Exposition-vente de photos des Panthères
noires à Paris
Photographies de Ruth-Marion Baruch - Candice Bergen - Donald Cunningham
- Jack Davis - Pirkle Jones - Mellaine King-Hank Lebo - Jeffrey Scales
- Stephen Shames - Lauryn Williams et diverses sources anonymes,
En partenariat avec la fondation Huey P. Newton d'Oakland, Californie
Nova Radio - Arte Actions Culturelles - Mousswear.com - Nàsuba
Gold Corporate
Vidéo & wall-paintings de Mounir Fatmi
Il y a 40 ans exactement, naissait le Black Panther Party -initialement
«Black Panther Party for self-defense»-, mouvement né
de la lutte pour les droits civiques et créé par Huey
P. Newton et Bobby Seale sur un campu s californien. Comme le Black
Power avant lui, dirigé par le charismatique Malcom X, le Black
Panther Party a marqué l'histoire comme étant un mouvement
noir-américain prônant l'auto-défense et la mise
en place de milices de protection contre les abus policiers et les arrestations
injustifiées que subissait la population noire aux Etats-Unis.
Caractérisé par son uniforme (béret noir, veste
en cuir noir et Kalachnikov au poing) et ses velléités
politiques et associatives (Free breakfast for children), ce parti connut
une montée en puissance nationale et l'appui de célébrités,
notamment de Marlon Brando et Jane Fonda, avant de s'effondrer en 1972,
miné par les pressions du F.B.I et les tensions internes.
L'exposition à La B.A.N.K, «Black Panther Party for self-defense
!!», est une présentation inédite de 62 clichés
du célèbre mouvement noir-américain, saisis entre
1966 et 1972. Ces photographies témoignent des facettes emblématiques
et de celles moins connues du mouvement, tiraillé entre idéologie
révolutionnaire, ferveur nationaliste et ambitions personnelles
. Ce sont les images des enfants brandissant le poing devant les sacs
de nourriture collectée, vision tiers-mondiste dans un pays en
pleine explosion capitaliste. Ou encore celles des parades d'hommes,
aux postures militaires, aux regards graves, escortant les cercueils
des leaders morts trop tôt. On trouve une résonance intemporelle
dans la vue de ces foules contrastées qui témoignaient
à l'époque d'un désir unanime d'incarner un changement.
C'est aussi le quotidien de quelques-uns, parmi tous les acteurs de
ces événements, que l'histoire aura retenu : Huey P. Newton,
Bobby Seale, Eldridge et Kathleen Cleaver, Fredrika Newton, David Hilliard,
George Jackson, ....
Prologue de sa prochaine exposition, la vidéo et les week-end
paintings de Mounir Fatmi se positionnent en toile de fond et témoin
contemporain. Comme une mise à jour historique, ils forcent ces
images du passé à s'appliquer à l'actualité,
en bouleversant la chronologie établie et en posant la question
de la limite entre self-defense et violence.
Parrainée par la fondation Huey P. Newton d'Oakland, cette rétrospective
s'inscrit aussi dans le paysage contemporain comme un modèle
récurant, avec l'auto-défense comme nécessité.
La B.A.N.K, 42, rue Volta - 75003 Paris - M° Arts & Métiers
- Exposition jusqu'au 27 mai 2006, du lundi au samedi de 11 à
19 h. Des clichés sont disponibles à la vente
Renseignemenst au 01 42 72 06 90 ou ecrire@bankgalerie.com
Le Plan B, le nouveau journal de critique des
médias et d'enquête sociale
Le Plan B existe !
Issu de la fusion de deux titres de la presse alternative, PLPL et Fakir,
Le Plan B est un journal de critique des médias et d'enquêtes
sociales.
Le premier numéro du Plan B est dans les kiosques depuis le 10
mars 2006.
Bimestriel - 2 euros - prochain numéro le 13 mai 2006
EDITO
Le premier numéro du Plan B est dans les kiosques.
Pour la première fois depuis l'invention de l'imprimerie, une
publication détruit ce qui vous opprime et éclaire ce
qui vous libère.
Pourquoi Le Plan B ? Parce que le plan A et son modèle économique
expirent. La transformation sociale n'est pas seulement souhaitabl e
: elle est urgente. Mais le Parti de la presse et de l'argent fait obstacle
au projet d'un autre monde : celui-ci lui convient tout à fait
bien !
Journal de critique des médias, Le Plan B crève les haut-parleurs
de la résignation qui répètent depuis un quart
de siècle : « C'est comme ça, on n'y peut rien ».
Il informe sur l'information, son fonctionnement, ses dévoiements,
ses cadors. Il n'épargne ni les artistes tirelire, ni les intellectuels
à gages, ni les chefs narcissiques de la contestation.
Journal d'enquêtes sociales et de reportages, Le Plan B rend la
parole à tous ceux que les journalistes ont voulu enterrer sous
leur mépris. Il montre les intérêts communs des
gens et des peuples que les puissants s'emploient à opposer.
Devant lui, les rires sardoniques se libèrent et les «
experts » tout-terrains détalent. Féru d'histoire
populaire, Le Plan B rappelle avec tendresse que les sans-culottes suspendent
parfois aux réverbères les hérons empanachés.
Le P lan B est un journal indépendant, financé exclusivement
par ses lecteurs ; son capital est réparti à parts égales
entre ses fondateurs ; la publicité y est hors-la-loi. Il n'est
lié à aucune organisation politique et s'oppose à
la fois aux patrons qui plastronnent, à la droite qui les engraisse,
à la gauche qui les courtise. Issus d'un travail collectif, les
articles du Plan B ne sont pas signés.
Le Plan B existe : faites-le connaître, diffusez-le, abonnez-vous
!
http://www.leplanb.org/page.php?rubrique=accueil
Hommage aux moines martyrs de Tibhirine
(1996) - Tableau de Malel |
John Kiser, Passion pour l’Algérie
: Les moines de Tibhirine, Traduit par Henry Quinson. Éditions
Nouvelle Cité, mars 2006
Qui a enlevé et décapité les moines
de Tibhirine au printemps 1996 et pourquoi ? Quel a été
le rôle des services secrets algériens et français
? Dans une Algérie déchirée par la guerre civile,
John Kiser cherche à élucider d’autres questions,
encore plus mystérieuses : pourquoi ces moines chrétiens
sont-ils restés jusqu’au bout malgré les menaces
de mort du GIA, et comment a-t-on pu tuer des hommes que tous les habitants
de la région de Médéa aimaient et respectaient
?
Au fil de l’enquête, le monastère de Tibhirine introduit
le lecteur dans un univers étonnant : la vie et l’amitié
entre des moines chrétiens et leurs voisins musulmans dans un
pays miné par la violence.
En quel Dieu croyaient ces hommes ? L’islam est-il intrinsèquement
violent ? En Algérie, beaucoup de musulmans sont morts pour avoir
refusé de cautionner l’assassinat de civils désarmés.
En fait, la fraternité vécue à Tibhirine gênait
les « éradicateurs » des deux camps.
Ce livre, unanimement salué par la critique aux Etats-Unis, raconte
un des grands événements spirituels de notre temps. Les
moines de Tibhirine sont morts, mais leur témoignage de fraternité
universelle a bouleversé l’Algérie et le monde :
l’Esprit de paix qui les animait poursuit son oeuvre et nous montre
le chemin.
