| 27/12/04
- Le savoir-faire kazakh mis à la disposition de tous les États
post-soviétiques
Le ministres de l’Intérieur de tous les pays de la Communauté
des États indépendants à l’exception du Turkménistan
ont tenu le vendredi 24 décembre une réunion à
Moscou, à laquelle assistait le chef du centre antiterroriste
de la CEI Boris Mylnikov. À l’orde du jour : l’approbation
et la confirmation du plan commun de lutte antiterroriste pour 2005.
Le clou de cette réunion est venu du Kazakhstan, dont la délégation
a présenté le dernier-né de la technologie policière
concocté à Astana. Il s’appelle “Visite CEI”
et c’est un système informatique de contrôle d’identité
basé sur des données biométriques. Les ministres
enthousiastes envisagent de l’adopter pour tous les pays de l’ex-Empire
soviétique. Pour ça, ils trouveront sûrement de
l’argent.
Source : Kazinform, 24 décembre 2004
23/12/04
- Le Kazakhstan essaie d’obtenir l’extradition
par la Russie de la journaliste Irina Petrushova
La journaliste Irina Petrushova, 38 ans, est une épine dans le
pied de l’autocrate Nursultan Nazarbaïev. À la tête
de son hebdomadaire Respublika, elle avait dénoncé la
corruption et les magouilles du régime kazakh, dans la tradition
de son père Albert, journaliste de la Pravda de Moscou, qui avait
dénoncé la corrpution des dirigeants communistes kazalkhs,
ce qui lui avait valu un “accident de voiture” qui l’a
rendu partiellement amnésique. Petrushova a vu son journal détruit
physiquement - par une attaque aux cocktails Molotov - et juridiquement.
Condamnée à 18 mois de prison mais immédiatement
amnistiée, elle a tenté de relancer son journal sous un
nouveau nom, Mais, devant les menaces de mort à répétition,
elle a préféré se réfugier à Moscou
(elle est citoyenne russe). Elle avait été brièvement
interpellée par la police de Saint-Petrsbourg en mars dernier,
à la demande de la justice kazakh, qui l’accuse d’évasion
fiscale. Selon le journal Moskovskie Novosti, le gouvernement kazakh
vient de demander son extradition au gouvernement russe. Ce qui est
théoriquement impossible puisque Irina est russe et que, “normalement”,
un gouvernement n’extrade pas ses ressortissants - sauf en Colombie
et au Pakistan...-, mais il existe un précédent, celui
de Murat Garabaïev. Cet ancien dirigeant de la Banque centrale
du Turkménistan, citoyen russe par mariage, avait été
extradé au Turkménistan. La Cour européenne des
droits de l’homme avait jugé qu’il devait être
renvoyé en Russie, ce qui fut fait. Dans la Russie de Poutine,
on peut donc s’attendre à tout. Bien sûr, Irina Petrushova
bénéficie d’une protection internationale certaine,
qui devrait la mettre à l’abri d’un sale coup. En
2002, elle avait été l’une des 4 récipiendaires
du prix international de la liberté de la presse décernée
par Comité pour la protection des journalistes, basé à
New York.
Source : Moskovskie Novosti, 17 décembre 2004
15/12/04
- La situation difficile des réfugiés tchétchènes
Déportés par Staline au Kazakhstan en 1944, certains Tchétchènes
y sont restés et on compte actuellement environ 30 000 citoyens
kazakhs d'origine tchétchène. Mais les réfugiés
qui ont fui la Tchétchènie depuis la première guerre
de 1994 n'ont aucun statut légal, car le Kazakhstan refuse de
leur accorder l'asile. Ils seraient donc entre 8 000 et 13 000 à
tenter de survivre dans cette république ex-soviétique,
sans papiers et sans possibilité de régulariser leur situation.
Après les six premiers mois de résidence dans le pays,
ils se retrouvent sans papiers, clandestins, livrés à
la corruption de la police locale, qui leur extorque de l'argent pour
fermer les yeux sur leur présence. La plupart trouvent à
s'employer auprès de leurs compatriotes de nationalité
kazakh, mais la pression sur la communauté est forte et ses moyens
limités. Une situation sans issue qui s'éternise.
29/11/04
- Attentat à la bombe au siège du parti présidentiel
Le siège du parti du président kazakh Noursoultan Nazarbaïev
a été dimanche la cible d'un attentat à la bombe,
faisant au moins un blessé et d'importants dégâts
matériels.
Selon un correspondant de Reuters, deux détonations ont retenti
à cinq minutes d'intervalles au siège du parti Otan (Patrie),
situé sur une artère fréquentée de la capitale
commerciale du Kazakhstan, Almaty.
D'après un policier, le bâtiment de trois étages
a été visé par deux bombes d'une puissance totale
équivalente à 400 grammes de TNT.
Mais les autorités kazakhes n'ont pas officiellement confirmé
qu'il s'agissait d'un attentat à la bombe. Les forces spéciales
de la police ont bouclé le secteur et une porte-parole de la
Protection civile, qui a confirmé la double explosion, n'a fourni
aucune autre indication.
L'Otan constitue la base parlementaire de Nazarbaïev, qui exerce
un pouvoir pratiquement sans limite depuis 1989.
Aux élections législatives de septembre dernier, au déroulement
critiqué par l'Organisation de la sécurité et de
la coopération en Europe (OSCE), le parti avait raflé
la quasi-totalité des sièges, n'en laissant qu'un à
l'opposition. L'opposant élu a depuis démissionné.
Depuis une vingtaine d'années, le Kazakhstan n'a pas été
le théâtre de violences politiques mais les autorités
ont récemment annoncé avoir démantelé un
réseau islamiste lié à Al Qaïda se préparant
à commettre un attentat contre un responsable de l'Ouzbékistan
voisin.
