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Amerikkka : le premier Empire et son arrière-cour

 

Enquête des services secrets sur un élève dont le devoir contenait des menaces contre Bush


par Richard C. Lewis, Reuters, 2 février 2006. Traduit de langlais par BB pour Quibla


Ce jeudi 1er février, les services secrets ont annoncé être en train d'enquêter sur un élève du Rhode Island qui a écrit une rédaction prônant des actes violents contre le président Bush et les grandes entreprises US.
Le sujet du devoir demandait aux élèves de 5ème du collège John F. Deering à West Warwick dans le Rhode Island de décrire leur journée idéale. Selon la direction de l'école, le garçon qui fait l'objet de l'enquête a écrit qu'une telle journée comporterait des actions violentes [non spécifiées] contre Bush, les patrons de Coca-Cola, ceux des magasins Wal-Mart et l'animatrice télé vedette Oprah Winfrey.
Le garçon a rendu sa copie mardi; c'est son professeur qui a alerté la direction du collège.
La rédaction n'a pas été rendue publique et l'identité de l'élève n'a pas été révélée. Les élèves de 5ème sont généralement âgés de 11 à 13 ans.
Daniel Burns Jr, responsable du district scolaire, a qualifié la rédaction d'''acte stupide" et déclaré qu'il n'avait jamais rencontré une telle situation en plus de 20 ans de carrière dans le système scolaire.
Même si la rédaction ne donnait aucun plan précis pour un attentat, "quand quelqu'un écrit ce qu'il a en tête, quand il s'agit d'éliminer ou de tuer des gens, c'est forcément quelque chose qui doit retenir votre attention" a déclaré Burns à Reuters.
Menacer le président est un crime explique Thomas M. Powers, représentant des services secrets à Providence, la capitale de l'Etat. Il indique qu'une enquête de ses se rvices est en cours sans plus de précisions.
L'écolier ne sera pas poursuivi par la police locale selon le sergent Richard Ascoli, porte parole de la police de West Warwick. L'affaire a été laissée aux mains des services secrets et la police n'est plus concernée.
L'American Civil Liberties Union du Rhode Island a critiqué la judiciarisation de cette affaire.
"L'élève pratiquait un exercice de production d'un discours, agressif peut-être, mais d'un discours d'imagination" a déclaré l'organisation.
"Si la décision du professeur de faire lire la rédaction à l'équipe médico-sociale du collège était sans doute une action adaptée, par contre celle d'en informer la police et les services secrets marque une entorse significative aux droits de l'élève tels que fixés par le 1er Amendement de la Constitution."
Burns, qui a été informé de la rédaction par le Principal du collège de West Warwick mais ne l'a pas lue, la considère désola nte. "D'évidence, cette personne a besoin d'une aide" a-t-il dit.
Il se demande si l'élève a été aidé pour l'écrire.
Selon lui, un élève de 5ème ne peut rassembler ce genre d'informations tout seul. Je me suis demandé d'où il pouvait bien les tenir."
L'élève est désormais suivi par un psychologue.
Source : http://today.reuters.com/News/newsArticle.aspx?type=domesticNews&storyID=uri:2006-02-02T223634Z_01_N02191689_RTRUKOC_0_US-CRIME-BUSH-STUDENT.xml&pageNumber=0&summit=

 

Harry Belafonte remet ça : Bush terroriste !

 

Le chanteur américain Harry Belafonte a accusé mardi le président George W. Bush d'être un "terroriste" qui ne vaut pas mieux que le chef du réseau Al-Qaïda, Oussama ben Laden.

"Au Venezuela, vous avez déclaré que Bush était le plus grand terroriste, le plus grand tyran. Voulez-vous dire que le président Bush est pire qu'Oussama ben Laden?", lui a demandé un journaliste de la chaîne de télévision CNN. "Je veux dire qu'il n'est pas mieux", a expliqué Harry Belafonte.

"Je n'ai pas eu l'opportunité de rencontrer tous les terroristes du monde, aussi je n'ai pas de raison d'utiliser des mots comme +le plus grand+", a-t-il poursuivi, mais "je crois que c'est un terroriste", a affirmé le chanteur.

