Le Passage des Andes, un nouveau documentaire
sur la révolution vénézuélienne de Thierry
Deronne
Avant-première : Lundi 19 décembre à 19 heures,
à Paris, Salle Jean Jaurès, à la Bourse du travail,
3, rue du Château d¹Eau (métro République),
Paris. Avec Denise Mendez (ATTAC), Renaud Lambert (OFM) , Benjamin Durand
(VIVE TV) et Maurice Lemoine (Monde Diplomatique). Contact : 0683501807.
Mail : notibarrio@yahoo.fr
Voir le film : http://www.vive.gob.ve/videos_prog.php?id=16&p=Documentales&url=doc_pasoandes1.swf
Maximilien Arvelaíz, historien ( 1) dialogue avec le cinéaste
Thierry Deronne (2)
Maximilien Arvelaiz - Avant tout pour quelle raison as-tu réalisé
ce documentaire, pour qui, quel était ton ordre de marche ?
Thierry Deronne - Au Vénézuéla les organisations
populaires te disent que la révolution a besoin de davantage
de formation idéologique. A l´extérieur, victimes
de l´étau médiatique, le réseau d´amis
se plaint de ne pouvoir palper en images les changements réels
dans la vie des vénézuéliens. "Le passage
des Andes" est une très modeste réponse á
ces demandes.
M. A. - D´oú vient le titre ?
T. D. - En 1819, quand la Sainte Alliance enterre les révolutions
et rétablit les monarchies en Europe, les vénézuéliens
cherchent á fonder de Caracas á Lima une vaste République
d´Egaux, indépendante des empires. Simon Bolivar rassemble
une armée d´esclaves noirs, de paysans sans terre, de citoyens
aux pieds nus. Avec eux il traverse les Andes pour libérer les
autres peuples soumis au joug espagnol. Nous nous sommes demandés
: "Qui sommes-nous aujourd´hui ? Quelle république
voulons-nous construire ? Quelles Andes se dressent face á nous
? Et comment le dire, sous quelle forme cinématographique ?"
M. A. - La formule a beaucoup á voir avec le montage.
T. D. - Avec l´école du montage intellectuel, oui. Benjamin
Durand, un jeune homme qui a étudié Vertov et Eisenstein
á Lille sous la houlette de Louisette Faréniaux (3) montait
pendant que je tournais. J´ai eu pour maîtres Thierry Odeyn
(4) avec sa dialectique image/son et Ghislain Cloquet (5) qui nous parlait
de comment Bresson filma"Au hasard Balthazar". Pas d! e plans
de coupe. Pas d´interviews. Tout dans les situations, dans leur
autonomie relative. Nous avons utilisé le montage dès
l´observation, au tournage et á la table pour rapprocher
des éléments invisibles á la surface.
M. A. - Quels éléments ?
T. D. - Les critiques, propositions, pensées des communautés
de paysans,! des comités de terre, des travailleurs d´entreprises
récupérées prennent un relief particulier lorsque
nous les connectons avec les épisodes de Passage des Andes de
1819. Il y a quelques jours le président Chavez déclarait
á une journaliste de Clarin (6) : "Nous sommes les authentiques
héritiers d´une pensée et d´une action : Bolivar
n´a pas fait de calculs mathématiques lorsqu´il a
traversé les Andes, lorsqu´il s´est uni au peuple
colombien et a contribué á libérer l´Equateur,
ni lorsqu´il a poursuivi vers le Pérou et s´est uni
á San Martin. Aucun d´eux n´a fait de calculs capitalistes.
Nous sommes faits de cette pâte."
M. A. - Comment avez-vous produit le film ?
T. D. - Dans le marché télévisuel actuel produire
un documentaire politique est pratiquement impossible. Soumis au casting
du MIP/TV (7) les producteurs veulent les mêmes catégories
de l´Amérique Latine : enfants de la rue, indiens primitifs,
généraux putschistes, rois de la salsa. La construction
lente et pacifique d´un État par des millions de citoyens
leur semble moins sexy. Le projet a démarré á travers
Zogma, un producteur indépendant belge, auquel s´est joint
le Centre Bruxellois de l´Audiovisuel. La contribution essentielle
a été apportée par Vive, la jeune télévision
publique du Vénézuéla (8).
M. A. - Parlons des voix off, á commencer par celle d´un
Bolivar angoissé et visionnaire, dont les mots semblent prononcés
il y a une minute.
