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Iran

Discours de M. Mahmud Ahmadinejad, Président de la République islamique d’Iran


26.10.2005
http://www.nytimes.com/2005/10/30/weekinreview/30iran.html?pagewanted=2
Traduit du farsi en anglais par Mme Nazila Fathi
Traduit de l’anglais pour Quibla par Marcel Charbonnier

[Nous publions ci-après la traduction, par Nazila Fathi, du bureau du New York Times à Téhéran, du discours prononcé le 26 octobre par le Président Mahmud Ahmadinejad lors d’une conférence de l’Association des Etudiants musulmans consacrée à « Un monde débarrassé du sionisme ». Cette conférence a été tenue à Téhéran, dans les locaux du ministère de l’Intérieur.
Ce discours a été affiché online, en persan , par Iranian Studient News Agency ( http://wwwisnagency.com ) Les explications données entre crochets sont celles de Mme Fathi.
]

Je remercie Dieu d’avoir l’opportunité de participer, en ce jour, à cette manifestation…

Nous devons examiner les origines véritables du problème palestinien : s’agit-il d’un conflit entre un groupe de musulmans et des non-juifs ? S’agit-il d’un conflit entre le judaïsme et d’autres religions ? Est-ce le combat d’un pays contre un autre pays ? Est-ce le combat d’un pays contre le monde arabe ? Est-ce une lutte pour la terre de Palestine ? J’imagine que la réponse à toutes ces questions est : « non ».

L’installation du régime d’occupation de Qods [Jérusalem] a représenté une offensive majeure de l’oppresseur du monde [les Etats-Unis] contre le monde musulman. La situation a fluctué, au cours de cet affrontement historique. Parfois, les musulmans ont vaincu, sont allés de l’avant, et l’oppresseur a dû reculer.

Malheureusement, depuis trois siècles, le monde musulman ne cesse de reculer. Je ne veux pas examiner ici les raisons de cet état de fait, mais simplement passer en revue l’histoire. Le monde musulman a perdu ses dernières défenses, au cours du siècle écoulé, et l’oppresseur du monde a installé le régime d’occupation. Par conséquent, la lutte, aujourd’hui en Palestine, est le principal front de l’affrontement du monde musulman avec l’oppresseur mondial, et le sort de cette bataille décidera du destin d’un combat qui se poursuit depuis sept siècles.

La nation palestinienne représente la nation musulmane [Ummah] contre un système d’oppression et, grâce à Dieu, la nation palestinienne a adopté la foi musulmane, dans un environnement musulman, dans son combat, et ainsi, nous avons assisté à son progrès et à ses succès.

Je tiens à vous remercier pour le choix judicieux du titre de cette conférence.

Beaucoup de personnes, perdus dans l’affrontement entre le monde musulman et les infidèles ont essayé d’élargir le blâme et les responsabilités. Ces gens disent qu’un monde sans les Etats-Unis et le sionisme est inenvisageable. Mais vous savez que c’est là un but, et donc un slogan (tout à fait) possible !

Prenons un peu de recul. Nous avions un régime hostile, dans ce pays, un régime anti-démocratique, armé jusqu’aux dents, qui surveillait tous les citoyens, au moyen de son appareil sécuritaire, la Savak [service de renseignement du régime du Shah d’Iran]. Chez nous, régnait un environnement de terreur. Quand notre cher Imam [Ayatollah Ruhollah Khomeini, fondateur de la Révolution iranienne] a dit que ce régime devait être balayé, beaucoup de personnes qui se prétendaient politiquement bien informées dirent que c’était impossible. Tous les gouvernements corrompus soutenaient le régime (du Shah), quand l’Imam Khomeini initia son mouvement. Tous les pays, tant occidentaux qu’orientaux, soutenaient le régime (du Shah), et ils ont même continué à le faire après le massacre du 7 septembre [1978], et ils continuaient à dire que le régime était indéboulonnable. Mais notre peuple a résisté, et cela fait aujourd’hui vingt-sept ans que nous survivons, sans régime inféodé aux Etats-Unis. La tyrannie de l’Est et de l’Ouest sur le monde doit prendre fin, mais les gens faibles qui ne voient pas plus loin que le bout de leur nez ne peuvent y croire.

Qui pouvait imaginer qu’un jour nous assisterions à l’effondrement de l’Empire oriental ? Mais nous avons assisté à sa chute, de notre vivant, et il s’est effondré à tel point qu’il faut aller faire des recherches en bibliothèque (à son sujet), parce qu’il n’en reste absolument rien. L’Imam [Khomeini] disait que Saddam devait débarrasser le plancher, il disait qu’il serait affaibli à un point que personne ne pouvait imaginer. Aujourd’hui, vous le voyez, cet homme qui parlait avec une telle arrogance, il y a à peine dix ans de cela, qu’on aurait pu croire qu’il était immortel : il est jugé dans son propre pays, il est pieds et poings liés, par ceux dont il pensait qu’il le soutenaient, et aussi ceux avec le soutien desquels il a perpétré ses crimes…

Notre Imam bien-aimé disait que le régime d’occupation devait être rayé de la carte, et c’était là un propos très sage. Nous ne pouvons faire de compromis sur la question de Palestine. (Bien entendu), il est (toujours) possible de créer un nouveau front, à l’intérieur (et en recul) d’un ancien front. Mais ce serait une défaite et quiconque reconnaît la légitimité de ce régime [Israël] a, de fait, signé la reddition du monde musulman. Notre cher Imam visait le cœur de l’oppresseur du monde dans son combat, c’est-à-dire le régime occupant. Je ne doute pas un seul instant que la nouvelle vague qui s’est soulevée en Palestine, et dont nous sommes les témoins dans le monde islamique, aussi, éliminera cette tache disgracieuse (sur le visage) du monde musulman. Mais nous devons être en éveil, et nous méfier des traquenards.

