Falloujah, le massacre caché, un documentaire-choc
de RAI News
Fallujah, la strage nascosta, est un documentaire de la télévision
italienne qui établit que lors de l'offensive contre Falloujah
l'année dernière, les troupes américaines ont utilisé
du phosphore blanc - nom de code "Willy Pete" -, largué
dans des bombes qui en explosant brûlent tout dans un rayon de
150 mètres. Le documentaire sera diffusé les 8, 9 et 10
novembre sur RAI-3 et Sky Channel 506 via le satellite HOT BIRDTM. On
peut voir des photos de victimes de ce phosphiore blanc sur le site
www.rainews24.it.
Le Proche-Orient s'invite en France Source :
Metro, 8 novembre 2005, http://www.metrofrance.com
A l'occasion d'un débat organisé demain [mercredi 9 novembre]
autour de l'ouvrage collectif Comprendre le Proche-Orient, une nécessité
pour la République *, le sociologue Eric Keslassy revient sur
les implications du conflit israélo-palestinien dans la société
française.
En quoi le conflit israélo-palestinien s'invite-t-il en France
? S'agissant du Proche-Orient, un certain nombre de représentations
dans l' imaginaire collectif français sont déformées.
Les mythes qui diabolisent Israël et le sionisme jouent notamment
de façon négative. Ainsi il existe une corrélation
très nette entre les actes antisémites et les événements
au Proche-Orient. De même, lorsqu'on va jusqu' au bout des enquêtes
sur les auteurs de ces actes, ces derniers évoquent souvent un
processus d'identification avec les Palestiniens.
Vous parlez de l'école comme d'un « terrain miné
» ? Oui, plusieurs contributeurs, dans l'ouvrage, pointent le
problème des professeurs dépassés par les réactions
de leurs élèves sur le sujet. Certains enseignants sont
parfois eux-mêmes partisans. C'est d'ailleurs la légende
erronée d'une photo dans un manuel scolaire qui est à
l'origine de ce livre.
Le danger n'est-il pas celui du repli communautaire ? Oui, je condamne
d'ailleurs de la même façon la radicalisation de la communauté
juive. Quant à ceux qui commettent des délits, s'ils sont
des citoyens comme les autres, ils doivent être soumis à
la loi. Comme pour les violences actuelles [un peu casse-gueule, ce
rapprochement, non ?], on ne peut se contenter de la logique de l'excuse.
De son côté, la République doit faire appliquer
ses valeurs, comme celle de l'égalité des chances.
[Propos recueillis par Claire Cousin.]
€ Ed. Bréal, 21 Euros.
€ Débat le 9 novembre de 14 h à 17 h 30 à
la Cité des Sciences et de l'Industrie, Paris. Entrée
libre.
"Rendez-vous avec X..." consacré
au Cameroun sur France-Inter les 19 et 26 novembre
L'émission "Rendez-vous avec X..." de Patrick Pesnot
sur France-Inter sera consacrée au Cameroun les samedis 19 et
26 novembre de 13 h 20 à 14 h. Livré à la Françafrique
depuis un siècle, le Cameroun ne manque pas de sales affaires
sur lesquelles il peut être salutaire d'éclairer les auditeurs.
Sur France 3 ce soir à 20 h 55 : «Dieu
superstar : le nouveau rêve américain» ou les chrétiens
évangéliques à coeur ouvert
PRIÈRE de ne pas rater le début de «Dieu superstar
: le nouveau rêve américain». Car on entre vite dans
le vif du sujet en découvrant une évangéliste de
choc qui, d'école en école, sillonne les Etats-Unis pour
prôner l'abstinence sexuelle avant le mariage. Ce qui frappe le
plus, ce sont ses arguments qui consistent exclusivement à parler
à ces adolescents du risque de contamination en cas de non-respect
de ce principe. Plus tard, on est bluffé de la voir présenter
devant la caméra ses «cartes de garantie de virginité»,
grâce auxquelles les enfants s'engagent auprès de leurs
parents à rester dans le «droit chemin».
Le journaliste Diego Bunuel, qui a réalisé pour France
3 ce document, poursuit son portrait en filmant cette souriante militante
devant une assemblée de très jeunes enfants. Là,
ceux-ci apprendront à travers des contes que le premier baiser
doit être impérativement réservé au futur
élu...
Dès le départ, Diego Bunuel avait clairement dévoilé
ses intentions. «En France, on ne comprend pas qui vous êtes,
a-t-il annoncé à ses interlocuteurs. Vous faites peur
au monde entier, et je souhaiterais vous donner la parole.» Après
quelques négociations, ce grand reporter de l'agence Capa, qui
a vécu huit ans à Chigaco, a su trouver les mots justes
pour les convaincre d'accepter son projet de les filmer dans leur quotidien
et dans leur intimité. Sa ligne de conduite ? Ne porter aucun
jugement sur les valeurs que ces Américains défendent
avec force et conviction. «Je leur ai précisé que
je voulais simplement tendre l'oreille. Je n'étais pas dans la
position d'un éditorialiste», souligne Diego Bunuel, qui
rappelle que les médias américains de sensibilité
de gauche avaient beaucoup critiqué leurs croyances, notamment
durant la campagne de la dernière élection présidentielle.
«Banque chrétienne»
«Pas question non plus de tomber dans la caricature facile ! D'où
ma volonté de rencontrer des personnes intelligentes qui réussissent
très bien sur le plan professionnel et qui mènent des
vies équilibrées.» Les images défilent. Comme
il s'y était engagé, le réalisateur n'enfonce jamais
le clou. Il garde ses distances en nous laissant seuls juges devant
les séquences. «Pourquoi en rajouter ? Les situations sont
suffisamment étonnantes et les discours assez clairs»,
note-t-il. Effectivement. Difficile de ne pas mesurer le fossé
qui sépare la France des Etats-Unis en observant la vie dans
cette étonnante «banque chrétienne» dont les
dirigeants prient avec leurs clients pour que ces derniers obtiennent
leurs prêts... «J'avais l'impression d'être à
l'église», confie justement un homme, qui profitera de
l'occasion pour demander qu'on l'aide à vaincre... sa dépendance
au tabac !
Direction ensuite l'Alabama où le réalisateur a rencontré
l'ancien président de la Cour suprême de l'Etat, qui avait
été suspendu de ses fonctions parce qu'il avait fait ériger
devant le palais de justice une reproduction de deux tonnes des textes
des dix commandements ! Etonnante et déroutante Amérique
que Diego Bunuel nous dévoile dans ce document où se succèdent
les témoignages d'hommes et de femmes de tous les milieux (justice,
éducation, politique...), de tous les âges et de toutes
les régions. Un «road-movie» complet, donc, qui tranche
avec les précédents reportages, bien trop politiques,
qui portaient essentiellement sur l'engagement religieux de Bush ou
de son entourage. «Là, il s'agissait de montrer quelles
sont les forces vives du pays, celles qui dessinent le visage de l'Amérique
de demain», confie Diego Bunuel, qui a volontiers avoué
aux différents intervenants qu'il n'était pas croyant.
«Ils considéraient que je devais me faire soigner !, dit-il.
Tous, au moins une fois, m'ont fait participer à une prière
en saisissant mes mains. Ils m'offraient cela comme un cadeau...»
Source : Pierre de Boishue, Le Figaro, 7 novembre 2005
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