Éric Toussaint, Banque mondiale : le
coup d'État permanent - L'agenda caché du consensus de
Washington, Coédition CADTM (Liège)/Syllepse (Paris),
256 pages, ISBN : 2-84950-058-5, 18 .
http://www.syllepse.net/lng_FR_srub_72_iprod_298-Banque-mondiale---le-coup-d'etat-permanent.html
Présentation :
Une plongée dans les coulisses de la géopolitique et de
la finance internationale.
Contrairement à une idée reçue, la Banque mondiale
n'a pas pour mission de réduire la pauvreté. Plutôt
que combattre la pauvreté, elle la reproduit.
La Banque mondiale et son jumeau le FMI sont des instruments de subordination
des pays endettés aux intérêts des puissances les
plus industrialisées.
De leurs origines à aujourd'hui, ces institutions manifestent
une réticence certaine à considérer que le respect
des droits de l'homme fait partie de leur mandat. Elles ont systématiquement
soutenu des dictatures et la politique qu'elles mènent constitue
très souvent une violation des droits humains fondamentaux.
Il s'agit d'être lucide et de constater que le modèle de
développement tel que promu par la Banque et le FMI n'a pas permis
une amélioration des conditions de vie des populations concernées.
Le bilan humain et environnemental est sans appel : négatif.
Avec le nouveau président de la Banque mondiale, Paul Wolfowitz,
un promoteur de l'invasion de l'Irak et idéologue des néoconservateurs
aux États-Unis, cela va être pire.
Ce livre permet de comprendre les forces fondamentales qui déterminent
les politiques des grandes institutions financières internationales.
27/05/06 - En sélection
officielle à Cannes : "Indigènes", une page
oubliée de l'histoire de France
par Jean-Luc Douin, Le Monde, 26 mai 2006
C'est une page occultée de l'histoire de France qu'entend retracer
Rachid Bouchareb : 130 000 tirailleurs maghrébins et africains
s'engagèrent en 1943 dans l'armée française pour
libérer la "mère patrie" de l'ennemi nazi, que
la hiérarchie militaire coloniale appela "indigènes".
Parmi ces soldats morts au champ d'honneur, on retrouve, sur le site
Internet du ministère de la défense, les noms de Debbouze,
Bouajila, Zem et Naceri. C'est dire l'investissement des quatre acteurs
principaux de cette épopée qui, au-delà du défi
artistique, rendent hommage à leurs ancêtres.
Gardien de chèvre, Saïd (très bon Jamel Debbouze)
est déterminé à "laver le drapeau français"
avec son sang : voltigeur effaré par la violence, il devient
complice d'un sergent pied-noir et, après avoir été
charrié par ses camarades ou fait le fanfaron, finit en héros.
Yassir (Samy Naceri) est un goumier, un mercenaire qui s'est enrôlé
pour gagner de l'argent et qui fait du petit commerce en détroussant
les cadavres ; il apprend à oublier son égoïsme.
Le complexé Messaoud (Roschdy Zem) est habité par un idéal
: s'installer en France ; tireur d'élite, il tombe amoureux d'une
Marseillaise avec laquelle il ne parvient pas à garder le contact,
la censure militaire détournant son courrier.
Abdelkader (Sami Bouajila) est le seul qui sache lire
et écrire ; obsédé par la promotion et la reconnaissance
sociales autant que par l'injustice, il incarne le contestataire, reflet
d'un Ben Bella qui, déçu par le peu de reconnaissance
de la métropole à l'égard de ses chairs à
canon durant la seconde guerre mondiale, devint nationaliste.
La reconstitution historique de Rachid Bouchareb retrace
à la fois les faits d'armes de cette généreuse
piétaille arabe qui vénère autant son dieu que
sa nation, et le racisme dont elle est l'objet de la part des officiers.
Le meneur Abdelkader s'emporte contre le traitement qui est réservé
aux "bougnoules", tant au niveau des grades que de la nourriture
; une négation de la devise républicaine ("Liberté-Egalité-Fraternité")
sur un champ de bataille où "les balles allemandes ne font
pas de différence".
Autant que l'évocation de la prise d'un piton
rocheux en Italie, l'embuscade dans une forêt des Vosges qui décime
la hiérarchie "blanche" et met Abdelkader face à
ses responsabilités, la description du mépris de l'état-major
comme des troufions à l'égard d'hommes qui portent le
même uniforme nourrissent ce film populaire de qualité
qui peine peut-être à se sublimer mais reflète la
complexité des à priori raciaux. Ainsi le sergent pied-noir
Martinez (impeccable Bernard Blancan) est-il doté d'un caractère
ambigu, reniant des origines qu'il cherche à cacher et dévoilant
des limites à la fraternité qui le lie à ses hommes
de troupe.
EXAMEN DE CONSCIENCE
Le morceau de bravoure d'Indigènes est le combat que mènent
les tirailleurs contre les Allemands dans un petit village d'Alsace.
Rachid Bouchareb s'y glisse dans l'ombre du Spielberg d'Il faut sauver
le soldat Ryan, ce qui l'amène à enchaîner sur une
séquence symbolique, dont le cinéaste américain
est friand : la visite d'Abdelkader, seul survivant, soixante ans plus
tard, au cimetière militaire. Mais Bouchareb renverse le pathos
en suivant le vieil ancien combattant chez lui... un foyer Sonacotra.
On aurait mauvaise grâce à lui reprocher
ses arrière-pensées politiques. Indigènes n'entend
pas seulement inviter la France à reconnaître le mérite
de ces hommes considérés comme des sous-patriotes, ni
rappeler qu'au début des années 1960 leurs retraites et
pensions d'invalidité furent gelées. Il induit un examen
de conscience sur la manière dont, aujourd'hui, notre pays regarde
et traite ces citoyens beurs blancs rouges.