Depuis plus de cinquante ans, l’oppresseur du monde essaie de donner une légitimité au régime occupant, et il a pris des mesures en ce sens, afin de le stabiliser. Voici vingt-sept ou vingt-huit ans, ils ont franchi un palier majeur. Mais, malheureusement, un des pays les plus importants a commis une grave erreur, et nous espérons que cette erreur, ce pays va la réparer [allusion au traité de paix entre l’Egypte et Israël].

Récemment, ils [les Israéliens] ont essayé un nouveau tour. Ils veulent faire passer l’évacuation de la bande de Gaza, qui leur a été imposée par les Palestiniens, pour la victoire… des Palestiniens. Une victoire finale, des Palestiniens (donc), qui mettrait un terme au problème de la Palestine au motif que serait créé un Etat palestinien à côté d’eux. Aujourd’hui, ils veulent emberlificoter les Palestiniens dans leurs viles manœuvres et les amener à se battre entre eux autour de positions politiques, qui les distrairaient de leur cause (sacrée) : la cause palestinienne. Ils (les Israéliens) veulent convaincre certains des pays islamiques que, étant donné qu’ils ont évacué la bande de Gaza et apporté la preuve de leurs bonnes intentions, la légitimité de leur régime (usurpateur) corrompu devrait être reconnue. J’espère que les formations et le peuple palestiniens sont bien conscients de cette manœuvre (sioniste).

La question de Palestine n’est absolument pas réglée. Viendra le jour où un gouvernement palestinien, représentant vraiment le peuple palestinien, viendra au pouvoir ; viendra le jour où tous les réfugiés (palestiniens) rentreront chez eux ; viendra le jour où un gouvernement démocratique, élu par le peuple, accèdera au pouvoir. Bien entendu, ceux qui sont venus de loin à seule fin de piller cette terre (de Palestine) n’ont aucun droit à décider du destin de cette nation.

J’espère que le peuple palestinien restera en alerte, et conscient, comme ils l’ont toujours été, en poursuivant leur lutte, tout au long de la décennie écoulée.

Si nous dépassons cette brève période avec succès, la voie vers l’élimination du régime occupant sera aisée, et ce sera une pente descendante.

J’avertis tous les dirigeants du monde musulman du danger de cette manœuvre (sioniste). Quiconque reconnaît ce régime, à cause des pression de l’oppresseur du monde, ou encore par naïveté ou par égoïsme, sera damné à jamais et brûlera dans (le feu de) la fureur des pays islamiques.

Les gens qui sont assis dans les cabinets calfeutrés ne sauraient décider au nom de la nation islamique, ni permettre à cet ennemi historique de continuer à exister au cœur du monde islamique.

 

 

L'enquête avance sur les attentats d'Ahwaz, qui ont une origine "iraquienne" (ou britannique ?)


" Les détenus appartenant aux réseaux impliqués dans les derniers attentats terroristes, à Ahwaz, au Sud-Ouest de l'Iran, ont avoué leur lien avec des éléments étrangers. ", à en croire le communiqué de cet après-midi du Ministère iranien des Renseignements, lequel a précisé, à l'appui des documents et enquêtes effectuées, qu'une partie des équipements utilisés dans les explosions d'Ahwaz provenait d'Irak, notamment, de Bassora, région sous contrôle des occupants britanniques. " Les documents et preuves sur les attentats terroristes d'Ahwaz ont été remis au Ministère iranien des Affaires étrangères, qui prendra les mesures qui s'imposent, en ce qui concerne les auteurs des explosions d'Ahwaz, conformément aux résolutions de l'ONU, qui préconisent la nécessité de faire face au terrorisme, au niveau de tous les États. Rappelons que ces attentats ont laissé 6 martyrs et des centaines de blessés. Plus de 30 des principaux auteurs de ces attentats ont été arrêtés et plusieurs bombes prêtes à exploser ont été découvertes et désamorcées. Les enquêtes se poursuivent, toujours, afin de trouver les autres éléments de cet attentat terroriste, a annoncé le Ministère iranien des Renseignements.
Les attentats du 15 octobre avaient fait 6 morts et 100 blessés dans la ville de Ahwaz, capitale du Khouzistan, une province à majorité arabe du sud-ouest de l'Iran, frontalière avec l'Iraq. Un nouvel attentat avait été déjoué le 17 octobre. Dès le 12 octobre, les autorités iraniennes, répondant aux accusations occidentales d'aide à la résistance iraquienne, avaient accusé les forces britanniques basées à Bassorah d'introduire des armes en contrebande en Iran.
Source : www.irib.ir, 31 octobre 2005 et AFP, 18 octobre 2005

Le Guide suprême nomme un nouveau chef des renseignements militaires


L'Ayatollah Ali Khamenei a nommé un nouveau chef à la tête du Directorat du contre-espionnage du ministère de la Défense, en remplacement du général de brigade Hassan Zolqadrnia. Il s'agit du général de brigade Ali Shamshiri, l'un des commandants des Gardiens de la révolution - il était le numéro 2 de leur état-major.
Source : Iran Focus, 31 octobre 2005

 

