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René Naba |
Jacques Chirac/Rafic Hariri, Par René Naba, 14 février 2007
Cette exposition
apparaît comme un ultime hommage posthume de la part de son grand ami,
le président Jacques Chirac à la veille de la fin de son mandat présidentiel. Petite piqûre
de rappel historique de cette relation singulière dans les annales diplomatiques
internationales, une relation marquée par une patrimonialisation des
rapports d’État au bénéfice de ces deux hommes arrivés quasi-simultanément
au pouvoir à Paris et à Beyrouth. 1) La lévitation Que les amateurs de conte de fées se détrompent: la
jonction de Rafic Hariri avec la France n’est nullement le fruit du
hasard. Elle résulte d’une double conjonction: la conjonction des intérêts
des états, ceux de Tout commence au début de la décennie 1980, au paroxysme
de la guerre froide, de la rivalité soviéto-américaine et de la montée
en puissance du fondamentalisme islamique. La révolution khomeyniste
triomphait en Iran (février 1979), le sanctuaire de La Mecque, un des hauts lieux saints de l’Islam, était pris d’assaut
part les militants islamistes, (Octobre 1979) et le président égyptien
Anouar El-Sadate, qui avait pactisé avec Israël, était assassiné deux
ans plus tard, en octobre 1981. La France, qui n’avait pas encore réintégré
le giron de l’Otan, comptait parmi les acteurs du jeu diplomatique régional,
et, l’Arabie Saoudite, fidèle à elle-même, était déjà le principal bailleur
de fonds des équipées pro-occidentales. Sur fond de conflit irako iranien
naissant, les deux pays scellent leur coopération sur le terrain, dans
l’affaire de La Mecque, où les super gendarmes français du GIGN (groupe
d’intervention de la gendarmerie nationale) prêtent main forte aux Saoudiens
pour «neutraliser» les assaillants anti-monarchiques. Se délestant du bénéfice de l’hospitalité qu’elle avait
accordée au guide de la révolution islamique iranienne, l’Ayatollah
Ruhollah Khomeiny à Neauphle-le-château (région parisienne), Zone d’influence traditionnelle de L’ambassadeur Louis Delamarre, en 1981 à Beyrouth,
58 soldats du contingent français de La course éperdue vers la conquête des «marchés du
siècle» par la «bande des quatre» de l’armement (Dassault, Thomson,
Aérospatiale, Matra Lagardère), aiguillonnée par Paris lui apporte un appui résolu, envisageant un moment
-l’idée avait été émise par François de Grossouvre, ancien conseiller
du président François Mitterrand- de parrainer la réconciliation libanaise
à bord d’ un porte-avions de la marine française. Par ricochet, Celui qui n’était alors qu’un homme d’affaires prospère
prend alors une stature régionale et tandis que le Golfe est déstabilisé
par la guerre irako iranienne, procède à son redéploiement international.
Paris devient sa terre d’élection. Le lien s’affirme véritablement deux
ans plus tard sous le gouvernement de Jacques Chirac (1986-1988) à l’époque
de la première cohabitation socialo gaulliste, une période trouble,
ponctuée par la vague d’attentats de Paris et la prise d’otages français
à Beyrouth. Artisan de la coopération stratégique avec l’Irak, en 1974,
le premier ministre français bénéficiait de surcroît auprès des pétromonarchies
du golfe d’un capital de sympathie, survivance de l’héritage gaulliste.
