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Khalid Amayreh


11/09/06 - Pourquoi je hais l'Amérique – SVP, ne faites pas de moi un Oussama Ben Laden


Par Khalid Amayreh, 8 septembre 2006.
Original : http://www.thepeoplesvoice.org/cgi-bin/blogs/voices.php/2006/09/09/why_i_hate_america

J'ai écrit cet article il y a presque cinq ans, quelques semaines après les tragiques attaques terroristes du 11 septembre à New York et à Washington. Beaucoup de gens ont pensé à l'époque que l'article était trop émotionnel. Cependant, le comportement US dans le monde musulman depuis lors, semble avoir justifié chaque mot et chaque brin de colère de l'article.

La récente campagne israélienne - de style nazi – de meurtre et de terreur au Liban, avalisée et soutenue par les USA ainsi que le génocide rampant qu'Israël commet implacablement dans les territoires palestiniens occupés, particulièrement dans la Bande de Gaza, sont un témoignage tonitruant du comportement diabolique de l'Amérique.

En 2001, j'ai averti que les politiques et le comportement US envers le monde musulman, en particulier la poursuite de l’ordalie palestinienne, produisaient de la violence, de la frustration, et de l'indignation dans le monde entier.

J'ai appelé l'Amérique à cesser de pousser les jeunes musulmans à rejoindre les rangs d'Oussama Ben Laden en embrassant scandaleusement le Zio-Nazisme et son expansion territoriale du type 3ème Reich en Cisjordanie, sur le Plateau du Golan et au Sud Liban.

L'administration usaméricaine n'a pas écouté, a appelé « homme de paix » Ariel Sharon, le criminel de guerre israélien certifié, lui disant que la colonies établies sur le territoire arabe volé en Cisjordanie étaient légales.

De plus, l'administration Bush, agissant sous l'influence du lobby juif à Washington, a envahi, occupé et détruit l'Iraq, avec pour résultat une catastrophe colossale jamais vue depuis la fin de la Deuxième Guerre mondiale.

En 2001, les USA étaient préoccupés par un homme, Oussama Ben Laden. Maintenant, cinq ans après, non seulement Ben Laden est toujours en liberté, mais des milliers et des milliers de Ben Laden et de Zarqaoui sont apparus grâce à la politique criminelle US.

Dans mon article j’invitais avec ardeur les USA à cesser d'avaliser les régimes arabes corrompus et tyranniques qui oppriment et humilient leurs masses. Cependant, au lieu de soutenir sincèrement la démocratie dans le monde arabe, les USA ont continué à consolider ces régimes détestés.

Dans les territoires palestiniens occupés, les USA ont cherché en réalité à étrangler et à tuer les résultats des seules élections véritablement démocratiques dans le monde arabe. En effet, l'Amérique, a non seulement imposé un blocus draconien et rude aux palestiniens mais a aussi conspiré avec Israël pour interdire à quatre millions d'hommes, de femmes et d'enfants sans recours d'accéder à nourriture et au travail, tout cela afin de les punir d'avoir élu un gouvernement qui n’est pas disposé à obéir à Israël au dogt et à l’œil. à être à la disposition et aux ordres Israël.

J'espère que vous aurez plaisir à lire l'article


Pourquoi je déteste l'Amérique

Par Khalid Amayreh, octobre 2001

Je serais malhonnête si je disais que je ne hais pas le gouvernement US. Je le hais, tellement en réalité, si profondément et, oui, à juste titre.

Les USA sont le bourreau de mon peuple. Ils me sont, en tant que Palestinien, ce qu'était l'Allemagne nazie aux juifs. Les USA sont le diable puissant qui propage l'oppression et la mort dans mon quartier. Comment pourrais-je ne pas détester ce « grand Satan, » l'empire du mal ? Est-ce Qu4on peut s'attendre à ce que les gens aiment leurs bourreaux et des tueurs d'enfant ?

Les USA ont été, et continuent à être, les commanditaires, les parrains et les justificateurs de la misère de mon peuple dans les soixante dernières années.

Les USA sont les auteurs de 60 ans de souffrance, de mort, de perte, d'occupation, d'oppression, de privation de toit et de brimades.

Les USA sont les usurpateurs du droit de mon peuple aux droits de l'homme, à la démocratie, aux libertés civiques, au développement, et à une vie digne.

Les USA sont les complices et les financiers de l'occupation, de la ségrégation, de la répression, de la terreur, et du vol de terre par les Israéliens.

Les USA sont les protecteurs, les défenseurs, le moteur et les garants du despotisme, de la dictature, des fiefs dynastiques, et des autocraties, des théocraties, des oligarchies, et des monarchies brutales du monde musulman.

Les USA sont la puissance mauvaise qui refuse à mon peuple la libération d’une occupation étrangère de type nazi qui assassine nos enfants et vole notre terre.

Les USA sont le tyran, la dictature globale qui prive des centaines de millions d'Arabes et de Musulmans de leur droit d'élire librement leur gouvernement et dirigeants parce que l’Usamérique du grand capital redoute les retombées de la démocratie dans le monde musulman.

Les USA nous traitent, mon peuple et moi comme les « enfants d'un Dieu de deuxième classe. »

En fait, en analyse finale, les USA m'offrent une seule alternative :

Soit j'accepte docilement la réduction en esclavage et l'oppression perpétuelle, soit je deviens un Oussama Ben Laden. Honnêtement, il n'y a pas de troisième voie, et s'il y en avait une, montrez-nous la.

Je n'exagère pas du tout. Tout le monde sait que la politique et le comportement US dans le monde musulman encouragent l'extrémisme et font échouer la modération.

En fait, j'ose dire que le premier mène inévitablement au second dans un rapport direct de cause à effet.

Alors, s'il vous plaît les USA, ne faites pas de moi un Oussama Ben Laden.

Je ne veux pas en être un. Je déteste tuer les gens innocents, car, dans notre religion, tuer un être humain innocent équivaut à tuer la race humaine entière.

Je sais que la « haine » n’est pas une bonne chose. Je m'efforce en fait vraiment de ne pas permettre à ma haine du gouvernement US et de sa politique meurtrière de passer de sa forme statique à sa forme dynamique.

Cependant, d'autres, qui peuvent même détester les USA plus que moi, ne seront pas en mesure de garder autant de sang-froid, de refouler leur griefs, et de rester « sages ».

Mais la haine statique est en fin de compte une fureur gelée, qui n’attend que le moment d’exploser.
Elle a déjà explosé à la face des USA.

Je sais que la haine peut être aveugle et mortelle. Mais, je sais aussi que l'oppression, comme le Saint Coran le déclare clairement, est pire que le meurtre.

En conséquence, j'essaye, et même je m'efforce, de rendre ma haine des USA aussi raisonnable, aussi constructive, aussi humaine même que possible. Et ce n'est pas parce que les USA méritent d'être traités humainement.

Les exterminateurs de centaines de milliers d'Iraquiens, de Libanais et de Palestiniens ne méritent aucun respect.

Ce sont de méprisables meurtriers de masse de la même espèce que Hitler.

Mon but et celui de mon peuple est d'être libre, exempt de l'oppression d'Israël et de l'occupation commanditée et financée par les USA.

Je veux être libéré de l'occupation juive, de l’apartheid juif et du racisme juif.

Je veux être libéré d'une vie de barrages routiers, de points de contrôle, de camps de détention, de zones militaires fermées, d’ « assassinats ciblés, » de terres confisquées, de démolitions de maisons, et, oui, de massacres quotidiens.

Je veux aussi être libéré de la haine, même de la haine envers les USA. Mais je sais trop bien que je ne peux pas être libéré de l'effet tant que je ne serais pas libéré de la cause, et la cause est l'avarice, la rapacité et l'hégémonie US.

Tout ce que nous voulons c’est être laissés en paix et vivre une vie normale en exerçant nos droits et libertés donnés par Dieu. Comme les autres êtres humains .
Est-ce trop demander ?

S'il vous plaît, les USA, ne faites pas de moi un Oussama Ben Laden.

 

02/09/06 - Israël est une terrorocratie , pas une démocratie


Par Khalid Amayreh, le 29 août 2006


Original : thepeoplesvoice
Traduit de l’anglais par Pétrus Lombard, membre associé et révisé par Fausto Giudice, membre de Tlaxcala, le réseau de traducteurs pour la diversité linguistique (www.tlaxcala.es). Cette traduction est en Copyleft : elle est libre de reproduction, à condition d’en respecter l’intégrité et d’en mentionner sources et auteurs.

L'un des mythes les plus persistants au sujet d'Israël est la déclaration souvent répétée qu'il s'agit d'une démocratie. Le gros mensonge est commercialisé en réalité dans les nombreux pays occidentaux où les médias contrôlés ou influencés par les sionistes ont une mainmise irrémédiable sur l'opinion publique. Par conséquent, la « véracité » du mythe est considérée admise par beaucoup de politiciens, journalistes, intellectuels et gens du commun, et est utilisée comme arme prête à l'emploi contre les critiques d'Israël.

Cependant, la vérité en la matière est qu'Israël n'est pas une vraie démocratie mais plutôt un infâme régime terroriste religieux basé sur l'ethnie, qui utilise agressivement la terreur d'État comme politique officielle.

La récente campagnes de type nazi de terreur et de meurtre à Gaza et au Liban ne devrait laisser aucun doute quant à la nature terroriste d'Israël. L'armée israélienne, sciemment et à dessein, et de manière éhontée, a ciblé des civils innocents fuyant des bombardements aériens, exterminant des familles entières. Des cibles purement civiles comme des routes, des ponts, des universités, des écoles, des centrales électriques, ont été bombardées et détruites.

En Israël, la terreur, avec toutes ses mauvaises manifestations, est sanctionnée par les lois du pays et résolument défendue par une efficace machine de propagande comportant des centaines de publications de nouvelles de Sidney jusqu'en Californie. Même des lauréats juifs du Nobel sont mobilisés pour défendre et justifier les crimes israéliens dont beaucoup ressemblent aux atrocités nazies dans l’Europe occupée par les Allemands.

Pour les sceptiques qui pourraient encore être incités à prêter le bénéfice du doute à la « démocratie » israélienne, considérons les faits suivants.

Les dirigeants israéliens depuis Ben Gourion jusqu'à Ehud Olmert ont commis d'incalculables crimes contre les civils innocents. Certains de ces crimes ont pris la dimension de génocides, comme les massacres de Deir Yasin, de Tantoura, de Jénine et de Sabra et Chatila, comme le dernier saccage du Liban qui détruisit l'infrastructure civile du pays sous le prétexte de libérer deux soldats israéliens capturés.

Le premier Premier ministre israélien, David Ben Gourion présida directement à la destruction et à l'effacement total de pas moins de 500 villes et villages palestiniens. Les restes et les vestiges de certains de ces villes et villages sont documentés dans le chef d'oeuvre de Walid Khalidi, « Tout ce qui reste ».

C'était le nettoyage ethnique à très grande échelle, un crime contre l'humanité quelle que soit la norme qu’on y applique. Il va de soi que l'État israélien commettait ce crime délit de génocide obstinément dans le but réaliser le projet sioniste, et d'établir un État juif purement raciste avec aussi peu de non-juifs que possibles.

