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"Suicide à la kazakhe"
Zamanbek Nurkadilov, 61 ans, a été retrouvé mort
à son domicile d'Almaty, samedi soir, tué de deux balles
dans la poitrine et une dans la tête. Son revolver était
à côté du corps. Les 16 caméras de télévision
qui surveillaient l'accès de sa résidence ne montrent
aucun visiteur durant la journée de samedi. Alors, qui a tué
cet opposant et comment ? Mystère et boule de gomme. Cet ancien
ministre du gouvernement du président Nusultan Nazarbaïev
avait perdu son poste e, 2004 après avoir accusé le président
d'autoritarisme et avoir appelé à sa démission.
Il y a quelques mois, il avait été condamné pour
diffamation du président, après l'avoir accusé
d'être responsable de la mort d'un journaliste. Et enfin, il avait
apporté son soutien à un candidat rival de Nazarbaïev
à l'élection rpésidentielle du mois prochain. Gulzhan
Yergaliïeva, dirigeante d'opposition, a déclaré :
« Connaissant les positions politiques de Nurlkadilov et sa manière
vive d'xprimer ses points de vue, nous ne pouvons pas exclure que son
meutre était politiquement motivé. » Mais le sautorités
kazakhes démentent qu'il y ait un lien quelconque entre la mort
violente de l'opposant et son opposition au président. Alors,
après le suicide d'une balle dans la nuque, voici le suicide
à la kazakhe, par trois balles ?...
Source : Big News Network.com , 14 novembre 2005
Main basse chinoise sur le pétrole kazakh
La Chine a marqué des points lundi dans sa quête de nouveaux
approvisionnements pétroliers en mettant la main, par le biais
du groupe public CNPC, sur la compagnie canadienne PetroKazakhstan,
pour 4,18 milliards de dollars américains.
PetroKazakhstan est une société canadienne basée
à Calgary (Alberta), mais ses activités sont situées
au Kazakhstan, l'un des eldorados pétroliers de l'ex-URSS.
CNPCI, filiale à 100% de la société publique China
National Petroleum Corp. (CNPC), numéro un du pétrole
en Chine, propose 55 dollars par action. L'offre a été
approuvée par les conseils d'administration des deux sociétés,
a précisé PetroKazakhstan dans un communiqué.
Cette transaction démontre la volonté chinoise de sécuriser
de nouvelles sources en pétrole, après l'échec
du rachat de l'américain Unocal par un autre groupe chinois,
la China National Offshore Oil Co. (CNOOC). Bien qu'il ait déposé
une offre plus élevée --18,5 milliards de dollars contre
17,1 milliards de dollars--, le groupe chinois avait dû céder
début août face à ChevronTexaco et surtout devant
levée de boucliers d'une partie de la classe politique américaine.
Plusieurs élus américains du Congrès estimaient
qu'une activité stratégique, comme le pétrole,
ne devait pas tomber aux mains des Chinois.
La démarche de CNOOC avait souligné la détermination
de la Chine à s'assurer de nouveaux approvisionnements, sa formidable
croissance économique en ayant fait le deuxième consommateur
de pétrole au monde.
Face à cet enjeu, les compagnies chinoises sont apparemment prêtes
à payer le prix fort.
Concernant PetroKazakhstan, l'offre de 55 dollars par action représente
une prime de 21,1% par rapport au cours en fin de séance vendredi
à New York et de 24,4% par rapport au cours moyen des vingt dernières
séances.
L'accord entre les deux sociétés prévoit néanmoins
que PetroKakhstan devra verser à CNPC un dédommagement
de 125 millions de dollars si la société canadienne venait
à accepter ultérieurement une offre supérieure
à celle du groupe chinois.
Le prix finalement payé par CNPC pour la compagnie canadienne
est supérieur aux chiffres qui avaient circulé depuis
que PetroKazakhstan s'était mis en vente.
Le New York Times avait ainsi écrit, le 16 août, que CNPC
avait déposé dans un premier temps une offre d'environ
3,2 milliards de dollars et qu'il se retrouvait en concurrence avec
l'indien Oil and Natural Gas Corporation (ONGC). Ce dernier aurait offert
3,6 milliards de dollars, selon ces informations de presse, dans ce
qui est apparu comme une bataille entre les deux géants asiatiques.
Les actionnaires de PetroKazakhstan seront appelés à se
prononcer sur l'offre de CNPC lors d'une assemblée générale
extraordinaire prévue en octobre. L'offre devra recueillir au
moins deux tiers des droits de vote pour être acceptée.
En cas de succès, le rachat prendrait effet dès le mois
d'octobre, a précisé PetroKazakhstan.
Le groupe PetroKazakhstan est coté à New York, Toronto,
Londres et Francfort. Il est impliqué dans toutes les étapes
de la production pétrolière au Kazakhstan, de l'exploration
au raffinage.
Les derniers résultats financiers de PetroKazakhstan font état
d'un bénéfice net de 138,7 millions de dollars américains
au deuxième trimestre de 2005, en hausse de 13,7% par rapport
à la période correspondante de l'année dernière.
Le chiffre d'affaires a été sur cette période de
509,6 millions de dollars, en hausse de 25%.
Le groupe a cependant, ces derniers mois, accumulé les contentieux
avec les autorités kazakhes, et il a notamment été
condamné en juillet à payer 55,4 millions de dollars d'amende
pour infraction aux lois antimonopole.
Source : AFP, 22 août 2005
Présidentielle en 2005 : une petite victoire
pour l'opposition
La décision vendredi du Conseil constitutionnel kazakh de fixer
à décembre 2005 la date du prochain scrutin présidentiel
a marqué une première petite victoire politique pour l'opposition
kazakhe, de nombreux officiels ayant publiquement souhaité que
l'élection ait lieu en décembre 2006.
