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Afrique-Europe
Les héros de Teboulba
Un dossier en français,italien, anglais et
allemand
Procès des sept pêcheurs tunisiens accusés d’être des passeurs de
clandestins ce 20 septembre à Agrigente
Les pêcheurs libérés
en attendant leur procès
AFP 10.09.2007
Lampedusa Sept
pêcheurs tunisiens, accusés par les autorités italiennes d’être des
passeurs d’immigrants clandestins et jugés depuis le 22 août à Agrigente
(Sicile), ont été libérés lundi 10 septembre, a indiqué leur comité
de soutien. Originaires
de Teboulba, près de Monastir (est de Après
avoir rejeté le 2 septembre une première demande de remise en liberté
déposée par les avocats des pêcheurs, le tribunal d’Agrigente a accédé
à une seconde demande et les sept pêcheurs ont pu quitter leur cellule
lundi. Cinq
pêcheurs ont décidé de retourner en Tunisie jusqu’à la reprise du procès,
le 20 septembre, mais les deux capitaines ont été assignés à résidence
dans un établissement religieux du port voisin, Licata, a indiqué à
l’AFP un responsable de "C’est
une décision très positive", a salué ce responsable, évoquant le
rôle de "la mobilisation au niveau national et international, des
parlementaires européens et italiens". Il
y a quelques jours, une délégation d’eurodéputés conduite par Plusieurs
responsables politiques italiens s’étaient également mobilisés pour
exiger la libération des sept Tunisiens. « Cette
décision confirme ce que nous avons toujours soutenu, que les sept pêcheurs
sont des héros qui ont sauvé la vie de 44 personnes et non des passeurs »,
a commenté lundi à l’agence Ansa Giusto Catania, parlementaire européen
du parti Refondation communiste. (Presque) tout sur le procès d’Agrigente
Chronologie,
revue de presse, communiqués, minutes du procès Source
: http://www.migreurop.org/article1193.html
Rappel
des faits
Consulter
également la chronologie établie par Gabriele del Grande (site Fortress
Europe) : en italien,
en français,
en anglais Lampedusa :
7 pêcheurs tunisiens qui ont sauvé 44 migrants naufragés poursuivis
en justice ROME
- En prison pour avoir sauvé des migrants naufragés au large des côtes
siciliennes. Le mercredi 8 août 2007 une petite flotte de pêche tunisienne
(les bateaux Fakhreddine Mortadha et Mohammed el-Hedi), appareillant
à une trentaine de milles marins de l’île italienne de Lampedusa rencontre
une embarcation gonflable en difficulté. Au bord de celle-ci se trouvent
44 personnes dont 11 femmes (deux enceintes) ainsi que deux enfants,
dont un handicappé. Parmi les naufragés à la dérive, un se trouve dans
un état de santé grave. Une fois au port de Lampedusa, des hélicoptères-ambulances
prennent en charge quatre naufragés en état critic et les transfèrent
à l’hôpital de Palerme. Les sept pécheurs tunisiens qui les ont secourus
et accompagnés sont, eux, arrêtés et mis en détention et les deux bateaux
séquestrés. Accusés de “favorisation de l’immigration clandestine”,
ils risquent jusqu’à quinze ans de prison. Le procés est en cours au
tribunal d’Agrigente. La sentence sortira dans les prochaines semaines.
Les pêcheurs sont suspectés d’être les trafiquants de migrants car sur
leurs bateaux il n’y avait pas de poissons, ni des filet. Naciri
Mohamed, Marocain, un des migrants sauvés par les marins tunisiens,
avec des Erythréen, des Soudanais et des Éthiopiens, a fait le récit
du voyage et du sauvetage. Ils ont quitté Après
avoir secouru les migrants, les pêcheurs ont lancé une alarme radio,
reçu par le Centre maritime de coordination de recherche et de sauvetage
(Mrcc) de Tunis, qui à 15:15 n’en informe Rome et Malte. Le fax, en
anglais, dit que deux bateaux de pêche tunisiens “ont sauvé” 44 migrants
et que un parmi eux a besoin d’assistance médicale. Le fax donne aussi
les coordonnées géographiques des bateaux : 34°58’ nord et 014°56’
est. C’est à dire environ trente milles à sud de Lampedusa et à peu
près 90 milles au large de Monastir, d’où les pêcheurs étaient partis.
