Mexique-Oaxaca
Nous sommes ici et nous y restons. La lutte continue !
Par l’Assemblée populaire des Peuples
d'Oaxaca, 26-28 novembre 2006
Communiqué de l'APPO, 28 novembre 2006
Nous, citoyens d’Oaxaca,
descendrons de nouveau dans la rue. La persécution, les assassinats,
les disparitions forcées des derniers jours n’ont fait qu’augmenter
notre courage. Nous exigeons le châtiment des assassins et tortionnaires.
Nous exigeons la départ immédiat de la police fédérale préventive et
le départ d’Oaxaca du gouverneur impuni Ulises Ruiz Ortiz
Par notre mobilisation,
nous dénonçons la suppression de fait des garanties individuelles en
Oaxaca et que cela ne fait que préfigurer ce que pourrait être le gouvernement
de Felipe Calderón. Depuis le Sud, le cri de protestation s’élèvera
pour rejeter le président imposé et pour réclamer la justice.
À Oaxaca, le fascisme
ne passera pas !
Tous à la grande marche
le 1er décembre à 9 heures, au Monument de Juárez, route
de l’Isthme.
Appel
de l’APPO après la répression du 25 novembre, à Oaxaca, Ville de la Résistance, 26
novembre 2006
AU
PEUPLE DE OAXACA
AUX PEUPLES DU MEXIQUE ET DU MONDE
AUX MÉDIAS DU MONDE ENTIER
Suite
aux agressions que notre peuple a subi au cours de ces dernières heures,
et dans le contexte du développement de notre lutte pour une transformation
profonde de la situation politique, économique, sociale et culturelle,
dont le but est d’en finir avec la situation ancestrale de misère et
de faim à laquelle nos peuples ont été soumis ;
Et
suite à la journée de lutte d’hier, où l’APPO avait programmé une « méga-marche »
de la Casa Oficial
de Santa Maria Coyotepec jusqu’au centre historique de la ville, pour
y établir un encerclement pacifique de la Police Fédérale
Préventive (PFP), qui occupait la place centrale de la ville, l’Assemblé
Populaire des Peuples de Oaxaca affirme :
1)
Qu’Ulises Ruiz Ortis, il y a quelques jours, a déclaré qu’il préparait
une opération afin d’obtenir le contrôle de la ville avant le 1er
décembre ;
2) Que depuis plusieurs jours, la
PFP, de concert avec divers corps policiers, tueurs
à gages, paramilitaires et casseurs à la solde d’Ulises Ruiz, a commencé
à se poster sur de nombreux toits du centre historique, sans la permission
des propriétaires, dans le but d’agresser notre mouvement ;
3) Qu’hier, après que la commission du Conseil Populaire des Peuples
de Oaxaca a parcouru les entrées des rues de la ville en vue de l’encerclement
pacifique de la PFP,
les policiers, tueurs à gages et paramilitaires placés sur les toits
de plusieurs bâtiments ont commencé à tirer des billes et du gaz lacrymogène
sur nos camarades, avant le déclenchement d’une offensive générale de
la PFP qui s’est soldée par des
arrestations massives et des affrontements au cours desquels les paramilitaires,
la PFP
et d’autres corps policiers ont utilisé leurs armes à feu contre les
militants de l’APPO ;
4) Que face à cette offensive, les membres de l’APPO et le peuple en
général ont commencé à faire valoir leur droit de se défendre pour éviter
un massacre en utilisant des pierres, des bouts de bois, des pétards
et tout autre objet qu’ils pouvaient trouver, la majorité ne s’étant
pas préparée à une telle confrontation ;
5) Que d’après nos estimations provisoires, il y a 165 prisonniers politiques,
des dizaines de disparus, des centaines de blessés, ainsi qu’un nombre
élevé mais indéterminé de morts.