La relation d’affaires interétatique prend alors une
touche plus personnelle entre deux hommes animés d’une même ambition,
la conquête du pouvoir suprême. La contribution de Rafic.Hariri à la
libération d’otages français du Liban sera mentionnée aux côtés d’autres
membres de la filière franco-libanaise, gravitant autour de Charles
Pasqua, ministre de l’intérieur de l’époque et de son assistant Jean-Louis
Marchiani. Représentant la quintessence du clientélisme libano
africain du réseau chiraquien, cette filière, d’une combinaison étonnante,
groupait des notables chiites d’Afrique, Najib Zaher (Côte d’Ivoire),
le Cheikh Zein et Ibrahim Baroud (Sénégal), faisant office en la circonstance
d’intermédiaires auprès de leurs coreligionnaires libanais et iraniens,
l’homme d’affaires cosmopolite Alexandre Safa, le médecin franco-libanais
néo-gaulliste Razah Raad et le sempiternel M.Bons Offices des liaisons
franco-libanaises, l’évêque grec orthodoxe Ghofril Salibi et son coréligionnaire,
le millionnaire Issam Pharès, ainsi que Anthony Tannoury. Le concours
de Rafic Hariri au dénouement de l’affaire n’a pu être établie de manière
formelle. Mais -pur hasard?- la remise en liberté d’otages français
a souvent coïncidé avec des opérations humanitaires du milliardaire
libanais, sous forme de distribution de vivres et de biens dans les
régions nécessiteuses de Beyrouth Ouest contrôlée alors par les milices
musulmanes. L’homme d’affaires accompagne ses premiers pas en politique
internationale par une restructuration de ses entreprises et leur recentrage
sur l’Europe. Il fonde en France son «Holding de participations et d’investissements
(HPI)» au capital de 200 millions de FF et regroupe à Paris la totalité
des activités de ses sociétés en Europe: Saudi-Oger, Fradim et A l’intention des socialistes, de retour au pouvoir
en 1988, il soulagera la trésorerie défaillante de l’Institut du Monde
arabe (IMA) en injectant dans ses caisses 15 millions de dollars. Il lui fera également don d’une banque de données
sur le Monde arabe. Par un juste retour des choses, le président de
cet établissement, M.Edgar Pisani, ancien ministre gaulliste, sera un
très actif conseiller socialiste du président François Mitterrand au
moment de l’attribution de Radio Orient à Hariri par le CSA (Conseil
supérieur de l’audiovisuel) en 1991. Le milliardaire libano saoudien
prêtera aussi main forte aux financiers français pour sauver de la déconfiture
Intervenant dans la foulée de la défaillance de deux
autres banques arabes de Paris, - Le milliardaire d’origine libanaise paiera rubis sur
ongle. Il sera couvert de louanges pour une opération de fausse philanthropie
qui répondait avant tout à des considérations de haute stratégie personnelle,
puisqu’elle lui donnait l’occasion de voler au secours du pavillon saoudien
malmené, d’éponger les dettes de ses bienfaiteurs et de s’acquitter
en même temps d’une dette de gratitude à leur
égard, de sauvegarder enfin la réputation de la place financière
de Paris et de consolider ainsi ses assises politiques parisiennes.
Le retour sur investissement sera immédiat. En 1990, c’est le début de la mise sur orbite politique
de Rafic Hariri, un impératif pour les Saoudiens soucieux d’assurer
la relève de l’Islam sunnite libanais déclinant avec la guerre du Liban.
Un impératif aussi pour la France qui se prête de bonne grâce à l’opération,
avec d’autant plus d’empressement qu’ elle est à la recherche d’un nouveau
partenaire arabe à substituer à l’Irak qu’ elle venait de perdre sans
compensation avec la 2me guerre du Golfe. Un impératif également pour
Jacques Chirac, profondément déstabilisé par sa 2me défaite électorale
face à François Mitterrand dans la compétition présidentielle. Avec
le même empressement, le Maire de Paris ouvre les portes de sa ville
à Rafic Hariri pour faire de la capitale française le tremplin politique
du futur premier ministre libanais. Fradim et les enfants chéris du chiraquisme, Cogedim
et Dumez, opèrent côte à côte dans de grands projets de rénovation urbanistique
dans les quartiers huppés de Paris et sur Le total des investissements immobiliers du groupe
Hariri en France en une décennie (1980-90) est estimé alors à près de
70 milliards de FF, soit le quart des exportations civiles françaises
annuelles vers le royaume saoudien, hors contrats militaires. Tandis
que leurs anciens alliés communs irakiens pliaient bagages, M. Hariri
y installait son PC de campagne en prévision de sa conquête du pouvoir
deux ans plus tard en 1992. Un centre de documentation est aménagé à
proximité des Champs Elysées pour son équipe de conseillers, à quelques
pas d’une ambassade du Liban restaurée à grand frais sur ses deniers
personnels pour son nouvel occupant, Johnny Abdo, ancien chef du 2ème
bureau de l’armée libanaise, ambassadeur en titre mais officieux chargé
de mission de Rafic Hariri auprès des milices chrétiennes libanaises.