Le Mrcc de Rome informe le navire de guerre de la marine italienne,
Vega, qui atteint le secteur envoyant un bateau gonflable avec un docteur
à bord. C’est 18:25, les bateaux se trouve
14 milles à sud de Lampedusa, à 2 milles des eaux territoriales italiennes.
À 18:50 le navire Vega s’en va pour secourir d’autre
migrants naufragés plus à sud. C’est alors que - dit un des passagers
Soudanais - les hommes à bord des navires de patrouille italiens de
Garde-côte lui ont demandés de les suivre, vers l’île de Lampedusa,
qui a été atteinte en deux heures. Mais une fois arrivés sur l’île,
les sept marins ont été arrêtés, suite à un message sur le frequence
radio de Canal 16, avec lequel les autorités italienne ne lui donnaient
pas l’autorisation pour entrer à Lampedusa. Communiqués
FTCR
20/8/07 Procès de sept pêcheurs à Agrigente (Italie)
le 22 août 2007 - Délit d’assistance à personnes en danger Le
mercredi 8 août 2007 une petite flotte de pêche tunisienne (les bateaux
Fakhreddine, Mortadha et Mohammed el-Hedi), appareillant à prés de douze
milles marins de l’île italienne de Lampedusa rencontre une embarcation
gonflable en difficulté. Au bord de celle-ci se trouvent quarante-quatre
personnes dont onze femmes (deux enceintes) ainsi que deux enfants.
Parmi les naufragés à la dérive, plusieurs sont dans un état de santé
grave. Après
avoir avisé les autorités tunisiennes et italiennes, les pêcheurs portent
secours aux naufragés, les embarquent et se dirigent vers le port sûr
le plus proche, comme le prévoient la législation et les usages maritimes. Une
fois au port de Lampedusa, des hélicoptères-ambulances prennent en charge
certains naufragés dont l’état est particulièrement sérieux et les transfèrent
à l’hôpital de Palerme. Les sept pécheurs tunisiens qui les ont secourus
et accompagnés sont, eux, arrêtés et mis en détention et deux des bateaux
à bords desquels ils travaillent (Mortadha et Mohammed el-Hedi) sont
séquestrés par les autorités italiennes. Ils doivent comparaître en
procès mercredi 22 août au tribunal d’Agrigente pour des chefs d’inculpation
passibles de peines allant jusqu’à quinze ans de prison, dont le délit
de « favorisation de l’immigration clandestine ».
Par
ailleurs, L’arrestation
et les poursuites infligées à des pêcheurs dont le seul tort a été de
secourir des personnes en danger de mort sont particulièrement révélatrices
des dérives graves des politiques des Etats de l’Union Européenne, mais
aussi de celles des Etats de provenance des migrants et réfugiés concernés,
notamment les Etats du Maghreb :
Le
président CHERBIB Mouhieddin (1)
Voir à ce propos le décompte des morts réalisé par Fortress Europe ainsi que tous les
cas documentés par le réseau Migreurop et les associations de la plate-forme
Euro-africaine. (2)
Voir déjà l’affaire du bateau italien Chicoen août 2002, poursuivi
pour avoir sauvé en mer 155 naufragés. (3)
Entre autres lors de ses déclarations le 12 juin 2007 au Luxembourg
- cf. AFP FTCR
1/9/07 Liberté pour les Sept d’Agrigente Aujourd’hui,
samedi 1er septembre, le Tribunal d’Agrigente (Sicile, Italie) a rejeté
la demande de libération provisoire ou d’assignation à résidence des
hommes d’équipage des navires tunisiens Mortadha et Mohammed-el-Hedi
introduite par leurs défenseurs (Me Leonardo Marino et Me Giacomo Par
ailleurs, le tribunal s’apprêtant à prendre des vacances judiciaires
jusqu’à la mi-septembre, a reporté la poursuite des audiences au 20
septembre prochain. Il n’a pas cru bon d’examiner avant ce congé la
demande de requalification des délits (de « favorisation préméditée
et à fins lucratives de l’immigration clandestine », passible de
15 ans de prison, à « entrée irrégulière sur le territoire national »). Les
familles des pêcheurs, qui vivent cette affaire comme une injustice
douloureuse, ont reçu ces nouvelles avec consternation et colère. Outre
l’incompréhension quant à la détention des leurs pour des raisons retenues
comme étant arbitraires et quant à leur privation de leur principale
source de revenu, elles ont tenu à nous parler du cas du jeune Mohammed-Lamine
Bayyoudh. Étudiant de 20 ans, pêcheur saisonnier pendant les vacances
afin d’aider son père à lui payer ses études, il se retrouve en prison
avec son père (Abdel-Krim Bayyoudh) au moment de la rentrée scolaire.