Source : Reuters, 28 novembre 2004
19/11/04
- Le Kazakhstan recrute des investisseurs israéliens
Le Kazakhstan mène ce mardi 16 novembre une opération
séduction à l'hôtel Dan de Tel-Aviv, en collaboration
avec l'Institut israélien d'Exportations et de Coopération
Internationale, afin de recruter des investisseurs israéliens
potentiels. 23 personnalités kazakhes, menées par le ministre
de l'Industrie Adilbek Dzhaksybekov, participent à la conférence,
intitulée « Faire du commerce au Kazakhstan ».
144 sociétés israéliennes sont déjà
présentes à Astana. Les exportations vers ce pays d'Asie
centrale ont augmenté de 40 pour cent au cours des 9 premiers
mois de l'année, avec 30,5 millions de dollars.
Source : Jerusalem Post, 16 novembre
21/09/04
- Les partis présidentiels - celui du père et celui de
la fille - en tête des législatives
Le parti du président Nursultan Nazarbaïev, Otan, et celui
de sa fille, Asar, ont dominé les élections législatives
de dimanche au Kazakhstan, selon des résultats préliminaires
livrés par la commission centrale électorale.
L'élection de la chambre basse, dont l'équité a
par avance été contestée par l'OSCE, est considérée
comme un test de la capacité du Kazakhstan à allier croissance
économique et pluralité politique dans une région
dominée par les autocrates.
S'exprimant depuis un bureau de vote d'Astana, la nouvelle capitale
du pays, Nazarbaïev a déclaré qu'il était
sûr que la pays voterait pour "la confiance et la stabilité".
"Les citoyens kazakhs voteront pour cela et non pour ceux qui promettent
des montagnes d'or que nous ne verrons jamais", a-t-il dit.
Les trois partis d'opposition, qui ont eux aussi contesté l'équité
du scrutin, avaient promis de redistribuer les richesses du pétrole
à la population.
Selon un petit échantillon de votes électroniques - un
système mis en cause par l'opposition - Otan (Patrie) a remporté
près de 43% des suffrages exprimés et Asar (Tous ensemble),
18%.
Le principal parti de l'opposition, Ak Zhol (Sentier lumineux), récolte
un peu moins de 17% des suffrages.
"La campagne électorale n'a été ni équitable
ni libre", avait affirmé avant l'élection Bulat Abilov,
dirigeant du parti d'opposition Ak Zhol, exclu du scrutin après
avoir été reconnu coupable de diffamation envers un autre
homme politique.
Otan et Asar ont été omniprésents dans les medias
et ils ont été aidés par les autorités locales,
a dit l'Organisation pour la sécurité et la coopération
en Europe (OSCE), qui a supervisé le scrutin.
Un dixième environ des bureaux de vote ont été
équipés de machines à voter électroniques
achetées à la Biélorussie et qui, selon l'opposition
et des observateurs indépendants, risquaient d'intimider les
électeurs.
Les machines lisent le code barre de la carte électorale et,
bien que les autorités aient affirmé que le vote resterait
secret, des étudiants, des enseignants et des fonctionnaires
ont dit avoir été prévenus que leurs supérieurs
sauraient s'ils avaient omis de voter Otan.
Dans un bureau de vote d'Almaty, la plus grande ville du pays, Natalia,
employée de la société d'électricité
nationale, déplorait le bas niveau des salaires et le chômage
galopant au Kazakhstan. Mais elle affirmait avoir voté pour Otan
car, selon elle, les conditions de vie s'améliorent.
"L'argent du pétrole n'est pas pour nous, simples mortels",
a-t-elle déploré, résignée.
Le potentiel pétrolier du Kazakhstan est très important
puisqu'il pourrait, d'ici 2015, figurer parmi les 10 premiers producteurs
mondiaux.
Sous la présidence de Nazarbaïev, au pouvoir depuis quinze
ans, le Kazakhstan a modernisé son économie et a commencé
à exploiter ses richesses minières, mais la corruption
est endémique et le pouvoir se concentre entre les mains du chef
de l'Etat et de ses conseillers immédiats.
Dariga Nazarbaïeva dément, quant à elle, que son
entrée en politique soit le signe qu'elle se prépare à
devenir la dauphine de son père. On aimerait bien la croire...
Source : Reuters, 19 septembre 2004
18/09/04
- Les
présidents de la CEI divergent sur les méthodes
de lutte contre le terrorisme
Les présidents de la CEI (Communauté des États
indépendants, ex-URSS moins les pays baltes), réunis à
Astana, ont affirmé jeudi leur solidarité avec la Russie
dans son combat contre le terrorisme, tout en révélant
des divergences concernant la définition de l'ennemi. «
Les atrocités de Beslan nous donnent le droit moral de dire que
ces gens font partie de l'internationale terroriste », a ainsi
déclaré le président russe sans établir
un lien explicite avec la Tchétchénie. « Les méthodes
des terroristes ne permettent pas d'entrer en contact avec eux »,
a-t-il réaffirmé. La Géorgie et la Moldavie ont
cependant pointé du doigt les régimes séparatistes
sur leurs territoires (l'Abkhazie et l'Ossétie du Sud pour la
première, et la Transdniestrie pour la seconde) que Moscou est
régulièrement accusé de soutenir. Pour Tbilissi
et Chisinau, ces régimes deviennent des foyers du terrorisme.