Festivités pour l'anniversaire de la prise de l'ambassade Us à Téhéran


Le 4 novembre 1979, des étudiants iraniens occupaient l'ambassade US à Téhéran, ce qui déclencha une crise sans précédent dans les relations avec les USA. L'opération devait durer 444 jours. Comme chaque année, l'Iran va célébrer l'anniversaire de cette action. mercredi 2 novembre, 20 millions d'élèves dans les écoles primaires et secondaires feront retentir les sonneries dans les écoles et chanteront "Mort à l'Amérique". Sont prévus aussi des parades, des représentations artistiques, des concours d'écriture ouverts aux élèves et étudiants. Thèmes des concours : «Pourquoi mort à l'Amérique et aux sionistes ?», « Haïr le grand Satan, l'Amérique », «Le rôle des étudiants dans le développement scientifique du pays », et « La demande de justice au c¦ur des questions nationales et internationales. »
Source : Iran Focus, 30 octobre 2005

 

Ali Khamenei : « Ces ignorants ne savent pas que les armes nucléaires ne sont pas le bon moyen pour renverser un régime ou un gouvernement.

C'est la résistance et la volonté des nations qui anéantissent les régimes corrompus » Le numéro un iranien, l'ayatollah Ali Khamenei, a déclaré dimanche que "la résistance palestinienne" ferait tomber le "régime sioniste", laissant ainsi entendre que la position iranienne vis-à-vis d'Israël était inchangée. "C'est la résistance en Palestine qui, sans aucun doute possible, fera tomber le régime sioniste", a déclaré le Guide suprême, cité par l'agence estudiantine Isna. L'ayatollah Khamenei s'exprimait quatre jours après que le président Mahmoud Ahmadinejad eut suscité un tollé international en déclarant: "comme l'a dit l'imam (Khomeiny, fondateur de la République islamique), Israël doit être rayé de la carte". Ces propos, condamnés par le Conseil de sécurité de l'Onu, ont conforté les États-Unis et Israël dans l'idée que l'Iran cherche à se doter de l'arme nucléaire. "Ces ignorants ne savent pas que les armes nucléaires ne sont pas le bon moyen pour renverser un régime ou un gouvernement. C'est la résistance et la volonté des nations qui anéantissent les régimes corrompus", a dit le Guide. Il a mis en garde les pays de la région "soumis" aux États-Unis: "l'Égypte, l'Arabie saoudite, la Jordanie et les autres pays de la région doivent prendre en compte cette réalité que les États-Unis n'ont pas seulement un problème avec le Liban et la Syrie".

Selon le Guide, "l'objectif principal" des États-Unis est d'instaurer des "gouvernement fantoches" dans la région. "Les dirigeants américains, par de tels actes, conduisent leur propre pays à l'anéantissement, ce qui est probablement la vengeance divine". Source : AFP, 30 octobre 2005

 

 

Ahmadinejad vire 3 ambassadeurs et en rappelle 18


Alors que l'ensemble de la direction irnaienne s'est rangé derrière le président Ahmadinejad, suite à ses déclarations du 26 octobre sur la nécessité de "rayer l'État d'Israël de la carte", les diplomates iraniens en poste en Occident ont eu des réactions plus louvoyantes, craignant que le prix à payer pour l'Iran serait trop élevé. Le président iranien a donc réagi énergiquement à la mollesse des diplomates et vient de limoger les ambassadeurs iraniens à Londres, Paris et Berlin, qui avaient été nommés à leurs postes par son prédécesseur Mohamed Khatami. En outre, dix-huits diplomates ont été rappelés à Téhéran pour consultations. On va leur sonner les cloches et leur expliquer que la conjoncture est favorable pour l'Iran, face à l'enlisement US en Iraq et aux hésitations européennes sur l'attitude à adopter vis-à-vis de l'Iran. Selon le Leader suprême de la révolution iranienne et le président, il n'y a pas à craindre d'action militaire occidentale contre l'Iran, les menaces ne sont que du bluff.
L'Ayatollah Mahmoud Hashemi Shahroudi, chef du système judiciaire iranien, a déclaré le 28 octobre, lors de la grande manifestation célébrant la Journée international d'Al Qods :
« Israël a été créé pour que les superpuissances mondiales puissent établir leur base arrogante, à travers ce gouvernement terroriste, dans le monde musulman. C'est pourquoi cela ne concerne pas que la Palestine, c'est beaucoup plus prfond que cela. »
Le député juif au parlement iranien Morris Motammed a déclaré de son côté le même jour que tous les vrais juifs et adepts de la religion divine ainsi que ceux qui croient en Moïse haïssent les usurpateurs israéliens à cause du comportement barbare du régime sioniste. la guerre inégale et les affrontements entre les Israéliens, équipés des armes les plus sophistiquées, et les Palestiniens, qui n'ont que des pierres, sont la cause du ressentiment général contre Israël.
Source : Iran Focus et www.irna.ir, 28 octobre 2005

 

« Il faut rayer Israël de la carte », ou quand un battement d'ailes de papillon à Téhéran provoque un cyclone de Tel Aviv à Washington en passant par Bruxelles et Paris

La petite phrase du président iranien Mahmoud Ahmadinejad, prononcée devant 4 000 étudiants réunis en congrès sur le thème "Le monde sans le sionisme", mercredi à Téhéran, a suscité un véritable cyclone. De Shimon Peres à Mouloud Aounit, en passant par Douste-Blazy et Barroso, tous se sont dit outrés, scandalisés, révoltés, et j'en passe. Ceux qui ont fait le plus fort sont évidemment les chefs sionistes israéliens, qui exigent rien moins que l'exclusion de l'Iran de l'ONU ! Cette "proposition" rejoint celle de cette chère Emma Bonino, la radicale italienne qui fait campagne pour l'adhésion d'Israël à l'Union européenne, et exige depuis plus d'un an que l'ONU soit réservée aux seuls pays "démocratiques".

