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À lire, à voir, à entendre

 

Exposition-vente de photos des Panthères noires à Paris


Photographies de Ruth-Marion Baruch - Candice Bergen - Donald Cunningham - Jack Davis - Pirkle Jones - Mellaine King-Hank Lebo - Jeffrey Scales - Stephen Shames - Lauryn Williams ­ et diverses sources anonymes, En partenariat avec la fondation Huey P. Newton d'Oakland, Californie
Nova Radio - Arte Actions Culturelles - Mousswear.com - Nàsuba Gold Corporate
Vidéo & wall-paintings de Mounir Fatmi
Il y a 40 ans exactement, naissait le Black Panther Party -initialement «Black Panther Party for self-defense»-, mouvement né de la lutte pour les droits civiques et créé par Huey P. Newton et Bobby Seale sur un campu s californien. Comme le Black Power avant lui, dirigé par le charismatique Malcom X, le Black Panther Party a marqué l'histoire comme étant un mouvement noir-américain prônant l'auto-défense et la mise en place de milices de protection contre les abus policiers et les arrestations injustifiées que subissait la population noire aux Etats-Unis. Caractérisé par son uniforme (béret noir, veste en cuir noir et Kalachnikov au poing) et ses velléités politiques et associatives (Free breakfast for children), ce parti connut une montée en puissance nationale et l'appui de célébrités, notamment de Marlon Brando et Jane Fonda, avant de s'effondrer en 1972, miné par les pressions du F.B.I et les tensions internes.
L'exposition à La B.A.N.K, «Black Panther Party for self-defense !!», est une présentation inédite de 62 clichés du célèbre mouvement noir-américain, saisis entre 1966 et 1972. Ces photographies témoignent des facettes emblématiques et de celles moins connues du mouvement, tiraillé entre idéologie révolutionnaire, ferveur nationaliste et ambitions personnelles . Ce sont les images des enfants brandissant le poing devant les sacs de nourriture collectée, vision tiers-mondiste dans un pays en pleine explosion capitaliste. Ou encore celles des parades d'hommes, aux postures militaires, aux regards graves, escortant les cercueils des leaders morts trop tôt. On trouve une résonance intemporelle dans la vue de ces foules contrastées qui témoignaient à l'époque d'un désir unanime d'incarner un changement. C'est aussi le quotidien de quelques-uns, parmi tous les acteurs de ces événements, que l'histoire aura retenu : Huey P. Newton, Bobby Seale, Eldridge et Kathleen Cleaver, Fredrika Newton, David Hilliard, George Jackson, ....
Prologue de sa prochaine exposition, la vidéo et les week-end paintings de Mounir Fatmi se positionnent en toile de fond et témoin contemporain. Comme une mise à jour historique, ils forcent ces images du passé à s'appliquer à l'actualité, en bouleversant la chronologie établie et en posant la question de la limite entre self-defense et violence.
Parrainée par la fondation Huey P. Newton d'Oakland, cette rétrospective s'inscrit aussi dans le paysage contemporain comme un modèle récurant, avec l'auto-défense comme nécessité.
La B.A.N.K, 42, rue Volta - 75003 Paris - M° Arts & Métiers - Exposition jusqu'au 27 mai 2006, du lundi au samedi de 11 à 19 h. Des clichés sont disponibles à la vente
Renseignemenst au 01 42 72 06 90 ou ecrire@bankgalerie.com

 

 

Le Plan B, le nouveau journal de critique des médias et d'enquête sociale


Le Plan B existe !
Issu de la fusion de deux titres de la presse alternative, PLPL et Fakir, Le Plan B est un journal de critique des médias et d'enquêtes sociales.
Le premier numéro du Plan B est dans les kiosques depuis le 10 mars 2006.
Bimestriel - 2 euros - prochain numéro le 13 mai 2006
EDITO
Le premier numéro du Plan B est dans les kiosques.
Pour la première fois depuis l'invention de l'imprimerie, une publication détruit ce qui vous opprime et éclaire ce qui vous libère.
Pourquoi Le Plan B ? Parce que le plan A et son modèle économique expirent. La transformation sociale n'est pas seulement souhaitabl e : elle est urgente. Mais le Parti de la presse et de l'argent fait obstacle au projet d'un autre monde : celui-ci lui convient tout à fait bien !
Journal de critique des médias, Le Plan B crève les haut-parleurs de la résignation qui répètent depuis un quart de siècle : « C'est comme ça, on n'y peut rien ». Il informe sur l'information, son fonctionnement, ses dévoiements, ses cadors. Il n'épargne ni les artistes tirelire, ni les intellectuels à gages, ni les chefs narcissiques de la contestation.
Journal d'enquêtes sociales et de reportages, Le Plan B rend la parole à tous ceux que les journalistes ont voulu enterrer sous leur mépris. Il montre les intérêts communs des gens et des peuples que les puissants s'emploient à opposer.
Devant lui, les rires sardoniques se libèrent et les « experts » tout-terrains détalent. Féru d'histoire populaire, Le Plan B rappelle avec tendresse que les sans-culottes suspendent parfois aux réverbères les hérons empanachés. Le P lan B est un journal indépendant, financé exclusivement par ses lecteurs ; son capital est réparti à parts égales entre ses fondateurs ; la publicité y est hors-la-loi. Il n'est lié à aucune organisation politique et s'oppose à la fois aux patrons qui plastronnent, à la droite qui les engraisse, à la gauche qui les courtise. Issus d'un travail collectif, les articles du Plan B ne sont pas signés.
Le Plan B existe : faites-le connaître, diffusez-le, abonnez-vous !
http://www.leplanb.org/page.php?rubrique=accueil



Hommage aux moines martyrs de Tibhirine (1996) - Tableau de Malel

John Kiser, Passion pour l’Algérie : Les moines de Tibhirine, Traduit par Henry Quinson. Éditions Nouvelle Cité, mars 2006

 