Dans
ce contexte, l’Assemblée Populaire des peuples de Oaxaca :
-Condamne
de toutes ses forces cette nouvelle agression policière contre notre
peuple, qui s’inscrit dans notre histoire comme l’une des pires pages
du fascisme ;
-Réaffirme
qu’elle lutte pour une transformation sociale, politique et économique,
pour le pouvoir populaire, pour la chute du tyran Ulises Ruiz – préalable
au rétablissement de la paix et de la tranquillité à Oaxaca – et
pour le retrait immédiat de la
PFP, qui depuis son arrivé n’a servi qu’à aggraver
la violence et l’ingouvernabilité à Oaxaca ;
-Répète
que la lutte du Peuple de Oaxaca et de l’APPO est une lutte de masse,
qu’elle a un caractère civil et pacifique, et que les incendies de plusieurs
bâtiments de la ville n’ont pas été décidés par l’APPO ;
-Dénonce
le transfert de plusieurs camarades, qui se trouvaient dans la prison
de Miahuatlan de Porfirio Diaz, parmi lesquels les camarades Cesar Mateos
Benitez et Jorge Sosa Campos.
-Déclare
que la lutte du Peuple de Oaxaca pour la chute d’Ulizes Ruiz se poursuivra.
En
conséquence, nous en appelons aux peuples du Mexique et du monde
entier pour qu’ils poursuivent leurs actions de solidarité avec le peuple
de Oaxaca, pour mettre un terme à la sanglante répression qui continue
de s’abattre sur notre peuple. Nous en appelons aux médias du monde
entier, aux organisations démocratiques et des droits humains, pour
qu’ils se mobilisent afin de venir en aide à cette ville, pour en finir
avec les violations commises à l’encontre des droits les plus élémentaires
du peuple.
Tout le pouvoir au peuple !
Source :
http://www.asambleapopulardeoaxaca.com/
Premier texte
traduit par Fausto Giudice, membre de Tlaxcala, le réseau de traducteurs pour la diversité linguistique. Deuxième
texte traduit par La Riposte.
URL de cet article : http://www.tlaxcala.es/pp.asp?reference=1668&lg=fr
Comme
au bon vieux temps de Porfirio Diáz
Oaxaca
: La fin de la tolérance
Éditorial de La Jornada, 28 novembre 2006
Traduit par Florence Razimbaud et révisé par Fausto Giudice
Oaxaca en 2006 comme
le Sonora en 1902. Au début du vingtième siècle, le gouvernement de
Porfirio Díaz
a affronté la énième rébellion des Yaquis [Indiens de langue uto-aztèque,
essentiellement établis dans l'État de Sonora, NdT] en déportant les
Indiens prisonniers au Yucatán, à Jalisco, à Tlaxcala et Veracruz. Au
début du vingt-et-unième siècle, l’administration de Vicente Fox répond
au soulèvement d’Oaxaca en envoyant les 141 détenus insoumis à la maison
d’arrêt de San José del Rincón à Nayarit.
Vicente Fox termine son mandat de six ans avec les mains tachées de
sang. « C’est la fin de la tolérance » à Oaxaca, affirme le
général Ardelio Vargas, chef d’État-Major de la Police Fédérale Préventive (PFP), l’un des héros,
avec l’amiral Wilfrido Robledo de la répression d’Atenco. Leurs chiens
sont dans la rue. Ils jettent des gaz lacrymogènes, frappent avec une
extrême violence, procèdent à des arrestations sans mandat d’arrêt,
font incursion dans les foyers sans autorisation, détruisent les propriétés,
occupent les hôpitaux et les cliniques, empêchent la libre circulation
des personnes, et agressent sexuellement les femmes.
Dans les rues, les jeunes sont indistinctement arrêtés pour le simple
motif d’être jeunes. Les prisonniers sont maltraités, torturés et confinés
dans des cellules communes. La visite de leurs avocats ou de leurs proches
n’est pas autorisée. Et, de la même façon qu’à l’époque du « Porfiriato » [régime de Porfirio Díaz,
1876-1911,NdT], ils sont déportés.
Néanmoins, les
abus de la PFP contre la population civile
ne se limitent pas seulement à ceux perpétrés directement par ses membres.
Ils agissent comme les protégés de tueurs à gages au service d’
Ulises Ruiz. Ces tueurs et policiers habillés en civil parcourent la
ville d’Oaxaca dans des véhicules depuis lesquels ils tirent des coups
de feu et enlèvent les membres de l’APPO. Ce sont les convois de la
mort. Ils sont responsables de la majorité des homicides perpétrés contre
des militants.
Pourquoi cette répression contre le mouvement populaire d’Oaxaca ?