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Film français, marocain, belge, algérien de Rachid Bouchareb
avec Sami Bouajila, Roschdy Zem, Jamel Debbouze, Samy Naceri (2 h 5).
Sortie le 27 septembre. En compétition.
L'OEIL DES ZAPATISTES, Programme de courts métrages
zapatistes Réalisation collective | Mexique | 1999-2006 | 1h40
AVANT-PREMIÈRE mardi 30 mai à 20h à lespace St
Michel en présence de Carmen Castillo, réalisatrice de
"la véridique légende du sous-commandant Marcos"
1994 - 7 Place St Michel - 75005 Paris - Métro St Michel
EN SALLE A PARTIR DU 31 MAI
Une délégation de PROMEDIOS sera en France en tournée
du 25 mai au 28 juin pour déventuelles interviews.
Nous connaissons des luttes du Chiapas, lEZLN et son emblématique
Délégué Zéro, le sous-commandant Marcos,
la rencontre intergalactique « pour lhumanité et contre
le néolibéralisme », ou encore plus récemment
la marche sur Mexico, ainsi que lAutre Campagne. En revanche, nous connaissons
moins la quête dautonomie exemplaire qui caractérise les
luttes zapatistes. Celle-ci sincarne à travers des pratiques
quotidiennes qui concernent la terre, leau, léducation, la santé,
la culture. Lhistoire dune lutte est rarement racontée par ceux-là
mêmes qui la vivent et la portent. Loeil des Zapatistes, programme
de films communautaires réalisés par des membres des communautés
zapatistes au sein dune pratique vidéo collective engageant les
communautés. Ils donnent à entendre la parole de ceux
qui ne lont jamais, ils donnent à voir des réalités
quotidiennes bien éloignées de la représentation
médiatique classique.
Sortie Nationale le 31 mai
Merci de confirmer votre présence auprès de Christel CHAPIN
01 40 05 04 24 | 06 16 98 85 07 | christel@co-errances.org
contact programmation Jean-Jacques RUE 01 40 05 92 70 / jjrue@co-errances.org
Antoine SABATIER 01 40 05 96 69 / antoine@co-errances.org
Programme
http://www.co-errances.org/article.php3?id_article=867
PROMEDIOS, Communication autonome populaire zapatiste
: catalogue 2006 de films
Source : www.promedios.org
Les grands médias ne font le portrait de la dure situation du
Mexique que
depuis un point de vue extérieur. Leurs reportages font parfois
écho des
besoins politiques de l'élite dirigeante, mais ne présentent
pas de façon
pertinente la vie des oubliés, ceux privés de pouvoir
politique. Il en
résulte un racisme quotidien et une société inégalitaire
où les indigènes
subissent brutalement la loi et son absence, démunis de moyens
financiers,
sans démocratie, ni justice, ni respect pour leur culture et
leur
histoire. Les communautés indigènes du Mexique luttent
pour briser un
cycle de pauvreté et d'injustice, pour obtenir des conditions
de vie plus
dignes.
Dans leur bataille pour la justice et la démocratie, les indigènes
portent
un grand intérêt à leur capacité de communiquer
leur vision du monde.
L'information fournit la toile de fond pour un changement politique,
social et économique. L'information est un pouvoir. La redistribution
du
pouvoir est centrale pour obtenir une société juste et
démocratique. Le
Projet Médias (PROMEDIOS) nourrit des processus qui, à
travers la vidéo et
l'informatique, renforcent les indigènes dans la création
de leurs propres
médias populaires. Ces outils peuvent êtres utilisés
pour renforcer la
tolérance et la compréhension en abattant les barrières
sociales,
culturelles et idéologiques. Le pouvoir des médias populaires
tient dans
sa capacité à démontrer de réels problèmes
et solutions rencontrées et
racontées par les communautés indigènes. Les violations
des droits de
l'homme et la destruction de l'environnement sont maintenant répertoriées
par les communautés elles-mêmes, brisant ainsi la dépendance
aux grands
médias pour raconter leur histoire.
Les jeunes indigènes manquent d'opportunités éducatives,
mais regorgent
d'un puissant désir d'apprendre. En maîtrisant les outils
vidéo et
informatiques, ces jeunes se construisent et construisent l'avenir de
leurs communautés. En démystifiant la technologie, ils
prennent confiance
et ouvrent des horizons perceptibles. Les vidéos ont un rôle
d'éducation
et de communication. Chaque production est une opportunité d'apprentissage
pour les promoteurs, et ces vidéos démontrent que les
communautés
associées ont atteint une partie de leur but. Promedios travaille
avec les
promoteurs pour créer une infrastructure permettant au projet
de perdurer
avec une équipe recrutée dans les communautés et
atteindre une autonomie
complète.
En France, nous relayons ce travail par la distribution et la diffusion,
en étroite collaboration avec l'association mexicaine Promedios
et dans le
respect des décisions prises par les communautés.
PRODUCTIONS AUDIOVISUELLES DES CARACOLES
UN LONG TRAIN QUI S'APPELLE L'AUTRE CAMPAGNE
39 min. Audiovisuales de los Caracoles, Mexique, 2006.
"Écouter la parole" est la volonté première
de cette caravane qui traverse
les États du Mexique. "Prêté" par les
zapatistes, le sous-délégué zéro va
parcourir le Mexique à la rencontre de ceux qui luttent "en
bas à gauche".
Pour mieux comprendre ces événements politiques majeurs
dans l'histoire du
pays, les communautés "bases d'appui" nous livrent
à travers ce film une
sélection des discussions préparatoires, et de la traversée
du Chiapas.
FEMMES UNIES
"Mujeres unidas", 15 min. Caracol IV . Audiovisuales de los
Caracoles,
Mexique, 1999.