Qui a enlevé et décapité les moines de Tibhirine au printemps 1996 et pourquoi ? Quel a été le rôle des services secrets algériens et français ? Dans une Algérie déchirée par la guerre civile, John Kiser cherche à élucider d’autres questions, encore plus mystérieuses : pourquoi ces moines chrétiens sont-ils restés jusqu’au bout malgré les menaces de mort du GIA, et comment a-t-on pu tuer des hommes que tous les habitants de la région de Médéa aimaient et respectaient ?
Au fil de l’enquête, le monastère de Tibhirine introduit le lecteur dans un univers étonnant : la vie et l’amitié entre des moines chrétiens et leurs voisins musulmans dans un pays miné par la violence.
En quel Dieu croyaient ces hommes ? L’islam est-il intrinsèquement violent ? En Algérie, beaucoup de musulmans sont morts pour avoir refusé de cautionner l’assassinat de civils désarmés. En fait, la fraternité vécue à Tibhirine gênait les « éradicateurs » des deux camps.
Ce livre, unanimement salué par la critique aux Etats-Unis, raconte un des grands événements spirituels de notre temps. Les moines de Tibhirine sont morts, mais leur témoignage de fraternité universelle a bouleversé l’Algérie et le monde : l’Esprit de paix qui les animait poursuit son oeuvre et nous montre le chemin.
John Kiser est l’auteur de Communist Entrepreneurs : Unknown Innovators in the Global Economy et de Stefan Zweig : Death of a Modern Man (traduit en français aux éditions universitaires du Mirail, 1998). D’abord négociant en technologie internationale, il possède un MA de l’Université de Columbia en histoire européenne et un MBA de l’Université de Chicago. Ses articles ont été publiés dans la revue Foreign Policy, la Harvard Business Review, le Washington Post, et le Wall Street Journal. Il vit avec sa famille à Sperryville, en Virginie, aux Etats-Unis. Visitez son site Internet (en anglais) à www.monksoftibhirine.com .
Henry Quinson, traducteur de ce livre, a vécu six ans au monastère cistercien de Tamié, dont étaient issus deux des sept martyrs de Tibhirine. Il mène aujourd’hui une vie de prière, de travail et d’accueil dans un quartier majoritairement musulman à Marseille. Sa communauté, la Fraternité Saint Paul, est également présente en Algérie. Franco-américain, licencié en sciences économiques de l’Université Panthéon-Sorbonne, diplômé de l’Institut d’études politiques de Paris et professeur certifié de lettres et d’anglais, il enseigne à mi-temps à Marseille. Visitez son site Internet à http://perso.wanadoo.fr/frat.st.paul/Tibhirine.htm (contact: henry.quinson@wanadoo.fr - 06 84 13 36 30).

 

 

Programme de la tournée de John Kiser et Henry Quinson en France

 

Vendredi 24 mars à 18h40 : John Kiser invité sur LCI par Vincent Hervouët dans Le Journal du Monde.

Samedi 25 mars à 15h : John Kiser, Emmanuel Audrain, la famille de F. Paul, et F. Philippe à l'abbaye de Tamié, 7300 Plancherine, dans l'église du monastère
.

Samedi 25 mars à 21h : Jean-Marc Chardon, de France Culture, interviewe John Kiser par téléphone pour les journaux du 26 et 27 mars (chez F. Pierre, hôtelier : 04 79 31 15 53).

Dimanche 26 mars à 16h : John Kiser, Emmanuel Audrain et la famille de F. Paul Favre-Miville au Collège du Sacré-Coeur de Thonon-les-Bains (réunion organisée par Françoise Boëgeat-Chessel en collaboration avec la Librairie Birmann).

Dimanche 26 mars : diffusion de l'interview de John Kiser sur Medi 1 dans le cadre de l’émission 1 livre, 1 débat.

Lundi 27 mars : Frédéric Fritscher, responsable de la page "Débats et opinion", du Figaro accueille une tribune de John Kiser (Frédéric Fritscher a bien connu les moines du temps où il était correspondant du Monde en Algérie).

Lundi 27 mars : Martine de Sauto écrit un article sur l'ouvrage de John Kiser dans le journal La Croix (la journaliste prépare actuellement un livre sur Henri Teissier et l'Eglise d'Algérie et a lu le livre de John Kiser que lui a transmis Henry Quinson).

Lundi 27 mars à 8h40 : John Kiser sur France Info ;

Lundi 27 mars de 11h à 12h : John Kiser et Henry Quinson invités par Denise Dumolin, rédactrice en chef de Radio Notre-Dame, en direct sur le réseau COFRAC (Paris, Marseille, Nantes, Toulouse, etc.) pour l'anniversaire de l'enlèvement des moines.

Lundi 27 mars à 18h40 : John Kiser invité sur LCI par Vincent Hervouët dans Le Journal du Monde.

Lundi 27 mars à 20h : Kristian Autain, qui avait filmé les funérailles des moines à Alger, a préparé un sujet pour le journal de France 2.

Mardi 28 mars à 9h : Petit-déjeuner de John Kiser avec le journaliste de Canal + Jean-Baptiste Rivoire, co-auteur de Françalgérie, crimes et mensonges d'Etats (La Découverte, novembre 2005).

Mardi 28 mars à 12h30 : John Kiser et Henry Quinson à La Défense, Notre-Dame de Pentecôte, 1 place de la Défense (Parvis de la Défense, près du CNIT ; métro, R.E.R. Grande Arche, sortie F Calder-Miro ; parking Centre), à l'initiative de Michel Anglarès.

Mardi 28 mars à 20h : conférence-débat à Paris, 43 rue Boileau, 75016 (métro Michel-Ange Molitor), avec John Kiser, Saad Abssi, Robert de Chergé, André Barbeau, Thierry Becker (à Paris à partir du 25 mars), Emmanuel Audrain et Henry Quinson.

Mercredi 29 mars : France 3 vient interviewer Dom André Barbeau au monastère d'Aiguebelle (maison-mère de Tibhirine).

Mercredi 29 mars à 10h05 : Henry Quinson, Jean-Denys Tétier (Librairie La Colomberie), le supérieur et les séminaristes des Carmes invités par Etienne Loraillère à son émission "Aujourd'hui l'Eglise" sur Radio Notre-Dame.

Mercredi 29 mars à Orléans à 18h : conférence de presse de John Kiser.

Mercredi 29 mars à Orléans à 19h : John Kiser sur FR3.

Mercredi 29 mars à Orléans à 19h30 : conférence-dédicaces de John Kiser à l'invitation de Grégoire Mallein, conseiller général du Loiret.

Jeudi 30 mars à 18h30 : John Kiser et Henry Quinson à la Maison diocésaine d'Aix-en Provence, avec Mgr Claude Feidt, le Professeur Bruno Etienne, le Père Plantevin, délégué diocésain pour les relations avec l'islam et plusieurs amis musulmans, salle Chêne de Mambré, 7 cours de la Trinité, 13625 Aix-en-Provence Cedex 1, avec l en collaboration avec la librairie Siloë - Le Baptistère (réunion organisée par Guy Juste).

Vendredi 31 mars : John Kiser sur RCF Méditerranée Toulon (interviewé par Florence Gault).

Samedi 1er avril à 15h : John Kiser et Dom André Barbeau à l'abbaye d'Aiguebelle, 26230 Montjoyer (réunion organisée par François et Elisabeth Bonpain, soeur de Frère Christophe Lebreton, soutenus par Roger Michel, islamologue de l'ISTR de Marseille, l'association islamo-chrétienne de Valence et la paroisse Notre-Dame du Rhône).

Dimanche 2 avril à 14h45 : John Kiser à l'abbaye de Lérins, Ile St Honorat, BP 157 06406 Cannes cedex (contact : F. Cyprien).

Lundi 3 avril à 18h30 : John Kiser, Henry Quinson et Christian Salenson à l'ICM, Le Mistral,11 impasse Flammarion, 13001 Marseille, sous l'égide de l'ISTR et avec la collaboration de la Librairie Saint Paul (parking gratuit sur place).

Mardi 4 avril à 18h : John Kiser et Henry Quinson au séminaire des Carmes, 21 rue d'Assas, 75006 Paris (en collaboration avec Jean-Denys Tétier, Librairie La Colomberie) ; visite de la chambre de Christian de Chergé et vidéo inédite d'une interview du prieur de Tibhirine (1993, Sr Edith).

