est dans l'opposition. Pour obtenir cette reconnaissance, quatre membres du parti, dont son vice-président, ont annoncé leur intention d'entamer une grève de la faim afin de protester contre les refus répétés de l'enregistrer formellement.
Source : AP, 11 mars 2004

 

02/0304 - Les bombes de la misère
Il existe une autre forme de terrorisme, dont on parle peu. C1est le terrorisme de la misère. Un exemple : samedi soir, 10 personnes sont mortes et 3 ont été blessées dans l'explosion d'un autobus à Gissar, une ville située à 20 km de Douchanbé, la capitale tadjike. C1est le réservoir de gaz liquéfié fournissant du combustible au bus qui a explosé. En effet, les Tadjiks ont pris l'habitude de bricoler eux-mêmes des réservoirs de gaz liquéfié, beaucoup moins cher que l'essence. Résultat : parfois ça saute. Le Tadjikistan est la république la plus pauvre de l'ex-URSS et a du mal à se relever  de la guerre civile qui, de 1992 à 1997, a fait 100 000 morts et a ruiné le pays.
Source : Reuters, 29 février 2004

28/02/04 - Une vingtaine de membres présumés du Hezb ut-Tahrir arrêtés
Une vingtaine de membres présumés du Hezb ut-Tahrir ont été arrêtés dans la ville de Kulob, située dans le sud du Tadjikistan, selon la police locale qui a annoncé avoir démantelé 3 cellules du Parti de la libération. Concentrées précédemment dans le nord du pays parmi des populations d'origine ouzbèke, les activités du parti se sont développées ces derniers mois parmi les habitants du sud, qui sont généralement d'ethnie tadjik.
Source : Asia-Plus Blitz, 25 février 2004

27/02/04 - La Russie va extrader l'ancien ministre de l'Intérieur
Le procureur général de Russie a autorisé le 24 février l'extradition au Tadjikistan de l'ancien ministre de l'Intérieur Yakub Salimov, réfugié en Russie où il avait été arrêté en juin dernier et détenu à la prison moscovite de Lefortovo. L'ancien ministre est accusé au Tadjikistan de trahison, de tentative de coup d'État en 1997 et d'autres crimes contre l'État. Mais selon l'opposition tadjik, l'animosité du président Rakhmonov à l'encontre de son ancien ministre a des bases plus personnelles que politiques. En tout cas, le Tadjikistan a promis aux Russes que Salimov ne serait pas condamné à mort.
Source : Itar-tass, 25 février 2004

18/02/04 - Arrestation de 2 militants islmaistes à Douchanbé


La police tadjike a annoncé l'arrestation de deux militants d'une vingtaine d'années, accusés de diffuser des livres et des tracts appelant à la création d'un État islamique en Asie centrale et soupçonnés d'appartenir au Hizb ut-Tahrir (Parti de la libération). Depuis 1999, plus de 400 personnes accusées d'appartenir à ce parti ont été arrêtées au Tadjikistan et 130 ont été condamnées à des peines de prison. En 2002, le gouvernement tadjik a rappelé au pays 1 500 étudiants en religion partis étudier en Iran, au pakistan, en Arabie saoudite et en Turquie. Dans l'Ouzbékistan voisin, plus de 4 000 prisonniers sont accusés d'appartenir au Hizb ut-Tahrir et purgent des peines allant jusqu'à 20 ans de prison.
Source : The News, Jang Group, Pakistan, 17 février 2004

07/02/04 - Un pays truffé de mines


Le Tadjikistan doit gérer les séquelles de la guerre civile qui a sévi dans le pays de 1992 à 1997. Parmi ces séquelles, les milliers de mines posées par les factions combattantes, auxquelles s'ajoutent celles posées par l'armée ouzbèke à la frontière entre les deux pays, pour prévenir l'infiltration d'eléments islamiques armés en Ouzbékistan à partir du tadjikistan. En tout, les autorités évaluent qu'il y a 16 000 mines dans le pays. L'année dernière, 62 civils tadjiks ont été tués et 60 blessés par des mines à la frontières ouzbéko-tadjike. Le gouvernement a chiffré ses besoins pour les opérations de déminage dans les 5 prochaines années à 13,5 millions de $. pour le moment le PNUD et l'OSCE ont alloué 365 000 $. On est donc loin du compte. C'est qu'il plus facile de financer la guerre que la paix.
Source : http://www.irinnews.org

Lune de miel entre Moscou et Douchanbé ?


