Loin
de Kiev : l'Ouzbékistan aussi vote le 26 décembre 2004
Légende
: Rassemblement devant l'ambassade US de Tachkent le 1er décembre
2004 pour protester contre l'exclusion des opposants aux élections
du 26 décembre. Les médias occidentaux n'étaient
pas là. Tachkent n'est pas Kiev ! |
Un
dossier Quibla : 14,5
millions d'électeurs (sur 26 millions d'habitants) sont appelés
aux urnes le 26 décembre en Ouzbékistan. Le manque d'intérêt
pour de la "communauté internationale" pour ces élections
est symbolisé par un chiffre éloquent : alors qu'elle
va déployer en Ukraine plus de mille obervateurs dans l'opération
la plus importante de son histoire [il y aura en Ukraine en tout...
12 271 observateurs étrangers !], l'OSCE (Organisation pour la
sécurité et la coopération en Europe) ne va déployer
en Ouzbékistan que ...21 observateurs dans ce qu'elle appelle
une "mission limitée". Et ce ne sont pas les 4 observateurs
envoyés par la ... Malaysia qui vont changer quoi que ce soit.
Pourtant, l'Ouzbékistan d'Islam Karimov n'a rien envier à
l'Ukraine de Léonide Kouchma en matière de fraudes électorales.
Pire : aucun parti d'opposition ne sera présent dans ces élections.
L'OSCE s'est contentée de "regretter" ce fait et a
de plus constaté qu'il n'y avait pas de médias libres
en Ouzbékistan. Seulement voilà : Karimov a réussi
le tour de main de se faire bien voir à la fois de Moscou et
de Pékin, mais aussi de Washington, de Bruxelles et de Vienne
(siège de l'OSCE). L'Ouzbékistan héberge la plus
importante base militaire US d'appui à l'occupation de l'Afghanistan
et cela explique bien des silences. Et l'affaire Craig Murray illustre
bien l'omertà qui règne dans l'Union européenne
à propos du régime Karimov. Cet ambassadeur britannique
à Tachkent a été démis de ses fonctions
par le Foreign Office à l'automne dernier pour avoir dénoncé
le fait que les services secrets britanniques et US utilisaient des
renseignements obtenus sous la torture par les services secrets ouzbeks.
Il a été hospitalisé deux mois pour une intoxication
alimentaire suurvenue à Tachkent. Ce jeune ambassadeur était
dans le colimateur de Karimov depuis sa prise de fonctions : en 2002,
il avait fait un discours dénonçant le manque de démocratie
et la torture en Ouzbékistan. Il a finalement été
dégommé par l'alliance des coquins.
L'enjeu
des élections
Le nouveau parlement (Oliy Majlis) qui sortira des élections
du 26 décembre sera bicaméral. D'une seule assemblée
de 250 députés, il va passer à deux assemblées
:
- l'Assemblée législative, ou chambre basse, de 120 membres,
élus au suffrage universel;
- le Sénat, ou chambre haute, de 100 membres, dont 16 seront
choisis par le président et 84 élus par les conseils régionaux.
Les conseils régionaux seront aussi élus le 26 décembre.
Les deux chambres auront un mandat de 5 ans.
Voici comment le président islam Karimov a présenté
cette réforme, lors d'une conférence de presse à
Tachkent début décembre :
« Nous passons à un parlement bicaméral afin que
les pouvoirs législatif et exécutif soient dissociés
et trouvent un équilibre. La présence de deux chambres
augmente l'importance du parlement. Plusieurs responsabilités
du Président passeront au Sénat. Les sénateurs
nommeront les ambassadeurs, approuveront les candidatures au poste de
procureur général ainsi que celle du président
du service de la sécurité nationale. La chambre basse
approuvera la candidature du Premier ministre proposé par le
Président. En janvier 2005 après les élections,
les nouveaux députés, dans leur première séance
de travail, désigneront le Premier ministre. Un autre changement
important fait que chaque membre du Cabinet des Ministres devra rendre
compte devant la chambre basse. »
Rassemblement
devant la mosquée de Kokand avant les
élections à la Douma d'État en 1907
|
Les
électeurs
Le nombre des électeurs était en 1999 et 2000 de 12,7
millions. Il serait aujourd'hui de 14,5 millions.
Il y a 14 circonscriptions électorales :
Andijon, 1 899 000 hab., Boukhara 1 384 700 hab., Fergana 2 597 000
hab.; Jizzakh 910 500 hab.; Kashkadarya 2 029 000 hab.; Khorezm 1 200
000 hab.; Namangan 1 862 000 hab.; Nawoi 767 500 hab.; République
autonome du Karakapalkistan 1 456 000 hab.; Samarcande 2 322 000 hab.;
Surhandarya 1 676 000 hab.; Syrdarya 648 100 hab.; Tachkent Ville 2
150 000 hab.; Tachkent Province 4 450 000 hab.