Les autres pêcheurs détenus sont : Kamel Ben-Khalifa (père de cinq
enfants) ; Hamza Braham ; Abdel-Wahid Ghafouri ; Lassaad
Gharrad ; Abdel-Basset Jenzari. À Teboulba, on les appelle les
sept otages d’Agrigente. Elle
appelle à la plus large mobilisation pour la libération et l’indemnisation
des « sept d’Agrigente » et pour s’opposer à la véritable
guerre européenne aux migrants dont le sud de l’Italie et le sud de
l’Espagne sont aujourd’hui les fronts les plus meurtriers. Enfin
elle rappelle qu’une délégation internationale composée d’élu-es et
de représentants d’associations et d’organisations du nord et du sud
de Liberté
pour les Sept d’Agrigente Manifestations
de solidarité à Agrigente (vendredi 7 septembre 2007) et ailleurs Pour
Communiqué
du Conseil Italien pour les Réfugiés (CIR)
Rome,
le 4 Septembre 2007 Agrigente :
le sauvetage en mer en accusation Le
Conseil Italien pour les Réfugiés - CIR - a exprimé son désaccord quant
à l’arrestation et le procès des 7 pêcheurs tunisiens, qui le 8 août
dernier ont sauvé la vie de 44 demandeurs d’asile et immigrants à Le
Tribunal d’Agrigente, à la fin de l’audience du 1er septembre a modifié
le chef d’accusation, éliminant ainsi les circonstances aggravantes
qui consistaient en l’appât du gain. Ceci équivaut de fait au retrait
de la plainte à l’origine du procès. « Il
parait incroyable que le tribunal ait, malgré tout, repoussé la demande
de libération des pêcheurs pourtant inconnus des services de police »
a déclaré Savino Pezzotta, le Président du CIR, « quoi qu’il arrive,
le mal est déjà fait : le message est clair pour tous les pêcheurs
et capitaines de navires commerciaux de En
réalité, selon le témoignage de Seenen Badraddin, qui fait partie du
groupe des 44 personnes secourues, un autre bateaux de pêche se serait
approcher d’eux mais n’aurait pas voulu s’arrêter « de peur d’avoir
des ennuis avec la police. » Selon
les dernières informations de l’organisation « Fortress Europe »,
pour le seul mois d’août 243 réfugiés et immigrants sont morts ou disparus
en Méditerranée ou dans l’océan Atlantique oriental, dont 161 pour le
seul canal de Sicile, entre l’île et « Nous
attendons que le gouvernement italien, indépendamment de l’issue du
procès contre les pêcheurs, réaffirme l’obligation de chacun à porter
secours à toute personne en détresse en mer, comme il est prévu dans
les Conventions Internationales. Le gouvernement devra souligner à nouveau
ce qui est prévu dans Le
CIR soutient les initiatives de diverses organisations européennes et
tunisiennes engagées dans la défense des Droits de l’Homme, dont les
actions visent à réclamer publiquement la libération immédiate des pêcheurs
tunisiens, et à faire réagir l’opinion publique sur l’effet intimidant
de ce procès, qui pourrait à termes conduire à l’augmentation des risques
pour la sécurité des personnes en mer. APPEL POUR LES SEPT PECHEURS TUNISIENS voir ci-dessous les traductions
anglaise et italienne Mercredi
4 août, dans le détroit entre Tunis et Lampedusa, deux bateaux de pêche
tunisiens, régulièrement inscrits au département maritime de Monastir,
ont sauvé 44 immigrés, dont 11 femmes et 2 enfants, peu de minutes avant
que leurs canot coulaient, en les transférant dans le port plus près
et sûr, l’île de Lampedusa. Les
sept pêcheurs qui composaient l’équipage des deux bateaux ont été arrêtés
avec l’accusation de recel à l’immigration clandestine et à la traite
d’êtres humains. Il
est clairement évident que l’acte d’accusation est le résultat d’une
erreur approximative due à une mauvaise interprétation de la loi. Les
sept pêcheurs tunisiens auraient mérité des honneurs pour avoir sauvé
la vie à 44 naufrages plutôt que une procédure pénale, entamé le 14
Août. Malgré
les nombreux témoignages et l’intérêt de l’ambassade tunisienne, les
