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Groupe de Shangaï - Chine

 
 

04/12/04 - Le journaliste Yu Dongyue a sombré dans la folie suite aux tortures
Le témoignage récent d'un dissident vient confirmer les pires craintes sur la santé mentale du journaliste Yu Dongyue. Suite aux tortures et aux vexations imposées au prisonnier d'opinion par ses gardiens, il a sombré dans la folie.
Reporters sans frontières est bouleversée par ce témoignage. A la veille du sommet Union européenne - Chine, l'organisation demande à José Manuel Barroso, nouveau président de la Commission européenne, d'intervenir auprès de la délégation chinoise afin d'obtenir la libération de Yu Dongyue pour des raisons médicales évidentes. " La détention pour des périodes extrêmement longues de prisonniers d'opinion est caractéristique du système de répression chinois. C'est un sujet essentiel qui doit être abordé lors de ce sommet ", a affirmé Reporters sans frontières.
La récente libération du journaliste et dissident Liu Jingsheng est tristement éclipsée par la situation dramatique de Yu Dongyue. Malgré les tentatives désespérées de la Chine populaire pour masquer son terrible bilan des droits de l'homme, la situation de Yu Dongyue prouve la persistance des mauvais traitements dans les prisons chinoises.
En novembre, Lu Decheng, ancien manifestant de la place Tiananmen, a déclaré, après avoir fui la Chine, au service cantonais de la station Radio Free Asia avoir rendu visite en prison à Yu Dongyue. Selon lui, le journaliste est " pratiquement méconnaissable. (Š) Il avait un regard terne et il répétait sans cesse des mots comme s'il chantait un mantra. Il n'a reconnu personne. " " Il a une grande cicatrice sur la partie droite de la tête. (Š) Un de ses anciens codétenus nous a expliqué qu'ils avaient attaché Yu à un poteau électrique et l'avaient laissé en plein soleil pendant plusieurs jours. Il a également été détenu en isolement pendant deux ans, et c'est à ce moment qu'il a sombré ", a précisé Lu Decheng qui appelle la communauté internationale à se mobiliser pour obtenir la libération de son ami. " Il ne reçoit aucune sorte de traitement médical. Sa situation risque de s'aggraver. "
Journaliste et critique d'art aux Nouvelles de Liuyang, Yu Dongyue a été arrêté le 23 mai 1989 pendant les manifestations étudiantes de la place Tiananmen à Pékin. Il venait de dégrader, notamment avec Lu Decheng, le portrait géant de Mao Zedong qui surplombe la place Tiananmen.
Le 11 juillet 1989, Yu Dongyue est reconnu coupable de "sabotage" et de "propagande contre-révolutionnaire ", et condamné par la Cour populaire municipale intermédiaire de Pékin à vingt ans de prison et cinq ans de privation de ses droits politiques. Les autorités reprochent également au journaliste ses articles favorables à la liberté d'_expression. Il aurait notamment exprimé des opinions très avant-gardistes sur l'art.
Bien que sa peine ait été réduite de deux ans en mars 2000, sa libération n'est prévue que pour le 21 mai 2007.
Source : www.rsf.fr, 2 décembre 2004

 

24/11/04 - Incendie meurtrier dans une mine de fer : 57 morts
L'incendie qui s'est déclenché ce week-end une mine de fer dans la province du Hebei, dans le nord-est de la Chine, a fait 57 morts, rapporte Chine nouvelle.
Sur les 106 mineurs qui étaient en service au moment des faits, 46 ont été sauvés et trois sont portés disparus.
L'incendie s'est déclaré samedi matin dans une mine de la ville de Shahe et s'est ensuite rapidement étendu à quatre puits proches. Le drame a vraisemblablement été causé par le feu qui a pris dans un câble électronique, selon l'agence de presse Chine nouvelle.
En Chine, l'industrie minière affiche un triste bilan. Dans le secteur des mines de charbon, il ne se passe pas de semaine sans qu'une catastrophe soit annoncée.
Les mines se sont fortement développées dans l'ancien empire du Milieu pour faire face à la forte demande d'une économie chinoise en pleine expansion.
Le plus important accident survenu en Chine dans une mine de charbon ces dernières années a fait 175 morts le mois dernier dans la province du Henan, dans le centre du pays.
Source : Reuters, 22 novembre 2004

 