"Les autorités ont compris que l'opposition unifiée
n'allait pas se satisfaire d'une élection en 2006, le pouvoir
a eu peur. Cette décision n'a pas été dictée
par la compréhension, mais par la peur", a réagi
Amirjan Kossanov, membre de la direction du principal mouvement d'opposition,
"Pour un Kazakhstan juste".
Après avoir prôné pendant plusieurs mois le déroulement
en décembre 2006 de la présidentielle, plusieurs proches
du président Noursoultan Nazarbaïev, dont les détracteurs
dénoncent le style autoritaire, avaient finalement laissé
entendre, avant la décision du Conseil constitutionnel, qu'ils
se rangeaient à l'avis de l'opposition.
Le parti du pouvoir, Otan (la Patrie), s'est donc lui aussi réjoui
de cette décision, précisant qu'il se préparait
depuis longtemps au scrutin.
"La préparation d'une élection est un processus permanent.
Nous sommes en forme (...) peu importe la date de la présidentielle,
le parti doit être prêt à tout moment", a déclaré
Bakhytjan Joumagoulov, un porte-parole de la formation.
L'opposition estime que la date de décembre 2005 était
une évidence, mais que le pouvoir en avait retardé l'officialisation
pour limiter au maximum la durée de la campagne électorale,
au détriment de l'opposition.
M. Nazarbaïev, qui dirige le pays depuis 1991 et qui a déjà
annoncé sa candidature à un troisième mandat, part
largement favori.
Mais les récentes expériences révolutionnaires
en Ukraine, en Géorgie et au Kirghizstan donnent des espoirs
à l'opposition kazakhe qui pourrait être tentée
de reproduire un scénario de ce type en cas de fraudes importantes
lors du vote.
Les trois principaux partis opposés au pouvoir --Ak Jol (Voie
lumineuse), le Parti communiste et Choix démocratique du Kazakhstan--
se sont rassemblés pour former la coalition "Pour un Kazakhstan
juste" et avaient déjà nommé en mars leur
candidat à la présidentielle, l'ancien président
du Parlement Jarmakhan Touyakbay.
Ce dernier avait porté un coup au pouvoir, lors des législatives
en d'octobre 2004, en dénonçant à la surprise générale
un scrutin truqué après que l'opposition n'eut remporté
qu'un seul siège.
La décision de vendredi de fixer au premier dimanche de décembre
2005 le scrutin présidentiel est l'épilogue de mois d'une
polémique qui menaçait de tourner au ridicule.
L'opposition kazakhe s'appuyait sur l'article 41 de la Constitution,
qui fixe à sept ans la durée du mandat présidentiel,
pour demander l'organisation du scrutin en décembre 2005, le
dernier mandat de M. Nazarbaïev ayant commencé en janvier
1999.
Mais de nombreux officiels avançaient, eux, l'argument selon
lequel la loi fondamentale précise aussi (article 94) que l'élection
présidentielle doit avoir lieu le premier dimanche de décembre
suivant le terme du mandat du chef de l'Etat, donc le 3 décembre
2006, soit près d'un an après la fin du septennat.
Le Conseil constitutionnel avait été saisi de la question
début juillet par des députés du Majilis (chambre
basse du Parlement) qui, conformément à la loi, doit fixer
officiellement la date du scrutin avant le deuxième dimanche
de septembre de l'année électorale.
Selon les observateurs, le pouvoir kazakh aurait finalement cédé
afin de préserver une image démocratique et d'éviter
une possible montée du mécontentement dans l'opinion publique.
L'opposition dans ce pays d'Asie centrale fait constamment l'objet de
pressions et de poursuites judiciaires à l'instigation du pouvoir.
Source : AFP, 19 août 2005
03/02/05 - Procès
expéditif contre des opposants
La justice kazakhe ne s'embarrasse pas de procédures longues
d'enquête. Arrêtés samedi après-midi 29 janvier
lors d'une manifestation de protestation contre l'interdiction de leur
parti, 8 membres du parti Choix démocratique du Kazakhstan ont
été aussitôt présentés au tribunal,
qui a siégé toute la nuit et les a condamnés à
plusieurs jours de détention. Des militants de Choix démocratique
et d'autres partis d'opposition se sont rendus au commissariat de police
le plus proche et ont demandés à être aussi arrêtés
pour "violations des règlements administratifs". Leur
demande a été ignorée par les policiers. L'opposition
kazakhe continue son combat contre ce qu'elle appelle "la terreur
d'État contre les citoyens".
Source : Nezavisimaya Gazeta, Moscou, 1er février 2005
24/01/05 - Vadim
Berestov condamné à un an de prison pour appartenance
au Hizb ut-Tahrir
Un tribunal de Shymkent, dans le sud du Kazakhstan, a condamné
le 19 janvier Vadim Berestov, membre du Hizb ut-Tahrir (Parti de la
libération islamique), à un an de prison pour "incitation
à la discorde interethnique et reliogieuse. L'accusé avait
été arrêté en décembre. Le parti est
interdit au Kazakhstan et ses militants et sympathisants considérés
comme "terroristes". Le parti rejette les moyens d'action
violents.
Le 20 janvier, une quarantaine de membres du parti qui tenaient un rassemblement
pacifique devant la mosquée centrale d'Almaty, l'ancienne capitale
kazakhe, ont été interpellés par la police. Ils
ont été inculpés et seront jugés prochainement.
Source : www.caspianinfo.org, 19 janvier 2005
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