John Kiser est l’auteur de Communist Entrepreneurs : Unknown Innovators
in the Global Economy et de Stefan Zweig : Death of a Modern Man (traduit
en français aux éditions universitaires du Mirail, 1998).
D’abord négociant en technologie internationale, il possède
un MA de l’Université de Columbia en histoire européenne
et un MBA de l’Université de Chicago. Ses articles ont
été publiés dans la revue Foreign Policy, la Harvard
Business Review, le Washington Post, et le Wall Street Journal. Il vit
avec sa famille à Sperryville, en Virginie, aux Etats-Unis. Visitez
son site Internet (en anglais) à www.monksoftibhirine.com .
Henry Quinson, traducteur de ce livre, a vécu six ans au monastère
cistercien de Tamié, dont étaient issus deux des sept
martyrs de Tibhirine. Il mène aujourd’hui une vie de prière,
de travail et d’accueil dans un quartier majoritairement musulman
à Marseille. Sa communauté, la Fraternité Saint
Paul, est également présente en Algérie. Franco-américain,
licencié en sciences économiques de l’Université
Panthéon-Sorbonne, diplômé de l’Institut d’études
politiques de Paris et professeur certifié de lettres et d’anglais,
il enseigne à mi-temps à Marseille. Visitez son site Internet
à http://perso.wanadoo.fr/frat.st.paul/Tibhirine.htm (contact:
henry.quinson@wanadoo.fr - 06 84 13 36 30).
Programme de la tournée
de John Kiser et Henry Quinson en France
Vendredi 24 mars à 18h40 : John Kiser invité
sur LCI par Vincent Hervouët dans Le Journal du Monde.
Samedi 25 mars à 15h : John Kiser, Emmanuel
Audrain, la famille de F. Paul, et F. Philippe à l'abbaye de
Tamié, 7300 Plancherine, dans l'église du monastère
.
Samedi 25 mars à 21h : Jean-Marc Chardon, de
France Culture, interviewe John Kiser par téléphone pour
les journaux du 26 et 27 mars (chez F. Pierre, hôtelier : 04 79
31 15 53).
Dimanche 26 mars à 16h : John Kiser, Emmanuel
Audrain et la famille de F. Paul Favre-Miville au Collège du
Sacré-Coeur de Thonon-les-Bains (réunion organisée
par Françoise Boëgeat-Chessel en collaboration avec la Librairie
Birmann).
Dimanche 26 mars : diffusion de l'interview de John
Kiser sur Medi 1 dans le cadre de l’émission 1 livre, 1
débat.
Lundi 27 mars : Frédéric Fritscher, responsable
de la page "Débats et opinion", du Figaro accueille
une tribune de John Kiser (Frédéric Fritscher a bien connu
les moines du temps où il était correspondant du Monde
en Algérie).
Lundi 27 mars : Martine de Sauto écrit un article
sur l'ouvrage de John Kiser dans le journal La Croix (la journaliste
prépare actuellement un livre sur Henri Teissier et l'Eglise
d'Algérie et a lu le livre de John Kiser que lui a transmis Henry
Quinson).
Lundi 27 mars à 8h40 : John Kiser sur France
Info ;
Lundi 27 mars de 11h à 12h : John Kiser et Henry
Quinson invités par Denise Dumolin, rédactrice en chef
de Radio Notre-Dame, en direct sur le réseau COFRAC (Paris, Marseille,
Nantes, Toulouse, etc.) pour l'anniversaire de l'enlèvement des
moines.
Lundi 27 mars à 18h40 : John Kiser invité
sur LCI par Vincent Hervouët dans Le Journal du Monde.
Lundi 27 mars à 20h : Kristian Autain, qui avait
filmé les funérailles des moines à Alger, a préparé
un sujet pour le journal de France 2.
Mardi 28 mars à 9h : Petit-déjeuner de
John Kiser avec le journaliste de Canal + Jean-Baptiste Rivoire, co-auteur
de Françalgérie, crimes et mensonges d'Etats (La Découverte,
novembre 2005).
Mardi 28 mars à 12h30 : John Kiser et Henry
Quinson à La Défense, Notre-Dame de Pentecôte, 1
place de la Défense (Parvis de la Défense, près
du CNIT ; métro, R.E.R. Grande Arche, sortie F Calder-Miro ;
parking Centre), à l'initiative de Michel Anglarès.
Mardi 28 mars à 20h : conférence-débat
à Paris, 43 rue Boileau, 75016 (métro Michel-Ange Molitor),
avec John Kiser, Saad Abssi, Robert de Chergé, André Barbeau,
Thierry Becker (à Paris à partir du 25 mars), Emmanuel
Audrain et Henry Quinson.
Mercredi 29 mars : France 3 vient interviewer Dom André
Barbeau au monastère d'Aiguebelle (maison-mère de Tibhirine).
Mercredi 29 mars à 10h05 : Henry Quinson, Jean-Denys
Tétier (Librairie La Colomberie), le supérieur et les
séminaristes des Carmes invités par Etienne Loraillère
à son émission "Aujourd'hui l'Eglise" sur Radio
Notre-Dame.
Mercredi 29 mars à Orléans à 18h
: conférence de presse de John Kiser.
Mercredi 29 mars à Orléans à 19h
: John Kiser sur FR3.
Mercredi 29 mars à Orléans à 19h30
: conférence-dédicaces de John Kiser à l'invitation
de Grégoire Mallein, conseiller général du Loiret.
Jeudi 30 mars à 18h30 : John Kiser et Henry
Quinson à la Maison diocésaine d'Aix-en Provence, avec
Mgr Claude Feidt, le Professeur Bruno Etienne, le Père Plantevin,
délégué diocésain pour les relations avec
l'islam et plusieurs amis musulmans, salle Chêne de Mambré,
7 cours de la Trinité, 13625 Aix-en-Provence Cedex 1, avec l
en collaboration avec la librairie Siloë - Le Baptistère
(réunion organisée par Guy Juste).
Vendredi 31 mars : John Kiser sur RCF Méditerranée
Toulon (interviewé par Florence Gault).
Samedi 1er avril à 15h : John Kiser et Dom André
Barbeau à l'abbaye d'Aiguebelle, 26230 Montjoyer (réunion
organisée par François et Elisabeth Bonpain, soeur de
Frère Christophe Lebreton, soutenus par Roger Michel, islamologue
de l'ISTR de Marseille, l'association islamo-chrétienne de Valence
et la paroisse Notre-Dame du Rhône).
Dimanche 2 avril à 14h45 : John Kiser à
l'abbaye de Lérins, Ile St Honorat, BP 157 06406 Cannes cedex
(contact : F. Cyprien).
Lundi 3 avril à 18h30 : John Kiser, Henry Quinson
et Christian Salenson à l'ICM, Le Mistral,11 impasse Flammarion,
13001 Marseille, sous l'égide de l'ISTR et avec la collaboration
de la Librairie Saint Paul (parking gratuit sur place).
Mardi 4 avril à 18h : John Kiser et Henry Quinson
au séminaire des Carmes, 21 rue d'Assas, 75006 Paris (en collaboration
avec Jean-Denys Tétier, Librairie La Colomberie) ; visite de
la chambre de Christian de Chergé et vidéo inédite
d'une interview du prieur de Tibhirine (1993, Sr Edith).