pêcheurs continuent à rester en prison et le procès pourrait se conclure
avec une condamnation jusqu’à 15 ans de détention. En
outre, suite à cet événement, dans Nous
faisons appel aux Juges d’Agrigento à préciser clairement sur le cas,
afin d’éviter la condamnation des 7 pêcheurs tunisien ; en cas
contraire cela risquerait de représenter un précédent dangereux qu’il
compromettrait le principe de solidarité en mer. Nous
faisons aussi appel à Nous
vous invitons tous à participer à la manifestation, prevue pour vendredi
7 septembre à Agrigente, en signe de solidarité aux sept pêcheurs tunisiens. Nous
vous demandons de souscrire cet appel. 103
eurodéputés ont signé (liste ci-après) CALL FOR SEVEN TUNISIAN FISHERMEN On Wednesday August 4th, in the sea-reach between Tunis
and Lampedusa, two Tunisian fishing boats, regularly enrolled to the
maritime department of Monastir, rescued 44 immigrants, of whom 11 women
and 2 children, few minutes before their rubber-dinghy sank, moving
them to the closer and safer port, the island of Lampedusa. Seven fishermen of the two boats crew have been arrested
with the indictment of aiding and abetting to the illegal migration
and of human being traffic. It’s clearly evident that the indictment is the result
of a rough error as of a bad interpretation of the law. Those seven fishermen should had received honours for
have saved 44 castaways’ lives instead of a penal course, started on
August 14th. Although various witness and the interest of Tunis Embassy,
the fishermen keep on staying in jail and the trial could end with a
sentence up to 15 years of detention. Moreover, as a consequence of this event, many boats’
crews, avoiding the risk of being jailed, had refused to rescue overloaded
boats of immigrants almost sinking, despite
of all elementary sea rules. We appeal to the Attorneys of Agrigento to point out
clearly on the case to avoid the judgement of the seven Tunisian fishermen ; otherwise this could create a dangerous precedent
that could compromise the principle of solidarity at sea. Moreover, we appeal to the European Commission and to
the Italian Government in order to modify immediately the laws in force
to prevent the criminalization of those who proceed with a sea rescue
of all castaways, included those called "illegal immigrants". We warmly invite you all to take part to the manifestation
that will be held on 7th September in We kindly ask you to sign this appeal. 103 MEPs signed (list below) APPELLO PER I SETTE PESCATORI
TUNISINI Mercoledi 7 agosto, nel tratto di mare tra Tunisi e Lampedusa,
due pescherecci tunisini, regolarmente iscritti al compartimento marittimo
di Monastir, hanno soccorso 44 immigrati, tra
cui 11 donne e due bambini, poco prima che il loro gommone affondasse,
trasferendoli nel porto più vicino e sicuro, l’isola di Lampedusa. I sette pescatori
che componevano l’equipaggio delle due imbarcazioni sono stati arrestati
con l’accusa di favoreggiamento all’immigrazione clandestina e tratta
di esseri umani. È evidente che l’accusa è frutto di un grossolano errore
e di una cattiva interpretazione della legge. I sette pescatori tunisini avrebbero meritato onori
per aver salvato la vita a 44 naufraghi piuttosto che un procedimento
penale, iniziato il 14 Agosto. Malgrado le numerose testimonianze e l’interessamento
dell’ambasciata tunisina, i pescatori continuano a restare in carcere
e il processo potrebbe concludersi con una condanna fino a 15 anni di
detenzione. Inoltre, a seguito di questa vicenda, nel Mediterraneo
si sono ripetuti casi di imbarcazioni che, pur di non rischiare il carcere
dell’equipaggio, hanno omesso il soccorso a barche cariche migranti
che stavano affondando, in spregio alle più elementari regole del mare. Facciamo appello ai Giudici di Agrigento di fare piena
luce sul caso al fine di evitare la condanna dei 7 pescatori tunisini ;
