USA
Les
archives de Freedom House
Par
Diana Barahona, Monthly
Review, janvier 2007
"Freedom
House est une organisation non gouvernementale indépendante qui soutient
l’expansion de la liberté dans le monde". Freedom House.

Photo Frank Delano : Prestation
du serment d’allégeance
Une salle de classe à Portorico en 1941 |
Freedom
House est une petite mais influente organisation basée à Washington
et New York avec plus de 120 bureaux dans le monde et un budget annuel
de 19 millions de dollars US |1]. Se désignant comme "le plus ancien
groupe des droits humains d’Amérique", il est plus connu pour son
rapport annuel "Liberté dans le Monde" qui classe chaque pays
en "libre", "en partie libre" ou "pas libre".
Ce qui est moins connu est le haut pourcentage de ses fonds qui viennent
du Département d’État - en moyenne 95% entre 2000 et 2003 - ou la liste
de ses administrateurs, un Who’s Who de néoconservateurs du gouvernement,
des affaires, de l’université, du syndicalisme et de la presse.
En 1940, un Newyorkais libéral du nom de George Field avec quelques
amis fonda le Comité National pour défendre l’Amérique en aidant les
Alliés, afin de soutenir l’entrée des USA dans la Seconde Guerre Mondiale.
Le groupe attira à lui d’importantes personnalités du monde des arts,
du journalisme et du gouvernement - y compris Franklin et Eleanor Roosevelt
- et "en moins d’une année rassembla des milliers de personnes
à Madison Square Garden et fit les gros titres" [2]. Un mois avant
l’attaque de Pearl Harbor en 1941, Field s’unit au candidat républicain
à la Maison
Blanche, Wendell L. Willkie et à quelques groupes anti-nazis
pour fonder Freedom House, "comme contre-pied à la
Braunhaus, le centre de propagande de Hitler à Munich
[3].
Après la
guerre Freedom House se joignit à d’autres agences
gouvernementales comme la
CIA et le Département d’État pour combattre "le
communisme soviétique et chinois, l’antisémitisme et la suppression
des droits humains en Europe de l’Est et en Asie" [4]. Il défendit
l’OTAN à l’étranger mais soutint des causes libérales dans le pays,
condamnant le Ku Klux Klan et le maccarthysme et partageant son siège
social à New York, le Wendel Wilkie Memorial Building, avec le NAACP
(Association Nationale pour le Progrès des Gens de Couleur), l’Anti-Defamation
League (ADL) et le Conseil Métropolitain de B’nai B’rith (ordre maçonnique
juif, NdT).
Field se retira de son poste de directeur exécutif en 1967 mais servit
comme secrétaire du Conseil d’Administration jusqu’en 1970. Dans les
années 1970 et 1980 Freedom House fit pression à l’UNESCO contre le
Nouvel ordre mondial de l’information et de la communication, une tentative
des pays du Tiers Monde de créer des systèmes médiatiques qui ne seraient
pas dominés par les gouvernements et les sociétés du Premier Monde.
Durant les années 1980 l’organisation commença à recevoir la majorité
de ses subventions de la nouvellement créée NED (Fondation Nationale
pour la Démocratie, fondée
par le Congrès en 1983), et les contrats pour l’Amérique latine dépassèrent
ceux pour l’Europe de l’Est [5]. Sous les administrations Bush-Reagan,
Freedom House continua à faire la promotion des objectifs des USA en
Amérique centrale, "appuyant au Salvador le parti ARENA, lié aux
escadrons de la mort tout en attaquant le gouvernement sandiniste du
Nicaragua et en défendant des leaders de la
Contra comme Arturo Cruz et en servant de canal pour
les fonds de la NED"
[6]. Considérés comme "néoconservateurs" déjà à cette époque,
les membres du Conseil d’Administration et associés du groupe étaient
affiliés au Département d’État, au Conseil National de Sécurité (Jane
Kirkpatrick), à la CIA (par des groupes de façade),
à l’Agence d’Information des USA, à la Commission Trilatérale
(Zbigniew Brzezinski), au Centre d’Etudes Stratégiques et Internationales,
à Exactitude dans les Médias, à l’Institut de l’Entreprise Usaméricaine
(American Enterprise Institute), à la Nouvelle République et à PRODECAM, un groupe qui
levait des fonds et manoeuvrait pour les Contras. Au cours des années
80, Freedoom House forma aussi le Centre d’Information sur l’Afghanistan,
un des nombreux groupes financés par la
NED qui appuyaient les moujahidine. Cela venait en
plus des 3 milliards de dollars du gouvernement pour le financement
clandestin des groupes anti-soviétiques [7].