Un autre Premier ministre, l'infâme Menachem Begin, fit l'éloge du massacre de Deir Yasin, l'appelant un « miracle. »

Un autre Premier Ministre israélien, Yitzhak Shamir, dirigea le massacre de centaines de civils palestiniens et britanniques. Sa responsabilité dans l’attentat contre l'Hôtel du Roi David à Jérusalem incita le gouvernement britannique à le mettre sur sa liste des hommes] plus recherchés.

Même Yitzhak Rabin, le célèbre « fabricant de paix » lauréat du prix Nobel, commit plusieurs atrocités contre des civils palestiniens à Lud et à Ramleh. Et pendant son mandat de ministre de la Défense lors du premier soulèvement palestinien contre le colonialisme juif, il ordonna à ses soldats de briser les os des jeunes Palestiniens.

Quand le fils idéologique de Rabin, Ehud Barak, chercha à convaincre les juifs israéliens de l'élire Premier ministre, il dut leur rappeler les détails les plus crus de la manière dont il avait assassiné trois chefs palestiniens à Beyrouth vers la fin des années 70. Le rappel macabre œuvra efficacement, et le terroriste décoré devint Premier ministre.

Ensuite vint l’archi-terroriste, Herr Ariel Sharon, Der Führer, un criminel de guerre diplômé de l'espèce de Hitler et de Saddam Hussein. Sharon, que l'ignorant de la Maison Blanche a sans scrupule appelé « un homme de paix, » est responsable de plus d'effusion de sang innocent que n'importe quel autre dirigeant israélien. Voici certaines des infamies connues de Sharon : L'affreux ancien général a battu à plate couture les scores de paysans innocents massacrés au village de Kfar Kassem au milieu des années 50. En 1956, il massacra des centaines de prisonniers de guerre égyptiens en ordonnant de les écraser sous les chenilles des tanks israéliens dans la péninsule du Sinaï. Et en 1982, pendant l'invasion israélienne du Liban, Sharon supervisa du massacre de masse d'environ 2000 garçons, femmes et enfants qui ne se doutaient de rien.

Sharon n'a jamais vraiment regretté le massacre, et ses atrocités lui ont par la suite gagné le titre glorieux du « malich Yisraël » ou « roi d'Israël ». Loin de le juger et de punir pour ses crimes diaboliques, Israël l'a fait élire deux fois Premier ministre, avec une majorité écrasante.

Lors des trente derniers mois, Sharon a exercé l'un des plus affreux règnes de terreur de l'histoire de l'humanité, poussant l'ancienne ministre de l'éducation israélienne, Shulamit Aloni, à remarquer : « Nous sommes devenus un peuple barbare ».

Les crimes de Sharon contre les Palestiniens sans défense et en grande partie sans armes vont au delà de la réalité et défient l'imagination humaine.

Sharon présida au massacre et à la mutilation de dizaines de milliers de civils, à la destruction de milliers de maisons, de vergers, de fermes, de champs, et d'infrastructures civiles, forçant de nombreux juifs et non-juifs consciencieux à établir des comparaisons entre l'holocauste nazi contre les juifs et la guerre israélienne de liquidation des Palestiniens.

Il y a plus d'un an, un parlementaire britannique juif, Paul Kaufman, fit remarquer que « Sharon avait fait ressembler l'étoile de David à la svastika de Hitler ».

Oona King, une autre députée britannique juive et un membre du Jewish Council for Racial Equality (Conseil juif pour légalité raciale), remarqua que « Gaza est identique en nature au ghetto de Varsovie ». Elle ajouta, « En tant que juive, j'espérait ne jamais avoir à vivre le jour où j'aurais honte des actions de l'État juif ».

L'honorable dame juive savait ce dont elle parlait. Elle se référait aux femmes palestiniennes enceintes tuées par balle ou forcée d'accoucher aux barrages routiers israéliennes, après avoir s’être vu barrer l'accès aux hôpitaux voisins par les héroïques soldats du sionisme.

Elle faisait allusion aux centaines de villes, villages, hameaux et camps de réfugiés palestiniens, réduits par l'armée israélienne en énormes camps de concentration à ciel ouvert, manquant seulement de chambres à gaz.

Elle parlait de la tentative d'élimination systématique d'un peuple dont le seul crime est son désir permanent d'être libéré d'une satanique occupation militaire sans équivalent dans l'histoire humaine.

La consciencieuse dame juive parlait d'un peuple délaissé et sans défense, forcé à vivre de nombreuses situations identiques à celles que les juifs rencontrèrent dans Europe occupée par les nazis il y a plus d'un demi-siècle.

Est-ce qu'une démocratie permet aux soldats de tuer par balle les femmes enceintes en route pour l'hôpital, sans autre raison que les pauvres femmes adhèrent à la « mauvaise » religion et appartiennent à la « mauvaise » tribu ?

Est-ce qu'une démocratie enseigne aux soldats à poser des mines à proximité des écoles afin de tuer et d'estropier autant que possibles « d'enfants d'un moindre Dieu » ?

Est-ce qu'une démocratie dépêche des avions de guerre pour déverser la mort dans les immeubles, les rues et les environs sous le prétexte de combattre la terreur ?

Est-ce qu'une démocratie assassine les suspects et les adversaires sans charge ni procès ?

Est-ce qu'une démocratie pratique la punition collective, y compris hermétique, étouffante et ouverte contre ses citoyens et ses sujets ?

A vrai dire, est-ce qu'une démocratie pratique la ségrégation sous ses formes les plus déplaisantes contre une partie de ses citoyens parce qu'il se trouve qu'ils appartiennent à la « mauvaise race » ?

Est-il compatible avec la démocratie d'occuper, de tourmenter, d'asservir et de déposséder un autre peuple ?

Une ségrégation raciste peut-elle être une vraie démocratie? Si la réponse à ces questions est affirmative, alors Israël est une démocratie. Sinon, nous ne devons pas hésiter à appeler les choses par leur nom.

En bref, Israël est un terrorocratie, pas une démocratie.

 

18/08/06 - Les musulmans ne détestent pas la liberté : ils détestent l'oppression

par Khalid Amayreh, umkahlil, Jérusalem occupé, 12 août 2006.
Original : http://umkahlil.blogspot.com/

Traduit de l’anglais par Pétrus Lombard et révisé par Fausto Giudice, membre de Tlaxcala, le réseau de traducteurs pour la diversité linguistique (www.tlaxcala.es). Cette traduction est en Copyleft : elle est libre de reproductions, à condition d ‘en respecter l’intégrité et de mentionner ses sources et auteurs.

George W. Bush, incontestablement le Président le plus ignorant et le plus menteur de l'histoire usaméricaine, a prétendu cette semaine que les Usméricains étaient confrontés aux " fascistes islamiques " qui, dit-il, haïssent la liberté américaine. C'est fondamentalement le même non-sens qu'il a débité à la suite des attaques terroristes du 9/11, ignorant les décennies d'implication US dans la promotion, la mise en oeuvre et le soutien à l'oppression des Musulmans au Moyen-Orient et dans le maintien des régimes tyranniques qui oppriment et humilient les masses arabes de Casablanca à Bahreïn.
Il est toujours très difficile, naturellement, de raisonner avec un ignare, surtout s'il est menteur et fanatique, encore moins s'il se trouve être le Président des USA.
Cependant, la vérité doit être proclamée haut et fort, pas tellement pour changer la mentalité du führer sadique de la Maison Blanche, qui est apparemment peu réceptif au bon sens, et préfère répéter comme un perroquet de grossiers mensonges au sujet d'exactement tout, de la réduction de la couche d'ozone à la dernière agression israélienne contre le Liban.

Le " fascisme Islamique "
L'utilisation par Bush de l'expression " fascistes islamiques " est une calomnie très grave qui peut être comparée au dénigrement délibéré des juifs par Adolf Hitler avant la Deuxième Guerre Mondiale. Elle est conçue pour inciter les gens à détester et à assassiner des Musulmans. Et comme chacun le sait, la haine collective envers une communauté ethnique ou religieuse spécifique est seulement l'avant-dernière étape avant la persécution systématique et éventuellement l'extermination de cette communauté.
Oui, il y a des extrémistes et des terroristes musulmans qui doivent être condamnés dans les termes les plus forts. Il y a également des terroristes chrétiens, juifs et autres, qui commettent des actes de terreur et de criminalité bien pires. Les terroristes sont des terroristes parce que la terreur n'a aucune religion ou identité ethnique ou culturelle particulière. À dire vrai, George Bush lui-même, est probablement le plus grand terroriste de notre temps.
Toutefois, attribuer le terrorisme à une religion particulière, et appeler terroristes et fascistes les Musulmans, est une déclaration grave et un travestissement calomnieux de la réalité.
Rien ne peut être plus loin de la vérité. Demander à n'importe quel universitaire respectable, et lui ou elle vous dira que " fascisme islamique " est un oxymoron (formulation cotradictoire, NDT), parce que Islam et fascisme sont des termes contradictoires.
Le fascisme est caractérisé par son emphase sur le racisme, son idolâtrie du principe du chef, son intolérance, sa pensée unique, la violence et le despotisme, tandis que l'Islam est une religion dont le nom est dérivé du mot paix et dont les idéaux sont fondamentalement semblables à ceux du vrai christianisme et du vrai judaïsme.
Dans l'Islam, le critère final pour le salut et le succès en ce bas monde et dans l'au-delà est la droiture, pas la race ou quelque chose de ce genre.
Dieu déclare dans le Coran : " Oh humanité, Nous vous avons créé d'un seul couple mâle et femelle, et établis en nations et tribus de sorte que vous puissiez vous connaître les uns les autres, le meilleur d'entre vous aux yeux de Dieu, est le plus pieux. Dieu en vérité est bien conscient de tout ce que vous faites. "
Dans la Sourate Al Asr (le Temps), le Coran dit que « " Par le passage du temps, l'homme est à vrai dire en état de perdition, sauf ceux qui ont la foi, font de bonnes actions, et s’enjoignent mutuellement la vérité et l’enudrance. "
Est-ce un discours fasciste, M. Bush ?

Je ne suis pas théologien, mais en tant que Musulman ordinaire, je peux témoigner que mes parents m'ont enseigné (ce que j'ai plus tard appris à l'école) " qu'il n'y a aucune supériorité d’unArabe sur un non-Arabe sauf par la piété, la bonne volonté et les bonnes actions. "
On nous a enseigné à respecter et à vénérer tous les prophètes de Dieu, y compris Adam, Noé, Idriss, Loth, Abraham, Isaac, Ismaël, Jacob, Moïse, Jésus et Mohamed et d'autres, et à ne pas préférer l'un à l'autre.
Oui, il nous est ordonné de résister à l'oppression, on nous exhorte à le faire de manière proportionnée.
" Et, si vous punissez les agresseurs, faites le proportionnellement à l'agression originelle, mais si vous pardonnez, ce sera mieux pour les miséricordieux. "
Oui, je réalise très bien qu'il y a beaucoup de Musulmans qui font des choses fortement incompatibles avec les sublimes enseignements de leur religion. Je les condamne sans aucune hésitation. Mais on peut en dire de même des partisans d'autres religions, qui devraient être également condamnés.
Les premiers colons usaméricains exterminèrent par millions au nom de leur « destinée manifeste. » Durant le seul siècle passé, environ cent millions de gens furent tués dans les guerres faites et soutenues par des « Chrétiens. » Et, aujourd'hui, au nom de l'accomplissement du nationalisme juif, Israël, grâce au support et à l'appui actif américain, commet un génocide rampant contre le peuple palestinien, pour nulle autre raison que les victimes ne sont pas membres du " Peuple élu. "
A vrai dire, le soi-disant Occident chrétien a prédominé, non pas en raison de l'excellence de ses idées, idéaux ou même religions, mais plutôt parce qu'il a excellé dans la mise en appliquant de la violence organisée contre des nations militairement faibles et peu développées.
Nous les peuples du Tiers Monde n'oublions pas ce fait et nous ne nous permettrons jamais d'être dupés et abusés par le mensonge occidental au sujet de la démocratie.
Le rejet de la victoire de l'élection du Hamas par l'Occident a été un témoignage claironnant du caractère mensonger et de l'hypocrisie occidentale au sujet de la démocratie.
L'Occident, particulièrement les USA et le Royaume-Uni, utilisent la question de la démocratie et des droits de l'homme comme un outil prêt à l'emploi au service de ses obkectifs stratégiques pervers.
Quoi qu'il en soit, quand la démocratie et les droits de l'homme ne s'accordent pas avec ces buts, l'Occident encourage et soutient le despotisme, la tyrannie et la répression par l'État policier. Voyez seulement comme l'Occident est à son aise avec les régimes des États policiers du Moyen-Orient.