Pourquoi fait-elle maintenant son apparition ? Que s’est t-il passé
pour que la « tolérance » des autorités fédérales se tarisse ?
Pour une raison fondamentale : à moins d’une semaine avant sa nomination
à la tête du gouvernement, en plein milieu d’une grande crise de légitimité,
Felipe Calderón a exigé de Vicente Fox, étant donné qu’il n’avait pas
résolu le conflit, qu’il parte en position de faiblesse pour lui assurer
une négociation future dans des conditions favorables. Il suppose qu’avec
des prisonniers et des persécutés, l’accord avec les insoumis sera plus
facile et à moindre coût. Il a réclamé et obtenu que ce soit l’administration
sortante et non l’entrante qui paie le prix et le discrédit de la répression.
En résumé, qu’elle lui nettoie le chemin. Il a ainsi réussi avec une
action de diversion, à encourager la présence massive d’un contingent
à Oaxaca le premier décembre prochain pour éviter sa prise de possession.
La présence massive de la
PFP à Oaxaca depuis le 29 octobre dernier n’a pas empêché
que les protestations contre Ulises Ruiz restent vives dans l’entité.
Il n’a ni démantelé l’organisation populaire ni freiné la révolte. Au
contraire, l’APPO a réalisé avec succès son congrès et a réaffirmé son
unité interne.
Cependant,
malgré les affrontements comme celui du 2 novembre, le conflit était
relativement contenu. Ni l’« ingouvernabilité » ni la
normalité ne se sont rétablies dans la vie quotidienne de l’entité mais
des ponts de communication informels existaient entre le gouvernement
fédéral et la direction de l’APPO. Il s’agissait en réalité d’un conflit
relativement administré. Ce statut s’est néanmoins révélé problématique pour le prochain gouvernement
et il a décidé d’y mettre fin.
Le mouvement populaire a t-il agi pour briser cette équilibre ?
Non, définitivement pas. La manifestation de samedi dernier a été absolument
pacifique. Cela a été bien entendu une démonstration de force, mais
il s’agissait d’une action non-violente. La décision d’attaquer provient
de la PFP, c’est de notoriété publique.
Ce sont les membres de cette corporation qui ont lancé des billes à
ressorts sur les manifestants et plus tard des gaz lacrymogènes ainsi
que des projectiles. Ce sont eux qui ont commencé les agressions.
Les chefs de la PFP
ont-ils perdu le contrôle de leurs troupes ? Cela s’est très probablement
passé de cette manière dans un premier temps. Mais, l’ordre consistait
ensuite à attaquer. Et c’est ce qu’ils ont fait avec rage et rancœur.
Ils sont allés écraser les manifestants, en attisant la vengeance. La
répression a été sauvage : trois
morts, plus de 100 blessés, 221 arrestations.
Et avec eux, et sous leur protection, les tueurs à gage et les policiers
habillés en civil ont agi au service d’ Ulises Ruiz. Ils ont tiré sur
les citoyens et organisé des enlèvements de citoyens sans défense. Ils
ont attaqué les personnes attendant leur bus à la gare routière ADO.
Ils se sont consacrés à ce qu’ils ont fait pendant ces derniers mois :
semer la terreur.
Simultanément, la radio Ciudadana, connue sous l’appellation populaire
« Radio Patito » [Radio Ptit canard, nom d’une pièce de théâtre
à succès, où le rôle principal est joué par une célèbre animatrice de
télévision, NdR] la station pirate des supporters du gouvernement
de l’État a appelé à incendier la maison de certains dirigeants connus
du mouvement populaire. Il ne s’agissait pas d’une blague. Les bureaux
de Flavio Sosa, l’un des porte-paroles les plus connus de l’APPO ont
été incendiés dimanche 26 novembre. Naturellement, ni la
PFP ni la police de l’État n’ont pu l’empêcher.
« Cela est en train de se banaliser », a affirmé Ulises Ruiz
dans une de ses plaisanteries involontaires de plus. Il a averti « qu’il
n’y aurait pas de pardon ». En tant que candidat au poste de gouverneur
de l’État, Ulises s’est présenté comme un « homme d’unité ».
Aujourd’hui, nous savons qu’à ce moment là, il lui manquait trois lettres :
Ruiz est le politicien de l’« impunité ».