"Je crois que le terrorisme est au coeur du programme de notre gouvernement", a-t-il poursuivi. "Quand vous mentez aux Américains, quand vous les trompez, que vous avez conduit nos fils et nos filles sur des terres étrangères pour y être tués et que vous regardez des dizaines de milliers de femmes, d'enfants arabes et de gens innocents tués chaque jour, prétextant qu'il s'agit de dommages collatéraux, je pense qu'il y a quelque chose qui ne tourne pas rond chez ces dirigeants".

"Je pense que le président George W. Bush, je pense que (le vice-président Dick) Cheney, je pense que le (secrétaire à la Défense Donald) Rumsfeld, je pense que tous ces gens ont perdu toute intégrité morale. Je pense que ce que nous faisons aux Américains et aux autres peuples dans le monde est immoral", a-t-il encore accusé.

Il s'est refusé à comparer les actes du président Bush aux attentats du 11-Septembre. "Je ne suis pas certain de ce qu'a fait Al-Qaïda", a-t-il dit, "Al-Qaïda torture, nous torturons. Al-Qaïda tue des innocents, nous tuons des innocents. Où est la différence?" Source : AFP, 25 janvier 2006

 

 

Le Département de la sécurité intérieure décrète que la Jamaat al Tabligh est une organisation terroriste “non désignée comme telle” et détient un médecin de l’Arizona