T. D. - Bolivar est hanté par le manque de temps et les distances
énormes, ennemis de la fondation de républiques. Comment
passer les Andes si manque le bétail, ! si manquent les chevaux,
si la pluie mouille les cartouches, si les lettres n´arrivent
pas, s´il n´y a plus d´argent, s´il faut ramasser
les cadavres ? L´action libératrice de Bolivar a pour pendule
les Andes. On ne peut la comprendre sans palper ce défi terrible
des sommets nus. Les Andes sont la machine á jeter les concepts
inutiles et á garder ceux capables de mobiliser les soldats de
la République alors que la moitié des troupes est morte.
Les historiens oublient souvent la matérialité du sacrifice,
de la mort, sans lesquels nous ne parlerions pas aujourd´hui de
révolution. Je crois que les Andes furent le creuset qui a mis
á l´épreuve la pensée du Discours d´Angostura
(9) pour accoucher d´une république indigène et
universelle. Comme dit Novalis "chaque obstacle révèle
le souvenir d´une Patrie plus élevée".
M. A. - "La matière pense" ?
T. D. - Oui et c´est lá que Bolivar découvre le
Temps comme mesure de la Politique. Son "Délire sur le Chimborazo"
(10) rejoint les rêves de Sandino sur l´Amérique
Centrale. Aujourd´hui le président Chavez retrouve le même
temps long de la Nation au fondement de la politique et la libère
du temps bref, médiatique qui la niait.
M. A. - Quel concept crée Bolivar ?
T. D. - Celui d´une République qui sert d´abord á
soigner les blessures, pour construire une véritable égalité
entre citoyens, pour permettre leur croissance morale et intellectuelle
jusqu´á la création d´une fédération
de peuples frères. C´est la République comme besoin
des peuples, comme patience des humiliés. Celle que Bolivar n´a
pu réaliser en son temps parce que le contexte! en le permettait
pas. L´éducation populaire est au coeur de ce concept grâce
á Simon Rodriguez, principal idéologue de Bolivar. Dans
ses lettres Bolivar décrit comment la conscience naît par
palliers succesifs depuis le corps matériel jusqu´au cerveau
qui pense. Tout cela il faut le voir á travers une longue-vue
cosmique comme l´affrontement historique entre deux modèles,
deux visions de la vie, tout est dit avec Bolivar. Historiquement la
première ocurrence de l´expression de "Sécurité
Sociale" apparaît sous la plume de Bolivar ! La révolution
actuelle permet de mieux déchiffer la pensée d´un
homme qui n´a jamais cessé d´être pratique
et qui a dû affronter pratiquement le réel. Pensée
en mouvement, qui évolue vers le socialisme. Il faut lire "Bolivar,
pensée précurseuse de l´anti-impérialisme"
de Francisco Pividal (11).
M. A. - "La Révolution bolivarienne", comment la définis-tu
?
T. D. - Le film décrit la naissance d´une République
neuve, fraîche, inclusive, participative, protagonique, anticapitaliste,
des racines paysannes d´Ezequiel Zamora (12) aux racines chrétiennes.
Le président Chávez rappelle que son programme (améliorer
les droits des travailleurs, remettre les grandes propriétés
aux paysans, faire progresser l´éducation) ne fait que
réaliser la doctr! ine de Vatican II. Il y a beaucoup d´autres
racines : indigène, africaine, Rousseau, le socialisme utopique...
M. A. - Comme celle de Sandino ?
T. D. - Comme celle d´Ezequiel Zamora, de José Martí....
Bolivar nous a ramenés aux montagnes de El Chipote, ces hauteurs
mythiques d´oú Augusto César Sandino réussit
á résister ! au "Colosse du Nord" et a forger
une pensée anti-impérialiste, trempée dans la culture
indigène et paysanne, que Sergio Ramirez a sauvée des
brumes. Sandino a toujours revendiqué le rêve de Bolivar.
J´ai étudié sa pensée lors d´un documentaire
tourné au Nicaragua révolutionnaire en 1986. J´y
ai connu des internationalistes vénézuéliens comme
Mariana Yonüsg Blanco. C´est á travers elle, des années
plus tard, que j´ai débarqué au Vénézuéla.