04/11/04 - Un mort dans une manifestation contre la construction d’un barrage controversé : black-out chinois sur les troubles ethniques dans le Henan
Des affrontements entre minorité musulmane et majorité Han, qui ont officiellement fait sept morts la semaine dernière dans le centre de la Chine, étaient toujours passés sous silence mardi et les foyers de violence placés sous haute surveillance policière. Le service en anglais de l’agence Chine Nouvelle a publié lundi soir un bilan mentionnant aussi 42 blessés, mais les médias en langue chinoise ne rapportent pas ces violences qui ont duré de jeudi à dimanche dans le district de Zhongmou de la province du Henan. Des habitants de la région ont parlé d’une vingtaine de morts dans ces affrontements qui ont opposé des milliers de Hans et de Huis, suite à un accrochage de chauffeurs de camion huis avec la population d’un village han.
Interdite à la presse, la région était bouclée par la Police armée populaire (PAP), dont de nombreux renforts ont été amenés sur place dans des autocars de tourisme climatisés. À Zhengzhou, la capitale du Henan distante de moins de 40 km, les musulmans étaient surpris par la gravité des violences.
Par ailleurs, au moins une personne a trouvé la mort la semaine dernière dans une manifestation contre la construction du barrage Pubugou dans la province chinoise de Sichuan, dans le sud-ouest du pays, a fait savoir hier un témoin. Cette manifestation a réuni plusieurs milliers de personnes opposées à la construction de cette installation, qui contraindrait 100 000 personnes à quitter leur domicile. Les manifestants dénonçaient le niveau des dédommagements versés par les autorités aux personnes devant quitter la zone qui sera inondée. Selon eux, ils perdront des terres très fertiles.
Source : L’Orient-le Jour, 3 novembre 2004

 

20/10/04 - « L'islam est très populaire en Chine »
par Beijing information n° 42, octobre 2004
À en croire la propagande officielle chinoise, tout va bien pour les 20 millions de musulmans de Chine.
La Chine compte environ vingt millions de musulmans. Comment vivent-ils dans une société en mouvement perpétuel?
Meng Jing, une Han de Beijing, se regarde dans le miroir avec son nouveau voile blanc. Il y a quelques semaines, elle s'est convertie à l'islam. Meng, maintenant âgée de 30 ans, a fait la connaissance d'un musulman de Chine il y a une dizaine d'années. À ce moment-là, elle ne connaissait presque rien de l'islam. Cependant, par amour et respect, elle a changé ses habitudes de vie. Par exemple, jamais en sa présence n'a-t-elle consommé de porc. Mais cet élément superficiel ne constitue pas la religion. Peu à peu elle a appris auprès de son futur mari. Un peu avant son mariage récent, elle a décidé de se convertir officiellement. La cérémonie a eu lieu à la mosquée Niujie (mosquée de la rue Niu), la plus importante de Beijing. Un imam a lu des versets du Coran, a expliqué à la nouvelle adepte les règles de base de l'islam, lui a demandé de confirmer son désir de se convertir à l'islam, et lui a donné le nom arabe de Fatimah, qui signifie « fille d'Allah ».
« La famille de mon mari est nombreuse, et tous sont très attachés à l'islam. En adoptant moi-même leur religion, je deviens l'une des leurs. Je serai heureuse au sein de ma nouvelle famille parce que nous sommes tous musulmans. »
La Chine est peuplée de 1,3 milliard d'habitants dont 91,5 % sont de nationalité han. Parmi les 55 autres ethnies, dix sont essentiellement musulmanes ; ce sont les Hui, Ouïgours, Kazakh, Ouzbek, Kirgis, Tatar, Tajik, Dongxiang, Sala et Bao'an. Dans la capitale chinoise seulement on compte 68 mosquées, et 30 000 dans l'ensemble du pays.
La région autonome ouïgoure du Xinjiang, la région autonome hui du Ningxia, les provinces du Qinghai et du Gansu sont les régions de Chine où les musulmans vivent en communautés compactes, mais on les trouve aussi partout ailleurs au pays. Selon l'estimation du Pr Feng Jinyuan, expert en islam de l'Institut des religions du monde relevant de l'Académie des sciences sociales de Chine, seulement 50 000 à 100 000 des 20 millions de musulmans chinois observent strictement et en toutes circonstances les commandements de leur religion comme le salat ou prière cinq fois par jour entre le lever et le coucher du soleil, tournés vers La Mecque. Malgré ce faible nombre, l'imam Xue Tianli insiste que l'islam est à son âge d'or actuellement malgré les difficultés de son développement en Chine dans le passé. L'on sait que la plupart des mosquées avaient été fermées lors de la Révolution culturelle (1966-76).
Comme bien d'autres Chinois, Xue, aujourd'hui âgé de 72 ans, a été victime des mouvements destinés à purger la Chine de la féodalité, du capitalisme et de la superstition. Né dans une famille musulmane du sud de Beijing, Xue fut envoyé en 1957 dans une ferme où il fut assigné à la garde des vaches laitières. Mais peu après la fin de la Révolution culturelle, la réforme débuta et les mosquées comme les églises et temples furent réouvertes. En 1980, Xue fut rappelé de la ferme et devint imam. Le gouvernement a alloué 400 000 yuans (48 190 USD) à la restauration de la mosquée Niujie.
Xue est un « hajji », c'est-à-dire qu'il a accompli le pèlerinage obligatoire à La Mecque. Dans la dernière décennie seulement, 4 000 musulmans chinois ont fait le voyage, organisé par l'Association islamique de Chine. Le nombre est fixé par l'Arabie saoudite avec laquelle la Chine a établi des relations diplomatiques complète dans les années 1990. Lorsque le tour de Xue est venu en 1994, il était ému aux larmes, lui qui rêvait de ce pèlerinage depuis l'enfance. Maintenant convertie, Fatimah en rêve aussi.
Les fêtes musulmanes sont connues de tous les Chinois vu l'envergure de la communauté qui les observe, de même que de la communauté islamique mondiale. Le vendredi, on va à la mosquée pour le jum'a (prière) ; on pratique le jeûne annuel de trente jours pendant le Ramadan, le neuvième mois de l'année selon le calendrier de l'hégire, et le Eid ul-Fitr qui en marque la fin. Les musulmans célèbrent aussi la fête du Sacrifice (Eid al-Adha).
Liu Xiaoqiang est un homme d'affaires de Urumqi, capitale du Xinjiang. Où qu'il se trouve, il remplit son obligation de prière. Si des événements majeurs l'en empêchent, il se reprend le soir. Liu est père d'une fillette de trois ans à qui il enseigne, à travers des conte, ce qu'elle doit savoir au sujet d'Allah et du prophète Mahomet.
Un centre culturel islamique doublé d'un musée ouvrira avant la fin de l'année pour le public général près de la mosquée Niujie.