Pour cet ancien comptable de Saida, qui dû payer son
tribut à la famille royale saoudienne, cette consécration est la justification
de tous ses sacrifices. Elle sera vécue comme un sacre et marquera le
début d’une lévitation politique qui se prolongera pendant près d’une
décennie. Planche de salut pour la politique arabe de Cas unique dans les annales des grandes démocraties,
Rafic Hariri sera d’ailleurs le seul chef du gouvernement étranger à
disposer d’une radio privée dans une métropole occidentale. Ce privilège
qui traduit l’importance primordiale que revêt désormais le milliardaire
libano saoudien aux yeux de Comme emportée par un tourbillon, la classe politique
française sera atteinte, à son tour, de «Hariromania» au point que les
pouvoirs publics caresseront même l’idée de lui céder partiellement
ou totalement RMC Moyen-orient, principal vecteur français vers le monde
arabo-musulman, sans se préoccuper de priver Au diapason de la classe politique, des grands commis
de l’Etat participeront de cet engouement généralisé. Il était alors
de bon chic de graviter dans les parages de Rafic Hariri au point que
tel responsable du pôle radiophonique n’hésitera pas à se livrer à une
laborieuse acrobatie juridico-financière pour faire acte de présence
à Beyrouth, allant même jusqu’à solliciter le concours du groupe Hariri,
l’adversaire le plus direct des ondes françaises au Moyen-Orient, pour
la réalisation de son objectif. L’autorité de tutelle aura toutes les
peines du monde à le faire renoncer son projet, jugeant
«embarrassant» ce «curieux montage» et «strictement dangereux»
ce «micmac libanais» (4). Qu’un rappel à l’ordre se
soit imposé pour inviter à la retenue un fonctionnaire d’autorité
donne la mesure de la déperdition de la traditionnelle rigueur au
sein du corps des grands serviteurs de l’état. Sauf à y voir la marque d’une
ductilité, tant de prosternation devant le nouveau «Mamamouchi libanais»,
au delà d’ailleurs de l’attente de l’intéressé lui-même, donne la
mesure de l’érosion du sens de l’état au sein de la haute administration
française. Sauf à y voir la marque d’une serviabilité extrême, tant
de révérence au mépris des intérêts primordiaux du pavillon français
débouchera immanquablement sur un naufrage. Le fleuron de la présence
française dans le monde arabe, le module RMC-MO-RFI, sera supplanté
par Radio Hariri et la concurrence
anglo-saxonne dans les principaux points d’articulation de la politique
française au Moyen-Orient: Le Caire, Beyrouth et Damas où Radio Orient
compte sept fois plus d’auditeurs que sa rivale française (21% pour
Radio Orient, contre 3% pour RMC MO) (5). Le verdict est sans appel, le camouflet absolu. Exaltante, la perspective
d’appartenir au cercle ultra restreint des «heureux élus» primait
alors toute autre considération quand bien même ce sentiment illusoire
est par essence éphémère. Rafic Hariri succombera à son tour à cette
griserie, songeant, semble-t-il, à un destin de médiateur régional,
entre l’Iran et l’Arabie Saoudite, 2) L’implosion L’implosion politique de Rafic Hariri pose en filigrane le problème
des rapports entre Un tel commentaire à l’adresse
du dépositaire d’un prestigieux héritage, de la part d’un journal
conservateur nullement suspecté d’irrévérence à l’égard de la hiérarchie
gaulliste, laisse songeur. Il donne en tout cas la mesure de la corrosion
de la politique arabe de Bon nombre d’observateurs
garderont à l’esprit l’entrée triomphale des deux hommes à Beyrouth,
en avril 1996, où, comme emporté par l’éclat de leur réussite respective
et la magnificence de leur nouveau et immense pouvoir, le président
français et le premier ministre libanais bouteront hors du tapis rouge,
M. Elias Hraoui, le président sans relief du Liban, ainsi lestement
propulsé hors du champ de la caméra dans une démarche si peu protocolaire
où la prééminence a paru se confondre avec Dans l’exaltation de l’euphorie,