La question des méthodes de lutte contre le terrorisme a également
divisé les leaders ex-soviétiques. Le président
kirghize Askar Akaïev, qui accueille une base militaire russe,
a apporté son soutien inconditionnel à l'initiative de
Moscou de frapper les terroristes où qu'ils se trouvent. Mais
son homologue ouzbek Islam Karimov, dont le pays a connu une vague d'attentats
au printemps et en été derniers, a pour sa part dénoncé
une approche « simpliste ». « Pourquoi tolérons-nous
la construction de mosquées sous prétexte de l'aide des
pays arabes où sont formés ceux qui commettent des attentats
à Tachkent ? », s'est-il interrogé. M. Karimov,
accusé par les ONG de réprimer toute opposition dans son
pays, a prôné l'établissement d'une « liste
noire » de mouvements extrémistes à l'intérieur
de la CEI, à l'instar de celle du département d'État
américain.
Source : L'Orient-Le Jour, 17 septembre 2004
17/09/04
- Poutine
désigné à la présidence de la CEI
Le président russe Vladimir Poutine a été désigné
jeudi à la présidence de la Communauté des Etats
indépendants (ex-URSS moins les trois Etats baltes) lors du sommet
de la CEI à Astana au Kazakhstan.
M. Poutine succède dans cette fonction au président ukrainien
Léonid Koutchma. Le président russe l'avait déjà
assumée, avant de la céder à M. Koutchma, le 29
janvier 2003. C'était la première fois que la Russie abandonnait
la présidence de la CEI.
Lors de l'ouverture des travaux du sommet jeudi matin, M. Koutchma a
déclaré que la lutte contre le terrorisme international
était le sujet central de la rencontre, et affirmé la
résolution des dirigeants réunis à Astana "à
unir leurs efforts pour le combattre".
Le sommet se tient deux semaines après la prise d'otages de Beslan
(Ossétie du nord, Caucase russe), la plus sanglante de l'histoire,
qui a fait au moins 339 morts. M. Koutchma l'a qualifiée de "défi
lancé non seulement à la Russie, mais à l'ensemble
du monde civilisé". "Nous sommes unanimes à
penser que le terrorisme moderne est une menace pour tous les Etats
et qu'il faut unir nos efforts pour le combattre", a déclaré
M. Koutchma.
"Nous réaffirmons notre ferme résolution à
faire tous les efforts pour mener une lutte efficace contre le terrorisme
international dans toutes ses formes et manifestations", a ajouté
le président ukrainien, cité par Interfax.
Les présidents russe Vladimir Poutine, kazakh Noursoultan Nazarbaïev,
azerbaïdjanais Ilham Aliev, arménien Robert Kotcharian,
bélarusse Alexandre Loukachenko, géorgien Mikhaïl
Saakachvili, kirghiz Askar Akaïev, tadjik Emomali Rakhmonov, ouzbek
Islam Karimov et ukrainien Léonid Koutchma se sont réunis
à cette occasion dans une nouvelle résidence du président
kazakh, un gigantesque palais flambant neuf construit au milieu de la
steppe.
Les présidents turkmène Saparmourat Niazov et moldave
Vladimir Voronine ne sont pas venus, le premier invoquant un examen
médical, l'autre se disant déçu du fonctionnement
de l'organisation. Les présidents doivent également discuter
de la coopération économique et signer des documents concernant
la lutte commune contre la migration illégale, le crime et le
trafic de la drogue.
Source : AFP, 16 septembre 2004
16/09/04
- La
coopération antiterroriste au centre du sommet de la CEI
L'intensification de la coopération antiterroriste sera au centre
du sommet de la CEI (Communauté des Etats Indépendants,
12 ex-républiques soviétiques) mercredi et jeudi à
Astana, au Kazakhstan, quinze jours après la plus sanglante prise
d'otages de l'Histoire dans une école du Caucase russe.
La prise d'otages de Beslan, qui a fait au moins 339 morts sans compter
les membres du commando et est attribuée par Moscou au "terrorisme
international", a montré la nécessité de plus
de coordination entre les pays de la CEI, a estimé le secrétaire
exécutif de la CEI, le Russe Vladimir Rouchaïlo, ajoutant
"le terrorisme ne connaît ni frontières, ni limites".
"Il y a actuellement de nombreux Etats de la CEI qui ont intérêt
à s'unir dans la lutte antiterroriste", estime Vladimir
Jarikhine, de l'Institut des pays de la CEI. Le Kazakhstan "qui
partage avec la Russie la plus longue frontière terrestre au
monde, a toujours été prêt à une coopération
sécuritaire bilatérale accrue", souligne l'expert.
L'Ouzbékistan qui se tenait à l'écart d'une telle
coopération (il ne fait pas partie du Traité de sécurité
collective, DKB, regroupant Russie, Bélarus, Arménie,
Tadjikistan, Kazakhstan et Kirghizstan) montre de plus en plus d'intérêt
pour des efforts communs après une récente vague d'attentats.
Même si Tachkent "veut surtout que la Russie lui livre les
opposants réfugiés sur son territoire", estime Vladimir
Pribylovski de l'Institut Panorama.
L'Ukraine, qui a jusqu'à présent rechigné à
adhérer aux organes sécuritaires de la CEI, pourrait aussi
finalement changer d'avis. "Des décisions sensationnelles
pourraient être prises à Astana. Même l'Ukraine sera
d'accord pour rejoindre certaines structures de forces de la CEI",
affirmait la semaine dernière le quotidien russe Nezavissimaïa
Gazeta.
Quel que soit le résultat de la présidentielle prévue
le 31 octobre dans ce pays (disputée en particulier par Viktor
Iouchtchenko, pro-occidental, et Viktor Ianoukovitch, candidat du pouvoir
et pro-russe), "il y a un risque de troubles et d'une montée
de tensions en Crimée où l'influence de l'islam radical
se fait sentir", souligne M. Jarikhine. Le président ukrainien
Léonid Koutchma a récemment mis en garde contre des appels
à l'insurrection promise par l'opposition, les comparant à
des menaces de "terrorisme et même pire".