Pourquoi nous haïssons l'Amérique
Dans un article intitulé " Pourquoi je hais l'Amérique " que j'ai écrit quelques semaines après le 11 septembre, j'ai précisé qu'il y avait trois raisons principales à la haine musulmane envers le gouvernement US.
Celles-ci incluent le ralliement de l'Amérique au Sio-Nazisme (Israël est un Ètat nazi parce que quand les juifs se comportent en nazis, ils deviennent des nazis), le ralliement et le soutien de l'Amérique aux tyrannies arabes et musulmanes du Maroc au Pakistan, et cette hostilité évangélique pareille à celle des nazis envers l'Islam et son milliard et demi estimé de fidèles qui pousse le cynsime jusqu’à prétendre que les Musulmans n'adorent pas le vrai Créateur.
En tant que Palestinien, qui a d'ailleurs reçu son éducation universitaire aux Etats-Unis (j'ai reçu ma licence en journalisme à l'Université de l'Oklahoma et ma maîtrise] dans le même domaine à l'Université de l'Illinois du Sud à Carbondale), je ne peux pas probablement aimer un gouvernement qui a massacré un million d'enfants iraquiens afin de punir un homme, Saddam Hussein. Je ne peux non plus voir avec indifférence les politiques et les pratiques ressemblant à celles de la Gestapo de l’Usamérique envers mon peuple.
Le peuple n'aime pas ses bourreaux, et l'Usaméricain est le bourreau par excellence du peuple palestinien. L'Usamérique est l'auteur de 39 ans de mort, de deuil, de sauvagerie, de démolitions de maisons, de barrages routiers, de persécution et de répression de mon peuple. L'Usmérique est pour nous ce que fut le Troisième Reich pour les juifs. L'Usamérique et Israël sont les nazis de notre temps.
Pendant les fameuses années d'Oslo, l'Usamérique nous a donné un État policier sans État, et quand des élections ont finalement été tenues en Cisjordanie et dans le Bande de Gaza en janvier 2006 et que le Hamas a gagné les élections, l'Usamérique nous a soudain tourné le dos, en connivence avec les criminels de guerre israéliens pour imposer un siège hermétique à trois million et demi de personnes.
Aujourd'hui, Israël, avec l'enthousiaste appui usaméricain, refuse à trois million et demi de Palestiniens l'accès à la nourriture, à l'eau et au travail. Et qui plus est, la Wehrmacht israélienne a détruit, presque entièrement, l'infrastructure de Gaza et du Liban, y compris les ponts, les écoles, les universités, les centrales électriques, les rues et les immeubles, tout cela au nom du nationalisme juif. Si ce n'est pas du nazisme, alors qu'est-ce que le nazisme ?
L'Usamérique, où l’on enseigne aux enfants à « me donner la liberté ou à me donner la mort », a constamment fait obstacle à la justice pour mon peuple depuis presque soixante ans et activement soutenu des politiques et des pratiques qui vont à l'encontre des idéaux usaméricains les plus élémentaires de liberté et de fair-play
L'Amérique a soutenu et continue à soutenir le nettoyage ethnique, l'apartheid, et les plus grossières violations de nos droits de l'homme pour la raison que les victimes sont des enfants d’un Dieu inférieur et que les oppresseurs sont " « le peuple de l'ethnie de Dieu qui ne peut pas se tromper »
George Bush et ses cohortes peuvent prétendre être des disciples de Jésus-Christ. Cependant, un coup d'œil rapide sur l'homme, sa mentalité et son comportements, indique qu'il est éloigné de plusieurs années-lumière des sublimes enseignements de Jésus, que la paix soit sur lui.
En effet, un vrai disciple de Jésus n'adopterait pas ce discours criminel et meurtrier envers les peuples de Palestine et du Liban et d'autres musulmans.
Je suis sûr que le jour du Jugement Dernier, Jésus détournera la tête des meurtriers, des hypocrites et des menteurs comme Bush, qui au nom de Jésus commettent tous les crimes et les abominations concevables.

 

10/08/06 - Gaza : la terreur par téléphone


Par Khalid Amayreh, Al Ahram Weekly, 3 août 2006

Original : http://weekly.ahram.org.eg/2006/806...
Traduit par Claude Zurbach pour http://www.protection-palestine.org/article.php3?id_article=3284

Les habitants de la Bande de Gaza sont avertis par téléphone d’avoir à quitter leur maison sur le point d’ être bombardée, bien qu’ils ne puissent savoir si ces appels annoncent réellement la destruction de leur maison ou s’ils ne font que partie d’une tactique sadique et cruelle de harcèlement.


Un jeune Palestinien couvert de sang crie alors que le corps d’un palestinien blessé est porté à l’hôpital Al-Shifa après un raid israélien contre Gaza
Tout en poursuivant une effroyable et incessante tuerie quotidienne de civils qui n’épargne pas les enfants, Israël a durci son attitude à l’égard d’un éventuel échange de prisonniers pour obtenir la libération du soldat israélien capturé par des combattants de la résistance palestinienne.
Israël refuserait de faire un « lien direct » entre la libération de Gilad Shalit, le soldat fait prisonnier, et la libération de prisonniers et otages Palestiniens. « [Les israéliens] veulent que la libération du soldat soit garantie, définitive et même inconditionnelle. Et de l’autre côté ils insistent sur le fait que la libération de prisonniers Palestiniens reste incertaine, à une date indéfinie et même sans garantie dans son principe », nous confie un porte-parole du gouvernement palestinien. « Il est évident que nous ne pouvons accepter cela, et que même les Egyptiens ne peuvent l’accepter », ajoute-t-il.
On rapporte qu’à la mi-juillet Israël aurait donné des « assurances » aux médiateurs égyptiens sur la libération de centaines de prisonniers Palestiniens : enfants, femmes, et prisonniers les plus anciens ayant purgé plus de 18 ans de réclusion, ainsi que les députés et membres du gouvernement palestinien kidnappés suite à la capture du soldat israélien par des combattants Palestiniens le 25 juin.
L’Egypte avait communiqué ces assurances aux responsables Palestiniens dont le premier ministre Ismail Haniya, lequel avait donné son accord à cette proposition, ce qui avait amené le président de l’Autorité Palestinienne Mahmoud Abbas a annoncer que la libération du soldat israélien était imminente.
Pourquoi le premier ministre israélien Olmert a-t-il soudain changé d’attitude ? Les sources israéliennes suggèrent qu’Olmert ne veut pas que « dans cette période » Israël apparaisse forcé de libérer des prisonniers Palestiniens et que les Palestiniens n’avaient pas fini de « payer le prix » de l’enlèvement du soldat.
Israël, après tout, est en train de mener une guerre et de commettre des massacres au Liban et dans la Bande de Gaza pour parvenir, selon les déclarations officielles, à la libération des soldats capturés par le Hamas et le Hezbollah. Par conséquent, même simplement promettre la libération de prisonniers Palestiniens consisterait selon le gouvernement israélien a envoyer le mauvais message à tous ceux qui sont concernés, qu’ils soient Israéliens, Palestiniens ou Arabes.
Une seconde raison possible dans le changement d’attitude d’Israël est la volonté apparente d’attendre que la guerre menée contre le Liban soit terminée avant de s’attaquer à une solution pour la libération de Shalit. Israël semble espérer qu’une victoire sur le Hezbollah [cela n’en prend pas le chemin - N.d.T] et quoique que cela puisse signifier dans l’esprit des israéliens, permettrait à Israël de dicter les conditions de la libération de Shalit sans être obligé de libérer de prisonniers Palestiniens en contrepartie.
Ce scénario implique qu’Israël soit capable d’obtenir la libération des deux soldats israéliens qui sont aujourd’hui aux mains du Hezbollah sans avoir à libérer en échange les prisonniers Libanais qui se trouvent dans les geôles israéliennes. Inutile de dire que cette perspective est lointaine, la détermination du Hezbollah étant exemplaire concernant un échange de prisonniers quel que soit le nombre de civils libanais assassinés par l’armée israélienne et quel que soit le niveau de destruction des infrastructures civiles libanaises par les forces aériennes israéliennes.
Une autre raison que l’on peut imaginer dans la réticence israélienne à accepter un échange de prisonniers avec les Palestiniens serait la volonté de gagner du temps au profit des efforts d’espionnage pour localiser le lieu de détention de leur soldat. Selon des sources palestiniennes dans la Bande de Gaza, Israël redoublerait d’efforts dans la collecte d’informations pour obtenir n’importe quel renseignement qui permettrait de savoir où se trouve le soldat retenu prisonnier.
Ces efforts impliquent « une activation maximale » du réseau israélien d’informateurs, ainsi que l’offre de somme importantes d’argent en échange d’informations permettant d’aboutir à la libération de Shalit.
L’échec évident d’Israël à localiser le lieu de détention de son soldat a donné lieu à des spéculations sur la possibilité que le soldat soit maintenant en-dehors de la Bande de Gaza. Ces rumeurs ont été démenties par Khaled Meshal, le responsable politique du Hamas qui a déclaré lors d’une interview accordé ce samedi à Al Ahram Weekly que « Gaza est soumis à un siège complet et que le soldat s’y trouve toujours ».
Meshal a ajouté qu’il n’y avait aucune chance pour que les Palestiniens acceptent de libérer le soldat fait prisonnier sans une libération réciproque par Israël de prisonniers et otages Palestiniens. « La cause de nos prisonniers dans les prisons sionistes concerne chaque Palestinien et chaque famille palestinienne. Cette question n’est ni la propriété du Hamas ni celle du Fatah. Nous sommes tous collectivement responsables de la libération de ces prisonniers qui ont sacrifié leur vie et leur jeunesse pour le bien-être de notre nation. »
Lors d’une autre interview, Meshal a défendu l’idée d’un « destin commun » pour la Palestine et le Liban, contredisant les voix qui se sont élevées, dont celle du président Abbas, et qui critiquaient la mise en relation des luttes des Palestiniens et des Libanais.
« Que ce soit au Liban ou en Palestine, la réponse est la résistance », a déclaré Meshal. « Quelque chose d’autre que la résistance peut-il permettre aujourd’hui de défendre les enfants, les femmes, les lieux saints, alors qu’Israël et l’Amérique commettent crime sur crime sans avoir à rendre le moindre compte ? », demande Meshal après le massacre de Qana au sud-Liban, où les israéliens ont assassiné plus de 60 civils dont 37 enfants lors d’un bombardement du village peu après minuit.
Pendant ce temps, l’armée israélienne poursuit ses bombardements indiscriminés dans toute la Bande de Gaza sur les quartiers habités par les Palestiniens, tuant et blessant de nombreux civils. Selon le Ministère Palestinien de la Santé, le nombre de Palestiniens assassinés lors de bombardements israéliens depuis le 27 juin est de 187, dont 40 enfants.
Dans ce blitz contre les habitants sans protection de la Bande de Gaza, Israël a introduit une nouvelle tactique qui prend la forme d’un appel téléphonique en provenance du Shin Bet (service d’espionnage israélien) aux familles gazaouïtes, les avertissant d’avoir à quitter leur maison dans les 20 minutes qui suivent sous peine de périr dans le bombardement qui va avoir lieu. Comme escompté, cette tactique particulièrement sadique a terrorisé une population dans son ensemble, beaucoup quittant précipitamment leur maison, ne sachant pas si l’appel est réel ou est simplement un canular cruel.
Certaines familles ayant pris les appels au sérieux ont quitté leur maison à 2 heures du matin puisont vu celle-ci bombardée sous leurs yeux par des F-16 israéliens. D’autres ont abandonné leur maison et ont constaté que celle-ci restait debout. Ils restent alors tellement effrayés qu’ils refusent de rentrer chez eux au cas où le bombardement annoncé ait été simplement retardé.
Il est difficile de savoir si tous ces appels sont à prendre à la lettre. Ce qui est sûr c’est que les familles qui les reçoivent -- et ces familles sont des milliers - vivent alors dans une terreur constante aux mains de gens qui prétendent être une lumière pour le genre humain et dont l’état prétend être la seule démocratie au Moyen-Orient.