Je me souviens qu´avant mon voyage, Mariana m´écrit
"tu dois étudier Zamora". J´ai cherché
á la Bibliothèque Royale de Bruxelles et je n´ai
rien trouvé ! Rien, dans l´immense fichier, rien sur Ezequiel
Zamora ! En arrivant á Maracay en 1994 je rencontrai des civils
et des militaires semiclandestins qui parlaient des Trois Racines (13).
Mon ignorance me fit honte.
M. A. - "L´Europe n´a jamais découvert l´Amérique"
dit Tomas Borge.
T. D. - L´Europe a un très grand besoin de l´Amérique
Latine si elle veut se retrouver elle-même. Le Vénézuéla
a conservé par-delá les siècles et la violence
subie, une capacité d´aimer et de construire que les européens
ont enterrée. Mais le dialogue n´aura pas lieu tant que
les médias nous renverront notre reflet d´espèces
extrêmes. D´oú l´importance de TeleSur.
M. A. - En parlant de télévision, un autre personnage
qui émerge du film est celui de la présidente de Vive
et de VTV, Blanca Eekhout. Sa jeunesse frappe quand on la découvre
assise dans un grand fauteuil de cuir.
T. D. - Un jour au retour d´un reportage réalisé
avec les paysans de l´État de Yaracuy, je lui raconte comment
un paysan m´ a parlé depuis minuit jusqu´á
l´aube de ce qu´il avait cessé d´avoir honte
d´être paysan. Aussitôt des larmes sortent des yeux
de Blanca. Sans cela tu ne peux la comprendre. Le président Chavez
l´a nommée á la tête des chaînes d´État
á la place de d´un quelconque "expert en stratégie
communicationnelle". Ce fut une intuition géniale. Grâce
á elle, tant á Vive qu´á VTV, le protagonisme
populaire a fait un grand pas. Combien de télévisions
dans le monde peuvent réaliser ces rêves d´hégémonie
populaire dans les médias, rêves déjá vivants
sous l´Unité Populaire chilienne, á l´époque
de "Pour lire Donald le canard" ? Blanca est une vraie "femme
d´État" et c´est pour cela qu ´on l´attaque.
A travers elle ce qu´on attaque et ce qu´on veut détruire
c´est l´État naissant qui surgit le 13 avril 2002,
lors de la victoire populaire sur le coup d´État.
M. A. - "Le Passage des Andes" montre un type de soldats qu´on
ne voit jamais dans les médias européens. Parmi eux on
note la présence (sonore) de Jesse Chacón (14).
T. D. - Jesse Chacón est un soldat de la nouvelle République.
Un ministre conscient de ce que signifie être serviteur public.
Il nous martèle : "personne n´écrit sur ce
processus, nous perdons la mémoire de ce que nous faisons".
Il vient de Catia, un vaste quartier populaire révolutionnaire.
Un jour il nous dit "qu´importe mon cas personnel, je suis
ici pour transformer l´État, si demain je dois renoncer
á ma charge, je prends ma voiture et je mets une enseigne "taxi",
bon, je ne vais pas mourir". Sans ces soldats, comment défendre
la révolution ? Sans eux, pas d´entreprises récupérées
par les travailleurs, pas de médias associatifs légalisés,
ni de terres remises aux paysans pauvres, ni de teritoires indigènes
enfin démarqués. Cette révolution pacifique, progressive
nous la devons moins á nos clubs de gauche toujours méfiants
envers le peuple, qu´á ces soldats d´extraction populaire
qui ont étudié á la force de leur poignet, et qui
comme Gamal Abdel Nasser (15) ont sauvé la Patrie. Le président
Chavez nous rappelle que l´armée vénézuélienne
a été fondée par Bolivar á des fins purement
libératrices, c´est une armée constituée
depuis sa racine même comme un outil d´émancipation,
jamais de répression. Aujourd´hui ces racines bourgeonnent
dan! s la participation massive des soldats dans les programmes de santé,
d´alphabétisation. Que pour un européen l´image
du militaire latinoamércain reste associée á celle
des Pinochet et Videla, n´autorise pas á ignorer la profondeur
de la tradition de militaires engagés aux côtés
de leur peuple. Au Vénézuéla les pires violeurs
des droits de l´homme furent des présidents civils comme
Carlos Andrés Perez qui fit assassiner des milliers d´habitants
de Caracas révoltés en 1989 contre les mesures du FMI.