La grande inconnue du sommet est la position de la Géorgie et
de son président pro-occidental Mikhaïl Saakachvili alors
que les relations entre Moscou et Tbilissi sont au plus bas, la Géorgie
accusant la Russie de soutenir les régions séparatistes
géorgiennes, l'Ossétie du Sud et l'Abkhazie. "Ce
sera un moment de vérité pour Saakachvili", estime
M. Jarikhine qui pense que le leader géorgien devrait assouplir
sa position.
Lundi, le président russe Vladimir Poutine a réitéré
sa menace de frapper les "terroristes" où qu'ils se
trouvent. Un avertissement à la Géorgie accusée
de faire transiter par son territoire armes et combattants tchétchènes,
de l'avis de nombreux analystes. Mais selon Viktor Kremeniouk, de l'institut
russe USA-Canada, M. Saakachvili pourrait au contraire prôner
le principe de non-ingérence dans les affaires intérieures
et même demander de revoir le mandat des forces de paix basées
en Ossétie du Sud, donné par la CEI.
La journée de mercredi sera dominée par les rencontres
des dirigeants des pays de l'Espace économique commun (Russie,
Ukraine, Kazakhstan, Belarus), alors que le sommet de la CEI proprement
dit est prévu jeudi.
Des rencontres bilatérales sont également prévues,
dont celle entre les présidents arménien Robert Kotcharian
et azerbaïdjanais Ilham Aliev sur le conflit de Nagorny Karabakh,
territoire azerbaïdjanais peuplé majoritairement d'Arméniens.
Le président à vie du Turkménistan Saparmourat
Niazov boude ce sommet de la CEI, comme nombre de précédents,
cette fois officiellement en raison d'un examen médical.
Source : AFP, 15 septembre 2004
10/07/04
- Codes-barre
pour les électeurs
11 000 employés du ministère de l’Intérieur
kazakh travaillent actuellement d’arrache-pied pour établir
des codes-barre pour 7 370 000 d’électeurs. 2 880 000 électeurs
ont déjà été traités électroniquement.
Le processus devrait s’achever le 1er août. Pour les élections
législatives du 19 septembre prochain, 30 000 policiers seront
mobilisés, a annoncé le ministre de l’Intérieur
Ivan Otto le 7 juillet.
Source : Interfax-Kazakhstan, 7 juillet 2004
La
production d’uranium devrait tripler d’ici 2010
Mukhtar Dzhakishev, président de la compagnie d’État pour
l’industrie nucléaire Kazatomprom a annoncé le 7 juillet
l’intention du gouvernement de faire passer la production nationale d’uranium
de 3 000 tonnes actuellement à 10 000 tonnes en 2010. L’objectif
2015 est fixé à 15 000 tonnes. 7 nouvelles mines devraient être
mies en exploitation. Dzhakishev a aussi annoncé l’imminence d’un
accord de partenariat avec la Chine qui devrait courir jusqu’en 2020.
Cet accord devrait être signé en août ou septembre.
Source : Prime-Tass, 7 juillet 2004
Inversion
des flux migratoires
Pour la première fois depuis 12 ans, le nombre d’immigrants au
Kazakhstan a été supérieur au nombre d’émigrants
durant les six premiers mois de 2004, selon la présidente de l’Agence
d’État pour les migrations et la démographie. Depuis l’effondrement
de l’URSS en 1991, 2,5 millions de personnes, principalement des Russes,
ont quitté le Kazakhstan. Plus de 322 000 Kazakhs sont revenus dans
le pays de 1991 à avril 2004 tandis que le nombre de ceux qui avaient
quitté le pays dans le passé et sont rentrés a dépassé 500
000. Un peu plus que lInde, le Kazakhstan, avec 15 millions d’habitants,
est un des pays les moins peuplés de la planète.
Source : Interfax-Kazakhstan
05/07/04
- Le
riz chinois était contaminé
14 000 tonnes métriques de riz chinois importé au Kazakhstan ont été retirées
du commerce après que des examens de laboratoire eurent montré une
forte teneur en cadmium et en plomb. Le plomb présent dans ce riz était
douze fois supérieur à la quantité tolérée.
Bien que le kazakhstan soit auto-suffisant en riz, 30% du riz consommé dans
la république provientde Chine, principalement par contrebande. Une contrebande
vraiment dangereuse.
Source : irin-news, 2 juillet 2004
21/06/04
- Un
nouveau parti enregistré
Maksut Narikbaïev, dirigeant du Parti démocratique du Kazakhstan,
a annoncé que le ministère de la Justice a officiellement enregistré ce
nouveau parti le 14 juin. Le PDK a tenu son assemblée constitutive le
29 avril dernier. Il se profile comme réformiste, s’affirmant partisan
du renforcement de l’État, de la diffusion d’une culture fondée
sur la loi et d’une amélioration de l’appareil législatif.
Narikbaïev est le recteur de l’Académie juridique d’État
du Kazakhstan. Avec le PDK, le nombre de partis officiellement enregistrés
dans le pays se monte à 11.