 

05/08/06 - Le Conseil talmudique d'Israël : « En temps de guerre, même les enfants ennemis peuvent être exterminés »


par Khalid Amayreh, umkahlil.blogspot.com, 4 août 2006.
Traduit de l'anglais par Petrus Lombard pour quibla.net

Le Conseil talmudique des rabbins et des sages de la Torah, connu sous le nom de " Yesha ", qui représente les colonies juives de Cisjordanie et de Jérusalem occupé, a statué qu'il est permis, et même souhaitable, de viser et d'exterminer les civils non-juifs en temps de guerre.
Le dernier édit du conseil, publié mardi sur le du site web israélien " Ynetnews " du journal Yedeot Ahronot , a déclaré que " selon la loi juive, en temps de guerre, il n'existe pas de 'civils innocents' de l'ennemi ".
" Toutes les discussions sur la moralité chrétienne affaiblissent l'esprit de l'armée et de la nation et nous coûtent le sang de nos soldats et civils ", dit le texte.
Le même conseil a publié une décision semblable il y a deux semaines, en conseillant à l'armée israélienne " d'exterminer l'ennemi " et de " ne pas hésiter à massacrer les civils ennemis ".
Le conseil décrit comme de la " moralité chrétienne " les conventions internationales et lois interdisant de prendre délibérément pour cibles les civils en temps de guerre.
Il a appelé "mitzvah", ou bonne action, la prise pour cible et le massacre des civils ennemis.
Selon des sources israéliennes, une grande partie du camp non-laïc israélien, qui inclut les puissants mouvements religieux et nationalistes-religieux, ont exprimé une profonde satisfaction pour le deuxième massacre de Qana, qui a eu lieu le 31 juillet avec pour conséquences la mort de 60 civils libanais, 37 d'entre eux étant des enfants et des bébés.
L'armée israélienne avait tout d'abord prétendu que des combattants du Hezbollah se trouvaient à l'intérieur du bâtiment de 3 étages visé par l'armée de l'air israélienne.
Cependant, les commandants militaires israéliens ont changé leur récit de l'atrocité le mardi 2 août, reconnaissant qu'ils n'avaient aucune preuve que des combattants de la résistance étaient parmi les civils massacrés dans le bombardement.
Quelques fonctionnaires israéliens ont fait des excuses pour le carnage, faisant de la peine aux rabbins et aux sages talmudiques qui ont argué du fait qu'Israël ne devrait pas faire d'excuses pour le massacre des civils ennemis puisque selon la Halacha, ou la loi religieuse juive, il n'y a aucune chose telle que des civils et des innocents en temps de guerre.
Ce n'est pas la première fois que de telles décisions sont publiées. Il y a presque deux ans, un groupe d'éminents rabbins a conseillé à l'armée israélienne de "ne pas hésiter à massacrer les civils palestiniens, enfants inclus".
Dans une lettre à Shaul Mofaz, alors ministre de la défense, les rabbins, qui représentent le courant dominant du judaïsme orthodoxe, ont écrit que " tuer les civils est chose normale en temps de guerre " et que l'armée israélienne " ne devrait pas hésiter à tuer les civils non-Juifs pour sauver les vies juives ".
" Le précepte Chrétien : ³tendre l'autre joue² ne nous concerne pas, et nous ne serons pas impressionnés par ceux qui préfèrent les vies de nos ennemis à nos vies ", disait la lettre, signée par des douzaines des rabbins, dont Haim Druckman, un ancien membre de la Knesset dirigeant d'un grand mouvement religieux de jeunesse connu sous le nom de Bnei Akiva Society.
Parmi les autres signataires on trouve : Elizer Melamed, dirigeant de l'école supérieure religieuse de Cisjordanie ; Youval Sharlo, dirigeant de l'école supérieure talmudique de Petah Tikva qui combine les études talmudiques et le service militaire d'active ; et Dov Lior, le rabbin de Kiryat Arba près de Hebron.
Lior, qui avait appelé Baruch Goldstein, le juif meurtrier de masse, un " grand saint ", a argué du fait " qu'il est très clair à la lumière de la Torah que les vies juives sont plus importantes que les vies non-Juives ".
" Un millier de vies non-Juives ne valent pas l'ongle d'un juif "
Le 25 février 1994, Goldstein assassina 29 Palestiniens innocents qui priaient dans la Mosquée d'Ibrahim au centre de Hebron.

Les vies juives ont plus de valeur

Les édits talmudiques encourageant la prise pour cible par l'armée israélienne " des civils ennemis " se basent sur plusieurs injonctions talmudiques aussi bien que sur des passages de l'Ancien Testament, dans lequel les israélites sont chargés par Yahweh de massacrer chaque homme, femme et enfant de la terre de Canaan et de ne pas laisser un seul être en vie.
de fait, beaucoup de rabbins juifs partisans du ciblage de civils ennemis en temps de guerre s'appuyent sur des passages bibliques tels que Josué 6-20 :
" Le peuple poussa des cris, et les sacrificateurs sonnèrent des trompettes. Lorsque le peuple entendit le son de la trompette, il poussa de grands cris, et la muraille s'écroula; le peuple monta dans la ville, chacun devant soi. Ils s'emparèrent de la ville, (6:21) et ils pasèrent au fil de l'épée, tout ce qui était dans la ville, n'épargant ni hommes ni femmes, ni enfants ni vieillards, jusqu'aux boeufs, aux brebis et aux ânes. "
Il y a aussi de nombreux passages indubitables du Talmud babylonien qui voient les non-juifs comme des animaux dont la vie a peu ou pas d'importance.
Le Premier ministre israélien Ehud Olmert a publiquement déclaré en juin que " les vies juives valent plus que les vies non-Juives ".
Des édits talmudiques de ce type ne devraient pas être traités par-dessus la jambe.
En effet, avec presque 50% d'officiers de haut rang de l'armée israélienne endoctrinés par l'idéologie talmudique et affiliés au «camp nationali-religieux», les édits talmudiques ne risquent pas de tomber dans des oreilles de sourds au sein de l'armée israélienne.
Ceci devrait expliquer, au moins partiellement, les brutaux massacres de civils libanais et palestiniens par l'armée israélienne sans le plus léger remords ou scrupule.

05/08/06 - Les atrocités à Gaza et au Liban sont motivées par la mentalité talmudique

par Khalid Amayreh, umkahlil.blogspot.com/, 21 juillet 2006.

Traduit de langlais par Pétrus Lombard pour quibla.net

" Un million d'Arabes nont pas la valeur d'un ongle juif. " (New York Daily News, 28 février 1994, p. 6)

Quand le Premier ministre israélien Ehud Olmert suggéra le 22 juin dernier que les vies juives valaient plus que les vies palestiniennes, il faisait réellement une déclaration idéologique d'immenses portée et symbolisme.

Les commentaires nettement racistes, un répugnant tabou dans n'importe quel pays occidental, résument le discours sioniste entier envers les non-juifs en général, les Palestiniens, les Libanais, et les autres arabes et musulmans en particulier.

Les cyniques massacres par Israël des civils libanais et palestiniens, comme la destruction gratuite systématique par l'aviation israélienne de l'infrastructure civile de Gaza et du Liban peut être vue comme lhonnête traduction de l'idéologie talmudique, qui est venue plus ou moins dominer la pensée israélienne tandis que la société israélienne continue à dériver dun ton menaçant vers la bigoterie et le chauvinisme religieux.

En fait, on peut sans risque arguer du fait que les impudents comportements criminels d'Israël envers les Palestiniens et les Libanais ont constamment été une application pratique de la perception talmudique des non-juifs.

Cette perception, raciste sans réserve complètement satanique, considère les non-juifs comme des bêtes ou au mieux comme des êtres humains inférieurs.

 

Le racisme du Talmud

Il n'y a aucun doute qu'une étude rudimentaire des commentaires rabbiniques sur le statut des non-juifs selon la Halacha (loi religieuse juive) du présent et du passé, révèle qu'une majorité déterminante de sages talmudiques regardent les goyim (le terme péjoratif hébreu pour les non-juifs) comme des animaux ou des sous-humains. Il y a quelques mois, quand les troupes israéliennes ont évacué les colons juifs d'un poste avancé colonial en Cisjordanie, un membre israélien de la Knesset représentant le Parti Religieux National (NRP), a fustigé l'armée pour son traitement des " êtres humains (juifs) de la même manière qu'ils traitent les Palestiniens ".

Les remarques du rabbin rapportées par la presse israélienne n'ont suscité aucune réaction, ce qui refléte le racisme endémique en Israël.

En 1994, quand un immigré juif américain nommé Baruch Goldstein a massacré 29 croyants arabes pendant qu'ils priaient à la mosquée d'Ibrahim à Hebron, le militant du Gush Emunim (Bloc de la loyauté) le Rabbin Moshe Levenger déclara " Je suis non seulement désolé des arabes morts mais aussi des mouches mortes ".