En avril 1999, le président Rakhmonov avait signé, lors d'une visite officielle à Moscou, un accord portant sur l'établissement d'une base militaire russe au Tadjikistan. 5 ans plus tard, cette base n'a toujours pas été installée. Est-ce qu'il y aurait de l'eau dans le gaz ? Pas du tout, dit l'ambassadeur russe à Douchanbé, qui affirme qu'il n'y a aucun problème ni désaccord entre Russes et Tadjiks. N'empêche que les Russes n'ont pas du tout apprécié l'ouverture du territoire tadjik aux forces US pour l'occupation de l'Afghanistan en 2001.

03/02/04 - Rakhmonov démet des fidèles
Le président tadjik Imomali Rakhmonov a démis de ses fonctions Ghaffor Mirzoyev, commandant de la garde présidentielle, son plus fidèle garde du corps, qui l'avait sauvé à plusieurs reprises durant la guerre civile de 1992 à 1997. 200 membres de la garde présidentielle ont menacé de démissionner pour protester contre ce limogeage, qui succède à une série de limogeages de responsables issus de groupes d'opposition ralliés au régime après la guerre civile. Mirzoyev a déclaré qu'il n'en voulait pas au président mais à son "cercle" : "J'ai du déranger qulqu'un." Il a dit qu'il ne soutiendrait aucun acte de violence contre le régime et que si la pression contre lui continuait, il quitterait le pays. Rajabali Rakhmonoliyev, le remplaçant de Mirzoyev, est de la même région que le président, Kulob.
Une autre victime de la vague d'épuration entreprise par Rakhmonov est Mahmadruzi Iskandarov, chef du Parti démocratique du Tadjikistan. Il se trouve actuellement dans l'est du pays, où il confère avec des militants de son parti pour définir une stratégie pour les prochaines élections législatives. Il envisagerait de créer un nouveau parti, en faisant appel à d'anciens commandants de la guerre civile. Mais, traumatisés par la guerre civile, les leaders tadjiks procèdent avec une grande prudence, ne voulant pas jeter de l'huile sur les braises qui couvent sous la cendre.
Pour quelle raisons Rakhmonov a-t-il entrepris cette épuration ? Selon des observateurs à Douchanbé, il aurait décidé de se débarrasser de la génération vieillissante de la guerre civile, pour la remplacer par des hommes plus jeunes et non marqués.
Source : EurAsiaNet, 31 janvier 2004

28/01/04 - Pour vous débarrasser des opposants, accusez-les de polygamie ou de viol !
Les nouvelles qui nous viennent des républiques asiatiques de l'ex-URSS  sont presque toutes surréalistes. Ainsi de celle qui nous parvient de Douchanbé, la capitale du Tadjikistan, où règne le président Rahmonov : le 12 janvier, la Cour suprême a condamné 4 opposants musulmans à de très lourdes peines de prison pour des inculpations hautement fantaisistes qui ont provoqué la fureur de l'opposition. Le princpal accusé a été condamné à 16 ans de prison pour 3organisation d'un gang criminel, polygamie et traversée illégale des frontières2. Il s'agit de Shamsiddin Shamsiddinov, vice-président du Parti de la renaissance islamique (PRI), qui est le seul parti islamique légal  d'Asie centrale. Son co-accusé Lutfullo Fayzulloyev a été condamné à 25 ans de prison pour le meurtre de Sabirjan Begijanov, un chef de district à Jabbar Rasulov. Deux autres accusés ont écopé de 16 et 18 ans de prison pour détention illégale d'armes, meurtres et autres crimes.
Shamsiddinov avait été arrêté en mai 2003 et accusé du meurtre d'un responsable officiel. Devant l'inconsistance du dossier, cette inculpation fut abandonnée. On lui mit donc sur le dos l'accusation de polygamie. Or, la loi contre la polygamie, adoptée en 1991, n'a jamais été appliquée. Si elle devait l'être, il n'y aurait pas assez de prisons pour tous les polygames du pays. Quant à l'accusation de 3traversée illégale des frontières2, elle est contradictoire avec les lois d'amnistie adoptées après la guerre civile de 1992-1997. Said Abdullo Nuri, le président du PRI, a dénoncé les 3méthodes illégales2 d'interrogatoire contre les accusés et le fait que l'accès à un avocat leur a été refusé. Le PRI, autrefois allié de l'Opposition tadjik unie du président Rahmanov, doit désormais tirer des conclusions de la déclaration de guerre du régime, avec lequel il avait fait de nombreux compromis. Said Abdullo Nuri avait ainsi soutenu, en juin dernier, l'adoption par référendum d'un amendement de la Constitution qui permettra à Rahmonov de rester président jusqu'en ...2020. En attendant les élections législatives de 2005 et présidentielle de 2006, les opposants tadjiks vont encore avoir du pain sur la planche.
En décembre déjà, un autre membre du PRI, a commencé à être jugé : accusé de huit viols, Qosim Rahimov risque la peine de mort. dans ce cas aussi, le parti dénonce une machination politico-policière.
Source : http://www.eurasianet.org , 20 janvier 2004