M. A. - Les derniers visages du "Passage des Andes" viennent
de l´Asie. Ce sont ceux de Nasser, Chou-En-Lai, avec la musique
de l´océan.
T. D. - Ce sont des archives du Sommet de Bandoeng en 1955, pour la
première fois des chefs d´État du sud se rencontrent
sans être convoqués par le nord. Comme l´a dit un
chef d´État africain ce fut une incroyable "mise en
liberté". Peutr-être ce nom paraîtra-t-il étrange
á la génération actuelle. Jean Lacouture : "Bandoeng
ne serait-il qu´une illusion perdue dans la mémoire des
hommes ? La prise de la Bastille engendra d´abord l´Empire,
la Restauration, la Guerre. Et finalement, la République. Le
système Bush est apte á créer tôt ou tard
d´autres BandoengŠ"
M. A. - En fin de compte quel est le personnage principal du film ?
T. D. - La pensée.
M. A. - Quand le président Chavez parle du "socialisme du
ving-et-unième siècle", qu´est-ce que cela
signifie?
T. D. - Réaliser la promesse bolivarienne. Bien sûr, des
groupuscules politiques cherchent á l´annexer, á
fixer sa trajectoire. Mais Chavez ou Sandino repoussent ces manoeuvres,
revendiquent l´essence de leur processus (16). Chaque fois qu´entrent
dans notre Panthéon un Guaicaipuro (17), un José Félix
Ribas (18) dans leurs urnes de terre, le corps imaginaire de notre République
croît, on mesure tout ce qu´elle peut apporter depuis son
originalité.
M. A. - Comment vois-tu le futur de ce processus ?
T. D. - Nous avons beaucoup d´Andes devant nous. Externes : l´agression
médiatique mondiale, la stratégie nord-américaine.
Internes : la "contre-révolution bureaucratique" qui
veut s´emparer des ressources pétrolières et éliminer
Chavez. Seule l´union civico-militaire et la transformation de
l´État par les organisations populaires permettront de
passer les An! des. Grâce aux vénézuéliens
la Politique est redevenue une aventure, une marche vers l´inconnu,
vers un socialisme qui n´existe pas encore. Sans Hugo Chavez,
la politique resterait une ennuyeuse, déprimante négociation
entre gouvernements et télévisions commerciales.
Le passage des Andes, 67 min, Dvcam, 2005. Production
Zogma/CBA/Vive TV/Escuela Popular y Latinoamericana de Cine. Son et
montage : Benjamin Durand. Scénario, réalisation, caméra
: Thierry Deronne.
Contact : notibarrio@yahoo.fr
Notes :
1. Directeur des Relations Internationales de la Présidence de
la République Bolivarienne du Vénézuéla.
2. Vice-président de production de la télévision
publique vénézuélienne Vive.
3. Professeur de documentaire, cinéaste, Université de
Lille III, France.
4. Professeur de documentaire, cinéaste, INSAS, Bruxelles.
5. Professeur et directeur de photographie de Robert Bresson, Alain
Resnais, Woody Allen. Oscar pour l´image de "Tess" de
Roman Polanski.
6. Journal argentin.
7. Festival annuel de produits télévisés, France.
8. www.vive.gov.ve
9. Bolivar développe ses concepts de république dans ce
discours prononcé le 15 février 1819 au deuxième
Congrès Constituant de la République du Vénézuéla.
10. Texte de Bolivar rédigé en 1823. Disponible (en espagnol
:) http://www.geocities.com/lospobresdelatierra/textos/chimborazo.html
11. Francisco Pividal. "Bolívar: Pensamiento Precursor del
Antimperialismo". Edition Ateneo de Caracas. Caracas, 1983. Nouvelle
édition, Nueva Imprenta de Mérida, mayo 2005.
12. Ezequiel Zamora, militaire et dirigeant populaire vénézuélien
(Cua, 1817 San Carlos, 1860). Il prend les armes en 1846; "Terres
et Hommes libres", "Respect pour le paysan" sont les
thèmes essentiels de la lutte pour celui que le peuple baptisa
"Général du Peuple souverain".