in caso contrario ciò rischierebbe di rappresentare un precedente pericoloso
che comprometterebbe il principio di solidarietà in mare. Inoltre, facciamo appello alla Commissione Europea
e al Governo italiano affinché si modifichino immediatamente le leggi
in vigore al fine di evitare la criminalizzazione di tutti coloro che
procedono al salvataggio in mare di tutti i naufraghi, anche di quelli
chiamati “immigrati clandestini”. Invitiamo tutti a partecipare alla manifestazione di
venerdi’ 7 settembre ad Agrigento come segno di solidarietà ai 7 pescatori
tunisini. Vi chiediamo di sottoscrivere questo appello. 103 europarlamentari hanno firmato PROMOTERS : Catania Giusto, Napolitano Pasqualina, Flautre Helene, Fava Claudio MEPs
Commentaires
et analyses
10/9/07 Liberati cinque
dei sette pescatori tunisini due ancora agli arresti domiciliari :
il processo continua Sono
stati liberati cinque dei sette pescatori tunisini arrestati a Lampedusa
l’8 agosto scorso dopo avere compiuto una azione di salvataggio. L’ASGI
( Associazione studi giuridici sull’immigrazione) esprime la
propria soddisfazione per la decisione della magistratura dopo il parere
favorevole della Procura della Repubblica di Agrigento e conferma il
proprio impegno nella difesa dei sette pescatori ancora imputati nel
corso del processo che riprenderà il 20 settembre prossimo. Rimane
ancora da rimediare quello che, al di là della privazione della libertà
personale di sette uomini che andrà risarcita nelle sedi competenti,
è stato il risultato immediato di questa vicenda, come confermato da
diversi comandanti di imbarcazioni da pesca, e da alcuni migranti sopravvissuti
a giorni di abbandono nel canale di Sicilia, una ulteriore dissuasione
nei confronti dei mezzi civili che avvistano imbarcazioni di migranti
in difficoltà. Nessuno interviene più, direttamente, con attività di
salvataggio, per le quali - nella migliore delle ipotesi- ci si limita
a lanciare un allarme radio alle autorità marittime. Per questo occorre procedere alla modifica immediata
del decreto ministeriale 14 luglio 2003 ed a una interpretazione autentica
dell’art. 12 della legge sull’immigrazione,, in modo da chiarire una
volta per tutte che le attività di soccorso in mare, seguite da ingresso
nelle acque territoriali, non integrano gli estremi del favoreggiamento
dell’ingresso clandestino. La vicenda processuale che ha coinvolto i pescatori
tunisini rimane ancora aperta e sarà seguita con la massima attenzione,
anche da parte di osservatori internazionali. In una cronaca da Agrigento
sulla manifestazione per la liberazione dei sette pescatori tunisini
sotto processo per avere salvato 44 naufraghi nel Canale di Sicilia,
l’inviato del Giornale anticipa una “sentenza annunciata” e fornisce
una ricostruzione dei fatti che risulta in contrasto con quanto emerso
nel corso del dibattimento, come si potrà rilevare quando le registrazioni
audio saranno riversate - speriamo con la massima specificità - nei
verbali scritti di udienza e questi verranno resi pubblici. Di fronte
allo sgretolamento del castello accusatorio costruito dalle autorità
di polizia per ottenere un’altra rapida condanna di presunti scafisti,
magari con il silenzio di un distratto difensore di ufficio e con la
mediazione di un interprete nominato dal Tribunale, dal processo e dalle
decisioni più recenti della magistratura sta emergendo l’innocenza dei
pescatori tunisini, proprio a partire dalle contrastanti dichiarazioni
delle autorità di polizia intervenute al largo di Lampedusa. Nel corso del dibattimento sono emerse nuove modalità
di intervento dei mezzi della capitaneria di porto, quando un rappresentante
della guardia costiera ha riferito ripetuti tentativi di incrociare
la rotta dei pescherecci al fine di dissuadere l’avvicinamento a Lampedusa.