La croisade contre le terrorisme ne connaît plus aucune limite : voilà que les missionnaires piétistes du Jamaat al Tabligh sont classés comme terroristes et arrêtés ! À croire que Harry belafonte a raison quand il qualifie le Département de sécurité intérieure de nouvelle Gestapo. Réveillez-moi, c’est un cauchemar ! Voici ce que rapporte Dennis Tamper dans le quotidien Arizona Republic du 19 janvier 2006 (traduit de l’anglais par BB pour Quibla) :
Un médecin, responsable d’une mosquée dans l’Arizona, rentré mercredi d’un pèlerinage à La Mecque, est confronté à des accusations du FBI et du Département de la Sécurité Intérieure qui le considèrent lié à une organisation terroriste. Nadeem Hassan, 41 ans, a contacté son père par téléphone depuis l’aéroport international Kennedy à New York pour lui dire qu’il était détenu par les services de l’immigration.
Zahir Hasnain a declaré ignorer si son fils allait être incarcéré ou autorisé à rentrer chez lui. Quelques jours plus tôt, les services de l’Immigration et des Naturalisations avaient révoqué le permis de travail d’Hassan ainsi que son droit à circuler dans le pays en se fondant sur ses liens avec une organisation missionnaire musulmane orthodoxe que le Département de la Sécurité Intérieure considère comme une organisation terroriste.
Gastro-entérologue au Mariscopa Medical Center et ancien directeur de la mosquée el Nour de Mesa, Hassan a assumé pendant des années la tâche de coordonnateur de la Jamaat al Tabligh (Société de propagation de la Foi).
Ce mouvement mondial appelle les Musulmans à revenir à leur foi. Le Jamaat al Tabligh, ou JT, n'avait pas été désigné auparavant comme groupement terroriste par les autorités. Toutefois, dans un document administratif exposant les motifs du refus d'accorder à Hassan un titre de séjour (green card), le Département de la Sécurité Intérieure décrit le JT comme "une organisation terroriste qui... fournit un soutien matériel...à une organisation désignée comme terroriste - al Qaida, et apporte le même type de soutien matériel ... à une organisation non désignée comme terroriste - les Talibans."
Le document poursuit au sujet de Hassan : "Vous êtes impliqué dans une activité terroriste par la fourniture de soutien matériel à une organisation terroriste non désignée comme telle." Des représentants du Département de la Sécurité Intérieure ont refusé de s'exprimer ce mercredi sur cette affaire. Une porte-parole du FBI n'a pas voulu faire de commentaires.
Des représentants de la communauté musulmane ont exprimé leur émotion au sujet des accusations contre la Jamaat al Tabligh, insistant sur le fait qu'il s'agit d'un mouvement piétiste qui bannit la politique et la violence. Hasnain a déclaré que son fils n'est pas un terroriste et que la JT "n'a rien à voir avec al Qaida." "C'est une organisation strictement piétiste" a-t-il ajouté. Il a indiqué que son fils était déterminé à rentrer chez lui à Tempe malgré les menaces d'arrestation et d'expulsion après son retour du Moyen-Orient. Hassan s'était rendu en Arabie Saoudite pour le pélerinage rituel à La Mecque selon Eric Bjotvedt, son avocat près les Services de l'Immigration à Phoenix.
Hassan avait obtenu un titre de séjour provisoire l'autorisant à faire ce voyage pendant que la procédure pour un titre définitif suivait son cours. Toutefois, vendredi, alors que Hassan était à l'étranger, les Services de l'Immigration et des naturalisations ont rejeté sa demande de titre de séjour permanent. Du fait que Hassan se trouvait à l'étranger, explique Bjotvedt, il a perdu l’accès à la plupart des droits légaux accordés aux immigrants qui se trouvent sur le territoire des USA. "Ils n'ont rien dans le dossier. Mais sa tête ne leur revient pas. C'est juste un moyen de le mettre à la porte du pays" a déclaré Bjotvesdt. "S'il était réellement un terroriste, il serait déja en prison. A l'évidence ils pensaient qu'il ne tenterait pas de revenir aux USA."
L'avocat se plaint du flou des allégations faites par le gouvernement. Cependant, les huit pages du rapport de l'Immigration qu'il nous a transmis contiennent des explications détaillées sur les raisons du refus de titre de séjour. Ce rapport mentionne que Hassan a donné de fausses informations dans les formulaires de demande et a omis de rapporter son rôle dans la Jamaat al Tabligh.
Les conclusions de l'Immigration sont étayées par la déclaration sous serment d'un agent du FBI de Phoenix qui écrivait : "La JT a été associée à plusieurs affaires récentes et importantes de terrorisme. John Walker Lindh était allé au Pakistan avec des missionnaires du Tabligh après sa conversion à l'Islam. Une fois au Pakistan, il s'était enrôlé dans un camp d'entraînement militaire et avait combattu pour les talibans." L'agent notait aussi que, au titre de premier responsable de la mosquée el Nour, Hassan avait demandé à "une personne suspectée ou connue pour terrorisme" d'officier comme imam invité. Selon l'agent, le visa de cet imam avait été annulé après un contrôle effectué par le Centre de dépistage des terroristes (Terrorist Screening Center).
Enfin, la déclaration du FBI parle de six Américano-Yémenites de Lackwanna, dans l’État de New-York, qui, après s'être rendus au Pakistan en 2001 en tant que missionnaires de la JT, sont ensuite entrés en Afghanistan pour rejoindre des camps d'entraînement d'Al Qaida. La déclaration du FBI ne désigne jamais directement la JT comme une organisation terroriste. Elle dit plutôt que ce mouvement "est vulnérable à l'infiltration par des extrémistes islamiques qui s'en servent comme couverture pour recruter des membres en vue de commettre des actes terroristes contre les USA”.
"Pour cette raison" conclut l'agent, "le FBI ne peut écarter la possibilité que Hassan représente une menace pour la sécurité nationale." Pourtant, Al Gallmann, directeur des services de l'Immigration à Phoenix, cite la Jamaat al Tabligh en tant qu'organisation terroriste et colle à Hassan l'étiquette de soutien au terrorisme, en se basant sur les informations du FBI.
Gallman dit que Hassan n'a pas seulement tu son affiliation à la JT mais qu'il a également omis de révéler, comme il est exigé, ses anciennes responsabilités à Momin Education and Cultural Services of Arizona et à East Valley Masdjid Inc., organisations qui ont créé ou qui chapeautaient les mosquées en Arizona.
Pour Gallmann, "Il est clair que par fraude et/ou par déformation volontaire de la réalité, votre demande a été faite en recourant à une déposition inexacte et délibérée de faits matériels."
Bjotvedt, l'avocat près les services de l'Immigration, considère que le gouvernement pratique l'amalgame dans sa recherche de la culpabilité de Hassan. Il explique que son client est venu en Arizona pour étudier la médecine et qu'il a travaillé légalement pendant cinq ans au Maricopa Medical Center où il soignait des patients nécessiteux. Après le 11 septembre 2001, Hassan a été parmi les premiers musulmans d'Arizona à être interrogés par le FBI. En janvier 2002, Hassan a déposé une demande de titre de séjour permanent. Bjotvedt ajoute qu'en raison de la longueur inexpliquée de la procédure, Hassan avait engagé une requête en justice pour accélérer la procédure. Alors que la procédure et la requête étaient en instance, Hassan a obtenu des documents officiels l'autorisant à effectuer son pèlerinage à La Mecque en compagnie d'Amber, son épouse.
Hassan, qui porte le turban et la robe orthodoxe, travaille pour Medical Professionals en Arizona. Deedra Abboud, directrice de la Muslim American Society of Arizona dit être incapable d'imaginer Hassan comme soutien d'Al Qaida. Elle le décrit comme quelqu'un de pieux, "un type très bien, modeste et réservé." Abboud et Muzzammil Siddiqi, président du Council of Islamic organizations en Californie du sud figurent parmi les nombreux leaders musulmans choqués qu'on puisse accuser la Jamaat al Tabligh de terrorisme. "Ils font des sorties pour ramener les gens à leur foi" explique Siddiqui. "Ils ne se mêlent pas d'activités politiques."