Mercredi 5 avril à Brive : à14h, John Kiser et Henry Quinson à un café littéraire organisé par la Librairie Jean-Claude Legros (téléphone : 05 55 17 08 03) ; à 20h30, conférence de John Kiser et Henry Quinson au centre culturel de l'Eglise des Rosiers à Brive, non loin de Saint-Michel de Bannière (à 30 km de Brive), berceau de la famille de Christian de Chergé, prieur de Tibhirine.

Jeudi 6 avril à 14h00 : John Kiser sur RCF Bordeaux.

Jeudi 6 avril : John Kiser sur Radio France bleue Gironde.

Jeudi 6 avril à 20h30 : John Kiser et Henry Quinson à Bordeaux, avec Marie-Dominique Minassian, théologienne à Fribourg, actuellement en train de préparer une thèse sur Frère Christophe Lebreton, église St Jean-Vianney, 23 rue Félix Faure, 33600 Pessac (soirée organisée en collaboration avec la librairie Chante l'Univers par le Secteur pastoral de Pessac ; P. Pham Duc Phuc au 06 13 23 22 42, ou Alain de Framond au 06 63 37 76 25).

Vendredi 7 avril à 20h30 : Présentation, cocktail et dédicace de John Kiser et Henry Quinson à Meudon, avec la participation de Marie-Christine Ray, auteur de deux livres remarquables sur le Cardinal Duval et sur Christian de Chergé, à l'invitation de l'Académie Meudonnaise et des Conférences Saint Vincent de Paul, à la salle des Tybilles, à coté de l'église Notre-Dame de l'Assomption (Bellevue).

Samedi 8 avril à 17h : John Kiser à la Manufacture des Tabacs, 11 boulevard de Stalingrad, 44000 Nantes, à l'invitation de Tibhirine, association pour le dialogue interreligieux (assemblée générale à 16h ; contact : Jacques Hubert, avec la collaboration de la librairié Siloé Lis), et sur RCF Anjou (dirigé par Vincent de Crouy-Channel).

Dimanche 9 avril à 15h : John Kiser et Etienne Baudry à l'abbaye de Bellefontaine, 49122 Bégrolles en Mauges. Projection du film d'Emmanuel Audrain, Le Testament de Tibhirine.

Mardi 18 avril à minuit : France 3 National diffuse le documentaire d'Emmanuel Audrain, Le Testament de Tibhirine (52 mn) produit par Gilles Padovani (Mille et Une Films), pour lequel John Kiser a été consulté.

Dimanche 21 mai : film sur les moines de Tibhrine par Didier Cros, réalisateur pour France Télévisions et Arte, sur France 2 (26 mn) diffusé dans le JDS (Henry Quinson a été contacté et a envoyé le manuscrit de John Kiser au réalisateur).

Conférences, débats et dédicaces : contacter henry.quinson@wanadoo.fr (ou 06 84 13 36 30).

 

 

Terry Jones, un Monty Python's contre l'Axe du Bien

Terry Jones, un des Monty Python's qui nous ont fait tant rire depuis les années 70, utilise les armes de destruction massive par le rire contre Bush, Blair et les médias dociles. "Ma guerre contre la "guerre au terrorisme" vient de sortir chez Flammarion. Traduction, préface et notes par Marie-Blanche et Damien-Guillaume Audollent. Extraits choisis...

Début de la Préface
Il est des mots qu'on ne prononce pas impunément. Même dans nos « démocraties », et surtout pas lors de la grand-messe d'un gouvernement triomphant. En ce jeudi 29 septembre 2005, à Brighton, la conférence annuelle du New Labour blairien, reconduit aux affaires quelques mois plus tôt pour un historique troisième mandat, bat son plein. À la tribune, Jack Straw, ministre des Affaires étrangères, disserte doctement sur la « libération » de l'Irak, devant un parterre de délégués venus des quatre coins du Royaume-Uni, lorsque fuse du public un discret mais cinglant « Nonsense ! »
Aussitôt empoigné par les pandores du service d'ordre, l'auteur de cet éclat, Walter Wolfgang, est expulsé sans ménagements, tandis que le ministériel orateur reprend le fil de son propos. Quand l'importun ¬ un octogénaire juif, qui a fui l'Allemagne hitlérienne en 1938 ¬ tente de réintégrer la salle de conférence, il se voit illico menacé d'inculpation sous le coup de la récente loi antiterroriste.
Tony Blair et sa clique auront beau, dès le lendemain, se répandre en plates excuses sur tous les plateaux de télévision, le mal est fait : les grands de ce monde n'apprécient guère qu'on se mêle de pointer l'inanité criminelle de leurs rodomontades. Cette anecdote, que les médias français n'ont quasiment pas relayée, prend valeur de symbole : celui de l'affolement qui, face à l'indignation populaire ou à la simple __expression d'un désaccord, s'empare des autorités « démocratiques ».
C'est à ce genre de petits détails qu'on mesure ce qui a changé depuis que la Maison Blanche et Downing Street ont lancé, dans la foulée des attentats contre le World Trade Center et le Pentagone, leur « combat monumental du Bien contre le Mal ». Quelques déluges de fer et de feu plus tard, relayant une vérité embedded claironnée de Londres à Washington, les éditorialistes des deux côtés de l'Atlantique saluent, la main sur le coeur, le « vent de liberté » qui souffle sur le Proche et le Moyen-Orient. La « démocratie » est en marche ; la « guerre au terrorisme » porte ses fruits : circulez, il n'y a rien à voir !
Cependant, n'en déplaise à ses tailleurs (de costard), l'empereur est nu :
Oussama Ben Laden court toujours, et Saddam Hussein n'avait pas d'Armes de Destruction Massive ; qui plus est, de Guantánamo Bay à Abou Ghraib, en passant par Bagram et de nombreuses prisons secrètes « délocalisées », l'Amérique torture au nom d'une « liberté » qui, servant de faux nez à ses ambitions impérialistes, est de plus en plus bafouée à travers le monde.