Source : Interfax Kazakhstan
19/06/04
- Élections
législatives le 19 septembre prochain
Le président Nursultan Nazarbaïev a annoncé mardi dernier
que les prochaines élections législatives auront lieu le 19 septembre
prochain. Il a dans la même déclaration lancé une mise en
garde à ses opposants contre toute tentative de déstabilisation
du pays, c'est-à-dire de son régime. Sur les dix partis politiques
enregistrés pour les élections, un seul est dans l'opposition :
Choix démocratique du Kazakhstan, dont le dirigeant Galymzhan Zhakiyanov
est en prison. Un "incident" vient donner un nouvel exemple des méthodes
de gouvernement de Nazarbaïev. Le 2 juin, une fausse édition du journal
Assandi-Times sortait des presses de l'administration, annonçant que les
leaders de l'opposition avaient l'intention de démissionner. Le journal
a accusé le gouvernement d'être l'auteur de cette fausse édition.
Nazarbaïev a aussitôt répliqué en assignant le journal
pour diffamation et en lui demandant 730 000 $ de dommages et intérêts...
Source : http://www.irinnews.org
05/05/04
- Petits
trucs pour se débarrasser d'opposants gênants
Le régime du président Nursultan Nazarbaïev n'y va pas de
main morte pour se débarrasser des opposants gênants. Il est donc
en train de baliser le chemin de la victoire de son parti aux prochaines élections
législatives d'octobre 2004. Parmi les mesures adoptées, la plus
originale est celle-ci : le 19 juillet 2002, un décret est entré en
viguer, qui stipule qu'un parti politique, pour être autorisé, doit
présenter au ministère de la Justice les signatures de 50 000 membres.
Auparavant, les signatures de 3 000 membres suffisaient. Résultat : le
15 avril 2003, le ministère annonçait que seuls 7 des 19 partis
existants avaient satisfait aux nouveaux critères. Le principal parti
autorisé est le Parti des patriotes, qui revendiquait 132 000 membres
jusqu'à son 5ème congrès, tenu le 24 avril 2004. Et à ce
congrès, il vient de recevoir l'adhésion de 27 000 nouveaux membres,
ceux de l'Union des officiers, dont l'ex-président, le général
en retraite Aitkali Esenkulov a déclaré que le programme du parti
et celui de l'union coïncident sur de nombreux points. Le chef des patriotes,
Gani Kasymov, ancien candidat à l'élection présidentielle
en a profité pour renchérir : « Personne ne s'occupe des
problèmes des militarires à part le Parti des patriotes et l'Union
des officiers s'en est rendue compte. Je parle de dizaines de milliers de gens.
Dans chaque région, dans chaque section du parti, nos gens travaillent
avec eux. »
Si tout va bien pour les Ptariotes, ça ne va pas aussi bien pour un autre
parti, Choix démocratique du kazakhstan (DVK). Créé en novembre
2002 par des parlementaires et d'anciens responsables gouvernementaux passés à l'opposition,
deux de ses dirigeants ont été emprisonnés et condamnés
au printemps 2003 pour des abus commis quand ils étaient aux affaires.
Le DVK a tenu son congrès le 17 février 2004 et a revendique 60
000 adhérents. Mais d'après un journal kazakh, une partie des signatures
n'étaient pas valables, appartenant à des électeurs inéligibles
ou morts depuis 10 ans. De plus, les membres du parti ont dit avoir reçu
la visite de représentants de l'administration qui les ont menacés
de poursuites comme "ennemis de la nation" s'ils continuaient à militer
au parti. Certaisn ont donc préféré quitter le parti.
Deux autres partis ont été enregistrés depuis le mois d'avril
2003. Le premier s'appelle Rukhaniyat (Spiritualité) et a été enregistré en
octobre 2003. Sa présidente est Altynshash Jaganova, une écrivaine
connue et journaliste de la télévision d'État depuis l'ère
soviétique. Il soutient Nazarbaïev. L'autre parti, enregistré en
décembre, est celui de la fille du président, la journaliste et
cantatrice Darigha Nazarbaïeva. Asar (Tous ensemble) est-il pour ou contre
le président ? Ce n'est pas encore clair.
Source : http://www.eurasianet.org ,
3 mai 2004
26/04/04
- Nazarbaïev
abandonne le projet de loi sur les médias
Le président kazakh Nursultan Nazarbaïev, se rangeant à l'avis
du Conseil constitutionnel, a fait opposition jeudi 22 avril au projet de loi
très controversé sur les médias, qui aurait singulièrement
limité la liberté de la presse. Il a profité de l'ouverture
du Forum euro-asiatique des médias à Almaty pour annoncer cette
bonne nouvelle. Le projet de loi avait suscité de nombreuses critiques,
tant dans le pays qu'à l'étranger.
Source : http://www.irinnews.org
23/04/04
- Grève
de la faim d'un journaliste
Vladimir Mikhaïlov, fondateur emprisonné du journal Diapazon a déclenché une
grève de la faim pour protester contre le report de son procès
d'appel du 19 au 26 avril, le procureur ayant demandé plus de temps pour étudier
le dossier. Mikhaïlov purge actuellement une peine d'un an de prison pour
ne pas avoir respecté une décision de tribunal dans un litige de
propriété. Il proclame que ce litige est survenu lorsqu'il a refusé de
perdre le contrôle de son journal.
Source : Kazakhstan Today, 20 avril 2004
21/04/04
- 1
000 immigrés sans-papiers expulsés
Dans la France giscardienne des années 1970, on appelait ça "opération
coup de poing". Le ministère de l'Intérieur kazakh vient de
publier ses chiffres de victoire à l'issue d'une opération coup
de poing menée du 12 au 18 avril. Bilan : 2 000 immigrants clandestins
interpellés, dont la moitié ont été expulsés
vers leurs pays, principalement le Kirghizistan, le tadjikistan et l'Ouzbékistan.
L'opération aussi permis, selon le ministère, de résoudre
4 528 crimes et délits, dont 37 meurtres, d'arrêter 457 criminels
recherchés et de saisir 182 armes et 45 lots d'explosifs. Pas de doute,
la démocratie est en marche au pays des Kazakhs !