 

 

Vous voulez devenir auteur de bestseller ? Faites faire votre pub par Ben Laden ! Mais ce sera à vos risques et périls !


par rédaction Quibla, 23 janvier 2006
Le dernier passage de la voix d'Oussama Ben Laden sur la chaîne qatarie Al Jazira a fait au moins le bonheur d'un étatsunien. Il s'agit de William Blum, auteur d'un livre, L'Etat voyou (Rogue Nation), paru en 2002 et pratiquement passé à la trappe puisqu'il était classé 209 000ème dans les ventes d'amazone.com, jusqu'à la veille de la diffusion de l'enregistrement d'Oussama. Eh bien le livre est maintenant passé au 24ème rang des ventes puisque le chef d'Al Qaïda avait conseillé aux Américains de lire ce livre pour se rendre compte des ravages de la politique de leur pays dans le monde. L'auteur est depuis assailli par les journalistes et les chaînes de télévision et se félicite de cette publicité gratuite faite par le "Vieux de la Montagne". Mais le plus bizarre dans cette histoire, c'est que Bill Blum, ancien rédacteur de Covert Action Quarterly, un trimestriel d'enquêtes sur les servics secrets, a publié un autre livre, Killig Hope (Tuer l'espoir) sur l'fghanistan, dans lequel il explique si l'Union soviétique a envahi l'AFghanistan en 1979, c'était pour défendre ce pays contre une agression de groupes islamistes soutenus par Washington et la CIA. Alors, de deux choses l'une, ou bien Ben Laden est mal informé sur les auteurs de livres dont il fait la publicité, ou bien ce n'était pas Ben Laden qui a fait cet enregistrement. Le commentateur Wayne Madsen, ancien agent de la National Security Agency, opte, quant à lui, pour cette dernière hypohèse. Et il va même plus loin : les néoconervateurs, explique-t-il, veulent, par ce genre de faux - comme le dernier message de Ben Laden - associer les auteurs progresistes qui les combattent et, à travers eux, les démocrates, à Ben Laden. Une thèse somme toute assez plausible. Et cerise sur le gâteau, d'après Wayne Madsen, Bill Blum lui a déclaré que les phrases citées par la voix attribuée à Ousama Ben Laden ... ne figurent pas dans son livre son livre ! Bref, ya ququ'chose qui cloche là-dedans...