Mais qu'a donc dit le président iranien ? A-t-il dit : "Il faut rayer les juifs de la terre" ? Non. Il a dit tout simplement : «Il faut rayer Israël de la carte. » Israël est une entité coloniale illégitime et illégale. Elle disparaîtra tôt ou tard au profit d'une entité englobant tous les citoyens de la Terre sainte, avec les mêmes droits et les mêmes devoirs. Cela est inéluctable, que les sionistes le veuillent ou non. Et pour atteindre ce but, il n'y aura pas besoin de provoquer un holocauste nucléaire. À moins bien sûr, que les seuls à disposer d'armes nucléaires dans la région recourent à cette folie extrême. Et les seuls à avoir des armes de destruction massive, ce sont justement les sionistes. Lesquels ne manquent pas de culot lorsqu'ils poussent des cris d'orfraie contre le "danger nucléaire" soi-disant représenté par l'Iran.

C'est le loup qui crie au loup. Mais c'est de bonne guerre : l'axe Washington-Tel Aviv constatant des résistances au Conseil de sécurité à propos de ses projets de guerre contre la Syrie - la principale résistance vient de la Russie - essaye d'ajuster le tir contre une autre cible : l'Iran. Les dirigeants iraniens ont déjà déclaré sereinement qu'ils attendaient de pied ferme une agression militaire. Et soixante-dix millions d'Iraniens avec eux. Et un milliard et demi de musulmans. Et quelques centaines de millions de non-musulmans qui sont dans la même situation que les musulmans : opprimés, exploités, humiliés, provoqués par les seigneurs de la Terre.
Jeudi 27 octobre 2005

The event of the day
Thursday 27th October 2005


« Israel must be wiped off the map », or when the flutter of a butterfly's wings in Tehran provokes a cyclone from Tel Aviv to Washington passing by Brussels and Paris


The short sentence by the Iranian President Mahmoud Ahmadinejad, pronounced before 4,000 students meeting together on the theme of "The world without Zionism", on Wednesday in Tehran, has raised a real cyclone. From Shimon Peres to Mouloud Aounit, passing by Douste-Blazy and Barroso, all have said that they were shocked, scandalised, revolted, and so on. Those who have gone furthest are obviously the Israeli Zionist leaders, who demand nothing less than the exclusion of Iran from the UNO! This "proposition" joins up with that of our dear Emma Bonino, the Italian radical who campaigns for Israel to be admitted to the European Union, and has being insisting for more than a year that the UNO should be limited to "democratic" countries only.
But what did the Iranian President say ? Did he say : "The Jews must be wiped of the face of the world" ? No. He quite simply said : "Israel must be wiped off the map." Israel is an illegitimate and illegal colonial entity. It will disappear sooner or later to be replaced by an entity including all the citizens of the Holy Land, with the same rights and the same duties. That is unavoidable, whether the Zionists wish it or not. And to achieve this aim, there will be no need to bring about a nuclear holocaust. Unless, of course, the only ones to dispose of nuclear arms in the region have recourse to this extreme folly. And the only ones who have weapons of mass destruction are precisely the Zionists. And they are not lacking in cheek when they scream out loud against the "nuclear danger" supposedly represented by Iran.
It is the pot calling the kettle black. But it is typical warfare : the Washington-Tel Aviv axis, having noted some resistance in the Security Council regarding its proposed threats of war against Syria - the principal resistance coming from Russia - are trying to change their aim to another target : Iran. The Iranian leaders have already serenely declared that they were ready for any military aggression. And seventy million Iranians are behind them. And one and a half thousand million Muslim. And several hundreds of millions of non-Muslim who are in the same situation as the Muslim : oppressed, exploited, humiliated and provoked by the lords of the Earth.

 

 

L'Iran crée un "fonds de l'amour" avec l'argent du pétrole


Le taux officiel du chômage (13%) est grandement sous-estimé. Un jeune sur quatre serait au chômage. L'Iran est bien loin de créer les 750.000 emplois qui seraient indispensables pour absorber l'arrivée sur le marché du travail de jeunes générations pléthoriques. La loi islamique en vigueur en Irak fixe l'âge minimum de mariage à 9 ans pour les filles et 15 ans pour les garçons. Les mariages des adolescents sont encore la norme dans les zones rurales du pays où le problème du logement est cependant moins important.

Mais le coût élevé des logements dans les centres urbains pousse la moyenne nationale d'âge de mariage, qui atteint actuellement les 25 ans pour les femmes et 28 pour les hommes. A Téhéran, le salaire moyen d'un fonctionnaire se situe autour de 220 dollars par mois, alors que loyer d'un petit appartement s'élève à au moins 300 dollars par mois.

Ainsi, de nombreux jeunes ne se marient pas et habitent chez leurs parents. Ces derniers craignent à leur tour la charge financière d'un mariage: fêtes, cadeaux et meubles.

Les mariages tardifs sont un phénomène social problématique aux yeux de l'établissement clérical qui favorise le mariage pour combattre la promiscuité et la prostitution.

Le nouveau gouvernement s'inspire d'un plan appliqué par M. Ahmadinejad alors qu'il était maire de Téhéran. En vertu de ce plan, les jeunes souhaitant se marier bénéficiaient de prêts sans intérêt et à long terme. Source : AFP, 31 août 2005

 

Mahmoud Ahmadinejad élu président de l'Iran

25/06/05 - Lucide sur leur proche avenir, les Iraniens ont choisi un combattant pour diriger le pays, refusant par ce fait le rapprochement avec les USA, que prônaient tous les autres candidats aux élections présidentielles.