"Maintenant, les femmes, on travaille ensemble, ça fait
un moment qu'on a
commencé à le faire, depuis le début de la lutte.
On a commencé à nous
organiser en collectif. Une des femmes a commencé à nous
organiser,
ensemble on a formé un groupe. C'est comme ça qu'on voit
la lutte, et
maintenant on est bien contentes et tranquilles. C'est comme ça
que le
travail avance."
COOPÉRATIVE DES FEMMES POUR LA DIGNITÉ
"Sociedad cooperativa Mujeres por la Dignidad", 9 min. Caracol
II.
Audiovisuales de los Caracoles, Mexique, 2004.
Documentaire réalisé en majorité par des femmes
tzeltales. Elles
travaillent dans dix-sept villages répartis sur trois communes
: San
Andrés Sakamchen de los Pobres, San Juan Chamula et Magdalena
de la Paz.
Elles parlent de leur expérience d'organisation pour travailler
ensemble
dans la dignité.
LA VIE DE LA FEMME EN RÉSISTANCE
"La vida de la mujer en resistencia", 18 min. Carcol III.
Audiovisuales de
los Caracoles, Mexique, 2004.
En 1994 a été déclarée la "loi révolutionnaire
des femmes zapatistes". La
situation et les conditions de vie de cette partie de la population
sont
une préoccupation permanente. De nombreuses discussions posent
la question
de savoir si ces femmes traversent elles aussi un processus d'égalité
et
de libération. "La Vie de la femme en résistance"
répond à ces
questionnements par la voix des femmes zapatistes elles-mêmes.
Marqué par
le quotidien et les espaces domestiques, ce film permet de savoir comment
ont été renforcés les changements sociaux dans
ces communautés. Les femmes
des communautés en résistance nous donnent leur témoignage
et posent les
questions qu'il reste encore à résoudre.
LA TERRE EST À CEUX QUI LA TRAVAILLENT
"La tierra es de quien la trabaja", 15 min. Caracol V. Audiovisuales
de
los Caracoles, Mexique, 2004.
Ce film traite de la situation dans le village de Bolon Aja'aw, situé
dans
Le nord de l'État du Chiapas en bordure des cascades d'Agua Azul.
Le
gouvernement fédéral a vendu la terre de Bolon Aja'aw
a des compagnies
privées afin que ces dernières construisent des centres
d'écotourisme. Le
film présente une rencontre entre les autorités zapatistes
et les
fonctionnaires gouvernementaux mexicains et offre un point de vue critique
sur les conséquences réelles et pratiques du prétendu
écotourisme.
LA LUTTE POUR L'EAU
14 min. - Langues originales : tzeltal et espagnol. Municipio Autónomo
"17
de Noviembre", Caracol IV. Mexique, 2003.
Un grand nombre de communautés indiennes du Chiapas n'ont pas
accès à
l'eau potable. C'est le très sérieux sujet du film "La
Lutte pour l'eau"
qui nous montre les solutions communautaires mises en place par les
zapatistes dans ce domaine. Avec le soutien et la formation apportés
par
des personnes solidaires, beaucoup de communautés se construisent
leurs
propres systèmes d'eau potable. Des membres de ces communautés
évoquent
l'intégration de ces projets dans leurs lutte pour l'autonomie.
C'est
aussi l'occasion d'évoquer les améliorations en matière
sanitaire et de
présenter les réflexions autour de la préservation
des retenues d'eau. Ce
film permet d'étendre la dimension de cette forme de résistance
active à
celle, plus globale, du refus des "mégaprojets" de
développement comme
celui du Plan Puebla-Panama.
LA TERRE SACRÉE
18 min. 30 s. - Langues originales : tzeltal et espagnol. Municipio
Autónomo "17 de Noviembre", Caracol IV. Mexique, 2000.
Ce film propose un récit original de l'exploitation des terres
et de ses
habitants originels par les grands propriétaires du Chiapas.
Il donne à
voir comment les peuples mayas se sont organisés contre cette
oppression
depuis des siècles mais aussi leurs luttes pour récupérer
leurs droits et
les terres qui leur ont été violemment arrachées.
TRAVAUX COLLECTIFS EN RÉSISTANCE
17 min. - Langues originales : tzeltal et espagnol. Municipio Autónomo
"El
Trabajo", Caracol V. Mexique, 2000.
"Travaux collectifs en résistance" est un film produit
par des Indiens
tzeltales de la région nord du Chiapas. Nous y découvrons
de manière
simple et claire ce que les communautés en rébellion entendent
par
"autonomie" en la pratiquant au jour le jour. Les travaux
collectifs font
partie de la culture des communautés indiennes, mais ils sont
avant tout
leur ultime moyen de survie aujourd'hui. Leurs armes pour combattre
l'exclusion et l'oubli se nomment production d'aliments, éducation
autonome, préservation culturelle et maintien de leur unité.
MUT VITZ - L'EFFORT INDIGÈNE COOPÉRATIF
27 min. - Langues originales : tzotzil et espagnol. Municipio Autónomo
"San Juan de la Libertad", Caracol II. Mexique, 2000.
Documentaire présentant la culture biologique du café
par certaines
communautés zapatistes au Chiapas. A travers le regard des producteurs
de
ce café, nous découvrons les pratiques culturales communautaires
mais
aussi les efforts réalisés pour étendre les zones
de commercialisation. Ce
film nous permet d'apprécier les premiers résultats de
cette jeune et
modeste coopérative qui a privilégié les valeurs
du commerce équitable :
cultiver le café suivant des méthodes écologiques
et le récolter dans la
dignité.
CHANT DE LA TERRE
"Son de la tierra", musique traditionnelle des Hautes Terres
du Chiapas.