« La première victime de la guerre, c'est la grammaire »
Au soir du 11 Septembre, l'Occident frappé de stupeur erre à tâtons dans un monde en ruine. Incroyable, innommable, indicible : il n'y a pas de mots pour dire le désastre. C'est d'abord dans le pouvoir de sidération de cette horreur sans nom que s'enracine notre défaillance à contrecarrer les dérives qui ont suivi la chute des tours : avec elles, s'est effondrée notre aptitude à échafauder dans la langue des images d'une réalité mal dite qui, en nous la rendant intelligible, nous délivreraient du vertige insensé de cette malédiction. « Ground Zero, note Christian Salmon, c'est une zone de langage effondré. Au pied des tours en ruine, c'est le récit américain qui gît en pièces . »
« Ou vous êtes avec nous, ou vous êtes contre nous » : afin de recoller les morceaux de leur autorité symbolique, les dirigeants américains sautent sur l'occasion pour se replier tambour battant sur un discours manichéen, qui menace et tranche. À ma droite, la démocratie, blanche comme l'agneau ; à ma gauche, le terrorisme aux noirs desseins. Foi d'Aristote, c'est beau comme de l'antique !
Mais le spectacle du monde a toujours partie liée avec la grammaire qui l'articule : Eux et Nous, le Bien et le Mal, le Vrai et le Faux sont d'abord des choix de mise en scène. Sitôt distribuées les cartes de ce jeu de dupes, qui condamne les « cerveaux disponibles » au suivisme électoral et patriotique, le langage est pris de curieuses contorsions. Triomphe d'une nouvelle et fruste grammaire, dont les règles perverties orchestrent les récits pernicieux de la « guerre au terrorisme ».
Révolté par l'hypocrisie du pouvoir et l'inertie du plus grand nombre, Terry Jones ¬ écrivain, comédien et metteur en scène britannique ¬ a décidé de contre-attaquer, pour démasquer les contradictions que recèle cette « guerre » et la forfaiture qu'elle constitue. Passant au crible d'une implacable verve satirique les faits d'armes et les méfaits de langue de George W. Bush
et Tony Blair, l'e-Monty Python's revisite avec une féroce nonchalance les arcanes d'une croisade irrationnelle et mensongère. Dans ce « journal de guerre », constitué d'une quarantaine de textes ciselés au fil des mois , il nous invite à renouer les fils d'une réflexion trop souvent contaminée par le novlangue des « informations » :
« Mon dictionnaire, écrit-il lors du déclenchement de l'offensive contre l'Irak, définit une «guerre» comme un «conflit ouvert, armé, entre deux parties, nations ou États». Dès lors, larguer des bombes, protégé par l'altitude, sur une population déjà en difficulté, aux infrastructures ruinées par des années de sanctions et vivant sous la coupe d'un régime oppressif, ce n'est pas une «guerre». C'est du tir aux pigeons. » Quelque temps plus tard, il note : « la vraie «guerre» n'a commencé qu'après l'occupation de l'Irak et la mise en place d'un gouvernement de collabos [!]. Mais est-ce ainsi que les journaux, la télévision et la radio la désignent ? Non : ils parlent d'«insurrection» et de «terrorisme», parce que ce sont les mots qu'aiment employer MM. Bush et Blair. » Et les grands médias « reprennent tous en choeur l'air de pipeau que jouent ceux qui sont au pouvoir ».
Constatant que « la première victime de la guerre, c'est la grammaire », Terry Jones se met en devoir de traquer les symptômes de cette « guerre des mots » secrètement déclarée à l'opinion publique par les spin doctors de la Maison Blanche et de Downing Street, au détour de leur campagne contre le « terrorisme », ennemi aussi insaisissable que flou. « Le langage est censé rendre les idées claires, et compréhensibles pour tout un chacun, écrit-il.
Mais il est impossible de faire la guerre à un substantif abstrait :
comment saura-t-on qu'on a gagné ? Quand le terme en question aura été supprimé du dictionnaire, peut-être ? »