Mercredi 5 avril à Brive : à14h, John
Kiser et Henry Quinson à un café littéraire organisé
par la Librairie Jean-Claude Legros (téléphone : 05 55
17 08 03) ; à 20h30, conférence de John Kiser et Henry
Quinson au centre culturel de l'Eglise des Rosiers à Brive, non
loin de Saint-Michel de Bannière (à 30 km de Brive), berceau
de la famille de Christian de Chergé, prieur de Tibhirine.
Jeudi 6 avril à 14h00 : John Kiser sur RCF Bordeaux.
Jeudi 6 avril : John Kiser sur Radio France bleue Gironde.
Jeudi 6 avril à 20h30 : John Kiser et Henry
Quinson à Bordeaux, avec Marie-Dominique Minassian, théologienne
à Fribourg, actuellement en train de préparer une thèse
sur Frère Christophe Lebreton, église St Jean-Vianney,
23 rue Félix Faure, 33600 Pessac (soirée organisée
en collaboration avec la librairie Chante l'Univers par le Secteur pastoral
de Pessac ; P. Pham Duc Phuc au 06 13 23 22 42, ou Alain de Framond
au 06 63 37 76 25).
Vendredi 7 avril à 20h30 : Présentation,
cocktail et dédicace de John Kiser et Henry Quinson à
Meudon, avec la participation de Marie-Christine Ray, auteur de deux
livres remarquables sur le Cardinal Duval et sur Christian de Chergé,
à l'invitation de l'Académie Meudonnaise et des Conférences
Saint Vincent de Paul, à la salle des Tybilles, à coté
de l'église Notre-Dame de l'Assomption (Bellevue).
Samedi 8 avril à 17h : John Kiser à la
Manufacture des Tabacs, 11 boulevard de Stalingrad, 44000 Nantes, à
l'invitation de Tibhirine, association pour le dialogue interreligieux
(assemblée générale à 16h ; contact : Jacques
Hubert, avec la collaboration de la librairié Siloé Lis),
et sur RCF Anjou (dirigé par Vincent de Crouy-Channel).
Dimanche 9 avril à 15h : John Kiser et Etienne
Baudry à l'abbaye de Bellefontaine, 49122 Bégrolles en
Mauges. Projection du film d'Emmanuel Audrain, Le Testament de Tibhirine.
Mardi 18 avril à minuit : France 3 National
diffuse le documentaire d'Emmanuel Audrain, Le Testament de Tibhirine
(52 mn) produit par Gilles Padovani (Mille et Une Films), pour lequel
John Kiser a été consulté.
Dimanche 21 mai : film sur les moines de Tibhrine par
Didier Cros, réalisateur pour France Télévisions
et Arte, sur France 2 (26 mn) diffusé dans le JDS (Henry Quinson
a été contacté et a envoyé le manuscrit
de John Kiser au réalisateur).
Conférences, débats et dédicaces
: contacter henry.quinson@wanadoo.fr (ou 06 84 13 36 30).
Terry Jones, un Monty Python's contre l'Axe du Bien
Terry Jones, un des Monty Python's qui nous ont fait tant rire depuis
les années 70, utilise les armes de destruction massive par le
rire contre Bush, Blair et les médias dociles. "Ma guerre
contre la "guerre au terrorisme" vient de sortir chez Flammarion.
Traduction, préface et notes par Marie-Blanche et Damien-Guillaume
Audollent. Extraits choisis...
Début de la Préface
Il est des mots qu'on ne prononce pas impunément. Même
dans nos « démocraties », et surtout pas lors de
la grand-messe d'un gouvernement triomphant. En ce jeudi 29 septembre
2005, à Brighton, la conférence annuelle du New Labour
blairien, reconduit aux affaires quelques mois plus tôt pour un
historique troisième mandat, bat son plein. À la tribune,
Jack Straw, ministre des Affaires étrangères, disserte
doctement sur la « libération » de l'Irak, devant
un parterre de délégués venus des quatre coins
du Royaume-Uni, lorsque fuse du public un discret mais cinglant «
Nonsense ! »
Aussitôt empoigné par les pandores du service d'ordre,
l'auteur de cet éclat, Walter Wolfgang, est expulsé sans
ménagements, tandis que le ministériel orateur reprend
le fil de son propos. Quand l'importun ¬ un octogénaire juif,
qui a fui l'Allemagne hitlérienne en 1938 ¬ tente de réintégrer
la salle de conférence, il se voit illico menacé d'inculpation
sous le coup de la récente loi antiterroriste.
Tony Blair et sa clique auront beau, dès le lendemain, se répandre
en plates excuses sur tous les plateaux de télévision,
le mal est fait : les grands de ce monde n'apprécient guère
qu'on se mêle de pointer l'inanité criminelle de leurs
rodomontades. Cette anecdote, que les médias français
n'ont quasiment pas relayée, prend valeur de symbole : celui
de l'affolement qui, face à l'indignation populaire ou à
la simple __expression d'un désaccord, s'empare des autorités
« démocratiques ».
C'est à ce genre de petits détails qu'on mesure ce qui
a changé depuis que la Maison Blanche et Downing Street ont lancé,
dans la foulée des attentats contre le World Trade Center et
le Pentagone, leur « combat monumental du Bien contre le Mal ».
Quelques déluges de fer et de feu plus tard, relayant une vérité
embedded claironnée de Londres à Washington, les éditorialistes
des deux côtés de l'Atlantique saluent, la main sur le
coeur, le « vent de liberté » qui souffle sur le
Proche et le Moyen-Orient. La « démocratie » est
en marche ; la « guerre au terrorisme » porte ses fruits
: circulez, il n'y a rien à voir !
Cependant, n'en déplaise à ses tailleurs (de costard),
l'empereur est nu :
Oussama Ben Laden court toujours, et Saddam Hussein n'avait pas d'Armes
de Destruction Massive ; qui plus est, de Guantánamo Bay à
Abou Ghraib, en passant par Bagram et de nombreuses prisons secrètes
« délocalisées », l'Amérique torture
au nom d'une « liberté » qui, servant de faux nez
à ses ambitions impérialistes, est de plus en plus bafouée
à travers le monde.
« La première victime de la guerre, c'est la grammaire
»
Au soir du 11 Septembre, l'Occident frappé de stupeur erre à
tâtons dans un monde en ruine. Incroyable, innommable, indicible
: il n'y a pas de mots pour dire le désastre. C'est d'abord dans
le pouvoir de sidération de cette horreur sans nom que s'enracine
notre défaillance à contrecarrer les dérives qui
ont suivi la chute des tours : avec elles, s'est effondrée notre
aptitude à échafauder dans la langue des images d'une
réalité mal dite qui, en nous la rendant intelligible,
nous délivreraient du vertige insensé de cette malédiction.
« Ground Zero, note Christian Salmon, c'est une zone de langage
effondré. Au pied des tours en ruine, c'est le récit américain
qui gît en pièces . »
« Ou vous êtes avec nous, ou vous êtes contre nous
» : afin de recoller les morceaux de leur autorité symbolique,
les dirigeants américains sautent sur l'occasion pour se replier
tambour battant sur un discours manichéen, qui menace et tranche.
À ma droite, la démocratie, blanche comme l'agneau ; à
ma gauche, le terrorisme aux noirs desseins. Foi d'Aristote, c'est beau
comme de l'antique !