16 min. 40 s. - Langue originale : tzotzil. Municipio Autonomo San Andrés
Sakamch'en de los Pobres. Mexique, 2002.
Parmi les multiples pratiques culturelles des peuples autochtones du
Chiapas, la musique est une tradition à la fois vivante et menacée.
Réalisé par un jeune vidéaste des Hautes Terres
du Chiapas, ce film donne
une aspect concret à une partie des revendications populaires
: le droit à
conserver une culture spécifique. Le regard du réalisateur
questionne les
origines, l'inspiration des musiciens et l'idée qu'ils se font
de l'avenir
de leur musique.
LE POTAGER DE ZAPATA
18 min. 30 s. - Langues originales : espagnol et tzeltal. Municipio
Autonomo San Manuel. Mexique, 2002.
Filmé par des vidéastes indigènes de la communauté
autonome Emiliano
Zapata, ce document nous permet de mieux comprendre certains des projets
communautaires des zapatistes. Un potager collectif rassemble les
habitants de ce village comme un acte visible de résistance aux
logiques
de développement rural imposées par la "globalisation"
de l'économie.
"Nous ne voulons pas que les choses redeviennent comme avant. Maintenant,
nous avons notre terre où travailler et avec elle nous pourrons
nous
nourrir et nourrir nos enfants."
XULUM'CHON
Tisserandes en résistance sur les Hautes Terres du Chiapas.
15 min. 30. - Langue originale : tzotzil. Municipio Autonomo San Juan
de
la Libertad. Mexique, 2002
Comme pour le café et d'autres productions, certaines femmes
ont décidé de
s'organiser en coopératives autonomes des pouvoirs officiels.
L'artisanat
est à la fois la récupération de savoir-faire et
une des armes pour
continuer la résistance en tissant aussi des liens avec l'étranger.
ÉDUCATION EN RÉSISTANCE
21 min. - Langues originales : tzeltal et espagnol. Municipio Autónomo
"Francisco Gómez", Caracol III. Mexique, 2000.
Dans leurs efforts pour résister et organiser l'autonomie de
leurs
communautés, les zapatistes mettront en place une éducation
où se
pratiquent les langues indiennes, où l'on cherche à respecter
l'individu
tout en lui expliquant son lien avec la communauté et ses traditions.
Les
témoignages d'enseignants, de personnes n'ayant pas été
à l'école ou y
ayant été maltraitées renforcent le constat d'inadaptation
voire
d'inexistence de programme gouvernemental d'éducation en pays
indien. Une
critique de fond est valorisée par des pratiques visibles malgré
les
moyens limités et l'incertitude liée au conflit au Chiapas.
LA GUERRE DE LA PEUR
Les paramilitaires à l'?uvre au Chiapas. 26 min. - Langues originales
:
espagnol, tzeltal et chol. Municipio Autonomo "El Trabajo".
Mexique, 2002.
Les habitants de la région de Roberto Barrios, près du
site archéologique
maya de Palenque, qu'ils soient zapatistes ou non, sont victimes de
multiples agressions et provocations. Ce film retrace plusieurs évènements
récents qui témoignent de la volonté de faire s'enliser
les conflits et de
pourrir les relations sociales au sein des communautés paysannes.
Insultes, destructions d'écoles communales, impunité pour
les
paramilitaires et leurs dirigeants, règlements de comptes des
narcotrafiquants maquillés en exactions zapatistes, le quotidien
ressemble
à une guerre civile qui ne dit pas son nom. Le style des réalisateurs
de
ce film révèle la modernité de la pensée
de ces peuples : démonter le
discours lénifiant des autorités en faisant tomber les
masques des
responsables. On y entend certains chefs paramilitaires mais aussi des
avocats, défenseurs des droits humains, synthétiser la
problématique de la
"guerre de basse intensité".
LA RÉSISTANCE
20 min. 30 s. - Langue originale : espagnol. Municipio Autónomo
"Francisco
Gómez", Caracol III. Mexique, 2001.
Ce documentaire traite de la présence de l'armée fédérale
mexicaine dans
les communautés indiennes du Chiapas. Six brefs récits
de la répression
perpétrée par l'armée et la police mexicaines pour
plonger notre regard
dans la résistance d'hommes, de femmes et d'enfants qui réclament
depuis
des années le retrait des troupes fédérales de
leurs communautés.
CARACOLES
Les nouveaux chemins de la résistance. 42 min. Langue orginale
: espagnol.
Caracoles II, III, IV et V. Mexique, 2003.
Depuis 1994, les peuples indiens zapatistes ont créé
une trentaine de
communes autonomes en rébellion qui couvrent plus de la moitié
du
territoire de l'État du Chiapas. Ces regroupements de communautés
en
résistance cherchent à résoudre les problèmes
posés par leur volonté de
s'autogouverner. Pour cela et pour construire un pont plus direct avec
le
monde, les communes autonomes annoncent la naissance des Caracoles.
Une
invitation est lancée pour célébrer cet heureux
événement en territoire
zapatiste les 8, 9 et 10 août 2003. "Ils racontent qu'on
utilisait le
caracol pour rassembler la communauté, pour que la parole circule
d'une
personne à l'autre et que naisse l'accord... Le caracol était
cet
instrument qui fait que l'oreille entende la parole même la plus
lointaine." Sous-commandant insurgé Marcos.
LE SILENCE DES ZAPATISTES
12 min. 40 s. Langue originale : espagnol. Municipio Autonomo San Pedro
de
Michoacan. Mexique, 2001.