Morceaux choisis

Péril en la grammaire
12 janvier 2002
Il y a quelque chose qui m'inquiète particulièrement, dans la « guerre au terrorisme » du président Bush : c'est la grammaire. Comment livre-t-on une guerre contre un substantif abstrait ? C'est un peu comme de bombarder le « meurtre ».
Imaginez un peu que Bush ait dit : « Nous allons bombarder le «meurtre» partout où il rôde. Nous allons pourchasser les meurtriers et les candidats au meurtre partout où ils se cachent et nous allons les traduire en justice.
Nous allons aussi bombarder tous les pays qui abritent des assassins avérés ou des personnes susceptibles de le devenir. »
Un autre truc me tracasse au sujet de la « guerre au terrorisme » de Bush et Blair : quand et comment sauront-ils qu'ils ont gagné ?
Dans la plupart des guerres, on peut prétendre avoir gagné quand l'autre camp est exterminé, ou quand il capitule. Mais comment le « terrorisme » capitulerait-il ? C'est bien connu, dans les milieux linguistiques, qu'il n'est pas simple du tout, pour un substantif abstrait, de se rendre.
D'ailleurs, c'est très difficile pour les substantifs abstraits d'accomplir quoi que ce soit de leur propre gré ¬ et difficile, même pour les plus chevronnés des linguistes, de négocier avec eux. Il est ardu de trouver leurs caches, et vain de chercher à leur couper les vivres ou à intercepter leurs communications ; toute tentative pour les amener à capituler est vouée à l'échec. Qu'on le veuille ou non, les substantifs abstraits ne fonctionnent pas comme ça. J'ai bien peur que l'amère vérité sémantique soit que l'on ne peut gagner contre ce genre de mots ¬ à moins, j'imagine, de les faire expulser du dictionnaire. Ça leur servirait de leçon !
Un voisin, professeur de sémiotique ontologique (actuellement occupé à chercher ce que son titre signifie) m'informe que la Seconde Guerre mondiale a été livrée contre un substantif abstrait : le « fascisme » ¬ vous vous souvenez ? Mais je lui fais remarquer que ce substantif abstrait se cachait sournoisement derrière les très réels dirigeants de l'Allemagne nazie. En 1945, il nous suffisait de vaincre l'Allemagne nazie pour gagner. Dans la «
guerre au terrorisme » du président Bush, il n'existe pas de solution de ce type. Il a beau claironner, tel le capitaine Haddock secouant un palmier : « Nous allons détruire le terrorisme. Et ne vous faites pas de souci, nous gagnerons ! », c'est à peu près aussi sensé que de dire : « Nous anéantirons l'insolence », ou : « Nous allons tourner l'ironie en ridicule. »
En fait, le mot même de « terrorisme » semble avoir changé de sens ces dernières années. Tout au long de l'histoire, le terrorisme a été un outil privilégié des gouvernements ¬ on pense (ou peut-être pas) à la chevauchée d'Édouard III à travers la Normandie en 1359. Mais, dans son acception courante, le « terrorisme » ne peut être le fait d'un pays. Quand les États-Unis ont bombardé une usine pharmaceutique au Soudan en 1998, sur la foi d'un tuyau percé de la CIA prétendant qu'il s'agissait d'une fabrique d'armes chimiques, ce n'était pas un acte de terrorisme. C'était juste complètement stupide. La pénurie de médicaments qui s'est ensuivie a probablement tué des milliers de personnes, mais ce n'était pas un « acte de terrorisme » selon la signification courante du mot, parce que c'est le gouvernement américain en tant que tel qui l'a commis. En plus, il s'est excusé. Ceci est très important. Aucun terroriste qui se respecte ne présente jamais ses excuses. C'est du reste l'un des rares critères qui permettent de distinguer les gouvernements légitimes des terroristes.
Il était donc vraiment malaisé pour le président Bush de savoir qui bombarder après les attentats du World Trade Center. Si la responsabilité en avait incombé à un pays comme les Bermudes ou la Nouvelle-Zélande, alors ça aurait été simple : Bush aurait pu bombarder les Bahamas et l'Australie. Que les auteurs d'une catastrophe si abominable ne fussent pas une nation, voilà qui devait être vraiment irritant. Qui plus est, les terroristes ¬à la différence d'un pays ¬ ne se tiennent pas tranquilles dans leur coin, à attendre qu'on vienne les bombarder. Ils ont cette détestable habitude de bouger, et parfois même de sauter les frontières. Décidément, tout cela n'est pas très américain ¬ euh, sauf en ce qui concerne leur entraînement.
Pour couronner le tout, on n'a pas la moindre idée de leur identité. Enfin, je présume que la CIA et le FBI n'avaient aucune idée de qui étaient les terroristes du World Trade Center ¬ sinon ils auraient commencé par les empêcher de monter dans les avions. C'est le propre des terroristes de rester anonymes tant qu'ils n'ont pas personnellement commis un acte de terrorisme. Jusque-là, il n'y a que des gens ordinaires, comme ce brave Tim McVeigh qui habite la porte à côté, ou ce sympathique M. Atta qui prend des cours de pilotage.
Bon, pourrait-on objecter, il y a ce pas-si-gentil-que-ça (quoique assez bon en propagande) Oussama Ben Laden : nous savons qu'il a commis des actes de terrorisme, et qu'il a l'intention de recommencer. Très bien. Au moins, nous connaissons un terroriste. Mais tuons-le et nous n'aurons toujours pas tué le terrorisme. En fait, nous ne lui aurons pas infligé le moindre mal. C'est l'ennui quand on déclare la guerre au terrorisme. En tant que substantif
abstrait, il ne peut se résumer à des individus ou à des organisations.
MM. Bush et Blair sont probablement les premiers chefs d'État à embarquer leurs pays dans une guerre sans savoir qui est l'ennemi.
Aussi, oublions le substantif abstrait. La guerre du président Bush, renommons-la pour lui, et appelons-la plutôt « guerre aux terroristes » ; ça fait déjà un peu plus concret. Mais, à vrai dire, la sémantique n'en devient que plus obscure. Qu'est-ce que le président Bush entend exactement par « terroristes » ? Comme il n'a en effet pas défini le terme pour nous, il ne nous reste plus qu'à tenter de déduire ce qu'il veut dire de ses actions.
À en juger par lesdites actions, les terroristes instigateurs des attentats contre le World Trade Center vivent tous ensemble dans des « camps », en Afghanistan. Apparemment, après la réussite de leur mission, ils se sont tous regroupés dans ces « camps » où il ne nous reste donc plus qu'à aller leur balancer une grêle de bombes dessus. Sans doute passent-ils leurs soirées là-bas à jouer de la guitare et à pique-niquer autour du feu. Dans ces « camps », les terroristes se consacrent aussi à « l'entraînement » et stockent des armes, qu'il ne tient qu'à nous de détruire à coups de bombes à fragmentation et de missiles à l'uranium. Il semble que personne n'ait expliqué au président Bush que quelques cutters ont suffi pour perpétrer les horreurs du 11 Septembre. Bien sûr, les États-Unis pourraient bombarder toutes les réserves de cutters à travers le monde, mais quelque chose me dit que ça n'éradiquera toujours pas les terroristes.
Du reste, je croyais que les terroristes qui ont fait s'écraser ces avions sur le World Trade Center vivaient en Floride et au New Jersey. Je croyais que le réseau Al-Qaida opérait dans soixante-quatre pays, notamment aux États-Unis et dans plusieurs pays d'Europe ¬ que le président Bush lui-même préfère peut-être éviter de bombarder. Mais non : le président Bush, le Congrès américain, le Premier ministre Blair et la quasi-totalité de la Chambre des communes sont convaincus que les terroristes vivent en Afghanistan et qu'on peut les bombarder depuis une distance confortable.
Nous assistons clairement, là encore, à un autre exemple de glissement de sens.
Les déclarations n'ont plus la même signification qu'avant. Par exemple, des gens me disent à tour de bras : « Nous devons continuer normalement, comme si de rien n'était. » De quoi parlent-ils ? Le World Trade Center a été détruit, des milliers de personnes y ont trouvé la mort, les États-Unis et le Royaume-Uni sont actuellement en train de bombarder l'Afghanistan. Cela ne ressemble pas pour moi à une définition du « normal ». Pourquoi
devrions-nous faire comme si ça l'était ?
Et que signifie : « Nous ne devons pas céder au chantage des terroristes » ?
C'est pourtant ce que nous avons fait, dès l'instant où les premières bombes sont tombées en Afghanistan. Les instigateurs du 11 Septembre, morts de rire, ont dû faire sauter les bouchons de leur champagne sans alcool ! Ils avaient réussi : les États-Unis attaquaient, une fois encore, un pays pauvre dont ils ignoraient jusqu'alors à peu près tout, soulevant dans tout le monde arabe une authentique vague de réactions écoeurées, garantie de soutien aux fondamentalistes islamiques. Les mots ont perdu de leur valeur, certains d'entre eux ont changé de sens et les linguistes, impuissants, en sont réduits à hocher la tête en se demandant si tout ça n'est pas, au bout du compte, un énorme gâchis grammatical. La première victime de la guerre, c'est la grammaire.

Extraits publiés avec l'aimable autorisation des éditions Flammarion. © Flammarion,
Paris, 2006, pour la traduction française.

 

Vient de paraître : MANIFESTE pour l’éradication du sionisme, soumis au Conseil de Sécurité de l’ONU, Paris, mars 2006, 74 pages, 2,50 €.


Basé sur des documents d’archives, dont des inédits ou des documents méconnus, ce Manifeste n° 4 aborde plusieurs thèmes :
1) comment la résolution dite de ‘partage’ de la Palestine a été introduite à l’Assemblée Générale de l’ONU et comment elle a pu être votée malgré l’absence de la majorité nécessaire ;
2) le génocide du peuple de Palestine ;
3) la nature antisémite du sionisme ;
4) le sionisme comme modèle pour le nazisme ;
5) rôle clé du sionisme dans la persécution des juifs par les nazis ;
6) la longue tradition de la dénonciation juive et chrétienne du sionisme en tant que mouvement nazi.
Le Manifeste, 10,5 x 15 cm ; 74 pages –


Participation aux frais de fabrication et d'expédition postale :
1 exemplaire : 2,50 euros
2 exemplaires : 5 euros
10 exemplaires: 20 euros
Paiement par timbres postaux ou chèques à l’ordre de : Entre la Plume et L'Enclume. Adresse : M. Sfar, 1 rue Cassini, 75014 Paris,

Rappel : EPE diffuse également 3 Manifestes du même format :
1) Manifeste judéo-nazi d'Ariel Sharon
2) Les juifs résistent au sionisme (épuisé)
3) Nèg'Marrons d'hier et d'aujourd'hui
Pour toute information : Tél. : 01 43 29 68 98 - Courriel : msfar@wanadoo.fr

 

Sionisme : Doctrine du Pire et Pire doctrine

 

par Ouardia Yayahoui, 19 mars 2006

« Chez les gens dépourvus de culture, il existe encore une conspiration pour détruire touts les personnes sensibles qui existent sur terre !» Tennessee Williams (“Confession d’un rossignoll” tiré de “The Ultimate Seduction”)

 

Tous les jours, les journaux, les télévisions, les radios, les politiciens, les philosophes douteux nous abrutissent avec des termes qu'ils ne comprennent pas eux-mêmes.