Mahmoud Ahmadinejad était soutenu par la majorité de la hiérarchie religieuse. Il était normal que dans un pays où la population respecte avec ferveur ses théologiens il remporte le second tour de l'élection présidentielle. Présenté comme un homme pieux, Maire de Téhéran depuis deux ans, Ahmadinejad a séduit les plus pauvres toujours sensibles aux actions sociales des Mairies.

Ancien membre des Gardiens de la Révolution et 'instructeur de la milice "Bassidj" il paraissait aussi le plus expérimenté des candidats pour organiser la défense du pays face aux menaces répétées de l'administration Bush et d'israël.

 

29/01/05 - « 10 millions de volontaires prêts au martyre »
Le ministère des Affaires étrangères iranien a nié que les négociations nucléaires avec l'Allemagne, la France et la Grande-Bretagne (UE3) soient dans l'impasse, selon la presse hier. « La publication de telles informations vise à éclipser les négociations constructives et montre le mécontentement de ceux qui sont insatisfaits du processus actuel et tentent d'empêcher son succès », a déclaré le porte-parole du ministère Hamid Reza Asséfi, cité par les journaux.
Selon des rapports confidentiels communiqués mercredi à l'AFP, l'UE3 a durci sa position envers l'Iran, exigeant, lors d'une rencontre à huis clos à Genève le 17 janvier, que ce pays démantèle ses installations d'enrichissement d'uranium afin de prouver que son programme nucléaire est pacifique.

« Mettre de côté les fanfaronnades militaires unilatérales » (NYT )

« La question de l'arrêt des activités nucléaires iraniennes n'a jamais été un axe des négociations » entre l'Iran et l'UE3», a déclaré pour sa part Hossein Moussavian, porte-parole de l'équipe des négociateurs nucléaires iraniens. L'Iran affirme que le Traité de non-prolifération (TNP) l'autorise à mener des activités d'enrichissement d'uranium à des fins pacifiques.
Par ailleurs, le général Mohammed Bagher Zolghadr, sous-commandant des Gardiens de la révolution, l'armée idéologique du régime islamique, a déclaré que les États-Unis devront faire face à dix millions de volontaires prêts au martyr en cas d'attaque contre l'Iran, « horrible cauchemar pour les États-Unis », a déclaré le général Zolghadr. « Nous ne sommes pas favorables à la guerre, mais si les États-Unis commettent une erreur, nous leur donnerons une telle leçon qu'ils ne pourront plus se redresser », a-t-il ajouté.
Le New York Times a, quant à lui, mis en garde hier l'Administration Bush contre une intervention militaire américaine en Iran qui ferait, selon le quotidien, « plus de mal que de bien ». « Il est temps de mettre de côté les fanfaronnades militaires unilatérales des Américains et la diplomatie qui prend ses désirs pour la réalité des Européens et de passer aux choses sérieuses », explique le quotidien.
Reconnaissant que la perspective d'un Iran « doté de l'arme nucléaire est une perspective alarmante », le journal plaide pour « des sanctions économiques internationales » contre Téhéran.


Rafsandjani présidentiable

L'ancien président iranien Akbar Hachémi Rafsandjani a affirmé qu'il sera « peut-être candidat » à la présidentielle du 17 juin « pour maintenir une ligne modérée », ont rapporté jeudi les journaux iraniens. « Si le climat (politique) est favorable à ma présence et pour maintenir une ligne modérée et pragmatique au sein de l'Exécutif du pays (...) je serai peut-être candidat », a déclaré M. Rafsandjani en recevant le secrétaire du Parti des serviteurs de la reconstruction de Yazd (Centre).
C'est la première fois que l'ancien président évoque aussi directement sa candidature.
À 71 ans, l'ex-président (de 1989 à 1997) dirige le Conseil de discernement du régime, la plus haute instance d'arbitrage politique.
Sa candidature éventuelle divise le camp conservateur, qui n'a pas réussi à s'accorder sur un des cinq candidats déclarés, mais aussi le camp réformateur, dont une partie le soutient.
Source : L'Orient-Le Jour, 28 janvier 2005

 