Le 2 décembre 2000, au lendemain de l'entrée en fonction
du nouveau
gouvernement mexicain de Vicente Fox, l'Armée zapatiste (EZLN)
rompt un
silence de plusieurs années et annonce sa décision d'aller
à Mexico pour
exiger la ratification des Accords de San Andrés sur les droits
et la
culture indigènes. Le silence des zapatistes était la
réponse à l'attitude
belliqueuse et sournoise des autorités mexicaines. Ce film est
un
témoignage unique puisque tourné par des zapatistes qui
nous présentent
les diverses formes de résistances et de mobilisations pacifiques
des
communautés indigènes contre la présence militaire
sur leurs terres.
PAROLES ZAPATISTES CONTRE L'INJUSTICE
33 min. 40 s. - Langues originales : espagnol et tzeltal. Mexique, 2002.
Ce film retrace une étape récente de la lutte des peuples
indigènes du
Mexique. A travers la mobilisation de la caravane pour la dignité,
en
2001, on perçoit la force d'un mouvement pour l'autonomie qui
s'est fait
national depuis quelques années. Les morceaux choisis dans ce
film
établissent les parallèles entre les paroles des discours
zapatistes et la
réalité vécue dans les communautés du Chiapas.
Les témoignages des
personnes encerclées par l'armée, harcelées et
agressées par les
paramilitaires sont les réponses concrètes que les autorités
ont apportées
aux revendications des mouvements indigènes. Une mise au point
indispensable pour qui veut comprendre la portée des mobilisations
récentes et à construire.
PRODUCTIONS PROMEDIOS ET COPRODUCTIONS
REGARD À L'INTÉRIEUR - La militarisation au Guerrero
"Mirada hacia dentro", 35 min. Promedios, Mexique, 2005
Inés et Valentina, deux femmes indigènes de la région
la Montaña de
Guerrero, ont été violées par des membres de l'armée
fédérale mexicaine.
L'organisation des peuples indigènes Me Phaa (OIPM) partage cette
histoire
qui est en réalité l'histoire de nombreuses communautés
indigènes du
Guerrero. Ce documentaire présente les facteurs économiques
politiques et
sociaux qui conduisent à ces viols. Il aborde aussi les effets
déstabilisants de la présence militaire dans les communautés
indigènes.
Radio Ñomndà
10 min. Promedios, Mexique, 2005
La Parole de l'eau, première station de radio à émettre
en langue amuzga
et à satisfaire les besoins de communication de la commune autonome
Suljaa. Cette radio couvre la quasi-totalité du territoire occupé
par le
peuple amuzgo et est aussi écoutée dans plusieurs communautés
mixtes,
métisses et noires de la Costa Chica du Guerrero et dOaxaca.
Son
existence renforce l'autonomie des peuples indigènes de la région
ainsi
que leur identité et leur culture.
VIVA LA VIDA !
1er janvier 2003, la prise de San Cristobal. 10 min. - Langue originale
:
espagnol. Promedios A.C., Indymedia Chiapas, Canoa. Mexique, 2003.
La prise militaire de San Cristobal de Las Casas en 1994 est une date
phare de la symbolique de lEZLN. Neuf ans après, les zapatistes
rappellent leur présence en reprenant possession de la ville
pacifiquement
pour y célébrer la nouvelle année et affirmer leur
lutte pour la vie dans
une ambiance festive. "40 000 indigènes la machette levée"
annonceront les
journaux mexicains. Une épine dans la botte du président
Fox, qui ne cesse
d'annoncer que la guerre au Chiapas est terminée.
UN CHEMIN VERS L'ESPOIR
Mémoire et résistance des déplacés de guerre
du Chiapas. 46 min. - Langue
originale : tzotzil et espagnol. Promedios et Centre des droits humains
Fray Bartolome de las Casas. Mexique, 2001.
Depuis 1995, en multipliant les effectifs de l'armée et en soutenant
les
groupes paramilitaires, le pouvoir mexicain a livré une guerre
occulte
mais bien réelle. L'ennemi ? Pas seulement les rebelles de l'EZLN
mais
tous les peuples indigènes cherchant à s'organiser, même
de façon
pacifique, pour lutter contre de multiples formes d'injustice. L'une
des
preuves irréfutables de cette guerre a été le déplacement
de milliers de
personnes, forcées d'abandonner leurs villages et les terres
ancestrales.
Ces milliers de réfugiés survivent, encore aujourd'hui,
comme des
"réfugiés de l'intérieur". Ce film nous
fait entrer dans la mémoire de ces
déplacés, dans leurs souffrances, sans voyeurisme, et
dans leurs luttes
intransigeantes pour obtenir justice et retour sur leurs terres.
QUAND LA JUSTICE SE FAIT PEUPLE
26 min. - Langue originale : espagnol. Promedios A.C. et Coordination
régionale des autorités communautaires de la Costa Chica
et Montaña du
Guerrero. Mexique, 2002.
Ce film documentaire, réalisé en collaboration avec la
Coordination
régionale des autorités communautaires de la Costa Chica
et Montaña de
l'État du Guerrero, raconte les efforts que font les communautés
de ces
régions pour lutter contre la violence qui y sévit. La
violence est
rarement un phénomène "gratuit". L'objectif
de ce documentaire est
d'apporter des preuves de la complicité des autorités
de l'État dans
l'existence d'une délinquance organisée. Ces communautés
ont ainsi décidé
de mettre en place une police communautaire qui soit l'instance de justice
des communautés de la région.
DÉFENDRE LES FORÊTS
La lutte des paysans écologistes du Guerrero, 18 min. - Langue
originale :
espagnol. Promedios A.C. et Organisations des paysans écologistes
des
montagnes du Petatlán et Coyuca de Catalán. Mexique, 2000.
Au sud du Mexique, dans l'État du Guerrero, la déforestation
de certaines
montagnes a commencé dans les années 1950. Vingt ans plus
tard, sous le
gouverneur Ruben F. Figueroa, elle s'est accélérée.