Ainsi, nous serions dans "le pays des Droits de l'Homme", l'Europe serait "démocratique", les Etats-Unis "la plus grande démocratie au monde", et l'entité coloniale sioniste serait "la seule démocratie du Moyen-Orient". Ces mêmes qui se pensent démocrates sont ceux qui ont mis à feu et à sang des régions entières du monde, laissant derrière eux ruines, larmes, désolations, charniers, destruction et désespoir. Du prétendu "rêve américain" les Vietnamiens comme les Irakiens et les Afghans ne connaissent que le cauchemar. De la même façon, que de la prétendue civilisation éclairée de l'Europe, les pays d’Afrique, du Maghreb, de l'Inde, du Pakistan, de l’Asie et du Monde arabe -entre autres-, ne connaissent que la face barbare et sombre.

La réalité des dites démocraties occidentales est d’oeuvrer pour leurs propres intérêts économiques et non pour le bien de la Communauté internationale dans le cadre du respect du principe de l’égalité de droits des peuples et de leur droit à disposer d’eux-mêmes. Cela fut démontré en France quand une poignée de colonialistes nostalgiques en vinrent à voter une Loi unilatérale en décidant pour tous les ex-colonisés et leur descendants que le Colonialisme qui les avait rendus esclaves avait un côté positif, tentant de faire du fascisme colonial en Algérie et en Afrique un bienfait humanitaire. A cette loi aussi totalitaire que scélérate répondit la colère de millions de Français, dont une majorité d'origine antillaise, de souche africaine et maghrébine, sans compter les articles dénonçant la bêtise de la « France nostalgique » dans plusieurs quotidiens étrangers, notamment dans les quotidiens des nations qui furent tenues en esclavage par la barbarie coloniale. Devant une telle résistance, la Loi fut dénoncée et annulée à la demande du Président de la République. A l'origine de la Loi fasciste se trouvaient d'anciens colons venus d'Algérie, des ex-colons qui aujourd'hui supportent l'entité coloniale sioniste et sa barbarie. Des ex-colons qui supportent toutes les guerres faites à des pays de culture arabe ou musulmane par haine de l'Islam et des Arabes. En France, une partie de la classe politique a été jusqu’à prier pour le rétablissement du Boucher du Moyen-Orient, à savoir le Général Sharon., véritable criminel de guerre.

Une partie de la classe politique a donc soutenu la violation des Droits de l’Homme et de la Charte des Nations Unies. C’est dans ce cadre que certains intellectuels se dressent pour dénoncer les méfaits du Sionisme en France car certaines organisations font pression sur les instances politiques et sur la Presse comme elles tentent d’influencer la Société civile. Nous avons vu ce dérapage lors de la manifestation en l’hommage du jeune Halimi sauvagement assassiné par une bande de voyous. La manifestation fut l’occasion pour les sionistes de brandir des drapeaux aux couleurs de l’entité coloniale sioniste et d’accuser noirs et arabes de faire de l’antisémitisme ; Des groupuscules fascistes appelaient à la vengeance et à la haine anti-arabe et anti-musulmane, insultant les noirs et brûlant des écharpes palestiniennes. Les sionistes tentèrent de faire de la récupération car la jeune victime était juive, donc il s’agissait de tenter de faire un hiatus entre « juif et sioniste ». Or le Judaïsme est une religion quand le Sionisme est une doctrine politique fasciste qui tente de faire l’amalgame avec le Judaïsme pour avoir la sympathie des Peuples au vu de l’émotion que suscite l’Histoire de la communauté juive du fait du Génocide qui a eu lieu en 39-45 en Europe.

C’est dans ce cadre que fut écrit le Manifeste « pour l’éradication du Sionisme » (Collection Manifestes, 2006). A la lumière de la Charte des Nations Unies, de documents historiques dénonçant les crimes commis par le Sionisme à travers l’Histoire et jusqu’à ce jour où le Peuple souverain de Palestine est devenu son principal bouc émissaire. Assassinats, expropriations, jugements expéditifs, assassinats ciblés, bref le Terrorisme d’Etat pratiqué par l’entité coloniale sioniste sans cesse soutenue par Washington et une partie de l’Europe est plus qu’inquiétant et il est urgent d’arrêter l’entité coloniale sioniste dans sa démarche d’épuration culturelle et ethnique pour rendre au Peuple souverain de Palestine sa Terre ancestrale. Pour cela le Manifeste prône le combat contre le Sionisme jusqu’à son éradication. Pour le moment c’est « l’affaire du Moyen-Orient » expliquent certains mais nous savons tous que ce qui se passe au Moyen-Orient peut arriver chez nous. De la même façon qu’il fallait écraser le National Socialisme en Tchékoslovaquie, il est évident qu’il faut écraser le Sionisme en Palestine même, et dans les meilleurs délais.

Le Sionisme est la pire idéologie, celle qui a été jusqu'à prendre l'ONU en otage. C’est que vise à démontrer ce Manifeste à la lumière de références historiques et juridiques incontournables. La création de l’entité coloniale sioniste étant elle-même une erreur juridique qui doit être rectifier. Une juriste un jour me disait « l’entité sioniste n’est pas un Etat de droit mais un état de fait ».

L’ONU n’est pas l’Organisation des Nations Unies. Bien au contraire, l’ONU ne vise qu’à conserver les intérêts des ex-puissances coloniales. C’est dans ce cadre qu’au lieu de défendre le Droit du Peuple souverain de Palestine en se fiant à sa Charte, l’ONU défend les intérêts de l’entité coloniale sioniste, entité supportée dans tous ses actes barbares par certains membres du Conseil Permanent de Sécurité comme les USA, la France et le Royaume Uni.

Jamais « le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes n’a été respecté en ce qui concerne les Palestiniens », de même L’article 9 de la Charte des Nations Unies « nul ne peut être arbitrairement arrêté, détenu ou exilé » n’a jamais été respecté par l’entité coloniale sioniste et l’ONU à toujours laissé faire à cause du veto américain qui ne devrait plus être car il constitue désormais un véritable barrage au respect des Droits de l’Homme les plus fondamentaux non seulement en Palestine occupée mais dans le reste du monde, notamment en Irak illégalement occupé depuis Mars 2003 (enlèvement de citoyens qui sont dirigés sur les prisons secrètes de l’organisation terroriste « CIA », ou vers le camp de concentration illégal de Guantanamo où des prisonniers sont sûrement morts et dont il serait aisé de faire disparaître les corps,cela avec la complicité d’une partie de la Communauté internationale).