L’Etat voyou de William Blum, éditions Parangon, 364 pages - 18 € - ISBN : 2841900754


(Au Maroc : Cérés éditions et Tarik éditions, 378 pages.)
La fameuse citation par “Ousama Ben Laden” du livre :
"Si j’étais président, j’arrêterais en quelques jours les attaques terroristes contre les USA. Définitivement.
D’abord, je présenterais mes excuses à toutes les veuves, aux orphelins, aux personnes torturées, à celles tombées dans la misère, aux millions d’autres victimes de l’impérialisme américain. Ensuite, j’annoncerais aux quatre coins du monde que les interventions américaines dans le monde sont définitivement terminées, et j’informerais Israël qu’il n’est plus le 51e État des États-Unis mais dorénavant - chose curieuse à dire - un pays étranger.
Et puis, je réduirais le budget militaire d’au moins 90 %, utilisant le surplus à payer des réparations aux victimes. Ce serait plus que suffisant. Le budget militaire d’une année, soit 330 milliards de dollars, équivaut à plus de 18 000 dollars de l’heure depuis la naissance de Jésus-Christ.
Voilà ce que je ferais les trois premiers jours. Le quatrième jour, je serais assassiné."
William Blum, ancien fonctionnaire du département d’État US, nous rappelle que, s’il n’y a pas de justification au 11 septembre, il y a certainement des raisons. L’État voyou démontre comment, sous couvert de liberté, de démocratie et de droits de l’homme, les USA commettent des actes criminels barbares, et agissent de la façon la plus belliqueuse qui soit.



En marge de “L’État voyou”, de William Blum


Voyou toi-même !

 


par Mahjoub Haguig, www.maroc-hebdo.press.ma

La conception « Etat voyou », officiellement abandonnée par les Américains depuis deux ans, et remplacée par une autre trouvaille non moins faussée, « l’axe du mal », a fini par rattraper les apologistes du monde. Les Etats-Unis, comme le prouvent l’abondance de la littérature en ce sens, répondent exactement aux mêmes critères qui ont servi à classer des pays comme l’Irak, l’Iran et la Libye dans la catégorie des Etats voyous, parce que ne voulant pas se plier à la volonté des Américains à vouloir tracer à tout prix un nouvel ordre qui profite avant tout aux maîtres du monde.

Finalement, un Etat voyou, ce n’est pas forcément un Etat cr iminel. C’est surtout un Etat qui ne se plie pas aux ordres de la seule puissance mondiale, les Etats-Unis, et qui brouille par ses propres stratagèmes les cartes de la géopolitique, version Maison Blanche.

“L’Etat voyou” de William Blum, loin de proposer des vérités explosives, fait la synthèse, très réussie d’ailleurs, du mal américain qui ronge depuis un demi-siècle la planète Terre ! L’auteur, ancien fonctionnaire du département d’État, revient sur la folie des grandeurs et le machiavélisme d’une nation qui règne sans partage sur l’ordre mondial depuis la fin de la première moitié du 20ème siècle.

Guerres

Méthodique, il s’appuie au départ sur les attentats du 11 septembre et la riposte américaine qui s’en est suivie en Afghanistan et un peu partout dans le monde, avant d’analyser tous les précédents guerriers de ce pays dans le monde.

Suivons cette même démarche, et revenons soixante-dix ans en arrière, depuis que les USA se sont déclarés sauveurs de l’humanité de la conspiration communiste, jusqu’à nos jours. Le calcul est édifiant. Durant cette période, les Américains ont tenté de renverser plus de 40 gouvernements étrangers et de réduire au silence plus de 30 mouvements nationalistes. En chemin, ils ont causé la mort de plusieurs millions de personnes et condamné d’autres à “une vie d’agonie et de désespoir”. Le compte y est, ou presque, parce que la machine de guerre n’a pas coupé le contact.

Et pour cause. “La théorie du complot”, autrefois opérant loin du sol américain, a fini par rattraper les Américains jusque chez eux. De ce fait, elle a pris une autre envergure et a mobilisé de nouveaux moyens d’autodéfense.

Si, par le passé, les USA se sacrifiaient au nom de la démocratie et de la paix, aujourd’hui c’est de leur propre survie qu’il est question. Blessé, ce pays s’acharne, sévit et démolit tout sur son chemin. Il passe outre tous ces faux principes dont il se déclarait l’unique défenseur. La fin justifie les moyens. Et les moyens prennent la forme de la barbarie dans toutes ses formes et couleurs.