bon nombre d’initiatives diplomatiques de L’entourage du premier ministre
libanais tirera gloire de ces deux événements avec la mansuétude française,
alors que la participation française au comité quadripartite ne pouvait
se faire sans l’aval de Tant d’autocélébration au
mépris des règles élémentaires de prudence politique, tant d’autosatisfaction
mutuelle au mépris du véritable rapport des forces régionales, déboucheront
inévitablement sur de cruelles désillusions. Beaucoup de Libanais qui en
garderont de l’amertume seront frappés d’incrédulité à l’idée de savoir
que l’élection de leur nouveau président, le général Emile Lahoud,
aura été accueillie sans enthousiasme à Paris alors que cet homme
du terroir d’extraction authentiquement libanaise, fils d’un ancien
saint-cyrien, se proposait de mettre un terme, sans délai, à une longue
période de gabegie et de corruption et que la présence à la tête de
l’état de cet homme d’autorité était de nature à conforter une communauté
chrétienne libanaise encore sous le choc de l’auto décapitation de
ses dirigeants charismatiques. Pour un pouvoir français qui
plaide pour «l’exemplarité de l’état», ces deux objectifs auraient
dû théoriquement répondre pleinement à ses préoccupations. Mais dans
le cas d’espèce, Paris a semblé percevoir l’éviction de M. Hariri
comme la marque d’un manquement libanais à son égard. Par mouvement
symétrique, les réticences parisiennes à l’élection du président Lahoud
seront alors interprétées à Beyrouth comme le signe d’un alignement
français sur le protégé libanais, le signe d’un aveuglement. Beaucoup de Libanais qui en
nourriront de la colère contre le pouvoir français seront tout aussi
affligés de la rebuffade infligée gratuitement au nouveau représentant
libanais à Paris en gage de solidarité avec l’ancien maître des céans.
Retarder de près d’un semestre l’accréditation du nouvel ambassadeur
du Liban à Paris au motif des insuffisances linguistiques du postulant
a paru tout aussi grotesque que dérisoire, un prétexte fallacieux,
en tout cas inutilement désobligeant de la part d’une grande puissance
qui s’est longtemps targuée d’être le défenseur attitré du petit Liban,
son enfant chéri. Diplomate chevronné, en poste dans des pays difficiles,
tels Il fut un temps, pas si lointain,
où le Liban résistant au flux débordant du nationalisme arabe nassérien,
au lendemain de Suez, en 1956, maintiendra ses relations diplomatiques
avec Devant une telle dérive, beaucoup
de libanais se gausseront des déboires et des démêlés judiciaires
des responsables politiques et des dirigeants d’entreprises françaises,
non pas tant par francophobie, mais par lassitude, par dépit devant
cet engouement qu’ils jugeront aussi excessif qu’injustifié. Un fâcheux
concours de circonstances leur en donnera l’occasion, alors que les
entreprises françaises postulaient sur le marché libanais sur fond
de scandale financier de leur firme en France. Certains à Beyrouth
y verront la marque d’une certaine analogie de comportement au niveau
de la hiérarchie politico industrielle des deux pays dans son aspect
le moins valorisant. Tant d’inversion des valeurs laisse pantois.
Tant de personnalisation des rapports étatiques nuit à la bonne lisibilité
d’une politique. Un journal libanais, «Al-Kifah
Al-Arabi», à grande diffusion au Liban et en Syrie, s’en inquiétera
le 20 avril 1999 en ces termes: «Pour la première fois, l’ensemble
des relations politiques et culturelles entre «Al-Kifah» (9), à l’origine des révélations de certains des grands scandales de l’ère Hariri, brosse alors un tableau qui se veut complet de l’interactivité des
relations d’affaires franco-libanaises, évoquant notamment l’éventuelle
implication de l’Arab Bank
dans le scandale de l’office des HLM de la ville de Paris, ainsi que
l’affaire de Le clientélisme africain et
l’exclusivisme libano-haririen ne sauraient tenir lieu de politique,
de même qu’une culture de l’indécision et du contentement facile.