Ainsi, le Gouvernement Bush (élu de façon très controversé) bafoue les Droits de l’Homme en Irak illégalement occupé et en Afghanistan occupé. Cette dérive des Etats terroristes qui font fi de l’Article 10 de la Charte des Nations Unies, nous la retrouvons dans l’entité coloniale sioniste quand il s’agit d’enlever, d’emprisonner, de torturer des prisonniers Palestiniens et d’organiser des procès expéditifs « Toute personne a droit, en pleine égalité, à ce que sa cause soit entendue équitablement et publiquement par un tribunal indépendant et impartial, qui décidera, soit de ses droits et obligations, soit du bien-fondé de toute accusation en matière pénale dirigée contre elle ». Cet article est tout aussi violé dans le cadre du procès arrangé par Washington et le « Gouvernement collabo » de Bagdad. Gouvernement qui fut mis sur pied afin de servir les intérêts de Londres et de Washington. Washington et Londres sont responsables du génocide par le manque de soins et l’arme alimentaire de 2 millions d’Irakiens dont 60% furent des enfants de moins de cinq ans. Ils sont aussi responsables d’avoir envahi l’Irak de façon illégale et d’y avoir massacré des centaines de milliers de citoyens, d’avoir pillé les Musées d’Irak, d’avoir réduit à l’état de cendres la Bibliothèque nationale de Bagdad et d’avoir pillé le sous sol irakien de son or noir. Pourtant nous ne voyons ni Résolution onusienne, ni coalition internationale pour demander le jugement du Premier Ministre Blair ou encore le jugement du Président Bush. Or c’est un manquement à ses devoirs de la part des Nations Unies. Il est vraiment inconcevable de laisser faire assassiner le Président S. Hussein via un Coup d’Etat venu de l’étranger de ne pas juger légalement, conformément au Droit international, les organisateurs du même Coup d’Etat non seulement pour être entré avec des troupes en Irak de façon illégale pour piller et massacrer mais aussi pour s’être rendus coupable du génocide irakien de 1991 à 2003. Ce génocide visant l’avenir de l’Irak, à savoir son enfance.

L’expropriation et la déportation des Palestiniens ne suffisant pas, l’entité coloniale sioniste va encore plus loin en assassinant des personnalités palestiniennes à coup de missiles, pratique fasciste évoqué par la lugubre _expression fasciste « assassinats ciblés*», sans que les personnes aient été jugées coupables lors d’un procès équitable où que la culpabilité de la personne accusée ne fut démontrée. Il en fut ainsi pour l’assassinat lâche et crapuleux du Père fondateur du Hamas Cheikh Yassine. L’Article 11 de la Charte des Nations Unies fut largement bafoué car comme tant d’autres, l’homme fut tout simplement assassiné sans jugement préalable. Article 11 de la Charte des Nations Unies : « Toute personne accusée d'un acte délictueux est présumée innocente jusqu'à ce que sa culpabilité ait été légalement établie au cours d'un procès public où toutes les garanties nécessaires à sa défense lui auront été assurées ».

Quant à l’article 17 de la Charte des Nations Unies, il fut bafoué dès la création illégale de l’entité coloniale sioniste par un groupe de puissances coloniales qui avaient préalablement dressé des Codes Noirs pour les Uns et des Codes de l’Indigénat pour les autres, reléguant Arabes, Maghrébins, Africains et Asiatique à l’état de sous-hommes. C’est dire que le principe « d’égalité entre les hommes et de du droit des Peuples à disposer d’eux-mêmes n’étaient pas respectés par les Nations Unies. Ainsi tous les Peuples soumis au fascisme colonial n’avaient pas leur mot à dire dans la création d’une entité coloniale sioniste au cœur de leur région. C’est ainsi que sous l’œil bienveillant des puissances coloniales, les sionistes se mirent à exproprier et à exiler les Palestiniens sans être arrêté par quiconque.

L’article 17 de la Charte des Nations Unies remet en cause l’ expropriation des Palestiniens : Alinéa 1 de l’article 17 « Toute personne, aussi bien seule qu'en collectivité, a droit à la propriété ». L’alinéa 2 de ce même article vient renforcer la violation de la Charte des Nations Unies par l’entité coloniale sioniste soutenue par Washington « Nul ne peut être arbitrairement privé de sa propriété ».

Il est évident que toutes les exactions commises par l’entité coloniale sioniste à l’encontre du Peuple souverain de Palestine doivent cesser et que l’ONU doit rétablir le Peuple souverain de Palestine dans ses droits à 100%. Le Manifeste pour l’éradication du Sionisme est un grand pas en avant, et il fera un jour partie de l’arsenal que l’on sera fier de citer à travers le monde comme ayant contribué à la libération de toute la Palestine et de son Peuple. Nous en remercions les intellectuels éclairés et avertis qui sont à son origine.

(*) «Assassinats ciblés » : cette _expression fasciste n’est pas sans rappeler une autre _expression toute aussi fasciste «frappes chirurgicales» qui fut largement utilisée par la Presse occidentale réduite à une armée de fantassins dont les plumes servirent à tuer un Peuple dans l’esprit et le cœur de l’opinion publique occidentale, avant que les salves de missiles n’en viennent à enterrer vivant ce même Peuple. Kateb Yacine, écrivain et poète nationaliste algérien, aimait à rappeler que son engagement politique pour l’Indépendance de l’Algérie était né à Sétif le 8 Mai 1945 quand la France massacra des dizaines de milliers d’Algériens. Kateb Yacine avait 16 ans et sa mère bascula dans la folie devant la vision d’horreur. En ce qui me concerne, mon engagement politique et plus particulièrement dans la lutte contre le Sionisme est né en Septembre 1982 ? alors que j’étais lycéenne. Les images de Sabra et Chatila me marquèrent à jamais. Et dans mon esprit le 17 Janvier 1990 résonna comme un échos à Sabra et Chatila. Je n’oublierais jamais «Bagdad étincelait comme un arbre de Noël » (P. Arnett pour CNN) rappelant les «sons et lumières» chers au Nazis, et les «frappes chirurgicales» cher au bistouri d’un certain Mengele dont certains Allemands ironisent qu'il serait en train de travailler dans le camp de concentration américain de Guantanamo.

 

Festival Voix francophones du 29 mars au 5 avril à Montpellier (France-34)


Dans le cadre du festival national "francofffonies", la boutique d'écriture organise une semaine de rencontres avec de nombreux écrivains :
Les Voix Francophones du 29 mars au 5 avril. Pour connaître le programme, cliquer sur Programme Les Voix Francophones.pdf
La boutique d'écriture, 76 rue du faubourg Figuerolles 34070 Montpellier t/ 04 67 58 64 94 f/ 04 67 58 64 69 m/ boutiq-ecr@numericable.fr

 

Karl Marx, Sur la question juive. Présentation et commentaires de Daniel Bensaïd. Nouvelle traduction de l’allemand par JF Poirier