Mais le spectacle du monde a toujours partie liée avec la grammaire
qui l'articule : Eux et Nous, le Bien et le Mal, le Vrai et le Faux
sont d'abord des choix de mise en scène. Sitôt distribuées
les cartes de ce jeu de dupes, qui condamne les « cerveaux disponibles
» au suivisme électoral et patriotique, le langage est
pris de curieuses contorsions. Triomphe d'une nouvelle et fruste grammaire,
dont les règles perverties orchestrent les récits pernicieux
de la « guerre au terrorisme ».
Révolté par l'hypocrisie du pouvoir et l'inertie du plus
grand nombre, Terry Jones ¬ écrivain, comédien et
metteur en scène britannique ¬ a décidé de
contre-attaquer, pour démasquer les contradictions que recèle
cette « guerre » et la forfaiture qu'elle constitue. Passant
au crible d'une implacable verve satirique les faits d'armes et les
méfaits de langue de George W. Bush
et Tony Blair, l'e-Monty Python's revisite avec une féroce nonchalance
les arcanes d'une croisade irrationnelle et mensongère. Dans
ce « journal de guerre », constitué d'une quarantaine
de textes ciselés au fil des mois , il nous invite à renouer
les fils d'une réflexion trop souvent contaminée par le
novlangue des « informations » :
« Mon dictionnaire, écrit-il lors du déclenchement
de l'offensive contre l'Irak, définit une «guerre»
comme un «conflit ouvert, armé, entre deux parties, nations
ou États». Dès lors, larguer des bombes, protégé
par l'altitude, sur une population déjà en difficulté,
aux infrastructures ruinées par des années de sanctions
et vivant sous la coupe d'un régime oppressif, ce n'est pas une
«guerre». C'est du tir aux pigeons. » Quelque temps
plus tard, il note : « la vraie «guerre» n'a commencé
qu'après l'occupation de l'Irak et la mise en place d'un gouvernement
de collabos [!]. Mais est-ce ainsi que les journaux, la télévision
et la radio la désignent ? Non : ils parlent d'«insurrection»
et de «terrorisme», parce que ce sont les mots qu'aiment
employer MM. Bush et Blair. » Et les grands médias «
reprennent tous en choeur l'air de pipeau que jouent ceux qui sont au
pouvoir ».
Constatant que « la première victime de la guerre, c'est
la grammaire », Terry Jones se met en devoir de traquer les symptômes
de cette « guerre des mots » secrètement déclarée
à l'opinion publique par les spin doctors de la Maison Blanche
et de Downing Street, au détour de leur campagne contre le «
terrorisme », ennemi aussi insaisissable que flou. « Le
langage est censé rendre les idées claires, et compréhensibles
pour tout un chacun, écrit-il.
Mais il est impossible de faire la guerre à un substantif abstrait
:
comment saura-t-on qu'on a gagné ? Quand le terme en question
aura été supprimé du dictionnaire, peut-être
? »
Morceaux choisis
Péril en la grammaire
12 janvier 2002
Il y a quelque chose qui m'inquiète particulièrement,
dans la « guerre au terrorisme » du président Bush
: c'est la grammaire. Comment livre-t-on une guerre contre un substantif
abstrait ? C'est un peu comme de bombarder le « meurtre ».
Imaginez un peu que Bush ait dit : « Nous allons bombarder le
«meurtre» partout où il rôde. Nous allons pourchasser
les meurtriers et les candidats au meurtre partout où ils se
cachent et nous allons les traduire en justice.
Nous allons aussi bombarder tous les pays qui abritent des assassins
avérés ou des personnes susceptibles de le devenir. »
Un autre truc me tracasse au sujet de la « guerre au terrorisme
» de Bush et Blair : quand et comment sauront-ils qu'ils ont gagné
?
Dans la plupart des guerres, on peut prétendre avoir gagné
quand l'autre camp est exterminé, ou quand il capitule. Mais
comment le « terrorisme » capitulerait-il ? C'est bien connu,
dans les milieux linguistiques, qu'il n'est pas simple du tout, pour
un substantif abstrait, de se rendre.
D'ailleurs, c'est très difficile pour les substantifs abstraits
d'accomplir quoi que ce soit de leur propre gré ¬ et difficile,
même pour les plus chevronnés des linguistes, de négocier
avec eux. Il est ardu de trouver leurs caches, et vain de chercher à
leur couper les vivres ou à intercepter leurs communications
; toute tentative pour les amener à capituler est vouée
à l'échec. Qu'on le veuille ou non, les substantifs abstraits
ne fonctionnent pas comme ça. J'ai bien peur que l'amère
vérité sémantique soit que l'on ne peut gagner
contre ce genre de mots ¬ à moins, j'imagine, de les faire
expulser du dictionnaire. Ça leur servirait de leçon !
Un voisin, professeur de sémiotique ontologique (actuellement
occupé à chercher ce que son titre signifie) m'informe
que la Seconde Guerre mondiale a été livrée contre
un substantif abstrait : le « fascisme » ¬ vous vous
souvenez ? Mais je lui fais remarquer que ce substantif abstrait se
cachait sournoisement derrière les très réels dirigeants
de l'Allemagne nazie. En 1945, il nous suffisait de vaincre l'Allemagne
nazie pour gagner. Dans la «
guerre au terrorisme » du président Bush, il n'existe pas
de solution de ce type. Il a beau claironner, tel le capitaine Haddock
secouant un palmier : « Nous allons détruire le terrorisme.
Et ne vous faites pas de souci, nous gagnerons ! », c'est à
peu près aussi sensé que de dire : « Nous anéantirons
l'insolence », ou : « Nous allons tourner l'ironie en ridicule.
»
En fait, le mot même de « terrorisme » semble avoir
changé de sens ces dernières années. Tout au long
de l'histoire, le terrorisme a été un outil privilégié
des gouvernements ¬ on pense (ou peut-être pas) à la
chevauchée d'Édouard III à travers la Normandie
en 1359. Mais, dans son acception courante, le « terrorisme »
ne peut être le fait d'un pays. Quand les États-Unis ont
bombardé une usine pharmaceutique au Soudan en 1998, sur la foi
d'un tuyau percé de la CIA prétendant qu'il s'agissait
d'une fabrique d'armes chimiques, ce n'était pas un acte de terrorisme.
C'était juste complètement stupide. La pénurie
de médicaments qui s'est ensuivie a probablement tué des
milliers de personnes, mais ce n'était pas un « acte de
terrorisme » selon la signification courante du mot, parce que
c'est le gouvernement américain en tant que tel qui l'a commis.
En plus, il s'est excusé. Ceci est très important. Aucun
terroriste qui se respecte ne présente jamais ses excuses. C'est
du reste l'un des rares critères qui permettent de distinguer
les gouvernements légitimes des terroristes.
Il était donc vraiment malaisé pour le président
Bush de savoir qui bombarder après les attentats du World Trade
Center. Si la responsabilité en avait incombé à
un pays comme les Bermudes ou la Nouvelle-Zélande, alors ça
aurait été simple : Bush aurait pu bombarder les Bahamas
et l'Australie. Que les auteurs d'une catastrophe si abominable ne fussent
pas une nation, voilà qui devait être vraiment irritant.
Qui plus est, les terroristes ¬à la différence d'un
pays ¬ ne se tiennent pas tranquilles dans leur coin, à attendre
qu'on vienne les bombarder. Ils ont cette détestable habitude
de bouger, et parfois même de sauter les frontières. Décidément,
tout cela n'est pas très américain ¬ euh, sauf en
ce qui concerne leur entraînement.