Sauf à s’exposer à de sérieux revers diplomatiques, comparables à
la déconfiture de son dispositif audiovisuel dans la sphère arabo-musulmane,
L’exercice est d’autant plus
impératif que dix ans après la perte de l’Irak, trois ans après la
perte du Zaïre et la contestation par l’Amérique de la prééminence
française dans le pré carré afro maghrébin, la déconvenue libanaise
de Si la tendance se confirmait,
elle confinerait Sur fond de recomposition
géopolitique régionale marquée par la montée en puissance des élites
dirigeantes anglophones, notamment en Syrie et au Liban, le bilan
de
Epilogue à ce texte écrit en octobre 20002 : Apres une cure d’opposition de deux ans, Rafic Hariri est
revenu au pouvoir en l’an 2000, deux ans avant la réélection de Jacques
Chirac, en 2002, au terme d’une longue cohabitation paralysante de
cinq ans avec le premier ministre socialiste Lionel Jospin (1997-2002). Chirac connaîtra son heure de gloire, la dernière, en 2003,
avec son opposition à l’invasion américaine contre l’Irak, au point
de se voir proposer la candidature au prix Nobel de Puis, progressivement, cédant aux sollicitations de son protégé
libanais qui pensait mettre au pas Cette résolution qui préconisait le retrait militaire syrien
du Liban sera fatale à Rafic Hariri, Le roi Fahd d’Arabie, le principal bailleur de fonds des
équipées occidentales dans le monde arabo-musulman et protecteur de
l’ancien premier ministre libanais, décédait, lui, six mois après
l’assassinat de Hariri, en Août 2005, au moment même où l’Iran, le
grand rival chiite et pétrolier de l’Arabie saoudite, se dotait d’un
nouveau président en la personne de Mohamad Ahmadinijad, un dur parmi
les durs, un ancien des Gardiens de la révolution. Au terme d’un double mandat de douze ans de pouvoir pollué
par les scandales politico-financiers, Jacques Chirac s’apprête, sauf
rebondissement, à quitter le pouvoir en mai 2007, sans avoir réussi
à faire évincer le président libanais Emile Lahoud, rival de Hariri,
ni à faire comparaître en justice les assassins de son ami libanais,
alors que, parallèlement, Fin de séquence. Sic
transit gloria mundi…ainsi passent les gloires de ce monde. Notes 1)-Les dettes irakiennes à 2)-Pierre Péan «L’argent noir» Editions Fayard 3)-Z.A.C.: Zone d’aménagement concertée: Considérées comme zones d’utilité
publique, les Z.A.C. sont normalement gérées par les communes ou les
sociétés d’économie mixte. Le fait de confier la maîtrise d’ oeuvre
d’une Z.A.C. à un opérateur privé comme cela a été
le cas pour 4)-«Le micmac libanais du président de RFI», Jean Paul Cluzel,
in l’hebdomadaire l’Express livraison du 12 juin 1997. 5)-Rapport d’activité de Christian Charpy, Directeur général
de RFI-RMC-MO, devant le comité d’entreprise de 6)-Les visites du premier ministre Hariri en France: -1992: 11 décembre 1992, soit deux mois après la prise
de fonction de M. Hariri, prise de contact officiel avec le gouvernement
socialiste de Pierre Bérégovoy. -1993: deux visites: la première le 23-24 avril, un
mois après le triomphe des néo-gaullistes aux élections législatives
et la formation du gouvernement Balladur, la seconde, le 18 octobre,
où pour le premier anniversaire de son arrivée au pouvoir, M. Hariri
procède avec le maire de Paris à la plantation d’un cèdre du Liban dans
un Square de l’île Saint-Louis. -1994: le premier ministre Edouard Balladur est au
Zénith. Le premier ministre libanais Rafic Hariri se fait discret et
effectue une seule visite de travail en France, le 26 mars 1994, dans
une année qui coïncide au Liban avec l’attribution des grands marchés
(Aéroport, autoroute maritime etc.) et en France avec les premiers scandales
en rapport avec les financements politiques occultes, ce qui
entraîne la démission de trois membres du gouvernement français (Gérard Longuet, Postes et télécommunications,
Alain Carignon, communication, et Michel Roussin, Coopération). -1995: Année de l’élection de Jacques Chirac à -1996: 21 décembre 1996, après les élections législatives