La violente
répression à Oaxaca est le couronnement du mandat de Vicente Fox mais
il s’agit également de la carte de présentation de Felipe Calderón.
Sans le reconnaître, ils ont décrété dans les faits un état de siège.
Les garanties individuelles ont disparu de l’entité.
Néanmoins, cette mesure ne va rien résoudre. Ceux qui l’appliqueront,
oublieront deux petits détails. Tout d’abord, la grande capacité de
résistance du peuple d’Oaxaca. Et qu’avec la répression, ils n’ont réussi
qu’à répandre la rancœur, l’indignation et le désir de vengeance des
citoyens dans beaucoup plus d’endroits au niveau national. Comprenez-le
bien, la tolérance s’épuise aussi de l’autre côté.
La Jornada
Traduit de l’espagnol par
Florence Razimbaud et révisé par Fausto Giudice, membres de Tlaxcala, le réseau de traducteurs pour la diversité linguistique. Cette traduction
est en Copyleft pour tout usage non-commercial : elle est libre de toute
reproduction, à condition de respecter son intégrité et de mentionner
auteurs et sources.
URL de cet article : http://www.tlaxcala.es/pp.asp?reference=1672&lg=fr
Dernières nouvelles d'Oaxaca
par La Jornada, 27 novembre 2006
Traduit par Florence Razimbaud et révisé par Fausto Giudice
Flavio Sosa
: Oaxaca est traitée par l’indifférence et il y a un vide du pouvoir
México, DF. Flavio Sosa, membre
de la direction de l’APPO, a déclaré que les franc-tireurs qui ont visé
les granaderos (grenadiers, policiers anti-émeutes) dans les édifices
du centre historique de la ville d’Oaxaca « ont lancé des gaz,
des pierres, des balles en plastique et des cocktails molotov contre
les membres de l’APPO, ce qui a provoqué la bagarre dans les rues d’
Alcalá pour reproduire une situation incontrôlable dans toute la capitale
de l’État samedi dernier.
Au cours d’une interview dans le programme Hoy por Hoy de Aristegui,
Sosa a démenti que les membres de son mouvement auraient été armés pendant
les affrontements du week-end et a indiqué qu’ils n’utilisaient que
des pierres pour se défendre.
« Ils nous ont agressé à différentes reprises, ils ont tué des
camarades, ils ont assassiné plus de 10 camarades dans les barricades
, nous avons été agressés pendant six mois, c’est ce que doit comprendre
l’opinion publique. »
Il a critiqué le Sénat de la République pour ne pas avoir fait disparaître les
pouvoirs à Oaxaca « parce qu’il a un accord avec Ulises Ruíz (gouverneur
de l’État) pour le premier décembre. C’est le fruit de l’indifférence
gouvernementale, de l’autoritarisme. »
Flavio Sosa a estimé que « s’ils continuent de tuer plus de camarades,
soyez certains que la révolte ne fera qu’augmenter. »
Le leader de l’APPO a nié que son mouvement avait appelé à « incendier
un seul édifice, ce que l’on doit comprendre c’est qu’on est en présence
d’un peuple très blessé, d’une jeunesse sans aucune opportunité, que
le néolibéralisme a fabriqué des millions de pauvres et qu’aujourd’hui
ont est confronté dans tout le pays à tous les pauvres victimes du néolibéralisme.
Il a accusé le gouverneur Ulises Ruíz et la police de l’incendie de
ses bureaux la nuit du dimanche « nous sommes désespérés parce
qu’Oaxaca est traitée par l’indifférence et il y a un vide du pouvoir. »
Il a dénoncé que la direction de l’APPO était persécutée « par
l’AFI [l’Agence Fédérale d’Investigation], les sicaires, la Police Fédérale
Préventive et les personnes qui appellent à nous assassiner par la radio
Ciudadana, c’est terrible ce qui se passe à Oaxaca. »
Quand on lui a demandé s’ils avaient l’intention de récupérer le parvis
du Couvent de Santo Domingo, Sosa a déclaré qu’ils feraient une marche
pacifique avec des drapeaux blancs. Il a signalé que cet endroit n’était
pas réquisitionné par la police et il a rajouté qu’ils réinstalleront
leur campement « mais si des policiers sont présents, s’il existe
des risques d’agression, nous n’allons pas entrer, nous échapperons
à la police, nous la promènerons. Nous n’incitons pas a jeter des pierres
ni à jeter des pétards.