Pour couronner le tout, on n'a pas la moindre idée de leur identité.
Enfin, je présume que la CIA et le FBI n'avaient aucune idée
de qui étaient les terroristes du World Trade Center ¬ sinon
ils auraient commencé par les empêcher de monter dans les
avions. C'est le propre des terroristes de rester anonymes tant qu'ils
n'ont pas personnellement commis un acte de terrorisme. Jusque-là,
il n'y a que des gens ordinaires, comme ce brave Tim McVeigh qui habite
la porte à côté, ou ce sympathique M. Atta qui prend
des cours de pilotage.
Bon, pourrait-on objecter, il y a ce pas-si-gentil-que-ça (quoique
assez bon en propagande) Oussama Ben Laden : nous savons qu'il a commis
des actes de terrorisme, et qu'il a l'intention de recommencer. Très
bien. Au moins, nous connaissons un terroriste. Mais tuons-le et nous
n'aurons toujours pas tué le terrorisme. En fait, nous ne lui
aurons pas infligé le moindre mal. C'est l'ennui quand on déclare
la guerre au terrorisme. En tant que substantif
abstrait, il ne peut se résumer à des individus ou à
des organisations.
MM. Bush et Blair sont probablement les premiers chefs d'État
à embarquer leurs pays dans une guerre sans savoir qui est l'ennemi.
Aussi, oublions le substantif abstrait. La guerre du président
Bush, renommons-la pour lui, et appelons-la plutôt « guerre
aux terroristes » ; ça fait déjà un peu plus
concret. Mais, à vrai dire, la sémantique n'en devient
que plus obscure. Qu'est-ce que le président Bush entend exactement
par « terroristes » ? Comme il n'a en effet pas défini
le terme pour nous, il ne nous reste plus qu'à tenter de déduire
ce qu'il veut dire de ses actions.
À en juger par lesdites actions, les terroristes instigateurs
des attentats contre le World Trade Center vivent tous ensemble dans
des « camps », en Afghanistan. Apparemment, après
la réussite de leur mission, ils se sont tous regroupés
dans ces « camps » où il ne nous reste donc plus
qu'à aller leur balancer une grêle de bombes dessus. Sans
doute passent-ils leurs soirées là-bas à jouer
de la guitare et à pique-niquer autour du feu. Dans ces «
camps », les terroristes se consacrent aussi à «
l'entraînement » et stockent des armes, qu'il ne tient qu'à
nous de détruire à coups de bombes à fragmentation
et de missiles à l'uranium. Il semble que personne n'ait expliqué
au président Bush que quelques cutters ont suffi pour perpétrer
les horreurs du 11 Septembre. Bien sûr, les États-Unis
pourraient bombarder toutes les réserves de cutters à
travers le monde, mais quelque chose me dit que ça n'éradiquera
toujours pas les terroristes.
Du reste, je croyais que les terroristes qui ont fait s'écraser
ces avions sur le World Trade Center vivaient en Floride et au New Jersey.
Je croyais que le réseau Al-Qaida opérait dans soixante-quatre
pays, notamment aux États-Unis et dans plusieurs pays d'Europe
¬ que le président Bush lui-même préfère
peut-être éviter de bombarder. Mais non : le président
Bush, le Congrès américain, le Premier ministre Blair
et la quasi-totalité de la Chambre des communes sont convaincus
que les terroristes vivent en Afghanistan et qu'on peut les bombarder
depuis une distance confortable.
Nous assistons clairement, là encore, à un autre exemple
de glissement de sens.
Les déclarations n'ont plus la même signification qu'avant.
Par exemple, des gens me disent à tour de bras : « Nous
devons continuer normalement, comme si de rien n'était. »
De quoi parlent-ils ? Le World Trade Center a été détruit,
des milliers de personnes y ont trouvé la mort, les États-Unis
et le Royaume-Uni sont actuellement en train de bombarder l'Afghanistan.
Cela ne ressemble pas pour moi à une définition du «
normal ». Pourquoi
devrions-nous faire comme si ça l'était ?
Et que signifie : « Nous ne devons pas céder au chantage
des terroristes » ?
C'est pourtant ce que nous avons fait, dès l'instant où
les premières bombes sont tombées en Afghanistan. Les
instigateurs du 11 Septembre, morts de rire, ont dû faire sauter
les bouchons de leur champagne sans alcool ! Ils avaient réussi
: les États-Unis attaquaient, une fois encore, un pays pauvre
dont ils ignoraient jusqu'alors à peu près tout, soulevant
dans tout le monde arabe une authentique vague de réactions écoeurées,
garantie de soutien aux fondamentalistes islamiques. Les mots ont perdu
de leur valeur, certains d'entre eux ont changé de sens et les
linguistes, impuissants, en sont réduits à hocher la tête
en se demandant si tout ça n'est pas, au bout du compte, un énorme
gâchis grammatical. La première victime de la guerre, c'est
la grammaire.
Extraits publiés avec l'aimable autorisation des éditions
Flammarion. © Flammarion,
Paris, 2006, pour la traduction française.
Vient de paraître : MANIFESTE pour l’éradication
du sionisme, soumis au Conseil de Sécurité de l’ONU,
Paris, mars 2006, 74 pages, 2,50 €.
Basé sur des documents d’archives, dont des inédits
ou des documents méconnus, ce Manifeste n° 4 aborde plusieurs
thèmes :
1) comment la résolution dite de ‘partage’ de la
Palestine a été introduite à l’Assemblée
Générale de l’ONU et comment elle a pu être
votée malgré l’absence de la majorité nécessaire
;
2) le génocide du peuple de Palestine ;
3) la nature antisémite du sionisme ;
4) le sionisme comme modèle pour le nazisme ;
5) rôle clé du sionisme dans la persécution des
juifs par les nazis ;
6) la longue tradition de la dénonciation juive et chrétienne
du sionisme en tant que mouvement nazi.
Le Manifeste, 10,5 x 15 cm ; 74 pages –
Participation aux frais de fabrication et d'expédition postale
:
1 exemplaire : 2,50 euros
2 exemplaires : 5 euros
10 exemplaires: 20 euros
Paiement par timbres postaux ou chèques à l’ordre
de : Entre la Plume et L'Enclume. Adresse : M. Sfar, 1 rue Cassini,
75014 Paris,
Rappel : EPE diffuse également 3 Manifestes du même
format :
1) Manifeste judéo-nazi d'Ariel Sharon
2) Les juifs résistent au sionisme (épuisé)
3) Nèg'Marrons d'hier et d'aujourd'hui
Pour toute information : Tél. : 01 43 29 68 98 - Courriel : msfar@wanadoo.fr
Sionisme : Doctrine du Pire et Pire doctrine
par Ouardia Yayahoui, 19 mars 2006
« Chez les gens dépourvus de culture, il existe encore
une conspiration pour détruire touts les personnes sensibles
qui existent sur terre !» Tennessee Williams (“Confession
d’un rossignoll” tiré de “The Ultimate Seduction”)
Tous les jours, les journaux, les télévisions,
les radios, les politiciens, les philosophes douteux nous abrutissent
avec des termes qu'ils ne comprennent pas eux-mêmes.
