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Amerikkka : le premier Empire et son arrière-courBrésil |
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Élection présidentielle au Brésil : irréalité du lulisme
Les pronostics donnant vainqueur dès le premier
tour Luiz Inácio Lula da Silva aux élections présidentielles
brésiliennes de dimanche passé ont été démentis
par le verdict des urnes. Le président sortant a dû se
contenter de 48,91% des suffrages, ratant les 51% nécessaire
pour être élu dès le premier tour. Il faudra donc
procéder à un deuxième tour de scrutin de ballottage
dimanche 29 octobre, qui opposera Lula et le social-démocrate
Geraldo Alkmin [attention : « social-démocrate »,
au Brésil, cela qualifie la droite pure et dure !]. Les commentateurs
semblent unanimes dans leur explication de cet insuccès partiel
au moyen de deux facteurs. En premier lieu, l'arrestation, en pleine
campagne électorale, de certains membres du Parti des Travailleurs
[PT]surpris à rassembler des dossiers diffamatoires contre l'opposition,
ce qui a contribué à cristalliser une image déjà
fort compromise du parti de Lula, qui n'est pas novice en matière
de scandales. Et, en second lieu, l' hémorragie des votes de
gauche au profit de l'ex-ministre de l'Éducation nationale Cristovam
Buarque (2,68%), mais aussi et surtout de l'astre naissant de la gauche
brésilienne, Heloisa Helena Lima (6,85%), pour laquelle se sont
mobilisés trois cent cinquante intellectuels américains
et européens, dont Ken Loach et Noam Chomsky. Tant Buarque qu'Helena
sont issus du PT : ils en ont été exclus en décembre
2003 pour s'être opposés à la réforme de
la Sécurité sociale ainsi qu'à d'autres mesures
anti-populaires. Un appel international, signé par plus de mille
intellectuels, invitant Lula à établir le dialogue, était
resté sans suite. |
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