Population urbaine : 37%. Population rurale : 63%.
Nombre de bureaux de vote en 1999 et 2000 : 7 721
Les
participants et les exclus
A - Les participants
5 partis politiques vont participer aux élections. Ils sont tous
pro-gouvernementaux.
1 - Le Parti populaire démocratique (Halq Demokratik Partiyasi)
: c'est le successeur du parti communiste de l'époque soviétique.
Fondé par Islam karimov en personne le 15 novembre 1991, il est
aujourd'hui présidé par Asliddin Rustamov, qui a succédé
en 2003 à Abdulhafiz Jalolov. Il revendique 580 000 membres et
reste le plus grand parti du pays. Mais il est en déclin, Karimov
ayant préféré miser et s'appuyer sur d'autres partis.
Dans le parlement sortant, il ne vient qu'en deuxième position
après le Fidokorlar. Le PPD dispose de trois organes de presse
: Uzbekistan Ovozi, Golos Uzbekistana et le magazine Muloqot. Nombre
de députés dans le parlement sortant : 50.
2 - Fidokorlar : fondé le 28 décembre 1998, c'est le nouveau
parti du Président, qui l'avait présenté comme
candidat à l'élection présidentielle de 2000. Fidokorlar
signifie : "ceux qui se sacrifient aux-mêmes". Il faudrait
donc le traduire par "kamikazes". Ce parti est le résultat
d'une fusion du Parti national démocratique (Milliy Democratic
Partiy) avec le parti Patrie et Progrès (Watan Taraqqiyoti Party)
en avril 2000. Présidé par Akhtam Tursunov, il revendiquait,
lors de son 2ème congrès en novembre 2004, 61 000 membres.
Il dispose de deux organes de presse : Fidokorlar et Watan. Nombre de
députés dans le parlement sortant : 62.
3 - Le parti social-démocrate Justice (Adolat Sotsyal Demokratik
Partiyasi)
Fondé le 18 février 1995, le parti, qui s'appuie sur les
syndicats, est présidé par Turgunpulat Daminov. Il revendique
50 000 membres et dispose d'un journal : Adolat. Nombre de députés
dans le parlement sortant : 11.
4 - Le Parti libéral-démocrate des entrepreneurs et hommes
d'affaires : c'est le parti qui monte. Fondé le 15 novembre 2003,
il revendique déjà 135 000 membres mais le journal Narodnoye
Slovo ne lui en attribuait que 40 000 en mai 2004. Il est présidé
par Kabiljon Toshmatov. Le président Karimov lui a rendu des
hommages appuyés. Il est pro-gouvernemental par définition,
puisque pour faire des affaires en Ouzbékistan, il faut avoir
des relations étroites avec le régime.
5 - Le Parti de la renaissance (Milli Tiklanish)
Fondé le 9 juin 1995 et présidé par Ibrahim Gafurov,
il revendique 50 000 membres. Il dispose d'un organe de presse, Milli
Tiklanish. Se présentant comme un parti oeuvrant à la
renaissance de la culture ouzbèke et pantouraniste, c'est le
parti des "intellectuels de service" du régime, dont
on dit qu'il a été créé par Karimov lui-même.
B
- Les exclus
Plusieurs partis sont exclus de toute participation officielle aux élections.
Ils ont donc tenté de présenter des candidats indépendants
sous l'étiquette de "groupes d'initiative", mais les
autorités ont mis des bâtons dans les roues de ces candidatures,
qui ont peu de chances.
1 - Le Mouvement populaire Unité (Birlik Halq Harakati)
Fondé le 11 novembre 1988 par Mohamed Salih, puis dirigé
par Abdurakhim Pulatov et Abdumannob Pulatov et toujours pas enregistré
officiellement comme parti politique. Il a été interdit
en décembre 1992.
2 - Le Parti démocratique Erk [photo jointe]
Fondé le 11 avril 1990, il est présidé par intérim
par Atanazar Aripov, en l'absence de son président-fondateur,
le poète Mohamed Salih, initiateur de la déclaration d'indépendance
ouzbèke, qui s'est exilé en 1992, après avoir obtenu
12,7% des voix à l'élection présidentielle de 1991.
En janvier 1994, au Sommet de Davos, en Suisse, Karimov demande au président
turc Demirel de lui livrer Salih. "Pour quoi avez-vous besoin de
lui ? ", demande Demirel. Réponse de Karimov : "Pour
le tuer." Après un exil précaire en Turquie, dont
il fut expulsé à quatre reprises, en Allemagne, en Russie,
en Ukraine, en Suisse, en Bulgarie et en Roumanie pendant toutes années
1990, Salih obtient l'asile politique en Norvège en 1999. En
décembre 2001, il est arrêté à Prague, à
la demande de Karimov mais sera finalement libéré et reçu
par le président Vaclav Havel, qui lui promet d'apporter son
soutien aux opposants démocrates ouzbeks. Les 3 frères
de Salih sont emprisonnés en Ouzbékistan, condamnés
à 15 ans de prison et soumis à des tortures. Pour en savoir
plus, consulter le site : http://www.muhammadsalih.info.