Original : http://www.jornada.unam.mx:8080/ultimas/sosa-a-oaxaca-se-le-trata-con-indiferencia-y-hay-vacio-de-poder/
La PFP renforce
son occupation sur la place Santo Domingo
Oaxaca. Face à l’annonce
selon laquelle l’Assemblée Populaire des Peuples d’Oaxaca (APPO) réinstallerait
ce matin son piquet sur le parvis de l’église Santo Domingo, à 9h00,
plus de 500 membres de la Police Fédérale Préventive (PFP) se sont postés
dans les entrées des rues conduisant à l’église dominicaine.
Pendant les accrochages de samedi entre les effectifs de la PFP et des membres du mouvement
populaire d’Oaxaca, les troupes fédérales ont occupé la place Santo
Domingo.
L’APPO avait annoncé la réinstallation du campement sur le site à 8h00,
mais cela ne s’est pas produit étant donné que le comité de sécurité
de cette assemblée n’avait pas encore achevé de fixer un itinéraire
pour parvenir jusqu’à l’ancien couvent.
Ce matin, les environs de Santo Domingo se sont retrouvés encerclés
par des membres de la PFP
équipés de matraques, de gaz lacrymogènes et d’armes à feu.
A côté de la troupe, deux unités anti-émeutes ont fait incursion sur
la place et des camionnettes faisaient office de service médical avec
le logo de la Croix Rouge.
Original : http://www.jornada.unam.mx:8080/ultimas/refuerza-pfp-ocupacion-de-plaza-de-santo-domingo/
Un
haut fonctionnaire du District fédéral critique Ulises Ruíz
México, DF. Le secrétaire de gouvernement (ministre de l’Intérieur) du District
Fédéral, Ricardo Ruíz Suárez, a tenté de persuader l’Assemblée Populaire
des Peuples d’Oaxaca d’agir avec maturité politique pour éviter les
affectations des citoyens de la capitale du pays qui n’ont rien à voir
avec le conflit que connaît Oaxaca.
Face à l’annonce par l’APPO de son intention de se rendre à Mexico pour
manifester devant le Secrétariat du Gouvernement (ministère de l’Intérieur)
ces prochains jours, Ruíz Suárez a signalé qu’un système opérationnel
de vigilance sera mis en place et que les autorités resteront attentives
face aux évènements.
Le fonctionnaire a indiqué que le District Fédéral est une ville ouverte
et démocratique qui respecte entièrement la liberté d’expression « mais
avons également sollicité de la maturité politique pour éviter des dégâts »,
a t-il précisé.
En donnant la conférence de presse matinale à la place d’Alejando Encinas,
qui s’est rendu dans le Tabasco pour participer à la réunion de la Conago, Ruíz Suárez a mis
la pression sur le gouvernement d’Ulises Ruíz afin qu’il propose une
solution au conflit d’Oaxaca pour éviter que la spirale de violence
ne continue d’augmenter et n’affecte de manière injustifiée le District
Fédéral.
D’un autre côté, il a indiqué qu’il était déplacé, injuste et incorrect
que les autorités qui doivent résoudre ce problème ne l’aient pas fait
à temps, ce qui n’a pas arrêté la violence et le gouverneur, celui qui
aurait dû le résoudre, a contribué à aggraver la situation.
De plus, le haut fonctionnaire de la capitale a critiqué les déclarations
d’ Ulises Ruíz, « puisqu’il a décrété que le conflit était
inexistant », et « qu’il a attribué aux chilangos [habitants
de la capitale] les problèmes d’incapacité de son État. »
Original : http://www.jornada.unam.mx:8080/ultimas/gdf-debe-ulises-Ruíz-dar-solucion-al-problema-de-oaxaca/
Traduit de l’espagnol par Florence Razimbaud et révisé
par Fausto Giudice, membres de Tlaxcala, le réseau de traducteurs pour la diversité
linguistique. Cette traduction est en Copyleft pour tout usage non-commercial
: elle est libre de toute reproduction, à condition de respecter son
intégrité et de mentionner auteurs et sources.
URL de cet article : http://www.tlaxcala.es/pp.asp?reference=1659&lg=fr
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