 

11/10/04 - Le petit geste de Chirac
Le président français Jacques Chirac, en visite d'Etat en Chine, a remis au gouvernement de Pékin une liste d'une dizaine de noms de détenus, a déclaré son porte-parole Jérôme Bonnafont.
"Une liste de cas individuels sur laquelle la France souhaite appeler l'attention de la Chine a été remise", a-t-il dit lors d'un point de presse à Pékin.
Il a précisé qu'il y avait "autour d'une dizaine" de noms mais n'a pas voulu donner de détails.
Avant son départ, Jacques Chirac avait fait savoir qu'il évoquerait la question des droits de l'homme "discrètement et poliment" avec les dirigeants chinois".
Il est de tradition que le chef de l'Etat français demande la libération de certains détenus à l'occasion de voyages officiels dans des pays accusés de ne pas respecter les libertés individuelles.
Source : Reuters, 10 octobre 2004

 

01/07/04 - " Un homme, une voix!"
Plusieurs centaines de milliers de personnes ont manifesté jeudi 1er juillet à Hong Kong, pour réclamer à Pékin l'instauration de la démocratie dans l'ancienne colonie britannique.
La manifestation a rassemblé deux cents mille personnes, selon la police, 450.000 selon les organisateurs. Scandant "Rendez le pouvoir au peuple", "Un homme, une voix", et "Suffrage universel", les manifestants réclamaient l'élection directe du Chef de l'exécutif de Hong Kong, actuellement nommé par un comité acquis à Pékin, ainsi que de la totalité des soixante députés du Conseil législatif (LegCo).
Seule la moitié d'entre eux doit être élue en septembre au suffrage universel, les autres étant également nommés. Pékin a opposé en avril une fin de non recevoir à ces demandes, au moins pour 2007 et 2008, fin des actuels mandats du Chef de l'exécutif et du LegCo, respectivement.
Le défilé, qui s'est ébranlé vers 15H00 locales (07H00 GMT), noircissait sur plusieurs kilomètres, dans toute leur largeur, les artères centrales qui traversent les quartiers des affaires et des commerces. "Nous avons marqué l'Histoire. C'est beaucoup plus que nos attentes. Même s'il fait 35 degrés, les gens viennent lutter pour la démocratie", s'est félicité Jackie Hung, porte-parole du Front civique des droits de l'homme de Hong Kong, membre de l'organisation. Peu après 19H00 locales (11H00 GMT), les protestataires continuaient à arriver devant les bureaux du gouvernement local de Hong Kong. Les organisateurs avaient prévu, avant le défilé, quelque 300.000 manifestants.
Un défilé similaire avait réuni l'an dernier un demi-million de personnes. Il s'était déroulé également un 1er juillet, jour anniversaire de la rétrocession de Hong Kong à la Chine, en 1997. Mais le mécontentement portait aussi, à l'époque, sur la gestion par le gouvernement de la crise économique et de l'épidémie de pneumonie atypique. "Au rythme où ça va, on aura le suffrage universel en 2048", ironisait David Paterson, Britannique de 63 ans résidant à Hong Kong depuis 12 ans. L'ancien pouvoir colonial, qui a instauré la première élection directe en 1995 mais d'un tiers seulement des députés, "a trop attendu", a admis ce docteur.
Mais Hong Kong peut rattraper le temps perdu, a-t-il assuré, se disant confiant que l'ancienne colonie "puisse changer la Chine". Depuis Jakarta, le dernier gouverneur britannique de Hong Kong, Chris Patten, a appelé Pékin à "faire confiance" à Hong Kong. Le pouvoir communiste a à plusieurs reprises évoqué ses craintes d'instabilité en cas d'élections directes. "Les gens sont encore plus en colère après le refus du suffrage universel", a déclaré le député Lee Cheuk-yan, membre de l'organisation du défilé. "Nous protestons pour exprimer notre colère", a renchéri l'évêque Joseph Zen, figure du combat pro-démocratie à Hong Kong, lors d'un rassemblement de plusieurs milliers de chrétiens qui a précédé la manifestation.
" Nous voulons simplement avoir l'opportunité de dire ce que nous avons à dire", lance Simon So, ouvrier du bâtiment de 53 ans. "Faisons savoir à Pékin que nous voulons des élections". De nombreux slogans étaient dirigés contre Tung Chee-hwa, chef de l'exécutif de Hong Kong placé par le pouvoir communiste lors de la rétrocession et souvent stigmatisé comme "l'homme de Pékin". "Tung Chee-hwa divorçons", vociférait un groupe de jeunes, hauts-parleurs en main, sur le ton d'une chanson populaire régionale.
Source : AFP, 1er juillet 2004