3 - Le parti des paysans libres (Ozod Dehkonlar). Secrétaire
générale : Nigara Khidoïatova.
4 -Le Parti des agrariens et entrepreneurs d'Ouzbékistan, présidé
par Marat Zahidov.
À
ces partis s'ajoutent ensuite de nombreuses organisations, totalemente
exclues du scrutin électoral. Il y a d'une part les deux grands
"méchants", contraints à la clandestinité
:
- le Hizb ut-Tahrir (Parti de la libération), créé
en Palestine dans les années 1950 et implanté en Ouzbékistan
dans les années 1990. Bien que non-violent, ce parti est accusé
de terrorisme et systématiquement persécuté. Plusieurs
milliers de ses militants et sympathisants, réels ou supposés,
sont emprisonnés.
Dans un appel lancé le 16 novembre 2004, des familles de prisonniers
du Hizb ut-Tahrir écrivent :
« Le maître de l'Ouzbékistan
est en train d'arrêter et d'emprisonner tous les musulmans qui
en appellent à l'Islam, particulièrement les membres du
Hizb ut-Tahrir. Actuellement, il emprisonne plus de 8 000 membres de
ce parti et fait de son mieux pour arrêter tous les autres. Il
est de notoriété mondiale que le Hizb ut-Tahrir est un
parti politique non-violent qui n'utilse que des méthodes intellectuelles
et politiques. Malgré cela, Karimov voit ce parti comme un ennemi
dangereux et tente de le détruire complètement. Devant
l'échec de sa tentative il prépare activement, avec l'aide
de ses autorités, l'annihilation physique des membres du Hizb
ut-Tahrir dans ses prisons. Tous les moyens possibles sont utilisés
pour justifier cela. L'information que nous recevons de nos fils emprisonnés
va dans le même sens, celui de l'extermination physique.
Certains responsables pénitientiaires le disent ouvertement :
« Nous avons l'odre de vous tuer tous. Mais cette tuerie va être
lente et douloureuse. D'abord vous allez regretter, ensuite vous allez
mourir. » Dans les prisons du sud, nos fils ont été
contraints de signer des lettres déclarant : « Si je viole
les règlements internes, je donne mon accord pour être
tué. » Puis, les autorités pénitentiaires
prennent des photos en couleur d'eux - au-dessus de la ceinture - et
établissent de nouveaux dossiers sur eux. Ils font cela surtout
contre nos fils les plus déterminés.
Les organisations des droits humains pourront-elles sauver ces gens
innocents ? »
Qui entendra ce cri, dans le monde "libre" ?
- le Mouvement islamique d'Ouzbékistan, né dans la vallée
de Fergana au début des années 1990. Il a participé
aux combats de la guerre civile au Tadjikistan puis à la résistance
contre les envahisseurs US en Afghanistan en 2001/2002. Son fondateur
Juma Namangani aurait été tué en Afghanistan. Donné
pour mort au Pakistan en mars 2004, son successeur Tohir Yuldash a été
interviewé par la BBC en septembre 2004, proclamant qu'il continuait
le combat.
Il y a ensuite de nombreuses ONG, qui ont aussi annoncé qu'elles
boycotteraient les léections du 26 décembre. Parmi les
plus importantes, la Davra Kengashi, qui regroupe les défenseurs
des droits humains dans la Vallée de Fergana.
Sources
:
http://www.rferl.org, http://enews.ferghana.ru, http://www.oaric.com,
http://www.osce.org/odihr, http://www.uzreport.com, http://www.muslimuzbekistan.com,
http://www.muhammadsalih.info
Karimov
est l'ami de tout le monde

de Chirac...
|

de Bush...
|

de Yang Ze Min...
|

... et de Poutine
! |
|
Des
mécontents manifestent devant la mairie de Tachkent
Plusieurs dizaines d'Ouzbeks mécontents ont manifesté
le vendredi 24 décembre devant le khokimijat (mairie) de Tachkent.
Ils ont dénoncé les élections législatives
prévues dimanche et ont appelé à leur boycott.
Les militants de partis politiques exclus des élections et d'organisations
de défense des droits humains ont été rejoints
par de nombreux retraités en colère, qui portaient des
pancartes lançant des SOS : «Nous demandons une fin du
génocide des personnes âgées isolées et pauvres
qui manquent de moyens de subsistance », «Nous demandons
une fin des poursuites pour non-paiement des taxes communales élevées.
» Les retraités ont dénoncé les conditions
qui leur sont faites et les réduisent à la famine.