Lentement mais sûrement, les USA colportent des accusations, rallient les troupes, dont la docile Angleterre, rompue à l’allégeance, et préparent une énième guerre contre l’Irak. Charte de l’ONU ? Droit international ? Que d’idioties qui ne s’appliquent nullement au maître du monde. Les Américains veulent leur guerre. Ils l’auront.

L’opinion publique américaine est tout acquise. L’Irak se réarme ; par conséquent, il présente un danger permanent pour ses voisins et pour “l’ordre mondial”. ExEtat voyou et aujourd’hui membre forcé de l’axe tripartite du mal, l’Irak devrait, du moins dans sa version actuelle, disparaître de la carte.

Servons-nous de ce même raisonnement. Si cet axe du mal est censé regrouper tous les pays “voyous” qui disposent d’armes de destruction massive et qui menacent la paix mondiale, il devrait inclure un autre pays, tout désigné celui-là, une grande puissance mondiale qui présente les mêmes symptômes d’une nation terrassée par la volonté maladive de vaincre. On vous laisse deviner.

 

 

Harry Belafonte : L'administration Bush recourt aux méthodes de la Gestapo

 

Le chanteur et acteur américain Harry Belafonte, qui compte parmi les plus féroces détracteurs de l'administration Bush, n'a pas hésité samedi à comparer le département de la Sécurité intérieure à la Gestapo de l'Allemagne nazie. Quant au chef de la Maison Blanche, il voit en lui un "menteur". "Nous vivons une époque sombre où sévit la nouvelle Gestapo de la sécurité intérieure et où des citoyens voient leurs droits suspendus", a accusé Belafonte dans un discours sur le rôle des arts dans un monde en plein bouleversement politique, prononcé lors de la réunion annuelle de l'organisation artistique APMC. "On peut être arrêté et pas inculpé. On peut être arrêté et ne pas avoir droit à un avocat", a encore dénoncé le chanteur noir, âgé de 78 ans, militant de longue date pour les droits civiques et ambassadeur de bonne volonté de l'UNICEF. Ses propos sans concession ont été salués par une "standing ovation" du public, où l'on notait la présence du chanteur Peter Yarrow et d'artistes d'une dizaines de pays étrangers. Belafonte, qui avait déjà qualifié George W. Bush de "plus grand terroriste du monde" voilà deux semaines au Venezuela , a persisté et signé, jugeant que la réponse apportée par l'administration américaine aux attaques terroristes du 11 septembre 2001 n'était pas la bonne. "Le fascisme c'est le fascisme. Le terrorisme c'est le terrorisme. L'oppression c'est l'oppression", a souligné Belafonte, qui avait servi dans la Navy pendant la Seconde Guerre mondiqle. A ses yeux, le président Bush est arrivé au pouvoir "d'une manière plutôt douteuse (...) et a ensuite menti au peuple de cette nation, en lui faisant faire fausse route et en le trompant, puis en envoyant des centaines de milliers de ses garçons et filles dans un pays étranger qui ne nous avait pas agressé." Source : AP, 22 janvier 2006

 

 

Faute des les trouver en Iraq, ils cherchent les armes de destruction massive... dans les mosquées US !


Le gouvernement américain a lancé un programme de surveillance de mosquées et d'autres lieux fréquentés par des musulmans à la recherche d'éventuels matériaux nucléaires, a indiqué vendredi 23 décembre le magazine US News and World Report sur son site internet.
Ce programme classé top-secret a commencé au lendemain des attaques du 11-Septembre 2001, a précisé le magazine.
Au total plus de 120 sites fréquentés par des musulmans y compris des lieux d'habitation ont été surveillés dans la région de Washington et plus encore à Chicago, Seattle, Detroit, New York et Las Vegas, a ajouté le journal. Les enquêtes ont été menées par le FBI (police fédérale) et des équipes spécialisées dans le matériel nucléaire du Département de l'Energie.
Presque toutes les personnes surveillées étaient des citoyens américains, a indiqué une source anonyme au magazine. Cela pourrait poser des problèmes juridiques car la loi ne permet pas de surveiller des citoyens américains sans accord de la justice, a ajouté cette source.
"Beaucoup d'entre nous (les enquêteurs) pensent que cette surveillance était sujette à caution mais les gens qui se sont plaints ont vite perdu leur poste", a-t-il dit.
Le gouvernement de George W. Bush est actuellement sous le feu de la critique pour avoir espionné sans mandat de la justice des conversations téléphoniques et électroniques entre les Etats-Unis et l'étranger, dans le cadre de la lutte antiterroriste.
Source : Islamiya.net, 24 décembre 2005


Il avait bu, il a oublié qu'il se trouvait à New York et il s'est cru à Bagdad : il a tiré sur une Musulmane !