 

15/06/04 - Le cyberdissident Du Daobin condamné à 4 ans de résidence surveillée
par Reporters sans frontières
, 11 juin 2004
Du Daobin a été reconnu coupable "d'incitation à la subversion de l'Etat", le 11 juin 2004, par un tribunal de Xiaogan (province du Hubei, centre du pays). Il a été condamné à quatre ans de résidence surveillée et déchu de ses droits civiques pendant deux ans. Le cyberdissident avait été arrêté, le 28 octobre 2003, pour des articles en faveur de la démocratie et des droits de l'homme publiés sur Internet.
Reporters sans frontières reconnaît la clémence de cette sentence, au regard des peines beaucoup plus lourdes habituellement infligées aux cyberdissidents, mais ajoute que la condamnation pour "subversion" demeure inique et sans fondement. "Ce jugement est une victoire à la Pyrrhus. Il permet à Du Daobin de sortir de prison mais le soumet à une surveillance policière telle que sa liberté n'est qu'illusoire. Cette condamnation vise à faire taire ce défenseur des droits de l'homme tout en apaisant les critiques soulevées par son incarcération, aussi bien en Chine qu'à l'étranger", a déclaré l'organisation. Selon l'avocat de Du Daobin, Mo Shaoping, ni la défense ni l'accusé n'ont pu s'exprimer lors du procès, expédié en une quinzaine de minutes. Du Daobin a pu regagner son domicile mais devra se présenter à la police chaque semaine pendant les quatre prochaines années. Mo Shaoping a déclaré que son client "reconnaît avoir publié 26 essais sur Internet mais refuse d'admettre que cela constitue un crime, et encore moins un crime de subversion".
Selon des informations recueillies par Reporters sans frontières, l'universitaire chinois Liu Xiaobo, dont on était sans nouvelles depuis le 28 mai 2004, à la veille de la commémoration des massacres de la place Tiananmen, est aujourd'hui joignable à son domicile. Sa connexion Internet est cependant toujours coupée. En février 2004, Liu Xiaobo avait lancé, avec une centaine d'autres intellectuels chinois, un appel aux autorités pour demander la libération de Du Daobin.
Avec 61 personnes derrière les barreaux, la Chine est la plus grande prison du monde pour les cyberdissidents. C'est également le pays où les technologies d'interception des communications électroniques et de censure du Réseau sont les plus développées. Reporters sans frontières publiera, le 22 juin 2004, un rapport sur les entraves à la circulation de l'information sur le Net en Chine et dans une soixantaine d'autres pays (disponible sur www.internet.rsf.org).
Rappel des faits :
Du Daobin a été arrêté le 28 octobre 2003 alors qu'il rentrait chez lui. Des policiers ont saisi du matériel informatique, des lettres manuscrites, un carnet d'adresses et des livres publiés à l'étranger. Ils ont également "fortement conseillé" à sa femme, Xia Chun-rong, et à son fils de 12 ans de n'avoir aucun contact avec les journalistes étrangers. La police a aussi déclaré à Xia Chun-rong que son mari était allé "trop loin".
Agé de quarante ans, Du Daobin a publié sur Internet de nombreux essais pacifistes en faveur de la démocratie et d'une plus grande liberté d'_expression en Chine. Il a activement demandé la libération de Liu Di, une étudiante emprisonnée pour avoir publié des textes appelant à la démocratie en Chine sur des forums en ligne. Liu Di a été libérée le 28 novembre 2003 après plus d'un an d'emprisonnement sans jugement.

 

23/04/04 - Le chef du FBI met en garde les Chinois
En visite à Pékin, le directeur du FBI US, Robert Mueller, a mis en garde les Chinois contre le danger d'attaques terroristes : « Ce n'est pas parce qu'il n'y a pas eu jusqu'ici d'attaques terroristes substantielles en Chine qu'il n'y en aura pas ici ou dans d'autres pays d'Asie.»
Source : AP, 22 avril 2004

 