Quelques jours après le massacre, Goldstein fut loué par Dov Lior, le rabbin de Kiryat Arba, qui fit son éloge en tant que " plein d'amour pour les compagnons êtres humains ". Daprès Israël Shahak, lauteur de " Histoire Juive, Religion Juive -- Le poids de trois mille ans ", le terme " êtres humains " selon la Halacha se réfère seulement aux juifs. La vue de Shahak est appuyée par de nombreux passages du Talmud, tels que celui-ci : " Tous les enfants gentils sont des animaux ". (Yebamoth, 98a.) ; les Gentils sont hors de la protection de la loi et Dieu a exposé leur argent pour Israël. " (Baba Kamma, 37 b.) ; " Dieu les a créés sous la forme d'hommes pour la gloire d'Israël. Mais les Akum (non-juifs) ont été créés à la seule fin de les soigner (les juifs) jour et nuit. Ils ne peuvent jamais être relevés de ce service. Cest pour devenir le fils dun roi (un israélite) que les animaux sous leur forme normale, et les animaux sous forme d'êtres humains, doivent le soigner. (Talpioth de Midrasch, fol. 225d ; " Les rapports sexuels d'un Goy sont comme ceux d'une bête ". (Sanhedrin, 74 b, Tosephot).

A lheure actuelle, ces injonctions talmudiques, exemples seulement généraux, ne sont pas des anomalies anachroniques qui n'ont aucun rapport pertinent avec le sionisme comme de nombreux apologistes et porte-parole israéliens largueraient.

En fait, elles sont appliquées, encore de manière effrontée, en Cisjordanie, à Gaza et au Liban. La disculpation des soldats israéliens condamnés pour assassinats denfants palestiniens (comme ce soldat qui assassina Iman Al Hamas, 13 ans, près de Rafah en 2004 sur le chemin de lécole), de nombreuses manières résume la perception Israélienne-Juive du non-juif.

En bref, les non-juifs, selon des enseignements du Talmud, ne sont pas des hommes mais des bêtes ; même le meilleur des Goyim devrait être tué ; ils sont souillés, idolâtres méritant la mort ; et les juifs doivent régner sur le monde servis par les Goyim.

C'est lexplication vraie de pourquoi les soldats et les colons israéliens tuent les civils palestiniens et libanais à volonté sans montrer les plus légers remords.

C'est aussi ce qui incita le Chef détat-major israélien Dan Haloutz à remarquer, " Je dors bien et jai bonne conscience ", peu après qu'il eut ordonné à un F-16 de chasse de laisser tomber une bombe d'une tonne sur un immeuble au milieu de la nuit à Gaza, massacrant 16 personnes dont 11 enfants.

C'est ce qui fait que les pilotes israéliens annihilent des familles entières à Tyr et à Mirwahine et puis se sentent bien à ce sujet.

 

Lannihilation

Le Talmud, sur lequel le Judaïsme Orthodoxe ou Rabbinique est basé, ne distingue pas vraiment les combattants et les non-combattants en temps de guerre. En fait, les autorités rabbiniques enseignent que tuer des non-combattants, y compris des enfants de l'ennemi, est un mitzvah (la bonne action par laquelle on se fait aimer de Dieu) en temps de guerre.

Il y a quelques années, un Israélien sage principal de la Torah conseilla à l'armée israélienne à ne pas s'abstenir de massacrer les enfants ennemis afin de sauver les vies des soldats de métier israéliens dans la bande de Gaza. Quand jai consulté un certain nombre de rabbins et dérudits pour savoir si le rabbin était un cinglé, il ma été dit qu'il représentait le courant principal du Judaïsme Orthodoxe.

De nombreux rabbins orthodoxes considèrent les conventions internationales incriminant le massacre délibéré de civils et la destruction de maisons et de propriétés civiles, telle que la Quatrième Convention de Genève, comme de la " morale chrétienne " ne liant pas les juifs. Le 12 juillet, le journal de droite israélien le Jérusalem Post, a eu ce sous-titre sur son site Internet : " Les Rabbins de Yesha demandent l'extermination de l'ennemi ".

Le rapport citait le conseil rabbinique des règlements juifs en Cisjordanie comme appel à l'armée israélienne " pour ignorer la morale chrétienne et à exterminer l'ennemi au nord et au sud ". Evidemment, le terme " morale chrétienne " se rapporte ici aux lois de la guerre qui interdisent le massacre des civils innocents.

Cette pensée totalement satanique n'émane pas des traditions séculaires du sionisme, qui ne sont pas moins mauvaises, mais plutôt du Talmud lui-même. Par exemple, une éminent personnage talmudique, Shimon Ben Yohai, appela publiquement à lextermination des non-juifs (son tombeau au nord de la Palestine est un important site de pèlerinage pour de nombreux juifs).

 

Hatanya

Sil y a une une secte ou un mouvement juif qui peut être décrit comme " nazi ", c'est bien le mouvement Chabad, qui préconise publiquement l'annihilation des non-juifs de Palestine sur le modèle du Livre Biblique de Josué.

Chabad n'est pas un mouvement marginal. En Israël et aux USA, il a pu amasser beaucoup de richesse et acquérir un considérable influence. Le mouvement, auquel des milliers de soldats israéliens et de dirigeants de haut rang sont affiliés, regarde les non-juifs comme des animaux ou des êtres infra-humains.

Dans son livre célèbre, Hatanya, Israël Shahak cite : « Tous les non-juifs sont des créatures totalement sataniques qui nont absolument rien de bon. Même un embryon non-Juif est qualitativement différent dun embryon juif. En effet, l'existence même d'un non-juif est superflue, alors que toute la création est faite seulement pour les juifs. » En conclusion, il y a une large conformité entre le comportement israélien au Liban et dans les territoires palestiniens occupés et les enseignements du Talmud sur les non-juifs. Le fait qu'au moins 50 pour cent des dirigeants israéliens de haut rang dans l'armée sont endoctrinés par le Talmud explique, au moins en partie, les attaques génocidaires d'Israël sur les civils de la bande de Gaza et du Liban.

De plus, il est fortement probable que cette tendance de la pensée et du comportement talmudique continue à se développer et en arrive en définitive à définir le discours entier d'Israël envers les peuples du Moyen-Orient et les non-juifs en général. Source d'information talmudique : http://www.revisionisthistory.org/palestine.html

 

 

Mon expérience personnelle de l'occupation israélienne


par Khalid Amayreh. Original : http://www.p4pd.org/lifestories1.html
Traduit de l'anglais par BB pour Quibla


Khalid Amayreh est journaliste. Il vit avec sa femme et sa famille dans la ville palestinienne occupée de Dura, On peut le contacter à amayreh@p-ol.com.
[Présentation par http://www.umkahlil.blogspot.com/ :
Ce qui suit est le récit que fait Khalid Amayreh de sa vie sous « l'occupation militaire israélienne déshumanisante.» Le récit de Khalil est sombre et, selon ses propres termes, l'occupation c'est « l'enfer, le supplice, l'asservissement permanents et la déshumanisation. » Sa frustration est son incapacité à communiquer pleinement « une vision complète de [son] calvaire permanent. »
J'admire Khalid pour son courage, sa droiture et son engagement inébranlable sur la voie de la justice pour le peuple palestinien. Certes, le récit de Khalid n'en est qu'un parmi tant d'autres; la journaliste Laila El-Haddad a écrit récemment qu'à Gaza chacun à une histoire à raconter, Khalid est de Dura, un village proche d'Hébron (Al Khalil). Il écrit pour Al-Ahram et pour Al-Jazeera. Voici son histoire :
]