 

Le soldat de 1ère classe Carpio, de la base militaire de Fort Hood, au Texas, était en permission de Noël à New York. il avait bu. Il a vu une femme msulmane, il a tiré. Ça se passait en pleine ville, dans le quartier Queens. Selina Akhter, une immigrée du Bangladesh, est morte. Un accident ? L'organisation Jamaat al-Muslimeen a exigé que les autorités ouvrent une enquête sur ce qu'ils considèrent comme un "hate crime", un "crime de haine"- catégorie juridique US qui englobe tous les crimes contre des membres des minorités. Plusieurs centaines de personnes ont assisté au service religieux pour la victime au Jamaica Muslim Center, d'où le corps a été rapatrié à Chittagong. Comme l'a dit un participant au New York Times du 31 décembre : « cette personne appartenait à une armée en guerre contre les Musulmans. Quand une femme qui avait l'air musulmane est apparue à la fenêtre, il a tiré. ce ne peut pas être une erreur. C'était un soldat professionnel. Il savait comment tirer. »
Source : http://newtrendmag.org

 

Coca-Cola interdit sur les campus new yorkais!


Alors que la grève des chargés de travaux dirigés de l'université de New York (NYU) se poursuit, et ce malgré les menaces du président, les étudiants ont réussi à faire interdire la célèbre marque des campus de l'université.
Tout a commencé il y a deux ans. Une association qui se bat pour que les multinationales aient un comportement plus éthique a décidé de lancer une campagne contre les activités de Coca-Cola notamment en Colombie. En effet, la base des produits de la marque viennent de ce pays. Beaucoup de colombiens travaillent pour Coca. Or, beaucoup de travailleurs colombiens ont été tué par les milices para-militaires qui bossent pour Coca (et formées dans des camps américaines). Ces milices pratiquent aussi le racket et la torture sur les travailleurs. Coca-Cola est donc complice de ces agissements!
Les étudiants de New York ont commencé à lancer cette campagne en décembre 2004 sur les campus. Le 3 novembre dernier, le conseil de l'université (All University Senate (AUS)), qui regroupe étudiants, professeurs et direction a décidé de soutenir une motion proposée par les étudiants demandant le bannissement des produits de la marque Coca sur les campus tant que celle-ci n'acceptera qu'une commission indépendante enquête sur les faits. reprochés. Ce vote est intervenu après 6 mois de débats où Coca a fait pression pour ne pas être banni.
Pour autant, la campagne contre Coca continue car d'autres crimes sont couverts par cette entreprise en Inde, en Turquie, au Pakistan ou au Guatemala
Source : killercoke, blog des étudiants new yorkais : http://www.killercoke.org/

 

Good Night, and Good Luck : le nouveau film de George Clooney, une leçon de journalisme