Selon le formulaire 990-IRS (impôts) de Freedom
House, avant 1997 son financement gouvernemental était basé sur des
"honoraires et contrats gouvernementaux", vraisemblablement
pour des travaux réalisés pour le compte du Département d’État. Après
cette année, cependant, le financement était qualifié de "subventions".
Mais avec des néoconservateurs comme Kenneth Adelman, Donald Rumsfeld,
Paul Wolfowitz, Otto Reich, Jane Kirpatrick, Samuel Huntington, Zbigniew
Brzezinski et Malcom Forbes Jr dans son conseil d’administration, il
n’y avait pas de danger que l’organisation change d’orientation idéologique
[8].
Les administrateurs de Freedom House liés au gouvernement ont traditionnellement
des sièges au conseil d’administration avec les bonzes syndicaux droitiers
et corrompus. Dans les années 1980 et 1990 il y avait les enthousiastes
de la guerre froide Lane Kirkland, William Doherty, Albert Shanker et
Sol C. Chaikin. Doherty, président de l’Association Nationale des Facteurs,
fut directeur de l’AIFLD, liée à la CIA. Albert Shanker,
président de la Fédération Usaméricaine des Enseignants, était aussi
au Conseil du Comité sur le Danger Présent, de la NED et de l’Institut des Syndicats
Libres fondé par la
NED. Il servit aussi dans un Comité du secteur privé
qui conseillait l’Agence d’Information des USA, l’USIA, sur les questions
du travail, "aidant l’USIA à améliorer sa programmation au moyen
de la meilleure utilisation des ‘activités internationales’ des organisations
syndicales des USA" [9].
Sol Chaikin fut président du Syndicat International des Travailleurs
de la Confection (ILGWU) et
suivit les pas de son prédécesseur, David Dubinsky, qui fut président
durant 30 ans, qui finit par appuyer ‘les salaires aux pièces, les engagement
de ne pas faire de grèves, les contrats de cinq ans, l’opposition au
salaire minimum et l’opposition à l’aide gouvernementale" dans
une tentative de maintenir l’industrie du vêtement dans la
Ville de New York [10]. Il appuya aussi la corruption
et le crime organisé. En 1997, "l’industrie du vêtement de la Ville de New York, largement
syndicalisée, avec 35.000 travailleurs, s’était transformée en un commerce
sale dominé par la mafia qui avait fait de la négociation collective
une farce et cherchait la réduction des salaires et l’augmentation des
horaires de travail jusqu’aux limites de la résistance humaine"
[11]. Chaikin ne chercha jamais à éliminer le crime organisé ou à améliorer
les conditions de travail au niveau du Tiers-monde des travailleurs
du syndicat, dans leur majorité des immigrés, mais il fut un croisé
contre le communisme dans d’autres pays, il s’unit au Comité contre
le Danger Présent et au Conseil de l’Institut des Syndicats Libres.
Chaikin fut remplacé comme président de l’ILGWU par Jay Mazur, qui servit
de 1986 à 1995. Mazur est président émérite d'UNITE, successeur de l’ILGWU,
où il toucha plus d’un demi-million de dollars au cours de se dernière
année à son poste pendant qu’il représentait les travailleurs des sweatshop
(« ateliers de sueur » :ateliers
de confection faisant « suer le burnous », NdT) de
New York qui gagnaient en moyenne 7.000 dollars par an [12]. Mazur remplaça
aussi Chaikin au conseil d’administration de Freedom House. Comme Chaikin,
Mazur permit de hauts niveaux de corruption dans son syndicat mais adopta
une ligne dure sur le communisme international, présida le Comité des
Affaires Internationales de l’AFL-CIO de 1996 à 2001 et supervisa le
Centre de Solidarité durant cette période. A partir de 2004 Mazur a
aussi été membre du Conseil des Relations Extérieures et de la Commission Trilatérale,
selon le Centre Wilson [13].
Les administrateurs Terence O’Sullivan père et fils sortirent du "monolithe
mafieux" du syndicalisme, l’Union Internationale des Journaliers
d’Amérique du Nord (LIUNA). En 1975, Sullivan père, qui était secrétaire-trésorier,
"fut forcé à la retraite d’office comme châtiment pour avoir semé
le trouble" aux funérailles d’un mafioso "par des exigences
inopportunes d’avancement" [14]. Son fils avait de meilleures manières
: comme principal assistant du chef mafieux Genovese Arthur Coia, il
était le second dans l’ordre pour devenir le président du syndicat quand
Coia fut destitué par le Département de la
Justice en 2000.