J'avais 9 ans quand Israël a occupé la Cisjordanie en 1967. Ce qui signifie que j'ai « vécu » ces 34 dernières années sous « l'ère israélienne » ou, plus précisément, sous la déshumanisante occupation militaire israélienne.
Trois ans avant ma naissance, trois de mes oncles paternels, Hussein, 27 ans, Mahmoud, 25 ans et Yosef, 23 ans, avaient été tués par des soldats Israéliens. C'étaient de simples bergers qui faisaient paître leurs troupeaux aux environs d'Al-Burj, un village près de ce qu'on appelait la ligne d'armistice, à 20 km au sud-ouest de la ville d'Hébron en Cisjordanie. Outre mes trois oncles, trois autres proches, dont une femme, avaient été tués.
En fait, les Israéliens n'ont pas fait que tuer trois membres de ma famille mais ont aussi confisqué les trois cents moutons qui assuraient en grande partie la subsistance de ma famille. Cette calamité nous a condamnés à une vie de pauvreté et de misère dans les années qui ont suivi. Ma famille a ainsi dû vivre dans une cave pendant 22 ans. La détresse, la souffrance, une pauvreté innommable se manifestaient dans tous les aspects de notre vie. Mes trois oncles tués en un seul jour et nos 300 moutons saisis par le gouvernement israélien s'ajoutaient à d'autres pertes subies six ans auparavant. En 1948, nous avions perdu nos terres à al-Zaak, notre maison à Um Hartain, en un mot tout .
A l'époque de la domination jordanienne, les autorités se préoccupaient surtout de la loyauté envers le roi et sa famille. Avoir des relations avec le roi et ses services secrets était le signe que vous étiez « arrivé ». Crier « Longue vie au roi » vous octroyait automatiquement un certificat de bonne conduite. C'était, à n'en pas douter, un régime corrompu basé sur l'hypocrisie, le favoritisme, le népotisme, les pots de vin et la corruption. Le roi était la loi et la loi n'existait pas.
Le régime jordanien n'a jamais fait d'efforts sérieux pour se préparer à repousser une éventuelle agression israélienne. La première priorité du régime jordanien semblait être de s'assurer que les Palestiniens n'étaient pas en possession d'armes à feu. Un Palestinien pouvait écoper de six mois de prison s'il était trouvé en possession d'une balle de fusil. Comme les Israéliens plus tard, les Jordaniens enrôlaient les clans de notables pour les informer de chaque fait et geste de l'opposition ou de l'insatisfaction envers la monarchie dans leurs secteurs respectifs. Cette organisation à la fois policière et clientéliste n'a fait qu'encourager la corruption.
Les Palestiniens indépendants d'esprit qui insistaient pour exprimer leur pensée étaient jetés dans la fameuse prison d'El-Jafer dans l'est de la Jordanie où ils étaient souvent torturés jusqu'à la mort, Je connais au moins une personne de Dura, ma ville, qui est morte sous la torture pour ses idées politiques.
Nous supportions donc deux fardeaux, le despotisme et la répression du régime jordanien et les fréquentes attaques israéliennes à la frontière. Je ne peux pas oublier les Mirages israéliens au-dessus de ma tête en 1966, larguant leurs bombes au napalm sur les civils du village d'El-Sammou.
En 1967 j'avais dix ans. Je me souviens qu'on nous a dit de brandir les drapeaux blancs quand l'armée israélienne a encerclé notre village, Kharsa, à l'ouest d'Hébron. On nous a dit qu'ils nous tireraient dessus et nous tueraient si nous brandissions pas les drapeaux blancs. Les soldats jordaniens se sont enfuis piteusement vers l'est, certains se déguisant en femmes.
Au début, les Israéliens avaient lancé ce qu'on pourrait appeler une campagne de charme. Certaines personnes commençaient à faire de manière prématurée des réflexions positives au sujet des Israéliens comme « Oh, ils sont mieux que les Jordaniens, ils sont civilisés! » Mais ce sentiment n'a pas duré longtemps, étant donné que l'armée d'occupation a adopté des mesures rigoureuses à notre encontre,
Assez rapidement, les Israéliens ont commencé à confisquer les terres et à bâtir des colonies. Ils détruisaient aussi des maisons en représailles aux attaques de guérilla. Dans notre culture, si vous voulez faire comprendre tout le mal que vous pensez de quelqu'un, vous dites : « Yikhrib Beitak » : puisse ta maison être détruite.
Les Israéliens cherchèrent à profiter à fond de ce point faible de notre psychologie. Ils démolirent des milliers de maisons. Les démolitions n'ont jamais cessé. Les démolitions ont laissé des blessures psychologiques profondes dans le coeur et la mémoire des gens. Des enfants rentraient de l'école juste pour voir leurs maisons détruites par des bulldozers conduits par des soldats portant des casques frappés de l'étoile de David. Cette étoile de David dont on nous dit qu'elle est un symbole religieux, symbolisait la haine et le mal, Aujourd'hui encore, je suis incapable d'imaginer plus fort symbole de haine.
Les enfants dont les maisons étaient démolies souffraient, entre autres troubles, de phobies, d'états de stress, de névrose et de dépression.
A l'âge de 11 ans, j'ai personnellement été témoin de plusieurs démolitions. L'opération était précédée par mise sous statut de zone militaire interdite du village où se trouvait la maison condamnée.
Alors, on ordonnait à tous les hommes âgés de 14 à 70 ans de se rassembler têtes baissées dans la cour de l'école du village, Très souvent, les soldats tiraient au-dessus de le tête des gens pour les terroriser. Jamais de politesse et, à cette époque, il n'y avait ni CNN ni Al Jazeera pour rapporter ces actions honteuses; ils se sentaient donc libres d'agir à leur aise.
Puis l'officier chargé de l'opération donnait une demi-heure à la famille accusée pour évacuer ses biens (de nos jours il n'accorde même pas cinq minutes).
Le spectacle d'enfants qui en réconfortent d'autres plus jeunes est quelque chose d'accablant. Les mères de famille désespérées se hâtaient pour récupérer leurs ustensiles de cuisines et leurs quelques appareils ménagers avant qu'ils ne soient ensevelis, Un enfant se dépêchait pour sauver son jouet préféré ou un portrait de son grand-père décédé avant qu'il ne soit trop tard. Puis l'officier ordonnait au bulldozer d'avancer et la maison n'était plus que décombres.
Ensuite, la Croix Rouge apportait une tente en guise d'abri provisoire ou encore la famille suppliciée installait simplement une clôture pour dormir à la belle étoile. Ce sont des images indélébiles du malheur, un témoignage hideux de la sauvagerie israélienne de type nazi.
Issu d'une famille très pauvre, j'ai commencé à travailler à 14 ans dans le bâtiment à Beersheba puis comme aide-plâtrier. J'ai pu apprendre l'hébreu et l'arabe dialectal marocain parlé par de nombreux Juifs venus d'Afrique du Nord. Comme les Palestiniens, la plupart des Juifs Marocains travaillaient dans le secteur du bâtiment. Certains étaient aussi cantonniers.
Parfois, les gens qui m'employaient ne me donnaient pas mon salaire. J'ai travaillé pour des entreprises de construction connues comme Rasco, Solel Bonei, Hevrat Ovdeim. J'ai encore mon ancienne carte de travail israélienne. Nous étions constamment humiliés aux points de contrôle israéliens et aux barrages au carrefour d'A'rad sur la route de Beersheba. Un officier juif pouvait frapper sauvagement l'un d'entre nous sans aucun motif. J'ai eu beaucoup d'amis juifs à l'époque mais la barrière psychologique restait intacte. Je m'étais lié avec des Juifs marocains et tunisiens à A'rad, Beersheba et Dimona.
A Dura, en 1974, j'ai participé à une manifestation contre l'occupation (j'étais alors lycéen). Après m'avoir bloqué dans une ruelle de cette petite ville, les soldats me frappèrent sauvagement à la tête avec la crosse de leurs fusils. J'étais à demi-mort. Je les ai haïs car à aucun moment je n'avais représenté une menace pour leurs vies. Il ne montrèrent aucune humanité. Or, je ne faisais que crier « Palestine Arabe. »
En 1975, après mon baccalauréat, je suis retourné travailler dans le bâtiment à Beersheba. Ma famille était trop pauvre pour m'envoyer à l'université. Pendant quelques temps, le chantier à Beersheba a été mon université. J'y ai travaillé pour un patron nommé Shimon, un Juif tunisien. C'était un travail pénible mais j'ai pu épargner assez d'argent pour aller à Amman où j'ai pu obtenir un visa étudiant pour les USA.
En Juillet 1976 je suis parti pour les USA avec seulement 200$ en poche. Là bas, j'ai suvi les cours du Seminole and Oscar Rose College en Oklahoma puis de l'université d'Oklahoma à Norman où j'ai obtenu une licence en journalisme. En 1982 j'ai obtenu un Master à l'université de Southern Illinois à Carbondale. Mon projet initial était de devenir ingénieur mais, en voyant comment les sionistes travestissaient la réalité, faisant passer un énorme mensonge pour une « vérité » magnifiée par des millions de gens, j'ai décidé de me tourner vers le journalisme.
J'ai commencé à écrire des lettres aux rédactions des journaux, lettres qui sucitaient des réponses enragées des étudiants sionistes. Les sionistes passaient ensuite à la menace et à d'autres procédés d'intimidation.En tant que rescapé de l'enfer, de la pauvreté et de la violence, je me fichais complètement de leurs menaces. J'ai continué à leur donner la migraine jusqu'à mon tout dernier jour passé aux USA.
J'ai été très impliqué dans le mouvement étudiant aux USA. J'étais très ambivalent au sujet de ce pays. D'un côté j'étais impressionné par la démocratie et la liberté d'_expression, d'un autre côté j'étais déçu par le soutien indécent apporté par les USA aux pratiques israéliennes d'oppression. Cette ambivalence est toujours présente sauf que je suis encore plus déçu et indigné.
Mes lettres au rédacteur en chef ont été publiés dans des journaux comme « The Oklahoma Daily » et le « Daily Egyptians » sous le nom de Khalid Suleiman. A l'occasion, je signais sous d'autres noms pour égarer les sionistes.
En 1983, je suis rentré en Cisjordanie.
Il m'est pourtant arrivé quelque chose au cours de mon voyage de retour à Hébron. Alors que je quittais Istambul pour Le Caire, je pensais pouvoir me rendre directement à l'aéroport Ben Gourion (sans avoir à passer d'abord par Amman comme d'habitude). Le responsable d'El Al à l'aéroport du Caire m'avait assuré que tout irait bien et que je pourrais aller à Hébron tranquillement. Ce ne fut pas le cas.
Après l'atterrissage à l'aéroport Ben Gourion, j'ai été immédiatement arrêté. Le Shin Beth m'a interrogé cinq heures durant au sujet de mes études aux USA, de mes amis, des associations dont j'étais membre etc.
On m'a alors informé que le ministre de l'Intérieur de l'époque, Yosef Burg, (père d'Abraham Burg, l'actuel président de la Knesset) avait donné l'ordre de m'interdire l'entrée dans le pays (mon pays). L'ordre précisait que je devais être renvoyé en Egypte dans les 24 heures,
Pour corser le tout, la police m'a confisqué mes papiers, dont mon « autorisation de voyage », ce document essentiel, établi par les autorités militaires israéliennes et qui avait été renouvelé par le consulat israélien à Dallas. Sans ce permis, il m'était impossible de retourner à Hébron. Burg voulait-il me bannir définitivement de mon pays comme c'est le déjà le cas de millions de Palestiniens?
Il était environ 7h du matin et les soldats m'ont emmené dans les anciens baraquements britanniques où ils m'ont ordonné de rester jusqu'au lendemain matin. Trois soldates étaient restées près de moi faisant toutes sortes de plaisanteries à mon sujet. Elles ignoraient apparemment que je comprenais l'hébreu. On m'a donné une orange que je n'ai pas mangée.
Le lendemain matin, des agents de l'aéroport m'ont placé de force dans un avion d'Air Sinaï et deux heures plus tard, je me retrouvais au Caire.
Là bas, comme un pirate de l'air professionnel, je me suis introduit dans le point d'embarquement de la Jordanian Royal Airways après avoir persuadé un employé palestinien de me laisser entrer. Pendant le trajet Le Caire-Amman, j'ai été submergé par l'anxiété. Les autorités israéliennes avaient visé mon passeport jordanien à l'aéroport Ben Gourion, ce qui signifiait que si les Jordaniens découvraient que j'avais été à Tel Aviv, ils me jetteraient probablement en prison pour « contacts avec l'ennemi. »
Par chance, la police de l'air et des frontières de l'aéroport international d'Amman était trop occupée pour prendre le temps d'examiner les tampons sur mon passeport. Un bon point pour moi.
A ce moment s'est posé le problème de mon autorisation de voyage confisquée. Il me fallait agir avec ruse ou bien devenir un réfugié pour le restant de ma vie.
Je me suis donc rendu au siège de la Croix Rouge à Amman où j'ai dit avoir perdu mon autorisation de voyage israélienne à New-York (un sacré mensonge). La Croix Rouge m'a délivré un document réservé aux VIP à la place de celui que les Israéliens m'avaient confisqué. Je suis alors parti en direction du pont Allenby. Sur place, par chance, j'ai été accueilli de façon assez respectueuse, les Israéliens étant apparemment dans l'ignorance de ce qui m'était arrivé 48 heures plus tôt à l'aéroport Ben Gourion.
En 1984, j'ai entamé ma carrière journalistique. Petit à petit, les Israéliens en ont eu assez de mes idées et de mes articles. Alors la Shabak (services de renseignements) s'est mise à me convoquer une fois par mois en moyenne. Ils me demandaient de devenir un collaborateur. Je leur répondais « pensez-vous que quelqu'un comme moi accepterait de devenir un collaborateur? »
L'attitude de la Shabak (le Shin Beth) m'a convaicu que l'Etat israélien classait les Palestiniens en deux catégories, les collaborateurs et les terroristes, sans rien entre les deux.
L'endroit où se déroulait l'interrogatoire était rempli de Palestiniens soumis à la torture. J'entendais des gens crier. Je connais au moins six personnes mortes sous la torture en l'espace d'une année. L'une d'entre elles, Abdul Samad Herezat était un de mes amis. Il est mort suite à l'utilisation de la technique du « shaking » (³secouage²).
Les Israéliens recouraient à toutes sortes de méthodes de torture sur les détenus palestiniens comme la cagoule, les passages à tabac, les électrochocs, la privation de sommeil, l'étouffement et d'autres formes de pression physique et psychologique. Les médecins Israéliens aidaient dans l'administration de la torture. Parfois ils amenaient l'épouse ou la soeur d'un détenu et menaçaient de la violer devant lui. Ils ne la violaient pas mais menaçaient de le faire pour obtenir les aveux du prisonnier.
Pendant la première intifada (1987-93), l'armée israélienne recourait à des pratiques vraiment ignobles de punitions collectives contre des populations entières. Elle assignait les gens à domicile pendant 30 jours consécutifs et, si quelqu'un se hasardait à sortir de chez lui, ils le tuaient.
C'était comme une hibernation et beaucoup de malades dans l'impossibilité de sortir se faire soigner ont succombé à leur maladie. A Hébron, le couvre-feu a duré 3 mois après le massacre de la mosquée d'Ibrahim (le Caveau des Patriarches) en 1994 'l'officier israélo-US Baruch Goldstein assassina 29 fidèles musulmans en prière avant d'être tué par les survivants du massacre NDT) . C'était comme passer 90 jours en enfer.
Je me souviens qu'en mars 1994, Ezer Weisman, le président israélien, était venu à Hébron pour présenter ses condoléances aux Palestiniens. Mon rédacteur en chef m'avait demandé de couvrir cette visite, travail pour lequel je devais demander au camp militaire Adoyarem une autorisation de voyage pour pouvoir parcourir les 10 kilomètres jusqu'à Hébron. J'ai été stupéfait quand l'officier commandant m'a déclaré « désolé, vous ne pouvez pas y aller. »
J'avais répliqué « mais de nombreux journalistes sont là-bas » Il me répondit alors, « Oui, ce sont des journalistes juifs et vous n'êtes pas un Juif. »
Un peu plus tôt, l'officier de la Shabak avait fermé mon bureau d'Al-Qods Press du centre d'Hébron et interdit à tous les journaux arabophones de Cisjordanie de publier mes reportages. D'ailleurs, mon télécopieur avait été saisi et on m'avait interdit d'avoir une ligne téléphonique. Imaginez que je n'ai pu disposer du téléphone qu'en 1995, après l'installation de l'Autorité Palestinienne.
Actuellement, je suis confiné dans ma ville de Dura, près d'Hébron. Je ne peux pas en sortir, je ne peux pas me rendre à l'étranger et je ne peux même pas aller dans le village voisin. Le Shin Beth israélien contrôle toujours nos existences. Aujourd'hui, le capitaine Eitan, officier du Shin Beth, m'a contacté et m'a questionné sur les récentes mesures de l'Autorité palestinienne contre le Hamas. Son message était : « Nois avons l'oeil sur vous. »
En bref, l'occupation israélienne c'est l'enfer, le supplice, l'asservissement permanents et la déshumanisation. Je me sens frustrécar je suis incapable de vous communiquer une vision complète de ce calvaire permanent. C'est au delà des mots.