par Marie-Noëlle Tranchant, Le Figaro, 4 janvier 200
Cinéma - On peut être une star très populaire et un cinéaste engagé. Fils de journaliste, Clooney dans son deuxième film, «Good Night, and Good Luck», traite du pouvoir des médias.
SANS RIEN perdre de son sourire hollywoodien et de son charme décontracté, rassurons le fan-club de la star d'Urgences et d'Ocean's Eleven, George Clooney s'est dédoublé en cinéaste original avec Confessions d'un homme dangereux, et il aggrave encore son cas avec son deuxième film, Good Night, and Good Luck, qui joint le sérieux du propos à l'austérité du noir et blanc. Il met aux prises, en 1953, un journaliste de télévision de la chaîne CBS, Edward Murrow (David Strathairn) et le sénateur Joseph McCarthy (présent à travers des documents d'archives), alors en pleine «chasse aux sorcières».
Le licenciement d'un pilote de l'armée de l'air soupçonné d'être un danger pour la sécurité du pays parce que son père serait lié au Parti communiste, inspire à Murrow un éditorial sévère et une enquête circonstanciée sur cette décision arbitraire, sans preuve, qui constitue une atteinte aux libertés civiles.
A travers cette histoire authentique, minutieusement reconstituée, Clooney donne une réflexion engagée sur le rôle et la responsabilité des médias, face aux pressions du pouvoir politique, du pouvoir financier et à la perte de conscience dans le divertissement généralisé.
«En faisant ce film, explique George Clooney au téléphone, je voulais parler de la responsabilité de la presse. Cela me paraissait important de rappeler ce passé, parce qu'il a du sens encore aujourd'hui. L'idée de raconter cette histoire m'est venue en voyant ce qui se passe depuis le 11 septembre et la guerre d'Irak, dans le domaine de la sécurité, où le gouvernement s'autorise à faire espionner les citoyens américains. On ne peut pas détruire sous prétexte de protection les règles qui protègent la liberté.»
Le réalisateur connaissait bien son sujet, et son héros, célébrité de la télévision dans les années 50: il est fils de journaliste, et il a grandi dans cette atmosphère de passion et de réflexion, fébrile et enfumée qu'il a mise dans le film. La cigarette comme symbole du «politiquement non correct»?
«Non, simplement parce que c'était comme ça à l'époque. Et je tenais avant tout à être historiquement correct. On voit aussi les femmes comme des citoyens de deuxième classe, parce c'était ainsi. Les décors sont tout aussi scrupuleusement reconstitués. Tous les faits sont exacts, et les dialogues tirés des notes de Murrow et de la rédaction. J'ai soigneusement veillé à l'authenticité, parce que dans le climat actuel, j'étais sûr que si on trouvait un détail faux, on s'en servirait pour discréditer l'ensemble.»
Authentique aussi, l'apparition de McCarthy à la télévision, puisée dans les documents d'archives.
«Aucun acteur n'aurait pu le jouer aussi bien, explique Clooney, et du coup, cela a déterminé le choix du noir et blanc, pour pouvoir l'intégrer au film. Ensuite, pour le style, je me suis beaucoup inspiré des documentaires des années 60, des films super-16 de Godard. Personne ne voulait d'un film en noir et blanc, mais finalement, il marche très bien aux États-Unis.»
Autre trouvaille intéressante, la ponctuation musicale, d'excellentes chansons jazzy qui semblent commenter l'action: «Oui, c'est comme une sorte de ch¦ur de tragédie grecque», dit Clooney.
Good Night, and Good Luck a remporté le prix du scénario au dernier Festival de Venise, et David Strathairn le prix d'interprétation pour le rôle d'Edward Murrow. «Un héros américain», pour le réalisateur. Beau personnage, intègre, cultivé, lucide et passionné. Qu'est-ce que Clooney admire en lui?
«Ce qui fait un grand journaliste: poser la bonne question au bon moment. J'ai commencé des études de journaliste, et j'ai vu que je n'avais pas cette forme d'intelligence. Murrow était anticommuniste mais il a compris la menace que la chasse aux communistes faisait peser sur les libertés civiles. Et il l'a dénoncée quand il le fallait. La question n'est pas telle ou telle idéologie, la question est de comprendre l'époque. Et, pour un journaliste, de partir des faits.»
Murrow dénonce aussi la télévision de divertissement, confortable et docile. «Oui, c'est un énorme sujet. Mon père a quitté le métier quand il a vu que la radio et la télévision prenaient le chemin du divertissement. Personnellement, je ne suis pas snob, et j'aime bien les spectacles de distraction. Mais ça ne doit pas remplacer l'information. J'admire Murrow parce qu'il refuse d'occulter les problèmes. Je pense qu'il ne faut pas cesser de mettre en question le pouvoir, politique, financier. L'autorité qui n'est pas mise en question, qui n'est pas défiée, corrompt.»