Adrian Karatnycky a occupé une place de choix à Freedom House à partir
de 2003, quand il est devenu directeur exécutif. Il a servi comme président
de 1996 à 2003 puis est devenu érudit senior. Les liens de Karatnycky
avec le syndicalisme semblent avoir pour origine son travail politique
avec l’AFL-CIO, qui continua dans les années 80 et au début des années
90 son implacable déclin aux USA mais était avide d’exercer son influence
à l’étranger dans la lutte contre le communisme. Karatnycky supervisa
les programmes d’assistance de l’AFL-CIO à la Confédération
polonaise Solidarité, ainsi qu’aux syndicats indépendants en Russie,
Ukraine et dans d’autres pays du bloc de l’Est. De 1991 à 1993 il était
assistant du président de l’AFL-CIO. Il fut membre du Conseil de Relations
Extérieures et a collaboré à son magazine Foreign Affairs, ainsi
qu’au New York Times, au Washington Post et au Washington Times [15].
Freedom House a aussi traditionnellement des journalistes à son conseil
d’administration. Actuellement on y trouve Mara Liasson, de National
Public Radio (NPR), P.J. O’ Rourke de Rolling Stone, et l’ancien assistant
de Reagan et auteur des discours de Bush père, Peggy Noonan, actuellement
collaboratrice du Wall Street Journal. Le vice-président pour les communications
de NPR a indiqué dans un courriel en date du 22 juin 2006 à l’auteur
que Liasson, correspondante de politique nationale de NPR depuis 1985,
n’était plus au conseil d’administration de Freedom House ; cependant,
elle figure toujours sur la liste, et ce depuis 1997 [16].
Cible
Cuba
En
1995, alors que les exilés à Miami et leurs amis au gouvernement prédisaient
la chute rapide de la révolution cubaine, Freedom House commença son
Programme Cuba financé par l’USAID et le Département d’État pour "fournir
de l’assistance à la société civile de Cuba" et pour augmenter
les consciences dans les audiences internationales au sujet de la nécessité
d’un processus pacifique de transition à Cuba". De 1995 à 1997
ce programme fut dirigé par Frank Calzon, principale figure de Freedom
House depuis 1989 [17]. Il est actuellement dirigé par Xavier Utset
à Wasinghton DC. Le journaliste Walter Lippmann dit que Freedom House
a reçu 2,1 millions de dollars pour son programme Cuba en 2004 [18].
Le 11 mai 2001 le représentant permanent de Cuba auprès de l’ONU a présenté
une plainte devant le Comité des ONG, affirmant que Freedom House réalisait
des activités qui violaient sa qualité consultative, protestant contre
"ces ONG qui sont utilisées comme agents par certains gouvernements
pour violer la souveraineté d’autres Etats" [19]. L’organisation
était "une machinerie subversive, plus proche d’un service de renseignements
que d’une ONG", a t-il dit. "Il y a des documents qui montrent
la réception d’argent de la part de groupes illégaux à Cuba et mettent
en évidence des activités clandestines. L’actuel programme Cuba de Freedom
House est impliqué dans le recrutement et l’entraînement de journalistes
d’Europe Orientale qui sont envoyés à Cuba pour des activités subversives"
[20].

Cuba a déclaré que lors de la 57e session de la Commission des Droits
Humains, "l’ONG avait accrédité comme ses représentants des membres
d’organisations terroristes. Des représentants accrédités de Freedom
House ont aussi cédé leur place à des personnes non accréditées d’origine
cubaine pour qu’elles entrent au Palais des Nations, ce qui est non
seulement illégal mais met en danger des diplomates.
Le bibliothécaire newyorkais Robert Kent, expulsé de Cuba en 1999 pour
espionnage, a déclaré au New York Times que Freedom House avait payé
"quelques-uns de ses 10 voyages" à Cuba [21] et a mentionné
le nom de Frank Calzon au sujet d’une de ses réunions avec des "dissidents"
payés [22]. Mais Amanda Abrams, chargée de presse de l’organisation,
a indiqué que personne à Freedom House ne connaît Kent.
Haïti
et le Venezuela dans la mire
Le
Département d’État et Freedom House ont aussi ciblé Haïti et le Venezuela
pour changer de régime. L’organisation a réagi favorablement quand le
Président Hugo Chavez fut brièvement renversé en 2002 [23] affirmant
sur son site web qu’ "au Venezuela elle a travaillé avec ceux qui
cherchent à endiguer la direction autoritaire du gouvernement Chavez".