13. Hugo Chavez á Manuel Cabieses, dans Punto Final, septembre
2005 : “En 1987 nous avons pensé “L´Arbre aux
Trois Racines", notre source idéologique. Il réunit
la racine bolivarienne (avec ses concepts d´égalité
et de liberté et sa vision géopolitique et intégratrice
de l´Amérique Latine); la racine de Zamora (Ezequiel Zamora,
général du peuple souverain et de l´union civico-militaire)
et la racine robinsonienne (celle de Simon Rodriguez, maître de
Bolivar, sage de l´éducation populaire, de la liberté
et de l´égalité). Cet! “arbre aux trois racines"
fournit la substance idéologique á notre mouvement."
14. Jesse Chacón, actuel Ministre de l´Intérieur
et de la Justice, ex-ministre de l´Information et de la Communication,
participa á l´insurrection bolivarienne de 1992.
15. Militaire d´origine humble, Nasser créa en secret un
mouvement révolutionnaire qu´il baptisa "Officiers
libres". En 1956, parvenu á la présidence égyptienne,
il nationalisa le Canal de Suez. Un de ses rêves fut de créer
une grande République Arabe unie. Il nationalisa des banques
et des entreprises pour renforcer l´économie du pays et
son industrialisation.
16. “Plus d´une fois on a cherché á tordre
ce mouvement de défense nationale, pour le convertir en une lutte
de caractère plutôt social. Je m´y suis opposé
de toutes mes forces. Ce mouvement est national et antiimpérialiste.
Nous brandissons le drapeau de la liberté pour le Nicaragua et
pour le reste de l´Amérique Latine. Sur le plan social
ce mouvement est populaire et nous préconisons le progrès
social. Des représentants de la Fédération Internacionale
du Travail, de la Ligue Antimpérialiste, des Quakers sont venus
nous voir pour nous influencer. Nous leur avons opposé notre
décision de maintenir le caractère national de notre lutte."
(El pensamiento vivo de Sandino, Casa de las Américas, La Habana,
1980). Hugo Chávez, septembre 2005 : “Je en crois pas aux
postulats dogmatiques de la révolution marxiste, je n´accepte
pas que nous vivions une époque de révolutions prolétariennes.
Tout cela doit être re! vu. La réalité nous dit
cela chaque jour. Notre objectif actuel au Vénézuéla
est-il l´abolition de la propriété privée
ou une société sans classes ? Je crois que non. Mais si
on me dit qu´á cause de cette réalité on
ne peut rien faire pour aider les pauvres, les personnes qui ont enrichi
ce pays grâce á leur travail et je n´oublie
jamais qu´une partie de ce travail était esclave
je en peux pas être d´accord. Jamais je n´accepterai
qu´il ne puisse y avoir de redistribution des revenus á
la société. Nos élites n´aiment pas payer
d´impôts. C´est un des motifs pour lesquels elles
me haïssent".
17. Chef des indigènes Teques et Caracas, un des plus fermes
op! posants rencontré par les conquistadors au Vénézuéla..
dirigea la résistance á l´invasion en 1560.
18. Héros républicain. En 1808, assista aux réunions
secrètes organisées par les frères Bolivar. En
1812, après la chute de la première république,
s´exila avec Bolivar á Curazao. De lá, ils partirent
vers la Colombie En 1813, participa a la "Campagne Admirable".
En 1814, triompha á la bataille de Carabobo. En 1815, fut capturé
par les royalistes, qui le mirent á mort et démembrèrent
son corps pour l´exposer publiquement.
Thierry Deronne
Vicepresidencia de Producción
Televisión Publica VIVE
Biblioteca Nacional, Piso 4
Avenida Panteón , Caracas
República Bolivariana de Venezuela
Tel 00582125051700
Cel 00584164198614
<http://www.vive.gov.ve/>
TOUT SUR (et contre) LES OGM !
Le 3 décembre a 14h30 au Club de l’Espace Saint-Michel,
7 place Saint-Michel 75005 Paris (M° Saint Michel), Résistance
7e art présente 4 courts métrages de Suzanne Korosi :
la fin des chimeres ?
- Les agriculteurs
- Les scientifiques
- Les elus
- Les consommateurs
Dans ces courts metrages, les points de vue contre les OGM de nombreux
specialistes et agriculteurs, dont José Bové et Jacques
Testard.
Un pot convivial est prévu avec Suzanne Korosi et Jean-Luc Gonneau
(Cactus/La gauche !)
P.A.F : 3 €.
Projection dans le cadre de la journee nationale de FASCINE, la Federation
des Associations de Spectateurs
www.espacesaintmichel.fr.st www.lesfilmsdureveil.org www.la-gauche.org
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