Éditions La Fabrique, Paris, 192 pages, 14 euros. En librairie le 29 mars 2006
Quand Marx écrit Sur la question juive en 1843, il a vingt-cinq ans. En répondant à La Question juive de Bruno Bauer, chef de file des « Jeunes hégéliens », il intervient dans le débat qui bat alors son plein sur les droits civiques des juifs dans « l’État chrétien ». Mais cette controverse n’est pour lui que l’occasion d’élargir le débat à la question des rapports entre l’émancipation limitée aux droits politiques et « l’émancipation humaine », entre l’aliénation religieuse et l’aliénation sociale. La question juive n’est donc ici que le révélateur d’une grande question de la modernité marchande, celle du « dédoublement » entre la société civile et l’État, entre l’homme et le citoyen, entre le privé et le public.
L’article de Marx a suscité bien des polémiques. Il fut la pièce à conviction d’un procès absurde et anachronique pour « antisémitisme », instruit notamment par Robert Misrahi. D’autres ont cru voir dans la critique, non celle des droits de l’homme, mais de leurs limites à une époque donnée, « un manuel de l’apprenti dictateur ». Plus sérieusement, des auteurs se réclamant de l’héritage théorique de Marx lui ont reproché son incompréhension du rôle de la question nationale comme médiation entre émancipation politique et émancipation humaine. Dans une présentation de Sur la question juive (publié ici dans une nouvelle traduction) et dans un retour critique sur la controverse, Daniel Bensaïd, spécialiste de l’œuvre de Marx, répond à ces interpellations.
Il actualise la polémique contre les « nouveaux théologiens » (Jean-Claude Milner, Benny Lévy, Alain Finkielkraut). Alors que pour Marx, le peuple juif s’est maintenu « dans et par l’histoire », ces derniers renvoient l’existence juive à l’éternité biblique et à l’irréductible singularité du peuple élu. Alors que Marx veut « transformer les questions théologiques en question profane », ils rebroussent le chemin et transforment une question sociale et historique en question théologique. Signe inquiétant de temps obscurs.
Deux annexes inédites en français complètent le dossier de Sur la question juive : un article de Bruno Bauer de 1843 et un texte de Roman Rosdolsky sur Engels et la question juive en 1848.
Daniel Bensaïd, professeur de philosophie à l’université de Paris VIII, est responsable éditorial de la revue ContreTemps.

 

 

Sous la direction de Nacira Guénif-Souilamas, La république mise à nu par son immigration, éditions La Fabrique, 244 pages, 15 euros. En librairie le 29 mars. Rencontre avec les auteurs à la librairie La Friche, le 31 mars à 19h (36, rue Léon-Frot, 75011, M° Charonne)


Violence des banlieues, sécurité, laïcité, intégration, antisémitisme : les mots et les notions déployés par le discours républicain autour de l'immigration sont bel et bien piégés. D'abord, que recouvre aujourd'hui cette fameuse république ? La loi de l'ordre, cet « ordre républicain qui doit être maintenu », une tradition que l'on doit défendre contre les intrusions barbares, une école qui refuse de prendre en compte les inégalités au nom des savoirs.
Ce livre collectif propose de démonter les mécanismes et les discours qui conduisent au mieux à stigmatiser au pire à incriminer les immigrants post-coloniaux et leurs descendants français dès lors que la France prend leur visage. Cette mécanique repose sur la nécessité de sauver la république et ses « valeurs », récemment réévaluées et promues cause nationale, contre des pratiques dénoncées comme inquiétantes dès lors qu'elles sont étiquetées comme étrangères. Pour garantir ces valeurs républicaines, il importe que « tout change pour que rien ne change ». C'est donc à un tour de passe-passe que se livrent les promoteurs d'un ordre républicain campé sur des positions réactionnaires : nier les effets inéluctables et déjà observables de l'avènement d'une société multiculturelle et multiconfessionnelle où la pluralité des opinions et des choix n'épouse plus les contours confortables de partitions politiques et idéologiques dépassées. Le paradoxe de cette guerre de position et d'opinion est le délitement et l'abandon des principes qui ont fondé la cité politique en France et qui continuent pourtant d'être revendiqués par celles et ceux qui, de plus en plus nombreux, l'occupent : liberté, égalité, solidarité.
En analysant le dévoiement de ces principes et ses causes, il s'agit aussi pour les auteurs de les réévaluer, y compris par une lecture subversive, pour en proposer une autre mise en ¦uvre politique.
Huit auteurs pour décrypter cette posture républicaine à travers ces « questions » ressassées comme faisant « problème » : Immigration et délinquance : fantasmes et réalités, par Laurent Mucchielli ; Pourquoi la laïcité ? par Joël Roman ; Antisexisme ou antiracisme ? Un faux dilemme, par Christine Delphy ; La république aristocratique et la nouvelle société de cour et Les figures assignées du racisme vertueux, par Nacira Guénif-Souilamas ; Usages et maléfices du thème de l'antisémitisme en France, par Joëlle Marelli ; L'arbre du racisme et la forêt des discriminations, par Patrick Simon, L'impossible lutte contre les discriminations, par Éric Macé ; De la visibilisation à la suspicion :la fabrique républicaine d'une politisation, par Saïd Bouamama.
Nacira Guénif-Souilamas, sociologue et anthropologue, est maître de conférences à l'Université Paris XIII. Elle est notamment l'auteur de Des Beurettes (Hachette Pluriel, 2003) et, avec Éric Macé, Les Féministes et le garçon arabe (L'Aube, 2004).

 

« INCULTURES » de & par FRANCK LEPAGE à Mosset (Pyrénées orientales) le 8 avril 2006


Les Saxifrages vous proposent le Samedi 8 avril 2006. 20h00. Salle Polyvalente de Mosset « INCULTURES » de & par FRANCK LEPAGE. Durée du spectacle : 1h30 sans entr'acte . p.a.f. : 15 euros. 10 euros. 5 euros. Réservations obligatoires au 04 68 05 84 25 / 04 68 05 75 17 (nombre de places limité)
Une Conférence politique et théâtrale jusqu'à extinction des lumières...
«Avant, j'étais prophète... Prophète salarié. Mon travail consistait à dire la vérité. (La vérité officielle). Et puis un jour, je me suis mis à mentir, et ils ont adoré. On me faisait venir de plus en plus souvent. On me disait que cela mettait de l'animation et de la démocratie. Quand ils ont trouvé que j'allais trop loin, ils m'ont viré. Depuis, je suis clown... Clown-consultant.»
Un philosophe aujourd'hui oublié, Herbert Marcuse, nous mettait en garde : nous ne pourrions bientôt plus critiquer efficacement le capitalisme, parce que nous n'aurions bientôt plus de mots pour le désigner négativement. 30 ans plus tard, le capitalisme s'appelle développement, la domination s'appelle partenariat, l'exploitation s'appelle gestion des ressources humaines et l'aliénation s'appelle projet. Des mots qui ne permettent plus de penser la réalité mais simplement de nous y adapter en l'approuvant à l'infini. Des «concepts opérationnels» qui nous font désirer le nouvel esprit du capitalisme même quand nous pensons naïvement le combattre... Georges Orwell ne s'était pas trompé de date; nous avons failli avoir en 1984 un «ministère de l'intelligence».
Assignés à la positivité, désormais, comme le prévoyait Guy Debord : « Tout ce qui est bon apparaît, tout ce qui apparaît est bon. »
Franck Lepage, magistral, la gorge nouée, relate l'histoire de l'éducation populaire, son rôle au ministère de la culture qu'il a été obligé de quitter pour cultiver des choux en Bretagne... pour notre plaisir. 1h30 d'éveil et de partage.
A voir absolument!
Cette pièce sera suivie d'un débat à prpos de "Culture & ruralité - en vue de cahiers d'exigences pour une culture populaire", avec Marie José Delattre, Marie José Mondzain, Silvia Perez Victoria, Olivier Bétoin, Alexandre Larguier, Jordi Vidal, Francis Parny, Serge Regourd, Gérard de Sélys...