Ainsi, nous serions dans "le pays des Droits
de l'Homme", l'Europe serait "démocratique", les
Etats-Unis "la plus grande démocratie au monde", et
l'entité coloniale sioniste serait "la seule démocratie
du Moyen-Orient". Ces mêmes qui se pensent démocrates
sont ceux qui ont mis à feu et à sang des régions
entières du monde, laissant derrière eux ruines, larmes,
désolations, charniers, destruction et désespoir. Du prétendu
"rêve américain" les Vietnamiens comme les Irakiens
et les Afghans ne connaissent que le cauchemar. De la même façon,
que de la prétendue civilisation éclairée de l'Europe,
les pays d’Afrique, du Maghreb, de l'Inde, du Pakistan, de l’Asie
et du Monde arabe -entre autres-, ne connaissent que la face barbare
et sombre.
La réalité des dites démocraties
occidentales est d’oeuvrer pour leurs propres intérêts
économiques et non pour le bien de la Communauté internationale
dans le cadre du respect du principe de l’égalité
de droits des peuples et de leur droit à disposer d’eux-mêmes.
Cela fut démontré en France quand une poignée de
colonialistes nostalgiques en vinrent à voter une Loi unilatérale
en décidant pour tous les ex-colonisés et leur descendants
que le Colonialisme qui les avait rendus esclaves avait un côté
positif, tentant de faire du fascisme colonial en Algérie et
en Afrique un bienfait humanitaire. A cette loi aussi totalitaire que
scélérate répondit la colère de millions
de Français, dont une majorité d'origine antillaise, de
souche africaine et maghrébine, sans compter les articles dénonçant
la bêtise de la « France nostalgique » dans plusieurs
quotidiens étrangers, notamment dans les quotidiens des nations
qui furent tenues en esclavage par la barbarie coloniale. Devant une
telle résistance, la Loi fut dénoncée et annulée
à la demande du Président de la République. A l'origine
de la Loi fasciste se trouvaient d'anciens colons venus d'Algérie,
des ex-colons qui aujourd'hui supportent l'entité coloniale sioniste
et sa barbarie. Des ex-colons qui supportent toutes les guerres faites
à des pays de culture arabe ou musulmane par haine de l'Islam
et des Arabes. En France, une partie de la classe politique a été
jusqu’à prier pour le rétablissement du Boucher
du Moyen-Orient, à savoir le Général Sharon., véritable
criminel de guerre.
Une partie de la classe politique a donc soutenu la
violation des Droits de l’Homme et de la Charte des Nations Unies.
C’est dans ce cadre que certains intellectuels se dressent pour
dénoncer les méfaits du Sionisme en France car certaines
organisations font pression sur les instances politiques et sur la Presse
comme elles tentent d’influencer la Société civile.
Nous avons vu ce dérapage lors de la manifestation en l’hommage
du jeune Halimi sauvagement assassiné par une bande de voyous.
La manifestation fut l’occasion pour les sionistes de brandir
des drapeaux aux couleurs de l’entité coloniale sioniste
et d’accuser noirs et arabes de faire de l’antisémitisme
; Des groupuscules fascistes appelaient à la vengeance et à
la haine anti-arabe et anti-musulmane, insultant les noirs et brûlant
des écharpes palestiniennes. Les sionistes tentèrent de
faire de la récupération car la jeune victime était
juive, donc il s’agissait de tenter de faire un hiatus entre «
juif et sioniste ». Or le Judaïsme est une religion quand
le Sionisme est une doctrine politique fasciste qui tente de faire l’amalgame
avec le Judaïsme pour avoir la sympathie des Peuples au vu de l’émotion
que suscite l’Histoire de la communauté juive du fait du
Génocide qui a eu lieu en 39-45 en Europe.
C’est dans ce cadre que fut écrit le
Manifeste « pour l’éradication du Sionisme »
(Collection Manifestes, 2006). A la lumière de la Charte des
Nations Unies, de documents historiques dénonçant les
crimes commis par le Sionisme à travers l’Histoire et jusqu’à
ce jour où le Peuple souverain de Palestine est devenu son principal
bouc émissaire. Assassinats, expropriations, jugements expéditifs,
assassinats ciblés, bref le Terrorisme d’Etat pratiqué
par l’entité coloniale sioniste sans cesse soutenue par
Washington et une partie de l’Europe est plus qu’inquiétant
et il est urgent d’arrêter l’entité coloniale
sioniste dans sa démarche d’épuration culturelle
et ethnique pour rendre au Peuple souverain de Palestine sa Terre ancestrale.
Pour cela le Manifeste prône le combat contre le Sionisme jusqu’à
son éradication. Pour le moment c’est « l’affaire
du Moyen-Orient » expliquent certains mais nous savons tous que
ce qui se passe au Moyen-Orient peut arriver chez nous. De la même
façon qu’il fallait écraser le National Socialisme
en Tchékoslovaquie, il est évident qu’il faut écraser
le Sionisme en Palestine même, et dans les meilleurs délais.
Le Sionisme est la pire idéologie, celle qui
a été jusqu'à prendre l'ONU en otage. C’est
que vise à démontrer ce Manifeste à la lumière
de références historiques et juridiques incontournables.
La création de l’entité coloniale sioniste étant
elle-même une erreur juridique qui doit être rectifier.
Une juriste un jour me disait « l’entité sioniste
n’est pas un Etat de droit mais un état de fait ».
L’ONU n’est pas l’Organisation des
Nations Unies. Bien au contraire, l’ONU ne vise qu’à
conserver les intérêts des ex-puissances coloniales. C’est
dans ce cadre qu’au lieu de défendre le Droit du Peuple
souverain de Palestine en se fiant à sa Charte, l’ONU défend
les intérêts de l’entité coloniale sioniste,
entité supportée dans tous ses actes barbares par certains
membres du Conseil Permanent de Sécurité comme les USA,
la France et le Royaume Uni.
Jamais « le droit des peuples à disposer
d’eux-mêmes n’a été respecté
en ce qui concerne les Palestiniens », de même L’article
9 de la Charte des Nations Unies « nul ne peut être arbitrairement
arrêté, détenu ou exilé » n’a
jamais été respecté par l’entité coloniale
sioniste et l’ONU à toujours laissé faire à
cause du veto américain qui ne devrait plus être car il
constitue désormais un véritable barrage au respect des
Droits de l’Homme les plus fondamentaux non seulement en Palestine
occupée mais dans le reste du monde, notamment en Irak illégalement
occupé depuis Mars 2003 (enlèvement de citoyens qui sont
dirigés sur les prisons secrètes de l’organisation
terroriste « CIA », ou vers le camp de concentration illégal
de Guantanamo où des prisonniers sont sûrement morts et
dont il serait aisé de faire disparaître les corps,cela
avec la complicité d’une partie de la Communauté
internationale).
Ainsi, le Gouvernement Bush (élu de façon
très controversé) bafoue les Droits de l’Homme en
Irak illégalement occupé et en Afghanistan occupé.
