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![]() quibla.net le quotidien online francophone et multilingue pour les Musulmans libres et actifs et leurs alliés ! Des documents de référence sur tous les dossiers chauds ! 8ème année - 22 février 2008 - Courriel : redactionquibla@yahoo.fr |
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Françafrique
Au
Président de Au
Premier Ministre Chef du gouvernement ; Aux
membres du gouvernement ; Au
Président de l’Assemblée Nationale ; Aux
Députés; A
toutes les personnes éprises de paix, de justice, de pardon et d’équité ; A
toute la communauté internationale ; Aux
Nations unies ; A
l’Union Européenne ; A
L’Organisation Internationale de A
A
l’Union Africaine ; Aux
Etats-Unis ; A
SAUVONS
LE TCHAD Depuis l’accession de notre pays à l’indépendance
le 11 Août 1960, la paix a été le leitmotiv de tous les gouvernants
qui se sont succédés. Malheureusement les
multiples politiques de réconciliation nationale n’ont jamais inversées
la tendance. Face à la dégradation de la situation
et au virus de la violence qui habite les tchadiens de tout bord,
des voix se sont élevées par ci par là pour réclamer l’instauration
d’une paix durable au Tchad mais quenenine ! Après un état des lieux sans complaisance
de la situation politique du Tchad, les organisations de la société
civile averties ont lancé le 16 novembre 2002 un appel, à la paix
et à la réconciliation dans le seul but d’arrêter les successives
et fâcheuses guerres avec toutes les conséquences que nous connaissons,
déplorons et condamnons. Cet appel à la paix et à la réconciliation
a été adressé au Président de Aux mouvements des rebellions armés,
les organisations de la société civile leur ont demandé de renoncer
à la violence comme moyen
de prise du pouvoir et ce, afin de faire respecter les droits humains
conformément à l’idéal de paix, de justice et de responsabilité
tel que nous recommande Ce que nous avons vécu ou ce que nous
avons vu à la télévision, les 1er, 2 et 3 février 2008
et ce que nous avons compris de la démocratie avec son fondement
qui consiste à laisser exercer le pouvoir par le peuple et pour
le peuple ; les Tchadiens sont en droit de se poser la question
aujourd’hui pourquoi, ceux qu’ils ont élu pour présider à leur destinée
ne les écoutent pas, n’écoutent pas leurs pleurs et leurs appels
dans les moments difficiles de leur histoire ? C’est d’autant incompréhensible et fort
de ce constat que le collectif des associations de Défense des droits
humains et les ONG vous invitent–ils individuellement ou collectivement
à vous investir dans la recherche de la paix que nous attendons
de tous nos vœux. Pourquoi
un tel appel urgent ? Il s’agit pour les tchadiens de mener
des actions citoyennes tendant à sauver notre pays, cet appel urgent à la communauté internationale,
au gouvernement du Tchad et aux rebellions armées, à plus de responsabilités
et à ne pas observer un silence complice face à ce drame
que vit le Tchad. Par cet appel, nous voulons œuvrer pour
que notre pays vive en paix.
En faisant la lecture des derniers événements de N’Djamena, ce sont
des patrimoines qui ont été détruits par la guerre, des milliers
des personnes blessées, des sans abris, des morts et du sang qui
a coulé à cause du pouvoir. C’est grotesque, car on peut trouver
mieux par le dialogue. Ce sont des Tchadiens qui détruisent
les biens communs et les biens d’autres
tchadiens. Et pour cela, nous refusons cette violence inutile.
Rappelons nous chers frères
tchadiens, que Dieu créa l’Homme à son image. Il l’a crée pour cultiver
l’amour et non pour se détruire. Il a aussi donné le pouvoir à ceux
qui le détiennent pour protéger les citoyens et non les exposer
à des pires atrocités. Aujourd’hui, les tenants du pouvoir
comme les rebelles, veulent chacun de son coté tout, au détriment
de la grande majorité du peuple. Rappelons nous aussi un seul instant
que ce sont les injustices et les frustrations qui ont conduit aux
conflits actuels regrettables. Ces conflits nous conduisent à la
haine, à la guerre, à la mort et à la destruction,
d’un pays aux moyens déjà limités. Les premiers veulent tout pour eux seuls.
Les autres ne les considèrent plus, les haïssent. Voilà la société
de mort dans laquelle nous nous sommes plongés individuellement
ou collectivement. Ne serait-ce qu’une fois, les élus du peuple
doivent nous écouter parce que nous n’aspirons qu’à la paix. Nous avons besoin d’une société de vie.
Cette société qui naît de l’altruisme où chacun doit être considéré
par l’autre. Et c’est par cet altruisme que doit naître le dialogue
qui conduit à la considération, au respect et à l’amour de l’autre.
Le dialogue fait naître l’amour et l’amour est porteur de paix.
L’amour est aussi justice. Et la justice porte à la vie. Nous ne voulons pas être de ceux là
qui poussent à la dérive. L’expérience du régime Habré doit nous
édifier. Nous ne voulons pas non plus être derrière qui que ce soit
pour pousser vers un gouffre fatal à tous. Nous sommes, serons et
resterons du coté de ceux qui veulent parler franchement et en toute
responsabilité. Aussi, demanderions-nous à tous les belligérants
de revenir sur terre, de se ressaisir et rappelons par cette occasion au Chef de l’Etat,
son engagement à l’investiture : « je suis le Président de tous les tchadiens ». Aux rebellions armées d’accepter de
jouer le jeu démocratique afin d’éviter des effusions inutiles de
sang ; la survie du Tchad est à ce prix. - Exigeons par cette occasion, la libération
immédiate des trois leaders de l’opposition politique (Mahamat Lol
Choua, Ngarlejy Yorongar, Ibni Oumar Mahamat Saleh) détenus dans
les lieux secrets et de cesser la chasse aux sorcières afin de décrisper
l’atmosphère déjà très tendue pour un retour d’une paix durable. - Déplorons également l’euphorie des
forces de sécurité de Moundou, parties en renfort à N’Djamena ;
et qui de retour le 13 février , se sont
livrées à des tirs d’armes légères et lourdes, faisant ainsi deux(2)
morts dont un enfant de 22 mois et plusieurs blessés. - Laissons nous
guider par le sens de responsabilité pour que le Tchad soit en paix.
Et cette paix ne peut se construire sans l’aide de la communauté
internationale que nous en appelons de tous nos vœux. Agir au nom de l’humanité,
c’est aussi cela ! Fait
à Moundou, le 15 février 2008. |
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