Le Hamas ne reconnaîtra pas Israël en échange de châteaux en Espagne


par Khalid Amayreh
amayreh@p-ol.com
2 février 2006
Traduit de l'anglais en français par Marcel Charbonnier, membre de Tlaxcala, le réseau de traducteurs pour la diversité linguistique
(transtlaxcala@yahoo.com). Cette traduction est en Copyleft.


Un des principaux facteurs de la victoire électorale retentissante du Hamas sur le Fatah, le 25 janvier dernier, est sans conteste la futilité du processus d’Oslo et son échec manifeste. De fait, il saute aux yeux que ce processus mal ficelé a échoué lamentablement : il n’a nullement permis aux Palestiniens de recouvrer leurs droits, et il n’a même pas contribué à alléger un tant soit peu sérieusement la répression israélienne à la nazi déchaînée contre eux.

Israël concevait cet accord comme un expédient, comme un arrangement qui permettrait de maintenir plus ou moins inchangée l’occupation militaire israélienne, tout en donnant à des Palestiniens aux forces quasi décimées une autonomie extrêmement limitée, tandis que lui, Israël, conserverait pratiquement tous les avantages et que les Palestiniens se verraient refiler pratiquement toutes les charges [découlant de cette occupation].

Après que le président palestinien disparu Yasser Arafat eut déclaré à son peuple que l’accord (qu’il venait de signer) finirait par leur donner un Etat indépendant dont Jérusalem Est serait la capitale, Shimon Peres, cette proverbiale « colombe » israélienne, commenta cette déclaration, avec un mépris non dissimulé, en ces termes : « Il n’y a aucune raison d’être au garde-à-vous devant les paroles verbales d’Arafat ; laissons-le rêver… Après tout, rêver ne tombe pas sous le coup de la loi… » Quant à l’OLP, dont les dirigeants excellaient dans une rhétorique futile où il était question de « libération », de « personnalité étatique », du « sha’ab al-Jabbârîn » [« Le peuple des Géants » = le peuple palestinien « invincible » ! (On ne rit pas, et on ne pleure pas !…, ndt)], elle n’a cessé de tenter de vendre aux Palestiniens une interprétation mensongère d’Oslo, à savoir : une promesse de libération et un Etat viable ayant pour capitale Jérusalem Est. En réalité, s’il est un point particulièrement scandaleux, dans l’accord d’Oslo, dans toute la splendeur de son « flou constructif », c’est bien la question de la reconnaissance mutuelle !

L’OLP, pressée de s’extirper d’une crise politique et financière aiguë, à la suite de la deuxième guerre du Golfe (c’est-à-dire de l’invasion, par l’Irak, du Koweït, en 1991, suivie de la défaite de l’Irak par une coalition sous houlette américaine), s’est empressée de reconnaître Israël, sans même attendre que les frontières en aient été définies !

En retour, Israël n’a jamais accepté de reconnaître un hypothétique Etat palestinien, et il s’est contenté – plutôt parcimonieusement et de mauvais gré – de reconnaître en l’OLP le seul représentant du peuple palestinien.

Politiquement parlant, la reconnaissance de l’OLP par Israël n’était rien de plus qu’un acte symbolique, dépourvu de toute signification concrète. De fait, cette reconnaissance n’impliquait aucune reconnaissance des droits des Palestiniens par Israël, ni aucune prise de conscience israélienne que l’occupation de la Cisjordanie, de la bande de Gaza et de Jérusalem Est devaient prendre fin.

L’expansion – absolument déchaînée – (consécutive à la signature d’Oslo) des colonies juives en Cisjordanie, sous le nez de l’OLP et de la communauté internationale, a démontré sans aucun doute possible qu’Israël n’avait en aucun cas reconnu un Etat qui se serait appelé « Palestine », et qu’il ne le ferait jamais, en dépit de l’acceptation (hypocrite) de la « feuille de route ». En effet, en principe, un pays qui veut réellement la paix avec ses voisins ne construit pas des centaines de colonies haineuses sur les terres volées à ses voisins, et ne transfère pas des centaines de milliers de ses citoyens les plus fanatiques et les plus haineux (les colons talmudiques) dans les territoires qu’il occupe. Or, à l’évidence, Israël a fait tout cela, et pire encore, tout en continuant à avoir le culot de dire au monde entier qu’il n’a pas de partenaire de paix, du côté palestinien ! ? !

La semaine dernière, tandis que le peuple palestinien des territoires occupés se voyait octroyer la chance de voter démocratiquement, il a exprimé son extrême désenchantement face à ce scandale ignominieux et il a, finalement, décidé de mettre à la poubelle la clique de menteurs corrompus qui ne lui a rien apporté, si ce n’est douze années de tromperies, de mensonges et un Etat policier sans Etat, dont le modus operandi consistait en : corruption, despotisme, népotisme, copinages et soumission absolue à l’insolence juive et au chantage américain.

Si le peuple palestinien a élu le Hamas, c’est parce qu’il a été trompé par l’OLP, couillonné par les pays arabes voisins (qui pour la plupart ne sont rien d’autre que des marionnettes obséquieuses prêtes à répondre au premier coup de sifflet de l’Amérique), berné par la communauté internationale, tout autant qu’il a été torturé et quasi décimé par un Israël insolent dont les cercles juifs [qui le représentent] en Amérique contrôlent quasi totalement la politique et les forces de répression américaines. A propos de la paix, le peuple palestinien est sincère. Mais le peuple palestinien n’est ni idiot, ni crédule. Il sait facilement reconnaître un authentique processus de paix d’un authentique processus de tromperie. Les Palestiniens se sont laissé avoir une fois. Mais ils sont échaudés, et ils ne se laisseront ni duper, ni escroquer une deuxième fois. Nous avons accordé le bénéfice du doute à ce que nous pensions être un processus de paix, mais nous n’accorderons pas le bénéfice du doute à ce qui est manifestement une entourloupe.

Il est bien vrai que le Hamas n’a pas de miracle à proposer, pour le moment, étant donné que le peuple palestinien, y compris le Hamas, sont toujours soumis à une occupation militaire scélérate et déshumanisante, qui n’est pas sans évoquer l’occupation nazie en Europe. Le Hamas sera honnête avec le peuple palestinien ; il ne cherchera pas à lui promettre des châteaux en Espagne, il ne lui fera pas des promesses fantasmagoriques basées sur un mensonge américain archi-connu et sur la fausseté sioniste classique.

De plus, le Hamas ne cèdera pas à des exigences occidentales hypocrites, qui non seulement ignorent le viol juif permanent de la Palestine et la réduction en esclavage de sa population, mais se piquent du culot d’exiger que les victimes de ce viol déploient des efforts surhumains pour complaire au violeur – Israël – et fassent montre de déférence envers ses sentiments.

Le Hamas n’évoquera pas la destruction d’Israël. Le Hamas n’est pas en capacité de détruire Israël. Et, de fait, il ne veut pas de détruire la puissance nucléaire qu’est Israël.

Mais le Hamas n’accordera pas à Israël une reconnaissance gratis, et il ne lui remettra pas, en y renonçant, son droit intrinsèque à résister à ces vils occupants étrangers. Tout a un prix, parce qu’une paix authentique ne peut être que le fruit de la justice.

Le Hamas ne sera prêt à accorder volontiers à Israël une reconnaissance de facto et une paix sine die que lorsque celui-ci acceptera de reconnaître un Etat palestinien souverain établi sur 100 % de la Cisjordanie, de la bande de Gaza et de Jérusalem Est et de laisser les réfugiés palestiniens retourner dans leurs maisons, d’où ils ont été chassés manu militari au moment de la création d’Israël, en 1948.

Le Hamas n’acceptera jamais de céder, fût-ce un centimètre carré des territoires conquis par Israël en 1967.

Inutile de préciser que les frontières du 4 juin 1967 ont une énorme valeur symbolique, en sus de leur signification politique. Il faut être Palestinien pour comprendre cette valeur symbolique, et nous ne trahirons pas nos propres âmes.

Le Hamas est par ailleurs désireux de mettre un terme à toutes les formes de résistance violente, et il est prêt à le faire, si Israël veut réellement faire montre de réciprocité en mettant un terme à son agression quotidienne délibérée, à ses assassinats, à ses démolitions de maisons et à sa terreur d’Etat organisée et institutionnalisée à l’encontre de notre peuple.

En bref ; le Hamas veut être un partenaire de paix sincère, et non un vaincu inférieur, suppliant et mendiant tout et rien auprès d’Israël et de l’Amérique : des laissez-passer jusqu’à la faveur insigne de rencontrer un jeune responsable américain prometteur.

Il existe désormais une nouvelle variété de dirigeants palestiniens avec lequel il faudra bien que le monde prenne l’habitude de discuter et de travailler.

Ces hommes et femmes, fiers et dignes, ne rentreront pas la tête dans les épaules sous les coups de bâton. Ils ne seront pas non plus attirés par de simples carottes. Ils ne se laisseront pas intimider par le chantage de la suppression des aides étrangères, comme l’a indiqué récemment le dirigeant du Hamas, Khâlid Mish’al.

La balle est dans le camp israélien et dans le camp américain. S’ils veulent une paix historique, fondée sur les résolutions de l’Onu et le principe de l’échange de terres contre la paix, le temps est venu.