16/04/04 - Tibet-Québec, même combat ?
Espérant convaincre le Premier ministre canadien Paul Martin de ne pas rencontrer le Dalai Lama, la Chine a comparé mardi le militantisme du leader spirituel tibétain à celui des séparatistes québécois.
L'ambassade de Chine à Ottawa a condamné le choix de M. Martin de rencontrer le Dalai Lama lors de son passage en territoire canadien, affirmant que celui-ci représentait une menace pour l'unité de la Chine, de la même façon que les séparatistes québécois représentent une menace pour l'unité du Canada.
Les diplomates chinois estiment que cette décision est tout à fait contraire à l'habituelle position canadienne face à la Chine.
Les réactions n'ont pas tardé, à commencer par le Bloc québécois qui, par la voix de sa responsable des affaires étrangères Francine Lalonde, s'est porté au secours du Canada. Le parti a fait valoir que l'avenir de la province francophone est débattu ouvertement et démocratiquement, alors que les Tibétains n'ont pas le loisir d'exprimer leurs aspirations sous le joug de Pékin.
Le Comité Canada Tibet a de son côté qualifié la comparaison d'"odieuse".
Selon Amnesty International, contrairement aux Québécois, tout Tibétain qui fait la promotion de l'indépendance ou de l'autonomie politique s'expose à un long emprisonnement dans les pires conditions imaginables.
L'ambassade chinoise soutient que le récipiendaire du prix Nobel de la paix est un politicien exilé qui cherche à diviser la Chine. Elle ajoute que la question du Tibet ne concerne ni les droits humains ni la religion mais plutôt la souveraineté de la Chine et son intégrité territoriale.
Le leader boudhiste mène une campagne pacifique pour l'indépendance du Tibet depuis qu'il s'est exilé en 1959. Il doit arriver au Canada lundi prochain et sera à Ottawa du 21 au 24 avril.
Source : AP, 14 avril 2004

 

 

Microsoft au service de la répression chinoise
par Philippe Randrianarimanana, Courrier international, 11 février 2004


La firme de Bill Gates en tête, plusieurs majors américaines de l'informatique sont accusées par Amnesty International de favoriser la censure sur la Toile chinoise en vendant à Pékin des technologies de cyberrépression.
Les chefs d'Etat occidentaux, à l'instar de Jacques Chirac ou de George Bush, ne sont pas les seuls à faire peu de cas du principe de respect des droits de l'homme et à céder aux sirènes du formidable marché potentiel chinois. Les affaires sont les affaires, les multinationales ne s'encombrent donc guère de plus de scrupules que les chefs d'Etat. Ce que, dans un rapport publié le 28 janvier, l'organisation non gouvernementale (ONG) Amnesty International épingle vertement. Le document stigmatise certaines des plus grandes compagnies informatiques américaines parce qu'elles vendent à la Chine des technologies permettant de renforcer le contrôle et la censure sur Internet. Technologies dont les autorités chinoises tirent évidemment le meilleur parti... Outre Cisco Systems, Nortel Networks, Websense et Sun Microsystems, Amnesty s'attaque au géant Microsoft, fondé par Bill Gates.
D'après l'ONG, "si plusieurs sociétés informatiques sont irrésistiblement attirées par le nombre imposant d'internautes chinois et par les perspectives de développement économique en Chine, elles n'en sont pas moins blâmables pour la vente de technologies qui aident Pékin à imposer sa censure sur Internet", rapporte l'hebdomadaire américain du web, The Industry Standard.
L'organisation de défense des droits de l'homme parle en connaissance de cause et rappelle le triste passif des autorités chinoises, "avec 54 personnes détenues ou emprisonnées en Chine pour des activités liées à Internet, soit une croissance de 60 % en une seule année", rapporte The Guardian. Des personnes accusées de toutes sortes de "crimes" en ligne, qui "vont de la circulation de pétitions, d'appels à la réforme et à la lutte contre la corruption, d'aspirations à la création d'un parti démocratique jusqu'à la communication avec des groupes basés à l'étranger et à la demande de réhabilitation des manifestants prodémocratiques réprimés sur la place Tian'anmen en 1989".
Toute opinion divergente de la ligne officielle est susceptible de tomber sous le coup de la répression. Par exemple, les autorités ont condamné la circulation d'informations, qu'elles ont qualifiées de "rumeurs", sur la dangerosité du virus du SRAS. Mais à l'occasion elles ont aussi bloqué l'accès au moteur de recherche Google ainsi que celui du site de la BBC en vietnamien. "La Chine est le pays le plus agressif au monde en matière de censure sur Internet. Les termes comme 'Taïwan', 'Tibet', 'démocratie', 'dissidents' et 'droits de l'homme' sont bannis des sites", note The Observer. D'un autre côté, le nombre d'internautes chinois progresse plus vite que n'importe où ailleurs dans le monde, ce qui les rend d'autant plus difficiles à contrôler pour les autorités. Officiellement, ils auraient été environ 80 millions en décembre 2003, soit une progression de 34,5 % en un an", rapporte The Guardian.
Pour leur part, les compagnies incriminées déclinent toute responsabilité sur la situation existant en Chine et sur la façon dont leurs technologies sont exploitées. Au contraire, "les compagnies elles-mêmes mettent en avant leur rôle dans le développement de la Chine par des investissements directs, voire par l'externalisation de leur production et de leurs services de recherche", note The Industry Standard. Mais Amnesty doute de l'innocence de ces majors de l'informatique. "Aujourd'hui, elles savent pertinemment comment leurs technologies sont utilisées et elles devraient en tenir compte lors de leurs négociations avec le gouvernement chinois", rapporte l'hebdomadaire spécialisé de l'Internet. En critiquant la "réponse inadéquate" de ces compagnies face aux violations de la liberté d'_expression en Chine, Amnesty s'appuie sur une disposition adoptée par l'ONU en août 2003. En effet, en vertu de la Convention des droits de l'homme sur le business, "les entreprises devraient s'abstenir de toute activité qui soutient ou encourage les Etats ou n'importe quelle entité à bafouer les droits de l'homme".