Yelena Urlayeva, une militante du parti des paysans libres (Ozod Dehkonlar),
a annoncé avoir envoyé une lettre à Kofi Annan
pour dénoncer la "politique génocidaire" du
régime qui cause chômage, pauvreté et famine. Elle
y dénonce notamment la chasse quotidienne donnée aux "mardiker",
les marchands à la sauvette du secteur informel, qui sont battus
comme plâtre par la police, laquelle confisque leurs maigres revenus
et les emprisonne de 15 à 30 jours quand ils n'ont pas de papiers.
Décidément, à Tachkent, Noël est tout sauf
joyeux.
Source : Ferghana.Ru, 24 décembre 2004
24/12/04 - Pour le régime de Karimov, même les
missionnaires du Tabligh sont dangereux !
Le Tabligh Jama'at (Congrégation pour la propagation de la foi)
est un mouvement missionnaire musulman fondé par le maulana Mohamed
Ilyas (1885-1944) à Delhi en Inde en 1927. Ces dernières
années, ce mouvement piétiste influencé par le
wahhabisme s'est fait connaître dans le monde entier par ses missionnaires.
Les Tablighis se doivent en effet de consacrer une heure par jour, un
jour par semaine, ou bien une semaine par mois ou encore un mois par
an pour prêcher la bonne parole, invitant les musulmans à
se rendre dans les mosquées et leur rappelant leurs obligations
religieuses. Le tabligh s'appuie sur un hadith de l'imam Al Bukhari,
qui dit que le Prophète commande à tous les croyants de
véhiculer ("tabligh") le message d'Allah.
On est en droit d'aimer ou de détester les pratiques des Tablighis,
mais on peut s'accorder sur le fait qu'ils sont plutôt inoffensifs.
Ce n'est pas l'avis du gouvernement ouzbek, qui a rangé le Tabligh
dans les organisations extrémistes et l'a donc interdit.
Dans la Vallée de Fergana, où le Tabligh est actif, trois
procès ont déjà eu lieu contre des Tablighis. Et
le 17 décembre s'est ouvert à Tachkent le procès
de 8 Tablighis arrêtés en juillet et août 2004. Ils
sont inculpés en application de l'article 244 du Code pénal
ouzbek - appartenance à une organisation interdite - et non de
l'article 159 - contre "l'extrémisme religieux" et
les "atteintes à l'ordre constitutionnel" -, utilisé
contre les membres du Hizb ut-Tahrir, de la mystérieuse "Jamaat",
apparue récemment, et autres "wahhabites" (terme utilisé
de manière générique par les autorités ouzbèkes
pour désigner tout musulman pieux).
Selon le frère de l'un des prévenus, Normurad Jumaïev,
les réunions du groupe se limitaient à des lectures du
Coran et des hadiths et n'abordaient jamais les questions politiques.
Un autre prévenu, Tura Mirzahoïaev, écrit dans ses
"confessions" : « Notre maître Farrukh nous a
dit que des attentats avaient été organisés par
des gens qui lui étaient inconnus. Il ignorait qui avait édicté
la fatwa pour ces actes. Mais Farrukh a ajouté que ces gens allaient
devoir rendre compte de leurs actes. Il a aussi dit que nous pouvons
établir un État islamique par des dawat [appels], en augmentant
le nombre de musulmans, mais pas par la violence. »
De quelles preuves dispose l'accusation ? Les pièces à
conviction seraient constituées par des textes "extrémistes",
dont les prévenus disent qu'il s'agit de simples manuscrits musulmans.
Dans une conférence de presse télévisée
en septembre dernier, le président Islam Karimov avait critiqué
les médias étrangers qui prennent la défense d'organisations
comme le Hizb ut-Tahrir, qui, selon lui, était derrière
les attentats du printemps et de l'été. Karimov a aussi
parlé du Tabligh Jamaat : « Si nous ne combattons pas le
terrorisme, nous allons avoir de plus en plus d'organisations de ce
genre. »
Le gouvernement s'abrite derrière la loi de 1998 qui interdit
les activités missionnaires et l'enseignement de l'islam ou de
toute autre religion sur initiative privée. Une loi qui viole
la législation internationale sur la liberté religieuse
(article 18 de la Déclaration universelle des droits de l'homme).
Un ouléma ouzbek, le Cheikh Mohamed Sodyq Mohamed Yusuf, retrace
l'aventure du Tabligh en Ouzbékistan :
« Le Tabligh Jamaat est arrivé en Ouzbékistan en
1975. À cette époque les relations entre l'ambassadeur
soviétique au Bangladesh et les autorités locales étaient
très bonnes. C'est pourquoi 4 membres de cette organisation ont
reçu des visas et sont venus comme touristes à Tachkent.
ils ne sont pas allés à l'hôtel, mais sont allés
dans des mosquées, où ils ont séjourné,
participant aux namaz (prières) et parlant du Tabligh. Ils sont
aussi allés à Samarcande et Boukhara. La deuxième
vague est arrivée lorsque la perestroïka a ouvert les frontières
de l'URSS. Beaucoup d'Ouzbeks ont accueilli le Tabligh à la fin
des années 1980 et se sont mis à propager l'Islam activement.