S’ils disaient « non », en raison de leur nature insolente et de l’arrogance que confère le pouvoir, ils ne feraient que confirmer l’idéologie de longue date du Hamas, pour qui les mots « Israël » et « paix », mis ensemble, constituent un oxymore intrinsèque :

« Quand il y a Israël, il n’y a pas de paix. Quand il y a la paix, il n’y a pas d’Israël. On ne peut avoir les deux à la fois. »


°°°°°
Hamas will not recognize Israel in return for pie in the sky


By Khalid Amayreh
amayreh@p-ol.com
2 February, 2006

One of the main factors contributing to Hamas’s resounding electoral victory over Fatah on 25 January is undoubtedly the futility and conspicuous failure of the Oslo peace process.
Indeed, it is amply clear that the misbegotten process has utterly failed to recover Palestinian rights or even seriously alleviate Israel’s Nazi-like repression of the Palestinians.
The Oslo Agreement itself was so vague, so much so that both the PLO and Israel viewed it differently, if not contradictorily.
Israel viewed the agreement as an expedient arrangement that would, more or less, keep the occupation intact, while giving the nearly decimated Palestinians a limited autonomy whereby Israel would retain nearly all the assets and the Palestinians would receive nearly all the liabilities.
When the late Palestinian leader Yasser Arafat told his people that the agreement would eventually give them an independent state with East Jerusalem as its capital, Shimon Peres, the proverbial “peace dove,” said rather contemptuously that “we can’t stand guard at Arafat’s lips, let him dream, dreaming is not against the law.”
As to the PLO, whose leadership excelled in futile rhetoric about “liberation” and “statehood” and “Sha’ab al Jabarin” (the irresistible people of Palestine), it sought consistently to sell the Palestinians a mendacious interpretation of Oslo, namely a promise of liberation and a viable state with East Jerusalem as its capital.
In fact, nowhere was the Oslo Agreement more scandalous in its “constructive vagueness” than in the issue of mutual recognition.
The PLO, eager to extricate itself from an acute financial and political crisis following the Second Gulf War (the Iraqi invasion of Kuwait and the subsequent defeat of Iraq by an American-led coalition) agreed readily to recognize Israel without even specifying its borders.
In return, Israel never agreed to recognize a would-be Palestinian state, and only, and rather parsimoniously and reluctantly, agreed to recognize the PLO as the sole representative of the Palestinian people.
The recognition of the PLO was no more than a symbolic act, devoid of any concrete significance in political terms. In fact, the recognition didn’t imply any Israeli recognition of Palestinian rights or any realization that the occupation of the West Bank, Gaza Strip and East Jerusalem would have to be terminated.
Indeed, the subsequent unmitigated expansion of Jewish colonies in the West Bank, under the nose of the PLO and the international community, proved beyond doubt that Israel didn’t and wouldn’t recognize a state called Palestine, despite Israel’s (disingenuous) acceptance of the “roadmap.” Indeed, a country that really wants peace with her neighbors doesn’t build hundreds of hateful colonies on stolen land, and doesn’t transfer hundreds of thousands of its most fanatical and hateful citizens (the Talmudic settlers) to occupied territories. And, obviously, Israel has done all of that and more, while still having the audacity to tell the world it has no peace partner on the Palestinian side.
Last week, when the Palestinian people in the occupied territories were given the chance to vote in a democratic election, they expressed their utter disenchantment with this ignominious scandal and finally decided to trash the corrupt and lying clique which gave them 12 years of deception, lies, and a police state without a state, whose modus operandi consisted of corruption, despotism, nepotism cronyism as well as total subservience to Jewish insolence and submission to American blackmail.
The Palestinian people voted for Hamas because they have been cheated by the PLO, cheated by the neighboring Arabs states (most of which are no more than obsequious puppets at America’s beck and call), cheated by the international community, as they have been tormented and nearly decimated by an insolent Israel whose powerful Jewish circles in America control, nearly completely, American politics and polices.
The Palestinian people are sincere about peace, but they are not stupid or gullible. They can easily recognize a genuine peace process from a genuine deception process. They allowed themselves to be duped and cheated once, but they will not allow themselves to be duped and cheated again. We gave what we thought was a peace process the benefit of the doubt, but we will not give what is manifestly a deception process the benefit of the doubt.
It is true that Hamas has no miracles to offer at this time since the Palestinian people, including Hamas itself, are still under a most nefarious and dehumanizing occupation, not unlike the Nazi occupation of Europe.
Hamas will be honest with the Palestinian people and will not seek to sell them pie in the sky and will not give them fantastic promises based one classical American lies and classical Zionist mendacity.
Moreover, Hamas will not be bullied by hypocritical western demands which, not only ignore the enduring Jewish rape of Palestine and enslavement of its people, but demand that the rape victims make sustained efforts to accommodate the rapist Israel and show deference to her feelings.
Hamas will not speak about Israel’s destruction. Hamas can’t destroy Israel. And Hamas actually doesn’t want to destroy nuclear Israel.

But Hamas will not give Israel a free recognition nor will it give up the most intrinsic right to resist these vile foreign occupiers. Everything has a price, because real peace can only be the fruit of justice.
Hamas will be willing and ready to give Israel a de facto recognition, an open-ended peace, if Israel agrees to recognize a sovereign Palestinian state on 100% of the West Bank, Gaza Strip and East Jerusalem and allow Palestinian refugees to return to their homes, from which they were expelled at gun point when Israel was created in 1948.
Hamas will not accept to cede even one centimeter of the 1967 territories.
Needless to say, the 4th of June, 1967 borders have a paramount psychological symbolism, in addition to their political significance. One has to be Palestinian to understand this symbolism, and we will not betray our own souls.
Hamas is also willing and ready to halt all forms of violent resistance if Israel is willing to reciprocate and stop its wanton daily aggression, acts of murder, home demolitions and this organized, institutionalized state- terror against our people.
In short, Hamas wants to be a genuine peace partner, not an inferior vanquished supplicant begging for everything from Israel and America, from travel permits to a meeting with a junior American officials.
There is now a new breed of Palestinian leaders the world will have to deal with.
These proud and dignified people will not be bullied by sticks or induced by carrots. Nor will they allow themselves to be blackmailed by foreign aid, as Hamas Khalid Mish’al pointed out recently.
In short, the ball is in Israel’s and America’s courts. If they want a historical peace with based on UN resolutions, and the principle of land for peace, this is the time.
If they say no, because of their insolent nature and arrogance of power, then they will only be vindicating Hamas long-standing ideology that Israel and peace are an inherent oxymoron, when one appears, the other disappears.
(end)


Tragique continuité


par Khaled Amayreh (Cisjordanie), Al-Ahram Weekly online.
Original : http://weekly.ahram.org.eg/2005/767/re2.htm.
Traduit de l'anglais pour Quibla par Marcel Charbonnier

« Encager les Palestiniens dans les territoires occupés n'est pas une politique israélienne du moment : c'est la politique israélienne constante, de toujours », écrit Khaled Amayreh, depuis la Cisjordanie.

L'armée israélienne d'occupation a réimposer des restrictions draconiennes sur les civils palestiniens dans l'ensemble de la Cisjordanie. Ces nouvelles mesures répressives, interdites par la Quatrième convention de Genève, revient ni plus ni moins à encager des centaines de milliers de Palestiniens dans leurs villes, leurs villages et leurs camps de réfugiés. Elles font suite à l'interdiction de circuler imposée aux Palestiniens sur les villes reliant entre elles les villes de la Cisjordanie. Si rien n'est fait pour le contrer, l'étranglement de la population palestinienne, coïncidant avec les festivités musulmanes de l'Eïd el-Fitr, qui marquent la fin du mois de Ramadan, conduira vraisemblablement à une reprise des violences, à très grande échelle.

La semaine passée, des factions de la Résistance palestinienne, essentiellement en raison de pressions exercées par elles par l'Egypte, se sont réengagées à maintenir le calme, à condition qu'Israël fasse de même. Israël a répondu en redoublant ses assassinats ciblés et ses frappes aériennes contre des activistes potentiels de la Résistance, ainsi que contre des infrastructures civiles telles des routes, et des bâtiments, dont l'armée israélienne a prétendu qu'elles étaient utilisées par des « terroristes ». La fragilité et la mauvaise foi des « justifications » israéliennes suggèrent que le véritable objectif est tout simplement d' infliger un maximum de destructions et de punitions collectives aux Palestiniens « pour le simple plaisir » [« for the sake of it »], pour reprendre l'_expression d'un responsable de l'Autorité palestinienne.

La dernière volée de frappes aériennes en date - celles-ci sont de plus en plus fréquemment effectuées par des drones (aéronefs télécommandés sans pilote, ndt) - a eu lieu le 27 octobre : des missiles ont été tirés sur un marché bondé, au centre d'un camp de réfugiés, tuant huit personnes. Quatre des victimes étaient des mineurs, voire de jeunes enfants, qui se promenaient non loin de chez eux, après le repas festif de rupture du jeûne. Une seule, parmi ces victimes, était un activiste de la Résistance, affilié au Jihad islamique. Dix autres civils, au moins, ont été blessés par ce bombardement, dont certains sont dans un état désespéré, en raison de la gravité de leurs blessures et de leurs brûlures. Egal à lui-même, Israël n'a exprimé aucun regret à propos de la mort de ces sept civils. Au contraire, un porte-parole de l'armée israélienne a diffusé de la désinformation au sujet de cette tuerie, faisant retomber la responsabilité du carnage sur de prétendus « terroristes ».

Au cours de la semaine écoulée, l'armée israélienne a assassiné au minimum quinze Palestiniens, prétendument en représailles d'un attentat suicide réalisé à Khadera, au nord de Tel-Aviv, le 26 octobre dernier, qui a entraîné l'élimination de cinq Israéliens. C'est le groupe Jihad islamique qui avait réalisé cette opération, afin de venger l'assassinat, par un escadron de la mort de l'armée israélienne, quelques jours auparavant, de Luai Saadi, un responsable de la Résistance de rang intermédiaire, appartenant à l'aile armée de ce mouvement ; les Légions d'Al-Quds. Les « représailles » israéliennes outrageusement disproportionnées semblent indiquer qu'Israël ne se perçoit pas comme lié par le rétablissement du calme, par la 'tahdi'ah', et qu'il continue à voir dans tout combattant de la Résistance palestinienne un gibier autorisé pour ses escadrons de la mort, sans égard pour la question de savoir s'il est armé, ou engagé d'une quelconque manière contre les forces armées israéliennes, au moment où ces escadrons de la mort frappent.

Le mépris souverain affiché par Israël à l'égard du rétablissement du calme trouve son _expression non seulement dans l'assassinat quotidien de Palestiniens, mais aussi dans le blocage hermétique de la bande de Gaza, un blocus fatal pour l'économie gaziote, et qui transforme la bande de Gaza en un énorme camp de détention à ciel ouvert. La semaine dernière, une organisation de défense des droits de l'homme a déploré le fait que le blocus imposé par Israël entraînait la mort d'enfants en détresse médicale, et dont l'état de santé aurait exigé qu'on les amène à Jérusalem, voire à l' étranger, les soins nécessaires n'étant pas disponibles sur place. Tandis que la communauté internationale se bouche les oreilles et se met un bandeau sur la bouche, en se focalisant d'une manière tout à fait disproportionnée sur les remarques à l'emporte-pièce du Président iranien Mahmoud Ahmadinejad, le sort de beaucoup de Palestiniens, dont des enfants innocents et malades, est dans la balance.

Quant à la Cisjordanie, Israël y fait exactement la même chose, emprisonnant les Palestini