Mais Abrams affirme que Freedom House n’a commencé à appuyer les groupes
d’opposition au Venezuela que depuis 2004, par un financement du Bureau
des Initiatives de Transition de USAID [24].
Le 17 mars 2004, peu de jours après le coup contre le président haïtien
Jean-Bertrand Aristide, le Washington Post publia un éditorial de Adrian
Karatnycky intitulé "Chute d’un pseudo-démocrate" [25] qui
justifiait le renversement d’Aristide. Karatnycky qualifiait Haïti et
le Venezuela de "pseudo-démocraties" pour justifier le renversement
de gouvernements démocratiques qui n’étaient pas au goût de Washington.
Ce stratagème - dire que le gouvernement ciblé n’était pas une véritable
démocratie - avait déjà était utilisé par le Dr Jennifer McCoy du Centre
Carter, qui déclara à un sous-comité des USA le 15 mars 2000 que le
gouvernement Chavez était un exemple "de nouvelles, subtiles formes
d’autoritarisme par la voie électorale" [26]. McCoy a inventé le
terme de "démocraties hybrides" pour décrire les démocraties
qui produisent des résultats que les USA désapprouvent.
Dans "Chute d’un pseudo-démocrate" Karatnycky accusa le président
Aristide d’avoir "dilapidé son mandat démocratique en manipulant
les élections, en intimidant l’opposition et en tolérant une corruption
généralisée". Si ces accusations étaient vraies - bien qu’il n’y
a aucune preuve qu’elles le soient - comme porte-parole d’une organisation
qui prétend que sa mission est de promouvoir la démocratie, Karanycky
devrait savoir que la voie démocratique pour changer de gouvernement
n’est pas un coup d’État militaire, mais des élections. C’est particulièrement
vrai dans le cas d’Haïti, où les leaders du coup sont des violateurs
connus des droits humains. Le coup fut prévisiblement suivi d’un bain
de sang et d’une persécution générale des partisans du gouvernement
élu, qui furent emprisonnés sans charges ou exécutés avec les mains
attachées dans le dos. Selon une étude, publiée par le journal médical
Lancet, sous le gouvernement intérimaire installé par le coup, 8.000
personnes ont été assassinées et 35.000 femmes et enfants ont été violés
dans la seule agglomération de Port au Prince.
Utilisant une comparaison fallacieuse, le Dr McCoy a comparé le gouvernement
Chávez à la dictature d’Alberto Fujimori au Pérou dans sa déposition
devant le Congrès. Karatnycky met ensemble Aristide et Chávez dans la
catégorie des leaders antidémocratiques : "Le Venezuela d’Hugo
Chávez, ayant survécu à la tentative de coup de 2002, doit faire face
à un mécontentement massif et à une intense et croissante pression civique
parce qu’il s’est écarté du chemin démocratique". Une attaque encore
plus scandaleuse de Freedom House contre Chávez a été publiée dans le
Miami Herald en août 2006 [27].
Aujourd’hui Freedom House continue à servir à la fois de think tank (laboratoire d’idées, NdT) et
de financier de la "société civile" dans le cadre du complexe
moderne de "promotion de la démocratie" du Département d’État.
Souvent cités dans la presse et les travaux universitaires, les rapports
et études produits par Freedom House et ses affiliés font la promotion
de l’idéologie néoconservatrice de ses administrateurs et de ses sponsors
gouvernementaux. Bien que quelques noms et affiliés aient changé, le
groupe est toujours dominé par les néocons. Brzezinski, Kirkpatrick
et Forbes sont toujours dans la liste des administrateurs ainsi que
Liasson, O’Rourke et Noonan. L’administrateur Ken Adelman est un collaborateur
du Projet pour un Nouveau Siècle USaméricain (New American Century),
en même temps que l’ancien directeur de la CIA R. James Woolsey, qui a rejoint
Freedom House en 2000. Adelman a été assistant de Rumsfeld de 1975 à
1977, ambassadeur à l’ONU et directeur du contrôle des armes sous Reagan,
et est actuellement membre du Conseil de Politique de Défense. Il a
écrit un article pour le Washington Post en 2002 intitulé "Lutte
inégale en Irak" [28] dans lequel il disait : "Je crois que
la démolition du pouvoir militaire de Hussein sera une lutte inégale".
Un autre administrateur, le professeur de Harvard Samuel P. Huntington
est l’auteur usaméricain du rapport de la Commission Trilatérale : "La Crise de la Démocratie, le
Choc des Civilisations et la
Refonte de l’Ordre Mondial" (1996).
Notes de l’auteur
1 Freedom House, "Freedom House Statement on the Passing of George
Field," 1er juin 2006.