Ils se réunissent dans des mosquées et des domiciles pour
parler de l'islam. Leurs activités peuvent être considérées
comme un travail missionnaire, or cela est interdit par la loi ouzbèke
actuelle. Mais les buts du groupe sont pacifiques, inoffensifs et apolitiques.
»
Felix Corley dirige le service d'information Forum 18, basé à
Oslo, qui couvre les questions liées à la liberté
religieuse dans les pays de l'ex-URSS. Selon lui, il n'existe aucune
preuve d'activités extrémistes de la part du Tabligh ou
de liens avec le Hizb ut-Tahrir et le Mouvement islamique d'Ouzbékistan.
Mais «il y a un danger que la manière dont le gouvernement
traite de telles organisations islamiques pourrait les pousser vers
des activités politico-militaires clandestines contre l'État.
» C'est bien en effet le but du régime Karimov : pousser
les musulmans à bout pour pouvoir mieux les écraser.
Sources : RFE/RL, 20 décembre 2004 et http://www.saag.org
22/12/04
- Mesures de sécurité renforcées à la veille
des élections législatives
En prévision des élections législatives prévues
pour le 26 décembre, le ministère de l'Intérieur
a renforcé les mesures de sécurité à Tachkent.
Des miliciens volontaires sont venus s'ajouter aux troupes régulières
pour patrouiller dans les rues de la capitale et assurer la protection
des bâtiments publics et diplomatiques.
Source : www.asiaplus.tj, 21 décembre 2004
04/12/04
- Amnistie de 5 040 prisonniers
Le président Islam Karmov a signé un décret pour
le 12ème anniversaire de la Constitution - le 8 décembre
- au terme duquel 5 040 prisonniers devraient être libérés
et 8 à 9 000 prisonniers bénéficieraient de réductions
de peines.
Source : www.irinnews.org, 3 décembre 2004
27/11/04
- Les auteurs des attentats de juillet à Tachkent étaient
des Kazakhs
Selon les services du Procureur général ouzbek, les auteurs
des attentats-suicide du 30 juillet dernier contre les bureaux du procureur
général, l’ambassade US et l’ambassade israélienne,
ont été identifiés comme étant trois citoyens
kazakhs : Avazkhan Shayusupov,38 ans, Mavlon Valiyev, 28 ans et Dulat
Iskakov, 32 ans. cette identification aété rendue possible
par une collaboration des polices ouzbèke et kazakh.
Source : Interfax Kazakhstan, 22 novembre 2004
20/11/04
- Selon le colonel Sarmonov, les musulmans qui défendent leurs
droits sont des "agents provocateurs"
« Je ne crois pas que ces gens sont des militants des droits humains.
ce sont simplement des agents provocateurs qui poussent les gens à
des activités illégales au lieu de les aider » :
c'est ce qu'a répondu le colonel Safar Sarmonov, chef local de
la police de Karshi, interrogé par le correspondant régional
de Forum 18 à propos de la répression contre les défenseurs
de l'imam Rustam Klichev, condamné à 14 ans de prison.
Edgar Turulbekov, qui dirige la branche locale de l'Organisation pour
les droits humains, a ainsi été condamné le 5 novembre
à 15 jours de détention administrative pour avoir organisé
des piquets de protestation contre le procès de l'imam, à
Karshi et dans la capitale Tachkent. Un autre militant des droits humains,
Tulkin Karayev, craint à son tour d'être arrêté
et condamné pour son egagement : son téléphone
a été mis sur écoute et les personnes qui lui rendent
visite sont interpellées et interrogées par la police.
Source : www.forum18.org, 15 novembre 2004
16/11/04
- Un imam et 16 musulmans condamnés à de lourdes peines
de prison, 17 autres musulmans en procès
Le tribunal pénal régional de Kashkadarya a condamné
le 20 octobre 17 musulmans à de lourdes peines de prison pour
“terrorisme” au terme d’une parodie de procès.
Le principal condamné est Rustam Klichev, imam de la mosquée
centrale Navo de la ville de Karshi, dans le sud du pays. Klichev a
été condamné à 14 ans de prison. Les autres
condamnés sont : Azamat Holiyarov, Hasan Jumayev, Laziz Vokhidov,
Alisher Muminov, Abror Bobokulov, Hairulla Tursunov, Bobir Akhmedov,
Anvar Mamatkulov, les jumeaux Hasan et Husan Odilov, Nuriddin Rakhimov,
Bekmurod Umarov, Alisher Allayev, Ulugbek Turdiyev, Dilshod Tuichiev
et Akbar Jumayev. UIls ont écopé des peines de 12 à
16 ans de prison.