Mais avec la coupe des
arbres sont aussi arrivés les militaires et la répression
sanglante dans
les communautés paysannes du Guerrero. En 1994, la déforestation
culmine
avec l'entreprise multinationale BOISE CASCADE. Elle laisse un désert
en
lieu et place des milliers d'hectares de forêts : sources asséchées,
sols
appauvris et disparition de nombreuses espèces de la faune et
la flore. Ce
film raconte les luttes depuis 1998 pour stopper l'exploitation
forestière.
DVD (sortie prévue second semestre 2006 - souscription en ligne
sur
http://www.promedios.org
Huit compilations sont des productions Audiovisuales de los Caracoles
(vidéos réalisées par les zapatistes) :
Compilation 04 : Terre sacrée + Education en résistance
+ Femmes unies
Compilation 05 : Potager de Zapata + Mut Vitz
Compilation 06 : La Résistance + La Guerre de la peur
Compilation 07 : Le Silence des zapatistes + Paroles zapatistes
Compilation 08 : La Vie de la femme en résistance + Xulum'chon
+
Coopérative des Femmes pour la Dignité
Compilation 09 : La Lutte pour l'eau + Travaux collectifs + La Terre
est à
ceux qui la travaillent
Compilation 10 : Viva la vida ! + Caracoles
Compilation 13 : Un long train qui s'appelle l'Autre Campagne (réunions
préparatoires et plénière)
Deux compilations sont des productions Promedios réalisées
au Guerrero :
Compilation 11 : Défendre les forêts + Quand la justice
se fait peuple
Compilation 12 : Regard à l'intérieur, la militarisation
au Guerrero +
Radio Ñomndaa
Prix de vente : 20 euros / DVD (sauf compilation 13 : 15 euros)
Prix de vente pour consultation - mise à disposition : 90 euros
Disponibles en VHS
K7 n° 2 (contient un film au prix de 15 euros TTC.)
UN CHEMIN VERS L'ESPOIR. Mémoire et résistances des déplacés
de guerre au
Chiapas.
K7 n° 3 (contient 3 films courts au prix de 20 euros TTC.)
LA GUERRE DE LA PEUR
LE POTAGER DE ZAPATA
LE SILENCE DES ZAPATISTES (VHS PAL, sous-titrage français)
K7 n° 4 (contient 3 films courts au prix de 20 euros TTC.)
CHANT DE LA TERRE
XULUM'CHON
LE POTAGER DE ZAPATA
K7 n° 5 (contient un film court et un moyen métrage au prix
de 20 euros TTC.)
PAROLES ZAPATISTES CONTRE L'INJUSTICE
LE SILENCE DES ZAPATISTES
K7 n° 6 (contient 3 films courts au prix de 20 euros TTC.)
LA LUTTE POUR L'EAU
TRAVAUX COLLECTIFS EN RÉSISTANCE
MUT VITZ
K7 n° 7 (contient 3 films courts au prix de 20 euros TTC.)
LA TERRE SACRÉE
ÉDUCATION EN RÉSISTANCE
LA RÉSISTANCE
K7 n° 8 Guerrero (contient 2 films courts au prix de 15 euros TTC.)
DÉFENDRE LES FORÊTS
QUAND LA JUSTICE SE FAIT PEUPLE
K7 n° 9 (contient un court et un moyen métrage au prix de
20 euros TTC.)
VIVA LA VIDA !
CARACOLES
PROMEDIOS France
Distribution et festivals
Goche - Tél. 06 22 33 29 72
promedios.fr@promedios.org
PROMEDIOS Chiapas
promedia@laneta.apc.org
Atlas Alternatif, Ouvrage Collectif coordonné
par Frédéric Delorca, éditions Le temps des cerises,
372 pages, 20
Au cours des quinze dernières années, la violence de lexploitation
capitaliste na cessé de se développer de par le monde,
encouragée par des structures étatiques nationales ou
multinationales. Cette violence sest accompagnée, sur le plan
politique, dune forme de néo-colonialisme généralisé.
Privé des alibis de la guerre froide, limpérialisme politique
et militaire occidental sest abrité sous les oripeaux médiatiques
de la défense des droits de lhomme pour renforcer lhégémonisme
de la superpuissance américaine et de ses alliés.
Afin de contribuer à linformation des opinions publiques façonnées
par le point de vue unilatéral des grands groupes médiatiques,
et à la mobilisation des forces de résistance, il nous
est apparu nécessaire de publier un ouvrage qui présente,
sans ethnocentrisme, une vision objective et factuelle de létat
de la domination occidentale dans le monde et des méfaits quelle
occasionne.
Pour ce faire, nous avons réuni une équipe de 42 contributeurs
- journalistes, universitaires, militants issus dhorizons culturels
très variés. Situé résolument à gauche,
léventail des contributeurs reflète cependant la diversité
du courant progressiste socialisme libertaire, communisme(s), altermondialisme?
On peut ainsi espérer que cet ouvrage, comme une instrument de
connaissance et de luttes, contribuera à renforcer lopposition
aux technostructures dominantes, dans la poursuite dun idéal
démancipation des peuples.
Auteurs:
Amady Aly Dieng, Samir Amin, Nils Andersson, Dennis Arnold, Nicolas
Bárdos-Féltoronyi, Bert de Belder, Wim Benda, Georges
Berghezan, Christopher Black, Danielle Bleitrach, André Bourgeot,
Rebecca Butwinian, Wim De Ceukelaire, Bruno Drweski, Jean Duval, Alvise
Forcellini, Bernard Founou Tchuigoua, François Gobbe, Claudio
Gramizzi, Antoine Hermant, Rémy Herrera, Henri Houben, Raoul
Marc Jennar, Diana Johnstone, Georges Labica, Karim Lakjaa, Rubén
Laufer, Ivan Lavallée, Mwadhini O. Myanza, Kim Petersen, Vijay
Prashad, André Prenant, Mario Rapoport, Emir Sader, Aasim Sajjad
Akhtar, Riza Saygili, Morad Shirin, Julien Thorez, Pierre Thorez, Pol
de Vos, Raúl Zibechi.