2 Robert D. McFadden, "George Field, Defender of Human Rights, Is
Dead at 101," New York Times 30 mai 2006.
3 Ibid.
4 Ibid.
5 Michael Flynn, "Freedom House," Interhemispheric Resource Center,
Right Web Profile. 26
juillet 2005. Le revenu total de Freedom House a été pour l’année fiscale
1987 de 2.0108.320 $. Le revenu total des subventions a été de 1.315.759
$. En supposant que les années fiscales de la
NES et de Freedom House se chevauchent pour la majeure
partie, cela signifie que Freedom House a perçu 35% du total de son
revenu de la NED pour 1987. De son revenu
de subvention, on arrive au chiffre stupéfiant de 57%.
6 Interhemispheric Resource Center, "Freedom House," Group Watch
Profile, mars 1990.
7 Jim Lobe and Abid Aslam, "Afghanistan," Foreign Policy in Focus,
20 novembre 2003.
8 Freedom House IRS Form 990, 1997.
9 IRC, 1990.
10 Robert Fitch, Solidarity for Sale (New York: PublicAffairs, 2006): 200.
11 Ibid, p. 193.
12 Ibid, p. 197.
13 Woodrow Wilson International Center for Scholars, "Jay Mazur,"
26 février 2004.
14 Fitch, p. 143-144.
15 Yuri Shevchuk, "INTERVIEW: Adrian Karatnycky Speaks on Ukraine's
Internal and Foreign Affairs," Ukrainian Weekly 43.71, 26 octobre
2003.
16 Freedom House, "Board of Trustees," 2006.
17 IRC, 1990.
18 Walter Lippmann, "Overt U.S. government funding for Cuban 'Dissidents'
2004."
19 "NGO Committee Considers Case of Freedom House," Scienceblog.com.
.
20 Ibid...
21 Felicia R. Lee, "A Library In Cuba : What Is It ?" New York
Times, 28 June 2003 : B.7.
22 Eliades Acosta Matos, "The Truth About Robert Kent," Cuban
Libraries Solidarity Group, 20 juin 2005.
23 Diana Barahona, "Uneasy Standoff in Venezuela's Media Wars,"
CounterPunch, 16 août 2005. Steve Chapman est l’auteur d’un éditorial favorable au coup publié le
11 août 2002 dans le Chicago Tribune. Il a indiqué lors d’un entretien
téléphonique qu’il ne connaissait pas très bien le Venezuela et que
pour écrire son éditorial il avait dû se renseigner par téléphone auprès
de Freedom House et consulter des coupures de presse du Los Angeles
Times, du Washington Post et du New York Times. Il a indiqué qu’il ignorait
que Freedom House était financée par le Département d’État avant que
je le lui apprenne.
24 Amanda Abrams, 2006. Email de réponse à la demande de l’auteur :
"Freedom
House a un programme Venezuela pour la défense des droits humains depuis
2004. Le programme est financé par USAID, le Bureau des Initiatives
de Transition. Le programme Venezuela de Freedom House est un effort
régional pour lier les uns aux autres les défenseurs des droits humains
dans toute l’Amérique latine, partageant les meilleures pratiques et
les leçons apprises, au moyen d’échanges spécifiques et d’ateliers concentrés
sur d’importantes questions de droits humains. Le programme est conçu
pour renforcer la capacité des défenseurs des droits humains vénézuéliens
dans leur travail et pour les lier à leurs homologues dans d’autres
pays".
25 Adrian Karatnycky, "Fall of a Pseudo-Democrat," Washington
Post 17 mars 2004.
26 Justin Delacour and Diana Barahona, "The Carter Center's Jennifer
McCoy: Can She Be an Impartial Observer of Venezuela's Referendum ?"
CounterPunch 14 août 2004.
27 C. Walker and S.
Tatic, "Eroding Democracy," The Miami Herald 3 août 2006.
28 Kenneth Adelman, "Cakewalk in Iraq," Washington Post, 13 février
2002.
Original : http://mrzine.monthlyreview.org/barahona030107.html
Diana Barahona est une journaliste
freelance
Traduit
de l'anglais par Gérard Jugant et révisé par Fausto Giudice, membres
de Tlaxcala, le réseau de traducteurs pour la diversité linguistique.
Cette traduction est en Copyleft pour tout usage non commercial : elle
est libre de reproduction, à condition d'en respecter l'intégrité et
d'en mentionner sources et auteurs.
Photo
de titre : Frank Delano. Prestation du
serment d’allégeance, par Frnak Delano. Une salle de classe à Portorico
en 1941
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