Esattamente quei tentativi che hanno portato anni fa al disastro causato
dalla nave militare Sibilla che dopo simili tentativi di incrocio causò
l’affondamento di una imbarcazione carica di migranti, con decine di
morti. Ma anche se qualcuno della marina militare ricorda bene questa
vicenda, al punto da farne oggetto di una battuta, quello che è avvenuto
nel canale di Sicilia, secondo l’articolo apparso su Il Giornale, è
stato “una sorta di match race con affiancamenti e cambi di rotta improvvisi
respinti da tentativi di speronamento e andature sottobordo a zig -
zag”. “ Quando l’incontro-scontro in mare diventa inevitabile, da terra
arriva l’ok del magistrato di turno a permettere l’attracco dei pescherecci
nel porto di Lampedusa”, che peccato, sembrerebbe, non avere potuto
assistere al momento finale di questa “Coppa america per clandestini”
come la definisce il Gornale. Non sappiamo proprio chi ha tagliato per primo la linea
del traguardo. La cronaca del Giornale, su questo punto assai attendibile
anche per la fonte dalla quale evidentemente proviene, dimostra come
viene applicato in concreto, nelle acque del canale di Sicilia, il decreto
ministeriale 14 luglio 2003 che stabilisce le regole di ingaggio delle
unità della marina, della finanza e delle capitanerie di porto nelle
attività di contrasto dell’immigrazione clandestina a mare. Un utile
contributo per comprendere quanto sia stato considerato veramente, dalle
unità che sono intervenute nel corso di questa operazione, e da chi
ha impartito gli ordini superiori, il richiamo all’assoluta preminenza
dei doveri di salvaguardia della vita umana a mare, doveri affermati,
oltre che nello stesso regolamento, nella legge italiana e nelle convenzioni
internazionali. Un elemento di novità che preoccupa e amareggia, dopo
che per anni le unità della Marina militare italiana hanno salvato migliaia
di naufraghi nel Canale di Sicilia, intervenendo anche in acque di competenza
delle autorità maltesi e libiche. Auspichiamo che l’Autorità Giudiziaria di Agrigento
voglia compiere tutte le opportune indagini per accertare se dai fatti
occorsi durante l’intervento di salvataggio dei pescherecci tunisini
emergano ipotesi di reato. In particolare, chiediamo che l’Autorità
Giudiziaria a) provveda ad identificare e ad ascoltare come testimoni
tutte le persone che sono state coinvolte nell’azione di salvataggio
condotta dalle unità della Guardia di finanza l’ otto agosto 2007, di
cui non è rimasta traccia agli atti del processo, riconoscendo ai migranti
sopravvissuti, attualmente detenuti in centri di permanenza temporanea
o in centri di identificazione, il diritto di asilo o uno specifico
titolo di soggiorno per motivi di giustizia, senza procedere quindi
all’espulsione o al respingimento, come avvenuto in analoghi precedenti
casi : b) provveda a verificare se le modalità di ingaggio
da parte delle unità della Marina Militare e della Guardia di Finanza
si siano verificate nel rispetto delle norme del diritto internazionale
del mare e del diritto interno che pongono come valore primario la salvaguardia
della vita umana a mare ; c) valuti, in ogni caso, se la pratica di seguire o
affiancare a breve distanza le imbarcazione cariche di clandestini,
o di incrociarne la rotta a scopo dissuasivo senza intervenire tempestivamente
con azioni di salvataggio, integri ipotesi di reato ; d) voglia eventualmente trasmettere i risultati delle
indagini preliminari al Collegio di cui all’art. 7 della L. cost. 16
gennaio 1989 n. 8/9/07 Dopo la manifestazione di solidarieta’ ancora in carcere
Si è svolta ad Agrigento una importante manifestazione
di solidarietà in favore dei sette pescatori tunisini in carcere come
“ostaggio” delle politiche securitarie e repressive con le quali l’Italia
e l’Unione Europea affrontano le questioni dell’immigrazione e dell’asilo. La manifestazione, organizzata dalla Rete Antirazzista
Siciliana e da altre associazioni, ha segnato il momento di rilancio
per una mobilitazione ancora più vasta ed efficace, unendo parlamentari
europei, associazioni delle due sponde del Mediterraneo e rappresentanti
delle comunità dei paesi di provenienza e transito. Erano presenti anche
rappresentanti dei pescatori di Mazara del Vallo. Nel corso dell’incontro
in Prefettura, si è sottolineata la contradittorietà dei comportamenti