Source : Itar-Tass, 19 avril 2004
17/04/04
- Chasse
aux militants du Hizb ut-Tahrir
Tanibergen Jakipov se reprochera longtemps sa naïveté. Son fils Nurjan
a été condamné à 3 ans de prison pour appartenance
au Parti de la libération islamique, le Hizb ut-Tahrir, qui, bien que
n'étant pas interdit au Kazakhstan comme en Ouzbékistan, est de
plus en plus souvent sujet à la répression. Recruté récemment
par le parti, Nurjan avait refusé de participer à la fête
célébrant le 50ème anniversaire de son père car on
y consommait de l'alcool. Le bon père n'avait rien trouvé de mieux à faire
que de s'adresser à la police pour lui "demander de l'aide" afin
sans doute de faire retrouver au fils le chemin de la bouteille de vodka. La
police mit donc le fils sous surveillance et arriva ce qui devait arriver : Nurjan,
arrêté en train de distribuer des tracts du parti en novembre 2003,
a été condamné à 3 ans de prison.
Le 29 mars, Gani Baisalbaev, 33 ans, a été condamné à 4
ans de prison pour appartenance au parti qui fait si peur. Lui, il avait été arrêté en
décembre 2003 par la police, alertée par des journalistes d'un
station de télévision, que Gani avait contactés en se présentant
comme un "mushrif" - un responsable de cellule du Hizb ut-Tahrir. Aussitôt,
n'écoutant que leur instinct, les "journalistes" avaient appelé la
police.
Le 6 avril, Rahmatullah Abdulaïev, 33 ans, a été jugé pour
avoir détenu une machine à imprimer des tracts du Hizb ut-Tahrir
dans son appartement.
Ces 3 exemples sont les plus récents du changement d'attitude des autorités
kazakhes vis-à-vis d'islamistes plutôt modérés et
un rapprochement avec les méthodes ouzbèkes. Le Hizb ut-Tahrir,
créé à Al Qods au début des années 1950, rejette
le terrorisme et l'assassinat, qu'il considère comme contraire aux principes
islamiques. Il prône l'instauration d'un Califat dans toute l'Asie centrale. Établi
parmi les Ouzbeks, tout d'abord dans la vallée de Ferghana, il semble
avoir de plus en plus d'adhérents au Kazakhstan. D'où l'augmentation
de la répression contre lui.
Source : http://www.iwpr.net
15/04/04
- Manifestation
pour la libération de Ghalymzhan Zhaqiyanov
Plus de 5 000 personnes ont manifesté le 10 avril à Almaty pour
réclamer la libération de Ghalymzhan Zhaqiyanov, ancien gouverneur
de région et leader du parti Choix démocratique du Kazakhstan,
qui purge une peine de sept ans de prison pour "abus de pouvoir". La
manifestation était organisée par 3 partis d'opposition : communiste,
Aq-Zhol (Sentier lumineux) et Choix démocratique. Parmi les orateurs figurait
Zamanbek Nurqadilov, ancien président de l'Agence des situations d'urgence,
qui a été limogé après avoir appelé à la
démission du président Nazarbaïev. Les protestataires estiment
que les motifs pour l'emprisonnement de Zhaqiyanov sont purement politiques.
Source : Interfax, Deutsche Welle, 10 avril 2004
27/03/04
-4
000 morts de tuberculose par an
On enregistre 23 000 nouveaux cas de tuberculose par an au Kazakhstan, où 4
000 personnes meurent de cette maladie chaque année. Selon une source
officielle, on a enregistré 165 cas pour 100 000 habitants en 2003. Les
jeunes âgés de 15 à 17 ans, les étudiants et les prisonniers
constituent la grande majorité des malades.
Source : Itar-Tass, 24 mars 2004
21/03/04
- Le
directeur d'un hebdomadaire incarcéré
Reporters sans frontières s'inquiète de l'incarcération
de Vladimir Mikhailov, directeur de l'hebdomadaire indépendant Diapazon,
condamné, le 16 mars, à un an de prison par une cour d'Aktobe (Ouest)
pour ne pas avoir appliqué une décision de justice concernant les
locaux de la maison d'édition Arsenal, qui publie Diapazon.
RSF craint que la condamnation de Vladimir Mikhailov ne soit un moyen de faire
pression sur le journal le plus lu et le plus viable de la région d'Aktobe, à quelques
mois des élections législatives de septembre. "Cette peine
de prison ferme semble disproportionnée au regard de la faute commise
par la maison d'édition Arsenal, dont Mr Mikhailov n'est, de surcroît,
plus propriétaire depuis plusieurs mois. Nous voudrions être sûrs
qu'il ne s'agit pas de "neutraliser" Diapazon pour qu'il cesse de critiquer
les autorités locales", a déclaré l'organisation.
" Nous pensons que l'incarcération de notre directeur est la réponse
des autorités à une lettre qu'il a adressée en février à l'administration
présidentielle. Dans cette lettre, il affirmait que, début janvier,
le gouverneur de la région, Ernek Imantaev, lui avait proposé de
laisser un de ses hommes prendre les rênes de Diapazon. Après son
refus, plusieurs procédures judiciaires ont été ouvertes à l'encontre
de notre journal", a déclaré Marina Vassilievna, rédactrice
en chef de Diapazon.
Le 16 mars, Vladimir Mikhailov a été incarcéré dès
la clôture du procès. Il était accusé de ne pas avoir
repoussé le mur porteur de la maison d'édition de 70 cm en faveur
de l'entreprise de construction voisine "Aktubrentgen", comme l'y obligeait
une décision de justice. Le journaliste entend faire appel.