libanaises, alors qu’une crise feutrée opposée -1997: Année de la dissolution anticipée de l’assemblée
nationale par le président Chirac: quatre visites, dont trois avant
la dissolution (3 janvier, 2 février et le 16 avril, juste avant le
premier tour de la consultation), puis le 9 septembre. -1998: Année de l’élection présidentielle libanaise:
trois visites, la première le 30 mars, suivie un mois plus tard par
le voyage de M. Chirac à Beyrouth. La deuxième visite de M.Hariri de
France intervient le 28 septembre, soit dix jours avant l’ élection
du général Lahoud, la troisième le 6 novembre avant la formation du
nouveau gouvernement libanais qui marquera l’éviction de M. Hariri. --------------------------------------------- Les visites de M. Chirac au Liban: -16-17 juin 1993= Deux mois après la visite de M.Hariri
dans la foulée de la formation du gouvernement Balladur, Jacques Chirac,
Maire de Paris isolé politiquement par la montée en puissance de son
ancien collaborateur et désormais rival, signe à Beyrouth avec le premier
ministre libanais Rafic Hariri, grand ordonnateur du chantier de la
reconstruction du Liban, un «pacte d’amitié Paris Beyrouth». -1994: Période préélectorale en France au paroxysme
de -1996: deux
visites, la première coïncidant avec la semaine sainte et les fêtes
de Pâques au Liban, le 5 avril 1996, le président Chirac invite les
chrétiens à renoncer à boycotter les élections législatives qui devaient
marquer la consécration du premier ministre Hariri, quatre ans après
sa venue au pouvoir. La seconde, le 25 octobre, s’inscrivait dans le
cadre d’une tournée régionale commencée par Damas, marquée en outre
par des altercations avec des policiers israéliens à Jérusalem et le
discours d’Alexandrie sur la nouvelle politique arabe de -1998: 30 Mai 1998, Motif officiel de la visite est
l’inauguration de la résidence de l’ambassadeur de France, restaurée
après sa destruction durant 7)-Raymond Baaklini,
nouvel ambassadeur du Liban en France, nommé en janvier 1999, n’a rejoint
son poste qu’en Mai 1999, en raison du retard mis par 8)-Dans le souci de limiter les
dégâts, «pour rattraper le coup» en quelque sorte, le gouvernement français
dépêchera un émissaire à Beyrouth pour inviter le président Emile Lahoud
avant le «printemps 1999 en France». L’échéance est intervenue sans
que la visite n’ait lieu. Le choix du messager s’est porté sur Gérard
Bapt, député socialiste de Haute Garonne, président du groupe d’amitié
France Liban à l’Assemblée nationale, qui fut sous 9)-A propos
du financement du parti RPR, «Al-Kifah» écrit notamment: «Dans le cadre de
ce système global Paris Beyrouth, l’Afrique occidentale a constitué
une étape importante dans le financement des campagnes électorales du
parti gaulliste, dans le giron duquel a gravité André Kamel. Certains
en France poussent la justice française à se pencher sur les relations
de cet homme d’affaires avec l’entourage de M.Hariri, notamment avec
son conseiller juridique, M.Basile Yared, en charge des contacts avec
l’Elysée». Arab Bank et l’affaire
des HLM de Paris: «Le scandale de l’office des HLM de la ville de
Paris a mis sur la sellette l’Arab Bank et certains de ses principaux
dirigeants, MM.Georges Tannous et Nasri Malhamé, responsable de René
Naba, journaliste-écrivain, auteur de «Aux origines de la tragédie arabe»,
Editions Bachari, Juin 2006 Ancien
responsable du monde arabo-musulman au service diplomatique de l’AFP
(1980-1990), ancien conseiller du Directeur général de l’Information de RMC-Moyen Orient (1989-1994), René Naba est,
en outre, l’auteur des ouvrages suivants : -
«Guerre des ondes, Guerre des religions, la bataille hertzienne dans
le ciel méditerranéen», L’Harmattan 1998 -
«Rafic Hariri, un homme d’affaires premier ministre», L’ Harmattan 2000 -
«Du Bougnoule au sauvageon, voyage dans l’imaginaire français», L’Harmattan
2002 |
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