delle unità militari che hanno prima consentito ai pescherecci tunisini
di proseguire la loro rotta verso Lampedusa, e poi, su indicazione delle
autorità centrali, dopo una visita medica dai contorni tutt’altro che
chiari, hanno imposto l’ordine di invertire la rotta e di ritornare
verso Ancora una volta si è preferito comminare una sfilza
di provvedimenti di espulsione e porre in essere le condizioni per fare
scomparire potenziali testimoni scomodi, come si fece nel 2004 con le
espulsioni collettive dei naufraghi salvati dalla nave tedesca Cap Anamur,
malgrado l’ordine di sospensione dell’espulsione emanato dalla Corte
Europea dei diritti dell’uomo. Auspichiamo che sui 19 richiedenti asilo
ammessi alla procedura e trattenuti, persino in centri di detenzione
per clandestini da espellere ( CPTA), uno in particolare a Caltanissetta,
altri già trasferiti in altri centri di detenzione, in maggior parte
sembrerebbe a Crotone, non si esercitino pressioni indebite allo scopo
di ricostruire un castello accusatorio che è già franato nel corso delle
prime udienze dibattimentali. Chiediamo all’ACNUR in particolare di
vigilare sulla regolarità delle procedure per il riconoscimento dell’asilo
o della protezione umanitaria. L’Asgi riconferma il proprio impegno per l’assistenza
legale ai pescatori tunisini fino alla Corte Europea dei diritti dell’uomo
, se sarà necessario, e promuove un collegio di osservatori internazionali
e di giuristi che sorveglierà l’andamento dei processi in corso ad Agrigento,
ai sette pescatori tunisini e ai responsabili della nave tedesca Cap
Anamur. Occorre verificare giorno per giorno il rispetto del principio
del giusto processo e dei diritti di difesa, a partire dalla presunzione
di innocenza, principi che costituiscono i capisaldi dello stato di
diritto. Tutte le associazioni presenti hanno convenuto sulla necessità
di costruire una rete europea e nazionale ancora più forte e diffusa,
per battere le logiche securitarie e repressive delle politiche comunitarie
in materia di immigrazione ed asilo, a partire dalle missioni FRONTEX,
per una legislazione organica ed uniforme sul diritto di asilo, per
la abrogazione della legge Bossi Fini e del decreto ministeriale 14
luglio 2003, per la depenalizzazione di tutti gli interventi di salvataggio
di migranti a mare, quale che sia il loro status giuridico. Presse
Babnet (site d’infos
tunisien) 2007-08-29 Sept
pêcheurs tunisiens arrêtés le 8 août dernier à Lampedusa comparurent
en procès depuis le mercredi 22 août au tribunal d’Agrigente pour des
chefs d’inculpation passibles de peines allant jusqu’à quinze ans de
prison, dont le délit de « favorisation de l’immigration clandestine ». A
l’ouverture du procès, Me Marino, leur avocat, a donné le ton, dénonçant
un procès orchestré et destiné à faire de la propagande à la politique
européenne en matière d’immigration clandestine... Le
président de la cour relevant du tribunal d’Agriente a rappelé les faits,
avant de lire l’acte de l’accusation. Lors de la séance d’hier, les
témoins en majorités les rescapés secourus par les tunisiens ont été
appelés à la barre et leur témoignage a été en faveur des pécheurs tunisiens. L’ambassade
de Tunisie à Rome et le Consulat tunisien à Palerme sont intervenus
auprès des autorités italiennes concernées et ont suivi, minute par
minute, les développements de l’affaire, aussitôt informés de l’incident. La
partie tunisienne a demandé la mise en liberté des marins- pêcheurs
tunisiens qui ont accompli une pure action humanitaire qui mérite félicitations
et considération, en l’occurrence le sauvetage de 43 personnes de différentes
nationalités, menacées de naufrage en haute mer. Notre
ambassade à Rome a entrepris des démarches intenses auprès des ministères
italiens des Affaires étrangères, de l’Intérieur, de D’autre
part, une séance de travail a été tenue à ce sujet le soir du 24 août
2007, au siège du ministère italien des affaires étrangères, avec le
chargé de la direction générale des affaires consulaires. L’ambassade
a, également, pris contact avec des parlementaires italiens parmi les
amis de Les
membres des services consulaires tunisiens à Palerme ont rendu visite
aux sept marins-pêcheurs pour s’enquérir des conditions de leur arrestation,
les encadrer et veiller à garantir leurs droits dans le cadre des procédures