23/12/04 - Des espions nucléaires travaillaient pour les USA et Israël
Une dizaine d'espions arrêtés au cours des derniers mois fournissaient des informations sur le nucléaire iranien aux services de renseignement américains et israéliens, a affirmé mercredi le ministre iranien des Renseignements Ali Younessi, cité par l'agence officielle Irna.
"Plus de dix espions nucléaires ont été arrêtés au cours de cette année", a déclaré M. Younessi devant la presse iranienne. "Ils travaillaient pour le Mossad et la CIA et ont été arrêtés à Téhéran et à Hormozgan (sud)", a-t-il ajouté.
Certains d'entre eux, peut-être trois, "travaillaient pour l'Organisation iranienne de l'énergie atomique et les autres étaient de profession libérale", a-t-il dit. "Ils ont été remis au tribunal révolutionnaire et leur identité ne sera pas révélée avant le début de leur procès", a-t-il dit. Les premières informations ne précisaient pas les faits qui leur étaient reprochés.
Le 7 décembre dernier, le porte-parole de la justice avait annoncé que "le procès des espions nucléaires se tiendrait probablement à huis clos après la fin de l'enquête". En août, M. Younessi avait annoncé l'arrestation d'un "certain nombre d'espions qui transmettaient à l'étranger des informations sur le programme nucléaire iranien".
Il avait ajouté que "les +hypocrites+ (l'appellation donnée aux Moudjahidine du peuple, organisation d'opposition au régime islamique en exil) ont pris la plus grande part au transfert des informations". "Par le passé, ils se sont même glorifiés d'avoir fait de l'espionnage contre l'Iran et, lors d'une conférence de presse aux Etats-Unis, ils se sont vantés d'avoir fourni des renseignements aux Américains et à d'autres", avait-il précisé.
En juillet 2000, la justice iranienne avaient condamné à des peines de prison dix juifs et deux musulmans accusés d'espionnage pour Israël qui ont finalement été libérés en 2003. Pour sa part, le général Mohammad Salimi, le commandant en chef de l'armée iranienne, a affirmé que les forces armées iraniennes avaient reçu l'ordre de se préparer pour défendre les sites nucléaires iraniens contre toute attaque.
"L'armée de l'air a reçu instruction de protéger avec toutes ses forces les sites nucléaires iraniens", a déclaré le général Salimi, cité par le quotidien gouvernemental Iran. "L'armée de l'air a suspendu toutes ses manoeuvres pour un temps et a concentré ses moyens sur les patrouilles de combat dans le ciel", a-t-il ajouté.
Le général répondait à une question sur des informations de presse concernant une simulation d'attaque par des forces ennemies contre la centrale nucléaire de Bouchehr, actuellement en construction par les Russes dans le sud du pays. "Toutes nos forces, l'armée de terre, les forces anti-aériennes, les radars tactiques (...) sont en train de protéger les sites nucléaires et une attaque contre ces sites ne sera pas possible aussi facilement", a-t-il déclaré.
Ces derniers mois, des journaux israéliens, américains et arabes ont publié des informations sur une éventuelle attaque américaine et israélienne contre les sites nucléaires iraniens. Les responsables américains et israéliens ont toutefois démenti l'existence d'un plan d'attaque contre l'Iran. Les Etats-Unis et Israël sont les deux principaux critiques des activités nucléaires que Téhéran proclame purement civiles mais qui, selon eux, servent de couverture pour fabriquer l'arme atomique.
Le discours militaire iranien affirme régulièrement qu'Israël doit être "rayé de la carte" et les avancées annoncées du programme de missiles conventionnels de la République islamique renforcent les inquiétudes d'Israël.
Source : AFP, 22 décembre 2004

02/10/04 - Safavi : « Le régime sioniste est dans l'incapacité de mener une guerre contre l'Iran à distance »
Le chef des Gardiens de la révolution, l'armée idéologique du régime islamique, a déclaré qu'Israël était dans  l'incapacité de mener à distance une guerre contre l'Iran, a indiqué jeudi l'agence officielle Irna. "Le régime sioniste est dans l'incapacité de mener une guerre contre l'Iran à distance", a dit le général Yahya  Rahim Safavi, dans une apparente référence à l'arsenal balistique israélien. "Nous surveillons les mouvements militaires des sionistes contre l'Iran et nous les trouvons ineptes", a-t-il  ajouté, sans donner plus de précisions. Il a affirmé que "le régime sioniste est non seulement une menace pour la région arabe et islamique et le  Proche-Orient, mais aussi pour la sécurité mondiale". L'Iran a livré il y a quelques jours à ses forces armées un "missile stratégique" testé avec succès, sans préciser  s'il s'agissait du Chahab-3, dont la portée peut menacer Israël, régulièrement présenté à Téhéran comme  première cible potentielle. Mercredi, le ministre israélien de la Défense, Shaoul Mofaz, a affirmé qu'"il faut agir pour empêcher le régime  actuel à Téhéran de disposer de l'option nucléaire", dans un entretien publié par le quotidien israélien Yédiot  Aharonot. Les services de renseignement israéliens estiment que l'Iran pourrait posséder la bombe atomique d'ici à 2007. "L'Iran ne sera jamais le premier à lancer une guerre, mais si une guerre nous est imposée, notre droit naturel  est de riposter", a affirmé le général Safavi. Il a déclaré que l'Iran était "parvenu à l'autosuffisance dans l'industrie militaire, en particulier en ce qui concerne  les missiles de moyenne et longue portées". "Aujourd'hui, l'Iran n'a pas besoin de l'aide étrangère pour fabriquer des missiles sol-air, des missiles sol-mer,  ni dans l'aéronautique, la technologie des navires de guerre, la fabrication de chars et de canons", a-t-il  souligné. "La présence des Américains dans la région du Golfe persique est la principale cause de l'insécurité, des  tensions et des crises (...) mais nous ne ressentons pas une grande menace" à cause de cette présence, a-t-il  affirmé. "La seule solution pour instaurer la sécurité et la stabilité est le départ des forces étrangères d'Irak et  d'Afghanistan", deux voisins de l'Iran, a déclaré le général Safavi, tout en démentant "toute ingérence militaire ou  politique de l'Iran en Irak".