Cette dérive des Etats terroristes qui font fi de l’Article
10 de la Charte des Nations Unies, nous la retrouvons dans l’entité
coloniale sioniste quand il s’agit d’enlever, d’emprisonner,
de torturer des prisonniers Palestiniens et d’organiser des procès
expéditifs « Toute personne a droit, en pleine égalité,
à ce que sa cause soit entendue équitablement et publiquement
par un tribunal indépendant et impartial, qui décidera,
soit de ses droits et obligations, soit du bien-fondé de toute
accusation en matière pénale dirigée contre elle
». Cet article est tout aussi violé dans le cadre du procès
arrangé par Washington et le « Gouvernement collabo »
de Bagdad. Gouvernement qui fut mis sur pied afin de servir les intérêts
de Londres et de Washington. Washington et Londres sont responsables
du génocide par le manque de soins et l’arme alimentaire
de 2 millions d’Irakiens dont 60% furent des enfants de moins
de cinq ans. Ils sont aussi responsables d’avoir envahi l’Irak
de façon illégale et d’y avoir massacré des
centaines de milliers de citoyens, d’avoir pillé les Musées
d’Irak, d’avoir réduit à l’état
de cendres la Bibliothèque nationale de Bagdad et d’avoir
pillé le sous sol irakien de son or noir. Pourtant nous ne voyons
ni Résolution onusienne, ni coalition internationale pour demander
le jugement du Premier Ministre Blair ou encore le jugement du Président
Bush. Or c’est un manquement à ses devoirs de la part des
Nations Unies. Il est vraiment inconcevable de laisser faire assassiner
le Président S. Hussein via un Coup d’Etat venu de l’étranger
de ne pas juger légalement, conformément au Droit international,
les organisateurs du même Coup d’Etat non seulement pour
être entré avec des troupes en Irak de façon illégale
pour piller et massacrer mais aussi pour s’être rendus coupable
du génocide irakien de 1991 à 2003. Ce génocide
visant l’avenir de l’Irak, à savoir son enfance.
L’expropriation et la déportation des
Palestiniens ne suffisant pas, l’entité coloniale sioniste
va encore plus loin en assassinant des personnalités palestiniennes
à coup de missiles, pratique fasciste évoqué par
la lugubre _expression fasciste « assassinats ciblés*»,
sans que les personnes aient été jugées coupables
lors d’un procès équitable où que la culpabilité
de la personne accusée ne fut démontrée. Il en
fut ainsi pour l’assassinat lâche et crapuleux du Père
fondateur du Hamas Cheikh Yassine. L’Article 11 de la Charte des
Nations Unies fut largement bafoué car comme tant d’autres,
l’homme fut tout simplement assassiné sans jugement préalable.
Article 11 de la Charte des Nations Unies : « Toute personne accusée
d'un acte délictueux est présumée innocente jusqu'à
ce que sa culpabilité ait été légalement
établie au cours d'un procès public où toutes les
garanties nécessaires à sa défense lui auront été
assurées ».
Quant à l’article 17 de la Charte des
Nations Unies, il fut bafoué dès la création illégale
de l’entité coloniale sioniste par un groupe de puissances
coloniales qui avaient préalablement dressé des Codes
Noirs pour les Uns et des Codes de l’Indigénat pour les
autres, reléguant Arabes, Maghrébins, Africains et Asiatique
à l’état de sous-hommes. C’est dire que le
principe « d’égalité entre les hommes et de
du droit des Peuples à disposer d’eux-mêmes n’étaient
pas respectés par les Nations Unies. Ainsi tous les Peuples soumis
au fascisme colonial n’avaient pas leur mot à dire dans
la création d’une entité coloniale sioniste au cœur
de leur région. C’est ainsi que sous l’œil bienveillant
des puissances coloniales, les sionistes se mirent à exproprier
et à exiler les Palestiniens sans être arrêté
par quiconque.
L’article 17 de la Charte des Nations Unies
remet en cause l’ expropriation des Palestiniens : Alinéa
1 de l’article 17 « Toute personne, aussi bien seule qu'en
collectivité, a droit à la propriété ».
L’alinéa 2 de ce même article vient renforcer la
violation de la Charte des Nations Unies par l’entité coloniale
sioniste soutenue par Washington « Nul ne peut être arbitrairement
privé de sa propriété ».
Il est évident que toutes les exactions commises
par l’entité coloniale sioniste à l’encontre
du Peuple souverain de Palestine doivent cesser et que l’ONU doit
rétablir le Peuple souverain de Palestine dans ses droits à
100%. Le Manifeste pour l’éradication du Sionisme est un
grand pas en avant, et il fera un jour partie de l’arsenal que
l’on sera fier de citer à travers le monde comme ayant
contribué à la libération de toute la Palestine
et de son Peuple. Nous en remercions les intellectuels éclairés
et avertis qui sont à son origine.
(*) «Assassinats ciblés » : cette
_expression fasciste n’est pas sans rappeler une autre _expression
toute aussi fasciste «frappes chirurgicales» qui fut largement
utilisée par la Presse occidentale réduite à une
armée de fantassins dont les plumes servirent à tuer un
Peuple dans l’esprit et le cœur de l’opinion publique
occidentale, avant que les salves de missiles n’en viennent à
enterrer vivant ce même Peuple. Kateb Yacine, écrivain
et poète nationaliste algérien, aimait à rappeler
que son engagement politique pour l’Indépendance de l’Algérie
était né à Sétif le 8 Mai 1945 quand la
France massacra des dizaines de milliers d’Algériens. Kateb
Yacine avait 16 ans et sa mère bascula dans la folie devant la
vision d’horreur. En ce qui me concerne, mon engagement politique
et plus particulièrement dans la lutte contre le Sionisme est
né en Septembre 1982 ? alors que j’étais lycéenne.
Les images de Sabra et Chatila me marquèrent à jamais.
Et dans mon esprit le 17 Janvier 1990 résonna comme un échos
à Sabra et Chatila. Je n’oublierais jamais «Bagdad
étincelait comme un arbre de Noël » (P. Arnett pour
CNN) rappelant les «sons et lumières» chers au Nazis,
et les «frappes chirurgicales» cher au bistouri d’un
certain Mengele dont certains Allemands ironisent qu'il serait en train
de travailler dans le camp de concentration américain de Guantanamo.
Festival Voix francophones du
29 mars au 5 avril à Montpellier (France-34)
Dans le cadre du festival national "francofffonies", la boutique
d'écriture organise une semaine de rencontres avec de nombreux
écrivains :
Les Voix Francophones du 29 mars au 5 avril. Pour connaître le
programme, cliquer sur Programme Les
Voix Francophones.pdf
La boutique d'écriture, 76 rue du faubourg Figuerolles 34070
Montpellier t/ 04 67 58 64 94 f/ 04 67 58 64 69 m/ boutiq-ecr@numericable.fr
Karl Marx, Sur la question juive. Présentation
et commentaires de Daniel Bensaïd. Nouvelle traduction de l’allemand
par JF Poirier
Éditions La Fabrique, Paris, 192 pages, 14 euros. En
librairie le 29 mars 2006
Quand Marx écrit Sur la question juive en 1843, il a vingt-cinq
ans. En répondant à La Question juive de Bruno Bauer,
chef de file des « Jeunes hégéliens », il
intervient dans le débat qui bat alors son plein sur les droits
civiques des juifs dans « l’État chrétien
». Mais cette controverse n’est pour lui que l’occasion
d’élargir le débat à la question des rapports
entre l’émancipation limitée aux droits politiques
et « l’émancipation humaine », entre l’aliénation
religieuse et l’aliénation sociale. La question juive n’est
donc ici que le révélateur d’une grande question
de la modernité marchande, celle du « dédoublement
» entre la société civile et l’État,
entre l’homme et le citoyen, entre le privé et le public.
L’article de Marx a suscité bien des polémiques.