Tanya Reinhart, L'héritage de Sharon.
Détruire la Palestine, suite, éditions La Fabrique, 239
pages ; 15 . En librairie le 27 avril
Au moment où ce livre paraît, en avril 2006, le monde occidental
est encore sous le charme de la légende de Sharon, de l'histoire
du grand tournant qu'il a imposé à la politique israélienne.
Depuis l'évacuation des colonies de Gaza, le discours dominant
veut qu'Israël ait parcouru sa part du chemin vers la solution
du conflit. Comment est-il possible que Sharon, le dirigeant le plus
brutal, le plus raciste, le plus manipulateur qu'Israël ait jamais
connu, ait terminé sa carrière politique en héros
de la paix ?
Ce livre retrace l'histoire de l'occupation israélienne de la
Palestine depuis 2003. Il montre quà travers toutes les étapes
- depuis la « feuille de route » jusquau « désengagement
» à Gaza, Sharon na jamais changé. Ses buts et ceux
de ses successeurs sont restés les mêmes : maintenir étanche
la prison Gaza, transformer la Cisjordanie en un système d'enclaves
fermées, confisquer les terres palestiniennes grâce au
trajet du mur de séparation. L'armée, qui représente
le véritable pouvoir en Israël, appliquera sans états
d'âme le testament de Sharon et pour cela, l'arrivée au
pouvoir du Hamas constitue un prétexte idéal.
Seule la lutte conjointe des Palestiniens, des Israéliens et
des internationaux le long du mur est capable de faire obstacle à
ce redoutable héritage.
Comme Détruire la Palestine, ou comment terminer la guerre de
1948 (La Fabrique, 2002), ce nouvel opus impitoyable de Tanya Reinhart
a comme source quasi exclusive la presse israélienne. Il est
conduit avec la rigueur et lindignation froide dune des rares intellectuelles
israéliennes qui avaient prédit et expliqué léchec
du « processus de paix » initié par les accords dOslo,
il y a maintenant douze ans.
Tanya Reinhart est professeur de linguistique aux universités
de Tel-Aviv et dUtrecht. Elle tient une chronique bimensuelle dans le
plus grand quotidien israélien, Yediot Aharonot. Son précédent
livre, Détruire la Palestine ou comment terminer la guerre de
1948 a reçu un accueil remarquable en France et aux États-Unis.
Le présent ouvrage sera publié simultanément en
français et en anglais (Verso, Londres et New York).
À découvrir sur la toile
http://www.abolition.fr
Ce site, animé par l'association Ensemble contre la peine de
mort, offre une information de qualité sur la peine de mort partout
sur terre. Il publie un mail mensuel auquel on peut s'abonner en allant
sur le site. Voici les titres du mail de l'abolition n° 35 d'avril
2006. Pour lire les informations, aller sur le site.
Le mail de l'abolition
3ème Congrès mondial contre la peine de mort
FEVRIER 2007 / PARIS, CAPITALE MONDIALE DE L'ABOLITION
Le 3ème Congrès mondial contre la peine de mort se tiendra
à Paris du 1er au 3 février 2007. Après Strasbourg
et Montréal, Paris accueillera des centaines d'abolitionnistes
du monde entier, acteurs de la société civile, politiques,
juristes, citoyens
Paris 2007, sera résolument tourné vers le Maghreb et
le Moyen Orient. Emmanuel Decaux et Eric Prokosch en pilotent le Comité
scientifique.
>> Paris, capitale mondiale de l'abolition par Michel Taube.
>> EMMANUEL DECAUX : « L'abolition n'est plus hors de portée»
>> ERIC PROKOSCH : « Je ferai tout ce qui est en mon pouvoir
pour contribuer au succès du combat abolitionniste »
A la Une !
Journée mondiale 2006 : à vos agendas !
Le 10 octobre 2006 se tiendra la IV ème édition de la
Journée mondiale contre la peine de mort, organisée par
la Coalition mondiale contre la peine de mort, et soutenue officiellement
par l'Union européenne et le Conseil de l'Europe. A cette occasion,
des centaines d'initiatives se tiendront sur le thème «
La peine de mort, les échecs de la justice » : exécutions
de personnes innocentes, discriminations, procès bâclés,
conditions de détention inhumaines
>> En savoir plus... <http://feedbackv6.dolist.net/id.asp?l=137064-439083-13042431-751-0>
Conseils pour correspondre avec un condamné à mort
De nombreux condamnés à mort américains recherchent
désespérément une personne avec laquelle entreprendre
une correspondance : pour rompre leur isolement avant tout, mais aussi
raconter leur vécu, et s'évader de leur quotidien en partageant,
par l'intermédiaire du courrier, le vécu d'une existence
normale, celle de leur correspondant.
>> Lire la suite... <http://feedbackv6.dolist.net/id.asp?l=137060-439083-13042431-751-0>
LE SITE DU MOIS / D.R.I.V.E.
Ce site anglophone se veut le porte-parole du mouvement D.R.I.V.E. (Death
Row Inner-communalist Vanguard Engagement), initié en novembre
2005 par 5 condamnés à mort de Polunsky Unit à
Linvingston (Texas), qui mènent une protestation non-violente
en réaction à leurs conditions inhumaines de détention.
Ce site explique les causes du mouvement et les actions entreprises
pour faire aboutir ses revendications.