Klichev, 29 ans, a été arrêté le 4 avril
2004 par les services secrets (NSS) qui ont perquisitionné son
domicile. Au cours de la perquisitin, ils ont “découvert”
un tract émanant d’une organisation islamiste appelée
“Jamaat” et qu’ils avaient eux-mêmes “planté”
au domicile de l’imam. Par ce procès fabriqué, les
autorités post-communistes ouzbèkes ont voulu se débarrasser
d’un imam extrêmement populaire, qui était consulté
par de nombreux habitants de la région.
un autre procès similaire est en cours contre 17 musulmans de
Shakhrisabz, une ville située à 90 km au sud de Samarcande
et à 120 km à l’est de Karshi. Ici aussi, il s’agit
de simples musulmans pieux dont le seul crime consiste à s’être
réunis pour réciter le Coran et parler de Dieu. Lors de
l’audience du 26 octobre, un incident a éclaté,
qui a conduit le président du tribunal à exclure les prévenus
du procès. Les accusés ayant dénoncé les
mauvais traitements dont ils avaient fait l’objet durant leurs
interrogatoires, les memebres de la police criminelle incriminés
ont répondu qu’ils n’avaient jamais vu les accusés.
Ceux-ci ont alors été pris de colère et leur ont
jeté leurs chaussures, brisant la barrière les séparant
du public. Le 21 octobre, la police arrêté les parents
des prévenus et les militants des droits humains qui manifestaient
contre le procès devant le siège du PNUD (Programme des
nations unies pour le développement). Au cours de leur interpellation,
Nodir Akhadov a été tabassé par les policiers dans
un bureau.
Source : www.forum18.org/, 3 novembre 2004
27/09/04
- Procès de 47 suspects de terrorisme
Depuis le début septembre, le tribunal de l'Oblast de Kashkadarya
juge deux groupes de suspects de participation aux attentats de fin
mars-début avril à Tachkent et Boukhara. Un premier groupe
de 31 suspects est jugé depuis le début du moiset deux
des pré&venus ont déjà été condamnés
à des peines de 14 ans de prison. Un deuxième groupe de
18 suspects est jugé depuis le 20 septembre. tous les prévenus
sont accués d'apartenance au parti Hizb ut-Tahrir, ce qu'ils
démentent. Certains de leurs avocats ont renoncé à
les défendre devant le tribunal...
Source : Radio Free Europe/Radio Liberty, 22 septembre 2004
21/09/04
- Mort sous la torture
Tohirjon Jabborov, 29 ans, un habitant du district de Kosonsoy dans
la province de orientale de Namangan, est mort à l’infermerie
de la prison de Tachkent le 7 septembre dernier. Arrêté
le 14 avril dernier, il venait d’être condamné à
seize ans de prison pour appartenance au groupe clandestin “Jamoat”
et distribution de littérature et de tracts religieux interdits.
De toute apparence, le détenu est mort des suites des tortures
endurées. Pour prévenir toute enquête, les autorités
ont ordonné son enterrement imémdiat. Selon son frère,
son corps était couvert d’ecchymoses et d’égratignures,
son crâne était fracturé et son estomac avait été
ouvert au couteau.
Source : Erkinyurt, 12 septembre 2004
12 Ouzbeks condamnés pour “terrorisme”
Un tribunal de Namangan a condamné le 15 septembre 12 personnes
accusées d’avoir pris part aux attentats de mars-avril
dernier à Tachkent et Boukhara. Abdullatif Touraïev et Yusufjon
Siddiqoov ont été condamnés à sept ans de
prison et les dia autres prévenus à six ans de prison
chacun. Les condamnés ont l’intention de faire appel à
la Cour suprême.
Source : Radio Free Europe/Radio Liberty, 15 septembre 2004
16/09/04 - 11
kg d'uranium enrichi transférés en Russie
Le
secrétaire US à l'Énergie Spencer Abrahams a annoncé
le 13 septembre que 11 kilos d'uranium hautement enrichi avaient été
transférés, au cours d'une opération secrète
menée le 9 septembre, de Tachkent à Dmitrovgrad en Russie.
Cet uranium était stocké dans un réacteur de recherche
de 10 mégawatts installé près de Tachkent et aurait
pu être utilisé pour des bombes nucléaires. Il subira
des transformations pour pouvoir être utilisé dans des
centrales nucléaires russes. Ouf, nous voilà rassurés
!
Source : AFP, 13 septembre 2004
08/09/04 - Nouveau
procès de "terroristes" à Tachkent
Un
nouveau procès s'est ouvert à Tachkent le lundi 6 septembre
contre 16 personnes accusées des attentats commis à Tachkent
et Boukhara en mars-avril derniers. Un premier procès contre
15 prévenus s'était clos le 24 août par de lourdes
condamnations.