légales en vigueur, en coordination avec l’avocat chargé de la défense
des marins tunisiens. LIBERATION,
vendredi 31 août 2007 En
Italie, des sauveteurs soupçonnés de jouer les passeurs Le procès de
sept marins accusés d’avoir aidé des immigrants pourrait
remettre en cause les secours maritimes. Par
Eric Jozsef Rome
de notre correspondant Ils
risquent jusqu’à quinze ans de réclusion. Arrêtés le 8 août alors qu’ils
venaient de sauver 44 immigrés à la dérive dans le canal de Sicile,
sept marins tunisiens originaires de Teboulba, près de Monastir, comparaissent
devant le tribunal d’Agrigente pour avoir « favorisé l’immigration
clandestine ». Leur procès n’est pas le premier du genre mais l’affaire
fait figure de test. Car les sept hommes des deux embarcations rejettent
l’accusation de « passeurs » et soutiennent qu’ils n’ont fait
que porter secours à un Zodiac en difficulté. « C’est la première
fois qu’un procès connaît une telle ampleur. Derrière, il y a apparemment
la volonté de dissuader les pêcheurs de porter secours à des personnes
en danger, et les immigrants de tenter de venir en Europe », estime
Omeyya Seddik, l’un des responsables de Mais
pour le parquet d’Agrigente, les deux bateaux de pêche ont, au contraire,
délibérément cherché à débarquer les clandestins en Italie. Pour preuve,
soutient le procureur, les embarcations n’avaient pas de filets à bord.
« C’est une technique de pêche, rétorque Leonardo Marino, l’un
des avocats. Ces deux chalutiers devaient aider un troisième navire
pour remonter les filets. Nous avons demandé au tribunal d’entendre
les témoignages du capitaine du troisième navire mais le président a
refusé. » Pont. Deux clandestins ont toutefois confirmé le récit
des marins et raconté comment ils avaient été sauvés par les Tunisiens.
Quelle que soit l’issue du procès, les organisations humanitaires sont
très préoccupées. Elles redoutent que l’affaire des sept Tunisiens ne
pousse les marins à ne plus secourir les Zodiac en détresse. Ces derniers
jours, plusieurs navires auraient déjà refusé de faire monter sur le
pont des clandestins en difficulté de crainte d’être à leur tour accusés
de trafic illégal. 04/09/07
Associated Press - Protestations de soutien à sept pêcheurs tunisiens
jugés en Italie pour aide à l’immigration clandestine De
nombreuses organisations humanitaires appellent à des manifestations
de soutien aux sept pêcheurs tunisiens poursuivis en Italie pour avoir
"favorisé l’immigration clandestine" alors qu’ils affirment
avoir seulement porté secours à des migrants en difficulté en mer. Selon
le réseau Migreurop, qui rassemble associations et chercheurs spécialisés
dans les politiques migratoires européennes, les marins affirment être
simplement venus en aide à 44 migrants qui se trouvaient sur un Zodiac
en perdition dans une mer dangereuse. Conformément
au droit maritime, ils ont prévenu les autorités avant de conduire leurs
passagers vers la petite île italienne de Lampedusa, la côte la plus
proche, où certains ont reçu une assistance médicale. L’Italie
affirme que les deux bateaux de pêche ont en fait favorisé leur arrivée
sur le territoire européen et souligne qu’aucun matériel de pêche ne
se trouvait à bord. Les Tunisiens expliquent qu’ils pratiquent une pêche
traditionnelle dans laquelle deux bâteaux attirent les poissons qui
sont pêchés par un troisième. Pour
Migreurop, ce procès "est un nouvel épisode de la guerre menée
par l’Union européenne contre les migrants et les réfugiés". Le
réseau craint que les menaces de poursuites judiciaires qui pèsent sur
les marins ne découragent les bâteaux de venir en aide aux migrants
en difficulté dans la traversée de Les
associations affirment recueillir des témoignages de migrants selon
lesquels les bâteaux acceptent de laisser de l’eau ou des vivres aux
clandestins, mais qu’ils refusent souvent de les prendre à leur bord. Plus
de 12.000 migrants ont déjà atteint les côtes italiennes cette année.
De nombreuses opérations de secours doivent être organisées pour venir
en aide à des embarcations en détresse. On ne dispose pas d’un bilan
fiable du nombre de personnes décédées en mer. AP lp/com/ Le
procès
Les
minutes du procès en italien minutes du procès
d’Agrigente du 1er août au 1er septembre
2007 Trial in
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