 

29/01/04 - Chine : Une plainte pour "tortures" contre un ministre chinois à Paris


Quatre adeptes du groupe religieux Falungong ont déposé plainte mercredi à Paris pour "tortures" contre le ministre chinois de la Culture Jiazheng Sun, actuellement en visite dans la capitale française avec le président Hu Jintao, a annoncé leur avocat, Me Emmanuelle Hauser-Phelizon.
Les plaignants demandent au procureur de Paris de faire immédiatement arrêter le ministre chinois, "compte tenu de l'extrême urgence". Jiazheng Sun doit quitter la France jeudi avec le président chinois.
Cette démarche semble n'avoir aucune chance d'aboutir. Même si le procureur est contraint de traiter cette plainte avec constitution de partie civile, il n'est tenu à aucun délai.
Les quatre plaignants, une Française et trois Chinois, affirment avoir été victimes en Chine entre 2000 et 2002 de violences, de détentions arbitraires et de tortures en raison de leur appartenance au Falungong.
Ce groupe, dont la doctrine est fondée sur la pratique des anciennes coutumes de méditation et de gymnastique chinoises, est considéré comme une secte dangereuse par le régime de Pékin qui l'a interdit en 1999.
La plaignante française, Hélène Petit, affirme avoir été arrêtée alors qu'elle "méditait" place Tiananmen à Pékin, le 20 novembre 2001. Elle aurait été ensuite victime d'une agression sexuelle au poste de police.
Les trois autres plaignants chinois, deux femmes et un homme, disent avoir été détenus arbitrairement jusqu'à deux ans et auraient subi des violences et un "lavage de cerveau" visant à leur faire abandonner les pratiques du groupe Falungong.
Les plaignants reprochent au ministre Jiazheng Sun d'avoir participé à la campagne des autorités chinoises contre le Falungong, en diffusant des messages de "haine et de persécution" dans la presse et sur internet.
" S'il était estimé que la preuve n'est pas rapportée que M. Sun a été l'instigateur des crimes de torture dénoncés, à tout le moins il en a été le complice pour en avoir fourni les moyens et pour avoir laissé commettre ces crimes en connaissance de cause", précise la plainte.
Source : Reuters, 28 janvier 2004

 

28/01/04 - Chine "Entente cordiale" entre Hu Jintao et Chirac


Le président chinois, en visite en France, a eu droit à la totale : depuis le discours à l'Assemblée nationale jusqu'à la visite à l'exposition Confucius au musée Guimet et le petit repas familial dans un restau chic, en passant par des déclarations de Chirac contre le référendum prévu en mars à Taïwan et de vagues allusions aux droits de l'homme. Business is business : les Chinois ont commandé 21 A-320 d'Airbus, c'est toujours ça que les Ricains n'auront pas. La france a pris position contre l'embargo européen sur les ventes d'armes à Pékin. Et on a évidemment évité les sujets qui fâchent, du style : et le Tibet, monsieur Hu Jintao ? Pour ne pas parler du Xinjiang. Mais qui donc se soucie du sort des Musulmans en Chine ?

 

24/01/04 - L'économie chinoise au premier  rang mondial d'ici 2041

La Chine devrait être la première puissance économique du monde d'ici 2041, selon une étude de la banque d'affaires Goldman Sachs publiée vendredi 23 janvier dans le cadre du forum économique mondial de Davos.
Prise dans leur ensemble, les économies de la Chine, de la Russie, du Brésil et de l'Inde pourraient même dépasser le groupe de six premières économies actuellement, soit les USA, le Japon, l'Allemagne, la Grande-Bretagne, la France et l'Italie.
A partir d'un modèle mathématique avec des variables intégrant la stabilité politique, des programmes de réformes dans les pays en développement et des prix des matières premières maitrisés, la banque Goldman Sachs prévoit que la Chine pointera à  la deuxième place dans 15 ans derrière les USA.
L'analyste de Goldman Sachs Erik Nielsen a souligné" que certains facteurs pouvaient contredire ce scénario comme l'inflation en Chine en l'absence de réévaluation du yuan avant 2005.
Source : AFP, 23 janvier 2004

 