Source : Interfax, 7 septembre 2004
17/07/04 - 6
ans de prison pour un imam
Six
ans de prison ! Lorsque la sentence a été annoncée,
le 6 juillet, une tempête s’est déclenchée
dans la salle du tribunal. Le policer gardant l’accusé
n’a pu s’empêcher de pleurer et sa mère s’est
évanouie. Il faut dire que les “preuves” contre l’imam
Alokhon Ishankhojaïev étaient inexistantes. Cet imam, arrêté
au moment où il allait entrer en fonction à la mosquée
de Novy Margelan, dans la banlieue de Ferghana, a été
accusé de création d’une organisation criminelle,
“séparatiste, fondamentaliste ou autre”, de possession
illégale d’armes, bref d’activités contre
la constitution. Fait unique dans l’histoire de la répression
contre les Musulmans, pour la première fois l’imam en chef
de la région de Fergana, Sobir Hoja Eminov, était venu
témoigner en faveur de l’accusé. Cela n’a
pas suffi à épargner la lourde condamnation inique contre
le jeune imam.
Source : www.forum18.org, 12 juillet 2004
13/07/04 - 4
enseignants d'arabe kidnappés à Tachkent
Après les attentats à l'explosif commis à Tachkent et Boukhara
fin mars et début avril, les services de sécurité se sont
déchaînés dans la répression. C'est ainsi que 4 enseignants
d'arabe exerçant à Tachkent ont disparu sans laisser de traces
de puis plusieurs semaines. Ils sont sans aucun doute été kidnappés
par les services de renseignement. Zoukhra Fakhrouddinova, l'épouse de
Farrouk Khaidarov, disparu de son domicile le 25 juin dernier, s'est ainsi adressée à des
militants des droits humains pour qu'ils l'aident à retrouver son mari.
Celui-ci, diplômé d'un institut de Médine en Arabie saoudite,
enseignait l'arabe depuis 2000 au Centre culturel égyptien de Tachkent.
Plusieurs élèves de ce centre culturel ont été arrêtés
dans le cadre de l'enquête sur les attentats. Jusqu'à présent,
les démarches de Zoukhra auprès des autorités ne lui ont
pas permis de retrouver la trace de son mari.
Source : IHRAAGU Press Centre, 9 juillet 2004
10/07/04 -Des
témoins de Jéhovah arrêtés comme ...”wahhabites”
Les Musulmans ne sont pas les seules victimes de persécutions en Ouzbékistan.
Les témoins de Jéhovah, auxquels est refusé l’enregistrement
comme groupe religieux par les autorités, sont aussi en permanence soumis à des
harcèlements, contraires à toute législation internationale.
Ainsi, six témoins de Jéhovah, qui étaient réunis
dans un appartement, ont été arrêtés sur dénonciation
par la police de Boukhara et détenus toute une journée au commissariat
de police de Kagan, le 1er juillet dernier. Ils ont été évidemment
maltraités et insultés. Le plus absurde, c’est qu’ils
ont été dénoncés par des voisins comme “wahhabites”,
un terme générique utilisé par la propagande officielle
pour désigner les Musulmans pratiquants, automatiquement suspectés
de “fondamentalisme”. Et que faisaient ces dangereux témoins
de Jéhovah ? Ils buvaient du thé. Activité hautement suspecte...
Source : www.forum18.org
Pas
de passeport !
Khosiyat Achilova a épousé Ulougbek Miroumarov à Tachkent
en 2002. Ulougbek a été arrêté le 14 mars 2004 et
accusé d’appartenir à de smouvements religieux interdits
en Ouzbékistan. Il est toujours détenu. Khosiyat n’a pas
reçu l’autorisation de rendre visite à son mari. Pire,
lorsqu’elle a voulu renouveler son passeport, qui avait expiré,
elle s’est vu “proposer” par le fonctionnaire chargée
des enquêts criminelles de signer un déclaration selon laquelle
elle participait à des activités religieuses interdites. Il pourrait
ainsi la faire inculper aux termes de l’article 66 du Code pénal,
ce qui lui éviterait des poursuites ! Sinon, lui ont promis les fonctionnaires,
ils allaient trouver des preuves contre elle et l’emprisonner dans la
semaine qui suivrait. Khosiyat s’est donc tournée vers des militants
locaux des droits humains, qui ont rencontré des représentants
de la police. Ceux-ci ont promis de délivrer son passeport à la
jeune femme.
Source : PRIMA-News, 7 juillet 2004
07/07/04 - Augmentation
des salaires, des retraites et des bourses
Le
président Islam Karimov a ordonné par décret le 1er juillet
qu'à compter du 1er août, tous les salaires de fonctionnaires, les
retraites et les bourses d'étude seront augmentés de 30%. Le salaire
mensuel minimum sera désormais de...5,25 Euro ...