Il fut la pièce à conviction d’un procès
absurde et anachronique pour « antisémitisme », instruit
notamment par Robert Misrahi. D’autres ont cru voir dans la critique,
non celle des droits de l’homme, mais de leurs limites à
une époque donnée, « un manuel de l’apprenti
dictateur ». Plus sérieusement, des auteurs se réclamant
de l’héritage théorique de Marx lui ont reproché
son incompréhension du rôle de la question nationale comme
médiation entre émancipation politique et émancipation
humaine. Dans une présentation de Sur la question juive (publié
ici dans une nouvelle traduction) et dans un retour critique sur la
controverse, Daniel Bensaïd, spécialiste de l’œuvre
de Marx, répond à ces interpellations.
Il actualise la polémique contre les « nouveaux théologiens
» (Jean-Claude Milner, Benny Lévy, Alain Finkielkraut).
Alors que pour Marx, le peuple juif s’est maintenu « dans
et par l’histoire », ces derniers renvoient l’existence
juive à l’éternité biblique et à l’irréductible
singularité du peuple élu. Alors que Marx veut «
transformer les questions théologiques en question profane »,
ils rebroussent le chemin et transforment une question sociale et historique
en question théologique. Signe inquiétant de temps obscurs.
Deux annexes inédites en français complètent le
dossier de Sur la question juive : un article de Bruno Bauer de 1843
et un texte de Roman Rosdolsky sur Engels et la question juive en 1848.
Daniel Bensaïd, professeur de philosophie à l’université
de Paris VIII, est responsable éditorial de la revue ContreTemps.
Sous la direction de Nacira Guénif-Souilamas,
La république mise à nu par son immigration, éditions
La Fabrique, 244 pages, 15 euros. En librairie le 29 mars. Rencontre
avec les auteurs à la librairie La Friche, le 31 mars à
19h (36, rue Léon-Frot, 75011, M° Charonne)
Violence des banlieues, sécurité, laïcité,
intégration, antisémitisme : les mots et les notions déployés
par le discours républicain autour de l'immigration sont bel
et bien piégés. D'abord, que recouvre aujourd'hui cette
fameuse république ? La loi de l'ordre, cet « ordre républicain
qui doit être maintenu », une tradition que l'on doit défendre
contre les intrusions barbares, une école qui refuse de prendre
en compte les inégalités au nom des savoirs.
Ce livre collectif propose de démonter les mécanismes
et les discours qui conduisent au mieux à stigmatiser au pire
à incriminer les immigrants post-coloniaux et leurs descendants
français dès lors que la France prend leur visage. Cette
mécanique repose sur la nécessité de sauver la
république et ses « valeurs », récemment réévaluées
et promues cause nationale, contre des pratiques dénoncées
comme inquiétantes dès lors qu'elles sont étiquetées
comme étrangères. Pour garantir ces valeurs républicaines,
il importe que « tout change pour que rien ne change ».
C'est donc à un tour de passe-passe que se livrent les promoteurs
d'un ordre républicain campé sur des positions réactionnaires
: nier les effets inéluctables et déjà observables
de l'avènement d'une société multiculturelle et
multiconfessionnelle où la pluralité des opinions et des
choix n'épouse plus les contours confortables de partitions politiques
et idéologiques dépassées. Le paradoxe de cette
guerre de position et d'opinion est le délitement et l'abandon
des principes qui ont fondé la cité politique en France
et qui continuent pourtant d'être revendiqués par celles
et ceux qui, de plus en plus nombreux, l'occupent : liberté,
égalité, solidarité.
En analysant le dévoiement de ces principes et ses causes, il
s'agit aussi pour les auteurs de les réévaluer, y compris
par une lecture subversive, pour en proposer une autre mise en ¦uvre
politique.
Huit auteurs pour décrypter cette posture républicaine
à travers ces « questions » ressassées comme
faisant « problème » : Immigration et délinquance
: fantasmes et réalités, par Laurent Mucchielli ; Pourquoi
la laïcité ? par Joël Roman ; Antisexisme ou antiracisme
? Un faux dilemme, par Christine Delphy ; La république aristocratique
et la nouvelle société de cour et Les figures assignées
du racisme vertueux, par Nacira Guénif-Souilamas ; Usages et
maléfices du thème de l'antisémitisme en France,
par Joëlle Marelli ; L'arbre du racisme et la forêt des discriminations,
par Patrick Simon, L'impossible lutte contre les discriminations, par
Éric Macé ; De la visibilisation à la suspicion
:la fabrique républicaine d'une politisation, par Saïd Bouamama.
Nacira Guénif-Souilamas, sociologue et anthropologue, est maître
de conférences à l'Université Paris XIII. Elle
est notamment l'auteur de Des Beurettes (Hachette Pluriel, 2003) et,
avec Éric Macé, Les Féministes et le garçon
arabe (L'Aube, 2004).
« INCULTURES » de & par FRANCK
LEPAGE à Mosset (Pyrénées orientales) le 8 avril
2006
Les Saxifrages vous proposent le Samedi 8 avril 2006. 20h00. Salle Polyvalente
de Mosset « INCULTURES » de & par FRANCK LEPAGE. Durée
du spectacle : 1h30 sans entr'acte . p.a.f. : 15 euros. 10 euros. 5
euros. Réservations obligatoires au 04 68 05 84 25 / 04 68 05
75 17 (nombre de places limité)
Une Conférence politique et théâtrale jusqu'à
extinction des lumières...
«Avant, j'étais prophète... Prophète salarié.
Mon travail consistait à dire la vérité. (La vérité
officielle). Et puis un jour, je me suis mis à mentir, et ils
ont adoré. On me faisait venir de plus en plus souvent. On me
disait que cela mettait de l'animation et de la démocratie. Quand
ils ont trouvé que j'allais trop loin, ils m'ont viré.
Depuis, je suis clown... Clown-consultant.»
Un philosophe aujourd'hui oublié, Herbert Marcuse, nous mettait
en garde : nous ne pourrions bientôt plus critiquer efficacement
le capitalisme, parce que nous n'aurions bientôt plus de mots
pour le désigner négativement. 30 ans plus tard, le capitalisme
s'appelle développement, la domination s'appelle partenariat,
l'exploitation s'appelle gestion des ressources humaines et l'aliénation
s'appelle projet. Des mots qui ne permettent plus de penser la réalité
mais simplement de nous y adapter en l'approuvant à l'infini.
Des «concepts opérationnels» qui nous font désirer
le nouvel esprit du capitalisme même quand nous pensons naïvement
le combattre... Georges Orwell ne s'était pas trompé de
date; nous avons failli avoir en 1984 un «ministère de
l'intelligence».
Assignés à la positivité, désormais, comme
le prévoyait Guy Debord : « Tout ce qui est bon apparaît,
tout ce qui apparaît est bon. »
Franck Lepage, magistral, la gorge nouée, relate l'histoire de
l'éducation populaire, son rôle au ministère de
la culture qu'il a été obligé de quitter pour cultiver
des choux en Bretagne... pour notre plaisir. 1h30 d'éveil et
de partage.
A voir absolument!
Cette pièce sera suivie d'un débat à prpos de "Culture
& ruralité - en vue de cahiers d'exigences pour une culture
populaire", avec Marie José Delattre, Marie José
Mondzain, Silvia Perez Victoria, Olivier Bétoin, Alexandre Larguier,
Jordi Vidal, Francis Parny, Serge Regourd, Gérard de Sélys...
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