Source : AFP, 30 septembre 2004

25/09/04 - La “menace nucléaire” iranienne, Israël et Washington
Le ministre iranien des Affaires étrangères Kamal Kharazi a affirmé mercredi que son pays réagirait "très sévèrement" à une éventuelle attaque israélienne contre ses sites nucléaires, à l'issue d'une rencontre avec son homologue britannique Jack Straw à New York.
"Israël est une menace non seulement contre l'Iran, mais contre
tous les pays du Proche-Orient (...) Soyez sûrs que toute action de la part d'Israël ferait l'objet d'une réaction très sévère de notre part", a-t-il déclaré à sa sortie, en réponse à une question sur une éventuelle attaque israélienne.
M. Kharazi a affirmé avoir eu une "très bonne discussion" avec M.Straw en marge de l'Assemblée générale del'Onu, sur le dossier nucléaire comme sur des questions bilatérales qu'il n'a pas précisées.
La Grande-Bretagne fait, avec la France et l'Allemagne, partie du
groupe des trois pays européens les plus actifs pour exhorter Téhéran à donner des garanties que son programme nucléaire n'a pas de finalité militaire.
Le chef de la diplomatie iranienne a reconnu "qu'il y avait des
inquiétudes des deux côtés" sur le dossier nucléaire, et a assuré que "l'on devait arriver à des conclusions acceptables par les deux côtés pour sortir de l'impasse".
M. Kharazi a répété la position de Téhéran pour qui "personne ne peut nous dénier le droit d'utiliser la technologie nucléaire à des fins pacifiques".
M. Straw n'a fait aucune déclaration à sa sortie.
L'agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) a donné jusqu'au 25 novembre à l'Iran pour apporter des assurances que son programme nucléaire ne cache pas des activités militaires, comme l'en accusent les Etats-Unis et le redoutent d'autres pays.
Le secrétaire d'Etat américain Colin Powell a affirmé mercredi ne pas avoir connaissance de plans d'attaques contre l'Iran et réaffirmé que Washington privilégiait l'approche diplomatique, sans toutefois exclure formellement l'option de la force.
De son côté, Sylvan Shalom, le ministre sioniste des Affaires étrangères, a déclaré mercredi que les Européens sont maintenant plus déterminés face aux efforts de
l'Iran pour développer des armes nucléaires parce qu'ils réalisent qu'ils pourraient être visés.  "Pendant de longues années, le monde a pensé que la menace de
l'Iran ne concernait qu'Israël", a déclaré Shalom à la presse. "Mais les Européens ont réalisé que les Iraniens étaient en train de développer des missiles d'une portée capable d'atteindre Paris, Londres, Berlin et le sud de la Russie", a-t-il ajouté.  "Maintenant, ils sont plus déterminés", a-t-il estimé. Shalom a souligné que "les Européens essaient d'engager (un dialogue) avec les Iraniens, mais nous savons que les Iraniens n'abandonneront jamais leurs plans de développer des armes nucléaires. Ils essaient seulement de les occulter", a-t-il affirmé.
"Nous partageons ces informations avec les Américains et d'autres services de renseignement en Europe", a précisé le ministre. "Ils essaient de gagner du temps et le moment est venu pour que le cas iranien soit porté au Conseil de sécurité afin de mettre un terme à ce cauchemar".
Le responsable iranien chargé du dossier nucléaire, Hassan Rohani, a estimé dimanche que les Européens avaient violé l'accord de Téhéran conclu avec eux fin 2003 sur le
nucléaire iranien. L'Iran s'était engagé en 2003 auprès des ministres des Affaires
étrangères français, allemand et britannique à suspendre l'enrichissement d'uranium et à accepter des inspections inopinées de ses installations nucléaires.
Source : AFP, 22 septembre 2004

 

01/07/04 - La première femme élue maire
Mehri Rusta'i Gherailu est la première femme élue maire depuis la fondation de la République islamique d'Iran il y a 25 ans. Cela se passe à Saveh, une ville de 125 000 habitants à 100 km au sud-ouest de Téhéran. Cette ville s'était déjà distinguée il y a cinq ans, en élisant une majorité de femmes au conseil municipal. Actuellement, le Parlement iranien ne compte que douze femmes, contre 13 dans la précédente législature.
Source : AFP, 1er juillet 2004

05/05/04 - Les réformes sont inexorables, estime Khatami dans une lettre testament
Le président iranien Mohammed Khatami a défendu hier la réforme de la République islamique comme irréversible et inexorable, dans une lettre aux allures de testament. « Il y a eu, dans les relations sociales, culturelles et politiques, des changements d’une telle ampleur qu’il n’est pas possible de revenir à la période d’avant les réformes », c’est-à-dire 1997 et son élection à la présidence, dit-il dans un livre de poche de 47 pages. M. Khatami, volontiers décrié comme l’homme des promesses non tenues et aujourd’hui très seul face aux conservateurs, y reconnaît une nouvelle fois les échecs de son camp, mais lui attribue d’avoir mis la République islamique de manière inexorable sur la voie de la démocratie. Les conservateurs eux-mêmes se sont accaparé la réforme, dit-il. « Nous ne prétendons pas que nos efforts pour défendre les droits du peuple aient abouti dans tous les domaines, ni que le peuple ait vu combler tous ses idéaux, mais je prétends que la voie de la démocratie et de la réalisation des idéaux historiques ne s’arrêtera pas, que l’on va continuer sur la voie des réformes sans s’écarter de la religion », dit-il. M. Khatami, lui-même un religieux, se prononce en effet de nouveau contre un système laïc : « Ni la laïcité ni la dictature ne prendront en Iran. »
M. Khatami avait annoncé récemment la publication de son ouvrage. À défaut de révélations, il y dresse le bilan de son action répétant que les années Khatami ont changé l’état d’esprit général. « Sept ans après le 2 khordad (date de sa première élection), il est clair que notre peuple a affermi ses aspirations dans la société ». Aujourd’hui, les conservateurs qui ont œuvré à son échec pendant sept ans sont forcés « de tenir compte, bon gré mal gré, de ce qu’ils pensent être la volonté populaire ». « Ceux qui résistent à une législation définissant les délits politiques sont une minorité », observe-t-il. Il reconnaît cependant qu’il reste du travail. « Nous ne sommes qu’au début de la voie des réformes », déclare-t-il.
Source : L’Orient-Le Jour, Beyrouth, 4 mai 2004