>> Consulter le site... <http://feedbackv6.dolist.net/id.asp?l=137070-439083-13042431-751-0>
L'Actualité de la peine de mort
Monde / 20 000 personnes attendent leur exécution
Le 19 avril dernier, Amnesty International a publié son rapport
annuel sur la peine de mort. A l'heure actuelle, plus de 20.000 personnes
dans le monde attendent d'être exécutées par leur
gouvernement. En 2005, 5 186 condamnations à mort ont été
prononcées dans 53 pays, et au moins 2148 personnes ont été
exécutées dans 22 pays.
>> Lire la suite <http://feedbackv6.dolist.net/id.asp?l=137065-439083-13042431-751-0>
Philippines / 1000 condamnations à mort commuées
Le 15 avril 2006, lors du message pascal adressé à la
nation, la présidente philippine Gloria Macapagal-Arroyo a annoncé
que toutes les condamnations à mort du pays seraient converties
en peine de prison à vie.
Dans son message, la présidente a précisé que quiconque
commettait des erreurs devait avoir la possibilité de les rattraper.
On estime que plus de 1000 condamnés à mort vont bénéficier
de cette mesure de clémence.
>> Lire la suite <http://feedbackv6.dolist.net/id.asp?l=137066-439083-13042431-751-0>
Etats-Unis / Zacarias Moussaoui passible de la peine de mort
Lundi 3 avril, le jury fédéral du tribunal d'Alexandria
(Virginie, Etats-Unis) a tranché : le Français Zacarias
Moussaoui, seul suspect poursuivi dans le cadre des attentats du 11
septembre 2001, pourra être condamné à mort. Le
jury a considéré que Moussaoui avait menti au FBI lors
de son arrestation et jugé que ses mensonges étaient responsables
en partie des morts provoqués par les attentats. Son procès
va entrer dans une deuxième phase qui déterminera s'il
doit ou non être exécuté. Le jury devrait se prononcer
d'un jour à l'autre.
>> >> LIRE TOUTES LES NEWS <http://feedbackv6.dolist.net/id.asp?l=137068-439083-13042431-751-0>
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Noirs", film-enquête sur l'identité noire en France
(1ère diffusion sur France 5 le dimanche 7 mai à 16H30)
La question de l'identité et de la représentation des
Noirs au sein de la société française, celle de
l'impact de l'esclavage, puis de la colonisation, ou celle sur l'existence
d'une communauté noire: ces interrogations ont guidé l'enquête
d'Arnaud Ngatcha pour son film "Noirs".
Réalisé par Jérôme Sesquin, ce documentaire
(85 minutes), qui a nécessité un an de travail, est riche
en témoignages, notamment ceux de l'écrivain antillais
Aimé Césaire et de la députée de Guyane
Christiane Taubira, rapporteur à l'Assemblée nationale
de la loi de 2001 reconnaissant l'esclavage et la traite négrière
comme crimes contre l'humanité.
"La mémoire vivante, actuelle, chez les communautés
issues de l'esclavage se vit encore sous le mode de la blessure",
déclare dans le film Jacky Dahomey, membre du Haut Conseil à
l'intégration.
Avec des images d'archives, "Noirs" évoque l'histoire
de l'esclavage aboli en 1848 par la France, l'histoire de la colonisation
et celle plus récente de
l'immigration africaine. Ces chapitres historiques sont liés
entre eux par les nombreux témoignages, souvent émouvants,
recueillis aux Antilles, dans l'Hexagone et au Sénégal.
"Je ne voulais pas faire un film historique. Je me suis interrogé
sur les formes de représentation des Noirs que ces événements
historiques, l'esclavage et la colonisation, ont pu laisser dans la
société française", a expliqué à
l'AFP le journaliste Arnaud Ngatcha, dont le père est d'origine
camerounaise et la mère est Française.
Evoquant des adolescents rencontrés dans un collège d'Epinay-sur-Seine
(Seine-Saint-Denis) pour son film, Arnaud Ngatcha a souligné
que ces jeunes Noirs "se sentent vraiment Français mais
ils ont le sentiment qu'on ne les voit pas comme ça".
S'adressant dans le documentaire à Jean-Claude Tchicaya, Noir,
adjoint au maire de Bagneux (Hauts-de-Seine), l'un de ces collégiens
relève que "ça fait du bien de savoir que les Noirs
ne sont pas seulement bons pour le foot, le basket, la musique".
Que des Noirs réussissent dans d'autres domaines, "ça
donne envie d'y croire", ajoute-t-il.
En France, "il y a bien un racisme, une hiérarchie sociale
qui est fondée
sur une hiérarchie des couleurs", indique Jacky Dahomey.
Le "complexe de
supériorité" de l'Europe "traduit en même
temps le mépris de l'autre", estime Aimé Césaire.
Basée sur la couleur de la peau, "la discrimination est
la même pour tout le monde", Antillais ou Africains, et la
nationalité française "n'est pas du tout
une carapace contre la discrimination", déclare Patrick
Lozès, président du
Conseil représentatif des associations noires (Cran).
Ici, "on a du mal à associer Français à une
autre couleur que blanc" car
être Noir et Français, ce n'est pas considéré
comme "logique", témoigne Hassatou Ba, étudiante
à Science-Po, Française "d'origine sénégalaise".
Parmi les autres personnes interrogées figurent Kofi Yamgnane,
ex-secrétaire d'Etat à l'Intégration, les écrivains
Gaston Kelman (auteur notamment de "Je suis Noir et je n'aime pas
le manioc") et Maryse Condé, le rappeur Disiz La Peste ou
l'historien Pascal Blanchard.
Diffusé à l'occasion de la commémoration le 10
mai en métropole de
l'abolition de l'esclavage, "Noirs" sera proposé sur
France 5 le dimanche 7 mai à 16H30 et le mercredi 10 mai à
20H00, puis sur France 3 le vendredi 12 mai à 23H25.
Source : AFP, 27 avril 2006
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