Source : http://www.rsf.fr,
19 mars 2004
07/03/04
- 3
ans de prison pour des tracts
Nurzhan Zhakipov, 23 ans, a été condamné le 2 mars à 3
ans de prison par un tribunal kazakh pour appartenance au parti Hizb ut-Tahrir
(Parti de la libération), dont il détenait des tracts. Le parti
n'est pourtant pas interdit au Kazakhstan, mais il n'est pas non plus autorisé,
ce qui permet la plus grande souplesse dans la répression de ses activités.
Zhakipov, natif de Shymkent, a été arrêté peu de temps
après que son père eut informé le Comité national
de sécurité de ce que son fils militait pour le parti et s'était
entendu répondre que cela ne violait pas la loi kazakh.
5- Afrique, continent martyr
25/02/04
- " Un État-clé dans
la lutte contre le terrorisme"
Arrivé pour une visite d'un jour au Kazakhstan après l'Ouzbékistan
et avant l'Afghanistan, Donald Rumsfeld a déclaré dans la capitale
Astana que le Kazakhtran est l'un des États-clé dans la lutte contre
le terrorisme. C'est dans cet esprit qu'un accord de coopération miliatire
de 5 ans a été signé entre les deux gouvernements, au
terme duquel les USA fourniront au Kazakhstan des armes et une formation
de militaires.
Source : Itar-Tass
17/02/04 - Un pipeline vers la Chine
Les projets pétroliers communs entre la Chine et le Kazakhstan sont en
bonne route. Ainsi, un oléoduc est en construction depuis décembre
2002 qui doit aller de l'ouest du Kazakhstan à la Chine. Les 450 premiers
kilomètres doivent relier Atyrau à Kenkiyak. Le reste de l'oléoduc
fait actuellement l'objet d'une étude de faisabilité.
Source : Interfax-Kazakhstan, Almaty.
03/02/04
- Un projet de loi liberticide
Le parlement kazakh est en train d'examiner un projet gouvernemental
de loi sur les médias qui limite singulièrement la liberté d'_expression.
Ainsi, le projet introduit le délit d'offense à "l'honneur
et à la dignité du président" et permet l'emprisonnement
de journalistes sur des bases plutôt vagues. Après l'OSCE, c'est
le Parlement européen qui s'est ému. Dans une lettre au président
Nursultan Nazarbaïev, deux députés européens membres
de la Commission des Affaires étrangères, Jas Gawronski et Charles
Tannock lui demandent de revenir sur ce projet de loi, qui représente "un
pas en arrière pour le Kazakhstan".
Source : AFP, 6 février 2004
3/02/04
- Tous
ensemble avec la Castafiore d'Almaty ! Vers une nouvelle dynastie
présidentielle
?
Après la Corée du Nord, la Syrie, le Congo-Kinshasa, le Sri-Lanka
et l'Azerbaïdjan, le Kazakhstan risque-t-il de devenir la prochaine république à succession
dynastique ? Ce n'est pas encore sûr, mais ça en prend le chemin.
Asar, "Tous ensemble", est le nom du nouveau parti politique qui vient
de tenir son premier congrès le samedi 31 janvier 2004 à Almaty,
réunissant 700 délégués à l'Opéra national
décoré des drapeaux rouges et blancs du nouveau parti, dont la
présidente n'est autre que la fille du président Nazarbaïev,
63 ans, ancien boss communiste au pouvoir depuis 1989. Sa fille Dariga a tout
pour plaire. Elle a 40 ans, elle est belle, elle parle kazakh, russe, anglais
et...italien. Elle a non seulement étudié l'histoire et les sciences
politiques à Moscou, elle est aussi mezzo soprano et a donné son
premier concert solo à l'Opéra d'Almaty en 2001, au profit des
vétérans de la seconde guerre mondiale, la "grande guerre
patriotique". À cela s'ajoute qu'elle est à la tête
de Khabar, le groupe de médias le plus important du Kazakhstan, y compris
la télévision d'État dont elle a fait en dix ans le média
le plus influent du pays. Et enfin, elle préside le Congrès
des journalistes du Kazakhstan.
Devant le congrès, Dariga Nazarbaïeva a affirmé que son parti
pourrait gagner, aux élections législatives de l'automne prochain,
la moitié des sièges. "Je sais, c'est ambitieux. Mais à quoi
bon créer un parti si on n'a pas d'ambitions ?" Le parti revendique
déjà dix parlementaires, recrutés parmi les députés
indépendants. Et il affirme que le nombre de ses adhérents est
passé de 77 000 à 170 000 depuis qu'il s'est enregistré en
décembre. Dariga nie vouloir se présenter à l'élection
présidentielle de 2006 et samedi, elle a déclaré qu'elle était
sûre que son père gagnerait un nouveau mandat de sept ans en 2006,
ajoutant : « Dans dix ans, il choisira lui-même son successeur.»
Quelles sont les chances de Dariga de succéder à son père
? D'après Petr Svoik, chef du parti d'opposition Choix démocratique
du Kazakhstan, il faudra beaucoup de calculs et de manoeuvres compliquées
pour qu'une dynastie s'installe, car le Kazakhstan pratique le multipartisme
et dispose de pçoliticiens expérimentés, mais il est "définitivement" persuadé que
Nazarbaïev prépare une succession familiale. L'exemple de la succession
dynastique des Aliev en Azerbaïdjan a ainsi donné des idées à d'autres.