08/01/03 - Un nouveau journaliste arrêté et trois autres en procès: La famille de Ali-Reza Jabari est sans nouvelles, depuis la fin décembre, de ce traducteur et collaborateur de journaux indépendants. Par ailleurs, les conditions de détention et celles dans lesquelles se déroule le procès de Behrouz Gheranpayeh, Hossein Ghazian et Abbas Abdi suscitent l'inquiétude de leurs familles.
Reporters sans frontières demande aux autorités iraniennes de révéler le lieu de détention de Ali-Reza Jabari. L'organisation est très préoccupée des mauvais traitements auxquels il pourrait être soumis durant cette détention au secret. Elle demande également la libération des neuf journalistes actuellement incarcérés dont celle de Behrouz Gheranpayeh, Hossein Ghazian et Abbas Abdi, dont le procès est en cours. L'Iran est aujourd'hui la plus grande prison du Moyen-Orient pour les journalistes.
Le 28 décembre 2002, Ali-Reza Jabari, traducteur et collaborateur de plusieurs journaux indépendants dont Adineh, a été arrêté à son bureau par des personnes en civil. Il a ensuite été conduit à son domicile qui a été perquisitionné. Des cassettes vidéo, le disque dur de son ordinateur et des livres ont été confisqués. Le lendemain, son épouse s'est rendue à Adareh Amaken, une section de la police téhéranaise considérée comme proche des services de renseignements, qui avait convoqué de nombreux journalistes durant les dernières semaines. Là, on lui a répondu qu'aucune personne du nom de Ali-Reza Jabari n'avait été arrêtée. Même réponse au commissariat de police. Le 25 décembre 2002, une interview de Ali-Reza Jabari était paru dans Charvand, publication persophone basée au Canada, dans laquelle il expliquait notamment que le guide la République islamique voulait que la crise dégénère dans tout le pays. Sa femme, qui est sans nouvelles de lui depuis plus d'une semaine, est d'autant plus inquiète que son époux souffre de problèmes cardiaques. Ali-Reza Jabari, membre de l'Association des écrivains iraniens, est l'auteur de nombreuses traductions en anglais d'ouvrages dont certains ont été interdits.
Le 6 janvier s'est tenue une audience du procès, débuté en décembre, de Behrouz Gheranpayeh, Hossein Ghazian et Abbas Abdi. Ces directeurs d'instituts de sondage et journalistes comparaissent dans le cadre de "l'affaire des sondages." Le 22 septembre, IRNA, l'agence de presse officielle iranienne, avait diffusé un sondage (réalisé par la Société nationale des études de l'opinion publique et Ayandeh) qui indiquait que "74,7 % des Iraniens étaient favorables à la reprise des relations avec Washington". Mehdi Abasi Rad, chef du service politique d'IRNA, comparaissait également pour "diffusion de fausses nouvelles". Depuis le début du procès, les proches des trois journalistes se sont inquiétés du fait qu'ils aient fait des aveux, souvent signe de pressions psychologiques très fortes. Behrouz Gheranpayeh, en cellule individuelle à la prison d'Evine (Téhéran) depuis son arrestation, n'a jamais pu recevoir la visite de sa famille. Behrouz Gheranpayeh et Hossein Ghazian sont incarcérés dans la même cellule depuis quelques jours, après avoir passé plusieurs semaines en cellule individuelle.
Behrouz Gheranpayeh, directeur de la Société nationale des études de l'opinion publique (institut de sondages) et journaliste du quotidien Norooz, Hossein Ghazian, l'un des directeurs de l'institut de sondages Ayandeh et journaliste du quotidien Norooz, ainsi qu'Abbas Abdi, autre directeur de Ayandeh et ancien rédacteur en chef du quotidien Salam, avaient été arrêtés respectivement les 16 octobre, 31 octobre et 4 novembre. Ils sont notamment poursuivis pour "espionnage".

31/12/02 - 27 détenus meurent dans un incendie : Un incendie a fait 27 morts et plus de 50 blessés dans la prison de Gorgan, dans le nord de l'Iran, près de la Mer Caspienne. Le feu, qui a pris en début de matinée, serait dû à une défaillance du système électrique, selon le directeur régional de l'administration pénitentiaire.

Les députées contre la lapidation : L'ensemble des 11 députées du parlement iranien - 290 membres - sont d'accord pour demander l'abolition de la peine de lapidation prévue pour l'adultère. Elles sont convaincues que l'adultère est un crime, mais pensent qu'il devrait être puni moins durement. L'une d'elles, Elaheh Koulai, a rapporté qu'elles avaient rencontré des mollahs pour demander leur soutien et que ceux-ci avaient promis d'étudier la question. Introduite en 1979, la peine de lapidation est appliquée en Iran mais rarement. Il y en aurait eu deux en 2001 et plusieurs en 2002. un grand nombre de députés sont favorables à l'abolition de la lapidation mais pour y arriver, il faut le feu vert du Conseil des gardiens de la révolution...

Loi contre la torture : Quelques heures avant la visite d'une délégation de l'Union européenne à Téhéran, le parlement iranien a adopté dimanche une loi contre la torture, qui doit encore être soumise au Conseil des gardiens de la révolution. Celui-ci avait rejeté une première mouture du projet de loi. La loi adoptée prévoit une interdiction de toute torture physique ou psychique pendant les interrogatoires. Elle prévoit pour les contrevenants des peines de 3 à 12 mois de prison et une suspension de la fonction publique jusqu'à 3 ans. La délégation de l'UE est chargée de discuter de la situation des droits humains en Iran, dont l'amélioration est le préalable à l'établissement d'un accord commercial entre l'UE et l'Iran.