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Cuba Cuba et l’espoir d’un monde meilleur
Tout d’abord, je voudrais chaleureusement remercier Cuba a un statut assez particulier dans l’histoire de
l’humanité. Depuis près de 50 ans, cette petite nation de 11 millions
d’habitants est victime d’un déferlement de haine et d’hostilité qui
atteint des proportions inouïes, de la part de la première puissance
mondiale, à savoir les Etats-Unis. Jamais aucun autre pays n’a subi,
de manière aussi implacable, une politique d’agression de cette ampleur. Le blocus contre Cuba se caractérise par son extraterritorialité.
Le 3 février 2006, une délégation de 16 fonctionnaires cubains a été
expulsée de l’hôtel Sheraton María Isabel de la capitale mexicaine,
suite à une injonction du Département du Trésor étasunien qui a invoqué
Les sanctions économiques contre Cuba sont d’une cruauté
inimaginable. Ainsi, selon les mesures draconiennes adoptées le 6 mai
2004 par l’administration Bush, tout Cubain résidant aux Etats-Unis
qui rendrait visite à sa mère malade à Cuba sans obtenir d’autorisation
de sortie du territoire de la part du département du Trésor, ou qui
séjournerait dans l’Île plus de 14 jours tous les 3 ans, ou qui dépenserait
plus de 50 dollars par jour lors de son séjour de 14 jours, ou qui enverrait
une aide financière à son cousin ou à sa tante, ou à son père si celui-ci
est membre du parti communiste, risquerait une peine de 10 ans de prison
et 1 million de dollars d’amende.
Cuba a également été victime
de la plus longue campagne terroriste de l’histoire, orchestrée par
les Etats-Unis, et qui a coûté la vie à 3 478 Cubains et a paralysé
2 099 personnes. Les scélérats responsables de ces atrocités sont
toujours impunis. Le « terroriste
anti-cubain » Orlando Bosch – ainsi a-t-il été surnommé par
Luis Posada Carriles, « le
pire terroriste de l’hémisphère américain », selon le FBI,
est actuellement détenu à El Paso, au Texas, pour être entré illégalement
sur le territoire étasunien. La justice de ce pays refuse de le juger
pour ses activités terroristes alors qu’il est responsable de plus d’une
centaine d’assassinats. L’administration Bush refuse de l’extrader vers
le Venezuela et viole par la même occasion pas moins de trois traités
de lutte antiterroriste signés entre ces deux nations. Le double standard
cynique dont Washington fait preuve dans sa « lutte contre la terreur » est
inacceptable. La mémoire des victimes du terrorisme exige que la justice
triomphe sur la barbarie. Depuis le 12 septembre
1998, cinq jeunes Cubains innocents, Antonio Guerrero, Fernando González,
Gerardo Hernández, Ramón Labañino et René González, sont victimes de
la cruauté et de l’arbitraire de la politique étasunienne contre Cuba.
Ces personnes, qui ont risqué leur vie en infiltrant les groupuscules
terroristes de Floride, endurent un véritable calvaire. Depuis plus
de huit ans, ils sont incarcérés dans cinq différentes prisons de haute
sécurité. Après une parodie de procès, ils ont été condamnés au total
à 4 peines de prisons à vie doublées de 77 ans pour avoir combattu le
terrorisme. Il est impératif d’exiger leur immédiate libération.
Salim Lamrani est chercheur français
à l'Université Denis Diderot (Paris VII), spécialiste des relations
entre Cuba et les USA. Auteur de Cuba face à l'empire : Propagande,
guerre économique et terrorisme d'état, Éditions Timéli, 2006, et de
Washington contre Cuba, Éditions Le Temps des Cerises, 2005. |
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