L’Empire
contre l’humanité
La CIA, le sbire de Washington
La Jornada, editorial, 23 juin 2007
Depuis
plusieurs décennies, l'Agence Centrale de Renseignement des USA (CIA)
a été accusée de réaliser une vaste gamme d'activités illégales, et
même criminelles, contre ses propres citoyens et contre des citoyens
étrangers, accusations qui ont été systématiquement démenties par Washington.
Néanmoins, la prochaine publication, le 25 juin, d'une archive sur les
programmes et opérations illicites met à jour que l'agence a été un
obscur instrument de la Maison Blanche pour
consolider, par tout moyen, son hégémonie mondiale et miner la résistance
nationale et internationale à ses ambitions.
Les activités illégales listées dans l'archive ne laissent pas de place
aux doutes: la CIA
a été depuis les années 50 la main noire de Washington chargée
de réaliser les sales tâches que la
Maison Blanche préfère garder secrètes. Une telle soif
de secret est due au caractère inacceptable et coupable de ses actions,
contraires au discours de respect de la démocratie, du droit international
et des principes humanitaires que les gouvernement usaméricains successifs
ont tant vanté. Mais le pire de tout est que la
CIA continue de recourir à ces pratiques, en dépit
des scandales et de l'opposition qu'elles suscitent.
Parmi les actions illicites perpétrées par l'agence figure l'enlèvement
d'un déserteur russe, lequel a son parallèle actuel avec les enlèvements
de personnes soupçonnés de terrorisme de la part de la CIA, sur le territoire d'autres
pays et leur transfert par des vols secrets dans des prisons clandestines
de nations tieces.
L'agence a aussi intercepté les communications de journalistes connus,
ce qui constitue un indubitable attentat contre la liberté de la presse.
Lié à cela, la CIA a espionné les dissidents
et critiques de la politique officielle, comme les opposants à la guerre
du Vietnam et les militants des droits civils de la population noire
des USA, y inclus Martin Luther King. Plsu
récemment, la CIA, avec d'autres agences de
renseignement, est partie prenante du programme Echelon d'espionnage
électronique et satellitaire à l'échelle internationale, et du programme
Carnivore, destiné à l'espionnage électronique national. De fait,
la décision de la Maison Blanche d'autoriser
l'interception de communications sans la nécessité d'un mandat judiciaire
est un écho des méthodes employées par la CIA.
D'autre part, la révélation que l'agence trame des
complots pour assassiner des chefs d'États comme Fidel Castro démontre
son absence de scrupules à recourir à des méthodes qui sont celles d'une
organisation mafieuse, en même temps qu'elle rend manifeste l'intolérance
de Washington vis-à-vis des gouvernements qui s'opposent à ses desseins.
Cela sans mentionner que pendant que la
Maison Blanche tentait d'éliminer des personnages comme
le président cubain, elle faisait l'éloge et soutenait ouvertement des
dictateurs aussi sanguinaires que le Chilien Augusto Pinochet, situation
qui est révélatrice de l'hypocrisie et du cynisme de la politique extérieure
usaméricaine.
Une autre pratique qui attire l'attention est l'expérimentation de drogues
sur des êtres humains, financée par la
CIA pour modifier et finalement manipuler le comportement
des personnes : il s'agit de programmes interdits par les lois des USA,
qui violent les droits humains et les principes éthiques qui régissent
la recherche médicale.
Il est ainsi démontré que la
CIA est, de nos jours, le principal représentant de
ce qu’on appelle le terrorisme d'État et une des entités les plus dangereuses
pour la stabilité mondiale, en particulier dans le contexte actuel des
guerres contre le terrorisme islamique et le narcotrafic international.

"Ma
dernière tentation, c'est Evo (Morales)"
Source :
http://www.jornada.unam.mx/2007/06/23/index.php?section=opinion&article=002a1edi
Traduit
de l'espagnol par Gérard Jugant et révisé
par Fausto Giudice, membres de Tlaxcala, le réseau de traducteurs pour la diversité linguistique.
Cette traduction est en Copyleft pour tout usage non-commercial : elle
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