|
|
|||||||
Afrique, continent martyr- - Djibouti |
Tragique naufrage
L'Armée française assure-t-elle la formation d'anciens tortionnaires djiboutiens à l'Ecole de Guerre à Paris ?
ANNEXE Zakaria Hassan Aden a été responsable de l'Escadron de la torture Après des études à la faculté de Poitiers, il a intégré la Gendarmerie djiboutienne. Avec le grade de Lieutenant, puis de Capitaine, il
s'est illustré comme responsable de la torture à la sinistre
Villa Christophe où sous les ordres du Capîtaine Yonis
Hoch, il exerçait ses talents sur ses concitoyens. Nous disposons
de plusieurs témoignages écrits et édifiants de
rescapés, qui décrivent les sévices auxquels il
les a soumis. (*)
Plusieurs fois cité dans le cadre de l'affaire Borrel En 1995, il est responsable de la brigade des enquêteurs qui seront chargés des premiers constats après le décès du Juge Bernard Borrel : on peut imaginer qu'il a appliqué les ordres transmis par sa hiérarchie pour accréditer la thèse du suicide qui a été balayée récemment par des experts médicaux indépendants. Il passe Commandant. En mai-juin 2002, c'est lui qui dirige le « commando de la mort » qui est lancé contre l'ancien Chef de la Garde républicaine Ali Iftin, réfugié à Addis Abeba (**). Après plusieurs courses poursuites dans la capitale éthiopienne, il n'hésitera pas à faire exploser une bombe dans un hôtel, où il pensait qu'Ali Iftin était réfugié. Contraints à rentrer à Djibouti par les services éthiopiens, il avait fort heureusement échoué dans sa mission. (*) Trois extraits de témoignages manuscrits en possession de l'ARDHD
Extrait du témoignage N°1 :
Au cours de mon interrogatoire, le colonel Mahdi Cheikh Moussa, commandant de la gendarmerie nationale et membre de la famille du président Gouled, a ordonné aux lieutenants Zakaria Hassan et Mohamed Adoyta qui en étaient chargés de me torturer d'une manière intense. Le lieutenant Mohamed Adoyta a refusé de me torturer, mais mes co-détenus ont été tous torturés cruellement. Ces derniers ont subi: - coups de pieds - coups de matraques - coupes de crosse de pistolet - étouffement à l'aide de l'eau mélangée au javel (système de balançoire) (...)
Je soussigné Aden Saïd Hared né le 13 janvier 1969 à Wéa-Djibouti, célibataire, déclare : J'ai été arrêté le mercredi 23 septembre 1998 vers midi à Wéa par les gendarmes de la brigade Arta-Wéa. Ils m'ont incarcéré dans des cellules pleines d'urine, sans courant d'air, ni électricité. J'ai passé une semaine d'interrogatoire permanent, ils m'ont interrogé sans relâche. J'ai subi toutes sortes de tortures (balançoire, étouffement avec un mouchoir imbibé de javel, Š). Depuis ces temps jusqu'à ce jour, j'ai des problèmes d'ouie, de vue, et mentalement je ne me sens pas bien. Le 1 er octobre 1998 ils m'ont présenté devant le juge et je n'ai pas manqué d'exposer ma douleur. Mais aucune démarche n'a été fait suite à ma déclaration. Toute cette opération est dirigée par le capitaine Zakaria. (...)
Extrait du témoignage N° 3 : Je soussigné Elleyéh Amin Obsieh né en 1959 à Cheikheyti (district de Dikhil), père de deux enfants, de nationalité djiboutienne, employé comme gardien chez Ismaël Guedi Hared, l'ancien directeur de cabinet de la présidence aujourd'hui opposant pour avoir refusé de cautionner la tyrannie. Je déclare sur l'honneur que: j'ai été arrêté mercredi 28 août 1996 vers six heures du matin par la gendarmerie de la brigade d'Arta. J'ai été torturé de plusieurs manières pendant dix jours. Ils m'ont fait subir l'étouffement avec une serpillière imbibée de javel, des coups de crosses, des coups de pieds au ventreŠ J'en ai gardé des séquelles et j'ai même craché du sang. Les soldats qui m'ont torturé étaient commandés par le capitaine Zakaria de la gendarmerie nationale. J'ai été relâché le 3 août 1996 vers 10 heures sans me présenter devant la justice. J'ai été soigné à la clinique pendant une dizaine de jours. J'ai déposé une plainte auprès de la Justice mais aucune démarche n'a été lancée. (...) (**) Ali Iftin avait été contraint, sous
des menaces de mort à l'encontre de ses enfants, de signer devant
notaire un faux témoignage pour protéger Guelleh contre
les soupçons de commandite du meurtre du Juge qui pèsent
sur lui. |
| |
![]() Cliquez sur le logo |
|
|