Source : Télévision ouzbèke
06/07/04 - " Une
balle dans le Coran" : procès surréaliste d'un
imam
Alokhon
Ishankhojaïev était sur le point de prendre son poste d'imam à la
mosquée Kulkatash de Margelan, une ville proche de Ferghana, dans la vallée
du même nom, lorsque, le 1er avril dernier, la police a fait irruption à son
domicile. Les policiers ont dit avoir découvert un fusil et des balles,
dont l'une entre les pages d'un Coran, accusation rejetée comme totalement
ridicule par l'imam car cela serait un sacrilège. Le procès du
jeune imam s'est ouvert le 17 juin et a été jusqu'ici proprement
surréaliste. Les cinq témoins à charge ont démenti
leurs témoignanges, l'un d'eux déclarant avoir été ivre
lorsqu'il avait signé sa déposition, qu'il n'avait même pas
lu, ajoutant qu'il ne connaissait même pas l'accusé. L'imam a été accusé d'avoir
suivi les enseignements d'un mollah accusé d'appartenir au Hizb-ut-Tahrir,
en ...1991, alors qu'il avait 15 ans. Or, il a déclaré n'avoir
jamais parlé de politique avec ce maître et qu'à l'époque
personne en Ouzbékistan n'avait entendu parler du Hizb-ut-Tahrir. En fait,
l'arrestation de l'imam est intervenue au lendemain des étranges "attentats-suicide" de
Tachkent et il s'agissait pour la police de faire du chiffre et d'arrêter
un maximum de suspects.
Source : http://www.forum18.org
03/07/04 - Les
Tatars de Crimée dans une impasse tragique
En
mai 1994, sur ordre de Jospeh Staline, plus de 150 000 Tatars étaient
déportés de Crimée - en Ukraine - vers l’Asie centrale.
Environ la moitié de cette population musulmane trouva la mort dans la
déportation ou dans les travaux forcés. Aujourd’hui, environ
100 000 Tatars vivent en Ouzbékistan. En 1967, les Tatars ont été réhabilités
de l’accusation de “trahison de masse” portée par le
régime stalinien. C’est seulement en 1989 qu’ils ont été autorisés à retourner
en Ukraine. Mais ils se heurtent à d’énormes difficultés
: 60% des Tatars vivant aujourd’hui à nouveau en Crimée sont
au chômage et le prix du déménagement excède largement
le prix que pourraient retirer les familles tatares de la vente de leur maison
en Ouzbékistan. De plus, malgré l’accord sur le rapatriement
des Tatars conclu entre les pays concernés en 1992, seule l’Ukraine
a apporté une petite contribution financière aux projets de réinstallation.
le gouvernement ouzbek n’a pas versé un centime. De plus, suite à un
accord entre l’Ukraine et l’Ouzbékistan conclu en 1998, cela
peut prendre plus d’un an pour un Tatar d’obtenir un passeport ukrainien
et les démarches pour renoncer à la citoyenneté ouzbèke
coûtent trop cher pour la plupart des Tatars. Le 18 mai 2004, des centaines
de Tatars se sont rassemblés à travers l’Ouzbékistan
pour commémorer le 60ème anniversaire de leur déportation
de masse. Mais ils ont du le faire de manière discrète, le gouvernement
ouzbek ayant interdit les commémorations à grande échelle à Tachkent,
comme les Tatars avaient l’habitude d’en célébrer les
années prédentes. Et en Ukraine, ce qui attend les Tatars, c’est
la misère et le racisme. Ainsi des gangs de skinheads “slavistes” ont
profané récemment la tombe du héros national tatar du XIXème
siècle Ismail Bey Gasprinskii . 60 ans après leur déportation,
les Tatars ne sont pas près de voir le bout du tunnel.
Source : http://www.eurasianet.org,
25 juin 2004
Nouvelles
condamnations de Musulmans
La machine à broyer les Musulmans poursuit son oeuvre en Ouzbékistan.
Dernier exemple en date : les lourdes condamnations prononcées le 23
juin par un tribunal de Tachkent contre trois jeunes Ouzbeks accusés
sans preuves de militer pour le Hizb ut-Tahrir, le Parti de la libération,
un groupe islamique qui joue le rôle d’épouvantail dans
toute l’Asie centrale, dirigée par des anciens apparatchiks communistes.
Nigmat Aripov, 22 ans, a été condamné à 5 ans et
3 mois de réclusion en colonie pénale, Akbar Yadgarov, 29 ans, à 5
ans et 6 mois de réclusion et Mokhira Yagdarova, 24 ans, à 3
ans avec sursis. Ils étaient accusés d’atteinte à l’ordre
constitutionnel, de fabrication et de diffusion de matériel menaçant
l’ordre public et d’avoir fait partie “d’organisations
religieuses illégales extrémistes, séparatistes, fondamentalistes
ou autres”. Selon Ulougbek Usmanov, militant du Groupe d’action
des militants pour les droits humains d’Ouzbékistan (IHRAGU),
aucune preuve n’a pu être apportée à l’appui
de ces accusations. Bref, l’arbitraire ordinaire au royaume d’Islam
Karimov.
Source : IHRAGU Press Centre, 23 juin 2004
Archives : Ouzbékistan 1
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