Visite en France du président Hu Jintao

A l'heure où elle fête en l'année du Singe celle de la Chine, la France déroule aussi le tapis rouge pour le nouveau maître de l'Empire du Milieu, Hu Jintao. Quinze ans après les massacres de la place Tiananmen, c'est l'occasion d'une piqûre de rappel dont se sont chargées mercredi les organisations de défense des droits de l'Homme: car sous le "miracle" économique chinois, la répression continue.
Dans les locaux du Sénat et sous le patronage des anciens ministres Robert Badinter et Jack Lang, les organisations Amnesty International, Reporters sans Frontières, France-Tibet, Ensemble contre la peine de mort et Falungong-France ont transmis leur message: se réjouir certes de l'échanges des cultures et de ce Nouvel An chinois sur les Champs-Elysées. Mais aussi, continuer à réclamer justice et à dénoncer l'arbitraire.
Il y a le portrait d'une Chine à l'ébouriffante croissance économique, qui fascine l'Occident et ses intérêts économiques. Mais, dénonce Vincent Brossel (RSF), il faut sortir de l'idée que ce développement économique va forcément amener la démocratie.
Reporters sans Frontières met l'accent sur la répression des cyberdissidents. L'opération s'appelle "Bouclier doré" et mobilise 30.000 personnes chargées de traquer la moindre dissidence sur Internet: 48 internautes emprisonnés recensés et sans doute beaucoup plus en réalité. Une étudiante de 22 ans au célèbre pseudo de "Souris inoxydable" a été récemment libérée après avoir passé un an au secret. La Chine est en effet l'un des rares pays au monde où le CICR n'a pas accès aux prisons.
A leur tour, Francis Perrin, patron d'Amnesty International France, et Michel Taube d'Ensemble contre la peine de mort rappellent que le code pénal y a été durci depuis dix ans, la liste des crimes passibles de la peine de mort s'est allongée, et de modernes "chambres mobiles" d'exécution par injection sillonnent le pays. La Chine où se dérouleraient 70% des exécutions (3.000 en 2002) de la planète.
Place Tiananmen, il y a 15 ans: Caï Chong-Guo, universitaire dissident exilé en France, se souvient, au bord des larmes, des chars qui écrasèrent 11 étudiants sous ses yeux: "C'est ses enfants que le gouvernement a massacrés, pas des ennemis."
La colère prend le relais. En Chine aujourd'hui, sous les néons du "miracle" économique, la "logique de la force" est toujours au pouvoir, dénonce-t-il. Un immense réservoir de main d'oeuvre rurale exploitée, des millions de migrants qui s'entassent dans les villes, une atmosphère sociale "détestable", où même les droits de l'Homme "version chinoise", manger et vivre, ne sont pas respectés. Et Caï Chong-Guo de dénoncer une "communauté atomisée", qui n'a "pas le droit de s'organiser".
Les représentants de Falungong en France, eux, expliquent qu'ils sont interdits de défilé du Nouvel An sur les Champs, un événement "complètement récupéré" par les officiels chinois. Depuis 1999, leur mouvement spirituel subit de plein fouet la répression avec, selon les associations, plus d'un millier de morts et 70.000 adeptes en camp de travail.
Mais ce qui crispe le plus les défenseurs des droits humains en cette Année de la Chine, c'est le fait que le président Hu Jintao prononcera, le 27 janvier, afin de fêter 40 ans de relations diplomatiques franco-chinoises, un discours devant l'Assemblée nationale, honneur accordé à quelques rarissimes personnalités étrangères.
Jack Lang, ministre de la Culture à l'époque où l'on réprimait le Printemps de Pékin, l'année du bicentenaire de la Révolution française, s'en étrangle. Il appelle à "réveiller la mémoire et agir dans le présent".
La Chine, en quête de respectabilité internationale, a "un choix à faire", celui du respect des droits de l'Homme, conclut Francis Perrin. Il espère que le message sera transmis par les autorités françaises, mais n'est pas très "rassuré" à ce sujet.
Contre tout cela, deux manifestations sont prévues à Paris: la première samedi à 11h30, place Edmond-Michelet, et non sur le si symbolique Parvis des droits de l'Homme au Trocadéro, la seconde le 27 à 16h, place Salvador-Allende, non loin de l'Assemblée nationale.
Source : AP, 21 janvier 2004

 