En Ouzbékistan, les rumeurs de manoeuvres dynastiques étaient si
insistantes qu'il a fallu que des officiels démentent ce qui se disait, à savoir
que la fille du président avait épousé le ministre des Affaires étrangères
pour garder la présidence dans la famille. Au Kirghizistan, on murmure
que la femme du président envisagerait de lui succéder. Et à Almaty,
tout le monde imagine la Castafiore à la présidence.
Source : AP, 31 janvier 2004
17/01/04
- Sergueï
Douvanov en liberté surveillée
Depuis
le 15 janvier 2004, Sergueï Douvanov, journaliste et défenseur
des droits de l'homme emprisonné depuis octobre 2002, est en
liberté surveillée. Le 29 décembre 2003, une cour
régionale a autorisé le journaliste à regagner
son domicile d'Almaty et à reprendre ses activités auprès
du Bureau international de défense des droits de l'homme. Reporters
sans frontières se félicite de l'adoucissement de la peine
du journaliste mais considère que sa culpabilité n'a toujours
pas été prouvée et que, en raison de la répression
dont il faisait l'objet, sa condamnation avait un caractère politique.
Sergueï Douvanov, rédacteur en chef du bulletin d'information
Droits de l'homme au Kazakhstan et dans le monde, publié par
le Bureau international de défense des droits de l'homme, purgeait
une peine de trois ans et demi de prison pour le viol présumé
d'une mineure. Arrêté le 28 octobre 2002, il avait été
condamné, le 28 janvier 2003, par une cour d'Almaty, après
un procès et une enquête entachés d'irrégularités.
L'Organisation pour la sécurité et la coopération
en Europe (OSCE) avait dépêché deux experts qui
avaient conclu que les droits de la défense avaient été
violés et que la culpabilité du journaliste n'avait pas
été démontrée.
Sergueï Douvanov était détenu dans la colonie pénitentiaire
de Zarechnoe (proche d'Almaty). Entre juillet et septembre 2003, ses
conditions de détention s'étaient détériorées
: ses carnets et ses moyens d'écriture lui avaient été
confisqués ; il ne recevait plus de paquets ni de lettres de
l'extérieur ; ses propres courriers n'arrivaient pas à
destination et il ne pouvait plus téléphoner, officiellement
pour des raisons techniques. Le 5 septembre, l'administration pénitentiaire
avait refusé qu'un des membres de sa famille lui rende visite.
Le lendemain des faits qui lui sont imputés, le journaliste devait
se rendre aux Etats-Unis pour y présenter un rapport sur la démocratie
et les droits de l'homme au Kazakhstan. Il est réputé
pour être l'un des journalistes kazakhs les plus critiques envers
les autorités. Il dénonce régulièrement
le harcèlement qu'elles exercent sur les médias indépendants
et sur l'opposition, et fait l'objet de poursuites judiciaires pour
atteinte à l'honneur et à la dignité du président
Noursultan Nazarbaïev. Le 28 août 2002, il avait été
agressé par trois inconnus et grièvement blessé.
Source : RSF, 15 janvier 2004
05/06/03 - Un journal indépendant menacé : Reporters sans frontières
s'inquiète du harcèlement juridique dont font l'objet le journal
d'opposition SolDat et son rédacteur en chef, Ermurat Bapi, après
une décision de justice condamnant le journal à payer sur des
bases juridiques douteuses, plus de 300 000 euros pour évasion fiscale.
" Nous craignons que la pression juridique et fiscale exercée par
les autorités sur SolDat, réputé pour dénoncer la
corruption de hauts fonctionnaires et dans lequel écrivent des grandes
figures de l'opposition, n'aboutisse à l'anéantissement pur et
simple du journal", a déclaré Robert Ménard, secrétaire
général de Reporters sans frontières, dans un courrier adressé à Mukhtar
Kul-Mukhamed, ministre de l'Information. "Etant donné que la loi
sur la presse exonère tous les médias des taxes sur les ventes
que SolDat est accusé de n'avoir pas payées, nous vous demandons
des explications concernant cette condamnation de pour évasion fiscale,
et de tout mettre en †uvre pour que l'existence de SolDat ne soit plus
menacée", a-t-il ajouté.
Le 22 mai, un comité des impôts d'Almaty a condamné le
journal d'opposition SolDat à payer 57 000 000 tenge (325 000 euros),
arguant qu'il n'aurait pas payé d'impôts sur les ventes depuis
deux ans, alors que la loi sur la presse exonère tous les médias
de ces taxes. Le rédacteur en chef, Ermurat Bapi, qui a fait appel de
cette condamnation le même jour, s'est vu interdire de quitter la capitale
tant que le verdict en appel n'aura pas été rendu. Poursuivi à titre
personnel pour fraude fiscale, ce dernier a démissionné le 27
mai, "sous la pression des circonstances", déclarant qu'il
espérait ainsi assurer le sauvetage de son journal en tant que média
indépendant.
Le 28 avril 2003, une cour d'Astana avait par ailleurs condamné SolDat à payer
2 000 000 tenge (11400 euros) de dommages et intérêts au député Yerasyl
Abylkassymov et à son épouse, Mme Abylkassymova, pour avoir porté atteinte à la
dignité de cette dernière en publiant, le 14 décembre
2001, un article qui faisait état de dysfonctionnements dans la gestion
d'un établissement d'enseignement supérieur qu'elle dirige.
Le 21 mai 2002, des inconnus avaient attaqué le siège du journal.
Deux employés du journal avaient été frappés, du
matériel informatique avait été dérobé et
d'autres équipements saccagés. En 2001, son rédacteur
en chef, Ermurat Bapi, avait été traduit en justice et condamné à un
an de prison pour avoir publié un article jugé diffamatoire à l'égard
du président Nazarbaïev. Ce dernier l'avait amnistié quelques
jours plus tard.
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