05/12/03 - Répression contre les médias
La liberté de la presse n'est pas le fort du régime de Douchanbé. L'hebdomadaire indépendant Ruzi Nav (Nouveau Jour) vient de voir refuser l'impression par la maison d'édition dépendant de l'administration présidentielle, et cela sans explications. Selon Fakhriddin Kholbekov, rédacteur en chef adjoint de l'hebdomadaire, cette décision "affecte gravement la position des médias libres et démocratiques au Tadjikistan." Simultanément, une station indépendante de télévision de Kurgan-Tyube vient d'être fermée par les autorités de la ville après avoir diffusé un documentaire sur les migrants tadjiks en Russie. Elle sera autorisée à émettre de nouveau dans quelques semaines, à la condition qu'elle soumette tous ses programmes à la censure officielle avant diffusion. Et vive la démocratie post-soviétique !

13/12/02 - Le Tadjikistan ne participera pas à la guerre contre l'Iraq : « Le fait que le Tadjikistan ait soutenu l'opération antiterroriste en Afghanistan ne signifie pas qu'il mettra ses aéroports à la disposition des pays qui entendent bombarder l'Irak », a déclaré le chef du Conseil de sécurité tadjik Amirkoul Azimov, qui s'exprimait à Bichkek, capitale du Kirghizistan, lors d'une réunion consacrée à la sécurité collective des anciennes républiques soviétiques. Il a indiqué que les seules troupes étrangères présentes au Tadjikistan étaient françaises. L'aéroport de Douchanbé, la capitale tadjike, accueille deux avions Transall, qui appuient les missions des 450 soldats français stationnés en Afghanistan voisin.

05/12/02 - Le président "néo-démocrate" tadjik en visite à Paris : Emomali Rakhmonov, 50 ans, président du Tadjikistan, considéré il y a peu encore comme un dictateur corrompu, vient de recevoir ses lettres de noblesse démocratiques: en effet, il a est reçu en visite officielle en France avant de s'envoler pour Washington. Cet ancien président de kolkhoze mis au pouvoir par les tanks russes. Après avoir conclu une "paix" en 1997 avec ses opposants musulmans armés, il continue de régner d'une main de fer, emprisonnant des centaines de militants ou de sympathisants du Hezb Ut Tahrir (parti de la libération), tandis qu'il prélève des droits de douane sur l'héroïne d'Afghanistan qui transite par le Tadjikistan par les bons soins de l'armée russe qui contrôle la frontière entre les deux pays. Mais comme il vient d'autoriser deux chaînes de radio musicales privées, le voilà bombardé 'démocrate'. Sophie Shihab écrit dans Le Monde du 4 décembre: « " Le fait que ce soit la France qui légitime ainsi le régime Rakhmonov est ressenti dans le pays comme une trahison", assure le journaliste tadjik Dodojon Atovouliaev, réfugié en Allemagne et récemment "amnistié" par M. Rakhmonov, alors qu'aucune poursuite légale n'a été engagée contre lui.»