04/01/03 - Répression tous azimuts : Deux dissidents chinois incarcérés sont dans un état de santé critique, a annoncé le 1er janvier l'organisation Human Rights in China, basée aux USA. Le premier, An Ju, âgé de 47 ans, a commencé le 7 décembre une grève de la faim pour protester contre ses conditions de détention dans un centre de la province du Henan. Il a été condamné en 2000 à 4 ans de prison pour avoir voulu créer un organisme de surveillance de la corruption. Le second, Zhang Shanguang, 48 ans, aurait été récemment transféré dans un hôpital carcéral du Hunan dans un état préoccupant, pour cause de maladie pulmonaire laissée sans soins dans la prison où il purgeait depuis 1998 une peine de 10 ans pour avoir voulu créer un syndicat indépendant.
China Labour Watch, une organisation de défense des travailleurs chinois installée à New York a également annoncé le 1er janvier que les leaders ouvriers Yao Fuxin et Xiao Yunliang viennent d'être inculpés par la police de «subversion du pouvoir de l'Etat» , passible de la peine capitale ou de la réclusion à perpétuité. Les deux hommes avaient été arrêtés en mars pour avoir organisé dans la ville de Liaoyang des manifestations qui ont rassemblé plus de 30 000 ouvriers pour dénoncer la corruption des responsables politiques locaux et réclamer une amélioration du sort des ouvriers licenciés en masse dans cette région économiquement sinistrée du nord-est. Les deux meneurs n'avaient jusqu'ici été accusés que de «rassemblement et manifestation illégaux» , passible "seulement" d'une peine de 5 ans de prison. Selon China Labour Watch, le nouveau chef d'inculpation «montre que le gouvernement chinois veut continuer à utiliser la détention et des peines lourdes pour traiter le cas des dirigeants des mouvements de travailleurs» .
Enfin, au Tibet, début décembre, Trulku Tenzin Delek et Lobsang Dhondup), deux "séparatistes", ont été accusés d'avoir organisé plusieurs attentats à la bombe ayant fait un mort et un blessé. Au terme d'un procès expéditif, ils ont été condamnés à mort.
Il y aurait actuellement en Chine environ 3 000 prisonniers politiques.

 

30/12/02 - Fermeture de milliers de cybercafés : Les autorités chinoises ont ordonné la fermeture de plus de 3 300 cybercafés, officiellement parce qu'ils ne remplissent pas les normes de sécurité. 12 000 autres cybercafés ont du fermer provisoirement pour se conformer aux normes. Officiellement, il s'agit de prévenir des accidents comme l'incendie qui, en juin, a coûté la vie à 25 personnes dans un café internet. Depuis l'introduction d'Internet en Chine en 1995, 60 lois ont été adoptées pour limiter l'accès. Entre-temps, 46 millions de Chinois utilisent Internet. Mais l'accès à des ressources comme "Tibet", "droits humains" ou "Falun Gong" est bloqué. Cette situation a créé une nouvelle catégorie: le cyberdissident. 33 d'entre eux sont emprisonnés actuellement.

 

26/12/02 - Un prisonnier politique expulsé aux USA : Condamné en 1998 à 13 ans de prison pour avoir fondé le Parti démocrate chinois, Xu Wenli, 59 ans, avait déjà passé 14 ans en prison de 1979 à 1993. Pour Noël, il a été libéré et mis dans un avion pour les USA. C'est John Kamm, un homme d'affaires US, qui a annoncé la nouvelle. Il s'est spécialisé dans les opérations de libération de détenus politiques. On ignore combien le régime de Pékin a touché pour cette libération. Au même moment, un autre dissident, Wang Binzhang, vient d'être emprisonné après avoir été kidnappé au Vietnam par les services chinois, qui l'accusent d'espionnage au profit de Taïwan.

 

19/12/02 - Un 34ème cyberdissident arrêté : La police chinoise a arrêté un militant qui diffusait sur internet un magazine intitulé "Démocratie et liberté", a annoncé mercredi le groupe Human Rights in China, basé aux USA.
Li Yibin, qui serait âgé de 28 ans, diffusait des articles sous le pseudonyme "Yangchun Baixue" (Neige printanière). "Yangchun", qui désigne le printemps, peut également évoquer un régime éclairé. Il est le 34ème cyberdissident arrêté en Chine.

 

28/11/02 - 33 internautes détenus en Chine : Au moins 33 personnes ont été emprisonnées en Chine pour avoir exprimé leurs vues ou partagé des informations sur l'internet, selon Amnesty International qui lance un appel pour la liberté des internautes chinois à l'occasion de la publication d'un rapport mercredi.
L'organisation ajoute que deux de ces prisonniers, des membres de la secte interdite Falun gong, étaient morts, apparemment après avoir été torturés ou maltraités.
« Toutes les personnes détenues uniquement pour avoir publié pacifiquement leur opinion ou d'autres informations sur l'internet, ou encore pour avoir visité certains sites, sont des prisonniers de conscience », déclare Amnesty dans un communiqué qui appelle à "leur libération immédiate et inconditionnelle". L'organisation, "appelle le gouvernement chinois à revoir certains règlements et d'autres mesures restreignant la liberté d'_expression sur l'internet afin de se mettre en conformité avec les normes internationales".
Amnesty souligne parmi d'autres le cas de Li Dawei, un policier âgé de 40 ans condamné à 11 ans de prison pour avoir téléchargé des informations à partir de sites dissidents chinois basés à l'étranger. Cette répression et le contrôle renforcé de l'internet, à travers des blocages et des filtrages de grands sites d'information ou de moteurs de recherche, ont lieu alors même que la Chine est l'un des pays du monde où le nombre des internautes, qui avoisine déjà les 50 millions, augmente le plus rapidement.
Les restrictions ont été durcies à la suite d'un incendie criminel dans un café internet de Pékin qui a fait 24 morts en juin dernier.